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samedi 26 octobre 2024

La demeure du désespoir/Reviens à la maison!

 

Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux.(Luc 15:15).

Beaucoup se sont retrouvé à cet endroit de désespoir, souvent, comme le fils prodigue, après de mauvais choix de vie, ayant sciemment désobéi à Dieu ou ayant préféré prendre toutes leurs décisions de vie sans en référer à la volonté de Dieu. "J'ai le droit", disent-ils, "car Dieu m'aime malgré ce que je fais".  Alors, comme ce jeune homme de la parabole de Jésus, ils partent à l'aventure, cherchant les plaisirs plus que Dieu (2 Timothée 3:4). Ils vivent leur vie à fond, car, disent-ils, "nous n'en avons qu'une à vivre et il faut en profiter pleinement".

Ils marchent ainsi pendant des années; un peu avec Dieu, et un peu avec le monde, cherchant un bonheur et une paix insaisissables parmi les choses de ce monde. Il est dit dans notre texte qu'après avoir ainsi vécu (Luc 15:13), "lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin" (v. 14). Ce besoin est plus souvent intérieur; c'est un sentiment de vide et une famine spirituelle intense. En effet, comme le dit les Écritures, nous ne vivons pas de pain seulement, "mais de toutes paroles qui sortent de la bouche de Dieu" (Deutéronome 8:3; Matthieu 4:4). 

Lorsque nous cessons de lire notre Bible pour être instruits, corrigés, repris et encouragés, les besoins commencent à s'accumuler dramatiquement. Et comme le fils prodigue, ils conduisent à la demeure du désespoir. Lui qui espérait "vivre sa vie pleinement", il se retrouva au niveau des porcs. C'est une image forte et marquante que l'homme parti pour un pays éloigné de Dieu n'y trouveras que peines et misères; que déceptions et désespoir. L'homme n'est pas fait pour se tenir éloigné de son Créateur. Il lui manque quelque chose d'important, même s'il ne sait pas ce que c'est; la présence de Dieu en lui. 

On voit qu'à ce point, le fils prodigue alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya garder ses pourceaux (v.15). C'est comme s'il n'était pas descendu assez bas encore. Il était déjà sous l'emprise d'une grande famine, mais il continuait de chercher les solutions dans ses propres capacités. Il était au pays du désespoir, mais plutôt que de revenir vers son Père, il y cherchait un lieu où s'installer! Quelqu'un de sensé ferait-il cela? C'est pourtant ce que beaucoup trop de chrétiens font après avoir péché et s'être détournés de Dieu. Plutôt que de revenir à Lui, par honte ou par autojustification, ils s'installent dans ce lieu éloigné de Dieu! Ils demeurent dans leurs péchés, dans cette souillure qui les tourmente, ils s'y installent et essaient malgré tout d'être confortables. Bien sûr, ils sont aussi dans la demeure du désespoir, seulement, ils ne le savent pas encore. C'est comme s'ils n'ont pas encore atteint le fond du puit, leur conscience les accuse, mais ils la font taire en l'engourdissant d'une manière ou d'une autre. 

C'est là, alors qu'il s'occupait des pourceaux et qu'il n'était même pas considéré digne de recevoir leur nourriture qu'il a réalisé l'ampleur de la situation. Il nous est dit au verset 17 "qu'il est rentré en lui-même". "Je meurs de faim ici; je suis vide, j'ai cherché le bonheur partout et je n'ai trouvé que le néant". Du milieu du pays éloigné, il s'est souvenu de son Père. Cela peut signifier pour nous aujourd'hui une personne qui rouvre sa Bible après des mois ou des années à ne pas la lire, ou qui la lit enfin pour se laisser instruire et corriger plutôt que pour chercher à s'approuver et à y trouver une consolation pour et malgré son mode de vie pécheur. En lisant la Parole de Dieu, le sens leur revient, parce que la Parole, c'est la sagesse, et elle pointe toutes les déceptions et les tromperies qui ont été crues et qui l'ont conduite au pays éloigné, dans la demeure du désespoir.   

Verset 18: "Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi". C'est la repentance. C'est l'œuvre du Saint-Esprit en nous de nous convaincre par rapport au péché et à la justice de Dieu (Jean 16:8). Et c'est intéressant ce que Jésus dit en Jean 16:9 : "En ce qui concerne le péché, parce qu'ils ne croient pas en moi". Nous ne pouvons pas nous installer dans le pays éloigné tout en prétendant avoir donné notre vie à Jésus, c'est impossible! Et le fils est là, assis à côté des pourceaux, loin du Père, ayant abandonné tous les enseignements qu'il avait reçu, et tout ce qui lui restait était ce vide intérieur qui lui faisait si mal. 

Comment le néant peut-il être si douloureux, si désespérant? C'est pour nous faire comprendre ce à quoi ressemble l'éternité sans Dieu. Ce n'est qu'un avant goût du résultat final de se promener sur la voie et large qui mène à la perdition (Matthieu 7:13). C'est Dieu Lui-même qui place la douleur de ce vide intérieur afin que l'homme se tourne vers Lui, lorsqu'il habite la demeure du désespoir.

Et alors qu'il était là à regarder les pourceaux, le fils prodigue s'est engagé sur le chemin de la repentance. "Je me lèverai, j'irai vers mon Père, et je lui dirai: Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils". Il est temps, lorsque vous regardez les vestiges de votre vie, de suivre l'exemple de ce jeune homme dans la parabole de Jésus. Il faut l'humilité de reconnaître les péchés pour ce qu'ils sont, elle est nécessaire à tous ceux qui s'engagent sur le chemin étroit, et qui passe par la porte étroite. Ce n'est pas pour rien qu'elle est étroite; tout mon "moi", tout le bagage auquel je suis attaché, que je le juge bon ou mauvais n'a aucune importance, tout ce bagage doit être laissé là derrière avant d'entrer afin que Christ puisse écrire le nouveau chapitre de notre vie. Il faut l'humilité pour que la justice de Dieu s'accomplisse en moi. 

