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dimanche 22 mars 2026

Le chrétien en armure complète, par William Gurnall, 46e partie

 

Quatrième point de doctrine.

Le fruit béni de la persévérance des saints.

Dans ces paroles, nous trouvons aussi le fruit béni de la persévérance des saints, qui récompensera abondamment toutes leurs souffrances et leur patience durant le combat. Tenir ferme après avoir tout surmonté.

Doctrine. Tenir bon jusqu'au bout de cette guerre récompensera amplement tous les risques et les épreuves endurés dans le combat contre le péché et Satan. Dans les guerres humaines, tous ceux qui y combattent ne s'en sortent pas indemnes. Le butin est généralement concentré entre les mains de quelques-uns. Les simples soldats endurent la plupart des souffrances, mais n'en retirent qu'une maigre récompense. Ils se battent pour enrichir encore davantage une poignée de personnes déjà puissantes, et bien souvent, ils finissent par se retirer, avec à peine de quoi soigner leurs blessures ou les empêcher de mourir de faim dans un hôpital misérable. Mais dans cette guerre-ci, nul ne perd, si ce n'est celui qui fuit. Une récompense glorieuse attend chaque soldat fidèle du camp du Christ, et elle se résume à cette expression : "Tenir ferme après avoir tout surmonté". Or, ici, tenir bon implique trois choses qui, mises ensemble, éclairent le propos.

Premièrement. Tenir ferme ici, c'est se tenir en vainqueur. On dit qu'une armée vaincue tombe devant son ennemi, et que le vainqueur se tient debout. Tout chrétien, au terme de la guerre, triomphera de ses convoitises vaincues et de Satan qui les dirigeait. Le chrétien remporte ici de nombreuses et douces victoires sur Satan. Mais hélas ! la joie de ces conquêtes est de nouveau interrompue par de nouvelles menaces de son ennemi rallié. Un jour, il a l'avantage, et le lendemain, il risque un autre combat. Il doit lutter pour conserver ce qu'il a acquis ; oui, ses victoires mêmes sont telles qu'il est renvoyé du champ de bataille, ensanglanté.

Bien qu'il finisse par repousser la tentation, les blessures de sa conscience, rongées par le combat, ternissent la gloire de la victoire. Rarement le chrétien s'en sort-il sans une triste plainte contre la trahison de son propre cœur, qui a failli lui faire perdre la victoire et le livrer entre les mains de son ennemi. Mais pour ton réconfort éternel, sache, pauvre chrétien, qu'un jour béni approche, qui tranchera définitivement le conflit entre toi et Satan. Tu verras le camp de cet ennemi entièrement démantelé ; il ne lui restera plus une seule arme à brandir contre toi. Tu fouleras ses hauteurs, d'où il a tiré tant de coups sur toi. Tu les verras toutes démantelées et démolies, jusqu'à ce qu'il ne subsiste plus en toi aucune corruption où le diable puisse se cacher et se loger.

Satan, sous l'approche duquel tu as tant tremblé, sera alors soumis sous tes pieds. Celui qui t'a si souvent ordonné de te prosterner, afin de fouler aux pieds ton âme et toute ta gloire, aura maintenant la nuque sous tes pieds. S'il n'y avait rien d'autre à attendre comme fruits de notre vigilance et de nos prières, de nos larmes et de nos lamentations, des devoirs rigoureux de mortification et d'abnégation, et de tout ce que notre combat chrétien nous impose, notre labeur ne serait certainement pas vain dans le Seigneur. Oui, que la prière et la vigilance soient bénies, que les larmes et les blessures que nous rencontrons dans cette guerre soient bienheureuses!

Puisse-t-il enfin aboutir à une victoire totale et éternelle sur le péché et Satan. L'esclavage est l'un des pires maux. Plus l'ennemi est vil, plus il est abhorré par les esprits nobles. Saül craignait davantage de tomber entre les mains des Philistins incirconcis et d'être insulté par leurs mépris et leurs reproches que de mourir dans le sang. Qui est plus vil que Satan ? Quel tyran plus abject que le péché ? Glorieux sera donc le jour où nous louerons Dieu de nous avoir délivrés des mains de tous nos péchés et de celles de Satan. Mais il sera funeste pour toi, pécheur, qui, au moment même où tu verras les saints couronnés de victoire, seras traîné comme un captif enchaîné dans les cachots de l'enfer, pour y subir le supplice éternel de tes convoitises. Et quelle sentence plus misérable Dieu lui-même peut-il te prononcer ?

Ici, le péché est plaisir ; là-bas, il sera votre tourment. Ici, il est une douceur qui s'avale sans effort ; là-bas, il vous restera en travers de la gorge. Ici, vous trouverez de quoi assouvir vos convoitises : des palais où l'orgueil pourra se pavaner, des mets délicieux pour vos palais volages, des maisons et des terres, avec des coffres d'argent et d'or, où vos cœurs avides pourront se complaire dans leurs pensées vaines. Mais vous ne trouverez rien de tout cela en enfer. L'enfer est un lieu aride. Rien ne pousse dans ce royaume des ténèbres pour consoler et régénérer l'esprit des pécheurs.

Vous aurez vos convoitises, mais vous manquerez de la nourriture qu'elles désirent ardemment. Oh ! quel tourment ce doit être d'avoir une âme encline, voire avide de péché, mais enchaînée, privée de tout ce qui pourrait satisfaire sa convoitise ! Pour un misérable orgueilleux, qui voudrait dominer le monde entier, oui, Dieu lui-même s'il le permettait, être retenu dans un tel cachot que l'enfer, oh ! comme ce sera douloureux ! 

Pour le pécheur malveillant, dont le cœur est gonflé de rancœur contre Dieu et ses saints, au point de vouloir les arracher du sein de Dieu, oui, Dieu lui-même, de son trône s'il en avait le pouvoir, se trouver les mains enchaînées, impuissant face à ceux qu'il hait tant, oh ! quel tourment ! Parlez, ô saints, dont la victoire partielle sur le péché vous est si douce, au point de préférer mille morts plutôt que de retourner à votre ancienne servitude sous le joug de vos convoitises ! Combien glorieux sera alors à vos yeux le jour où cette victoire sera totale et éternelle, où vous n'aurez plus jamais rien à faire avec le péché ni avec Satan !

Deuxièmement, tenir ferme signifie ici être justifié et acquitté au grand jour du jugement. Cette expression est fréquente dans l'Écriture, qui décrit la délivrance solennelle qu'ils recevront alors en se tenant debout devant le tribunal. "Les impies ne subsisteront pas au jour du jugement" (Psaume 1:5), c'est-à-dire qu'ils ne seront pas justifiés. "Si tu tiens compte des iniquités, ô Éternel, qui subsistera ?" (Psaume 130:3), c'est-à-dire qui sera acquitté ? Le Dieu tout-puissant, pour qui nous sommes venus au monde, a fixé un jour où il jugera le monde par Jésus-Christ. Ce sera un jour solennel, où tous ceux qui ont jamais vécu sur terre, puissants et humbles, bons et méchants, se réuniront en une seule assemblée pour comparaître en personne devant le Christ et recevoir de sa bouche leur châtiment éternel.

