Affichage des articles dont le libellé est perdu. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est perdu. Afficher tous les articles

dimanche 3 mars 2024

Le confort et la ruine

Est-ce le temps pour vous d'habiter vos demeures lambrissées, quand cette maison est détruite? Aggée 1:4.

Ce cri du cœur de Dieu pourrait bien s'appliquer à Son peuple de nos jours. Est-ce le temps pour nous de chercher le confort à tout prix alors que tant des Siens sont encore perdus; tandis que tant de petits souffrent à cause des péchés des adultes impénitents? Nous avions ici un peuple qui s'enorgueillissait d'habiter dans des demeures richement décorées, tandis que le temple était en ruine. Cela ne nous met-il point en garde contre le fait d'être des chrétiens charnels, vivant sans aucune crainte de Dieu mais se réclamant de Son nom? Nous sommes trop nombreux à avoir perdu le vrai sens de la prière; nous demandons des biens matériels à Dieu, la santé jusqu'à la fin de nos jours, mais qu'en est-il de nos intercessions pour ceux qui souffrent, et ceux qui ne sont pas encore rentrés au bercail? 

"Considérez attentivement vos voies", poursuit-Il aux versets 5 et 7. "Vous semez beaucoup, et vous recueillez peu, vous mangez, et vous n'êtes pas rassasiés, vous buvez, et vous n'êtes pas désaltérés, vous êtes vêtus, et vous n'avez pas chaud, le salaire de celui qui est à gage tombe dans un sac percé". "Considérez vos voies", parce que les voies que nous choisissons mènent forcément quelque part. Il y a une conséquence à nos choix; une moisson pour chaque chose que nous semons. Proverbes 6:27 nous pose la question: "Quelqu'un mettra-t-il du feu dans son sein, sans que ses vêtements s'enflamment? Quelqu'un marchera-t-il sur des charbons ardents, sans que ses pieds soient brûlés? Nous lisons encore en Proverbes 16:25 : "Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c'est la voie de la mort". Considérons nos voies. 

Semer beaucoup, mais en vain, représente le fait de connaître la Parole, mais de ne pas la mettre en pratique, et ainsi, de ne pas porter de fruits. Manger et ne pas être rassasié, c'est de lire la Parole, mais chercher dans les choses du monde ce qui pourrait nous combler. Qu'il n'en soit pas ainsi! Considérons comment les justes agissent; Psaume 36:8 : "Ils se rassasient de l'abondance de ta maison, et tu les abreuves au torrent de tes délices". Pourquoi? Parce qu'ils lisent et entendent la Parole, et la mettent en pratique. Ils aiment la vérité, ils ne cherchent pas le confort dans les choses de ce monde, qui sont appelées à disparaître; ils aiment les choses de Dieu; ils aiment ce qu'Il aime, et ils haïssent ce qu'Il haït. "Car auprès de toi est la source de la vie, par ta lumière nous voyons la lumière". 

Auprès de Dieu est la source de la vie. Jésus dira en Matthieu 16:24 que "ceux qui veulent Le suivre n'ont d'autre choix que de renoncer à eux-mêmes". Mais en retour, ils sont comblés de toutes sortes de bénédictions dans les lieux célestes (Éphésiens 1:3). Parce que notre Seigneur Jésus nous suffit. Sa parole est plus qu'assez pour nous rassasier, nous n'avons pas besoin d'habiter "des demeures lambrissées" pour être comblés; nous amassons bien plus dans les lieux célestes en Jésus-Christ! Il nous a élus "pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant Lui (Éphésiens 1:4). 

C'est pourquoi Il dit encore en Aggée 1:7 : "Considérez vos voies". Et Il poursuit au verset 8 en disant: "Apportez du bois, et bâtissez la maison, j'en aurai de la joie et je serai glorifié, dit l'Éternel". À cette époque, la négligence envers le Temple était une évidence de négligence envers Dieu. De nos jours, c'est la négligence dans l'obéissance et la discipline spirituelle; dans l'aide à apporter aux pauvres (parce qu'à chaque fois que nous donnons un verre d'eau à l'un de ces petits, c'est au Seigneur que nous le donnons), dans la prière et les supplications, et ainsi de suite. Ce sont toutes des choses normales pour les véritables chrétiens, aussi normales que de respirer, parce que, ce que Dieu désire par dessus tout, c'est notre cœur. Dieu prend plaisir en ceux qui Le servent d'un cœur tout entier; Il peut manifester Sa puissance et Sa gloire dans la vie, et à travers la vie de telles personnes qui Lui sont totalement consacrées. 

N'oublions pas ceci; nous devons être le temple du Dieu vivant! Nous n'avons pas à apporter de bois pour reconstruire un autel ou une église; apportons simplement notre zèle de Lui obéir et de Le servir, coûte que coûte, et Il glorifiera Son nom dans notre vie, et nous serons une bénédiction pour d'autres personnes. Il est rassasié et ne manque de rien celui qui se confie en l'Éternel! 

Alors Seigneur, aide-nous à bien compter nos jours, à ne jamais regarder ailleurs si nous voyons quelqu'un dans le besoin, qu'il soit corporel, matériel ou spirituel. Seigneur Jésus-Christ, ne me laisse jamais endurcir mon cœur devant toute la souffrance qui sévit dans le monde. Aide-moi à rester éveillé spirituellement et à prier en tout temps; ça va tellement mal dans le monde. Tu es la raison de mon espérance; je veux que chacune de mes respirations Te rendent honneur, louange et gloire, en attendant le bienheureux jour où je pourrai Te louer pour l'éternité, en présence de tous les saints. Amen. 

dimanche 24 novembre 2019

Réflexion sur la "folie" de croire en Dieu

Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication (1 Corinthiens 1:21).

