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dimanche 17 novembre 2024

Le mal est-il créé par Dieu?

 

Qui dira qu'une chose arrive, sans que le Seigneur l'ait ordonnée? (Lamentations 3:37)


"Le hasard a bien fait les choses". Qui n'a pas entendu cette phrase au moins une fois dans sa vie? Bien sûr, la plupart des gens ne pensent pas mal faire en disant cela, mais est-ce que le hasard a réellement fait quelque chose, ou n'est-ce pas Dieu qui a permis que la chose arrive? 

Dans Lamentations 3:37-38, nous lisons en effet: "Qui dira qu'une chose arrive, sans que le Seigneur l'ait ordonnée? N'est-ce pas de la volonté du Très-Haut que viennent les maux et les biens"? 
Ici, plusieurs posent la question, tout à fait légitime du point de vue de notre nature humaine: "Attend une minute; de Dieu viennent les maux et les biens? Dieu crée le mal?" 

Non, Dieu ne crée pas le mal, mais Il peut le permettre. Et même si nous ne comprenons pas toujours pourquoi, nous savons que "toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu" (Romains 8:28). Dieu connaît nos cœurs mieux que nous mêmes. Parfois, les afflictions sont la seule chose qui nous feront réfléchir et qui nous ramèneront à Lui, dans les supplications et la repentance, un peu comme le fils prodigue de la parabole de Jésus en Luc 15. Nous ne connaissons pas le plan global de Dieu, nous ne voyons que l'instant présent. Nous nous endormons trop facilement lorsque tout va bien; nous ne glorifions pas Dieu comme nous le devrions. Comme les païens, trop de chrétiens mettent sur le dos du hasard ou de leurs propres efforts le fait qu'ils ont une vie aisée, oubliant que c'est Dieu qui leur donne la santé et la capacité de bien vivre. 

C'est lorsque ces choses nous sont enlevées que nous comprenons l'ampleur de la bénédiction de Dieu. Ainsi, Jérémie 32:42 dira: "Car ainsi parle l'Éternel : De même que j'ai fait venir sur ce peuple tous ces grands malheurs, de même je ferai venir sur eux tout le bien que je leur promets". Pourquoi Dieu avait-Il permis que le malheur atteigne les israélites? Parce que leur cœur s'était éloigné de Lui. Non, cela ne veut pas dire que tous ceux qui souffrent ou qui font face à l'adversité sont des rétrogrades, loin de là! Mais pour les uns comme pour les autres, notre Père céleste utilise ces choses pour nous rapprocher de Lui et pour nous donner un témoignage. Cela peut paraître étrange, mais celui qui fait toujours tout ce qu'il désire et qui ne fait jamais face à aucun vent contraire, quel témoignage possède-il? Comment peut-il vraiment compatir avec ceux qui souffrent s'il n'a pas lui même traversé le feu dans la main protectrice de Dieu?

Notre Père céleste peut bouleverser mer et monde pour sauver une âme perdue; Il sait, par le Saint-Esprit, toucher le cœur de ceux qui ont besoin de Son secours, et Il veut nous utiliser, non pas seulement malgré, mais à cause de notre petitesse. Il ne peut pas utiliser les orgueilleux, mais ceux qui sont petits à leurs propres yeux peuvent être comme un simple petit doigt qui pointe vers Dieu, Lui donnant toute gloire à cause de toutes les bonnes choses qu'Il a faites. 

Il sait que le feu que nous avons traversé il y a quelque temps nous servira de témoignage aujourd'hui, pour quelqu'un qui traverse une situation semblable. Et alors que nous souffrions et que nous Lui demandions la question universelle? "Pourquoi, Seigneur"? Il avait déjà mis sont plan en branle, rien ne Le surprend. Comme Paul l'a dit en 1 Corinthiens 10:13, Il nous a donné la capacité de résister à l'épreuve et aux tentations, Il a préparé Lui-même un moyen d'en sortir, afin que nous ne nous égarions pas loin de Sa face. Pierre le dira ainsi en 2 Pierre 2:9 : "Le Seigneur sait délivrer de l'épreuve les hommes pieux, et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement".

