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samedi 26 octobre 2024

La demeure du désespoir/Reviens à la maison!

 

Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux.(Luc 15:15).

Beaucoup se sont retrouvé à cet endroit de désespoir, souvent, comme le fils prodigue, après de mauvais choix de vie, ayant sciemment désobéi à Dieu ou ayant préféré prendre toutes leurs décisions de vie sans en référer à la volonté de Dieu. "J'ai le droit", disent-ils, "car Dieu m'aime malgré ce que je fais".  Alors, comme ce jeune homme de la parabole de Jésus, ils partent à l'aventure, cherchant les plaisirs plus que Dieu (2 Timothée 3:4). Ils vivent leur vie à fond, car, disent-ils, "nous n'en avons qu'une à vivre et il faut en profiter pleinement".

Ils marchent ainsi pendant des années; un peu avec Dieu, et un peu avec le monde, cherchant un bonheur et une paix insaisissables parmi les choses de ce monde. Il est dit dans notre texte qu'après avoir ainsi vécu (Luc 15:13), "lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin" (v. 14). Ce besoin est plus souvent intérieur; c'est un sentiment de vide et une famine spirituelle intense. En effet, comme le dit les Écritures, nous ne vivons pas de pain seulement, "mais de toutes paroles qui sortent de la bouche de Dieu" (Deutéronome 8:3; Matthieu 4:4). 

Lorsque nous cessons de lire notre Bible pour être instruits, corrigés, repris et encouragés, les besoins commencent à s'accumuler dramatiquement. Et comme le fils prodigue, ils conduisent à la demeure du désespoir. Lui qui espérait "vivre sa vie pleinement", il se retrouva au niveau des porcs. C'est une image forte et marquante que l'homme parti pour un pays éloigné de Dieu n'y trouveras que peines et misères; que déceptions et désespoir. L'homme n'est pas fait pour se tenir éloigné de son Créateur. Il lui manque quelque chose d'important, même s'il ne sait pas ce que c'est; la présence de Dieu en lui. 

On voit qu'à ce point, le fils prodigue alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya garder ses pourceaux (v.15). C'est comme s'il n'était pas descendu assez bas encore. Il était déjà sous l'emprise d'une grande famine, mais il continuait de chercher les solutions dans ses propres capacités. Il était au pays du désespoir, mais plutôt que de revenir vers son Père, il y cherchait un lieu où s'installer! Quelqu'un de sensé ferait-il cela? C'est pourtant ce que beaucoup trop de chrétiens font après avoir péché et s'être détournés de Dieu. Plutôt que de revenir à Lui, par honte ou par autojustification, ils s'installent dans ce lieu éloigné de Dieu! Ils demeurent dans leurs péchés, dans cette souillure qui les tourmente, ils s'y installent et essaient malgré tout d'être confortables. Bien sûr, ils sont aussi dans la demeure du désespoir, seulement, ils ne le savent pas encore. C'est comme s'ils n'ont pas encore atteint le fond du puit, leur conscience les accuse, mais ils la font taire en l'engourdissant d'une manière ou d'une autre. 

C'est là, alors qu'il s'occupait des pourceaux et qu'il n'était même pas considéré digne de recevoir leur nourriture qu'il a réalisé l'ampleur de la situation. Il nous est dit au verset 17 "qu'il est rentré en lui-même". "Je meurs de faim ici; je suis vide, j'ai cherché le bonheur partout et je n'ai trouvé que le néant". Du milieu du pays éloigné, il s'est souvenu de son Père. Cela peut signifier pour nous aujourd'hui une personne qui rouvre sa Bible après des mois ou des années à ne pas la lire, ou qui la lit enfin pour se laisser instruire et corriger plutôt que pour chercher à s'approuver et à y trouver une consolation pour et malgré son mode de vie pécheur. En lisant la Parole de Dieu, le sens leur revient, parce que la Parole, c'est la sagesse, et elle pointe toutes les déceptions et les tromperies qui ont été crues et qui l'ont conduite au pays éloigné, dans la demeure du désespoir.   