Ainsi, le verset 20 nous dit que le jeune homme "se leva, et alla vers sont père". Et là, le texte nous dit qu'il trouva un Père aimant, prêt à le recevoir, les bras ouverts et le cœur débordant de joie! Cela n'est pas étonnant, car Jésus dira quelques versets plus tôt, au verset 7, qu'il y a de la joie dans le ciel pour un pécheur qui se repent!

Si vous lisez ces lignes et que vous vivez dans la demeure du désespoir; revenez à la maison! Revenez! Le Père vous y attend les bras ouverts, avec un amour débordant, tout joyeux qu'une autre âme rentre à la maison. Non il n'est pas trop tard! Peu importe ce que vous êtes allé faire au pays éloigné, ne croyez pas aux mensonges de l'ennemi; s'il essaie de vous faire croire cela, c'est justement qu'il n'est pas trop tard! Dieu veut, et peut encore vous pardonner! Venez seulement tel que vous êtes, reconnaissez vos fautes, ce ne sera pas difficile car vous sentez déjà votre misère (Jacques 4:9), approchez-vous de Dieu, et Il s'approchera de vous. 

Seigneur, je suis allé voir ce qui se trouvait dans le pays éloigné, et je n'y ai trouvé que le néant, douloureux et assourdissant. Il n'y a rien qui puisse satisfaire l'âme assoiffée; tout n'y est que tromperie et poursuite du vent. Délivre moi des liens de mon moi, accorde-moi le pardon de mes péchés, et donne moi la capacité de m'abandonner entièrement à Toi et de marcher sur le chemin étroit. Aujourd'hui Père, je reviens à la maison. Malgré toute mon ingratitude et mon incrédulité, Tu veux encore mettre des souliers à mes pieds, afin que je marche fidèlement sur le chemin que je dois suivre, dans l'obéissance à Ta sainte volonté. Fais de moi ce qu'il te plaît Seigneur; je sais maintenant que c'est en Toi que se trouve la plénitude de toutes choses, Toi seul peut combler tous mes besoins. Tu as pris mes péchés sur Toi; à la croix, Tu t'es rendu coupable pour pouvoir me proclamer innocent, et par Ta résurrection, Tu me donnes la vie aujourd'hui, la seule qui apporte la paix, la joie et la sécurité en Ta demeure, pour aujourd'hui et pour l'éternité, Amen.   

dimanche 30 avril 2023

Une pauvre machine

Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous (Luc 6:20).


Il y a bien des années, j'ai acheté une voiture d'occasion qui ne m'a apporté que des ennuis. J'ai cru le propriétaire quand il m'a dit qu'elle était en excellent état, et que le bruit de moteur que j'avais entendu n'était qu'un petit claquement de piston sans danger. Le lendemain, j'ai découvert que je m'étais fait rouler. Deux semaines plus tard, le moteur s'est détruit lui-même. J'ai fait installer un nouveau moteur, mais je n'ai pas cessé d'avoir des problèmes avec cette voiture tant que je l'ai eue.

C.S. Lewis a écrit quelque chose qui me rappelle cette vieille voiture. Il a dit que les chrétiens traversent la vie en essuyant bien des coups. Certains sont empoisonnés par une mauvaise éducation, ou collés avec des besoins contre nature, ou tourmentés à chaque instant par un complexe d'infériorité. "Si cela vous décrit, dit Lewis, ne désespérez pas. Vous faites partie des pauvres que Jésus dit être heureux. Il sait combien pauvre est la machine que vous essayez de conduire. Un jour, Il va la jeter sur un tas de ferraille et vous en donner une nouvelle. Alors vous nous étonnerez tous, car vous avez appris à conduire à la dure école". 

Les gens que Jésus décrit comme "pauvres" et "heureux" sont ceux que les circonstances poussent continuellement à dépendre du Seigneur. Voilà une bien bonne nouvelle pour tous ceux parmi nous qui doivent traverser la vie dans une "pauvre machine".  

Auteur inconnu

dimanche 25 septembre 2022

La misère de l'homme et son rétablissement

Je suis l’homme qui a vu la misère (...) (Lamentations 3:1).

L'espérance et la foi vont de pair. Lorsque l'espérance n'est plus, la foi ne peut que donner place au doute et à l'incrédulité. Il semble que le prophète Jérémie témoigne ici du combat de tant de chrétiens, leur cœur balançant entre l'incrédulité et la crainte de Dieu, lorsque ce que l'on pourrait appeler un "trop-plein" d'épreuves et de misère les accables. C'est parfois l'erreur de la personne ainsi accablée de penser, et même croire, qu'elle est seule à comprendre son malheur, un peu comme si elle était la seule personne au monde à connaître ce genre de souffrance de l'âme qui peut parfois être pire que la souffrance physique. 


En lisant le livre de Jérémie, les épreuves qu'il a dû surmonter, le rejet, les moqueries, les persécutions, les privations, et plus encore, nous comprenons aisément qu'à un certain moment il ait regardé les injustes et ait dit : "Pourquoi ne sont-ils pas accablés? Pourquoi? Pourquoi moi, Dieu?  Les versets 2-4: "Il m’a conduit, mené dans les ténèbres, et non dans la lumière. Contre moi, il tourne, et retourne sa main tout le jour. Il a fait dépérir ma chair et ma peau, il a brisé mes os". Pour l'âme accablée, point de lumière. Il semble que même la source de réconfort qu'elle trouvait jadis en Dieu s'est tarie. Où aller, vers qui se tourner, lorsque l'obscurité est si profonde, et que la tentation est si forte d'accuser ton Dieu pour les afflictions qui t'assaillent? Mais il ne parle pas seulement sur lui-même. Les Lamentations sont aussi, voire beaucoup, une complainte sur son peuple au cœur rebelle envers Dieu. 

