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dimanche 26 janvier 2025

Pourquoi m'appelez-vous Seigneur?

 

Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis? (Luc 6:46)

Les chrétiens de nom qui croient que les chrétiens d'aujourd'hui n'ont plus de commandements a obéir ont beaucoup de difficulté à expliquer ce verset. En effet, ces personnes voient les chrétiens fidèles, qui obéissent à Dieu et qui mettent en pratique Sa parole, et elles disent: "Voici des légalistes qui croient être sauvés parce qu'ils obéissent à Dieu". Alors qu'en fait, ces chrétiens fidèles ne vivent que la vie normale du chrétien fidèle: Dieu, ayant transformé leur intelligence, a mit en eux "un cœur nouveau" (Ézéchiel 36:26), de sorte qu'ils aiment naturellement ce que Dieu aime, et qu'ils détestent ce qu'Il haït. Ainsi, ils obéissent à Sa parole, non pas en pensant qu'ils seront sauvés par leur obéissance, mais parce que Dieu leur permet de le faire, chose qui leur était impossible lorsqu'ils étaient encore dans la chair; dans la mort. 

Pour leur part, les "chrétiens" charnels ne peuvent pas obéir à Dieu, ils ne le veulent même pas! Et, nous l'avons vu précédemment, ils se sentent "menacés" par les chrétiens fidèles et obéissants, parce que la dernière chose qu'ils désirent, c'est bien que la vie chrétienne implique l'obéissance. Prétendre avoir la foi en Christ est une chose, mais ne leur demandez pas d'en montrer des fruits! 

Ce que Jésus voulait dire était pourtant très simple: c'est facile de faire profession de croire, mais c'en est une autre de croire vraiment en Lui, avec tout ce qui vient ensuite. Cela peut inclure le rejet, la persécution, le mépris, la souffrance, même la mort (Jean 15:20)! Mais nous cherchons à être confortables, et nous voulons que notre vie spirituelle soit aussi confortable que possible, avec un Dieu qui nous aime tellement qu'Il nous laisse faire tout ce que nous voulons toute notre vie avec le paradis à la fin de nos jours! 

Mais Jésus ne dira-t-il pas en Jean 14:23 que ceux qui l'aiment gardent Sa parole? Non seulement cela, mais Il dira également au verset 15 de ce même chapitre: "Si vous m'aimez, gardez mes commandements".

D'abord, Il ne nous demandera jamais quelque chose d'impossible. Oh bien sûr, cela est impossible à l'homme charnel, mais c'est tout à fait possible au véritable enfant de Dieu, car, comme l'apôtre Paul dira : "Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi" (Galates 2:20). C'est là toute la clé; nous ne pouvons pas obéir tant que "nous vivons", mais lorsque nous mourrons en Christ, crucifiés avec Lui, comme dira Paul un peu plus tôt dans ce verset 20, et que Christ vit en nous, alors nous pouvons "faire ce que dis Jésus"; nous pouvons garder Ses commandements et les mettre en pratique. 

Revenons donc à notre verset initial: "Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?" Autrement dit: "Pourquoi prétendez-vous que Je suis votre Seigneur et dites-vous que vous m'aimez si vous n'obéissez pas à ce que je vous ai enseigné?" Pourquoi pose-t-Il cette question? C'est qu'il y en avait qui Le suivaient et qui prétendaient croire en Lui, mais qui aimaient trop leurs péchés et qui n'avaient aucune intention de se soumettre à ce qu'Il enseignait. Et c'est la même chose qui se passe aujourd'hui! 

Lorsque vous voyez un chrétien garder Ses commandements, Lui obéir en les mettant en pratique, c'est là une preuve d'amour envers Jésus et le sacrifice qu'Il a fait à la croix. Toute profession de foi qui n'est pas accompagnée d'obéissance à Dieu est fausse. Le fait que nous gardons Ses commandements et les mettons en pratique est une preuve que nous sommes morts avec Lui, qu'Il habite en nous et que nous l'aimons, parce que cette obéissance est impossible à l'homme charnel, il faut que ça soit par intervention de Dieu. Cet amour pour Lui nous conduit à nous attacher à Sa parole, à nous y conformer et à renier notre "moi" à chaque jour afin qu'Il reste à la première place dans notre vie. 

Parce que c'est ce qui arrive trop souvent dans le monde chrétien; après avoir marché un temps avec le Seigneur, le "moi" revient progressivement s'installer, et bientôt, vous ne voyez plus chez cette personne aucune différence entre l'avant et l'après conversion. C'est ce que Jésus appelle "abandonner son premier amour" (Apocalypse 2:4). Qu'il n'en soit pas ainsi! Cette croix que nous devons porter à la suite du Christ (Matthieu 16:24), nous devons la porter à tous les jours. Bien sûr, cela peut entraîner la moquerie et le rejet, mais qu'importe, nous recherchons l'affection de qui ici? Celle de Dieu ou des perdus? Qui nous jugera au dernier jour? 

Le chrétien fidèle aura obligatoirement abandonné à Dieu ses passions, sa volonté, et même son corps. Paul dira en Galates 5:24 que "ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs". Ce chrétien ne fera donc pas de la recherche de l'accomplissement de ses désirs son objectif numéro un sur terre, mais il sera prêt à renoncer à tout cela par amour pour le Christ, qui a renoncé à bien plus en quittant la gloire du Ciel pour venir sur la terre comme un simple homme, se faisant le serviteur de tous pour pouvoir réconcilier ceux qui croiraient avec le Père. 

Ce ne sont pas tous ceux qui disent "Seigneur, Seigneur" qui sont véritablement chrétiens, mais ceux-là seuls qui font  la volonté de Dieu, qui aiment le Seigneur et qui le prouvent en gardant Sa parole intacte dans leur cœur. "Voici l'alliance que je ferai avec eux, après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit"(Hébreux 10:16).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 12 février 2023

Quelques réflexions sur le mariage chrétien

 

C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint (Marc 10:7-9).


Ce verset à lui seul dément ceux qui affirment que Jésus ne s'est jamais prononcé au sujet du mariage...

Tout d'abord, le mariage n'est pas pour ceux qui n'ont aucune fidélité. Ils feraient mieux de rester célibataires.