C'est vrai qu'aux yeux du monde, il faut être fou pour croire en Dieu. L'homme sensuel et orgueilleux s'oppose à la Parole de Dieu parce qu'elle est contraire à ses désirs vains et souvent destructeurs. Nous ne pouvons ni le voir, ni le toucher. Nous ne pouvons pas lui parler comme nous le faisons entre nous. Nous ne pouvons pas l'approcher et travailler avec lui. Comment faire pour croire en quelqu'un qui semble inexistant? Qui n'est pas visible comme nous?  

Nous le connaissons à travers la Création. Si nous sommes honnête, nous acceptons facilement le fait que nous ne pouvons rien créer de tout ce qui existe; la Lune, le Soleil, la Terre et l'ordre de toutes ces choses, ordre sans laquelle la vie ne serait pas possible. La complexité du corps humain, la diversité des espèces animales et végétales, des minéraux et de tout ce qui est utile à la vie sur Terre. Un être suprême a fait ces choses, il faut une intelligence derrière une telle merveille si ordonnée. 

La meilleure manière de connaître Dieu, c'est donc d'abord de voir et de croire que tout ce qui existe a été créé par Lui. Au commencement, la Terre n'était qu'eau, et à partir d'une parole, elle est ce qu'elle est aujourd'hui, à cause de Dieu. Oui, c'est un grand Dieu! Avec une telle puissance, qui peut le conseiller? L'Évangile a toujours été, et sera toujours une folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui l’acceptent, alors leur vie est transformée pour le mieux, car ils ne sont plus soumis à la dictature de la sagesse du monde; ils en sont libérés et peuvent maintenant voir au-delà de leur petite personne. Car le plan de Dieu n'était et n'est pas que nous soyons centrés sur nous-mêmes toute notre vie, et après quoi nous mourrons. Non! Il a pensé beaucoup plus loin pour nous, Il a beaucoup plus en réserve, mais il faut les yeux de la foi pour voir et comprendre l'oeuvre de Sa grâce; le salut qu'Il nous offre gratuitement par Jésus-Christ. Cette oeuvre de la croix et du sang versé par Jésus est peut-être folie aux yeux des sages de ce monde, mais pour nous qui croyons, elle est notre espérance, ici-bas et pour l'éternité. 

Ce que les perdus considèrent comme folie, afin de se conforter dans leur propre sagesse, Dieu l'utilise pour notre salut. Faisons-lui pleinement confiance. Il sait comment tenir les astres en places, dans une parfaite coordination, Il saura également faire toutes choses bonnes, en son temps, non seulement pour nous, mais pour nos prochains.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 12 mai 2019

L'espérance du perdu

Il se couche riche, et il meurt dépouillé, il ouvre les yeux, et tout a disparu (Job 27:19).

L'homme sans Jésus n'a évidemment aucune espérance en ce monde-ci, et encore moins dans celui à venir. Il regarde la Terre et tout ce qui s'y trouve, et même s'il ne comprend pas comment tout cela a été créé, il ne se tourne pas vers Dieu, parce qu'il est supposément trop intelligent pour croire en un Dieu dont l'existence ne peut être prouvée par la science. Il voit la Terre et le monde se détruire, et il craint d'être la dernière génération à connaître le monde tel qu'il est présentement. Il désespère, il se demande s'il n'existe pas mieux, ailleurs, que le présent qui lui semble sans espoir. Schopenhauer dira: "La vie oscille, tel un pendule, de l'ennui à la souffrance". S'il est une part de vrai dans une telle affirmation, lorsque nous gardons nos yeux fixés sur cette réalité, nous sombrons rapidement dans un dédale inextricable de pensées dépressives! Il n'est pas surprenant que les prescriptions de médicaments antidépresseurs soient en hausse un peu partout dans le monde. Nietzsche, qui proclamera haut et fort que Dieu est mort, dira quant à lui: "Deviens ce que tu es". Son souhait est réalisé; l'homme est effectivement devenu "ce qu'il est", et ce n'est pas pour le mieux, mais pour le pire. Il est foncièrement méchant, il n'en est pas un qui fasse le bien, pas même un seul (Psaumes 14:3). Pourtant, l'homme porte ses regards vers lui-même pour être secouru du bourbier dans lequel il s'est lui-même plongé. Quelqu'un a dit un jour: "Humanité sans divinité égal bestialité", et cela est vrai. L'homme sans Jésus n'est rien de plus qu'une bête qui considère ce monde comme une jungle dans lequel il est pris au piège; il considère ses semblables comme, au mieux, des concurrents; au pire, des proies ou des ennemis à abattre. 

Où est l'espérance, dans un monde aussi ténébreux? Afin d'oublier qui ils sont, et d'autres, vers où ils se dirigent, certains se tournent vers l'argent ou les biens matériels, d'autres vers les drogues ou les boissons enivrantes; d'autres encore vers le sexe débridé, et quoi encore! L'homme a désespérément besoin d'un sauveur, mais il ne veut pas du seul Sauveur qui soit, Jésus. Alors il s'invente d'autres sauveurs (plusieurs se tourneront vers eux-mêmes), et se raccroche à ce qu'il peut voir et à ce qu'il peut entendre; mais son combat est perdu d'avance. Pour plusieurs d'entre eux, l'espoir en un Dieu miséricordieux n'est qu'une illusion. Cette espérance n'est qu'une représentation que nous nous ferions d'une chimère; l'homme sensé ne peut pas espérer en quelque chose qu'il ne voit pas et ne peut pas toucher. Alors il revient à son point de départ. Il a été déçu et trompé tant de fois par ce qu'il peut voir et toucher! Ils se couchent riches et meurent dépouillés; ils ouvrent les yeux, et tout a disparu. 