Versets 5-11 : "Il a bâti autour de moi, il m’a environné de poison et de douleur. Il me fait habiter dans les ténèbres, comme ceux qui sont morts dès longtemps. Il m’a entouré d’un mur, pour que je ne sorte pas; il m’a donné de pesantes chaînes. J’ai beau crier et implorer du secours, il ne laisse pas accès à ma prière. Il a fermé mon chemin avec des pierres de taille, il a détruit mes sentiers. Il a été pour moi un ours en embuscade, un lion dans un lieu caché. Il a détourné mes voies, il m’a déchiré, il m’a jeté dans la désolation". Le prophète dit ici qu'il lui semble que Dieu Lui-même a envoyé ses ennemis l'affliger. "Je suis dans les ténèbres", dira-t-il, lui qui fût pourtant un prophète de lumière, un phare que son peuple refusait de regarder. "Il m'a entouré d'un mur, pour que je ne sorte pas". Il n'y a pas d'issue à ma douleur. Tout semble désespéré, aucun espoir de fuite, puisque "de pensantes chaînes" font offices de boulet aux pieds du prophète. Mais la pire douleur semble être celle-ci: "Je crie, j'implore, mais Dieu ne répond pas à ma prière". Ce qui semble être le silence de Dieu est souvent la pire des douleurs pour les croyants traversant des périodes difficiles, parce que, humainement parlant, le silence signifie souvent l'abandon; la solitude. Aucun espoir de réconfort. Aucune épaule sur laquelle pleurer. Seul dans un monde de désolation, suivant un chemin qui semble sans issue. À chaque courbe du chemin, il semble au prophète qu'un ours l'attend en embuscade, qu'un lion est caché quelque part pour le dévorer. La crainte, l'angoisse qui se mêle au sentiment d'abandon abattent le courage du plus fort des hommes.  

Versets 12-13 : "Il a tendu son arc, et il m’a placé comme un but pour sa flèche. Il a fait entrer dans mes reins les traits de son carquois". À l'état du prophète se mêlait le malheur de son peuple qui avait abandonné Dieu, et qui subissait, et allait encore subit les assauts des armées ennemies. C'est la même douleur ressentie par les vrais croyants au cours des siècles qui ont vu leur génération être plus ou moins pervertie par les idées anti-Christ semées par l'ennemi, souvent même au sein de l'assemblée des croyants. Cette situation perdure jusqu'à nos jours, où il semble que cette génération dans laquelle nous vivons n'en finit plus de trouver de nouvelles façons d'insulter l'esprit de la grâce de Dieu et Sa sainteté.

Versets 14-16 : "Je suis pour tout mon peuple un objet de raillerie, chaque jour l’objet de leurs chansons. Il m’a rassasié d’amertume, il m’a enivré d’absinthe. Il a brisé mes dents avec des cailloux, il m’a couvert de cendre". Ici, il semble que le prophète pousse l'analyse de ce que l'on appellerait aujourd'hui "dépression" un peu plus loin. Il est vrai de dire que le prophète était sujet de raillerie de la part de son propre peuple, mais n'est-il pas vrai que le pécheur se sent aussi épié par ses pairs lorsqu'il sort de sa cachette, penaud de n'avoir pas encore été capable de résister à la tentation? Son péché le tien comme le lion tient sa proie à la gorge, il est incapable de se sortir lui-même du piège dans lequel il s'est plongé, aussi fuit il le regard de ceux par qui il se pense jugé. Il en vient à faire la même chose avec Dieu, comme l'ont fait Adam et Eve en Eden. Je suis comme enivré d'absinthe, dira le prophète. L'homme ivre de son péché peut en perdre la raison, à cause du poids de la culpabilité qui pèse trop lourd sur ses épaules. Ses dents se sont brisées sur des cailloux; en d'autres mots, ce en qui ou en quoi il croyait trouver du réconfort et auquel il s'agrippait s'est révélé impuissant. Incapable de se sortir du bourbier dans lequel il est plongé, le pécheur essayant de se justifier et de se sauver lui-même est comme un fou qui voudrait laver des vêtements blancs dans de la suie; ses efforts sont vains, et son découragement atteint un autre niveau vers le bas. 

Ainsi, il poursuivra aux versets 17:20 : "Tu m’as enlevé la paix; je ne connais plus le bonheur. Et j’ai dit: Ma force est perdue, je n’ai plus d’espérance en l’Éternel! Quand je pense à ma détresse et à ma misère, à l’absinthe et au poison; quand mon âme s’en souvient, elle est abattue au dedans de moi". La paix. L'homme tourmenté par le découragement ou par son péché ne la connaît plus. Qu'est-ce que le bonheur? Jadis, lorsque Dieu semblait être à ses côté, il était heureux. Mais au sein de son affliction (dans laquelle il s'est peut-être plongé lui-même), il ne sait plus ce que c'est. Alors, sur son lit il pense à sa détresse et à sa misère, et son âme est abattue au dedans de lui. La délivrance? Elle semble si éloignée qu'il ne l'atteindra jamais. Au plus bas de son découragement, il désespère même que l'Éternel se souvienne de lui. 

Versets 21-24 : "Voici ce que je veux repasser en mon cœur, ce qui me donnera de l’espérance. Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme; elles se renouvellent chaque matin. Oh! Que ta fidélité est grande! L’Éternel est mon partage, dit mon âme; c’est pourquoi je veux espérer en lui". Mais Dieu! Avec Dieu, il y a toujours de l'espérance! Ses bontés sont sans limites, Son amour, insondable. Et c'est ce qui redonne le courage au malheureux, lorsqu'il a fini d'épancher son cœur devant son Créateur. Il se rappelle la bonté de Celui qui l'a créé, Ses œuvres et l'amour qui Lui a fait souffrir l'ignominie de la croix. Il repasse en son cœur, c'est-à-dire qu'il médite les paroles et les promesses de l'Éternel, et elles lui donnent de l'espérance. L'image du père du fils prodigue lui revient à l'esprit; comment il attend chaque jour que son fils revienne à la maison pour l'accueillir avec amour et tendresse. Non, les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, et ses compassions ne sont pas à leur terme, car, elles se renouvellent chaque matin. La respiration dont nous ne sommes pas le maitre est là pour le prouver. Aussi mauvais puissions-nous êtres, nous sommes encore de ce monde, ce qui signifie qu'il y a encore de l'espoir pour un pauvre mendiant spirituel, pour un pauvre pécheur en quête de rédemption. Car même si nous sommes infidèles, Dieu demeure fidèle, parce qu'Il ne se renie pas Lui-même, Il en est incapable (2 Timothée 2:13). Jésus dira en Matthieu 7:7 : "Demandez, et l'on vous donnera. Cherchez, et vous trouverez. Frappez, et l'on vous ouvrira". 