Prenons un exemple concret. Souvenons-nous de l'histoire de Joseph en Genèse 37. Vendu par ses frères, il se retrouve en Egypte. Là, il devient un serviteur d'un des officiers de Pharaon; la femme de cet officier voulu coucher avec lui, qui se sauve plutôt que de pécher contre Dieu. Elle l'accuse d'avoir voulu coucher avec elle, il se fait jeter en prison, et on l'y oublie. Mais pendant tout ce temps, Dieu n'avait pas perdu de vue Son plan pour sa vie. Il transformait Joseph à travers ces épreuves; Il l'humiliait, Il le préparait pour l'œuvre qu'Il lui avait donné à faire, qui était grandiose, et Il lui donnait un témoignage pour les jours à venir.

Et en Genèse 45:5, Joseph dit à ses frères, dans une des scènes de retrouvailles les plus émouvantes de la Bible: "Maintenant, ne vous affligez pas, et ne soyez pas fâchés de m'avoir vendu pour être conduit ici, car c'est pour vous sauver la vie que Dieu m'a envoyé devant vous". Et au verset8, il ajoute :"Ce n'est donc pas vous qui m'avez envoyé ici, mais c'est Dieu; il m'a établi père de Pharaon, maître de toute sa maison, et gouverneur de tout le pays d'Egypte". 

Il est probable que Joseph, durant ses épreuves, a dû penser, comme nous le faisons aujourd'hui: "Pourquoi Seigneur? Pourquoi? Qu'attends-tu de moi?" Mais à travers tout cela, il n'a jamais perdu de vue que le Dieu qu'il servait avait la puissance de le soutenir, et Dieu l'a utiliser pour glorifier Son saint nom. Est-ce que Dieu a créé ce mal? Non, mais Il l'a utilisé et l'a transformé en bien. Rien ne Lui échappe, et alors qu'il nous semble perdre tout espoir, Il est toujours au contrôle. 

"Tu marcheras sur le lion et sur l'aspic, tu fouleras le lionceau et le dragon. Puisqu'il m'aime, je le délivrerai; je le protégerai, puisqu'il connaît mon nom. Il m'invoquera, et je lui répondrai; je serai avec lui dans la détresse, je le délivrerai et je le glorifierai. Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir mon salut" (Psaume 91:13-16). 

Notons que ce passage ne dit pas: "J'éloignerai de ton sentier le lion et l'aspic". Non, mais il dit: "Tu marcheras sur le lion et l'aspic". C'est un merveilleux rappel de la grâce de Dieu. Il va y avoir des épreuves et des vents contraires sur mon sentier, mais Dieu me tiendra la main; "puisqu'il m'aime, je le délivrerai, je le protégerai", et, "Il m'invoquera, et je lui répondrai". Nous avons parfois besoin de rencontrer le lion et l'aspic pour réellement apprendre à invoquer le nom de l'Éternel. C'est une image forte de Christ qui a été meurtri à la croix, mais Il a piétiné le serpent afin qu'il ne puisse jamais nous arracher de la main de Dieu. Il n'a aucun pouvoir, notre Seigneur lui a écrasé la tête, gloire à Dieu!

Quel privilège de savoir que, lorsque nous invoquons le nom de notre Dieu, Il nous entend, et Il nous répondra! En toutes occasions, apprenons à nous tourner vers Lui, dans la prière et les supplications, dans la lecture de la Parole. Il nous enseignera, Il nous guidera, Il nous encouragera et Il fera même au-delà de tout ce que nous pouvons penser ou imaginer (Éphésiens 3:20), toujours dans le but que toute la gloire Lui soit rendue, non seulement par nous, mais par tous ceux qui recevront le témoignage et le cantique nouveau qu'Il aura mit dans notre bouche, alors que nous apprenions à nous dépouiller de nous mêmes pour nous laisser revêtir par Lui de Ses vêtements de justice et de sanctification. 

Non, le mal ne vient pas de Dieu, et n'oublions jamais que, malgré que nous ne méritons rien, toutes choses concourent au bien de ceux qui l'aiment et le servent.

Que toute la gloire Lui soit rendue, dans le nom de Jésus, Amen. 

dimanche 7 avril 2024

Au milieu du feu, mais pas seul

Si tu traverses les eaux, je serai avec toi... Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas (Esaïe 43:2).


Telle est la promesse faite à qui marche avec le Seigneur. Les épreuves ne sont pas éliminées de la route du Royaume. Les flammes ne sont pas éteintes à l'avance. Mais l'assurance est donnée; tu ne seras pas seul. Je suis là. Avec toi. 