Lui, dans ses robes majestueuses de gloire, montera sur le redoutable siège de la justice, entouré de sa suite illustre et d'une garde d'anges, comme autant d'officiers prêts à exécuter sa volonté selon la sentence définitive qu'il prononcera; soit pour conduire ces bienheureux qu'il justifiera dans son glorieux royaume, soit pour les lier pieds et poings et les jeter dans les flammes inextinguibles de l'enfer, ceux qu'il condamnera.

Je ne m'étonne pas que le sermon de Paul sur ce sujet n'ait pas provoqué de choc dans la conscience de Félix ; mais plutôt que certains soient plongés dans une telle léthargie et une telle insensibilité de conscience que la pensée de ce jour ne puisse les ramener à la raison et à la sensibilité. Messieurs, ne votez-vous pas pour ces hommes et ces femmes heureux qui pourront se réjouir en ce jour ? Vos pensées ne se tournent-elles pas vers ceux qui seront acquittés par la voix vivante du Christ, le juge ? Inutile de monter au ciel pour consulter les listes électorales. Ici, vous pouvez savoir qu'il s'agit de ceux qui combattent les batailles du Seigneur sur terre contre Satan, revêtus de l'armure du Seigneur, et ce jusqu'à la fin de leur vie.

Après avoir tout accompli, ils comparaîtront en jugement. Et si cela se passait au tribunal d'un homme, dans une cour martiale où un soldat comparaîtrait pour sa vie, condamné pour trahison envers son prince ou innocenté pour fidélité à sa mission, oh ! comme un tel homme écouterait attentivement le verdict et serait comblé de joie lorsque le juge le déclarerait innocent ! On pourrait bien l'inviter à se prosterner, à remercier Dieu et le juge qui lui ont sauvé la vie. Combien plus ravissante sera la douce voix du Christ aux oreilles des saints, lorsqu'il proclamera publiquement leur justice devant les hommes et les anges ! Oh ! comme Satan sera alors confondu, lui qui les accusait auprès de Dieu et de leur propre conscience, les menaçant sans cesse de la terreur de ce jour ! Quelle stupéfaction pour le monde pervers de voir la souillure qu'il avait jetée sur les saints par ses calomnies et ses mensonges, essuyée par la main même du Christ, et ceux qu'il traitait d'hypocrites, justifiés comme sincères par sa bouche ! Ô saints, cela ne suffira-t-il pas à effacer tout le mépris dont vous avez été accablés par le monde, et le combat que vous avez mené contre le prince de ce monde ?

Mais ce n'est pas tout.

Troisièmement, tenir ferme, ici aussi (comme un compliment à leur récompense) signifie la présence des saints dans la gloire céleste. Les princes, lorsqu’ils veulent récompenser un sujet qui, durant leurs guerres, a rendu d’éminents services à la couronne, comme le plus grand service qu’ils puissent lui rendre, le préfèrent à la cour, où il jouit de leur faveur princière et occupe une place honorable à leur service. Salomon affirme que la plus grande récompense pour les sujets fidèles est de "se tenir devant les rois". Le Ciel est la cité royale où le Dieu tout-puissant tient sa cour. 

Le bonheur des anges glorieux est de se tenir devant Dieu : "Moi, Gabriel, je me tiens en présence de Dieu" (Luc 1, 19) ; c’est-à-dire que "je suis l’un de ces esprits célestes qui servent le grand Dieu et se tiennent devant sa face, comme les courtisans auprès de leur prince". Tel est l’honneur que toute âme fidèle recevra. "Ainsi parle l’Éternel des armées : Si tu marches dans mes voies, si tu observes mes commandements… je te donnerai un emplacement où marcher parmi ceux qui se tiennent près de moi" (Zacharie 3, 7). Il fait allusion au temple, qui comportait des pièces attenantes pour les prêtres qui y servaient le Seigneur dans son saint culte ; ou aux courtisans, qui disposent de galeries et de logements majestueux à la cour, dans le palais du roi où ils servent.

Ainsi, tous les saints (dont Josué était le représentant), après avoir accompli la mission du Seigneur durant leur courte vie de service sur terre, seront appelés à se tenir devant Dieu au ciel, où, avec les anges, ils auront leurs galeries et leurs demeures de gloire. Ô heureux ceux qui se tiendront devant le Seigneur dans la gloire ! Les plus grands seigneurs d'un royaume (tels que comtes, marquis et ducs) considèrent comme un plus grand honneur de se tenir devant leur roi, même tête nue et souvent à genoux, plutôt que de vivre à la campagne, où tous s'inclinent et se tiennent nus devant eux ; oui, que leur prince leur interdise l'accès à la cour, et ce ne sont ni leurs vastes domaines, ni le respect dont ils jouissent là où ils vivent qui les satisferont. Il vaut mieux attendre (de régner) au ciel que de régner sur terre. Il est doux de se tenir ici-bas devant le Seigneur, pour accomplir cette ordonnance.

Un seul jour passé à adorer Dieu vaut mieux que bien d'autres ailleurs. Oh ! que c'est bon de se tenir devant Dieu dans la gloire ! Si le nard des saints exhale un si doux parfum, tandis que le roi siège à sa table ici-bas, lors d'un sermon, quelle joie cela doit nécessairement découler de leur présence auprès de lui, alors qu'il siège à sa table au ciel ! Ce lieu, créé par Dieu, était destiné à être la chambre de sa présence où il se présenterait pour être vu et apprécié de ses saints dans toute sa gloire. Je sais que rien n'aurait d'action plus puissante, voire plus universelle, sur l'âme d'un saint que la fréquente et spirituelle contemplation de cet état de béatitude céleste, qui couronnera enfin tous leurs tristes combats terrestres.

Aucune autre épée ne saurait trancher les tendons mêmes de la tentation et décapiter ces convoitises qui défient et surpassent des armées entières d'autres arguments. Il est presque impossible de pécher en pensant vivement à cette gloire et en espérant la connaître. C'est lorsque les pensées du ciel sont longtemps restées hors de la vue du chrétien, et qu'il ignore ce qu'il est advenu de ses espoirs d'atteindre ce lieu glorieux, qu'il commence à ériger une idole (comme Israël avec le veau en l'absence de Moïse) devant laquelle il peut danser. Mais le ciel apparaît à nouveau, et le cœur du chrétien s'échauffe à sa pensée ; et l'on pourrait tout aussi bien persuader un roi de jeter son diadème royal dans un évier et de se vautrer dans une niche, vêtu de ses robes, qu'un saint de pécher en attendant la gloire céleste.