Verset 18: "Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi". C'est la repentance. C'est l'œuvre du Saint-Esprit en nous de nous convaincre par rapport au péché et à la justice de Dieu (Jean 16:8). Et c'est intéressant ce que Jésus dit en Jean 16:9 : "En ce qui concerne le péché, parce qu'ils ne croient pas en moi". Nous ne pouvons pas nous installer dans le pays éloigné tout en prétendant avoir donné notre vie à Jésus, c'est impossible! Et le fils est là, assis à côté des pourceaux, loin du Père, ayant abandonné tous les enseignements qu'il avait reçu, et tout ce qui lui restait était ce vide intérieur qui lui faisait si mal. 

Comment le néant peut-il être si douloureux, si désespérant? C'est pour nous faire comprendre ce à quoi ressemble l'éternité sans Dieu. Ce n'est qu'un avant goût du résultat final de se promener sur la voie et large qui mène à la perdition (Matthieu 7:13). C'est Dieu Lui-même qui place la douleur de ce vide intérieur afin que l'homme se tourne vers Lui, lorsqu'il habite la demeure du désespoir.

Et alors qu'il était là à regarder les pourceaux, le fils prodigue s'est engagé sur le chemin de la repentance. "Je me lèverai, j'irai vers mon Père, et je lui dirai: Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils". Il est temps, lorsque vous regardez les vestiges de votre vie, de suivre l'exemple de ce jeune homme dans la parabole de Jésus. Il faut l'humilité de reconnaître les péchés pour ce qu'ils sont, elle est nécessaire à tous ceux qui s'engagent sur le chemin étroit, et qui passe par la porte étroite. Ce n'est pas pour rien qu'elle est étroite; tout mon "moi", tout le bagage auquel je suis attaché, que je le juge bon ou mauvais n'a aucune importance, tout ce bagage doit être laissé là derrière avant d'entrer afin que Christ puisse écrire le nouveau chapitre de notre vie. Il faut l'humilité pour que la justice de Dieu s'accomplisse en moi. 

Ainsi, le verset 20 nous dit que le jeune homme "se leva, et alla vers sont père". Et là, le texte nous dit qu'il trouva un Père aimant, prêt à le recevoir, les bras ouverts et le cœur débordant de joie! Cela n'est pas étonnant, car Jésus dira quelques versets plus tôt, au verset 7, qu'il y a de la joie dans le ciel pour un pécheur qui se repent!

Si vous lisez ces lignes et que vous vivez dans la demeure du désespoir; revenez à la maison! Revenez! Le Père vous y attend les bras ouverts, avec un amour débordant, tout joyeux qu'une autre âme rentre à la maison. Non il n'est pas trop tard! Peu importe ce que vous êtes allé faire au pays éloigné, ne croyez pas aux mensonges de l'ennemi; s'il essaie de vous faire croire cela, c'est justement qu'il n'est pas trop tard! Dieu veut, et peut encore vous pardonner! Venez seulement tel que vous êtes, reconnaissez vos fautes, ce ne sera pas difficile car vous sentez déjà votre misère (Jacques 4:9), approchez-vous de Dieu, et Il s'approchera de vous. 

Seigneur, je suis allé voir ce qui se trouvait dans le pays éloigné, et je n'y ai trouvé que le néant, douloureux et assourdissant. Il n'y a rien qui puisse satisfaire l'âme assoiffée; tout n'y est que tromperie et poursuite du vent. Délivre moi des liens de mon moi, accorde-moi le pardon de mes péchés, et donne moi la capacité de m'abandonner entièrement à Toi et de marcher sur le chemin étroit. Aujourd'hui Père, je reviens à la maison. Malgré toute mon ingratitude et mon incrédulité, Tu veux encore mettre des souliers à mes pieds, afin que je marche fidèlement sur le chemin que je dois suivre, dans l'obéissance à Ta sainte volonté. Fais de moi ce qu'il te plaît Seigneur; je sais maintenant que c'est en Toi que se trouve la plénitude de toutes choses, Toi seul peut combler tous mes besoins. Tu as pris mes péchés sur Toi; à la croix, Tu t'es rendu coupable pour pouvoir me proclamer innocent, et par Ta résurrection, Tu me donnes la vie aujourd'hui, la seule qui apporte la paix, la joie et la sécurité en Ta demeure, pour aujourd'hui et pour l'éternité, Amen.   

vendredi 21 juin 2013

L’homme qui n’a pas su se repentir


Nous connaissons tous l’histoire de l’homme qui a trahi un innocent, pour quelques pièces d’argent. Plus tard, cet homme fut pris de remords à cause de son péché, mais cela ne l’a pas conduit à changer de vie

Au contraire.