Alors Seigneur, tout est bien. Ceux qui me regarderont avancer au milieu du feu reconnaîtront peut-être ton visage, comme le roi Nebucadnetsar discerna une quatrième silhouette au sein de la fournaise, chauffée par lui sept fois plus qu'à l'ordinaire et dans la quelle il avait fait jeter les trois amis du prophète Daniel.

Les compagnons de Daniel sont sortis indemnes du feu, et leur foi a été fortifiée. Seuls leurs liens ont été consumés, et même l'odeur du feu ne les a pas atteints. La maladie peut devenir une redoutable fournaise. "Souffre avec moi pour l'Évangile" (2 Timothée 1:8). Paul a souffert, surtout à la fin de sa vie. Jean aussi. Le mot "avec", ici, est frappant. Dans la souffrance pour Christ, on n'est pas seul. On est en bonne compagnie: celle des frères. Onésiphore m'a souvent consolé, et il n'as pas eu honte de mes chaînes (2 Timothée 1:16). La maladie est comme une chaîne. Paul, lui, le chrétien plus que vainqueur, a besoin d'être consolé. Les apôtres ont tous souffert, surtout à la fin de leur vie. Il n'y a pas eu d'apothéose. La souffrance fait partie de l'apostolat. Paul, Jean, Pierre ont été employés jusqu'au bout par le Seigneur.

Jésus-Christ, pour lequel je souffre... je supporte tout à cause des élus (2 Timothée 2:9;10). Paul souffre pour le Maître, pour les élus. Supporter, c'est la victoire que les élus peuvent voir au travers de la souffrance. De même que le Seigneur, appelé "l'homme de douleur, habitué à la souffrance", s'est incarné et nous a rejoints dans notre souffrance, ainsi, nous aussi, nous partageons la souffrance de nos frères. Tel Maître, tel serviteur. Cela est un fruit de la maturité.

Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent (2 Timothée 2:19). Nous le connaissons mal, mais lui connaît parfaitement nos craintes, nos doutes, nos joies; quel réconfort! Verset 22: "Fuis les passions de la jeunesse". Ce n'est pas une fuite dans la solitude. On fuit, puis on cherche la communion "avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un cœur pur". "Afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre" (2 Timothée 3:17). Cette dernière lettre de Paul est centrée sur la conduite du chrétien, sa piété, la souffrance. Notre service n'est pas limité à cette terre.

Supporte les souffrances (2 Timothée 4:5). Il faut d'abord les accepter, puis les supporter. Cette pensée est comme un fil rouge à travers toute l'épître. Parce que Jésus fait route avec nous, nous ne pouvons faire fausse route, et il est possible de supporter les souffrances. Le Seigneur nous aide à vivre sans que nous fassions de plans à l'avance; c'est notre chemin, par la grâce de Dieu, nous y marchons paisiblement. Il s'agit de le suivre, lui. C'est un Guide infaillible. Il nous faut mettre nos pieds dans l'empreinte de ses traces, jusqu'au dernier pas, par-dessus la mort, avec lui dans l'éternité. En Actes 20:22, Paul se dit "lié par l'Esprit". Après le ministère des voyages, au cours desquels l'apôtre a fondé de nombreuses églises, c'est le ministère de la prison, avec toutes ses limitations et ses souffrances, que l'apôtre résume ici par ces mots: "Lié par l'Esprit". Quel bonheur de savoir que le Saint-Esprit ne nous lie pas à des circonstances ou à nos pauvres personnes, mais à la personne bénie de Jésus-Christ.

Lorsque nous sommes conduits par des voies que notre raison ne peut expliquer, lorsque nous cheminons come Abraham, "sans savoir où nous allons", qu'en est-il de notre foi? Nous sommes tentés de dissocier la foi d'une totale dépendance de Dieu. Sans elle, il n'y a pas de foi véritable. Inconsciemment, nous voudrions être suffisamment forts pour pénétrer les mystères de Dieu et être les maîtres de notre destinée. Notre orgueil d'hommes pieux nous fait oublier que sans Jésus nous ne pouvons rien. Lui seul peut nous rendre vraiment dépendants de Dieu et nous aider à lui faire confiance dans ce que notre raison ne peut saisir.