Les chrétiens ne doivent pas se moquer de ces gens-là, mais prier pour eux et leur annoncer l'Espérance. L'espoir contre toute attente; un Sauveur immérité est venu pour le pire d'entre tous. Lui seul peut faire de l'homme un homme nouveau; avec une nouvelle intelligence et un nouveau regard sur le monde qui l'entoure. Malgré la noirceur, Il peut vivre dans la lumière. Dans ses pires moments, il peut avancer dans la joie, sachant que quelque chose de mieux l'attend, car Il l'a promis! La parole de Dieu est vraie, digne de confiance. Le seul espoir de l'humanité repose en Lui.      

Seigneur Dieu, nous voici à tes pieds, te suppliant de nous regarder avec pitié et miséricorde. Nous sommes pécheurs, nous le savons, mais nous avons toujours été rebelles à tes appels. Nous préférions regarder à Ta création plutôt qu'à Toi, grand et fidèle Créateur. Trop longtemps, nous avons camouflé nos péchés, et nous étions dévorés de l'intérieur. Tu connais tout, Seigneur, Tu vois toutes choses. Rien ne t'es caché, et c'est en vain que nous fuyions loin de Ta face. Nous errions ici et là, cherchant où trouver le repos, mais nulle part, nous n'étions à notre place. Ce monde n'est pas fidèle à ce pourquoi Tu l'as créé; il s'est éloigné loin de Toi, et maintenant il se languit de Ta présence. Seigneur Dieu, ait pitié de nous! Vois la désolation dans laquelle nous nous sommes plongés! Les hommes se détruisent; les parents tuent leurs enfants, les jeunes n'ont aucun respect pour l'autorité; les vieillards sont de plus en plus isolés. Nous n'avons aucun respect pour la vie, il semble que les hommes rendent un culte à la mort tellement la haine ronge les cœurs comme un cancer sans remède. Ô Dieu, Père Saint, regarde et vois; entends ces faibles supplications qui montent vers Toi. Aie pitié de nous! Ne nous laisses pas, ne nous abandonnes pas. Ouvre nos cœurs et nos intelligences, donne s'il te plaît de ton Amour à nos familles afin qu'elles demeurent unis, car c'est la base d'une société forte et solide. Accordes la sagesse à nos dirigeants, afin que nous puissions vivre en paix et que Tes biens soient utilisés pour bénir notre prochain plutôt que pour nous détruire les uns les autres. Tu ne peux pas intervenir par la force, car Tu nous laisses libres, mais par Ton Saint-Esprit, touches nos cœurs de pierre, et met en nous s'il te plaît un cœur de chair, afin que nous puissions aimer comme Tu nous as aimés; que nous nous pardonnions réciproquement comme Tu es prêt à nous pardonner. Aujourd'hui, nous cherchons notre refuge en Toi, ô Dieu. Tu es notre Seigneur, notre souverain. Délivre-nous de nous-mêmes! Passant par la repentance; reconnaissant tous nos péchés, nous espérons en Jésus-Christ afin d'être totalement régénérés, dans notre cœur et notre intelligence, espérant en l'héritage promis à ceux qui ont fait de l'Éternel leur délice. Tu es lumière, Seigneur, Tu es notre guide dans les ténèbres qui nous entourent. Fais qu'à partir de ce jour nous soyons aussi lumière, des doigts qui pointent vers Toi, en tout lieu et en tout temps; remplis de Ton amour, vivant avec humilité, dans Ta justice. Sois béni, Seigneur Dieu, car Tu es Bon, et le mal n'est point en toi, malgré ce que tente de nous faire croire l'ennemi de nos âmes. Viens en nous; que Ta volonté soit faite en nous, comme elle est faite dans les cieux. Merci Jésus, de cette espérance constamment renouvelée que Tu nous donnes; Tu es venu pour guérir et pardonner, et Tu es patient envers les pécheurs que nous sommes. Merci pour Ta pitié et Ta miséricorde, Tu pourrais bouleverser la Terre pour sauver une seule âme perdue, égarée loin de Ta face, tellement Ton amour est grand. Avant de quitter cette Terre, Tu nous as laissé ce commandement: "Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé". Sans Toi, nous ne savons comment aimer correctement. Mais avec Toi en nos cœurs, nous ne chancellerons point et nous serons capables d'aimer et de pardonner; de faire fleurir ton amour au milieu de la haine et de la crasse de ce monde perdu. Nous te louons, nous t'adorons, ô Dieu. Merci Jésus, Nom au-dessus de tout autre nom, Sauveur et Seigneur de la multitude de ceux qui acceptent de s'humilier et de se reconnaître tels qu'ils sont devant Toi. Merci de nous donner de marcher dans une nouvelle vie où se trouve d'abondantes joies, alors que Tu places la paix dans les cœurs brisés et restaurés.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

samedi 31 mars 2018

Perdre Christ, par Charles H. Spurgeon

"Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé..." Cantiques des Cantiques 3:1.


Dis moi où tu as perdu la compagnie de Christ, et je te dirai le plus vraisemblablement où le retrouver. As-tu perdu Christ dans ta vie secrète en négligeant la prière? Alors c’est là que tu dois le chercher et le retrouver. As-tu perdu Christ par le péché? Tu ne trouveras Christ par aucun autre moyen qu’en livrant le péché, et en cherchant par le Saint-Esprit à mortifier le membre dans lequel la convoitise réside. As-tu perdu Christ en négligeant les Écritures? Tu dois retrouver Christ dans les Écritures. Il est un proverbe vrai: Cherche une chose où tu l’as laissée tomber, elle est là. Ainsi cherche Christ où tu l’as perdu,  car il n’est pas parti. Mais c’est une tâche difficile de retourner à Christ. Bunyan nous dit: "Le pèlerin a trouvé la pièce sur le chemin d’un retour au berceau de la tranquillité, où il a perdu son rouleau, le plus difficile voyage qu’il n’ait jamais réalisé". Vingt kilomètres en avant sont plus facile â faire qu’un seul en arrière, vers l’évidence perdue. Prenez soin alors, quand vous aurez trouvé votre Maître, de le servir de près. 