Nous pouvons l’imaginer, la nuit, se tourner et se retourner sur sa couche, étant incapable de fermer l’œil. Et lorsqu’il parvenait enfin à dormir un peu, il se réveillait en sursaut, car il venait de faire un horrible cauchemar. Ah! Ce qu’il avait hâte que le jour paraisse! Au moins, pensait-il, quelque chose pourrait le distraire de ces tourments, ne serait-ce que quelques instants. Mais il se trompait. Ses compagnons, avec qui il avait parcouru des kilomètres et des kilomètres, ne lui adressaient plus la parole, et d’ailleurs, lui-même n’avait aucune envie d’être en leur compagnie. Et il lui semblait parfois que les badauds se retournaient sur son passage, s’adressant discrètement quelques paroles entre eux. Et toujours ces tourments, causés par les pensées qu’il ne parvenait pas à chasser. Pourquoi? Pourquoi avoir fait tout ce mal, pour ces malheureuses pièces d’argent? Et maintenant, que lui réservait l’avenir?

Il avait toujours voulu mener sa vie à sa manière, sans se soucier de quoi que ce soit. Et, d’une certaine façon, il ne voulait pas changer cela. Il avait déjà volé, et c’était toujours avec un certain plaisir qu’il voyait sa bourse prendre du poids… Donc, il ne comprenait rien à ce qui lui arrivait, car jamais auparavant il ne s’était senti aussi coupable après avoir péché. D’ailleurs, il n’avait aucun remords pour les vols qu’il avait commis. Ces péchés-là étaient à ses yeux; véniels.  

Ce qu’il ne comprenait pas, c’est qu’il se reconnaissait enfin, tel qu’il était, pour la toute première fois de sa vie, et l’image de lui-même que sa conscience lui renvoyait ne lui plaisait pas du tout. Il lui semblait que tout le pays connaissait son péché! Quelle honte! Toute sa vie, il s’était confié dans ses œuvres, mais maintenant, il ne savait plus quoi faire.

Au moment même où l’homme innocent était condamné, une lueur d’espoir pointa en lui. Il savait maintenant comment réparer son péché. Il irait voir ses partenaires d’affaires, et il leur dirait qu’il s’est trompé. Qu’il n’aurait pas dû leur vendre cet homme, qu’il savait pourtant être innocent. Et voici ce qu’il leur dit exactement : "J’ai péché, en livrant le sang innocent." Mais leur réponse ne fût pas celle qu’il attendait. Certains se moquèrent de lui, et l’un d’eux s’écria : "Que nous importe? Cela te regarde!" Ne sachant pas quoi leur répondre, il lança ses pièces d’argent à leurs pieds, et s’en alla de là, plus troublé et désespéré que jamais. Croyant avoir fait le tour de son problème, et ne trouvant pas de solution, il alla se pendre.

Judas Iscariote a reconnu, de la façon la plus honnête qui soit, qu’il avait péché en vendant Jésus pour quelques pièces d’argent. Et il fut pris de remords. Mais, comme nous l’avons dit précédemment, son repentir ne l’a pas conduit à changer de vie. Au contraire, cela lui a coûté la vie, car, il n’était pas capable de supporter le poids des péchés qu’il avait commis. Il reconnaissait qu’il avait mal agi, mais il était incapable de changer de conduite.

Pourquoi? Parce que l’homme qui se repent sans aller à Dieu n’a que des remords. Rien de plus, rien de moins. Avoir des remords par rapport à un péché commis n’accordera jamais le pardon. Il faut plus que cela. Le remords est une première étape, car il arrive après que la personne eut reconnu ses fautes. La seconde étape est de les confesser à Christ, afin d’obtenir le pardon tant espéré.

Mais Judas n’est jamais allé à Christ pour réellement se repentir de TOUS ses péchés.