La souffrance est bien souvent accompagnée de crainte. Mais "la crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte" (1 Jean 4:18). Jean nous rappelle la perfection de l'amour de Dieu à l'égard de tous ceux qui le suivent sur le chemin de l'épreuve et de la grâce. Sur ce chemin, notre sécurité ne réside pas avant tout dans la puissance de Dieu, mais dans son amour. Cet amour est parfait, il n'y a rien à y ajouter, rien d'autre à attendre. Il bannit la crainte. François d'Assise disait: "L'amour n'est pas aimé". C'est vrai. Mais avec Jean, nous disons: "Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier". Ne sommes-nous pas sur la terre pour nous aimer les uns les autres et pour dire aux hommes qu'ils sont aimés de Dieu? 

 Auteur inconnu   

dimanche 10 septembre 2023

Le murmure et le feu

 Exode 3:1-6: Dieu parle à Moïse du milieu d'un buisson enflammé.

1 Rois 19:12: L'Éternel n'était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger.

Certains voient ici une contradiction. Mais qu'en est-il réellement? Pourquoi Dieu parle-t-il à Moïse du milieu d'un buisson enflammé, mais ne se présente-t-il pas à Élie du milieu du feu, mais du milieu d'un "murmure doux et léger"?  

Nous savons que Dieu nous parle de plusieurs manières dans les Écritures. Selon nos circonstances présentes, un jour, nous serons interpelés par un verset, et le lendemain ce sera un autre. Cela ne veut pas dire que nous cherchons des passages particuliers dans la Bible afin de conforter notre chair, au contraire, parce que nous ne rejetons rien de la parole de Dieu; elle nous parle, elle nous édifie, elle nous instruit et nous corrige (2 Timothée 3:16).

 Mais Dieu parle de manière à toucher nos cœurs. Il faut savoir que, dans les temps anciens, le feu était souvent lié aux divinités. Lorsque Dieu parla à Moïse depuis le buisson ardent, ce dernier vivait au désert avec la fille d'un sacrificateur de Madian. Nous ne savons pas exactement si ce sacrificateur servait le seul vrai Dieu ou une fausse divinité, mais nous savons avec certitude que plusieurs tribus s'étaient éloignées du Dieu vivant pour s'attacher aux dieux des nations qui les entouraient. Quoi qu'il en soit, nous voyons dans le passage d'Exode 3 que Dieu se fait connaître à Moïse du milieu du buisson enflammé et lui dit: "Ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte". 

C'est un aperçu de ce que Dieu veut faire comprendre à Moïse. Nous avons là un buisson enflammé, mais qui ne se consume jamais. N'est-ce pas une image de la parole de Dieu qui demeure éternellement? Alors que tout ce que nos yeux voient se dissoudra, cette parole sera pour toujours. De même, la véritable église de Dieu n'a-t-elle pas traversé les feux de la tribulation tout au long de l'histoire et pourtant, elle n'a pas été consumée, elle est encore, par la grâce de Dieu, vivante et témoigne de Lui à ceux qui ont besoin d'entendre le message du Père? Nous voyons aussi que, du milieu du feu, Dieu dit à Moïse qu'il se tient sur un lieu saint. Ce lieu n'était pas saint parce qu'il s'y trouvait un buisson enflammé qui ne se consumait pas, mais parce que Dieu y était présent! 

Souvent dans la Bible, nous voyons que le feu est associé à la purification, à la sainteté, à la justice de Dieu. "Ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte". Parce que nous ne devons jamais prendre à la légère ni avec orgueil notre service auprès de Dieu. Il est grand, il est saint, il est tout-puissant. Notre Dieu est aussi un feu dévorant, écrira l'auteur de la lettre aux Hébreux (Hébreux 12:29). Exode 24:17: "L'aspect de la gloire de l'Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne".  Nous nous plaisons à dire de nos jours que "Dieu est amour", et nous en sommes venus à croire qu'Il tolère même le péché qu'Il a défendu dans Sa parole. Ceux qui pensent et vivent ainsi gardent leurs chaussures en présence de Dieu, dans le lieu saint. S'ils ne se repentent pas, ils feront bientôt connaissance à cet aspect de la gloire de Dieu qu'ils ne veulent pas voir. "C'est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant (Hébreux 10:31).