Le péché est l'œuvre du diable, non celle d'un saint, égal au ciel, qui attend à chaque instant le signe l'appelant à se tenir avec les anges et les saints glorifiés devant le trône de Dieu. Voilà qui réconforterait le cœur du chrétien et le fortifierait, au plus fort du combat, lorsque les balles fusent de toutes parts, lancées par les hommes comme par les démons : tout cela a pour but le ciel, où il vaut la peine d'avoir une place, même si nous devons traverser le feu et l'eau pour y parvenir. "C'est devant l'Éternel", dit David à Mikal qui se moquait de lui, "qui m'a choisi avant ton père et toute sa maison… C'est pourquoi je jouerai devant l'Éternel" (2 Samuel 6:21-22).

Ainsi, chrétien, veux-tu te débarrasser des vipères des reproches, qui, du feu de la malice des méchants, volent sur toi ? C'est vers Dieu que je prie; entends-moi, mortifie mes désirs, renonce à mes jeux et à mes plaisirs charnels, car Dieu, qui a écarté rois et princes, m'a choisi, moi, pauvre misérable, pour me tenir devant lui dans la gloire".

Messieurs, même s'il n'existait pas un autre monde pour jouir de Dieu, ne devrions-nous pas, tant que nous sommes en vie, servir notre Créateur ? Les cieux et la terre obéissent à sa loi, et nul ne peut recevoir de récompense pour avoir accompli sa volonté. "Éteignez l’enfer, embrasez le ciel", disait un saint homme, "et pourtant j’aimerai et craindrai mon Dieu."

À plus forte raison lorsque les bras éternels de la miséricorde sont prêts à vous accueillir, dès la fin du combat, dans la présence bienheureuse de Dieu ? Il y a des serviteurs si attentionnés qu’ils vous suivent et travaillent dur dehors par tous les temps ; et s’ils reçoivent seulement de vous, lorsqu’ils rentrent chez eux fatigués et affamés le soir, un regard bienveillant et un peu de tendresse, ils vous en seront très reconnaissants. 

"Oui", dit l’un d’eux, pour faire honte au chrétien paresseux, "combien de centaines de kilomètres le pauvre épagneul parcourra-t-il après son maître, ne recevant que quelques miettes ou un os de sa gamelle ?" En un mot, qui sont les plus fidèles serviteurs du diable ? Que ne feront-ils pas, que ne risqueront-ils pas à son ordre, lui qui n’a pas plus à leur offrir que vous à votre chien ? Pas une croûte, pas une goutte d’eau pour rafraîchir leur langue ! Et la joie du ciel, réservée au chrétien et dans laquelle il entrera assurément, ne le fera-t-elle pas persévérer dans sa course, endurer une brève épreuve de tentation et d’affliction ? Oui, assurément, et elle devrait lui faire comprendre que celles-ci "ne sont pas dignes d’être comparées à la gloire qui sera révélée en lui".

dimanche 19 septembre 2021

Ils ont vaincu

Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort (Apocalypse 12:11). 

Au verset 10, il était question de l'accusateur qui accusait les frères nuit et jour. Cela nous rappelle à quel point il est important de ne donner aucune emprise au diable, et s'il nous arrive de pécher, que nous allions prestement devant le trône de grâce demander et obtenir le pardon dont nous avons besoin. L'apôtre Jean dira en effet que nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, qui s'est offert lui-même comme victime expiatoire pour nos péchés. 

Ceux qui ont vaincu l'accusateur sont ceux qui se tenaient constamment sous le sang de l'Agneau. Leur témoignage était vrai, parce qu'il ne consistait pas de "faire-semblants", mais il était un reflet de la réalité de leur cœur transformé par l'amour de Dieu. 

Toutefois, cela ne se produit pas sans heurts. En effet, l'ennemi est enragé de voir toutes les vies transformées de ceux qui s'approchent avec humilité du trône de la grâce afin d'y être accueillis à bras ouverts par le Christ lui-même. John Bunyan dira à cet effet que "nous, qui ne sommes que pauvre poussière et cendre, allons devenir ses juges et triompher de lui pour toujours, et tout cela à cause de Jésus-Christ et de ses mérites". 

Au commencement, et à peu de choses près tout au long de l'histoire de l'Église, les croyants ne connaissaient pas le confort que les chrétiens occidentaux ont connu lors des trente ou quarante dernières années. Cette période de calme et de prospérité est ce que nous pourrions appeler une anomalie, et elle a malheureusement produit des chrétiens faibles, qui ne savent pas ce qu'est le combat spirituel. Ils se sont attachés à ce que leurs yeux voient plutôt qu'au Créateur. Dieu est devenu comme une sorte de faire-valoir, et le sacrifice du Christ sur la croix ne sert plus à rien. Le sang versé n'a plus aucune signification; c'est comme si le Christ n'était venu que pour combler chacun de nos désirs ici-bas, afin de nous assurer le plus grand confort possible, tout en nous donnant la vie éternelle à la fin de nos jours. Ce n'est pas normal de voir tant de chrétiens battus par le péché, dont les vies ne sont pas un reflet de la gloire de Dieu, mais qui sont plutôt comme un échec spirituel pour ceux qui les regardent vivre. Leur vie est un exemple frappant de ce que Jésus a enseigné en Matthieu 16:25, savoir que "celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera".

L'ennemi est déchaîné; ne lui donnons aucun accès! Il nous faut revenir à la base; oui, nous sommes des pécheurs, mais rien ne nous oblige à demeurer dans le péché lorsque nous acceptons Christ comme Seigneur et Sauveur. Laissons-le nous transformer en nous livrant totalement à Lui. Il n'y a aucune autre manière de vaincre l'ennemi et ses tentations que de laisser être crucifiés avec Jésus notre nature pécheresse. C'est à la croix que tout est accompli. Certains disent: "Mais puisque tout y a été accompli, je n'ai rien d'autre à faire". Il est vrai que nos œuvres ne valent rien, sinon qu'elles prouvent notre changement de vie et d'allégeance, mais il est une chose que nous ne devons pas oublier, et ce sont ici des paroles de Jésus lui-même, c'est que celui qui veut le suivre doit d'abord renoncer à lui-même et se charger de sa croix (Marc 8:34). Cela ne signifie en aucun cas que suivre Jésus soit un fardeau, comme certaines personnes en manque d'attention tentent de nous le faire croire. La croix ici représente la mort à soi-même, afin que l'Esprit de Dieu puisse venir habiter en nous. Comme Jésus a volontairement offert sa vie en sacrifice, nous devons aussi, tous les jours de notre pèlerinage terrestre, renier ce "moi" qui est constamment en guerre avec les choses de Dieu et tout Lui remettre avec obéissance et soumission. 

