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dimanche 14 juin 2026

Le chrétien en armure complète, par William Gurnall, 53e partie

 

Deuxième action.

Il est du devoir du chrétien de faire une profession de foi libre et courageuse de la vérité

Puisque Satan se présente parfois sous les traits d'un lion, incarné par des persécuteurs sanguinaires, et s'efforce d'effrayer les chrétiens pour les détourner de la vérité par le feu et la violence, pour nous défendre contre ce dessein, nous devons nous ceindre de vérité, afin de maintenir notre foi avec une sainte résolution face à la mort et au danger. La vérité est également attaquée par la force et la violence ; le diable perce la peau de renard des séducteurs avec la peau de lion des persécuteurs.

Les tragédies les plus sanglantes du monde se sont déroulées sur la scène de l'Église ; les massacres et les carnages les plus inhumains ont été perpétrés sur les brebis innocentes du Christ. Le premier homme tué au monde était un saint, et lui pour la religion. Et comme l'a dit Luther, Caïn tuera Abel jusqu'à la fin des temps. Le feu de la persécution ne s'éteindra jamais complètement tant qu'il subsistera une étincelle de haine dans le cœur des méchants sur terre, ou tant que le diable en enfer sera là pour l'attiser.

Il existe donc une seconde manière pour le chrétien d'être profondément attaché à la vérité, tout aussi nécessaire que la première : la professer. Nombreux sont ceux que l'argumentation ne pouvait détourner de la vérité, mais qui y ont été contraints par le feu de la persécution. Seul un jugement orthodoxe peut permettre à un homme de souffrir pour la vérité jusqu'au bûcher. Ainsi, ce pauvre Smith, dans notre martyrologe anglais, n'aurait pas adressé une réponse aussi lâche à son ami – prêt à souffrir pour cette vérité qu'il avait lui-même contribué à lui enseigner – à savoir que, certes, c'était la vérité, mais qu'il ne pouvait supporter le feu. La vérité enfermée dans la tête, sans courage sacré, rend l'homme semblable à l'espadon, dont Plutarque dit qu'il a une épée dans la tête, mais pas de cœur pour s'en servir.

Alors, l'homme devient invincible lorsqu'il est revêtu, du ciel, d'une sainte audace pour dégainer l'épée de l'Esprit et proclamer la vérité nue, en la confessant librement face à la mort et au danger. Il s’agit donc d’avoir « les reins ceints de vérité ». Ainsi, la note qui ressort de ce second type de ceinturon de vérité est qu'Il est du devoir du saint de veiller non seulement à acquérir un jugement établi sur la vérité, mais aussi à maintenir une profession de foi inébranlable.

L’apôtre insiste sur ce point : "Gardons fermement la profession de notre foi, sans vaciller" (Hébreux 10:23). Il s’adresse ainsi à ceux qui, en ces temps périlleux, refusèrent de fréquenter les assemblées des saints par crainte de persécution ; il qualifie cela de "vacillement", et celui qui vacille est proche de l’apostasie. Nous ne devons pas déployer les voiles de notre foi dans le calme, pour les replier dès que le vent se lève.

Pergame est louée, dans l'Apocalypse 2:13, pour sa profession de foi courageuse : "Je connais tes œuvres, et où tu demeures, là où est le trône de Satan ; tu demeures fidèlement en mon nom, et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours où Antipas, mon fidèle martyr, a été mis à mort parmi vous, là où Satan demeure." C'était un lieu où Satan siégeait au pouvoir, où être chrétien était un motif suffisant pour mériter la mort ; oui, du sang était versé sous leurs yeux, et même en ces jours-là, ils ne reniaient pas la vérité.

Cela a plu à Dieu. C'est une instruction stricte que Paul donne à Timothée : "Mais toi, homme de Dieu, fuis ces choses et recherche la justice (...)" 1 Timothée 6:11. Tandis que d'autres courtisent le monde, efforce-toi d'acquérir des richesses spirituelles, poursuis-les avec autant d'ardeur que les richesses temporelles. Mais que se passe-t-il si ce commerce ne peut être mené paisiblement ? Faut-il alors fermer les vitrines, abandonner sa profession de foi et rester religieux jusqu'à ce que des temps plus favorables arrivent ? Il n'en est rien. Il lui dit au verset 12 : "Combats le bon combat de la foi." N'abandonne pas lâchement ta profession de foi, mais engage ta vie et tout pour la conserver ; et pour l'engager au-delà d'une retraite, voir le verset 13 : "Je te donne cet ordre devant Dieu, qui donne la vie à toutes choses ; et devant Jésus-Christ, qui devant Ponce Pilate a témoigné d'une belle confession, que tu gardes ce commandement".

Comme s'il avait dit : "Si jamais vous voyez le visage du Christ avec réconfort lors de la résurrection, lui qui a choisi de perdre la vie plutôt que de renier ou de dissimuler la vérité, tenez bon et ne reniez pas vos convictions." Augustin, dans ses Confessions, rapporte une anecdote remarquable concernant un certain Victorinus, célèbre à Rome pour son éloquence, qu'il enseignait aux sénateurs. Cet homme, à un âge avancé, se convertit au christianisme et vint trouver Simplicianus, un homme éminent de son temps pour sa piété, lui murmurant à l'oreille : "Je suis chrétien". Mais ce saint homme répondit : "Je ne le croirai pas et ne te considérerai pas comme tel tant que je ne t'aurai pas vu parmi les chrétiens à l'église."

À ces mots, il rit et dit : "Ces murs font-ils donc un chrétien ? Ne puis-je l’être autrement que si je le proclame ouvertement et que je le fasse savoir au monde entier ?" Il disait cela par crainte, car il était encore un jeune converti, bien qu’âgé. Mais quelque temps plus tard, sa foi étant plus affermie, et considérant sérieusement que s’il continuait à avoir ainsi honte du Christ, il aurait honte de lui lorsqu’il viendrait dans la gloire de son Père et des saints anges, il changea d’avis et alla trouver Simplicianus en disant : "Allons à l’église, je veux désormais devenir véritablement chrétien."

Et bien qu'une profession de foi privée eût pu être acceptée, il choisit de le faire ouvertement, disant qu'il avait professé publiquement de la rhétorique, ce qui n'était pas une question de salut, et, devait-il avoir peur de reconnaître la parole de Dieu dans l'assemblée des fidèles? Dieu exige la religion du cœur et de la bouche. "C'est en croyant de tout son cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de sa bouche qu'on parvient au salut" (Romains 10:10). La confession de la bouche sans la foi du cœur est une grave hypocrisie. Prétendre avoir la foi sans la professer de la bouche relève à la fois de l'hypocrisie et de la lâcheté.

Raison. Je ne donnerai qu'une seule raison à ce sujet, et elle tient à la grande confiance que Dieu place en ses saints concernant sa vérité. Il s'agit du grand dépôt; le trésor que Dieu confie à ses saints, avec la consigne stricte et solennelle de le préserver de toute tentative de le saper ou de s'y opposer. Nous confions certaines choses à Dieu, et Dieu nous en confie d'autres. Le bien le plus précieux que nous remettons entre les mains de Dieu, c'est notre âme. "Il est capable de garder ce que je lui ai confié jusqu'à ce jour-là" (2 Timothée 1:12). Ce que Dieu nous confie avant tout, c'est sa vérité. C'est pourquoi on dit qu'elle leur est "remise", comme on confie une somme d'argent à un ami de confiance.

"Combattez pour la foi qui a été transmise une fois pour toutes aux saints", Jude 3. "C’est à eux", dit l’apôtre, parlant des Juifs, "que les oracles de Dieu ont été confiés", Romains 3:2. Ils étaient chargés de ce trésor céleste. C’est pourquoi Paul exhorte Timothée à "retenir le modèle des saines paroles", 2 Timothée 1:13, et c’est ce qu’il appelle "le bien qui lui a été confié", verset 14. Si celui à qui est confiée la garde de la couronne et des joyaux d’un roi doit veiller attentivement à ce que rien ne soit perdu ou volé, à plus forte raison le chrétien qui a la charge de la couronne et du trésor de Dieu. Dépouiller Dieu de sa vérité, que lui reste-t-il ? La parole de vérité est le témoignage que le Dieu tout-puissant rend de lui-même à l’homme, Psaume 19:7 ; Ésaïe 20 ; Hébreux 12:1 ; Apocalypse 11:3.

Les saints sont ses témoins élus, parmi tous les autres, qu'il appelle à attester sa vérité par une profession de foi libre et sainte devant les hommes; ils sont donc appelés témoins de Dieu. Celui qui soutient une erreur quelconque dans la Parole porte un faux témoignage contre Dieu. Celui qui, par crainte ou par honte, abandonne la vérité ou dissimule sa profession de foi, renie à Dieu son témoignage ; et qui peut exprimer combien c'est un péché sanglant, et quel mépris profond envers Dieu cela représente ? Ce serait un crime horrible, certes, mais dans le cas d'un homme. Comme lorsqu'on est accusé à tort devant un tribunal, celui qui pourrait dire quelque chose qui disculperait son interlocuteur le laisserait néanmoins être condamné, plutôt que de risquer sa vie en disant la vérité en public. Ô, quel est donc son péché, celui qui, lorsque Dieu lui-même, dans sa vérité, se tient au tribunal des malheureux, n'ose pas parler pour Dieu lorsqu'on l'appelle à se déclarer, mais laisse la vérité souffrir d'une sentence injuste, de sorte que lui-même ne puisse pas, de la main de l'homme, témoigner en elle !