Versets 25-26 : "L’Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche. Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel". Loin de t'avoir abandonné comme tu le croyais, tu réalises maintenant que Dieu te traitait avec miséricorde, car Il ne t'a pas traité selon le salaire que méritaient tes péchés. Il a veillé sur toi, Il te protégeait, mais plus Il voulait Te rapprocher de Lui, plus tu t'éloignais de sous ses ailes protectrices. Jésus fera cette même complainte à propos de la Jérusalem pécheresse: "Jérusalem (...), combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu" (Matthieu 23:37). Plus tu t'éloignais toi-même de Lui, plus tu ressentais la solitude et le désarroi envahir ton âme troublée. Mais Il n'a pas voulu se souvenir de tes fautes et de tes transgressions, et dans Sa miséricorde et dans Sa bonté, Dieu a eu pitié de toi.

Versets 31-33 : "Car le Seigneur ne rejette pas à toujours. Mais, lorsqu’il afflige, Il a compassion selon sa grande miséricorde; car ce n’est pas volontiers qu’il humilie et qu’il afflige les enfants des hommes". Oui, Il permet que certaines épreuves nous assaillent, parce qu'elles nous font tourner vers Lui dans la repentance et forgent en nous la patience d'attendre Son secours (2 Corinthiens 1:6; Jacques 1:3), et nous incitent à mettre notre confiance en Dieu seul (2 Corinthiens 1:9). Nous peinons à comprendre que nous puissions sortir vainqueurs de l'épreuve, mais en réalité ce n'est pas nous, mais le fondeur qui dirige toute l'opération et qui a déjà vaincu tous nos impossibles. N'éprouve-t-il pas l'or par le feu pour en retirer les scories (1 Pierre 1:6-7)? N'est-Il pas le potier dans les mains desquels nous sommes moulés selon Son désir et Sa volonté (Romains 9:20-21)? Alors que nous traversons ce qu'il nous semble être "la vallée de l'ombre de la mort", accrochons-nous à cette espérance bénie que notre patrie n'est pas d'ici. Le Seigneur est notre partage, et c'est pourquoi notre espérance repose sur Lui. Puissions-nous méditer ces promesses, sachant que Dieu n'est pas Celui qui se reniera. Il renouvellera notre courage avant que nous ne sombrions totalement dans le désespoir. Il a promis que les tentations (ou les épreuves) ne sauraient être au-dessus de la grâce qu'Il nous donne afin de les supporter (1 Corinthiens 10:13).

Que votre épreuve soit indépendante de votre responsabilité ou non, ne désespérez pas! Dieu est là, plus près que vous ne pouvez l'imaginer. Sa Parole est vraie. Il n'a jamais promis une vie facile, exempte de toute embûche. Cela n'existe que dans les faux évangiles de prospérité et d'estime de soi. Jésus ne dira-t-il pas en Jean 16: 33: "Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde". La victoire est nôtre, en Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. L'Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche. Ô tous les cœurs brisés qui lisez ce message; puissiez-vous vous accrocher un jour à la fois à Jésus, et la paix vous sera plus que certainement accordé dans la grâce toute-puissante de Dieu. Méditez Sa parole le jour, et la nuit s'il le faut (Psaumes 119:57), repassez cette même Parole dans votre cœur, soyez-en remplis jusqu'à ras bord. Lorsque vous pleurez sur les pages de ce Livre, Dieu vous entend, car vous le cherchez. Il entend et Il voit le cœur brisé et contrit (Psaume 34:18; Psaumes 51:17). 

Du milieu de ses tribulations, l'apôtre Paul exhortera les Éphésiens par ces mots : "Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur; rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ (Éphésiens 5:19-20).

Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre. Il ne permettra point que ton pied chancelle; celui qui te garde ne sommeillera point. Voici, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël. L’Éternel est celui qui te garde, l’Éternel est ton ombre à ta main droite. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit. L’Éternel te gardera de tout mal, il gardera ton âme; l’Éternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais (Psaumes 121).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 22 mai 2022

Le bruit de pas dans la cime des mûriers, par Charles H. Spurgeon

Quand tu entendras un bruit de pas dans les cimes des mûriers, alors hâte-toi (2 Samuel 5:24).


Les membres de l’église de Christ devraient être sur la brèche dans la prière, recherchant toujours à ce que l’onction de l’Esprit repose sur leurs cœurs, afin que le royaume de Christ puisse venir, et que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel; mais il y a des temps, quand Dieu semble spécialement être en faveur de Sion, de telles saisons devraient être comme "le bruit des pas dans les cimes des mûriers". Nous devrions redoubler d’ardeur pour prier, être particulièrement fervents, assiégeant davantage le trône de la grâce plus que nous avons coutume de faire. L’action devrait être prompte et vigoureuse. La marée monte maintenant, puissions-nous tirer à pleines mains le filet vers le rivage, pour une effusion de la pentecôte et pour le travail qui doit s’en suivre. 

Chrétien, il y a en toi-même, des temps "quand tu entends le bruit des pas dans la cime des mûriers". Tu as alors une puissance particulière dans la prière; l’Esprit de Dieu te donne de la joie et du bonheur; l’Écriture est ouverte pour toi; les promesses te sont assurées; tu marches à la lumière de la face de Dieu; tu as une liberté glorieuse dans la piété et une plus grande intimité dans la communion avec Christ que celle que tu as habituellement. 

Maintenant, traversant de telles joyeuses périodes quand tu entends le bruit des pas dans la cime des mûriers, c’est le temps pour toi d’agir. Maintenant c’est le temps de te débarrasser de toute mauvaise habitude, tandis que l’Esprit t’aide dans tes infirmités. Déferle ta voile, mais souviens-toi de ce que tu chantes quelquefois: "Je puis seulement déployer la voile"; Toi! Toi seul fais souffler le vent favorable".
 
Seulement sois sûr que ta voile est hissée. Ne manque pas l'augmentation de la force du vent faute de préparation. Cherche le secours de Dieu afin que tu puisses être plus ardent dans le devoir quand tu seras fortifié dans la foi; afin que tu sois plus fidèle dans la prière quand tu auras plus de liberté à venir au trône; afin que tu sois plus saint dans ta conversation tandis que tu vis plus près de Christ.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 5 juin 2021

Ne nous lassons pas de faire le bien!