Quelqu'un a dit que ceux qui seront prêts pour la vie éternelle seront ceux qui auront été les plus détachés des choses de la vie présente, et cela est vrai. Plus que jamais, il est du devoir de tout chrétien de vivre à la gloire de Dieu, en laissant de côté ce qui est terrestre. Non pas que le désir de confort soit déraisonnable, mais il ne doit jamais entraver notre marche avec Jésus, qui n'avait même pas de lieu où reposer sa tête (Matthieu 8:20). Il nous faut prendre l'épée de la parole de Dieu en suivant Jésus, notre Maître, sur le chemin de la croix. Il n'en existe aucun autre. Nous ne pouvons pas fuir ni prendre de chemin détourné. Gardons la sainte doctrine de Christ, laissons-la prendre racine en nos cœurs en obéissant à Ses préceptes et en nous soumettant à Sa sainte volonté.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.   

samedi 31 décembre 2016

Prenez courage! par Martin Luther

Nous aimerions que tout marche toujours pour le mieux dans notre vie. À la limite, nous voudrions prendre la place de Dieu et dominer les choses afin qu'elles se placent selon notre volonté. Qu'il n'en soit pas ainsi! Martin Luther nous explique ici, dans des extraits de lettres échangés avec ses collaborateur Philippe Melanchton et Georg Spalatin, de ne pas mépriser les promesses de Dieu et de nous attendre exclusivement à Lui, avec une foi ferme. 

À Philippe: "Je vous conjure donc de ne point mépriser les promesses et les consolations de Dieu, quand Il nous dit: Décharge-toi de ton fardeau sur l'Éternel (Psaumes 55:23). Attends-toi à l'Éternel, et demeure ferme (Psaumes 27:14). Prenez courage, j'ai vaincu le monde (Jean 16:33). Nous ne doutons pas que Christ n'ait triomphé du monde. Pourquoi donc craignons-nous le monde vaincu, comme s'il était vainqueur? "Prenez courage, j'ai vaincu le monde." Quelle précieuse parole! On irait la chercher à genoux jusqu'à Rome, jusqu'à Jérusalem. Et parce que Dieu nous a multiplié ses promesses, en sorte qu'elles nous sont devenues familières, nous ne les estimons pas! Certes ceci n'est pas bien. Finalement, je prie pour vous, j'ai prié et je prierai. Aussi ne douté-je point d'être exaucé; car je sens l'amen dans mon cœur. Ce que nous désirons arrivera; sinon, nous aurons mieux encore. Car nous attendons un royaume à venir, qui nous dédommagera de toutes les misères de ce monde." 

Et il écrira à Spalatin: "Tout ce qu'il nous faut, c'est la foi, pour que la cause de la foi soit soutenue par la foi. C'est le Seigneur qui a commencé cette oeuvre sans nous demander notre avis, et il l'a protégée jusqu'à ce jour sans recourir à nos conseils. Il peut aussi, pourvu que nous croyions, faire infiniment plus que tout ce que nous demandons et que nous pensons. Mais Philippe voudrait que Dieu se réglât sur ses propres voies, afin de pouvoir s'écrier ensuite: Le voilà; c'est ainsi que les choses devaient marcher; je n'aurais pas fait mieux! Non, dis-je, pas de MOI Philippe! Le MOI qui gouverne les événements, s'appelle: Je serai celui qui je serai. Voilà son nom: Celui qui je serai. On ne voit pas qui il est; mais ce sera Lui, c'est là ce que nous verrons. Soyez forts dans le Seigneur, et exhortez en mon nom Philippe, qu'il ne se fasse pas Dieu, mais qu'il combatte le désir d'être Dieu, qui nous est inné, et qui nous a été implanté par le diable dans le paradis. Car ce désir ne nous porte pas bonheur. C'est lui qui a exilé nos premiers parents du jardin d'Éden. C'est lui qui nous en bannit à notre tour, et qui nous ôte la paix. Pour le dire en un mot, nous sommes faits pour être hommes et non point Dieu. Tous nos efforts n'y changeront rien, et ne nous voudront qu'amertume et tourments."

À Philippe: "Est-il faux que Dieu ait donné son Fils pour nous? Alors que satan, ou quelqu'un de ses créatures, se fasse homme à ma place! Mais si c'est la vérité, que signifient nos craintes, nos alarmes, nos peines, nos afflictions, comme si le Dieu qui nous a donné son Fils n'avait point la volonté de nous assister en de si petites choses, ou comme si le diable était plus fort que Lui?" 

Par Martin Luther

dimanche 19 avril 2015

L'Éternel se repentit d'avoir fait l'homme...

Genèse 1 verset 31 : "Dieu vit tout ce qu'Il avait fait; et voici, cela était très bon."
Genèse 6 verset 6 : "L'Éternel se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre, et Il fut affligé en son cœur."

Comment ce que Dieu avait fait bon pût-il devenir à ce point lugubre qu'il l'affligea dans son cœur?

C'est l'état du péché entré dans le monde par la désobéissance de l'homme. Créé pur, à l'image de Dieu selon ses propres paroles, il fût déchu de cette situation lorsqu'il se laissa tromper par sa convoitise et succomba à l'orgueil de devenir l'égal de son créateur. Ceux qui refusent Christ dans leur vie sont exactement dans cette situation. Ils se croient leur propre dieu; n'ayant de compte à rendre à personne, surtout pas à leur Créateur! L'orgueil les dévore, et s'ils ne se repentent pas, ils auront la punition que mérite leur égarement. Mais il y a une autre situation semblable à celle-ci : c'est celle du pseudo-chrétien qui prétend avoir accepté Christ en son cœur mais qui ne marche pas comme Jésus a marché. Il vit selon ses convoitises, et les fruits qu'il porte ne sont pas ceux de l'Esprit, mais ceux de la chair.