Objection. Mais cela peut sembler un fardeau trop lourd à porter pour le chrétien. Devons-nous tout risquer, et mettre en péril tout ce qui nous est cher, plutôt que de renier ou de dissimuler notre profession de foi ? Assurément, le Christ n’aura que peu de disciples s’il impose de telles conditions à ses serviteurs!

Réponse. En effet, c'est difficile pour la chair et le sang, l'une des plus hautes épreuves à franchir sur le chemin du ciel. Un cœur charnel ne peut entendre cela sans s'en offusquer aussitôt (Matthieu 13:21). C'est pourquoi ceux qui craignent de perdre le ciel, et qui, pourtant, ne veulent pas prendre un tel risque pour l'obtenir, ont usé de ruse pour trouver un chemin plus facile. Ainsi, ces hérétiques d'autrefois, les priscillianistes et autres, dont la religion principale était de sauver leur propre peau, accordaient peu d'importance aux professions de foi extérieures. Ils pensaient pouvoir dire et se dédire à leur guise, selon leur misérable principe: "Je jure et je me rétracte, mon esprit n'est lié par aucun serment" et, dans leur cœur, ils ne prétendaient que s'attacher à la vérité.

Ô, que les prophètes, les apôtres et autres saints martyrs auraient été insensés, eux qui ont scellé la vérité de leur sang, s'il avait existé un moyen si simple d'échapper à la tempête de la persécution ! Il fallait être des hommes audacieux pour oser inventer, au nom de la vérité, d'abominables blasphèmes contre elle ; oui, défigurer les caractères que la nature elle-même grave dans la conscience. La même fenêtre qui laisse entrer la lumière d'une divinité laisserait aussi entrer ceci : que nous marchions au nom de ce Dieu.

Tout païen le sait : "Tous les peuples marcheront, chacun au nom de son dieu", Michée 4:5. Socrate, jusqu'au bout, affirmait qu'il n'y avait qu'un seul Dieu ; et, pour justifier sa mort, on déclara : "Si on lui laissait la vie à condition qu'il garde cette vérité pour lui et ne l'enseigne pas aux autres, il ne l'accepterait pas." Voyez ici la puissance d'une conscience naturelle ! N'ont-elles pas, entre-temps, considérablement enrichi notre connaissance des Écritures, pour surpasser la faiblesse de la nature (humaine) ?

La religion disparaîtrait bientôt dans un néant si, par crainte de chaque personne rencontrée, nous devions, tels des soldats en déroute, ôter nos couleurs et dissimuler notre foi, de peur que l'on sache à qui nous appartenons. Qu'exige Dieu, par une libre profession de sa vérité, de plus qu'un maître de son serviteur lorsqu'il lui ordonne de revêtir son uniforme et de le suivre dans les rues ? Ou qu'un prince, lorsqu'il appelle ses sujets au combat, de déclarer leur loyauté en reconnaissant sa cause contre un ennemi envahisseur ?

Est-il raisonnable que l'homme trouve cela difficile, seulement quand cela vient de Dieu ? Non, ce n'est ni plus ni autant que ce que nous désirons de Dieu pour nous-mêmes. Qui ne voudrait pas que Dieu nous témoigne son amour et témoigne pour nous contre Satan et nos propres péchés, en ce grand jour où hommes et anges seront spectateurs ? Et attendrons-nous de Dieu ce qu'il ne nous doit par aucune loi, mais par sa propre promesse gratuite, et lui refuser ce que nous sommes tenus par tant de liens à payer ?

Si nous traversons une épreuve, durant notre séjour ici-bas, combien sommes-nous désemparés si le visage de Dieu nous est caché et qu'il semble ne pas nous soutenir dans notre détresse ? N'y a-t-il donc aucune bonté à témoigner à ce Dieu qui connaît notre âme dans l'adversité ? Lorsque sa vérité souffre, le Christ ne peut-il pas souhaiter que tous ses amis veillent avec elle ? Oh ! Ce serait une honte, devant un témoin, qu'une telle délicatesse efféminée se trouve parmi les serviteurs du Christ, qu'ils ne puissent interrompre un tant soit peu leur repos et leurs plaisirs terrestres pour le servir, lui et sa vérité !

Que cela nous incite à nous ceindre étroitement de la vérité, afin de pouvoir la professer fermement, même face à la mort et au danger, et de ne pas nous offenser lorsque la persécution se lève. Dieu soit loué, nous n'en sommes pas encore là. Nous avons la vérité à un prix plus abordable, mais nous ignorons quand son prix augmentera. La vérité n'est pas toujours accessible au même prix. Nous devons l'acquérir à tout prix, mais ne la vendons à rien. Et laissez-moi vous dire, il y a eu, il y a et il y aura toujours un esprit de persécution dans le cœur des méchants jusqu'à la fin des temps ; et de même que Satan considérait Job avant de poser ses mains impies sur lui, de même maintenant la persécution œuvre dans l'esprit des impies.

Dans les pensées et les désirs de Satan et de ses instruments, des instruments de mort se préparent sans cesse contre les sincères défenseurs de la vérité. Leurs actions sont déjà décidées, s'ils en ont le pouvoir et l'occasion, pour mettre leur malice à exécution. Oui, nous sommes déjà à mi-chemin d'une persécution. Satan agit d'abord avec un esprit d'erreur, puis avec celui de la persécution. Il corrompt d'abord l'esprit des hommes par l'erreur, puis il enflamme leurs cœurs de colère contre les défenseurs de la vérité. Il est impossible que l'erreur, fruit des enfers, soit paisible. Elle ne serait alors pas semblable à son père. Ce qui vient des profondeurs ne peut être ni pur ni paisible.

Et la façon dont Dieu a permis à cet esprit sulfureux d'erreur de prévaloir est si notoire, qu'aucune excuse ne saurait masquer la nudité de ces temps malheureux. Il est donc grand temps de revêtir la vérité, de la professer avec ferveur. Tous ceux qui applaudissent la vérité aujourd'hui ne la suivront pas lorsqu'elle leur indiquera le chemin de la prison. Tous ceux qui la prêchent ou la défendent ne souffriront pas pour elle.

Les arguments sont inoffensifs, des armes contondantes, ils ne font pas couler le sang ; mais lorsque nous souffrons, nous sommes appelés à affronter les ennemis de la vérité avec ténacité. Cela exige bien plus qu'une langue acérée, un esprit vif et une logique implacable. Où seront alors les sages, les orateurs, les hommes de talent et de compétences ? Hélas, ils feront défaut au combat, tels des soldats lâches, alors qu'ils pourraient se montrer aussi zélés que les meilleurs lors d'un rassemblement ou d'un entraînement, en l'absence d'ennemi sur le champ de bataille; lorsque paraître fidèle à la vérité était davantage une question de gain ou d'applaudissements que de perte et de danger. Non, Dieu a choisi les insensés pour confondre les sages dans ce service. L'humble chrétien, par sa foi, sa patience et son amour de la vérité, confond les hommes orgueilleux et sans grâce.

dimanche 7 avril 2024

Au milieu du feu, mais pas seul

Si tu traverses les eaux, je serai avec toi... Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas (Esaïe 43:2).


Telle est la promesse faite à qui marche avec le Seigneur. Les épreuves ne sont pas éliminées de la route du Royaume. Les flammes ne sont pas éteintes à l'avance. Mais l'assurance est donnée; tu ne seras pas seul. Je suis là. Avec toi. 

Alors Seigneur, tout est bien. Ceux qui me regarderont avancer au milieu du feu reconnaîtront peut-être ton visage, comme le roi Nebucadnetsar discerna une quatrième silhouette au sein de la fournaise, chauffée par lui sept fois plus qu'à l'ordinaire et dans la quelle il avait fait jeter les trois amis du prophète Daniel.

Les compagnons de Daniel sont sortis indemnes du feu, et leur foi a été fortifiée. Seuls leurs liens ont été consumés, et même l'odeur du feu ne les a pas atteints. La maladie peut devenir une redoutable fournaise. "Souffre avec moi pour l'Évangile" (2 Timothée 1:8). Paul a souffert, surtout à la fin de sa vie. Jean aussi. Le mot "avec", ici, est frappant. Dans la souffrance pour Christ, on n'est pas seul. On est en bonne compagnie: celle des frères. Onésiphore m'a souvent consolé, et il n'as pas eu honte de mes chaînes (2 Timothée 1:16). La maladie est comme une chaîne. Paul, lui, le chrétien plus que vainqueur, a besoin d'être consolé. Les apôtres ont tous souffert, surtout à la fin de leur vie. Il n'y a pas eu d'apothéose. La souffrance fait partie de l'apostolat. Paul, Jean, Pierre ont été employés jusqu'au bout par le Seigneur.