Apocalypse 2 : 5 nous dit : "Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; (…)" Judas s’est souvenu d’où il est tombé, et il fut tourmenté par les remords, mais Christ n’était plus là. Qui est t’il allé voir, lorsqu’il apprit la condamnation de Jésus? Il alla voir les hommes. Il crut pouvoir se repentir de son péché, mais seulement à la face des hommes. Jamais il n’est allé aux pieds de Jésus pour lui demander pardon. Jamais. Et d'une certaine façon, c’est cela qui l’a perdu.

Et c’est cela qui te perdra, toi aussi, si tu refuses d’aller à la croix; si tu refuses d’aller à Christ pour obtenir le pardon de tes péchés! Tu n’es pas plus capable que Judas Iscariote de supporter le poids de tes fautes. N’ose jamais diminuer la gravité de tes péchés, quels qu’ils soient. Le plus petit de tes péchés est suffisant pour te séparer de Dieu à tout jamais! Reconnaît tes fautes, et sans tarder, cours vers Jésus, jette-toi devant son trône de gloire, t’humiliant devant lui comme il convient de le faire pour ton Sauveur! Ne considère pas comme inutile la mort et la résurrection du Christ, ne considère pas comme ayant peu de valeur le sang du Christ versé à la croix, car sinon, au jour où tu paraîtras devant le Créateur, comme Judas, tu seras jugé et reconnu coupable de trahison.

Reconnais seulement toutes tes fautes, et sur tes genoux, fais cette simple prière.

Seigneur, j’ai péché. Je me suis égaré loin de toi. J’ai goûté au fruit défendu, et j’ai fait mes délices de désobéir à ta sainte parole. Je me suis fait mal, et j’ai fait mal à tant de gens autour de moi, à cause de mes égarements. Seigneur, je sais que je ne suis pas digne de toi, et que je ne mérite pas que tu m’aimes, mais je reconnais aujourd’hui que je suis perdu sans toi, et que si tu me juges à la juste mesure de mes fautes, je serai condamné éternellement. Ô Jésus, pitié! Il est dit que c’est toi mon avocat auprès du Père, et que tu intercèdes auprès de Lui pour les pécheurs. Et je suis le pire d’entre tous. Tu es mon seul espoir, Jésus. Tu es mon dernier espoir. Prends pitié, Seigneur, et lave-moi, purifie-moi! Je n’en peux plus de cette souillure qui me ronge et me détruit. Pardonne-moi Seigneur, et sauve-moi! Fais-moi du bien, afin que je vive! Ouvre mes yeux, afin que je puisse contempler les merveilles de ta parole, ouvre mon cœur, afin que je puisse en faire mes délices, et que j’observe tes commandements jusqu'à la fin. Père, je te fais cette prière par le précieux nom de Christ, Amen.

vendredi 15 mars 2013

La main de l'Éternel est-elle trop courte pour nous sauver?

Esaïe 59 :1-3   "Non, la main de l’Éternel n’est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter. Car vos mains sont souillées de sang, et vos doigts de crimes; vos lèvres profèrent le mensonge, votre langue fait entendre l’iniquité."    

La race humaine cherche désespérément un sauveur. Elle cherche quelqu’un qui pourra la délivrer de la pauvreté, de la maladie, de la corruption et de la guerre. Mais elle ne cherche pas à la bonne place. Elle cherche du secours, mais il ne se manifeste pas. La terre elle-même languit sous le poids des péchés de la race humaine; elle n’en peut plus de cette race perverse qui n’en finit plus de faire le mal. Quand les hommes comprendront-ils que l’Éternel Dieu est le seul capable de les délivrer du mal qui les retient captifs? Non, la main de l’Éternel n’est pas trop courte pour sauver, mais encore faut-il que nous voulions nous tourner vers Lui! Le premier pas, il l’a fait, lorsque le Seigneur Jésus-Christ est venu donner sa vie pour nous sur la croix du Calvaire, et qu’il est ensuite ressuscité d’entre les morts. Seul Christ peut combler le gouffre immense qui nous sépare de Dieu. Mais il est difficile pour l’homme de se reconnaître tel qu’il est; un misérable pécheur, ni plus ni moins. Il ne veut pas reconnaître la gravité de ses péchés, car il cherche plutôt à les minimiser et à les couvrir en accomplissant certaines bonnes œuvres, s’appuyant sur celles-ci pour justifier l’ensemble de sa conduite. Mais les œuvres ne sauvent pas, pas plus que les bonnes intentions. Nous savons que nous sommes justifiés pas la foi, et sauvés par la grâce. Il est vrai qu’il est difficile de conserver la foi au milieu d’une telle rébellion contre Dieu le Créateur, mais quoi, Noé n’a t’il pas conservé la sienne? Et Moïse? Et Josué? Et Élie, qui croyait, à son époque, être le dernier en Israël à croire en l’Éternel?