Mais comment se fait-il que vous l’ayez perdu? Qui aurait pensé que vous vous seriez éloigné d’un tel précieux ami, dont la compagnie vous est si chère? Comment se fait-il que vous n’ayez veillé à lui à chaque instant par crainte de le perdre de vue? Pourtant, puisque vous l’avez laissé partir, quelque grâce que vous soyez en train de le chercher, même si vous gémissez comme endeuillé, "Ô que je sache où je pourrai le retrouver!" Continuez à le chercher, car il est dangereux d’être sans le Seigneur. Sans Christ vous êtes comme une brebis sans son berger; comme un arbre sans eau à ses racines; comme une feuille desséchée par la tempête qui n’est plus reliée à l’arbre de vie. De tout ton cœur cherche-le, et il se laissera trouver par toi; seulement, donne-toi entièrement à l’investigation, et, véritablement, tu le découvriras encore pour ta joie et ton allégresse.

Par Charles H. Spurgeon

vendredi 7 avril 2017

Le Titanic, par Jean-Paul Berney

Selon l'opinion des experts, aucun navire n'avait jamais offert autant de sécurité. C'était le meilleur du génie humain. Il était garanti contre tous les dangers de la navigation. Du moins on le croyait.

Pour le rendre insubmersible, on l'avait muni d'un double fond et de seize compartiments étanches. Même si quatre d'entre eux étaient inondés, le navire devait se maintenir à flot. Ce dispositif paraissait tellement sûr qu'on avait installé un nombre très insuffisant de chaloupes de sauvetage. De plus, le capitaine Edward Smith était un marin très expérimenté.

Mais ce qui devait arriver arriva. Le majestueux paquebot a frappé un iceberg, une de ces gigantesques montagnes de glace qui flottent sur la mer, à la dérive depuis le Grand Nord. Il a coulé en moins de trois heures. Malgré tous les soins apportés à la construction de ce navire, dont ils étaient très fiers, les hommes se sont trompés. Les ingénieurs, les architectes, les techniciens, les ouvriers, les experts, le capitaine, les officiers de bord, les marins, les passagers, tous se sont trompés ou ont été trompés. Le Titanic n'était pas insubmersible; il a fait naufrage plus tôt et plus vite que personne ne l'aurait imaginé.

C'est humain de se tromper. Dieu seul ne se trompe jamais et ne trompe personne. Si les membres de l'équipage et les passagers avaient su ce qui devait arriver, aucun d'eux n'aurait voulu embarquer. Mais, l'avenir est à Dieu! L'homme ne connaît pas le futur, si ce n'est celui que Dieu veut bien lui révéler. Salomon, le roi le plus sage que la terre ait porté, a dit: "Ne te vante pas du lendemain, car tu ne sais pas ce qu'un jour peut enfanter"(Proverbes 27:1).

"Une belle journée demain"
La traversée commença comme un succès grandiose. Le départ eut lieu, en grande pompe, le 10 avril 1912, à Southampton (Angleterre) à destination de New York. Partout dans le monde, on ne parlait que du nouveau transatlantique, le majestueux Titanic. Aucun des passagers et des membres de l'équipage, ni personne d'autre, ne se doutait que le Titanic ne terminerait même pas sa première traversée. 

Quatre jours après avoir quitté l'Angleterre, le Titanic suivait la route ordinaire des navires, parcourue chaque année par plusieurs centaines, ou peut-être même des milliers de bateaux. La mer était calme et le ciel étoilé. Un des rescapés rapporte que le jour précédent la tragédie, le 14 avril, avait été une journée magnifique et ensoleillée. En début de soirée, deux hommes étaient sur le pont d'où ils observaient le coucher de soleil. L'un deux dit à son compagnon: "On aura une belle journée demain!"
Cet homme ignorait que moins de six heures plus tard, c'était un rendez-vous avec la mort pour 1635 des 2206 passagers du Titanic. 
Si c'était vous, lecteur, qui étiez appelé à quitter ce monde subitement pour comparaître devant Dieu, seriez-vous prêt?

"Un iceberg en avant"
Le 14 avril, la soirée du dimanche s'achève dans l'euphorie. Le Premier officier, en devoir ce soir-là, est à son poste. Il guette en avant du navire. Soudain, il aperçoit une montagne de glace. Le Titanic se dirige tout droit contre cette banquise. L'officier sonne immédiatement l'Alarme, mais c'est trop tard. Le navire heurte cet iceberg qui ouvre dans le flanc une immense déchirure. Voici quelques détails sur la catastrophe, communiqués par un survivant quelques mois seulement après le triste événement, et publiés en 1913 dans l'Almanach Évangélique: "Il était environ dix heures quarante-cinq quand la collision se produisit. Il faisait une nuit claire, mais le brouillard commençait à descendre. Il y avait eu concert et bal à bord et beaucoup de passagers étaient encore sur le pont et dans les salons. Soudain, il y eut un craquement dans tout le navire, mais pas de commotion immédiate. Les passagers furent plutôt intrigués, mais ils ne se rendirent pas compte au premier abord de l'étendue du désastre. Les officiers rassurèrent les passagers, car eux-mêmes, à ce moment-là, pensaient que rien de grave n'était arrivé. Ce ne fut qu'une bonne demi-heure plus tard que la pleine conscience de la gravité de la situation commença à être évidente aux officiers, comme aux passagers. Le paquebot commençait à se remplir d'eau et à s'enfoncer par l'avant."
Cinq des compartiments étanches ont vite été inondés. On ne pouvait plus rien faire. C'était trop tard. Le Titanic allait disparaître dans les eaux profondes de l'Océan Atlantique.
Pendant qu'on descendait les chaloupes, l'orchestre continuait à jouer des airs d'opéra et des mélodies populaires. Ce ne fut que quelques instants avant la disparition du paquebot que la scène changea de caractère. Les officiers, assemblés sur le pont, entourés de quelques passagers restants, chantèrent ces paroles bien connues dans les pays anglophones: "Nearer, My God, to Thee". Ce cantique se chante en français, sur la même mélodie qu'en anglais, avec ces paroles: 