La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde (Jacques 1:27).


Ne nous lassons pas de faire le bien. Les gens affligés sont tout autour de nous. Les épreuves de la vie frappent souvent très fort, et il nous faut persévérer dans la prière pour ceux qui souffrent. Il faut être prêt à obéir si Dieu nous le demande, et aider ceux qui sont dénués de tout (1 Timothée 1:5). Ces actions sont normales pour tout chrétien. Elles ne sauvent pas, mais si nous vivons pieusement, nous ferons ces choses naturellement, car elles accompagnent la foi de tout vrai croyant. Elles sont, en même temps, un signe pour les incroyants. Le grand prédicateur D. L. Moody a déjà dit: "Sur cent hommes (incroyants), un va lire la Bible, mais les quatre-vingt-dix-neuf autres liront les chrétiens". 

Il est d'autant plus important de ne pas prendre part aux œuvres des ténèbres, mais de mener une vie pure, exempte de toute souillure. C'est à dire que les chrétiens ne peuvent plus participer aux œuvres et aux péchés du monde, car ils en ont été sortis, par la grâce de Dieu, et ils sont mis à part pour être au service du Seigneur (Galates 1:15). Cette pureté se manifeste en ce que nous faisons toutes choses comme si nous étions en présence même de Dieu, comme si nous faisions tout pour Lui. 

Régénérés par la grâce de Dieu, remplis de Son amour, persévérons dans l'obéissance, mettant en pratique cet enseignement de Jésus: "Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres " (Jean 13:34-35).

Que Dieu notre Père remplisse votre cœur de toute la vérité, de Son amour et de Son Saint-Esprit. Que la lumière qui vient de la splendeur du Dieu vivant éclaire chacun de vos pas. Que le Dieu d'amour vous accorde Sa grâce, Sa joie et Sa paix par Jésus-Christ notre rédempteur et sauveur qui nous accorde le Saint-Esprit. Que votre voie soit toujours illuminé par l'Esprit-Saint. Le sentier que nous devons suivre, c'est lui le chemin du bonheur, et il conduit à la source de vie; c'est l'eau pure qui coule du trône de notre Dieu. Buvons à grande gorgée de cette eau qui exalte le nom de notre Père et de Jésus-Christ, sous la mouvance du Saint-Esprit. Que le Dieu d'amour vous protège, qu'Il vous bénisse en vous donnant bonheur, joie et paix en toutes circonstances. Que Sa protection repose sur vous tous et vous accompagne jusqu'à la fin. 

Soyons reconnaissants; remercions notre Dieu de tout cœur, et Il nous affermira sur la voie que nous devons suivre, afin que Son nom soit glorifié par le plus grand nombre. Amen.   

dimanche 29 novembre 2020

La foi et la souffrance du croyant

Quelqu'un a demandé: J'ai souvent entendu parler que le fruit de la foi nous empêche d'être atteint de toute maladie. De plus, la foi permettrait de mener une vie paisible en Christ. Mais se pourrait-il que la foi produise d'autres fruits que des fruits temporels? 


Bien sûr! Celui qui s'attend à Dieu que pour les bénédictions terrestres est le plus malheureux des hommes! Mais surtout, il est important de comprendre que Dieu ne nous a jamais promis qu'avec la foi, nous serions épargnés des épreuves de toutes sortes. Au contraire. Allons relire Hébreux 11; la foi pousse à l'obéissance à Dieu, en toute circonstances.

La foi produit la patience d'attendre que la volonté de Dieu se manifeste. Elle permet de tout supporter. Comme dit précédemment, il n'est dit nulle part dans la Bible que d'avoir le don de la foi nous permettra de vivre une vie exempte d'embûches, mais elle garde notre espérance vivante, malgré les épreuves qui viendront sûrement contre nous. La foi nous aide à maîtriser nos pensées et nos actions, car elle dépend de Dieu, et celui qui en est rempli garde donc ses yeux fixés sur Jésus. Raison pour laquelle il peut sembler que la plupart des serviteurs et servantes de Dieu souffrent plus que ceux qui sont sur le chemin de l'enfer (Psaumes 73). La maladie ne vient pas de Dieu, mais de l'ennemi. Nous lisons cela dans le livre de Job: Dieu permet à l'ennemi de nous tenter d'une manière ou d'une autre, car Il utilise cela pour nous perfectionner spirituellement (1 Pierre 5:10), afin que nous soyons entièrement libres de laisser Sa volonté s'accomplir en nous. C'est un combat difficile à livrer, car nous ne sommes pas poussés à louer et glorifier Dieu lorsque nous sommes dans la souffrance ou dans la privation. Nous savons que rien n'est inconnu de Dieu, et nous voudrions qu'Il intervienne au moment où nous le désirons, car nous savons qu'Il a le pouvoir de le faire. C'est dans ces moments-là que la foi est la plus active. Elle est invisible, mais si on la laisse agir en nous attachant à Jésus malgré nos situations difficiles, elle produit la patience d'attendre l'heure où la gloire de Dieu se manifestera. 

Nous sommes poussière, destinés à retourner à la poussière. Mais notre société a fait du "moi" un culte, et les chrétiens ne sont pas épargnés par cela. Nous voulons tellement être confortables qu'il peut nous sembler incompréhensible de lire l'apôtre Paul dire en Philippiens 1 :21 que la mort lui était "un gain", et aux versets 23 et 24:  "Je suis pressé des deux côtés: j’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur, mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair".  Cet homme a connu la persécution et subit les pires atrocités; il désirait s'en aller avec le Seigneur. Il avait compris depuis longtemps que, ce qui avait le plus d'importance ici-bas n'était pas le corps mortel, mais l'esprit que Dieu a placé en nous. Il a certainement connu ces épisodes où il se posait la question: pourquoi moi? Pourquoi cette souffrance? À qui cela sert-il? À quoi cela sert-il puisque les souffrances ne peuvent pas sauver? Pourquoi les traces du Seigneur semblent-elles si difficiles à suivre? 

