Affichage des articles dont le libellé est tempête. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tempête. Afficher tous les articles

dimanche 16 août 2026

En chemin avec Christ

 

Pendant qu'ils parlaient et discutaient, Jésus s'approcha, et fit route avec eux (Luc 24:15).

Quelqu'un a déjà comparé notre marche spirituelle avec Christ à nos projets de vacances. La première question que nous nous posons est de savoir où nous irons, et la deuxième, c'est que nous allons vérifier de quelle manière nous nous y rendrons. 

Notre verset d'introduction nous montre ces deux disciples qui "parlaient et discutaient". Et de quoi parlaient-ils? Le verset 19 nous dit qu'ils parlaient de Jésus. Donc, Jésus s'est approché d'eux sur le chemin, alors qu'ils étaient occupés à parler de Lui. C'était une bonne occupation, et nous manquons souvent cela lorsque nous lisons ce passage. Même si nous ne comprenons qu'imparfaitement, Dieu aime que nous méditions Sa parole, que nous priions et que nous recherchions Sa face.

Tous les chrétiens qui marchent à la suite de Jésus ont leurs propres préoccupations, comme ces deux disciples à Emmaüs. Pour les uns, c'est la souffrance, pour d'autres, la persécution. D'autres encore sont assaillis par le doute, mais tant qu'ils continuent de marcher à la manière des disciples sur le chemin d'Emmaüs, Il fera route avec nous. C'est ce qu'Il nous invite toujours à faire, de le suivre, dans les bons et les mauvais jours. Pour se faire, nous nous attacherons à la vérité, nous la rechercherons dans la Parole, et c'est ainsi que nos doutes se dissipent, que nous sommes réconfortés dans nos souffrances ou que nous Le servons du milieu de la persécution. 

Remarquons aussi une autre particularité dans ce verset. Ils étaient deux disciples réunis, parlant de Jésus, et Jésus avait justement dit en Matthieu 18:20: "Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux." Comme c'est merveilleux de Le voir tenir Sa promesse dès Sa résurrection! Il nous a fait connaître le chemin, Il y marche avec nous, et quand nous cherchons à comprendre et à approfondir notre connaissance de qui Il est, Il vient éclairer notre compréhension, Il nous montre qui Il est et Il nous donne un témoignage, Il renouvelle notre espérance.

Comme ces deux disciples, pour qui le monde venait de s'effondrer à la vue du Maître crucifié, notre monde peut s'effondrer, mais Il est un appui sûr et inébranlable dans la tempête. Il ne nous a pas promis un chemin facile, mais Sa promesse est d'y marcher avec nous. Cherchons-Le, gardons nos yeux fixés sur Lui, que la Parole soit notre trésor, car c'est à travers elle qu'Il se fait connaître à nous, qu'Il nous reprend, qu'Il nous édifie, qu'Il nous encourage. Plus nous la lisons, plus nous apprenons à connaître Son cœur et la profondeur de Son amour, Sa magnificence et Sa sainteté, et notre absolue dépendance envers Lui. C'est d'ailleurs la seule dépendance qui soit bonne ici-bas, car elle est pour notre salut!

Ainsi parle l'Éternel: Placez-vous sur les chemins, regardez, et demandez quels sont les anciens sentiers, quelle est la bonne voie; marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes! (Jérémie 6:16).
   
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 25 janvier 2026

Le chrétien en armure complète, par William Gurnall, 41e partie

 

L'argument par lequel il appuie l'exhortation.

"Afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté" (Éphésiens 6:13). 

Nous en venons à l'argument par lequel l'apôtre appuie son exhortation, et il est double. Premièrement, le premier concerne l'heure du combat : "Afin que vous puissiez résister dans le mauvais jour". Deuxièmement, le second concerne l'heureuse issue de la guerre, qui couronnera le chrétien ainsi armé, à savoir la victoire certaine : "Et tenir ferme après avoir tout surmonté".

Premier argument. ​​Ceci concerne l’heure du combat. "Afin que vous puissiez résister au jour du malheur."

Mais qu'est-ce que ce mauvais jour ? Certains l'interprètent comme englobant toute la vie du chrétien ici-bas, dans cette vallée de larmes. Leur raisonnement est alors le suivant : "Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir persévérer jusqu'à la fin de votre vie, qui sera pour ainsi dire une succession ininterrompue d'épreuves et de souffrances." Ainsi, Jacob trace une ligne noire sur toute sa vie : "Peu nombreux et mauvais ont été les jours de ma vie" (Genèse 47:9). 

Quel jour brille d'une telle beauté qu'il ne s'assombrit pas avant la nuit, où le chrétien ne rencontre pas quelque averse ou autre, suffisante pour mériter le nom de mauvais jour ? Chaque jour a sa part, sa proportion. Le mal du jour suffit ; nous n'avons pas besoin d'emprunter et de porter des peines à l'usage du lendemain pour alourdir notre fardeau présent. Comme il est question du "pain quotidien", il est aussi question d'une croix "quotidienne" (Luc 9, 23), que nous sommes invités à porter, et non à fabriquer. Nous n'avons pas besoin de fabriquer nous-mêmes nos croix, comme nous avons tendance à le faire ; Dieu, dans sa providence, nous en fournira une, et nous sommes invités à la porter, mais il n'est pas question de la déposer, jusqu'à ce que la croix et nous reposions ensemble.