Jésus-Christ, pour lequel je souffre... je supporte tout à cause des élus (2 Timothée 2:9;10). Paul souffre pour le Maître, pour les élus. Supporter, c'est la victoire que les élus peuvent voir au travers de la souffrance. De même que le Seigneur, appelé "l'homme de douleur, habitué à la souffrance", s'est incarné et nous a rejoints dans notre souffrance, ainsi, nous aussi, nous partageons la souffrance de nos frères. Tel Maître, tel serviteur. Cela est un fruit de la maturité.

Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent (2 Timothée 2:19). Nous le connaissons mal, mais lui connaît parfaitement nos craintes, nos doutes, nos joies; quel réconfort! Verset 22: "Fuis les passions de la jeunesse". Ce n'est pas une fuite dans la solitude. On fuit, puis on cherche la communion "avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un cœur pur". "Afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre" (2 Timothée 3:17). Cette dernière lettre de Paul est centrée sur la conduite du chrétien, sa piété, la souffrance. Notre service n'est pas limité à cette terre.

Supporte les souffrances (2 Timothée 4:5). Il faut d'abord les accepter, puis les supporter. Cette pensée est comme un fil rouge à travers toute l'épître. Parce que Jésus fait route avec nous, nous ne pouvons faire fausse route, et il est possible de supporter les souffrances. Le Seigneur nous aide à vivre sans que nous fassions de plans à l'avance; c'est notre chemin, par la grâce de Dieu, nous y marchons paisiblement. Il s'agit de le suivre, lui. C'est un Guide infaillible. Il nous faut mettre nos pieds dans l'empreinte de ses traces, jusqu'au dernier pas, par-dessus la mort, avec lui dans l'éternité. En Actes 20:22, Paul se dit "lié par l'Esprit". Après le ministère des voyages, au cours desquels l'apôtre a fondé de nombreuses églises, c'est le ministère de la prison, avec toutes ses limitations et ses souffrances, que l'apôtre résume ici par ces mots: "Lié par l'Esprit". Quel bonheur de savoir que le Saint-Esprit ne nous lie pas à des circonstances ou à nos pauvres personnes, mais à la personne bénie de Jésus-Christ.

Lorsque nous sommes conduits par des voies que notre raison ne peut expliquer, lorsque nous cheminons come Abraham, "sans savoir où nous allons", qu'en est-il de notre foi? Nous sommes tentés de dissocier la foi d'une totale dépendance de Dieu. Sans elle, il n'y a pas de foi véritable. Inconsciemment, nous voudrions être suffisamment forts pour pénétrer les mystères de Dieu et être les maîtres de notre destinée. Notre orgueil d'hommes pieux nous fait oublier que sans Jésus nous ne pouvons rien. Lui seul peut nous rendre vraiment dépendants de Dieu et nous aider à lui faire confiance dans ce que notre raison ne peut saisir.

La souffrance est bien souvent accompagnée de crainte. Mais "la crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte" (1 Jean 4:18). Jean nous rappelle la perfection de l'amour de Dieu à l'égard de tous ceux qui le suivent sur le chemin de l'épreuve et de la grâce. Sur ce chemin, notre sécurité ne réside pas avant tout dans la puissance de Dieu, mais dans son amour. Cet amour est parfait, il n'y a rien à y ajouter, rien d'autre à attendre. Il bannit la crainte. François d'Assise disait: "L'amour n'est pas aimé". C'est vrai. Mais avec Jean, nous disons: "Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier". Ne sommes-nous pas sur la terre pour nous aimer les uns les autres et pour dire aux hommes qu'ils sont aimés de Dieu? 

 Auteur inconnu   

dimanche 28 mai 2023

Contradiction, vraiment? L'Éternel est-Il lumière ou obscurité?

L'Éternel veut habiter dans l'obscurité! (2 Chroniques 6:1)

Dieu est lumière, et il n'y a point en lui de ténèbres (1 Jean 1:5).

Non, l'Éternel Dieu n'est pas obscurité. Pour bien comprendre cette exclamation de Salomon en 2 Chroniques 6:1, nous devons retourner en Lévitiques 16:2, où l'Éternel Lui-même dit à Moïse: "Parle à ton frère Aaron, afin qu'il n'entre pas en tout temps dans le sanctuaire, au dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l'arche, de peur qu'il ne meure; car j'apparaitrai dans la nué sur le propitiatoire". Il est dit en 2 Chronique 5:14 que "les sacrificateurs ne purent pas rester (dans la maison de l'Éternel) pour y faire le service, à cause de la nuée, car la gloire de l'Éternel remplissait la maison de Dieu". Alors, lorsque Salomon vit cette nuée, il comprit que Dieu agréait l'œuvre de ses mains. Non pas que Dieu allait réellement habiter ce temple, car Salomon lui-même dira en 2 Chroniques 6:18, parlant de Dieu: "Les cieux, et les cieux des cieux ne peuvent te contenir", mais en acceptant cette maison qui lui était construite par Salomon, l'Éternel observait la promesse qu'Il avait faite à David (2 Chroniques 6:9-10).

Mais qu'est donc cette obscurité? Pourquoi l'Éternel voudrait-Il y habiter s'Il est lumière? C'est très simple: l'homme mortel ne peut pas voir la face de Dieu et ne pas mourir (Exode 33:20). C'est pourquoi Il apparaissait sous forme de nuée ou de colonne de feu, alors qu'Il guidait le peuple au désert (Exode 13:21). Psaumes 97:2 nous dit que "les nuages et l'obscurité l'environnent". Psaumes 18:11 nous dit que l'Éternel "faisait des ténèbres sa retraite". Ces manières de décrire l'environnement de Dieu découlent probablement d'Exode 19:16, où Dieu se manifesta aux yeux du peuple de la manière suivante: "Il y eu des tonnerres, des éclairs et une épaisse nuée sur la montagne". Qu'est-ce que cela nous dit? Cela nous parle de la majesté de Dieu, de Sa grandeur; nul ne Lui est comparable. De tout temps, le tonnerre et les éclairs ont impressionné les hommes et leur ont inspiré crainte et respect, leur rappelant à quel point ils sont petits et fragile.  

Il n'est donc pas étonnant que Dieu se soit manifesté au peuple de cette manière, et il est dit (encore au verset 16) que "le peuple fut saisi d'épouvante". Pensons à cela un instant: le peuple n'a vu, à ce moment-là, qu'une manifestation visible de la grandeur de Dieu, et pourtant il fût saisi d'épouvante au point de dire à Moïse, en Exode 20:19 : "Parle-nous toi-même, et nous écouterons, mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous mourions".  

Cette nuée sombre et la réaction du peuple nous rappelle cette crainte solennelle que nous devrions tous avoir envers notre Père céleste. Bien sûr, les nuages sombres nous rappellent aussi le terrible jugement qui s'en vient sur les impies, mais pour nous qui croyons, ils ne sont pas un signe de punition ou de destruction, mais un témoignage de la grandeur du Dieu en qui nous croyons.

Dieu est lumière, et il n'y a point en Lui de ténèbres. Ces ténèbres qui l'entourent dans ces Écritures sont un exemple du voile qui nous sépare de Sa gloire, parce que nous ne sommes que de simples mortels. Plutôt que de craindre et de fuir la présence de Dieu, le peuple aurait dû être reconnaissant qu'Il veuille bien les accompagner de Sa gracieuse présence. Le peuple aurait dû s'approcher de Dieu avec cette crainte, plutôt que de fuir dans la crainte. N'est-ce pas ce que nous sommes aussi portés à faire lorsque nous péchons et que nous croyons que Dieu ne veut plus de nous, et ne voudra probablement pas nous pardonner? Nous fuyons, nous prétendons croire, mais nous ne nous approchons plus de Lui dans la prière comme autrefois. Pourtant, Il est là, au rendez-vous, comme jadis sur cette montagne qu'Il recouvrait de Sa glorieuse présence, et Il veut bien nous gracier aussi de Sa présence, car Il nous aime et Il veut être en communion avec nous. 

Si ces ténèbres sont comme un voile, n'oublions jamais une chose; c'est que le Christ est venu, est mort sur la croix, et à ce moment-là, le voile du temple séparant le lieu saint du lieu très saint se déchira par le milieu. Nous avons donc une libre entrée dans le sanctuaire, au moyen du sang de Jésus (Hébreux 10:19). Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et d'obtenir grâce, pour être secourus dans nos besoins (Hébreux 4:16).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 14 août 2022

Le soleil de justice

"Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes(...) (Malachie 4:2).


Pour plusieurs, l'épreuve de cette vie présente est terrible. La souffrance et les persécutions semblent n'avoir jamais de fin. Pire, tout semble aller en empirant. Nous savons que la Bible ne nous promet pas une vie facile avec le paradis à la fin de nos jours. Le faux évangile de prospérité a enseigné cela et trompé beaucoup de gens, mais les vrais croyants savent que le chrétien peut être confronté à des situations difficiles, jusqu'à penser que la mort est au bout du chemin (2 Corinthiens 1:8). 

Pensons au prophète Jérémie; à Élie, qui était tellement découragé qu'il demanda la mort (1 Rois 19:4), et tant d'autres encore. Plusieurs aujourd'hui-même désespèrent et se demandent où est Dieu dans ces moments d'épreuve et de tribulation. C'est une réaction humaine et normale, et c'est là que la vraie foi intervient en aidant le chrétien à garder ses yeux fixés sur le Christ, car, comme Paul le dira si bien malgré les persécutions dont il était victime en Romains 8:38-39: "J'ai l'assurance que rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur".    