Le mariage est un contrat devant Dieu entre un homme et une femme. Un contrat qui dure toute la vie, et qui ne peut se briser que par la mort de l'un ou de l'autre des mariés. Il doit être respecté, et pour y parvenir, je dois me respecter moi-même et respecter mon/ma partenaire. Je dois bien me connaître et me voir tel que Dieu me voit, je dois donc examiner ma conduite honnêtement à la lumière de la parole de Dieu, et être très exigeant envers moi-même. Bien sûr, on ne doit pas se marier sur un coup de tête ni pour la sexualité seulement!

Le mariage, c'est aussi de renoncer à soi-même. C'est un don de soi que l'on fait à l'être aimé(e), et plus tard, aux enfants qui naîtront de notre union. Le mariage (et être parents) est une immense responsabilité. Il faut une solide maitrise de soi, beaucoup de patience (impossible si l'on est trop enflé d'orgueil), de compréhension; c'est un dialogue continuel. Les époux doivent être fidèles l'un à l'autre et se mettre d'accord sur tout. Ils doivent harmoniser leurs pensées et désirs afin d'amener leur volonté propre à la soumission à la volonté de Dieu. 

L'on ne peut pas changer l'autre. Il ne faut jamais laisser l'amertume d'une situation qui nous déplaît venir refroidir l'amour premier que nous avions l'un pour l'autre. Hébreux 12:15 nous dit de veiller à ce "qu'aucune racine d'amertume ne produise du trouble, et que plusieurs n'en soient infectés". Regardons autour de nous le nombre d'enfants innocents qui ont vu leur enfance détruite par des parents qui étaient trop enflés d'orgueil pour se reconnaître tels quels étaient et se mettre en règle avec Dieu. Il est des manières de vivre que nous avions lorsque nous étions célibataires que nous devons abandonner une fois mariés. L'égoïsme n'a pas sa place dans un mariage chrétien, car il doit être l'image de Christ et Son église. Jésus n'a pas vécu égoïstement, demandant à Son église un amour qu'Il n'a pas été capable de donner. Au contraire! Il nous a aimé le premier, donnant Sa vie sans rien demander en retour, sachant même que le plus grand nombre le rejetterait. Les phrases comme : "Pourquoi ne m'aimes-tu pas?", ou "Je t'aimerai si tu fais tout ce qui me plaît" n'ont donc aucune place dans le mariage. 

Il faut être honnêtes l'un envers l'autre. Honnête et non pas méprisant. Nous pouvons dire ce que nous n'aimons pas de l'autre, mais d'une manière respectueuse. Disons-le, réglons le tout, et rions ensemble! N'exigeons rien l'un de l'autre; au contraire, donnons!  Regardons-le/la dans les yeux et disons-lui à quel point nous l'aimons. N'ayons pas peur d'ajouter : "S'il y a quelque chose que je fais qui te déplaît, dis-le-moi, je me corrigerai, avec l'aide de Dieu". Les querelles ne doivent pas exister dans un mariage. N'oublions pas, nous devenons une seule chair! Avons-nous déjà vu une personne se quereller avec elle-même? Ce n'est pas sans raison que la Bible nous dit que nous devons aimer nos épouses/maris comme nous nous aimons nous-mêmes (Éphésiens 5:28-30). Dans le mariage, nous sommes devenus une seule chair! Nous sommes membres d'un même corps, comme nous faisons parties du corps de Christ. Plaçons donc le Seigneur Jésus-Christ au milieu de tout ce que nous faisons! 

Cherchons toujours à faire plaisir à notre conjoint/conjointe. Dieu n'a pas donné de mandat au mari de dominer son épouse; au contraire, il doit l'aimer comme il prend soin de son propre corps, et être un exemple pour elle et les enfants, comme Christ a été un exemple pour nous. C'est une tâche possible à ceux qui sont remplis de l'Esprit de Dieu et se laissent transformer jour après jour afin d'être toujours plus à l'image de Christ. 

Le Seigneur Jésus nous a clairement défendu de nous divorcer. Il est venu réconcilier, pour Dieu, aucun péché, aucune transgression n'était trop grande; Il ne voulait pas que nous soyons séparés de Lui pour l'éternité. Comment, nous simples mortels, pouvons-nous décider que des "différents irréconciliables" seront causes de divorce d'avec notre époux/épouse? Quel orgueil! La promesse du mariage a été faite devant Dieu, et l'homme et la femme sont devenus une seule chair. Un homme peut-il se couper en deux et survivre? Une femme le peut-elle? Ne laissons jamais les influence de ce monde pervers venir diminuer la sainteté du mariage chrétien; que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni (Marc 10:9).   

Nous lisons en 1 Jean 4:20 : "Si quelqu'un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur, car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas?" Ce verset s'applique clairement à tous ceux qui sont unis dans les liens du mariage. Ces liens ne sont pas trop lourds et ne briment pas notre liberté, au contraire, étant au cœur même de la volonté de Dieu, nous expérimentons la liberté de Dieu dans ce qu'Il a préparé pour nous. Les époux trouvent dans le mariage une nouvelle manière d'évangéliser, par leur exemple et leur dévouement l'un envers l'autre. 

Veillons à ce qu'il ne soit pas dit de nous que nous avons été trouvés trop léger dans notre relation avec Dieu que nous avons été incapables de Le représenter ici-bas dans notre mariage. Laissons-Le nous transformer, nous remplir de Son amour, Sa paix et Sa joie, afin que nous soyons débordants de Sa présence et que nous aimions réellement notre époux/épouse comme Christ nous a aimé le premier.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 19 décembre 2020

Son histoire

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu (Jean 1:1).


Selon un plan établi d'avance, le Sauveur du monde devait d'abord venir comme un petit enfant, en toute humilité, dans une étable, ceci parce que les hommes n'avaient pas de place pour Lui. Nous pouvons imaginer le désarroi de Marie lorsque, d'un endroit à l'autre, les portes restaient fermées, ou si elles étaient ouvertes, c'était pour leur dire qu'il n'y avait pas de place pour eux. Les douleurs de l'enfantement atteignant leur paroxysme, Marie et Joseph avisèrent une étable et s'y installèrent. 