Voici quelques exemples : il est marié, mais il convoite la femme de son prochain, ou toute autre femme. Elle est jalouse de sa meilleure amie, qui a obtenu un poste qu'elle convoitait depuis longtemps. Elle laisse son cœur se remplir d'amertume à cause de cette situation et traite cette amie en ennemie! Il n'a pas suffisamment d'argent pour s'acheter la voiture de ses rêves, ou la maison de ses rêves, et la banque ne veut pas le lui prêter, alors il est tourmenté dans son intelligence et la colère monte rapidement en lui. Il a commencé tranquillement à jouer à des jeux vidéos, et il ne peut plus s'en passer! Il passe désormais des heures et des heures à jouer à chaque jour, et il n'a plus aucun intérêt pour quoi que ce soit d'autre. Il est littéralement un drogué du jeu vidéo! Sur les conseil d'un ami qui lui disait que cela n'était pas mal, elle a commencé à consommer de la drogue. Problème : elle dépense maintenant la majeure partie de son argent à assouvir ses besoins de drogue! Il a commencé à fréquenter des sites pornographiques sur internet, car il se disait curieux de savoir ce que c'était. Mais... il va sur ces sites diaboliques jour et nuit. Il croit que parce qu'il est seul, il a le droit de le faire, car il ne trompe aucune femme. Mais il se trompe lui-même! Car une fois qu'il sera marié, s'il se marie, le diable aura tellement d'emprise sur lui qu'il continuera d'aller sur ces sites pour assouvir ses passions infâmes! Il est pasteur, et pour augmenter l'affluence dans son église, il essaie de faire croire que le Seigneur lui a accordé le don de guérison. Alors il fait toutes sortes de mises en scènes afin de faire croire aux foules qu'il dit vrai. Il est en réalité vaniteux et son amour de l'argent le dévore! Et ainsi de suite.
Sont-ce là des conduites d'hommes et de femmes portant des fruits de l'Esprit? Certainement pas! Il est manifeste que ces gens sont encore dans la chair, malgré qu'ils prétendent être régénérés par le sang de Christ. Mais quel tort ils font à la cause de Christ! Oui, Jésus est suffisamment puissant pour se défendre lui-même, mais malheur à ceux par qui le scandale arrive!
Nous avons une liste de tous les péchés de la chair en Galates 5 versets 19-21 : "Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu."

C'est à cause de toutes ces choses que l'Éternel s'est repentit d'avoir créé l'homme en Genèse 6 verset 6. L'homme ne change pas. Depuis sa chute jusqu'à aujourd'hui; comme il est de chair, il recherche d'abord ce qui plaît à sa chair. En Genèse, l'Éternel Dieu s'est repentit d'avoir créé l'homme et envoya le déluge pour purifier la terre de tous ses pécheurs. Cela devrait nous servir de leçon, mais il semble que l'humanité préfère croire : 1) que le déluge est un conte pour enfants 2) que le déluge est arrivé parce que Jésus n'était pas encore venu pour pardonner les péchés. Mais de moins en moins de personnes, même parmi les chrétiens, comprennent à quel point le parallèle est à faire avec ceux qui pèchent contre Dieu et voient leur nom effacé de son livre. Si au déluge les gens virent leur nom effacé de la surface de la terre, en Exode 32 verset 33, l'Éternel dit à Moïse : "C’est celui qui a péché contre moi que j’effacerai de mon livre." Et à l'inverse, en Apocalypse 3 verset 5 : "Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges."

Comprenons que ceux qui vaincront seront ceux qui seront demeurés sous la grâce de Dieu et qui auront été rachetés de tous leurs péchés. Le Seigneur ne revêtira jamais d'habits blancs ceux qui retournent dans une vie mauvaise après avoir accepté Jésus, à moins qu'ils ne se détournent de leurs péchés! En effet, il est impossible que les pécheurs non rachetés soient inscrits sur le livre de vie éternelle du Christ et soient ainsi présentés devant la pureté de Dieu. Ses yeux sont trop purs pour voir le mal, encore moins ne l'approuvera-t-il!
Galates 5 versets 22-25 : "Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit."

Marchons par l'Esprit, demeurons sous la grâce et nous ne verrons pas nos noms effacés du livre de la vie éternelle!
Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

jeudi 30 octobre 2014

Le passé

Plusieurs croient que, à cause de leurs nombreux péchés commis dans leur passé, Dieu ne les aime pas, et ne peut pas les aimer. Mais vous vous trompez! Pourvu que vous n'avez pas péché volontairement des années durant, et cela après avoir marché avec Jésus, même si votre somme de péché est grande, le regard d'amour de Dieu se pose sur vous. Il veut vous délivrer, Il veut vous pardonner. Il ne vous aime pas plus ni moins que celui qui n'aurait péché qu'une fois dans sa vie, car pour Dieu, un péché reste un péché, et un seul péché non pardonné est suffisant pour nous faire manquer l'entrée dans son royaume céleste! Souvenons-nous de la parabole du Christ en Matthieu 22 où nous voyons un homme qui a tenté de s'infiltrer dans le royaume de Dieu sans enfiler les habits de noces, c'est-à-dire qu'il ne s'était pas dépouillé de lui-même et n'avait pas enfilé l'habit qu'est Christ. L'Écriture ne nous dit pas s'il était un grand ou un petit pécheur, non car cela n'existe pas. Il était simplement un pécheur hypocrite qui ne voulut pas se repentir et se saisir de la justice de Jésus et de la sanctification de l'Esprit. L'important n'est donc pas la quantité de péché que vous avez commis, mais vers qui vous vous tournez pour obtenir le secours dont vous avez besoin afin d'être pardonnés et délivrés de son pouvoir!

Vous avez essayé par vos propres forces de vous détourner de vos mauvaises manières d'agir, mais à chaque fois vous avez chuté. Et à chaque chute, vous vous êtes découragés un peu plus encore. Comprenez que vous réussirez seulement à vaincre le péché en allant à la croix ensanglantée de Christ. Il est l'Agneau parfait qui a été frappé pour nos péchés à tous, Il s'est chargé de nos impossibles et par sa mort et sa résurrection, il a vaincu le pouvoir du péché, de la mort. Trouvons donc le chemin de la croix, sortons hors de la ville de nos péchés, et allons vers Lui humblement en portant nos opprobres. Allons les laisser aux pieds de la croix, car Il accueille encor et toujours les pécheurs qui se repentent, mais Il rejette les orgueilleux qui l'ont d'abord eux-mêmes rejeté.

Et lorsque vous priez, vous dites parfois : "Seigneur Jésus-Christ, comment pourrais-je te rendre gloire, louange et honneur quand je me sens si loin de toi? J'ai si mal agi dans mon passé! Je crois que tu es un Dieu vivant, mais parfois je ne sais plus ce que j'ai à faire. Je me sens si loin de toi, avec tout ce mal qui m'habite et qui s'accroche à moi. Mon intelligence n'est pas transformée, et elle me ramène des souvenirs et des pensées que je déteste! Car tout au long de ce passé, j'ai marché en m'éloignant de ta présence, et cela m'a conduit dans l'indifférence, dans une indifférence obscure où je ne voyais plus de différence entre le bien et le mal."

Mais prenez courage! Car dès lors que vous reconnaissez votre état pécheur, c'est que tout n'est pas terminé, il y a encore de l'espoir, car Dieu veut encore vous pardonner!

Approchons-nous du Père dans la prière, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur personnel.