Nous ne sommes pas de ce monde (Jean 15:19; 18:36; 1 Pierre 1:17). Notre espérance est ailleurs, lorsque nous regardons vers Christ crucifié et ressuscité. "Après ces choses, notre Seigneur Jésus-Christ est monté dans toute Sa gloire devant les yeux de Ses disciples" (Actes 1:9). Nous peinons aujourd'hui à comprendre toute la signification de la montée de Christ dans le ciel et l'encouragement que le chrétien trouve dans l'espérance de Son retour. Les disciples qui l'ont vu de leurs yeux monter dans la gloire du Père avaient en eux cette espérance vivante de Son retour que nous avons peu à peu perdu, confondus que nous sommes dans le monde présent et toutes les facilités et tentations qu'il nous offre. Les disciples du Seigneur n'ont pas connu cela. C'était, jour après jour, une persécution telle que peu d'entre eux sont morts de cause naturelle. La plupart ont été assassinés à cause de leur foi en Jésus-Christ. Parlez aujourd'hui du retour de Christ à de nombreux "chrétiens" et ils n'espèrent pas Son retour. Ils espèrent vivre une longue vie remplie de plaisirs sur la Terre avec le paradis à la fin de leurs jours. Il y a encore pire, comme si cela était possible. Car nombreux sont ceux parmi les "chrétiens" qui redoutent le retour du Christ. Ils craignent d'être surpris comme par un voleur durant la nuit, mais ils ne font rien pour changer de vie afin d'être en règle avec Dieu. C'est un état spirituel terrible; il est temps de se réveiller (Romains 13:11). Il n'y a rien de mal à rechercher la tranquillité et la paix sur Terre, mais cela ne doit surtout pas être au détriment de notre espérance en Christ. 

Il y a eu, certes, une période inhabituelle de calme dans plusieurs parties du monde pour les chrétiens, mais les vrais chrétiens fidèles à l'Évangile prêché par notre Seigneur Jésus-Christ y sont de plus en plus persécutés et traités de diviseurs et haineux à cause de leur foi. Ne nous trompons pas nous-mêmes: cela va aller en empirant. Mais l'apôtre Pierre dira: "N'ayez d'eux aucune crainte, et ne soyez pas troublés. Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous" (1 Pierre 3:14-15).

Notre espérance n'est pas dans un dirigeant d'un parti politique ou dans quelconques mouvements de résistance pacifique. Notre espérance est en Christ seul, parce que de la même manière qu'Il est monté vers le Père, Il reviendra nous chercher (Actes 1:11). La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière (Romains 13:12). Demeurons dans la pureté et l'amour de l'Évangile de Christ afin d'être trouvés purs et irréprochables pour le jour de Christ (Philippiens 1:10). L'apôtre Paul poursuivra dans le même chapitre aux versets 27 à 30 : "Conduisez-vous d'une manière digne de l'Évangile de Christ, (...) sans vous laisser effrayer aucunement par les adversaires, ce qui est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de salut, et cela de la part de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en Lui, mais encore de souffrir pour Lui, en soutenant le même combat que vous m'avez vu soutenir".    

Notre Seigneur ne nous a pas laissés seuls: Il nous a donné le Saint-Esprit afin de nous soutenir dans notre combat, pour que nous puissions élever le nom de Jésus en toutes circonstances au milieu de la génération dans laquelle nous vivons. Nous avons un travail à accomplir ici-bas tandis que Jésus est allé nous préparer une place là-haut dans la gloire (Jean 14:2). Nous sommes humains. Il peut arriver que nous oubliions pour un moment la raison pour laquelle nous sommes ici-bas, mais que la pensée du retour de Christ nous tienne constamment en éveil! Alors que l'idée d'être repris auprès de Lui nous remplis d'une heureuse patience, continuons à travailler à notre propre salut et à celui de notre prochain avec craint et tremblement (Philippiens 2:12). La seule crainte de Dieu exclu toute autre crainte, car, que peuvent nous faire les hommes? Dieu est le maître de toutes choses, et, tandis que nous accomplissons la tâche qu'Il nous a donné de faire, notre Seigneur Jésus-Christ règne sur toutes choses à la droite du Père. Alleluia! Gloire à Dieu! 

Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes (Malachie 4:2). Le soleil de justice, c'est Jésus-Christ, par qui nous sommes régénérés et sanctifiés afin d'être des porteurs de lumière dans un monde de plus en plus ténébreux. Jésus n'a pas menti. Il a vraiment envoyé le Consolateur, l'Esprit Saint, afin de nous accorder grâce et réconfort au milieu de nos tribulations. "Vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d'une étable, et vous foulerez les méchants, car ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds au jour que je prépare, dit l'Éternel des armées" (Malachie 4:2-3). En attendant le retour bienheureux de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous devons être des porteurs de lumière, (Christ en nous), une lumière sur une montagne qui ne peut être cachée et qui guide les perdus vers Christ. 

Ensuite nous avons cet encouragement de la part de Jésus Lui-même en Apocalypse 3:10-12, alors qu'Il s'adresse à l'église de Philadelphie : "Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau". 

Les saints triompheront à cause de la victoire qui leur a déjà été acquise par Dieu, à travers Jésus-Christ. Notons que, dans ce passage, Jésus ne dit pas qu'Il retirera les croyants de l'heure de la tentation qui vient sur le monde entier, mais qu'Il les gardera lors de cette heure, parce qu'ils ne se sont pas souillés dans le monde avec les choses du monde. Parce que ceux qui se reposent en Christ dans les temps "aisés" resteront d'autant plus avec Lui lors de la tentation et de l'épreuve qui s'abattra bientôt sur la Terre entière. Et leur récompense sera glorieuse.  

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 3 juillet 2022

Lettre à un ami malade

Mon frère, ma sœur, je suis attristé d'apprendre les maux qui t'assaillent en ce moment, et sache que je suis uni de cœur et d'esprit avec toi pour implorer le secours Céleste. Comme Jésus est notre meilleur ami et le puissant Roi des rois, je continue de me confier en Lui pour ton soulagement et ton rétablissement. Je prie qu'Il te remplisse de force et de courage du Saint-Esprit. Ne crains pas, car Jésus est avec toi. Il est en toi, et Il veillera sur toi jusqu'à la victoire. Continue de combattre le bon combat, Dieu est avec toi et Sa grâce te comble de tous biens.   


Dieu, Père Éternel miséricordieux et puissant, soit sanctifié au plus haut des cieux et sur la Terre, que Ta volonté s'accomplisse dans la vie de mon frère/ma sœur. Laisse Ton saint soulagement reposer sur lui/elle, dans la gloire de Ton saint nom.

Dieu miséricordieux et riche en bonté, nous t'invoquons en ces moments les plus durs et douloureux dans la santé de ce frère ou de cette sœur, mais aussi dans les cœurs de ses proches qui sont attristés par toute cette souffrance. Souviens-toi de lui, souviens-toi d'elle, Seigneur Jésus-Christ, souviens-toi de son amour envers ses semblables, ainsi que de son obéissance, et accorde-lui de persévérer jusqu'au bout. Merci qu'à travers ces choses, sa foi grandisse et s'affermisse de plus en plus, s'attachant toujours plus à toi. 

Ô Jésus, je sais que tu connais tout, et beaucoup plus. Je sais Seigneur Jésus que tu veilles en ami sur sa vie, j'en suis totalement convaincu, car Tu es l'ami fidèle qui ne nous abandonne pas dans les plus graves situations de notre vie. Même dans la mort Tu restes présent, offrant Ton secours en ceux qui se confient en Toi. Autant je crois cela, je crois aussi Jésus, qu'un seul mot de Toi, un seul NON de Toi à cette souffrance et à cette maladie, et son rétablissement serait complet. Tu es la source de vie Seigneur Jésus, et c'est en Toi que je crois; que nous croyons. Nous Te remercions, parce que Ta volonté s'accomplira, pour la plus grande gloire de Dieu. 

En toi Jésus nous nous confions, nous avons placé notre vie entre Tes mains puissantes, et nous savons que Ta volonté s'accomplira dans notre vie, pour la plus grande gloire de Dieu. Notre patrie n'est pas d'ici-bas, et nous avons les regards fixés sur la vie éternelle là-haut dans la gloire. Nous Te remercions pour toutes Tes bontés Seigneur, car elles sont grandes. Tu es notre soutien, et Ton plan de salut pour nous est si grand, Tu as tout prévu et tout préparé, et c'est avec une confiance constamment renouvelée que nous avançons à Ta suite, un jour à la fois. Oui Éternel Dieu, c'est à Toi qu'appartiennent dans tous les siècles le règne, la puissance et la gloire, d'éternité en éternité, dans le nom puissant de Jésus-Christ, Amen.   

dimanche 12 décembre 2021

Nous ne regardons pas aux choses visibles, par Charles H. Spurgeon

Parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais â celles qui sont invisibles (2Corinthiens 4:18).