1. "Mon Dieu, plus près de toi, Plus près de toi,  C'est le cri de ma foi, Plus près de toi. Dans le jour où l'épreuve déborde comme un fleuve, Garde-moi près de toi! Tout près de toi! 2. Plus près de toi, Seigneur, Plus près de toi, Tiens-moi dans ma douleur, Tout près de toi. Alors que la souffrance, fait son oeuvre en silence, Toujours plus près de toi, Seigneur, tiens-moi! 3. Plus près de toi, toujours, Plus près de toi, Donne-moi ton secours, Soutiens ma foi. Que satan se déchaîne, Ton amour me ramène, Toujours plus près de toi, Plus près de toi!"   

Des survivants rapportèrent l'affolement et les scènes terribles qui prirent place sur le navire lorsque les passagers, et les membres de l'équipage, furent conscients que le Titanic allait sombrer. Que s'est-il passé dans ces âmes pendant ces courts moments à la porte de l'au-delà? Dieu seul le sait. 
Et vous, lecteur, ne renvoyez pas à plus tard de vous mettre en règle avec Dieu. Du reste, vous ne savez pas si vous aurez le temps et la force de le faire plus tard, avant de passer dans l'éternité. Plus tard risque d'être trop tard.

"Attention danger!"
Avant la catastrophe, plusieurs navires qui naviguaient dans les parages ont averti le Titanic qu'il y avait des icebergs sur son passage. Parmi eux le S.S. Californian envoya trois messages. Le S.S. Baltic a aussi télégraphié une mise en garde. Le Titanic continua à la même vitesse de croisière, sans tenir compte des avertissements reçus. L'opérateur de T.S.F. remit un dernier message au capitaine Edward Smith pendant la soirée. Le capitaine donna le télégramme à Bruce Ismay, le directeur général de la compagnie White Star, propriétaire du Titanic, qui était à bord. Un survivant rapporte qu'après avoir mis le télégramme dans sa poche, M. Ismay dit à deux dames qui se promenaient avec lui sur le pont: "Il y a des icebergs tout autour de nous." Si ces messieurs avaient su ce qui allait arriver, pensez-vous qu'ils auraient écouté les avertissements qui leur avaient été communiqués? 
Et vous, lecteur, allez-vous prendre au sérieux les mises en garde des Saintes Écritures? La Bible nous avertit: "Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut"(2 Corinthiens 6:2). "Dieu parle... tantôt d'une manière, tantôt d'une autre, et l'on n'y prend point garde"(Job 33:14). Alors Dieu dit: "J'ai appelé, et vous n'avez pas répondu; j'ai parlé, et vous n'avez pas écouté"(Ésaïe 65:12).

"Ils dormaient"
Après que l'alarme générale fut donnée, l'opérateur radio du Titanic lança des signaux de détresse. Certains bateaux répondirent, mais ils étaient trop loin pour apporter du secours. Cependant, le S.S. Californian ne se trouvait qu'à environ seize kilomètres du Titanic. Il aurait très bien pu rejoindre à temps le navire en détresse et sauver tous les passagers. Mais c'était au milieu de la nuit, et l'opérateur du Californian avait mis de côté ses écouteurs et s'était retiré pour se coucher. Le Titanic envoya des fusées pour attirer l'attention. Elles ne firent que distraire les quelques marins du Californian qui n'étaient pas encore couchés, Lorsque le Titanic était en train de couler et que plus de 1500 personnes passaient dans l'éternité, la plupart des membres de l'équipage du Californian dormaient. N'y a-t-il pas une leçon pour nous croyants? Le chrétien peut-il dormir, insouciant pour les perdus? Alors que d'autres vont mourir, apportons-leur le salut: Avec Jésus-Christ comme Sauveur, dès lors plus besoin d'avoir peur.

"Es-tu sauvé?"
Alors que le Titanic allait disparaître dans l'eau glacée de l'océan, deux hommes flottaient, accrochés à des morceaux de bois, pas trop loin l'un de l'autre et espérant trouver une place sur une des embarcations de sauvetage. L'un deux, le pasteur John Harper, cria à l'autre: "Es-tu sauvé?" Le pauvre homme répondit: "Non!". Harper lui cria de toutes ses forces: "Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé." Le mouvement de l'eau les éloigna l'un de l'autre pour quelques instants, puis ils revinrent de nouveau assez près. Harper lui posa la même question et reçu la même réponse. Une seconde fois Harper cria à son compagnon d'infortune le seul remède venant de Dieu pour le pécheur perdu: "Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé"(Actes 16:31).

"Sauvé ou perdu?"
Lorsque le navire S.S. Carpathia arriva, de bonne heure le lendemain matin, pour secourir les rescapés qui étaient dans les chaloupes de sauvetage, il n'y avait que deux catégories parmi les passagers du Titanic: ceux qui étaient sauvés du naufrage et ceux qui avaient péri dans la mer. C'est la même chose aujourd'hui pour nos lecteurs. Il y a ceux qui sont sauvés et les autres qui sont perdus. Il n'existe pas d'entre deux. Vous êtes personnellement sauvé; ou vous êtes encore perdu... mais vous pouvez être sauvé.
La Bible est claire lorsqu'elle affirme cette distinction entre les sauvés et les perdus: "La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés elle est la puissance de Dieu" (1 Corinthiens 1:18). 