Seigneur, prends pitié de moi! Viens-moi en aide, pardonne mes péchés, car je veux vivre! Je veux m'accrocher solidement à toi et ne pas ou ne plus me détourner loin de ta face! Mon désir est de marcher avec Toi. Je laisse en arrière tous les péchés que j'ai commis. Je les déteste et je ne veux plus les voir! C'est toi seul que je désire, Jésus, et c'est de toi dont je veux être revêtu, et non pas de ma propre justification qui n'a aucune valeur devant le Père. Je crois en ta miséricorde, et je crois qu'une seule parole de toi, et je serais guéri. J'ose croire que tu veux répandre sur moi ta miséricorde et ta grâce infinie.
Seigneur Jésus, je remets ma cause entre tes mains saintes et puissantes! Je te supplie d'accepter ma demande, car j'ai besoin de ton secours. Un jour, un lépreux est allé vers toi et t'as supplié : "Si tu le veux, tu peux me rendre pur." Et alors Jésus, tu fus ému de compassion pour lui, tu étendis la main, tu le touchas et dis: "Je le veux, sois pur." En ce jour, Seigneur, ce lépreux, c'est moi, Je te supplie de me nettoyer entièrement, car je sais bien que je ne peux pas revêtir tes habits tout en restant dans la crasse du péché. Je te remercie de m'entendre et d'accepter ma supplication. Merci Jésus de m'accepter, de me purifier de tout mal et de m'aider à partir de ce jour à vivre une vie pure et sans tache, pour te rendre gloire, à Dieu le Père et au Saint-Esprit.
À toi, Seigneur Jésus-Christ la force, le pouvoir de te soumettre toutes choses. Toi seul es digne de recevoir l'honneur, la gloire et la louange  pour aujourd'hui et pour toujours, Amen!
Merci Jésus de saisir mon fardeau, car il m'écrasait, et comme ton joug est facile à porter! Merci Jésus de m'avoir libéré, car le passé est disparu, et ce qui m'importe, c'est de m'attacher à toi seul et de vivre pour te rendre haute gloire, Amen!

vendredi 13 juin 2014

La plénitude de Dieu en Christ, par Charles H. Spurgeon

"Je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple." Esaïe 49: 8

Jésus-Christ est en lui même la somme et l’essentiel de l’alliance, et aussi comme un de ses cadeaux. Il est la propriété de chaque croyant. Chrétien, as-tu évalué ce que tu as obtenu en Christ?  En lui toute la plénitude de  Dieu. Considère ce mot Dieu et son infinité, et médite ensuite sur l’homme parfait et toute sa beauté; et que tout ce que Christ, en tant que Dieu et homme, a jamais eu, ou peut avoir, est tiens hors de toute libre faveur,et ceci a entraîné ta propriété à jamais. Notre Jésus béni, en tant que Dieu, est omniscient, omniprésent, omnipotent. Est-ce que cela ne vous consolera pas de savoir que tous ces grands et glorieux attributs sont entièrement les vôtres?

A-t-il la puissance? Ce pouvoir est le vôtre, pour vous soutenir et vous fortifier, vaincre vos ennemis, et vous préserver même jusqu’au but final. A-t-il l’amour? Eh bien, il n’y a pas une goutte d’amour en son cœur qui ne soit pas dans le vôtre; vous pouvez plonger dans l’immense océan de son amour, et vous pouvez ainsi dire, Il est mien. A-t-il la justice? Cela peut paraître un sévère attribut, mais même si cela est le vôtre, par sa justice on voit que tout ce qui vous est promis sera de par l’alliance de grâce, vraiment certain à votre égard. Et tout ce qu’il a en tant qu’homme parfait est vôtre. En tant qu’homme parfait, il est tous les délices du Père. Il est agréé par le Très Haut. O cher croyant, est-ce que l’acceptation de Christ par Dieu est aussi ton acceptation? Car ne sais-tu pas que l’amour que le  Père a mis sur un Christ parfait, il peut le placer sur toi maintenant? En tout cela Christ est tien. Cette parfaite droiture témoignée par Jésus, quand durant sa vie sans tache il a gardé la loi et l’a rendue honorable, est tienne, et t’est imputée. Christ est dans l’alliance.

"Mon Dieu, je suis à toi Quel divin réconfort! Quelle bénédiction de savoir que le Sauveur est mien! En l’Agneau céleste je suis trois fois heureux, et mon cœur danse d’allégresse au son de son nom."

Amen!

vendredi 4 avril 2014

Ils travaillaient l'arme à la main


Néhémie 4 : 7-8 : "Mais Sanballat, Tobija, les Arabes, les Ammonites et les Asdodiens, furent très irrités en apprenant que la réparation des murs avançait et que les brèches commençaient à se fermer. Ils se liguèrent tous ensemble pour venir attaquer Jérusalem et lui causer du dommage.(...) Versets 16-18 : "Depuis ce jour, la moitié de mes serviteurs travaillaient, et l’autre moitié était armée de lances, de boucliers, d’arcs et de cuirasses. Les chefs étaient derrière toute la maison de Juda. Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui portaient ou chargeaient les fardeaux, travaillaient d’une main et tenaient une arme de l’autre; chacun d’eux, en travaillant, avait son épée ceinte autour des reins. Celui qui sonnait de la trompette se tenait près de moi."

Nous avons ici une illustration parfaite de ce qu'est la vie du chrétien. Nous lisons que les ennemis des Juifs furent irrités en apprenant que la réparation de la muraille de Jérusalem avançait et qu'ils complotèrent pour venir les attaquer. Comprenons qu'il en est de même dans notre vie spirituelle. Le diable ne veut pas nous voir grandir en Christ, et il fera tout pour nous empêcher de nous appliquer à la lecture de la parole de Dieu. Et lorsque nous nous mettrons en prière, il essaiera de nous envoyer des pensées inutiles, car il ne veut pas nous voir prier régulièrement notre Père Céleste, par Jésus-Christ, car il sait que c'est de Lui que nous tirons la force de persévérer dans la foi. Et c'est sans compter toutes les autres tentations et tribulations qu'il envoie contre les chrétiens, espérant les faire se détourner du chemin du salut!

Même si notre ennemi est la plupart du temps invisible, - l'apôtre Paul dira que nous ne combattons pas contre ce qui est de chair et le sang, mais contre les dominations et les princes des ténèbres - nous devons toujours être prêt pour la bataille. Et si l'Esprit de Dieu habite en nous, c'est Lui qui nous avertira des attaques de l'ennemi, afin de nous préserver de bien des tourments! Nombreux sont ceux qui regrettent maintenant de ne pas avoir été attentifs aux appels de Dieu, qui leur criait à travers leur conscience - ou parfois même en ouvrant leur Bible - de ne pas sombrer dans tel ou tel péché. Plusieurs de ces gens-là se sont détournés de la vérité pour ne plus jamais y revenir. Souvenons-nous de Démas, qui a abandonné l'apôtre Paul "par amour pour le siècle présent". Nulle part dans les Écritures il n'est fait mention qu'il soit revenu à Dieu. Il n'a pas su résister aux tentations, et les épreuves et tribulations l'ont vaincus. N'agissons pas comme lui! Nous lisons en 1 Pierre 5: 8-9 : "Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde." Le lion ne rugit qu'au dernier instant, presque au moment de bondir sur sa proie. Il n'avertit pas de sa venue. Le diable agit de la même manière. C'est lorsque vous êtes dans ses griffes que vous vous rendez compte que vous êtes tombé dans le piège.