Il est vrai que nous ne pouvons pas dire que nous n'avons pas été avertis. Les auteurs des écrits bibliques ne nous ont jamais caché, de la part du Saint-Esprit, que la marche chrétienne n'est pas une "marche dans le pré". Il y a des hauts et des bas; des moments qui peuvent sembler plus faciles et d'autres où nous sommes au bord du découragement. C'est pourquoi il ne faut pas chercher à trouver des réponses en nous-mêmes à tous ces questionnements. Nous oublions, volontairement ou non, que c'est un bien pour notre esprit que la volonté de notre nature humaine soit brimée. L'apôtre Pierre nous dira même de nous réjouir d'avoir part aux souffrances du Christ (1 Pierre 4:12-14). 

La foi produit la patience, la patience produit la soumission et la soumission nous conduit à la dépendance envers Dieu. Et par cette dépendance avec notre Père céleste, lorsque nous gardons Sa parole envers et contre tout, nous glorifions Son nom bien plus que par les discours et chants que nous aurions pu lui adresser tout au long de notre vie. Évidemment, nous n'aspirons pas à la souffrance et aux tribulations pour "glorifier Dieu, ça serait de la folie. Mais c'est la gloire de Dieu que de délivrer Ses enfants des griffes du diable. Cela n'est rien de nouveau que l'ennemi de notre salut accuse les chrétiens et cherche de toutes les manières de les faire tomber. C'est à cause de lui que nous sommes entrainés dans les combats spirituels les plus féroces et que tant de difficultés se trouvent sur notre route. Ces combats spirituels sont très bien décrits sous forme d'allégorie dans "Le voyage du pèlerin", de John Bunyan. 

Alors, comment le croyant peut-il persévérer dans le droit chemin malgré les épreuves? 
Surtout, ne fixons pas nos regards sur les pécheurs, qui semblent vivre dans le péché et heureux jusqu'à leur mort. L'apôtre Paul nous exhorte à être toujours joyeux, à prier sans cesse et à rendre grâce en toutes choses (1 Thessaloniciens 5:16-18). En Psaumes 73, Asaph admet franchement qu'il était sur le point de glisser lorsqu'il portait envie aux insensés; en voyant le bonheur des méchants. Mais lorsqu'il pénétra dans les sanctuaires de Dieu (Psaumes 73:17), c'est à dire lorsqu'il se mit à prier, Dieu lui ouvrit les yeux, et il comprit que ce "bonheur" des méchants n'était que poudre aux yeux. Il dira au verset 22 qu'il était "stupide et sans intelligence", et cependant, il était toujours avec Dieu, parce que Dieu l'avait guidé par son conseil. Et au verset 26 il dira: "Ma chair et mon cœur peuvent se consumer: Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et mon partage". Gloire à Dieu! Ce corps peut bien se consumer, mais il n'est pas et ne sera jamais éternel. La foi nous aide à persévérer malgré les afflictions, car nous savons que ce qui est corruptible ne peut pas avoir part au royaume de Dieu. C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour (2 Corinthiens 4:16). La foi aide à se rappeler qu'un jour viendra où ce corps corruptible sera recouvert d'un corps céleste où rien ne viendra plus jamais entraver la joie et le bonheur (Apocalypse 21:4). 

N'oublions jamais que les pires calamités extérieures ne peuvent pas nous faire tomber si nous ne cédons pas à la corruption du cœur et des pensées qui viennent de l'intérieur. Il est là le combat, et l'ennemi n'a aucun pouvoir lorsque, par la foi, nous demeurons dans la présence de Dieu. Raison pour laquelle le diable ne veut pas nous voir prier, car c'est dans la communion avec notre Père céleste par Jésus-Christ notre Sauveur que nous trouvons la force de lui résister jusqu'au bout. Que la bonté de Dieu nous rende capable d'accepter ce que nous ne pouvons pas comprendre. Selon Sa promesse, Il nous apportera l'aide nécessaire afin de résister aux tentations, et d'être déclarés vainqueurs avec notre Seigneur Jésus-Christ.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 1 décembre 2019

Heureux l'homme qui craint l'Éternel

"Heureux l'homme qui craint l'Éternel" (Psaumes 112:1).

Le Psaumes 112 déclare que l'homme pieux aura une postérité puissante (verset 2), qu'il jouira du bien-être (verset 3), et qu'il expérimentera la présence de Dieu de façon spéciale dans les épreuves (verset 4). Qu'en est-il, cependant, des gens pieux qui ne semblent pas jouir de ces promesses?

Un jour, un homme est resté handicapé après avoir été victime d'un grave accident dans une mine. De son lit, il regardait par la fenêtre et voyait ses amis conduire leurs voitures avec leurs petites amies. Au fil des ans, il les a vu avec leur femme et leurs enfants. Lui n'a jamais eu de postérité, ni richesses, ni gloire. D'un point de vue terrestre, le Psaumes 112 ne collait pas à sa situation. Sur le plan spirituel, cependant, il collait parfaitement. Quand il était découragé, il pensait à Jésus mort sur la croix pour ses péchés. Cela lui assurait que Dieu l'aimait. Et, quand il pensait à la résurrection de Christ, il se réjouissait en pensant qu'il irait au Ciel. Il avait une grande "famille" tant sur Terre qu'au Ciel. Il possédait les richesses éternelles et expérimentait la présence de Dieu de façons spéciales dans sa vie. Et quand il est mort, il a laissé un héritage durable à tous ceux qui l'avaient connu.

Les promesses de Dieu s'accompliront, soit maintenant soit dans l'éternité. Ceux qui craignent l'Éternel sont vraiment heureux, car Dieu occupe la première place dans leur vie; ils expérimentent ainsi le bonheur durable et éternel.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.   

samedi 25 mars 2017

Ô Dieu, merci pour Ta parole!

Esaïe 48 versets 17-18 : "Ainsi parle l’Éternel, ton rédempteur, le Saint d’Israël: Moi, l’Éternel, ton Dieu, je t’instruis pour ton bien, je te conduis dans la voie que tu dois suivre. Oh! si tu étais attentif à mes commandements! Ton bien-être serait comme un fleuve, et ton bonheur comme les flots de la mer."