Il est malheureux de constater à quel point les hommes se fatiguent à chercher du secours en eux-mêmes, et autour d’eux, alors qu’ils n’auraient qu’à plier les genoux et implorer le Seigneur Jésus de leur accorder le réconfort dont ils ont tant besoin.

Esaïe 59 : 9-16  "C’est pourquoi l’arrêt de délivrance est loin de nous, et le salut ne nous atteint pas; nous attendons la lumière, et voici les ténèbres, la clarté, et nous marchons dans l’obscurité. Nous tâtonnons comme des aveugles le long d’un mur, nous tâtonnons comme ceux qui n’ont point d’yeux; nous chancelons à midi comme de nuit, au milieu de l’abondance nous ressemblons à des morts. Nous grondons tous comme des ours, nous gémissons comme des colombes; nous attendons la délivrance, et elle n’est pas là, le salut, et il est loin de nous. Car nos transgressions sont nombreuses devant toi, et nos péchés témoignent contre nous; nos transgressions sont avec nous, et nous connaissons nos crimes. Nous avons été coupables et infidèles envers l’Éternel, nous avons abandonné notre Dieu; nous avons proféré la violence et la révolte, conçu et médité dans le cœur des paroles de mensonge; et la délivrance s’est retirée, et le salut se tient éloigné; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher. La vérité a disparu, et celui qui s’éloigne du mal est dépouillé.  L’Éternel voit, d’un regard indigné, qu’il n’y a plus de droiture."

Les hommes ont rejeté Dieu et son Fils Jésus-Christ, arguant que Dieu n’existe pas, mais ils le blâment pour tous les maux du monde! Toutefois, l’humanité sait qu’elle court à sa perte, aussi cherche-t-elle désespérément une façon de se sortir du cercle vicieux dans lequel elle est plongée. Et alors qu’elle croit avoir résolu un problème, elle vient en fait d’en créer de nouveaux. L’homme trouve son plaisir dans ce qui est interdit par Dieu, il fait le mal sans retenue. Nos transgressions sont nombreuses, et la somme de nos péchés est incalculable. Nous connaissons nos péchés, mais nous préférons appeler bien ce qui est mal. Et ainsi, nous refusons de nous humilier devant Dieu et de nous repentir de nos péchés. Comment Dieu pourrait-il nous délivrer? C’est bien pourquoi Esaïe écrit qu’au milieu de l’abondance, nous ressemblons à des morts. Ces quelques lignes rapportent bien l’état de la vie spirituelle de la race humaine, en ces temps qui sont les derniers. Loin de brûler d‘un saint feu pour le Seigneur, les hommes brûlent du désir de posséder plus et plus encore, et au milieu de toute leurs richesses matérielles, ils sont les plus malheureux. Les taux de suicide les plus élevés sont dans les pays les plus riches. Cela veut bien dire quelque chose. Mais quand la race humaine comprendra-t-elle que les biens matériels, tout pratiques qu’ils puissent être, ne pourront jamais combler le vide de leur cœur que seul Christ pourrait combler? Jusqu’à quand la recherche du plaisir égoïste se fera-t-elle au détriment du bien que l’on pourrait, et que l’on devrait faire à nos prochains? Jusqu’à quand la race humaine appellera-t-elle le mal, bien, et le bien, mal? Et jusqu’à quand la race humaine, aveuglée par son orgueil, refusera-t-elle de reconnaître ses égarements, s’enfonçant toujours plus dans le mal?

L’État actuel de la race humaine est résumé en ces quelques versets d’Esaïe 59. Que dire de plus? Aujourd’hui, hormis le mal commis par tous ceux qui rejettent Dieu, nous pouvons même côtoyer des gens qui se disent chrétiens sans même que nous puissions savoir et reconnaître qu’ils sont chrétiens, tellement ils vivent comme le reste du monde! Quel espoir nous reste-t-il, quand même ceux qui devraient refléter la gloire de Dieu reflètent plutôt la déchéance de l’homme qui s’est fait ennemi de Dieu?