Inévitablement, la question qui se pose est celle-ci: serait-ce tellement différent si le Sauveur devait naître aujourd'hui plutôt qu'il y a deux mille ans? Y aurait-il plus de place pour Lui? Lorsque nous voyons l'hypocrisie et la haine qui dirige notre monde, nous pouvons penser que la situation ne serait guère différente. Malheureusement, la situation à l'intérieur même de l'église s'est dégradée à un point tel qu'il est de plus en plus difficile pour le Christ de l'appeler sa fiancée.

Une autre question surgit: y-a-t-il de la place pour le Christ dans ton cœur, présentement? Es tu trop accaparé par les choses du siècle présent pour penser à l'éternité? As-tu déjà tout prévu d'avance pour les prochaines années que tu passeras sur Terre au point que le Seigneur ne peut plus y inscrire Son histoire? C'est justement pour sauver un monde froid, égoïste et vide que Jésus est venu. Ne l'oublions pas. Alors, ne faisons pas comme si nous pouvions nous passer de Lui. 

C'est connu, nous avons tous besoin d'un refuge au temps de la détresse. Mais le Seigneur Jésus est plus que cela. Il n'est pas seulement un refuge lorsque tout va mal ou que les choses ne vont pas comme nous le voudrions. Dans un monde où tout tourne autour du "moi", les gens ont tendance à trop souvent considérer Jésus comme un copain à qui faire appel lorsqu'ils ont besoin d'aide. Toujours serviable, ce Jésus auquel ils croient serait devenu en quelque sorte leur serviteur personnel. Il est vrai qu'il s'est fait le Serviteur de tous, pour le salut du plus grand nombre, mais il serait utopique de croire que cette relation que les gens ont trop souvent avec Jésus va perdurer. En effet, qui d'entre nous apprécierait d'être l'ami à qui l'on pense seulement lorsqu'on a besoin d'un peu d'aide? Ne s'est-il pas lui-même fait serviteur afin de nous montrer le chemin à suivre? Laissons le monde à ses convoitises et à son égoïsme, et marchons sur les traces du Sauveur, qui s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort sur la croix. "C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom" (Philippiens 2:9). 

Le fait qu'il n'y avait pas de place pour Jésus lorsqu'Il est venu au monde n'a plus autant d'importance que celle de savoir si nous serons prêts lorsqu'Il reviendra. "Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi" (Matthieu 24:45-46). 

Quelle est donc cette nourriture que le serviteur fidèle et prudent devait donner aux gens de la maison de son maître? "Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage" (Jean 6:55). C'est bien entendu, le Christ lui-même! Le serviteur fidèle, c'est celui qui ne se contente pas de recevoir constamment du Seigneur, mais qui partage avec les brebis égarées. Dans ce monde ténébreux, nous les chrétiens, nous participons en quelques sorte à la recherche de ces brebis égarées, pour autant que nous n'en soyons pas une nous-mêmes! "Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui" (v. 56). Ce n'est pas seulement quand tout va mal que nous prenons plaisir à regarder à Jésus. Le psalmiste dira en effet: "Je fais mes délices de tes statuts, je n’oublie point ta parole" Psaumes 119:16).

Alors que les attaques de l'ennemi contre les chrétiens et les valeurs chrétiennes sont de plus en plus virulentes dans le monde, et qu'il semble que le monde n'a jamais été aussi prêt à s'agenouiller devant n'importe quel antichrist, la question qui doit être répondue demeure donc: reste-il de la place dans ton cœur pour que le Seigneur puisse y inscrire Son histoire? Qu'as-tu à craindre de te confier entièrement en Jésus, qui est allé jusqu'à mourir pour que tes péchés ne te soient pas imputés? Viens comme tu es! Ne crains pas, car Il n'est pas un Dieu qui rejette, mais qui pardonne et qui sauve!  

Avec Jésus-Christ, l'Éternel Dieu a écrit Son histoire, car, au commencement de toutes choses était la Parole (Jésus), elle était Dieu, car elle était Dieu (Jean 1:1). Cette histoire, c'est le salut de millions de personnes qui ont, et qui auront reconnues n'être que des pécheurs et qui se seront repenties de tous leurs péchés, se laissant transformer dans l'intelligence par la puissance de l'Esprit de Dieu qui agit en eux. Ils n'ont pas eu peur d'échanger leurs désirs et leurs rêves pour ceux de Dieu, sachant que Son histoire était de beaucoup supérieure à tout ce qu'ils auraient pu espérer ou imaginer. 

N'attend pas! Viens, ou reviens à Jésus, avant qu'il ne soit trop tard! Laisse le Seigneur écrire Son histoire en toi en aplanissant tes sentiers et en t'accordant Sa paix et Sa joie, en toutes circonstances.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 26 octobre 2019

Réflexion sur le Je-Me-Moi

"(...) Tandis que vous vous empressez chacun pour sa maison" (Aggée 1:9). 

La culture moderne du Je-Me-Moi s'est lentement mais sûrement installée dans la vie de milliers de chrétiens, faisant en sorte que beaucoup veulent bien "croire", mais en un Dieu qui comblera tous leurs désirs, et qui a intérêt à ne rien leur refuser. De nombreuses églises modifient leurs messages afin de pouvoir "adapter", comme si cela était possible, le message de l'Évangile à cette culture envahissante. Le malheur est que les chrétiens qui reçoivent un tel enseignement ne sont pas préparés à affronter l'adversaire de leur salut, et dès la première tribulation, nombreux sont ceux qui se détournent de Celui seul qui aurait pu les sauver, parce qu'il ne leur a pas été enseigné un Dieu Amour, mais Juste. Il leur a été enseigné un Dieu amour, complaisant avec le péché. C'est en réalité un faux dieu, qui n'est pas celui de la Bible. 