Ne le craignons pas, mais détournons nos yeux du mal et rejetons-le loin de nous! Il ne peut rien faire si nous restons sous la grâce protectrice de Dieu.

N'oublions jamais que les vrais chrétiens ne se contentent pas d'aller une fois par semaine à l'église. Les vrais chrétiens sont ceux qui combattent spirituellement les sept jours de la semaine! Ils sont travaillant, ils ne se lassent de rechercher la volonté de Dieu en toutes choses. Jésus dira en Matthieu 26: 41 : "Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible." Ne croyons jamais avoir atteint le but, car c'est à ce moment que nous serons le plus vulnérable.  Alors prions, et gardons constamment nos yeux tournés vers Jésus, et Il nous gardera de tout danger. Gloire à Dieu! Veillons en cela avec une entière persévérance. Ne nous relâchons pas, car nous avons le plus grand des soldats comme chef : Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur, Il est là dans toutes nos batailles, et Il nous donne la force de continuer notre pèlerinage, un jour à la fois. C'est encore par Lui que nous pourrons être déclarés vainqueur lorsqu’il reviendra. Amen!

jeudi 9 janvier 2014

Les démons versus le Fils de Dieu

Matthieu 8 : 28-34 "Lorsqu’il fut à l’autre bord, dans le pays des Gadaréniens, deux démoniaques, sortant des sépulcres, vinrent au-devant de lui. Ils étaient si furieux que personne n’osait passer par là. Et voici, ils s’écrièrent: Qu’y a-t-il entre nous et toi, Fils de Dieu? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps? Il y avait loin d’eux un grand troupeau de pourceaux qui paissaient. Les démons priaient Jésus, disant: Si tu nous chasses, envoie-nous dans ce troupeau de pourceaux. Il leur dit: Allez! Ils sortirent, et entrèrent dans les pourceaux. Et voici, tout le troupeau se précipita des pentes escarpées dans la mer, et ils périrent dans les eaux. Ceux qui les faisaient paître s’enfuirent, et allèrent dans la ville raconter tout ce qui s’était passé et ce qui était arrivé aux démoniaques. Alors toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et, dès qu’ils le virent, ils le supplièrent de quitter leur territoire."


Tout d'abord, nous remarquons ici que les démons eux-mêmes reconnaissent que Jésus est le Fils de Dieu. De nombreux humains ne le croient pas, et c'est là une réussite du diable. Il connaît la vérité au sujet de Jésus, et il fait tout ce qui est en son pouvoir pour éviter que les hommes ne connaissent cette vérité, et soient délivrés de leurs péchés. Car rien ne peut résister à la puissance du Christ, Dieu fait homme. Nous le voyons dans cette lecture: les démons, lorsqu'ils virent s'approcher Jésus, savaient qu'ils ne pourraient pas lui résister, aussi le supplièrent-ils de ne pas les tourmenter "avant le temps". L'ennemi qui a été jeté hors du ciel sur la terre sait qu'il n'en a que pour peu de temps à pouvoir tourmenter les hommes. Et il savait qu'après la mort et la résurrection du Christ, il aurait encore moins de pouvoir. Le seul pouvoir qu'il possède désormais, c'est celui de tenter les hommes. Mais il ne peut pas les faire tomber. Nous entendons cela parfois, lorsqu'une personne a péché. Elle dit: "Ah, mais c'est le diable qui m'a fait tomber". En réalité, c'est elle-même qui a succombé à la tentation, car elle a refusé de se saisir de la Parole de Dieu afin de résister aux attaques de l'ennemi. Il est écrit en 1 Corinthiens 10:13 qu'aucune tentation ne nous est survenue qui n’aient été humaines, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que nous puissions la supporter."
 Et même la vaincre! Gloire à Dieu!


Car voilà, nous voyons que déjà, avant même la crucifixion du Christ, les démons n'avaient même pas le pouvoir de se jeter sur les cochons si le Christ ne leur en donnait pas la permission! S'ils doivent demander la permission d'entrer dans les pourceaux, à bien plus forte raison doivent-ils demander la permission à Dieu de tenter les hommes. Nous voyons une image de cela dans le livre de Job, lorsque satan se présente devant Dieu. Nous voyons qu'il ne peut pas tourmenter Job si Dieu ne lui en donne pas d'abord la permission. Permettez ici une parenthèse, car il y en a qui diront: "Mais quel genre de Dieu est-ce, pour qu'Il laisse être tourmenter les hommes, qu'Il veut à son image?" Justement, Il laisse les épreuves et les tentations arriver, afin d'éprouver notre foi, que nous nous dépouillions de la chair, et que nous apprenions à marcher par la foi. Job, qui était pourtant un homme intègre et fidèle à Dieu, s'adressant à l'Éternel, dira après son épreuve : "Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t’a vu". Alors nous posons la question: Si Job, qui était intègre, a eu besoin de cette dure épreuve pour ne plus connaître Dieu que par ouïe-dire, mais réellement le voir avec les yeux de la foi, comment nous, qui sommes si souvent infidèles dans les petites ou les grandes choses, avons nous besoin d'être sortis de notre zone de confort, afin d'aussi être capable de trouver cette foi qui sauve, qui nous donne d'être en relation intime avec notre Père céleste, puisque c'est de cela dont il s'agit: par Jésus-Christ, Il devient réellement notre Père, et nous devenons ses enfants!


Revenons à notre texte: les démons, donc, durent demander la permission à Christ afin de pouvoir entrer dans les pourceaux! Nous voyons là à quel point l'ennemi n'a aucun, mais alors aucun pouvoir!


Le texte nous dit ensuite que dès que les démons furent entrés en eux, les pourceaux se précipitèrent des pentes escarpées dans la mer, où ils périrent tous. Cela dérangea à un tel point les habitants de cette ville qu'ils demandèrent à Jésus de quitter leur territoire! Plutôt que de réfléchir à ce qui venait de se produire, au miracle que Jésus avait accompli en délivrant les deux hommes possédés, ils n'avaient de pensées que pour leurs pourceaux! Ils ne semble pas qu'ils se réjouirent pour les deux hommes qui avaient été délivrés!


Il y a là une malheureuse image des hommes qui jettent Christ hors de leur vie. Ils lui préfèrent leurs pourceaux. Ils caressent un ou des péché(s) dans leur vie, et comme les pourceaux, ils se dirigent tout droit vers l'abîme éternel. Car ils préfèrent vivre selon les convoitises de leur chair, oubliant en même temps que, comme les démons, au temps fixé, ils auront à rendre des comptes devant le Juste Juge.


Ne choisissons pas les pourceaux! Invitons Jésus à venir en nous, qu'Il y face le ménage, comme il l'a fait jadis dans le temple.