Seigneur Dieu, je te remercie pour les balises que Tu places sur mon sentier, car Tu veux mon bien. Oui, c'est mon bonheur que Tu désires, et tes commandements sont là pour que je vive dans la joie. Je garde, et je garderai Ta parole, je la méditerai tous les jours de ma vie, car mon bien-être en dépend! Ce sont là tes propres paroles, et elles sont dignes de confiance. Merci Seigneur Dieu pour tes commandements qui sont justes et droits. Ils sont là pour le bien de l'humanité, et si tous les mettaient en pratique, il y aurait la paix sur la Terre. Donne-moi s'il te plait la force de leur obéir et de les mettre en pratique! Tu nous as tant aimés; c'est Toi Seigneur qui a tout fait afin qu'il y ait une réconciliation possible avec la race humaine. Même si nous sommes rebelles, et que Tu as tout pouvoir, Tu es lent à la colère et riche en miséricorde. Merci parce que c'est Toi qui me donne la paix et elle ne se trouve nulle part qu'en l'obéissance et en la soumission à Ta volonté. Comme Christ s'y est soumis volontairement, Père Éternel, je n'ai d'autre choix que de m'y soumettre également; fais de moi ce qu'il Te plaît. Renouvelle entièrement mon intelligence, ainsi que mes pensées et mes désirs, afin que ma vie Te soit comme une offrande d'une odeur agréable et que ma foi grandisse de jour en jour. Comme mon désir est grand en ce jour de Te servir et de Te glorifier en tout ce que je dis et en tout ce que je fais. Ô Dieu, s'il te plaît, instruit moi dans tes voies, augmente ma foi, afin que Ta lumière brille à travers moi et qu'en toute occasion, je sois ce simple petit doigt qui pointe vers Toi, vers le trône de gloire où Tu règnes au siècle des siècles. En Jésus mon Seigneur et Sauveur, j'ai placé toute mon espérance, et je sais que je ne serai pas déçu, car toute prière et supplication faite en son Nom est entendu du Père. Père Éternel, conduis-moi dans la voie que je dois suivre, afin que Ta volonté soit réellement faite ici-bas comme elle est faite dans les cieux, là où Ta gloire resplendit de tous ses feux. 

Merci mon Dieu, merci Jésus pour ce don de la vie éternelle, merci précieux Saint-Esprit, Amen. 

samedi 31 décembre 2016

Prenez courage! par Martin Luther

Nous aimerions que tout marche toujours pour le mieux dans notre vie. À la limite, nous voudrions prendre la place de Dieu et dominer les choses afin qu'elles se placent selon notre volonté. Qu'il n'en soit pas ainsi! Martin Luther nous explique ici, dans des extraits de lettres échangés avec ses collaborateur Philippe Melanchton et Georg Spalatin, de ne pas mépriser les promesses de Dieu et de nous attendre exclusivement à Lui, avec une foi ferme. 

À Philippe: "Je vous conjure donc de ne point mépriser les promesses et les consolations de Dieu, quand Il nous dit: Décharge-toi de ton fardeau sur l'Éternel (Psaumes 55:23). Attends-toi à l'Éternel, et demeure ferme (Psaumes 27:14). Prenez courage, j'ai vaincu le monde (Jean 16:33). Nous ne doutons pas que Christ n'ait triomphé du monde. Pourquoi donc craignons-nous le monde vaincu, comme s'il était vainqueur? "Prenez courage, j'ai vaincu le monde." Quelle précieuse parole! On irait la chercher à genoux jusqu'à Rome, jusqu'à Jérusalem. Et parce que Dieu nous a multiplié ses promesses, en sorte qu'elles nous sont devenues familières, nous ne les estimons pas! Certes ceci n'est pas bien. Finalement, je prie pour vous, j'ai prié et je prierai. Aussi ne douté-je point d'être exaucé; car je sens l'amen dans mon cœur. Ce que nous désirons arrivera; sinon, nous aurons mieux encore. Car nous attendons un royaume à venir, qui nous dédommagera de toutes les misères de ce monde." 

Et il écrira à Spalatin: "Tout ce qu'il nous faut, c'est la foi, pour que la cause de la foi soit soutenue par la foi. C'est le Seigneur qui a commencé cette oeuvre sans nous demander notre avis, et il l'a protégée jusqu'à ce jour sans recourir à nos conseils. Il peut aussi, pourvu que nous croyions, faire infiniment plus que tout ce que nous demandons et que nous pensons. Mais Philippe voudrait que Dieu se réglât sur ses propres voies, afin de pouvoir s'écrier ensuite: Le voilà; c'est ainsi que les choses devaient marcher; je n'aurais pas fait mieux! Non, dis-je, pas de MOI Philippe! Le MOI qui gouverne les événements, s'appelle: Je serai celui qui je serai. Voilà son nom: Celui qui je serai. On ne voit pas qui il est; mais ce sera Lui, c'est là ce que nous verrons. Soyez forts dans le Seigneur, et exhortez en mon nom Philippe, qu'il ne se fasse pas Dieu, mais qu'il combatte le désir d'être Dieu, qui nous est inné, et qui nous a été implanté par le diable dans le paradis. Car ce désir ne nous porte pas bonheur. C'est lui qui a exilé nos premiers parents du jardin d'Éden. C'est lui qui nous en bannit à notre tour, et qui nous ôte la paix. Pour le dire en un mot, nous sommes faits pour être hommes et non point Dieu. Tous nos efforts n'y changeront rien, et ne nous voudront qu'amertume et tourments."

À Philippe: "Est-il faux que Dieu ait donné son Fils pour nous? Alors que satan, ou quelqu'un de ses créatures, se fasse homme à ma place! Mais si c'est la vérité, que signifient nos craintes, nos alarmes, nos peines, nos afflictions, comme si le Dieu qui nous a donné son Fils n'avait point la volonté de nous assister en de si petites choses, ou comme si le diable était plus fort que Lui?" 