En Aggée, nous trouvons le peuple d'Israël ne se souciant plus des choses de Dieu. Ils habitaient leurs "demeures lambrissées" (Aggée 1:4), ils ne se souciaient pas de leur prochain, non plus de leur relation avec Dieu, et ils écoutaient les mêmes enseignements que nous avons aujourd'hui en certaines endroits: "n'étudiez pas votre conduite à savoir si vous obéissez réellement à Dieu car c'est une tentation", et, "si vous avez donné votre vie à Christ, vous n'avez plus à remettre en question votre conduite", et ainsi de suite. Mais l'Éternel Dieu dit ici: "Considérez attentivement vos voies" (Aggée 1:5). "Vous semez beaucoup, et vous récoltez peu, vous mangez, et vous n'êtes pas rassasiés, vous buvez, et vous n'êtes pas désaltérés, vous êtes vêtus, et vous n'avez pas chaud" (Aggée 1:6). Telle est la voie du Je-Me-Moi. Ces gens ne sont jamais satisfaits de ce qu'ils ont, et ils veulent toujours davantage de bénédictions temporelles. Ce mal, tel un cancer, s'est répandu dans l'église chrétienne. Au lieu de simplement aimer Dieu, parce qu'Il nous a aimé le premier, la personne atteinte de ce mal regarde à Dieu et dit: "je crois en toi, en retour de ces bénédictions-là";  "je donne tel montant d'argent pour les œuvres de l'église, et je m'attend à ce que Tu me le remette au centuple, puisque c'est dans écrit dans ta parole". Ces gens sont sensibles à ce qu'ils ne possèdent pas, matériellement, mais ils ne se soucient guère de ce qu'ils sont éloignés de Dieu et de ce que leur vie spirituelle est en ruine. Moi, moi, moi. Et cette pensée se retrouve dans toute leur conduite. Vous parlez à ces gens et tout tourne autour de leur "moi". Ils sont incapables d'être reconnaissants pour ce que Dieu leur prête et de ce qu'Il fait pour eux au quotidien. Ils ne sont jamais satisfaits. 

Pourquoi donc? Parce qu'ils ne s'abreuvent pas à la bonne source. Ils se sont liés aux sources terrestres, comme si la création et la créature pouvait remplacer la présence du Créateur, qui seule nous satisfait. Oh plusieurs de ces personnes sont religieuses, mais elles n'ont pas de relation spirituelle avec Dieu. Le seul lien qui les unis à Dieu est qu'ils le voient comme un pourvoyeur de bénédictions. Nous nous croirions revenus en des temps anciens où certaines civilisations maintenant disparues observaient des rites et offraient des sacrifices à leurs dieux afin de recevoir en retour des bénédictions pour la fertilité du sol et des entrailles des femmes de leur race. 

Cet élèvement du "moi" n'est nulle part justifié dans la Bible. Celui qui est petit à ses propres yeux sera élevé au temps convenable par Dieu Lui-même (1 Samuel 15:17). Quelle tristesse de voir cette insatisfaction généralisée, insatisfaction qui découle directement de la culture du "moi"! Que de détresse! Que de dépressions! Un jour, j'ai entendu une femme (chrétienne) parler à une autre de la manière dont elle vivait sa "dépression saisonnière", et toutes les astuces dont elle avait coutume de mettre en pratique afin d'y remédier. Comprenez que madame ne parvenait pas à accepter le fait qu'il y avait moins d'heures d'ensoleillement certaines périodes de l'année, et cela l'affectait énormément. En entendant les astuces utilisées par la dame en question pour atténuer les effets de sa "dépression saisonnière", j'ai compris que l'ennemi de notre salut ne sera jamais à court d'idées pour garder les hommes centrés sur eux-mêmes. Toutes les astuces consistaient à prendre soin d'elle; partant de passer des heures sous une certaine lampe, "afin de compenser la perte d'heures d'ensoleillement", à s'acheter des vêtements hors de prix dans lesquels "'elle se sentait bien". Aucune des solutions proposées ne consistaient à remettre son petit problème en perspective en regardant d'abord à participer à soulager le malheur des autres. La Bible appelle cela, en plusieurs endroits, "prendre soin des veuves et des orphelins dans leurs afflictions"(Jacques 1:27). Lorsque nous ouvrons nos cœurs aux autres, comme Christ l'a fait, nous marchons selon le cœur de Dieu, et cela nous préserve de biens des tourments. 

La spirale du Je-Me-Moi est sans fin. Celui qui en est malade en vient à délaisser Dieu totalement, sans s'en rendre compte, car toute sa vie n'est que recherche de plaisirs passagers, cherchant à accomplir tous ses désirs. Plus il passe de mois et d'années dans cette spirale, plus sa dépendance dans les plaisirs de ce monde devient grande, car il ne parvient jamais à remplir ce sentiment de vide au-dedans de lui. 

Sachant que nous ne sommes aucunement redevables à la chair, pour vivre selon notre chair, il n'existe qu'une solution: revenir à Christ, de tout notre cœur, de toute notre âme. Tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu (Romains 3:23). Nous savons que si nous vivons selon les désirs de la chair, selon cette loi égoïste qui s'est imprégné en nous, alors nous mourrons (Romains 8:13). Mais si, par l'Esprit, c'est-à-dire par la Parole, nous faisons mourir les œuvres de la chair, ses désirs, ses pensées, alors, nous vivrons réellement (Romains 8:13). Nous sortirons de nos demeures lambrissées et nous irons vers les pauvre et les malheureux; spirituellement ou matériellement. 

Ils sont nombreux; et peut-être es-tu un de ceux-là en ce moment; sache que Dieu ne te juge pas, Il ne te condamne pas, mais il attend que tu sortes les idoles de ta vie, car il n'y a présentent pas de place pour Lui. Trop souvent, l'idole principale, c'est le culte que nous rendons au "moi". Le Seigneur attend que nous nous tournions vers Lui, en rejetant en arrière le "moi" et tout ce qui nous entraîne vers la mort spirituelle. Souviens-toi qu'Il n'est pas venu pour ceux qui sont bien-portants, mais pour les malades et les infirmes, raison pour laquelle, de son vivant, Jésus passa beaucoup de temps au milieu des gens de mauvaise vie. Oh peut-être n'as tu pas commit l'adultère, ou n'as tu jamais volé, mais cette idole du "moi" en ton cœur est aussi une désobéissance à Dieu, donc un péché, et tu dois t'en repentir. L'apôtre Jacques adresse cette situation en disant: "Sentez votre misère; soyez dans le deuil et dans les larmes (...) (Jacques 4:8). Laisse tout derrière toi, et approche-toi de Jésus, réellement et sans compromis; Lui seul sauve et délivre de tout péché. Bien plus que le matérialisme et de l’accomplissement de soi, il y a une relation spirituelle avec Dieu qui comble tous nos désirs, au-delà de toute espérance, car nos désirs ne seront plus inspirés par la chair, mais par l'Esprit, donc plus faciles à satisfaire, et en conformité avec la Parole et selon la volonté de Dieu. Les choses de la Terre ne durent qu'un temps, après quoi elles disparaissent, mais Dieu, par Jésus notre Seigneur et Sauveur, nous offre une joie qui durera éternellement. Déconnectons-nous de la pensée du monde, et approchons-nous de la source de vie, Christ Lui-même. Ouvrons la Parole, car elle est notre nourriture et notre breuvage; et même si nous en voudrons toujours davantage, l'effet ne sera jamais négatif. C'est une dépendance à salut, alors que la dépendance du "moi" conduit à la perdition éternelle. Suivre Dieu, c'est accepter d'être changé, transformé totalement, pour notre bien et celui de notre prochain, afin que Son Nom soit glorifié en nous, comme il l'a été en Jésus-Christ.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 1 septembre 2019