Bien des années plus tard, le prophète Elie arrive. Il était un serviteur de Dieu fidèle et obéissant. Alors qu'il rencontre le roi impie Achab, ce dernier lui demande: "Est-ce toi, qui jettes le trouble en Israël"? Elie était une des rares personnes à être restée fidèle à Dieu dans le pays, et il se fait blâmer pour "le trouble en Israël"! Remarquons ici que rien n'a changé. Nous nous dirigeons, et c'est déjà commencé, vers un monde en rébellion totale contre Dieu et contre les Siens, et les chrétiens sont et seront les boucs émissaires pour tous les maux réels ou inventés à la surface de cette terre. 

Alors Elie répond à Achab: "Je ne trouble point Israël, c'est toi, au contraire, et la maison de ton père, puisque vous avez abandonné les commandements de l'Éternel et que tu es allé après les Baals". Alors il fit assembler auprès de lui, à la montagne du Carmel, les prophètes de Baal et d'Astarté. Il leur fût apporté deux taureaux, qui devaient être mis en morceaux et placés sur le bois, avec ce défi: le dieu qui répondra par le feu à cette offrande sera le vrai Dieu. Et Elie leur dit: "Choisissez pour vous l'un des taureaux, préparez-le les premiers, car vous êtes les plus nombreux, et invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu" (1 Rois 18:25). Alors nous lisons que les faux prophètes ont invoqué Baal, mais que jamais il n'a fait descendre le feu du ciel sur leur offrande. 

Pour sa part, Elie découpa le taureau, plaça les morceaux sur le bois de l'autel de l'Éternel qu'il avait préalablement rétabli, mais il demanda aussi de remplir d'eau quatre cruches (à trois reprises) afin de couvrir d'eau le bois, l'holocauste ainsi que l'autel. Nous savons que l'eau a aussi un symbole de purification dans la Bible, mais ici, Elie n'essayait pas de purifier l'holocauste, il se préparait simplement à montrer à la face du peuple qui regardait (verset 30) qu'il n'avait pas caché de feu sous l'autel, comme c'était coutume de faire chez les prêtres de Baal à cette époque. Ils cachaient le feu sous l'autel, et lorsque celui-ci consumait leur holocauste, ils prétendaient que c'était l'œuvre de leur dieu. Cela nous démontre aussi la foi d'Elie, qui ne regardait pas aux circonstances, mais à Dieu seul. Et le fait que l'eau recouvrait ainsi l'holocauste allait démontrer l'étendue de la puissance de Dieu, pour qui rien n'est impossible. 

Alors Elie pria une simple prière, disant: "Réponds-moi Éternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c'est toi, Éternel, qui est Dieu, et que c'est toi qui ramènes les cœurs". Alors le feu de l'Éternel tomba et consuma l'holocauste, le bois, les pierres et la terre et absorba même l'eau qui se trouvait dans le fossé qu'Elie avait fait autour de l'autel. Encore une fois ici, la puissance et la gloire de Dieu se sont manifestées par le feu. 

Après ces événements grandioses, Elie se sauve de la femme d'Achab qui veut lui ôter la vie. Il entre dans ce qui semble être une sorte de dépression et il demande à Dieu de prendre son âme. Elie est découragé. Il pense être le seul juste en Israël (ce qui est faux), mais Dieu se montre encore une fois à lui d'une manière attentionnée, presque délicate. Il envoie un ange pour qu'il mange et qu'il boive, et avec les forces que lui donnèrent cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuit jusqu'à la montagne de Dieu, à Horeb. Le même endroit où Dieu s'était fait connaître à Moïse du milieu du buisson ardent. Cette nourriture que Dieu donna à Elie était une préfiguration de la nourriture spirituelle qui est la nôtre aujourd'hui encore. "Car l'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Deutéronome 8:3; Matthieu 4:4).  

Arrivé à Horeb, il entre dans une caverne (1 Rois 19:9). Encore une fois, Dieu va à sa rencontre et lui demande ce qu'il fait là. Non pas parce que Dieu ne savait pas pourquoi Elie se tenait dans cette caverne, mais parce qu'Il voulait montrer à Elie ce qui se trouvait dans son propre cœur. C'est une étude que nous devons tous faire, à la lumière de la parole de Dieu. Il n'est pas bon d'attendre d'être à l'extrémité pour examiner notre conduite, à savoir si nous sommes dans la foi, si nous vivons réellement selon le cœur de Dieu (2 Corinthiens 13:5). Alors l'Éternel demanda à Elie de sortir de la caverne et de se tenir sur la montagne, devant l'Éternel. Et il est dit que "devant l'Éternel, il y eu un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers; mais l'Éternel n'était pas dans le vent". Pas cette fois-ci, parce que nous savons que "l'Éternel marche dans la tempête, dans le tourbillon" (Nahum 1:3). 