Par Martin Luther

samedi 26 novembre 2016

Pourquoi il vaut la peine d'être chrétien, par Norbert Lieth, 10e partie

Jésus: unique, incomparable, merveilleux dans Sa récompense céleste pour les enfants de Dieu. 1re partie

Les enfants de Dieu seront revêtus d'un corps semblable à Son corps de gloire. 
Chacun de nous vit aujourd'hui dans un corps d'infirmité, mortel, soumis à la maladie, promis à la vieillesse et finalement à la mort. Le corps humain est limité et il nous tient à l'étroit; il est marqué par le péché. Mais au jour de l'enlèvement (ou à la résurrection des morts, si nous mourons avant l'enlèvement), Dieu donnera à chacun de Ses enfants un corps de gloire: "Quant à nous, nous sommes citoyens des cieux, et nous attendons ardemment que vienne des cieux notre Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ. Il transformera notre misérable corps terrestre et le rendra semblable à son corps glorieux, en utilisant la puissance qui lui permet de soumettre toutes choses à son autorité" (Philippiens 3:20-21, français courant). Quel précieux privilège et quel honneur: nous sommes appelés à "posséder la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ" (2 Thessaloniciens 2:14)! Ce corps sera semblable à Son corps glorifié. Cela ne signifie pas que nous serons comme Jésus dans Sa divinité, mais nous Lui ressemblerons quand même. Nous aurons certainement des physionomies différentes, et nous serons reconnaissables comme individus. Ce nouveau corps ne sera plus soumis au dépérissement; il sera parfaitement adapté aux conditions du ciel. 

Les enfants  de Dieu seront les héritiers de Dieu.
Il est écrit en Éphésiens 1:18 que nous serons effectivement les héritiers de Dieu: "...qu'il illumine les yeux de votre cœur, afin que vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la glorieuse richesse de son héritage au milieu des saints." Ceux qui croient en Christ seront manifestés dans les cieux devant tous les anges comme fils et filles du Père céleste. Comme enfants de Dieu, ils auront part, en tant qu'héritiers, à toute la richesse de la gloire de Dieu. Cela dépasse notre pouvoir d'imagination, il ne peut y avoir quelque chose de plus grand!

Vous lisez cet exposé, si vous avez accepté Jésus dans votre cœur et si vous Le suivez, sachez que vous aurez part à tout ce que Dieu est et à tout ce qui Lui appartient, c'Est-à-dire à ce qui existe de glorieux dans les cieux! Être héritier de Dieu signifie ne plus manquer de quoi que ce soit; en effet, là-haut, tout sera offert en plénitude et en inconcevable beauté. Les chapitres 21 et 22 de l'Apocalypse nous donnent une description du ciel: la muraille de la Jérusalem céleste était construite de jaspe. La ville et sa rue étaient d'or pur, "semblables à du verre pur". Il nous est impossible de nous représenter leur éclat. Les fondements de la muraille de la cité étaient ornés des pierres les plus précieuses, et les douze portes d'entrée de la ville étaient douze perles aussi grandes qu'une porte de ville. Un fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal, sortait du trône de Dieu et de l'Agneau. Quelqu'un a dit un jour au sujet de la gloire du ciel: "Nous ne paierons rien, mais nous aurons tout, non pas une minute ou une heure, mais toute l'éternité." Et cela parce que Jésus a payé le prix fort pour notre rédemption! Il nous a acquis par Son sang l'entrée dans le royaume des cieux (Hébreux 10:19-20). 

Les enfants de Dieu habiteront la où Dieu et Jésus-Christ sont à la maison.
Le Seigneur Jésus nous a fait cette promesse: "Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurait dit. Je vais vous préparer une place. Et lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi" (Jean 14:2-3). 
Un jour, nous habiterons donc là où Dieu a Sa demeure. La puissance d'imagination humaine ne peut suffire pour se représenter la gloire de la maison du Père. Cependant, voici ce que nous pouvons savoir: l'architecte de cette demeure éternelle est Dieu Lui-même. Selon Hébreux 11:10, Il en est "l'architecte et le constructeur". Cette maison est donc incomparablement belle; elle n'est pas sortie de mains d'hommes, mais bien de la toute-puissance divine (2 Corinthiens 5:1). 
Cette demeure céleste n'a nul besoin d'un éclairage naturel ou artificiel; elle ne dépend ni du soleil ni de la lune; en effet, c'est la gloire de Dieu qui l'éclaire, et l'Agneau est son flambeau (Apocalypse 21:23). 
Là-haut, il y aura suffisamment de place pour tous les croyants en Jésus-Christ de tous les temps et de toutes les nations. Il faudra éternité sur éternité pour découvrir les trésors du ciel. 
Les enfants de Dieu célébreront une fête sans fin dans une communion parfaite avec Dieu le Père et le Seigneur Jésus-Christ. Au sujet de cette admirable fête, nous lisons en Apocalypse 21:3: "J'entendis une voix forte qui venait du trône et disait: Maintenant la demeure de Dieu est parmi les hommes! Il demeurera avec eux, et ils seront son peuple; Dieu lui-même sera avec eux et il sera leur Dieu" (français courant). Parce que Dieu se tiendra parmi les hommes, le ciel sera le lieu d'une joie indicible et d'un bonheur parfait. Il n'y aura là pas une seule marque négative de ce monde (Apocalypse 21:27). 
Le ciel peut être comparé à une célébration de noces: une image de la plus sublime des réjouissances! Il est écrit en Jean 16:20.22.24 que toutes tristesse se changera en une joie qui ne disparaîtra jamais et qui sera totale et parfaite. L'apôtre Pierre a écrit: "Vous l'aimez sans l'avoir vu, vous croyez en lui sans le voir encore, vous réjouissant d'une joie merveilleuse et glorieuse" (1 Pierre 1:8). Sous cet éclairage, nous comprenons mieux encore cette parole de Jésus: "Réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux" (Luc 10:20). 
Là-haut, il y aura également des choses qui réjouiront les organes des sens. C'est, du moins, ainsi que j'interprète 1 Corinthiens 2:9: "Mais, comme il est écrit (en Esaïe 64:3), ce sont des choses que l’œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment." Le ciel offrira une surabondance de vie. Pas question d'une quelconque pénurie! Aucune nécessité d'ajouter ou d'améliorer quoi que ce soit! L'ennui ne sera pas dans ce lieu de perfection et de vie parfaitement comblée!

Par Norbert Lieth, publié aux Éditions Appel de Minuit.