"De la place pour tout le monde"
Lorsqu'il fut certain que le Titanic allait couler, l'équipage fit embarquer autant de passagers que possible dans les chaloupes. La priorité fut donnée aux femmes et aux enfants de Première classe... car il n'y avait pas assez de place pour tout le monde. 
Mais, lorsque Dieu invite hommes, femmes et enfants au bonheur éternel, il ne fait pas de favoritisme. Il y a de la place pour tous. Dieu a pourvu un salut merveilleux pour tous ceux qui veulent recevoir le Sauveur aux conditions qu'Il a lui-même fixées dans sa Parole. La Bible ne dit pas que tout le monde sera sauvé, mais que tous peuvent être sauvés. "Le Seigneur ne veut pas qu'aucun périsse, mais que tous arrivent à la repentance"(2 Pierre 3:9). "Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité"(1 Timothée 2:4). Jésus lui-même a lancé une invitation qui tient toujours, lorsqu'il a dit: "Venez à moi, vous TOUS qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos"(Matthieu 11:28). 

"Comment faire pour être sauvé pour l'éternité?"
1. Reconnaissez humblement que le péché est grave aux yeux de Dieu et que vous êtes perdu sans Sauveur.
2. Tournez-vous par la foi vers Jésus-Christ en vous détournant du péché. Dites-lui, dans vos propres mots, que vous le recevez comme votre Sauveur personnel et le Seigneur de votre vie.
3. Remerciez Dieu pour le don de son Fils et communiquez avec des chrétiens fidèles qui sauront vous aider dans vos premiers pas de vie chrétienne.

Par Jean-Paul Berney

vendredi 21 juin 2013

L’homme qui n’a pas su se repentir


Nous connaissons tous l’histoire de l’homme qui a trahi un innocent, pour quelques pièces d’argent. Plus tard, cet homme fut pris de remords à cause de son péché, mais cela ne l’a pas conduit à changer de vie

Au contraire.

Nous pouvons l’imaginer, la nuit, se tourner et se retourner sur sa couche, étant incapable de fermer l’œil. Et lorsqu’il parvenait enfin à dormir un peu, il se réveillait en sursaut, car il venait de faire un horrible cauchemar. Ah! Ce qu’il avait hâte que le jour paraisse! Au moins, pensait-il, quelque chose pourrait le distraire de ces tourments, ne serait-ce que quelques instants. Mais il se trompait. Ses compagnons, avec qui il avait parcouru des kilomètres et des kilomètres, ne lui adressaient plus la parole, et d’ailleurs, lui-même n’avait aucune envie d’être en leur compagnie. Et il lui semblait parfois que les badauds se retournaient sur son passage, s’adressant discrètement quelques paroles entre eux. Et toujours ces tourments, causés par les pensées qu’il ne parvenait pas à chasser. Pourquoi? Pourquoi avoir fait tout ce mal, pour ces malheureuses pièces d’argent? Et maintenant, que lui réservait l’avenir?

Il avait toujours voulu mener sa vie à sa manière, sans se soucier de quoi que ce soit. Et, d’une certaine façon, il ne voulait pas changer cela. Il avait déjà volé, et c’était toujours avec un certain plaisir qu’il voyait sa bourse prendre du poids… Donc, il ne comprenait rien à ce qui lui arrivait, car jamais auparavant il ne s’était senti aussi coupable après avoir péché. D’ailleurs, il n’avait aucun remords pour les vols qu’il avait commis. Ces péchés-là étaient à ses yeux; véniels.  

Ce qu’il ne comprenait pas, c’est qu’il se reconnaissait enfin, tel qu’il était, pour la toute première fois de sa vie, et l’image de lui-même que sa conscience lui renvoyait ne lui plaisait pas du tout. Il lui semblait que tout le pays connaissait son péché! Quelle honte! Toute sa vie, il s’était confié dans ses œuvres, mais maintenant, il ne savait plus quoi faire.

Au moment même où l’homme innocent était condamné, une lueur d’espoir pointa en lui. Il savait maintenant comment réparer son péché. Il irait voir ses partenaires d’affaires, et il leur dirait qu’il s’est trompé. Qu’il n’aurait pas dû leur vendre cet homme, qu’il savait pourtant être innocent. Et voici ce qu’il leur dit exactement : "J’ai péché, en livrant le sang innocent." Mais leur réponse ne fût pas celle qu’il attendait. Certains se moquèrent de lui, et l’un d’eux s’écria : "Que nous importe? Cela te regarde!" Ne sachant pas quoi leur répondre, il lança ses pièces d’argent à leurs pieds, et s’en alla de là, plus troublé et désespéré que jamais. Croyant avoir fait le tour de son problème, et ne trouvant pas de solution, il alla se pendre.

Judas Iscariote a reconnu, de la façon la plus honnête qui soit, qu’il avait péché en vendant Jésus pour quelques pièces d’argent. Et il fut pris de remords. Mais, comme nous l’avons dit précédemment, son repentir ne l’a pas conduit à changer de vie. Au contraire, cela lui a coûté la vie, car, il n’était pas capable de supporter le poids des péchés qu’il avait commis. Il reconnaissait qu’il avait mal agi, mais il était incapable de changer de conduite.

Pourquoi? Parce que l’homme qui se repent sans aller à Dieu n’a que des remords. Rien de plus, rien de moins. Avoir des remords par rapport à un péché commis n’accordera jamais le pardon. Il faut plus que cela. Le remords est une première étape, car il arrive après que la personne eut reconnu ses fautes. La seconde étape est de les confesser à Christ, afin d’obtenir le pardon tant espéré.