Ensuite il est dit que ce fût un tremblement de terre; mais l'Éternel n'était pas dans le tremblement de terre". Pas cette fois-ci, parce que nous savons que lorsque l'Éternel est descendu sur la montagne du Sinaï, "elle tremblait avec violence" (Exode 19:18; Juges 5:4). Et après le tremblement de terre; il y eu un feu, mais "l'Éternel n'était pas dans le feu" (1 Rois 19: 12). Pourtant au chapitre précédent, Dieu s'était manifesté d'une manière étonnante et glorieuse, non seulement à Elie, mais au peuple d'Israël lorsqu'Il fit descendre le feu du ciel afin de consumer l'holocauste d'Elie (1 Rois 18:38-39). Et après le feu, il y eut un "murmure doux et léger". Quand Elie l'entendit, "il s'enveloppa le visage de son manteau", et se tint là à l'entrée de la caverne en présence de Dieu.

Un murmure doux et léger. C'était une préfiguration de la nouvelle alliance. Dieu s'était fait connaître par le feu de la loi de sa colère contre le péché (Deutéronome 33:2), au milieu d'une tempête terrible où se mêlaient feu, tonnerre, éclair, tremblement de terre (Exode 19:16-18), mais maintenant, Il se faisait connaître par Son amour manifesté en Jésus-Christ, qui est venu sur la croix mourir pour nos péchés. L'auteur de la lettre aux Hébreux dira avec beaucoup d'à propos en Hébreux 12:18-19 : "Vous ne vous êtes pas approchés d'une montagne qu'on pouvait toucher, et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête, ni du retentissement de la trompette"... "Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux que celui d'Abel".  

Ce murmure doux et léger, c'est l'amour et la grâce de Dieu. "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. 
C'est encore la voix douce du Sauveur qui a dit du haut de la croix: "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 23:34). C'est encore Jésus qui a dit, avant la croix : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos" (Matthieu 11:28). 
Cette voix douce, ce murmure léger vous appelle encore aujourd'hui. Si comme Elie, caché dans la caverne, votre fardeau est trop lourd, le poids de vos fautes et de vos égarements vous pèse, cette voix est pour vous. "Recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes" (Matthieu 11:29).   

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 28 mai 2023

Contradiction, vraiment? L'Éternel est-Il lumière ou obscurité?

L'Éternel veut habiter dans l'obscurité! (2 Chroniques 6:1)

Dieu est lumière, et il n'y a point en lui de ténèbres (1 Jean 1:5).

Non, l'Éternel Dieu n'est pas obscurité. Pour bien comprendre cette exclamation de Salomon en 2 Chroniques 6:1, nous devons retourner en Lévitiques 16:2, où l'Éternel Lui-même dit à Moïse: "Parle à ton frère Aaron, afin qu'il n'entre pas en tout temps dans le sanctuaire, au dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l'arche, de peur qu'il ne meure; car j'apparaitrai dans la nué sur le propitiatoire". Il est dit en 2 Chronique 5:14 que "les sacrificateurs ne purent pas rester (dans la maison de l'Éternel) pour y faire le service, à cause de la nuée, car la gloire de l'Éternel remplissait la maison de Dieu". Alors, lorsque Salomon vit cette nuée, il comprit que Dieu agréait l'œuvre de ses mains. Non pas que Dieu allait réellement habiter ce temple, car Salomon lui-même dira en 2 Chroniques 6:18, parlant de Dieu: "Les cieux, et les cieux des cieux ne peuvent te contenir", mais en acceptant cette maison qui lui était construite par Salomon, l'Éternel observait la promesse qu'Il avait faite à David (2 Chroniques 6:9-10).