Un mariage sacré

Un homme et une femme voulaient se marier. Le jeune homme demanda au pasteur combien cela coûtait. "Les seuls frais, c'est de se rencontrer plusieurs fois pour parler ensemble du mariage", leur dit le pasteur. "Si tel est le cas, nous devrons trouver quelqu'un d'autre, car nous voulons nous marier cette fin de semaine", lui répondit le jeune homme. Le pasteur leur demanda: "Pourquoi êtes-vous venu me voir alors? Un juge de paix vous mariera n'importe quand"? La femme dit alors: "Parce que nous voulons être mariés dans une église par un pasteur. Nous voulons que notre mariage soit sacré!"

Ce désir de "mariage sacré" est admirable, mais que voulait ce couple exactement? Apparemment, ils croyaient que le fait de se marier dans une église leur permettait d'apporter Dieu chez eux comme un bulletin d'église, et que cela garantirait la réussite de leur mariage. Quelle erreur!

Avant que deux personnes ne se lient pour toute la vie, elles doivent entrer en relation avec Dieu par la foi en Jésus-Christ. Tout de même, un mariage chrétien, c'est beaucoup plus que le mariage de deux chrétiens. Plusieurs personnes en ont fait la malheureuse découverte bien malgré eux! Au-delà de l'amour mutuel des conjoints, la force d'un mariage chrétien repose sur leur foi inébranlable en Christ, une foi rendue réelle dans la vie de tous les jours; elle est visible dans les actions et les paroles d'une personne envers l'autre. La même étroite relation qui uni l'humain et son Dieu en Jésus-Christ avant le mariage doit ici unir l'homme et la femme, avec Jésus-Christ.

Plusieurs personnes disent: mon mariage sera réussi si je trouve la bonne personne. Il serait bon de leur rappeler cette simple vérité: votre mariage sera réussi, madame ou monsieur, si vous apprenez d'abord à être la bonne personne pour votre conjoint. La réussite d'un mariage vient quand on laisse Dieu travailler en nous et dans notre relation de couple, en abandonnant toute pensée ou tout désir égoïste, car ce n'est plus le "moi" qui compte, mais le "nous".

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 31 décembre 2017

Prière de supplication

Seigneur Jésus, tu connais mon cœur. Toujours prompt à se détourner de toi, à la moindre occasion. Je t’en demande pardon, mais je te remercie également de le ramener toujours vers toi. Tu connais tout, tu vois tout. Je n’ai rien à me plaindre, mes greniers sont pleins, je ne manque de rien. Mais en fait, Jésus, j’ai à me plaindre de tout! Car je manque de tout! Je manque désespérément de toi, de ta présence, de ta guidance. J’ai tellement besoin de toi, mon âme soupire après toi. Tout est embrouillé, je n’y vois rien! Que dois-je faire? Où dois-je aller? Quelle décision prendre? Toi seul le sais! C’est bien pourquoi je suis encore agenouillé devant toi, ce soir, à te supplier de bien vouloir m’aider, de me diriger sur ton chemin, celui-là seul que je dois suivre. Éclaire mes pas, ô précieux Saint-Esprit! Éclaire mon intelligence, afin que je ne dise que ce que je dois dire, que je ne fasse que ce que je ne dois faire, et que jamais, je ne contredise ta volonté, en quoi que ce soit. Ce serait bien là ma perte! C’est Ta volonté que je veux vivre, Seigneur, et non la mienne! Je sais qu’il m’en coûtera quelque chose, mais qu’importe, comme un esclave fidèle, je veux te suivre jusqu’au bout, car je désire plus que tout que les fruits que je porte ici sur cette terre soient ceux de l’Esprit, et non ceux de l’adversaire, car sinon, au jour du jugement, je ne pourrai entrer dans ta présence, dans la gloire éternelle. Mais pour cela, je ne dois jamais me détourner de toi, jamais! Je sais que si je reste près de toi, tu resteras fidèle à ta parole, et que tu ne m’abandonneras pas non plus. Même si parfois, je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, et que tout me semble noir et sans issue, je sais que tu es là, et que, tendrement, tu me tiens la main, afin que je ne m’effraie pas devant tous les impossibles qui se dressent devant moi. Je te remercie, Jésus, de ton grand amour et de la miséricorde que tu as eu envers moi, le pire des pécheurs. C’est bien pourquoi je suis encore ici, à chercher ta présence, avec l’espérance que tu puisses prendre la peine d’entendre mes supplications. 

Éclaire-nous, Jésus! Nous avons désespérément besoin de toi! Ce qui nous intéresse, c’est de t’obéir toi, et toi seul! Nous te supplions, ôte du milieu de nous ce qui est sale et tâché, lave nos vêtements pécheurs afin qu’ils deviennent blanc comme la neige! C’est vers toi que nous allons, Jésus, car rien ni personne ne peut nous diriger comme tu peux le faire, et surtout pas notre nature pécheresse, qui est si encline à nous faire chercher, encore et toujours, que la facilité. Nous avons trop vécu pour nous mêmes, c’est le chemin le plus facile, mais c’est aussi celui qui mène à la perdition éternelle. Non, Jésus! Nous ne voulons plus de ce maudit égoïsme qui ronge les cœurs et les intelligences et qui détourne les hommes de toi. Nous te supplions, place plutôt cet amour en nous, cet amour qui est tien, cet amour qui t’as fait te sacrifier sur la croix du Calvaire pour les pécheurs que nous sommes, afin que nous puissions nous aussi nous sacrifier, sacrifier nos rêves, sacrifier même nos vies pour le bien-être des autres. Apprends-nous à reconnaître la profondeur de Ton amour, qu’il puisse enfin habiter dans nos cœurs et qu’il transforme totalement nos vies. 