Dans notre pèlerinage chrétien il est bon, pour la plupart d’entre nous, de regarder devant. C’est dans l’avenir que réside la Couronne, et en avant tel est le but. Le futur doit, après tout, être le grand objet de l’attention de l’œil de la foi. En regardant dans le futur nous voyons le péché ôté, le corps du péché et la mort sont détruits, l’âme devenue parfaite et propre à être partenaire de l’héritage des saints dans la lumière. Regardant encore plus loin, l’œil illuminé du croyant peut voir la rivière de la mort passée, le fleuve des ténèbres franchi, et les collines de la lumière atteintes sur lesquelles se trouve la cité céleste. Il se voit lui-même entrer â l’intérieur des portes de perles, acclamé comme étant plus que vainqueur, couronné par les mains de Christ, et étreint par les bras de Jésus; glorifié avec lui, et destiné à s’asseoir ensemble avec lui sur son trône, de même qu’il a vaincu et qu’il s’est assis avec le Père sur son trône. 

La pensée de ce futur doit bien soulager les ténèbres du passé et l’obscurité du présent. Les joies du ciel compenseront sûrement les peines, les chagrins de la terre. Silence, silence mes doutes! La mort n’est qu’un ruisseau étroit, et tu l’auras bientôt franchi. Le temps combien court, l’éternité combien longue! La mort combien brève, l’immortalité combien interminable! Je mange dès maintenant des grappes d’Eschol, et bois par petite gorgées du puits qui est â l’intérieur de la porte. 

La route est si courte! Je serai bientôt là. Quand le monde déchire mon cœur avec ses orages les plus lourds de soucis, mes pensées joyeuses me transportent vers le ciel, je trouve un refuge hors du désespoir. La vision de l’éclat de la foi me soutiendra jusqu’à ce que le pèlerinage de la vie soit passé; les craintes peuvent me tenailler et les afflictions me faire souffrir, j’atteindrai ma maison â la fin.

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 21 mars 2021

Ni acheter ni vendre/La persécution

"Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom" (Apocalypse 13:16-17).

Nous ne nous attarderons pas à la marque de la bête elle-même dans cet article, même si la marque et le fait de ne pouvoir acheter ni vendre sont liés dans le texte biblique. 

Tout d'abord, sachons que ce qui concerne la fin des temps est parfois difficile à comprendre, parce que nous ne connaissons qu'en partie les révélations divines, et beaucoup s'égarent à passer trop de temps à essayer de comprendre le sens de ces prophéties, oubliant que notre fin personnelle peut venir beaucoup plus rapidement que la fin de toutes choses... N'avançons pas avec orgueil en essayant d'imposer un point de vue plutôt qu'un autre; demeurons humbles et demandons la sagesse et l'intelligence au Seigneur afin que, par Son Esprit, Il puisse nous éclairer spirituellement et discerner qu'elle est la volonté de Dieu pour nous en ces temps si troubles sur notre planète.

Il est dit que les personnes qui ne pourront ni acheter ni vendre n'auront pas reçu une certaine marque, celle de la bête. Qu'elle est cette marque? Nous ne savons pas exactement, mais nous savons toutefois qu'il existe déjà un esprit antichrist qui est à l'œuvre dans le monde, et à cause de cela, la vérité est rejetée plus qu'elle ne l'a été depuis des générations, les chrétiens fidèles sont persécutés plus que jamais par un monde qui est complètement au service du malin. Le mensonge est institutionalisé, la vérité est ridiculisée, mais cela ne dure qu'un temps, car notre Dieu règne toujours et aura le dernier mot (Psaumes 52:3-7).
 
Le contrôle du travail sous les régimes communistes a conduit de nombreux chrétiens dans des difficultés économiques terribles, parce qu'ils n'avaient pas, ou n'ont toujours pas le droit d'accéder à certains emplois réservés à ceux qui sont considérés comme "supérieurs" par le régime, c'est à dire ceux qui sont membres du parti et qui se soumettent au chef comme s'il était lui-même un dieu. De même, les cartes de rationnement émises à l'époque de certains régimes communistes en Europe de l'Est contribuaient de façon spectaculaire à exercer un contrôle absolu sur la population, car les gens ne pouvaient ni acheter ni vendre sans cette carte. Quelqu'un ayant vécu à l'ère d'un de ces régimes a déclaré: "En contrôlant cette carte, ils peuvent vous faire crever de faim, et s'ils le désirent, ils peuvent vous déposséder de tous vos biens, car vous ne pouvez ni acheter ni vendre sans permission". Prenons un instant pour réfléchir à tous ce qu'un régime au pouvoir de l'ennemi peut faire maintenant, avec toutes les technologies à sa disposition!  

Donc, cela s'est déjà fait dans le passé, et c'est encore le cas présentement dans certaines parties du monde, où des chrétiens sont battus, emprisonnés, volés de tous leurs biens (maisons, terres, autos); ils sont considérés, comme dirait l'apôtre Paul, comme des balayures du monde (1 Corinthiens 4:13).
L'ennemi, qui essaie de copier et de remplacer Dieu dans la vie des gens, agit d'abord d'une manière qui semble "douce" pour ceux qui sont endormis spirituellement, entre autre sous couvert de "justice sociale et raciale", qui est en soit une grande injustice puisque complètement opposée à celle de Dieu, qui dit que tous sont égaux; de "tolérance" (mais seulement envers tout ce que la Bible interdit et nomme péché), mais rapidement, cette supposée douceur, qui n'est pas sa vraie nature, fait place à l'oppression en rendant de plus en plus illégale toute liberté de conscience, avec une oppression de plus ne plus féroce à l'encontre des pasteurs fidèles qui ne veulent pas diluer le message de l'Évangile pour l'adapter aux nouvelles lois que le malin ne cesse d'inspirer à ses serviteurs. Il ne faut pas que nous soyons surpris comme si la Bible ne nous avait jamais averti lorsque ces choses se produiront globalement. 

L'ennemi de notre salut ne peut en aucun cas attirer les gens à l'aimer, comme nous pouvons aimer notre Seigneur Jésus-Christ d'un amour sincère, pour tout ce qu'Il a fait pour nous. Il doit donc agir par ruse et par contrainte pour attirer les gens à lui. Et nous savons que ces versets de l'Apocalypse nous disent la vérité en ce que nous voyons déjà cet esprit de contrainte agir dans un monde qui a presque complètement abandonné Dieu. Cette contrainte prend place presque exclusivement par la peur et la censure. Il faut que l'ennemi instille la peur dans l'esprit des gens, afin qu'ils lui soient soumis. Pour cela, il doit y avoir des gens donnés en exemples, et ainsi, une surenchère de persécution se met en place afin de faire taire les croyants et tous ceux qui aiment et partagent la vérité. Alors, sous la crainte de perdre leur emploi ou ce qu'ils possèdent, ou d'être diffamés et emprisonnés, beaucoup se taisent; des chrétiens n'osent plus proclamer la vérité concernant la justice de Dieu et le jugement, et l'obligation de la repentance, car ce monde ne veut plus entendre parler de toutes ces choses. Cette censure des mots et de la pensée est déjà là, mais nous n'avons encore rien vu. 

Une personne qui n'a plus le droit de penser selon Dieu, de parler selon Dieu se verra donc privée du droit de vivre librement, car elle ne se soumettra pas à l'autorité spirituelle mensongère que satan impose sur ce monde. La suite logique de cette persécution et de cette censure sera de priver ceux qui ne se soumettent pas à ces dictats de leurs droits civiques fondamentaux. 

Le but de l'ennemi a toujours été de se faire adorer plutôt que Dieu. Il a remplacé la chrétienté par sa théologie humaniste décadente, et beaucoup suivent cette théologie sans broncher. Et cela est terrible lorsque ce sont des prétendus chrétiens qui tombent en son pouvoir, car ils croient fermement être au service de la vérité lorsqu'ils combattent en tant que "chrétiens" aux côtés des humanistes impies, en diluant la vérité biblique pour l'adapter "à notre époque". Ils ont reçu en eux la puissance d'égarement dont parlait l'apôtre Paul en 2 Thessaloniciens 2:11-12: "Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés". C'est la marque de ceux qui sont déchu de l'héritage réservé aux saints. Mais ceux qui demeurent fidèles dans l'amour de la vérité ont plutôt reçu l'Esprit comme un sceau, oints par Dieu en Jésus-Christ. Marchant dans le monde, mais non pas selon l'esprit de ce monde. C'est ainsi qu'ils rejettent l'esprit de la bête et refusent de l'adorer, et qu'ils sont en bute au pouvoir persécuteur et à la nouvelle autorité spirituelle mise en place par l'ennemi de notre salut en Jésus-Christ.