Mais qu'est donc cette obscurité? Pourquoi l'Éternel voudrait-Il y habiter s'Il est lumière? C'est très simple: l'homme mortel ne peut pas voir la face de Dieu et ne pas mourir (Exode 33:20). C'est pourquoi Il apparaissait sous forme de nuée ou de colonne de feu, alors qu'Il guidait le peuple au désert (Exode 13:21). Psaumes 97:2 nous dit que "les nuages et l'obscurité l'environnent". Psaumes 18:11 nous dit que l'Éternel "faisait des ténèbres sa retraite". Ces manières de décrire l'environnement de Dieu découlent probablement d'Exode 19:16, où Dieu se manifesta aux yeux du peuple de la manière suivante: "Il y eu des tonnerres, des éclairs et une épaisse nuée sur la montagne". Qu'est-ce que cela nous dit? Cela nous parle de la majesté de Dieu, de Sa grandeur; nul ne Lui est comparable. De tout temps, le tonnerre et les éclairs ont impressionné les hommes et leur ont inspiré crainte et respect, leur rappelant à quel point ils sont petits et fragile.  

Il n'est donc pas étonnant que Dieu se soit manifesté au peuple de cette manière, et il est dit (encore au verset 16) que "le peuple fut saisi d'épouvante". Pensons à cela un instant: le peuple n'a vu, à ce moment-là, qu'une manifestation visible de la grandeur de Dieu, et pourtant il fût saisi d'épouvante au point de dire à Moïse, en Exode 20:19 : "Parle-nous toi-même, et nous écouterons, mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous mourions".  

Cette nuée sombre et la réaction du peuple nous rappelle cette crainte solennelle que nous devrions tous avoir envers notre Père céleste. Bien sûr, les nuages sombres nous rappellent aussi le terrible jugement qui s'en vient sur les impies, mais pour nous qui croyons, ils ne sont pas un signe de punition ou de destruction, mais un témoignage de la grandeur du Dieu en qui nous croyons.

Dieu est lumière, et il n'y a point en Lui de ténèbres. Ces ténèbres qui l'entourent dans ces Écritures sont un exemple du voile qui nous sépare de Sa gloire, parce que nous ne sommes que de simples mortels. Plutôt que de craindre et de fuir la présence de Dieu, le peuple aurait dû être reconnaissant qu'Il veuille bien les accompagner de Sa gracieuse présence. Le peuple aurait dû s'approcher de Dieu avec cette crainte, plutôt que de fuir dans la crainte. N'est-ce pas ce que nous sommes aussi portés à faire lorsque nous péchons et que nous croyons que Dieu ne veut plus de nous, et ne voudra probablement pas nous pardonner? Nous fuyons, nous prétendons croire, mais nous ne nous approchons plus de Lui dans la prière comme autrefois. Pourtant, Il est là, au rendez-vous, comme jadis sur cette montagne qu'Il recouvrait de Sa glorieuse présence, et Il veut bien nous gracier aussi de Sa présence, car Il nous aime et Il veut être en communion avec nous. 

Si ces ténèbres sont comme un voile, n'oublions jamais une chose; c'est que le Christ est venu, est mort sur la croix, et à ce moment-là, le voile du temple séparant le lieu saint du lieu très saint se déchira par le milieu. Nous avons donc une libre entrée dans le sanctuaire, au moyen du sang de Jésus (Hébreux 10:19). Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et d'obtenir grâce, pour être secourus dans nos besoins (Hébreux 4:16).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 1 mai 2022

En bref... La foi éprouvée

C'était un vieux forgeron. Sa vie avait été difficile, mais il était croyant et parlait volontiers de sa foi à ses clients. 

Un jour, l'un d'entre eux lui demanda: "Explique-moi pourquoi ton Dieu, que tu dis plein d'amour, t'a laissé traverser tant d'épreuves".

Ramassant un morceau de fer, le forgeron répondit: "Pour que ce bout de fer soit utile, il faut qu'il devienne résistant. Je le fais donc passer par le feu, à haute température. Puis je le pose sur l'enclume, je le martèle, et cela une ou deux fois. S'il résiste, je le plonge dans l'eau. Puis, je le remets dans le feu, et de nouveau sur l'enclume. Je peux alors en tirer quelque chose d'utile. Mais s'il ne supporte pas la trempe, je le jette à la ferraille. Dieu me met à l'épreuve pour voir si je supporte la trempe. J'accepte mes difficultés aussi calmement que possible, et je prie chaque jour: Seigneur, éprouve-moi s'il le faut, mais surtout, ne me jette pas à la ferraille!"

Auteur inconnu