Jésus, nous te prions pour les gens autour de nous qui ne te connaissent pas encore, ou qui veulent en connaître davantage sur Toi; Toi seul peut changer totalement leur intelligence par Ton Esprit afin que la semence de Ta parole puisse porter du fruit en eux.   

Si nous devons faire quoi que ce soit pour les aider, nous sommes prêts à t’obéir, Jésus. Nous reconnaissons bien notre indignité et notre petitesse, car qui sommes nous, pour que tu nous utilises pour l'avancement de ton royaume? Nous ne sommes rien, que vanité, mais toi, tu es celui qui peut tout, car tu es notre force, tu es tout en nous. Oh, Jésus, comme nous désirons que ta sagesse coule à travers nous, guide nous, enseigne-nous. Ces gens sont là, nous les plaçons devant toi; ils t’appartiennent, même s'ils ne le savent pas encore. Glorifie-toi en eux, et que ton nom soit béni et sanctifié dans leur vie.

Nous te remercions qu’avec ton aide, nous suivrons toujours ton conseil afin de ne jamais nous placer devant Toi, mais de rester là où nous devons demeurer; à la seconde place, avec Toi devant. Seigneur Dieu, nous te prions avec la confiance que tu agiras pour le mieux, car nous savons que tu ne laisses pas sans réponse ceux qui font appel à Toi par le précieux nom de Jésus-Christ ressuscité, lui qui règne là-haut dans la gloire, aujourd’hui et pour toujours, Amen.


samedi 30 avril 2016

Prière d'un ivrogne

Seigneur Jésus. Je ne te connais pas encore. J'ai bien entendu parler de toi, mais je ne te connais pas personnellement. J'ai entendu ce que tu peux faire pour les autres mais en réalité je ne crois pas vraiment que tu peux faire quelque chose pour moi. Je préfère me confier en ce que mes yeux voient plutôt que de venir à toi sincèrement. Et ce que mes yeux voient, ce sont des bouteilles de boissons! Je préfère ingurgiter ces produits plutôt que de croire en toi, Jésus. C'est la triste réalité. Et Jésus, je suis forcée de reconnaître que ma situation est pire présentement qu'elle ne l'a jamais été. Je m'enfonce de plus en plus dans ce problème car je ne veux pas croire en toi. Je sais que celui qui ne s'attend à rien de toi ne peux certainement pas recevoir quoi que ce soit, j''ai donc besoin de délivrance, mais elle ne m'atteint pas. Même si je veux faire le bien, je suis seulement capable de faire le mal. Seulement, le mal que je fais, toi tu sais que c'est mal, mais moi Jésus, je ne le crois même pas! Je suis incapable de reconnaître que c'est péché de m’enivrer comme je le fais. Je m'abaisse en bas du règne animal en buvant comme je le fais, car même les animaux obéissent à ta Parole, Seigneur. Ils s'occupent de leurs petits, ils les aiment, ils en prennent soin. Mais moi? Que fais-je? Je m'enivre! Je ne m'occupe pas de mes enfants, de ma famille, de mon prochain, parce que la réalité, la triste réalité, c'est que je ne les aime pas. Je suis un égoïste, et je me plais à me trouver des excuses pour retomber dans cette maudite boisson, parce que j'aime ça. Seigneur Jésus, je suis forcé de reconnaître une chose: j'aime faire le mal. J'aime à te désobéir, parce que j'aime la boisson plus que toi. Parce que si je t'aimerais, j'irais à toi dans la prière pour obtenir le secours dont j'ai tant besoin. Je plongerais mes regards dans ta Parole, je prierais et je méditerais des versets de ta Parole. Mais je ne fais rien de cela, parce que ton amour n'est pas en moi. Le seul amour qui est en moi est un amour faux: l'amour de la boisson. Malheureux que je suis! Qui me délivrera de cette situation sinon toi seul? Mais le pire, c'est que je ne veux même pas reconnaître que je suis mauvaise à ce point. Je n'arrête pas de me chercher des excuses et de bonnes raisons de continuer à vivre comme je le fais. Encore en ce moment, je suis presque à me dire: ce n'est pas vrai ce que je suis en train de te dire. Je ne suis pas si pire que ça. Je n'aime pas la bouteille à ce point-là. Ça ne peut pas être vrai.

Jésus, je préfère rejeter tout en bloc plutôt que de me repentir de mes péchés et de ma mauvaise conduite. Comment donc pourras-tu m'aider? Il est dit en Psaumes 51: 17 que "les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé: O Dieu! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit." Tu réponds à ceux qui se présentent à toi l'esprit brisé et le cœur contrit. Je reconnais que le cœur contrit, c'est le cœur de celui qui reconnait ses égarements et qui en est extrêmement peiné. Et même si présentement cela m'est difficile de le faire, je suis forcé de reconnaître que je me suis égaré loin de ta volonté. Ta volonté, c'est que je m'occupe de ma famille; que je donne un bon exemple à mes enfants et à mon prochain en général. Et présentement, je ne fais rien de tout ça par ma faute, et par ma faute seule. Ce n'est pas à cause de mon passé, de mon présent ni de mon futur. C'est la faute à la méchanceté de mon cœur. Il est dit en ta parole que tous ont péché et que pas un seul ne fasse le bien. Je sais que je ne fais pas le bien que Tu voudrais que je fasse, ô mon Dieu. Et je te demande pardon aujourd'hui pour tous mes égarements. Je te demande pardon pour mes péchés. Pardon pour mes désobéissances. Pardon pour mon amour de la boisson. Pardon parce que j'ai trop longtemps pris cette boisson pour une solution, alors que c'est un grave problème et un péché devant Toi. Pardon parce que je n'aime pas ma famille. Je n'aime pas mon prochain comme Tu m'as aimé.