Mais Judas n’est jamais allé à Christ pour réellement se repentir de TOUS ses péchés.

Apocalypse 2 : 5 nous dit : "Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; (…)" Judas s’est souvenu d’où il est tombé, et il fut tourmenté par les remords, mais Christ n’était plus là. Qui est t’il allé voir, lorsqu’il apprit la condamnation de Jésus? Il alla voir les hommes. Il crut pouvoir se repentir de son péché, mais seulement à la face des hommes. Jamais il n’est allé aux pieds de Jésus pour lui demander pardon. Jamais. Et d'une certaine façon, c’est cela qui l’a perdu.

Et c’est cela qui te perdra, toi aussi, si tu refuses d’aller à la croix; si tu refuses d’aller à Christ pour obtenir le pardon de tes péchés! Tu n’es pas plus capable que Judas Iscariote de supporter le poids de tes fautes. N’ose jamais diminuer la gravité de tes péchés, quels qu’ils soient. Le plus petit de tes péchés est suffisant pour te séparer de Dieu à tout jamais! Reconnaît tes fautes, et sans tarder, cours vers Jésus, jette-toi devant son trône de gloire, t’humiliant devant lui comme il convient de le faire pour ton Sauveur! Ne considère pas comme inutile la mort et la résurrection du Christ, ne considère pas comme ayant peu de valeur le sang du Christ versé à la croix, car sinon, au jour où tu paraîtras devant le Créateur, comme Judas, tu seras jugé et reconnu coupable de trahison.

Reconnais seulement toutes tes fautes, et sur tes genoux, fais cette simple prière.

Seigneur, j’ai péché. Je me suis égaré loin de toi. J’ai goûté au fruit défendu, et j’ai fait mes délices de désobéir à ta sainte parole. Je me suis fait mal, et j’ai fait mal à tant de gens autour de moi, à cause de mes égarements. Seigneur, je sais que je ne suis pas digne de toi, et que je ne mérite pas que tu m’aimes, mais je reconnais aujourd’hui que je suis perdu sans toi, et que si tu me juges à la juste mesure de mes fautes, je serai condamné éternellement. Ô Jésus, pitié! Il est dit que c’est toi mon avocat auprès du Père, et que tu intercèdes auprès de Lui pour les pécheurs. Et je suis le pire d’entre tous. Tu es mon seul espoir, Jésus. Tu es mon dernier espoir. Prends pitié, Seigneur, et lave-moi, purifie-moi! Je n’en peux plus de cette souillure qui me ronge et me détruit. Pardonne-moi Seigneur, et sauve-moi! Fais-moi du bien, afin que je vive! Ouvre mes yeux, afin que je puisse contempler les merveilles de ta parole, ouvre mon cœur, afin que je puisse en faire mes délices, et que j’observe tes commandements jusqu'à la fin. Père, je te fais cette prière par le précieux nom de Christ, Amen.

vendredi 3 mai 2013

Boire à la source de la vie


Exode 17 : 6-7 "Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l’eau, et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël. Il donna à ce lieu le nom de Massa et Meriba, parce que les enfants d’Israël avaient contesté, et parce qu’ils avaient tenté l’Éternel, en disant: l’Éternel est-il au milieu de nous, ou n’y est-il pas?" 

Apocalypse 21 : 6 "Et il me dit: C’est fait! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement."

Jésus dit également à la Samaritaine en Jean 4 : 14  "(...)mais celui qui boira de l‘eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l‘eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle." Cette eau qui est promise par Christ, c’est le Saint-Esprit. Sans Lui, l’humain est comme une feuille morte qui vole au vent. Il est balloté ici et là, ne sachant où s’arrêtera sa course folle. Il ne connaît pas la consolation, il n’a pas la paix de l’âme, car il n’est pas allé à Jésus, avec un cœur qui a soif de cette eau de vie éternelle, avec un cœur qui ne nie pas ses imperfections, mais qui les reconnaît et les rejette, conscient qu’il ne peut pas se changer lui-même. Des gens sont prêts à parcourir la terre entière; ils sont à la recherche de quelque chose qu’ils ne s’expliquent pas. Ils ont un vide à l’intérieur d’eux-mêmes qui demande à être comblé. Mais ce vide reste là. Pourquoi? Parce que le cœur charnel ne regarde qu’à ce qui est charnel. Autant dire qu’il ne s’attarde qu’à bien peu de choses… 

Regardons la Samaritaine : Jésus lui parla de l’eau, mais de l’eau de l’Esprit de Dieu, qui donne la vie éternelle, mais elle, qui vivait selon la chair, vit tout de suite là une occasion à saisir. En effet, Jésus ne lui offrait-il pas la possibilité de ne plus jamais avoir à venir puiser l’eau au puits de Jacob? Comprenons qu’il en est de même pour nous aujourd’hui. Ceux qui n’ont pas encore donné leur vie à Jésus possèdent un cœur comme cette Samaritaine. Cœur charnel = recherche des choses charnelles. C’est la raison pour laquelle le vide qu’ils ressentent à l’intérieur d’eux-mêmes reste là, malgré les mois et les années qui s’écoulent. Ils ne savent pas que ce qu’ils recherchent se trouve à l’intérieur d’eux-mêmes, car personne ne peut décider à leur place d’ouvrir la porte de leur cœur à Christ. Chaque personne a le pouvoir et le devoir de le faire. Dieu nous a rachetés au prix fort, envoyant son Fils Jésus-Christ mourir sur la croix afin que son sang innocent soit versé sur la croix du calvaire. 