Seigneur, même si je suis indigne de toi, c'est tel que je suis que je m'offre à Toi. Corrige-moi, transforme-moi. Je ne veux pas, je ne veux plus vivre parmi les pourceaux; chasse-les loin de ma vie! C'est toi que je veux, mon âme soupire après toi, je sais trop bien que sans toi, je ne peux pas accomplir la volonté du Père. Jésus, mon Seigneur et Sauveur, je te supplie, augmente ma foi, qu'il y ait en moi moins de terrestre, oui, que je sois dépouillé de ce corps terrestre afin de revêtir le corps de la vie. Je place ma confiance en toi, Jésus, car alors que je suis encore dans ce corps mortel, je suis loin de toi, et mon âme se languit au-dedans de moi, mais par la foi, je peux être en toi, et toi, en moi. C'est toi mon refuge, et en nul autre, je ne peux trouver le réconfort pour mon âme en ces temps si troubles. Que ton Saint nom soit béni, Amen.

vendredi 19 avril 2013

Jésus, facteur de division?


Matthieu 10 : 34-36 "Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison."

Jésus, selon ses propres paroles, serait donc un facteur de haine et de division? Les impies aiment à le croire. Mais comprenons ici que Jésus savait fort bien qu’à cause de la méchanceté des hommes, lorsqu’une personne dans une famille accepte Christ dans sa vie et que les autres ne l’acceptent pas, cela entraîne inévitablement un conflit. Les incroyants ne tolérant pas la présence du chrétien parmi eux, et le chrétien, d’autre part, ne pouvant plus, à cause de sa conscience, participer aux péchés auxquels il s’adonnait auparavant. Dans de telles situations, il y aura déchirure. L’obscurité et la lumière n’ayant jamais fait bon ménage…  L’épée dont il est question dans ces versets est, d’une part, l’épée de l’Esprit, la Parole de Dieu, utilisée par les chrétiens, et d’autre part, l’épée "charnelle" utilisée par les païens contre les enfants de Dieu. Cela se vérifie encore de nos jours, alors que dans certains pays ou une religion diabolique règne en maître, des parents font périr leurs propres enfants lorsque ces derniers professent leur foi en Jésus-Christ! 
Jésus dira d’ailleurs, en Matthieu 10 : 21 "Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir."

En toute cette affaire, Jésus a simplement été honnête envers ses disciples; passés, présents et futurs. Ici, Christ nous avertit que nous serons rejetés par nos proches, à cause de notre foi en Lui. Y-a t-il pire douleur que la perte d’un être cher? C’est pourtant cette douleur, semblable à celle d’un deuil, que de nombreux chrétiens ont vécu au fil des siècles, à cause du rejet dont ils ont été victimes, par les membres de leur propre famille, dû à leur foi en Jésus. Et si nous pouvons nous attendre à être rejetés par les membres de notre propre famille, à bien plus forte raison les païens nous rejetteront-ils! Mais ce n’est pas l’approbation des hommes que nous cherchons, mais celle de Dieu!

C’est pourquoi, malgré ses tribulations, le véritable chrétien va toujours résolument de l’avant dans l’œuvre de Dieu, sans regarder en arrière, n’oubliant pas les paroles fortifiantes de Jésus en Matthieu 10 : 22 "Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé."

Que notre Seigneur Jésus donne la force et le courage dont ils ont besoin à ceux qui marchent à sa suite, que leur foi sorte affermie de l’ensemble de leurs tribulations, et qu’ils en soient vainqueurs! Amen.

vendredi 12 avril 2013

Que mon huile ne diminue point


1 Rois 17 : 12-16 "Et elle répondit: L’Éternel, ton Dieu, est vivant! Je n’ai rien de cuit, je n’ai qu’une poignée de farine dans un pot et un peu d’huile dans une cruche. Et voici, je ramasse deux morceaux de bois, puis je rentrerai et je préparerai cela pour moi et pour mon fils; nous mangerons, après quoi nous mourrons. Élie lui dit: Ne crains point, rentre, fais comme tu as dit. Seulement, prépare-moi d’abord avec cela un petit gâteau, et tu me l’apporteras; tu en feras ensuite pour toi et pour ton fils. Car ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël: La farine qui est dans le pot ne manquera point et l’huile qui est dans la cruche ne diminuera point, jusqu’au jour où l’Éternel fera tomber de la pluie sur la face du sol. Elle alla, et elle fit selon la parole d’Élie. Et pendant longtemps elle eut de quoi manger, elle et sa famille, aussi bien qu’Élie. La farine qui était dans le pot ne manqua point, et l’huile qui était dans la cruche ne diminua point, selon la parole que l’Éternel avait prononcée par Élie." 

Comme cela est encourageant de savoir que notre Dieu est à nos côtés, malgré les situations parfois affligeantes dans lesquelles nous nous trouvons. Que ces quelques versets nous aident à garder les yeux constamment fixés sur Christ, qui a tout vaincu. Que notre joie ne dépende pas de nos situations, mais de savoir que Christ habite en nous! Nous ne recherchons pas les choses de ce monde, car nous savons que notre plus grande richesse se trouve là-haut dans la gloire. C’est bien la raison pour laquelle nous prions notre Sauveur de toujours nous garder dans ses voies, advienne que pourra. Oublions ce qui est terrestre, persévérons en Christ, soyons fidèles dans l’obéissance à Dieu, et ne nous lassons pas de prier les uns pour les autres, car ainsi, notre huile ne manquera point. La délivrance est proche! Persévérons dans la prière, et ne nous lassons pas de demander son aide à Christ.

Prions.

Je te supplie Seigneur Jésus-Christ; garde les parties de mon corps unies les unes aux autres, et que chacune remplisse son rôle à la perfection. Qu’elles se repaissent de la splendeur de la gloire Éternelle. Que les brillantes lumières célestes éclairent la puissante volonté de mon Dieu. Que mes pieds ne se démettent point à cause des embûches que je rencontrerai le long de mon pèlerinage. Que le salaire d’un jour soit un boisseau de blé! Ô Seigneur! Que ma cruche d’huile ne s’épuise point, de peur que ma lampe ne s’éteigne dans la nuit qui se prolonge pendant ce périple terrestre.
Oh Dieu! Garde-moi par le pouvoir du nom de Jésus-Christ!
Oh Dieu!  Que ne puis-je être soumis, et m’appuyer constamment sur ce rocher!
Que l’horizon soit mon asile, que le soleil du midi éclaire la marche, car elle doit triompher de cet exode qui se dresse devant moi. Je dois arriver à la terre promise!  Que l’amour qui m’attend là-haut soit un gage de la vie éternelle!
À Dieu, à Jésus-Christ et au Saint-Esprit soit la gloire, pour aujourd’hui et pour toujours, Amen.