J'ai mal agi, j'ai péché devant toi et devant les hommes. Pardonne-moi Seigneur! Pardonne-moi! Place ton amour en moi afin que je puisse aimer ma famille; car ils sont ma richesse, ils sont ma vie. Seigneur; le coupable, c'est moi, et moi seul. Je te supplie, par ton Esprit, de me rendre capable de voir l'étendue de tout le mal que j'ai fait afin que mon cœur soit réellement contrit et repentant, dans l'humilité, afin que Tu prennes garde à mes faibles paroles. C'est ce que tu veux, Jésus, parce qu'à partir de là tu peux nous aider. Tu veux nous aider, nous les humains, mais c'est nous qui ne voulons pas de toi. Ce sont nos péchés et nos désobéissances qui mettent un gouffre entre nous et Dieu. Et toi seul Jésus peut combler ce gouffre présent en mon cœur. Trop longtemps j'ai essayé de le combler ce vide au dedans de moi par toutes sortes de manières, dont cette maudite boisson, mais à partir de ce jour, je ne veux plus de cela, c'est toi que je veux! Donne-moi la force de croire que tu es la seule solution à tous mes problèmes. Donne-moi la force de maitriser mes pensées et désirs mauvais, afin que je sorte victorieux de toutes les tentations que l'ennemi envoie contre moi afin de me détruire et de détruire ma famille. Il prend sa force dans la division alors que toi Jésus, tu es fort lorsque les gens sont unis d'un même cœur et étant animés d'un même esprit; celui de te servir avec joie, car toi seul donne la paix du cœur que nous recherchons tous. Jésus; pardonne moi, renouvelle mes pensées et mon intelligence toute entière. O Dieu! aie pitié de moi dans ta bonté; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions; lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre toi, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement. Mais tu veux que la vérité soit en moi: fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi! Purifie-moi, lave-moi, je te supplie, détourne ton regard de mes péchés, efface toutes mes iniquités. O Dieu! crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé! Accorde-moi le don de la foi, et donne-moi de marcher dans ta droiture et ta justice.


Je veux te louer, Jésus pour tous tes bienfaits. Plutôt que de m'attarder sur mes malheurs, je veux désormais m'attarder sur tes bénédictions. Je les comptes, et elles sont en grand nombres. Mais qui suis-je, pour que tu prennes soin de moi malgré ma méchanceté? Pendant tout ce temps qu'à duré mon égarement; tu étais là, tout près de moi, et tu espérais encore que je me repente et que je me tourne vers toi car tu ne prends pas plaisir à la perte des pécheurs. Tu ne veux pas qu'aucun ne se perde. Béni sois-tu Jésus pour tant d'amour, tant de bonté. Merci pour ta grâce parfaite, merci pour ton sang versé à la croix. Tu t'es sacrifié et tu as payé le prix pour nous, malgré que tu n'as jamais péché, tu as porté le poids de nos fautes sur cette croix, et c'est par ton sang que nous sommes purifiés, et de l'eau qui coula de ton côté nous sommes baptisés. Nul rite n’égale ton sacrifice parfait. Rien ne peut y être ajouté, rien ne peut lui être enlevé. Crois seulement, et tu verras la gloire de Dieu as-tu dit un jour à la sœur d'un mort. Et ce mort est sorti de son tombeau! Gloire à Dieu! Et en ce jour, c'est moi qui suis pour ainsi dire comme mort. Mes œuvres sont néant, j'ai tout fait en vain. Mais je crois, et je veux croire plus que jamais en toi, Jésus, car je veux voir la gloire de Dieu agir en moi. Je veux être totalement transformé, délivré de tout ce qui ne vient pas de toi. Et je crois que tu vas m'aider, parce qu'à partir de ce jour, plutôt que de me confier dans la bouteille, je me confierai en toi. La boisson a été une malédiction sur ma vie, mais toi tu es rempli de bénédictions. La boisson attire le malheur et les tourments, mais toi Jésus, ton bonheur, tu ne le fais suivre d'aucun chagrin. (Proverbes 10:22) Merci mon Dieu, merci Jésus, car je serai par ta grâce dans l’allégresse et dans la joie; car tu vois ma misère, tu sais les angoisses de mon âme, et tu ne me livreras pas aux mains de l’ennemi, mais tu affermiras mes pas afin que je demeure ferme dans la droiture; ta droiture, et ferme dans la justice; ta justice. Merci Jésus de ce que tu fais grâce aux pécheurs qui se reconnaissent comme ils sont, sans faux fuyants. C'est à eux que tu pardonnes leurs offenses, et tu les rends purs comme tu es pur. Merci mon Dieu, merci Jésus, merci de ta force et de ton courage que tu me donnes en ce jour, merci parce que tu me rendras capable de résister au mal, afin qu'il fuie loin de moi! Merci aussi de me donner la force de fuir le mal en me réfugiant sous tes ailes, comme le poussin est en sécurité sous les ailes de la mère poule. Tu es ma force, mon rocher, mon appui, Jésus. Tu es inébranlable, et tu ne rejette pas ceux qui font appel à toi dans la prière et les supplications. Merci Jésus, merci mon Dieu, merci précieux Saint-Esprit, Amen.

samedi 14 novembre 2015

Donner sans rien espérer en retour



Esaïe 58:7  "Partage ton pain avec celui qui a faim, et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; si tu vois un homme nu, couvre-le, et ne te détourne pas de ton semblable."

Ce verset à lui seul devrait être suffisant pour faire taire tous les apôtres du nouvel évangile de la prospérité du chrétien. "Donne, donne et tu recevras au centuple! Ce que tu veux recevoir de la part de Dieu, donne-le d'abord dans l'offrande!" Et ainsi de suite. Ce qu'ils réussissent à faire, c'est d'engraisser leur compte en banque au détriment de gens qui ne lisent pas, ou ne lisent plus leur Bible. Ces gens sont donc faciles à tromper. S'ils lisaient leur Bible, ils comprendraient rapidement qu'il ne leur sert à rien de donner leur argent à ces charlatans qui déforment certains passages des Saintes Écritures dans un but précis: s'enrichir.

Peu importe notre situation, n'ayons jamais la pensée de marchander avec Dieu, comme plusieurs ont malheureusement appris à le faire. "Dieu, je donne à l'offrande mille dollars. S'il te plaît, donne m'en le double." Faisons nôtre la prière d'Agur, en Proverbes 30 verset 8 : "Éloigne de moi la fausseté et la parole mensongère; ne me donne ni pauvreté, ni richesse, accorde-moi le pain qui m’est nécessaire." Oui Seigneur, accorde-moi que ce qui m'est nécessaire, et ne me laisse pas m'égarer loin de tes préceptes.