Pourtant, la clarté nous a été laissée. Il n’y a aucune raison pour que nous marchions dans l’obscurité. Le sauveur est venu, la lumière est venue, à nous de nous en saisir. Repentons-nous de tous nos péchés, levons-nous, et marchons avec Christ! Jésus ne dira-t-il pas au paralytique; lève-toi et marche?! Il est vrai que nous sommes paralysés par le poids de nos transgressions, tant que nous ne nous sommes pas repentis, mais le Christ est venu mourir sur la croix afin de se charger de nos péchés, et d’y subir la punition que nous méritions tous. Ainsi aujourd’hui, Jésus te dit, comme il le dit jadis au paralytique, le fixant droit dans les yeux : Lève-toi, et marche! Tu n’as plus à courber le dos sous le poids de tes transgressions, crois seulement, et tes péchés te seront pardonnés!

Marchons vers la lumière, qui est Christ. Il est notre seul espoir, oui, notre espoir, c’est Jésus, la lumière du  monde!

Prions.

Seigneur Jésus-Christ, je me prosterne devant toi ce soir, reconnaissant à quel point je suis petit et rien devant un si grand Dieu et une telle Puissance à l’œuvre. Je te supplie, Jésus, que mes paroles ne soient pas prononcées en vain, mais que je les prononce avec l’aide de ton Esprit, afin qu’elles se rendent jusqu’aux oreilles de mon Créateur, et qu’elles puissent être entendues et exaucées.

Seigneur, pardonne-nous, car nous avons péché. La somme de nos péchés est tellement grande que la terre ne peut plus la supporter. Souviens-toi du sacrifice de ton Fils Jésus-Christ,  et ne nous punit pas à la juste mesure de nos transgressions. Prend pitié, Ô mon Dieu, car sinon, nous serions perdus à tout jamais. J’ose espérer en ta pitié et ta miséricorde pour notre pauvre race humaine, car je sais que tu ne prends pas plaisir à la perte du pécheur, et aussi, tu nous donnes du temps, afin que nous acceptions de nous repentir.

Je crie vers toi, Ô Roi suprême, car j’ai besoin de ta présence en moi, dans ce monde qui court à vive allure vers sa perte. L’obscurité fait sa loi sur cette terre, mais Jésus, tu es ma lumière et mon refuge. Ne m’abandonne pas, reste près de moi, je t’en supplie, tiens moi la main, guide moi, car j’ai besoin de toi afin de ne pas succomber au mal, dans ce monde perdu. Apprends-moi à prier, apprends-moi à ne compter que sur toi seul! Montre-moi, Jésus, guide-moi, fais de moi ton vase d’argile, moule-moi comme tu le voudras. Je ne m’appartiens pas, tu m’as payé à un prix élevé sur la croix du calvaire, alors que, innocent, tu as été frappé pour mes désobéissances et mes péchés. Comment te prouver ma reconnaissance, Jésus, si ce n’est qu’en venant à toi, au pied de la croix ensanglantée, et en offrant ma vie entière sous le règne de ta droiture et de ta justice. J’ai honte de lever les yeux vers toi, Jésus, car je suis si rien, si petit que je ne peux regarder ta toute-puissance en face. Le visage tout contre le sol, grain de sable appuyé sur cette poussière tachée de ton sang si pur, je reconnais à quel point tu es Grand, et que, sans toi, je ne puis rien faire. Quelle forme prendra le vase sans celui qui le façonne? Que deviendra le verre si celui qui le souffle n’est plus là? Que deviendrais-je si tu ne me tiens pas la main? J’irai de-ci, de-là, au gré du vent, comme une feuille morte un froid soir d’hiver.