Il en a toujours été ainsi, mais aujourd'hui plus que jamais, prenons garde à ceux qui prétendent être chrétiens, mais qui renient la Bible ou déforment le message de Jésus pour tenter de l'adapter à l'esprit de l'antichrist qui règne sur le monde. Dans les derniers jours, beaucoup des plus grands persécuteurs des vrais chrétiens seront les faux, les superficiels, les "chrétiens progressistes", comme ils aiment à s'appeler eux-mêmes. Nous voyons déjà cela; ils sont sur toutes les tribunes, se drapant des vertus mondaines et essayant de détruire la réputation de ceux qui tiennent fermement dans la vérité. 
Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde (1 Jean 4:1). Jésus nous a averti que le diable est le père du mensonge (Jean 8:44), il est donc logique que ceux qui lui appartiennent se déguisent comme leur père en ministre de justice (2 Corinthiens 11:15). Depuis l'époque des prophètes jusqu'à ce jour, les faux prophètes ont toujours été le fer de lance de l'ennemi dans sa lutte contre la vérité et contre les enfants de Dieu. Puisqu'il ne peut pas être vérité, il déguise la vérité afin d'en entraîner un plus grand nombre avec lui. Ne laissons donc pas refroidir notre premier amour; demeurons fermement attachés à Jésus, en laissant en arrière tout ce qui nuit à notre marche spirituelle. Ne laissons aucune place en notre cœur pour les divisions, les haines et rancunes que l'esprit de ce monde veut nous imposer.

Il est triste de voir à quel point les chrétiens modernes sont aveugles et se laissent facilement tromper et manipuler par l'ennemi (et ses nombreuses méthodes de communications), donc par ceux qui lui appartiennent. Il ne faut pas avoir peur, il ne faut pas en faire une obsession, mais il faut voir clair spirituellement et pour cela il faut demander le discernement au Seigneur afin que Son Esprit nous vienne en aide (Jacques 1:5; Philippiens 1:9-10). 

Nous voyons présentement de nombreux chrétiens qui espèrent comme les païens que la crise du virus se termine pour "retourner à la normale". Mais quelle normale? En quoi consistait cette normale? Celle des plaisirs de toutes sortes sans se soucier de ce que Dieu en pense? Celle de vivre confortablement installé devant notre téléviseur sans nous soucier des chrétiens persécutés? Quelle normale ces chrétiens aspirent tant à revoir? Pourquoi Dieu devrait-Il nous redonner une "normale" qui ne nous a pour ainsi dire rien apporté de bon spirituellement? Cette "normale", qui aurait dû nous faire abonder en actions de grâce, en reconnaissance pour toutes les bénédictions temporelles et spirituelles dont nous avait comblé le Seigneur, a plutôt contribuée à éloigner la chrétienté de Dieu en l'attachant à un matérialisme puéril et en participant à la montée des faux évangiles de prospérité et d'estime de soi, qui sont un cancer spirituel pour ceux qui ne savent pas discerner le vrai du faux selon Dieu. Cette "normale" a endormie beaucoup de chrétiens (Psaumes 62:10), qui ne savent pas, ou ne veulent plus résister au malin par la foi. Des chrétiens confortablement installés dans une normale mondaine ne sont rien de plus que des chrétiens incroyants, ils ne sont chrétiens que de nom. Cette normale était comme un "léger vent du sud" (Actes 27:13) au milieu des persécutions habituelles subies à travers les siècles par le peuple de Dieu. Mais ce vent favorable n'est jamais fait pour durer, car il précède toujours une tempête (Actes 27:14), que seuls les chrétiens solidement attachés à Jésus par la foi pourront traverser sains et saufs. 

Qu'un virus disparaisse ou pas, il n'y aura pas de retour à la normale, spirituellement parlant. Satan a relâché ses hordes de démons, car il sait qu'il ne lui reste que peu de temps avant d'être détruit. Il nous faut comprendre une fois pour toute que cette "normale" était une façade, un mensonge habilement conçu, et que ceux qui voudront vivre pieusement en Jésus-Christ seront de plus en plus persécutés (2 Timothée 3:12). Notre combat ne se situe pas au niveau de ce monde terrestre, mais contre les dominations et les autorités du prince des ténèbres. Et nous n'allons certainement pas remporter le prix de la victoire si nous ne restons pas attachés à Jésus comme notre seul et unique Trésor, comme Celui qui nous a acquis le salut et par qui nous avons accès à l'héritage céleste.     

Les gens sont désespérés, et ils veulent des réponses à leurs questions. La vérité leur a été cachée trop longtemps. Qui se tiendra à la brèche pour leur présenter l'Évangile de paix de notre Seigneur Jésus-Christ (Ézéchiel 22:30)? Si ce n'est pas Lui qu'ils reçoivent, c'est l'esprit de l'antichrist qu'ils recevront avec joie, cherchant dans le monde un réconfort que seul Dieu peut donner. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne (Matthieu 10:28). Ce sont là des paroles de Jésus, et nous ferions bien d'y prendre garde. Persévérons dans la vérité, aimons la vérité, attachons-nous fermement à Jésus. Il nous élèvera au-dessus des discussions puériles car "toute chair est comme l’herbe, et tout son éclat comme la fleur des champs. L’herbe sèche, la fleur tombe, quand le vent de l’Éternel souffle dessus. Certainement le peuple est comme l’herbe: l’herbe sèche, la fleur tombe; mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement. Monte sur une haute montagne, Sion, pour publier la bonne nouvelle; élève avec force ta voix, Jérusalem, pour publier la bonne nouvelle; élève ta voix, ne crains point, dis aux villes de Juda: Voici votre Dieu! (Esaïe 40:6-9). 

Que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement, et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie. Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien (Romains 12:7-9).

Que Dieu nous donne la sagesse et le discernement, et qu'à Lui soit rendue gloire, louange et honneur, Amen.

dimanche 4 octobre 2020

Compté, Pesé, Divisé

 Voici l’écriture qui a été tracée: Compté, compté, pesé, et divisé (Daniel 5:25).


Et la suite du texte nous dit: "Et voici l’explication de ces mots. Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. Pesé: tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. Divisé: Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses" (Daniel 5:26-28).

Belschatsar était un jeune homme lorsqu'il devint roi à Babylone. Il connaissait le prophète Daniel. Il connaissait également son Dieu, le Très-Haut dont le roi Nebucadnetsar fit l'éloge lorsque la raison lui revint, après le temps qu'il passa à vivre au milieu des bêtes des champs, à cause de son orgueil (Daniel 5:22). Et cela ne l'empêcha pas de pécher par orgueil devant la face de l'Éternel. Cela ne suffit pas de connaître la vérité concernant le royaume céleste, encore faut-il l'accepter et la laisser nous guider dans toute notre conduite! 

Ce jeune roi aimait festoyer. Rien d'étonnant à cela, diront certains, tous les rois aiment "prendre du bon temps". 
Ce jour-là, Belchatsar donna un grand festin, auquel il convia les grands du royaume tout entier. Lorsqu'il eut goûté au vin, il fit apporter les vases d'or et d'argent que Nebucadnetsar avait enlevé du temple de Jérusalem afin d'y boire avec ses invités. Nous voyons par cette attitude envers les vases du temple que pour cet homme, ce qu'il y avait de plus sacré était le plaisir. Pour lui, rien n'était plus sacré que les temps de débauches qu'il s'accordait avec sa cour.  

Après avoir bu du vin à volonté, ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre (Daniel 5:4). Non satisfaits de souiller les vases du temple de Jérusalem, le roi de Babylone souilla son âme et celle de son peuple en adorant de faux dieux, ce qui est en abomination à Dieu! C'est alors que les doigts d'une main d'homme écrivirent sur la chaux de la muraille du palais royal, et le roi vit cette main qui écrivait. Il ne comprit pas ce qu'elle écrivit, car il ne possédait pas la connaissance spirituelle des choses de Dieu, mais la Bible dit qu'il "changea de couleur et que ses pensées se troublèrent; les jointures de ses reins se relâchèrent et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre" (Daniel 5:6). Quel état misérable pour un roi qui, quelques minutes auparavant, buvait, mangeait et louait ses faux dieux avec entrain! 

Certains diront: ceci est une histoire ancienne! Elle s'est passée bien avant la venue de notre Seigneur Jésus-Christ, pourquoi nous attardons-nous à cela? Parce que ce qui nous intéresse est ce que la main écrivit sur le mur, alors même que le roi et sa cour vivaient dans l'indifférence la plus complète. Ce jeune homme avait entendu parler de l'histoire de Nebucadnetsar et de quelle manière il a été rétabli lorsqu'il s'est humilié devant Dieu. Il avait entendu l'histoire des amis de Daniel dans la fournaise ardente, et comment Dieu les en a délivré, mais son cœur était fermé aux choses de Dieu. Il prenait plaisir en ce que le monde pouvait lui offrir, et cela lui suffisait. Il semble qu'il s'est entouré de conseillers qui lui ressemblaient, parce que l'idée de faire venir les grands de son pays pour un festin où la boisson coule à flot n'était pas la meilleure qui soit. Les festins de la sorte ne sont en rien rassembleurs, mais ils sont plutôt cause de friction et de division, car l'impureté y règne en maître.

En cela, ce jeune roi n'était en rien différent de ce que nous voyons dans notre génération. Et Jésus, à quelques reprises, nous rappelle que "ce qui arriva, arrivera" (Matthieu 24:37; Luc 17:28). Les jours qui précédèrent le déluge, les gens mangeaient, buvaient, faisaient la fête, et c'était la même chose du temps de Lot, qui vivait à Sodome. Comprenons bien ceci: il n'y a pas de mal à manger et à passer du bon temps en famille. Dieu n'a rien contre cela. Ce qu'Il ne peut tolérer, car Il est un Dieu jaloux (Deutéronome 6:14-15), c'est que les hommes se fassent de faux dieux devant Sa face. Et ces dieux sont souvent leurs pensées et désirs qu'ils ne veulent pas céder à sa volonté; ce corps qu'ils souillent avec les drogues ou du sexe débridé, par les excès du manger et du boire; par l'argent, ou quoi encore!