Lorsque nous donnons, donnons aux pauvres. Et lorsque nous le faisons, nous ne devons pas espérer recevoir quoi que ce soit en retour. En Christ, nous comprenons rapidement qu'il y a plus de plaisir à donner qu'à recevoir. Nous devons donc donner par amour et obéissance à la Parole de Dieu. Il est écrit en Jacques 1 verset 27 : "La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde."  Certains de nous sommes aujourd'hui dans l'abondance, ou du moins, nous ne manquons de rien, alors que d'autres manquent de tout. Toutefois, Dieu seul connaît l'avenir. Les situations peuvent aisément être inversées. Nous devons donc agir avec amour, sans égoïsme, agissant avec ces gens comme si nous étions nous-mêmes dénués de tout. Hébreux 13 verset 1-3 nous dit d'ailleurs: "Persévérez dans l’amour fraternel. N’oubliez pas l’hospitalité; car, en l’exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir. Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans un corps." Et il poursuivra au verset 5 : "Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent; contentez-vous de ce que vous avez; car Dieu lui-même a dit: Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point."

Agissons-donc non seulement avec obéissance, mais avec foi, sachant que Dieu ne nous abandonnera pas si nous lui obéissons. Trop souvent, nous voyons des gens s'accrocher à leurs biens comme si leur vie en dépendait. Ils ne veulent pas partager avec les autres, ayant constamment peur de n'avoir pas suffisamment pour eux-mêmes! Attention! Ce matérialisme n'est pas Dieu! Car cela envoie un message clair que leur foi ne repose pas en Christ, et que, pour eux, Dieu, qui pourtant possède toutes choses, est trop faible pour les soutenir dans tous les aspects de leur vie. Pourtant, Jésus ne nous a-t-il pas enseigné de ne pas nous inquiéter pour ces choses? Matthieu 6 verset 30-32 : "Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin."

Notre Père céleste connaît mieux que nous-mêmes ce qui nous est nécessaire. Il nous a donné la vie, c'est Lui qui a placé son souffle en nos narines. Alors, Il prendra soin de nous si nous lui obéissons. Il ne nous abandonnera pas. Nous ne pouvons, sous aucun prétexte, nous concentrer sur nous-mêmes en oubliant la misère autour de nous, qu’elle soit spirituelle ou matérielle. Cette conduite n'est pas digne d'une personne se présentant comme appartenant à Christ. Si tu vis avec Christ, si tu lui appartiens, alors tu vivras comme Il a vécu. Autrement, tu es un arbre faux. Tu prétends être ce que tu n'es pas. Tu es comme l'arbre qui ne porte que des feuilles et qui en est fier. Mais dit; si tous les arbres fruitiers ne portaient jamais de fruit, quelle serait leur utilité? Crois-tu que c'est par ta propre bonté que tu es présentement dans l'abondance, alors que d'autres sont dans la disette? Certes, Dieu a placé certains outils à ta disposition, outils dont tu t'es saisi afin d'avoir aujourd'hui une vie aisée. Tu as tout le confort désiré. Tu ne cesses d'agrandir ton compte en banque, à l'image du riche de la parabole en Luc 12 versets 8-21. Mais au lieu de t'en glorifier toi-même, glorifie-donc Dieu pour ce qu'Il a fait pour toi, car le jour n'est peut-être pas loin où tu devras reconnaître que d'avoir amassé des trésors pour toi-même n'a été que pour ta perte. Matthieu 6 verset 26 : "Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux?" C'est par obéissance à tous ces versets que nous donnons et que nous ne nous lassons pas de faire le bien autour de nous.

Ouvrons nos yeux sur la misère dans le monde, non seulement durant le temps de Noël, ou certains ont pris l'habitude de se donner bonne conscience en donnant quelques biens pour les pauvres en cette période dite de réjouissance. Mais toute l'année durant, soyons prêts à aider notre prochain. Comme Jésus nous a aimés, aimons également. Bénissons à la mesure dont nous avons été bénis. En 2 Corinthiens 9 verset 7-8 : "Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne œuvre." Considérons ceci : que pouvons-nous perdre à obéir à Dieu? Il augmentera notre foi, notre relation avec Lui sera plus forte. Et même s'il arrivait que nous possédions moins qu'avant, Dieu, nous ayant fortifiés dans ce qui lui est agréable, nous accordera d'être heureux avec ce que nous avons. Comme nous l'avons dit précédemment, il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. Car lorsque nous aidons notre prochain, nous ne rendons pas seulement gloire à Dieu, mais nous faisons en sorte que d'autres puissent le louer également, pour tous ses bienfaits. Actes 20 verset 35 : "Je vous ai montré de toutes manières que c’est en travaillant ainsi qu’il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même: Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir."

2 Corinthiens 9 verset 6 : "Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment." Nous comprenons donc que ceci n'implique en rien que celui qui donne beaucoup aux nécessiteux recevra beaucoup de richesse en ce monde. Lorsque nous obéissons de telle manière à un enseignement du Christ, nous nous amassons des trésors là-haut dans la gloire que rien ni personne ne pourra nous ravir. Et ce trésor ne peut être comparé à aucun autre ici-bas. Souvent, nous ne le savons pas sur le moment, mais l'Esprit de Dieu est à l'œuvre dans les cœurs à cause notre obéissance, car nous proclamons la bonté de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ et cela est un témoignage vivant de la grâce de Dieu qui repose sur nos vies. Une action d'obéissance à Dieu vaut parfois mieux que mille discours que nous pourrions faire.

Que le Saint-Esprit nous donne la sagesse de bien gérer ce que Dieu nous prête. Qu'il nous enseigne la soumission à l'Évangile de Jésus, en qui nous possédons toutes choses, et à qui nous devons tout. Ces petites semences que nous faisons sont donc d'abord et avant tout spirituelles. Mais au fond, qui sommes-nous? L'apôtre Paul répondra à cette question en 1 Corinthiens 3 versets 5-9 : "Qu’est-ce donc qu’Apollos, et qu’est-ce que Paul? Des serviteurs, par le moyen desquels vous avez cru, selon que le Seigneur l’a donné à chacun. J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail. Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu."

Que la gloire revienne à Dieu seul pour toutes ses merveilles, Amen.