Dieu a placé en l’homme la pensée de l’éternité. C’est la raison pour laquelle l’homme cherche tant à adorer quelqu’un ou quelque chose. Certains se tournent vers des reptiles ou des bovidés, d’autres vers des images taillées. Certains s’accrochent à des religions, croyant obtenir le salut par elles. D’autres encore s’adorent eux-mêmes, ou adorent d’autres mortels. Ces personnes reconnaissent qu’il y a quelqu’un de plus grand qu’eux qui pourrait, et peut les guider et les sauver, mais ils sont mal éclairés. Ils n’ont pas compris que Dieu nous a fait afin que nous soyons à son image et à sa ressemblance. Cela n’est possible qu’en Christ! Mais depuis le jardin d’Éden, l’homme est soumis à la loi du péché. C’est pourquoi nous sommes si fragiles et désobéissons si facilement aux commandements de Dieu. "Tu ne te feras point d’images taillées pour les adorer." "Tu ne placeras pas ta confiance en un autre homme." Et ainsi de suite. Nous disions plus tôt qu’il n’y a qu’en Christ que nous pouvons devenir à l’image et à la ressemblance de Dieu, lorsque nous allons à lui, que nous nous repentons de nos péchés, et que nous commençons à marcher comme Il a marché. Allons donc à la croix! Regardons cette eau qui coule du côté transpercé de Jésus, elle coule comme au rocher de Meriba, au jour de la rébellion. Elle nous rappelle notre penchant pécheur, mais aussi, que, malgré cela, il n'existe qu'un seul vrai Dieu qui veut encore nous pardonner. Il nous demande seulement de venir à Lui, sans échappatoire; cette eau qui purifie et qui abreuve les assoiffés nous est offerte gratuitement! Pourquoi la refuser?

L’homme est lent à comprendre, il accumule rébellion par-dessus rébellion, tandis que Dieu, dans un même temps, multiplie les signes et les merveilles. Il est patient, lent à la colère, il connaît la nature faible et pécheresse de sa création, il l’a connaît mieux que quiconque, c’est pourquoi il lui a fixé des limites. Nous les retrouvons en Hébreux 10 : 26-27. Cette nature pécheresse ne doit pas servir de prétexte au péché volontaire, et l’ignorance ne pourra pas servir d’excuse au jour du jugement. Qui ne connaît pas le sacrifice de Jésus? Et s’il le connaît, comment peut-il encore se tourner vers d’autres dieux? Les eaux de Meriba ne sont-elles pas suffisantes?  Nous pouvons lire dans Nombre 13 que l’Éternel s’est servi de ce miracle pour manifester qu’Il est le seul vrai Dieu. Nous avons un plus grand signe encore en Jésus lui-même. Nous n’avons donc aucune excuse pour rejeter un si grand salut.

Apocalypse 3 : 20  "Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi." Nous lisons également au Psaume 95 : 7-11 "Car il est notre Dieu, et nous sommes le peuple de son pâturage, le troupeau que sa main conduit… Oh! Si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix! N’endurcissez pas votre cœur, comme à Meriba, comme à la journée de Massa, dans le désert, où vos pères me tentèrent, m’éprouvèrent, quoiqu’ils vissent mes œuvres. Pendant quarante ans j’eus cette race en dégoût, et je dis: C’est un peuple dont le cœur est égaré; ils ne connaissent pas mes voies. Aussi je jurai dans ma colère: ils n’entreront pas dans mon repos!"

Prions.

Seigneur Jésus, je t’en supplie, aide-moi à prendre cette décision de t’ouvrir la porte de mon cœur, dès aujourd’hui. Je viens vers toi, Seigneur, je viens vers le rocher de Meriba, je reconnais que j’ai été rebelle à ta parole, j’ai été rebelle à tes appels. J’ai vu et entendu tes actions merveilleuses, mais je me suis tenu loin de toi. Je ne veux pas attendre plus longtemps pour tourner la poignée de la porte de mon cœur. Quel malheur ce serait pour moi d’attendre que tu ne sois plus là! Je regarde par delà des nuées, et je sais que tu es là, à la droite de ton Père, dans le royaume Céleste, et tu règnes en roi et maître sur ta création. Que me servirait-il encore de ne pas répondre à tes appels? Je te laisse toute maitrise sur moi, car je ne veux plus laisser errer mon cœur vers les voies mensongères et trompeuses qui s’offrent à moi au cours de cette vie présente. Ce que je désire, c’est de me laisser guider par l’eau qui coule du rocher, par l’eau qui coula de ton côté au calvaire, et je sais que lorsqu’il fera tempête, tu seras là, dans ton infinie bonté, et tu diras encore, comme à Esaïe : Ne crains rien, car je suis avec toi; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante. Merci, Seigneur Jésus-Christ, de ta présence parmi nous encore aujourd’hui, par les Saintes Écritures et par le Saint-Esprit que tu as envoyé comme promis à tous ceux qui te cherchent et qui vivent comme tu as vécu. Seigneur, j’ose espérer qu’il m’est encore possible de me présenter devant toi en ce jour, car je veux m’abreuver de ton eau pure et limpide, afin que mon cœur de pécheur soit nettoyé de ses pourritures, car seule cette eau vivifiante que tu présentes aux peuples de la terre peut le faire. C’est pourquoi je place toute ma confiance en toi, car toi seul peux me guider vers où je dois placer mes pieds, sur quel chemin je dois aller. Je sais que si c’est réellement là mon désir, tu dirigeras mes pas, non pas sur le chemin que je veux suivre, mais sur le chemin de la volonté de Dieu. Merci Jésus, merci grand Dieu de tous tes bienfaits, merci pour toutes les merveilles que tu as faites, et que tu fais encore aujourd’hui, pour ta plus grande gloire. Merci Jésus de ton sacrifice parfait qui nous a permis de nous approcher de toi, non pas en tant qu’homme, mais comme étant le Fils de Dieu, le Sauveur qui nous donne à boire l’eau de la vie éternelle. Merci Père, Fils et Saint-Esprit, Amen!