Le monde tel que nous le connaissons s'en va vers la ruine. Il est déjà dans une ruine spirituelle manifeste, mais une ruine physique le menace. Jésus l'a dit: ce qui s'est passé au temps de Noé, ou encore au temps de Lot, arrivera pareillement. L'humanité a été infecté par l'orgueil au jardin d'Éden. Les hommes se prennent pour des petits dieux, et ils ont changé la vérité en mensonge, et le mensonge en "vérité", ce qui est une abomination aux yeux de Dieu (Esaïe 5:20). L'apôtre Paul dira en Éphésiens 4:18-19: "Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité". Le pire en tout cela, c'est qu'un grand nombre de ceux qui devraient être chrétiens, donc qui devraient refléter la lumière de Christ dans les ténèbres, ont aussi abandonné la parole de Dieu pour s'attacher à des fables habilement conçues (2 Pierre 1:16). Leurs yeux ont vu, et leurs oreilles ont entendues, mais la majesté divine n'est pour eux qu'un précepte vague, car ils ne se sont jamais attachés à Jésus comme ils l'auraient dû. Ils trouvent des excuses pour les péchés des autres, car ils veulent les commettre eux-mêmes! C'est ainsi qu'au nom de l'amour, des églises entières sont sur le chemin de l'enfer éternel, car ils n'aiment pas seulement les pécheurs, mais aussi et surtout, le péché! Mais tout cela ne durera qu'un temps, car il est écrit: "sachez que votre péché vous atteindra" (Nombres 32:23).

Après avoir vu la main écrire sur le mur, le roi ne riait plus. Il tremblait de peur. Car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour (1 Jean 4:18). Mais malheureusement, il ne tremblait pas pour sa vie spirituelle; il craignait seulement pour son corps de chair. Son premier réflexe fût de réclamer le secours des astrologues et des devins, et tous les sages de ce monde. Mais ils ne furent incapables de lire l'écriture, parce que les choses de Dieu ne peuvent être comprises que par ceux qui lui appartiennent et qui sont remplis de Son esprit, et non pas par l'esprit de ce monde (1 Corinthiens 2:14). 

Lorsque finalement, sur les instances de la reine, il fit venir le prophète Daniel, il lui offrit des vêtements de pourpre, un collier d'or et la troisième place dans le royaume s'il lui donnait l'explication de ce qui était écrit sur le mur. Nous voyons encore là toute l'obscurité de son cœur endurci. Cette même obscurité, ce même endurcissement de cœur est présent dans notre génération, comme nous l'avons dit précédemment. Dieu a tout mit en abondance sur cette planète, et si les hommes étaient de bons administrateurs de Ses biens, nul ne périrait de malnutrition ou par manque de soins. Malheureusement, cette abondance ne les conduit pas à louer et glorifier Dieu, mais ils s'endurcissent dans le mal en les cherchant plus que nécessaire et en ne vivant pas avec la reconnaissance digne d'un si grand Dieu. 
Notons au passage un fait important: Daniel n'était pas à la fête donnée par le roi impie. Les serviteurs du roi durent aller le chercher. Un vrai serviteur de Dieu ne participera jamais, sous aucun prétexte, aux péchés des païens; il y a une séparation entre la conduite de l'un et de l'autre, de sorte qu'ils sont comme l'huile et l'eau, ils ne peuvent pas se mélanger.  

Daniel, remplit de la sagesse de l'Éternel, reconnaissant l'écriture sur le mur comme étant celle de Son Dieu, en donna donc l'explication au roi, non sans d'abord lui adresser les reproches liés à l'écriture: "Tu t’es élevé contre le Seigneur des cieux; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines; tu as loué les dieux d’argent, d’or, d’airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n’entendent point, et qui ne savent rien, et tu n’as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

Compté. Pesé. Divisé. 

Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin (Daniel 5:26). Cela voulait dire que les jours du roi tiraient à leurs fins. Il avait franchi le point de non-retour, et le courroux divin allait s'abattre sur lui. Le Créateur de toutes choses compte. Il se rappelle de nos péchés. Même si les hommes sont offensés en entendent qu'ils sont des pécheurs qu'ils ont besoin de repentance, cela ne change pas le fait que tous nos péchés sont inscrits dans le petit livre de notre vie. Ce livre sera ouvert au jour du jugement. "Des livres furent ouverts, et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de la vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres" (Apocalypse 20:12). Tous auront la bouche fermée, car personne ne pourra contester l'évidence des preuves présentées à ce moment-là, ayant eux-mêmes signée leur petit livre de leur propre main, de la souillure de leurs péchés, s'ils ne se sont pas repentis.

Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger (Daniel 5:27). Parce que toutes les œuvres qui ne sont pas de Dieu, sans exception, sont vaines et inutiles. Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice? Psaumes 9:6-9: "Tu châties les nations, tu détruis le méchant, Tu effaces leur nom pour toujours et à perpétuité. Plus d’ennemis! Des ruines éternelles! Des villes que tu as renversées! Leur souvenir est anéanti. L’Éternel règne à jamais, Il a dressé son trône pour le jugement; Il juge le monde avec justice, Il juge les peuples avec droiture". Les commandements laissés par Dieu sont rejetés, mais ils serviront à peser les uns et les autres, selon que nous avons aimé ou rejeté Dieu et le salut qu'Il nous a apporté en la personne de Jésus-Christ. Nous sommes appelés à marcher comme Jésus a marché (1 Jean 2:6). Jésus sera donc celui avec qui notre vie sera comparée, et si nous avons vécu dans les folies du monde, sans lui, nous serons aussi trouvés très légers.

Divisé: Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses (Daniel 5:28). Ton royaume sera donné à ton ennemi de toujours; quelle ignominie! Celui qui a toujours voulu ta perte réussira dans ses entreprises contre toi, car tu n'as pas donné gloire au Tout-Puissant comme tu aurais dû le faire. Et il est dit que, cette nuit même, Balschatsar fut tué, et Darius, le Mède, s'empara de son royaume. Son corps gisait là, transpercé par la lance ou un couteau Perse, alors que quelques heures avant il buvait avec entrain du vin de débauche dans les vases du temple de Dieu. 

Alors que le roi était en train de s'enivrer avec les grands de son royaume, de rire et manger, et quoi encore, son ennemi des Mèdes et des Perses était en chemin pour exercer contre lui le jugement divin. 
La question est la suivante: le pays dans lequel nous vivons peut-il prétendre actuellement être digne de la protection contre la colère de l'Éternel? Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils avec eux contre l’Éternel et contre son oint (Psaumes 2:1-2)? Est-ce que les lois de notre pays sont en accord, ou en contradiction avec la parole de Dieu et Ses commandements? 
Sommes-nous certains que la main de l'Éternel n'a pas déjà écris sur la muraille de notre nation, ou de notre maison? Et que le jugement n'est pas déjà commencé? Pourquoi le péché semble-t-il dominer partout sur la Terre, si ce n'est parce que Dieu a livré l'humanité à sa stupidité (Romains 1:18-32)? Sommes-nous supérieurs aux peuples des temps anciens, qui ont été détruits à cause de leurs péchés et des abominations qu'ils commettaient à la face de Dieu? 
En réalité, nous sommes plus coupables encore, si nous ne marchons pas avec crainte et tremblement, car nous avons le témoignage de ce qui leur est arrivé. Les démons eux-mêmes tremblent à la pensée qu'il n'existe qu'un seul Dieu (Jacques 2:19), mais les hommes ne cessent de s'en fabriquer d'autres! 
L'avortement est considéré comme un droit fondamental en Occident, mais dans la plupart des cas, ce n'est rien de plus qu'un meurtre, un bébé offert en sacrifice offert à un idole: "mon corps, mon droit". Tous les peuples, sans exceptions, qui sacrifiaient leurs enfants aux idoles ont, au cours de l'histoire biblique, été anéantis par le feu de la colère de Dieu. Il n'en sera pas autrement de nos pays soi-disant civilisés. 
Aux États-Unis récemment, les sans foi ni loi défilaient dans les rues en élevant le nom de criminels notoires abattus par la police tout en se moquant du beau nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Cela ne nous rappelle-t-il pas quelque chose? Les pécheurs du temps de Jésus lui ont aussi préféré un criminel! Le péché et ses séductions prennent plusieurs formes, et l'ennemi ne manque pas de contenant, ni de contenu. 
Ils sortiront prochainement un film se moquant de Jésus, le présentant comme une femme lesbienne, une abomination! Un animateur de CNN a récemment dit à heure de grande écoute que "Jésus n'était pas parfait lorsqu'il est sur la Terre". La révolte contre Jésus-Christ est grande, parce qu'il représente celui avec qui nous serons comparés au jour du jugement, selon que nous aurons obéi à sa parole ou non, et cela, satan le sait. Raison pour laquelle il essaie de faire croire au monde entier que Jésus n'a pas existé, ou qu'il n'était pas Dieu. Il ne veut pas que nous nous recevions à Sa parole afin d'être sauvés! 