 Alors que ce froid me glace les os, ce froid qui menace de m’ôter la vie, je crie encore plus fort vers toi, Jésus, car toi seul peux maintenir une étincelle de vie en moi. Je ne veux pas de la vie comme le monde la cherche, je veux la vie éternelle. C’est cette vie qui m’intéresse, mais sans toi, tout m’est impossible. Tu es mon berger, je sais et je crois que tu es celui dont le prophète Esaïe parlait, toi, qui conduis les brebis errantes au bercail. Toi, le Lion de la tribu de Juda, le Fils du Dieu Très-Haut, si parfait et si bon, ta miséricorde est insondable, tes pensées, si loin des miennes. J’ai besoin de ta sagesse, j’ai besoin de ta force afin de continuer d’avancer dans cette vie présente. Je sais que la puissance de ta parole ne s’est jamais démentie, Ô Dieu, et quand bien même on essayait de me faire croire le contraire, je ne le croirais pas. C’est cette parole qui a envoyé parmi nous un petit bébé, venir au monde dans une étable, parmi les animaux. Aucune place parmi les hommes pour l’Emmanuel, l’Oint de Dieu! Méprisé et rejeté par les hommes depuis sa venue sur terre, je ne veux pas être celui qui poursuit la tradition. Oh non, Jésus, car je serais perdu! Je veux être prêt pour ton retour, je veux être debout, sur mes deux pieds, solidement ancré à la pierre principale. Je loue ton nom, Jésus-Christ, car toi seul peux soutenir et affermir mes pas. Il n’y a que par la foi en toi que je peux être justifié devant Dieu. Je te glorifie, car par ta présence en moi, tu me restaures et me guide. Tu es le seul Dieu digne d’être adoré, et je chante tes louanges avec tous les tiens, toi qui a défié et vaincu la mort, toi qui resplendit de la gloire éternelle. Que tous les hommes reconnaissent ta puissance! Que tous les peuples se prosternent à tes pieds, Ô Roi suprême! Nul n’est égal à toi! Gloire te soit rendue, ô mon Libérateur, car par ta force, je peux me tenir ferme contre le mal et les puissances des ténèbres. Merci Jésus, merci précieux Saint-Esprit, merci.

                   

jeudi 6 décembre 2012

Le coeur éloigné de Dieu



Esaïe 29 :13 « Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, il m’honore de la bouche et des lèvres; mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine. »

Trop souvent, pour diverses raisons, nous laissons notre cœur être entrainé loin de Dieu. Parfois, nous nous en rendons compte nous-mêmes, et à ce moment-là, nous ressentons une tristesse énorme nous envahir, et nous nous empressons de demander pardon au Seigneur pour notre égarement. Cependant, il arrive que Dieu suscite quelqu’un d’autre pour nous montrer que nous ne le suivons plus aussi fidèlement qu’au commencement, et alors, nous avons à être assez humble pour reconnaître notre condition, et revenir au Seigneur, repentant, avant qu’il ne soit trop tard. Les préceptes de traditions humaines ne sauvent pas, et n’oublions jamais qu’il n’existe pas de pire condition que celui qui pense être sur le droit chemin, honorant le Seigneur de la bouche et des lèvres seulement, mais ne possédant pas le don de la foi. Ici sont les paroles du Seigneur Jésus lui-même : « Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. »

Prions.

Je viens, Jésus, je reviens, Seigneur Jésus-Christ, je veux revenir à toi. Jésus, regarde-moi, prends ma main, et aide-moi à revenir, car le temps est lourd et suffocant. Seigneur Jésus-Christ, aide-moi à revenir à mon Dieu, mon Sauveur. Mon Dieu, mon Père, ait pitié de moi. Mon Dieu, je reviens à la maison; j’ai regardé, et j’ai vu l’orage, et j’ai aussi entendu la tempête qui s’avance.

Ô Dieu de mes pères Abraham, Isaac et Jacob, je te supplie, exauce ma plainte, elle est devant toi en une supplication repentante. Je crie vers Toi, je fais appel à ton Saint Nom, sèche mes larmes, elles ont creusé des sillons sur mes joues, ne les laisse pas tarir d’elles-mêmes. Seigneur Jésus-Christ, aide-moi, puisque tu conduis ma supplication devant le Père du ciel et de la terre. Seigneur Jésus, mon Dieu, merci d’avoir pitié de ma misère! Merci Ô Dieu Puissant, merci Jésus de Nazareth, merci précieux Saint-Esprit. Merci Ô Dieu vivant, juste et vrai, tu m’as réconforté, tu m’as fait du bien! Merci Père, Fils et Saint-Esprit, Amen et Amen.