Hollywood est infesté de pédophiles et de dégénérés sexuels qui profitent de leur position de pouvoir pour détruire la vie de centaines de femmes et de jeunes, sans compter tous les foyers infectés par l'immoralité morale et sexuelle présente dans une majorité de films qu'ils produisent. Ce sont ces mêmes dégénérés qui sortent publiquement et essaient d'influencer les gens dans leur manière de penser et de vivre, pour qui voter, quoi acheter, et ainsi de suite. Beaucoup de médias et de partis politiques mentent; le père de famille ment à sa femme en revenant chez lui tard la nuit; les enfants mentent à leurs parents en ne leur disant pas avec qui ils passent leurs temps libres; les pervers se mentent à eux-mêmes en justifiant d'une manière ou d'une autre leur addiction à la pornographie. Ce sont là seulement quelques signes de déchéance d'une génération perverse et corrompue, qui a rejetée Dieu et Jésus-Christ. Les commandements de Dieu sont bafoués et rejetés sous prétexte qu'ils "manquent de compassion"... Alors que l'humanité n'a jamais autant rejeté la compassion et la miséricorde de Dieu qu'elle le fait présentement, n'est-ce pas une accusation étrange contre Dieu et le salut qu'Il nous offre gratuitement en Jésus-Christ? 

Mais Dieu! On ne se moque de lui impunément! Ceux qui refusent de se repentir pendant qu'il en est temps recevront la juste récompense de leurs actions. Galates 6:7 nous dit en effet:  "Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi". Celui qui sème dans les jardins de satan ne pourra certainement pas récolter sur les terres du royaume de Dieu au jour de la rétribution! Celui qui n'est pas parfait dans l'amour n'est pas connu de Dieu. Jésus dira en effet que le premier et le plus grand commandement est d'aimer le Seigneur Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée (Matthieu 22:37-38). C'est là le péché de l'Occident, qui a connu la grandeur de la bonté de Dieu mais qui s'est détourné de Lui dans toutes les sphères de la société. Cette même main qui a écrit sur la muraille de Babylone a certainement déjà écrit les mêmes mots sur les murailles de nos nations modernes.  

Il n'est peut-être pas trop tard! L'ennemi, comme Darius, est peut-être au contrôle de ta vie en ce moment, tandis que tu vis dans l'insouciance et l'arrogance. Il est peut-être à une respiration près de t'amener avec lui pour l'éternité, car tu ne sais pas, tu ne connais pas le moment de ta dernière heure. Ne soit pas pesé et trouvé léger! 
Sachons-le: ce que nous avons semé, nous le récolterons certainement! Si nous semons des carottes, pouvons-nous espérer récolter du maïs? Le principe est le même avec Dieu. Nous ne pouvons pas le tromper (Matthieu 22:11-13). Celui qui essaiera d'entrer dans le royaume des Cieux mais qui aura constamment refusé de passer par le chemin de la repentance n'y sera pas accepté. Nous avons vu précédemment que Dieu se rappelle des péchés de chacun, car ils sont tous inscrits dans notre livre, mais Il se rappelle également du sang de Jésus versé pour la rémission de chacun d'eux, pourvu que nous reconnaissions que nous sommes de pauvres pécheurs ayant besoin de pardon. Jésus l'a dit; Il est venu offrir sa miséricorde aux pécheurs (Matthieu 9:12-13).

Jésus est notre seul espoir! Le jugement que nous méritons tous, Il les a portés à la croix du calvaire (Esaïe 53:5). Ne laissez pas passer un autre jour sans donner votre vie à Jésus. Le jour du salut, c'est cet aujourd'hui dans lequel nous vivons (Hébreux 3:7-8). Approchez vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus. Sentez votre misère; soyez dans le deuil et dans les larmes; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera (Jacques 4:8-10).

L'Éternel dit en 2 Chroniques 7:14 : "Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays". 
Aussi au Psaumes 103:12-13 : "Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions. Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent". Nous avons besoin de pardon, en tant qu'individus mais aussi en tant que nations. Et la Bible dit que "si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité" (1 Jean 1:9). Certains diront: je peux faire cela, mais ensuite? Comment pourrais-je marcher comme Jésus par mes propres forces? Personne ne le peut! C'est pourquoi il nous faut passer par la repentance et accepter que nous sommes de simples pécheurs, lire la parole de Dieu, la Bible, la méditer, prier en comptant toujours sur le secours de Jésus, et Il nous éclairera par le Saint-Esprit.

Prions.

Seigneur Dieu, je te remercie pour Ta parole, car elle est la vérité. Elle me reprend, elle me corrige, elle m'exhorte à changer de vie avant qu'il ne soit trop tard. C'est par amour pour la race humaine que Tu as déjà tout fait; il ne me reste plus qu'à croire en Jésus et à me laisser remplir de Ton amour. Tu vois et entend tout; quand même je me mentirais à moi-même, je ne Te tromperais jamais. Merci de me présenter la vérité telle qu'elle est, et de me montrer ce que je suis réellement. J'ai péché, j'ai été rebelle à Tes appels, mais je ne veux plus me moquer de Toi. Je mérite un juste jugement, mais je Te supplie, ô Dieu, s 'il te plaît, pardonne mes péchés. Je sais que ces péchés sont inscrits dans un livre, le livre de ma vie, mais j'intercède par le sang de Jésus afin que ces péchés soient effacés et que je puisse marcher en conformité avec Ta parole et Tes commandements à partir de ce jour. Ta parole dit que Tu ne n'as pas destiné l'humanité à la colère, mais au salut, et je sais que le salut ne s'obtient en aucun autre que Jésus. 

Jésus, Tu n'es plus sur la croix, Tu es revenu de la mort à la vie afin de vaincre la mort spirituelle une fois pour toute, avec ceux qui accepteraient de faire périr avec Toi leur nature pécheresse. Mon seul espoir est en Toi, Seigneur; je viens à Toi, car je veux être sauvé, y compris de moi-même, car je suis mon pire ennemi. Aide-moi s'il te plaît à comprendre l'Écriture, Ta parole écrite avec Ton propre sang, aide-moi à la méditer et à la mettre en pratique; à la chérir comme mon plus grand trésor, car c'est ce qu'elle est.
Aujourd'hui, je viens à Toi tel que je suis. Je ne veux pas remettre à plus tard car je ne sais pas de quoi demain sera fait. Aujourd'hui, l'occasion est là de venir ou de revenir à Toi, et je la saisis avec joie. Le pardon que Tu veux offrir, et la rédemption de tous mes péchés sans exceptions. Tu as dit dans Ta parole que Tu ne rejettes pas à toujours, que Tu prends plaisir à ceux qui ont un cœur contrit et brisé. C'est à Ta parole que je m'attache en ce jour, où la destruction est proche, trop proche pour la nier, car l'humanité sans Dieu se détruira elle-même dans sa rébellion. Je viens à Toi, Père Éternel, car je ne veux plus participer aux œuvres vaines de ce monde perdu et pervers, et avec Ton aide j'ôterai la méchanceté de devant Ta face, je cesserai de faire le mal et je ferai le bien que Tu veux que je fasse, et Ta promesse se réalisera: mes péchés qui étaient cramoisis, deviendront blancs comme la neige, et mes vêtements sales de péché me seront enlevé afin que je revête les vêtements dignes d'un enfant de Dieu, né de nouveau par la puissance du précieux sang de Jésus. 

C'est Toi qui pèses les cœurs, ô Dieu, et Tu ne tiens pas compte de la manière dont nous nous jugeons nous-mêmes, mais le modèle en toutes choses, c'est Jésus, à qui je m'attache aujourd'hui plus que jamais. Jésus, Rocher de mon salut, Nom au-dessus de tout autre nom, ma Forteresse, mon Libérateur, mon Rédempteur, mon Bouclier, ma force et mon Refuge, mon abri de la tempête qui s'avance droit sur nous, reçois favorablement les paroles qui sortent aujourd'hui de ma bouche; purifie-moi, lave moi, renouvelle en moi un esprit bien disposé, soumis, fidèle et obéissant. Conduis-moi, et dirige-moi sur le sentier de la justice et de la vérité; fais de moi un serviteur, un fidèle ambassadeur de Ton royaume qu'aucun roi de la Terre ne pourra jamais ébranler ni s'approprier. 

Que Ton nom soit loué et glorifié, Père Éternel, car Tu m'as délivré de la mort qui me retenait en son pouvoir. Tu m'as cherché, et Tu t'es laissé trouver. Tu as mis en moi une espérance nouvelle et un chant nouveau, que je chanterai avec joie tous les jours qu'il me reste à vivre ici-bas et là-haut dans la gloire avec tous les saints, car dans ma détresse, Tu m'as entendu lorsque j'ai crié vers Toi pour obtenir du secours. Que la Terre tremble sur ses fondements, je ne chancellerai pas car c'est sur Toi Seigneur Jésus que je m'appuie à partir de ce jour et pour l'éternité. Béni soit le nom de mon Dieu, car Tu me remplis de joie et de paix, puisque le lourd fardeau de mes péchés m'a été enlevé. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.