Nos épreuves et nos vies sont indissociables ; elles vivent et meurent ensemble ici-bas. Quand la joie survient, le chagrin la suit de près; le bâton et la verge vont de pair. Job lui-même, cet homme bon dont la prospérité était si convoitée par le diable, et qui s'était épanoui dans toute sa bravoure et sa splendeur (Job 1:10), comme si son soleil n'avait pas d'ombre, écoutez le récit qu'il fait de cette période faste : "Je n'étais pas en sécurité, je n'avais ni repos ni tranquillité" (Job 3:26). Des troubles troublèrent son repos ; alors même que son lit semblait aussi doux que le cœur pouvait le souhaiter, cet homme bon se tournait et se retournait sans cesse, sans trouver le repos.

Si quelqu'un était venu vers Job et l'avait béni de son heureuse condition, et lui avait dit : "Certainement, Job, tu pourrais te contenter de ce que tu as pour ta part, si tu pouvais faire en sorte que tout cela soit réglé sur toi et sur tes héritiers après toi", il aurait dit, comme autrefois Luther, "que Dieu ne le rebute pas avec cela". Tel est l'état des saints, que leur vie même ici, et tous les divertissements pompeux qui en découlent, sont leur croix, parce qu'ils les éloignent de leur couronne. 

Nous n'avons besoin de rien pour faire de notre vie un mauvais jour, plus que notre absence de notre bien principal, qui ne peut être récompensé par le monde, non plus que s'en réjouir. Si notre vie n'est "qu'un mauvais jour", il y a du bien dans tout ce mal; c'est que ça ne durera pas longtemps. Assurément, c'est par miséricorde que Dieu a abrégé la durée de la vie humaine en ces derniers jours (des jours où l'on découvre tant de choses sur le Christ et le ciel) qu'il aurait été difficile pour les saints de posséder la patience d'avoir connu une si grande partie de la gloire du monde d'en haut, puis d'en être tenus si longtemps éloignés, comme ce fut le cas pour les pères au premier siècle. 

Ô chrétiens, consolez-vous les uns les autres avec ceci : même si votre vie est pleine de difficultés, elle est courte ; quelques pas suffisent pour sortir de l'orage. Il y a une grande différence entre un saint et un méchant, face aux épreuves qu'il rencontre, comme entre deux voyageurs roulant en sens inverse, tous deux pris sous la pluie et trempés. L'un fuit la pluie et s'en sort rapidement, tandis que l'autre s'enfonce dans un coin pluvieux : plus il avance, plus son état s'aggrave. 

Le saint, comme le méchant, rencontre des épreuves, mais il est vite sorti de la tempête ; quand vient la mort, le temps est clément. Quant au méchant, plus il avance, pire c’est ; ici-bas, il ne rencontre que quelques gouttes d’eau, la grande tempête étant l’ultime épreuve. Le déchaînement de la colère divine aura lieu en enfer, où se déploient tous les abîmes de l’horreur, venant à la fois de la juste fureur de Dieu et de leur propre conscience accusatrice et tourmentée.

D'autres interprètent cette expression dans un sens plus restreint, pour désigner les périodes particulières de notre vie où nous sommes particulièrement confrontés aux afflictions et aux souffrances. Bèza la traduit par "tempore adverso", c'est-à-dire "au temps de l'adversité". Bien que notre vie entière puisse paraître mauvaise comparée à la béatitude céleste, même nos jours et nos nuits les plus clairs comparés à l'aube glorieuse, certaines périodes de notre existence peuvent être qualifiées de bonnes et d'autres de mauvaises. Nous connaissons ici-bas des vicissitudes.

Les bienfaits que Dieu accorde à ses saints ici-bas, sur cette terre profonde, sont mêlés et multicolores, comme le symbolisaient les chevaux "tachetés" (Zacharie 1:8) dans la vision de Zacharie : roux, fauve et blanc; paix et guerre, joie et chagrin, jalonnent nos jours. 

La Terre est un lieu intermédiaire entre le ciel et l'enfer, et notre condition ici-bas l'est aussi ; elle participe aux deux. Nous gravissons des collines et des vallées jusqu'à atteindre le terme de notre voyage, oui, nous trouvons le marécage le plus profond, le plus proche de la maison de notre Père (la mort, je veux dire) où tombent tous les autres troubles de notre vie, comme des ruisseaux se jetant dans un grand fleuve, et avec lesquels ils finissent tous, engloutis. C'est de ce mal absolu dont il est question ici, je crois, et il est souligné par un double article : ce jour-là, ce jour funeste ; sans exclure les autres jours d'épreuves qui les séparent. Ce ne sont que de petites morts, chacune emportant un fragment de notre vie, comme des pages envoyées avant pour annoncer ce roi des terreurs qui nous attend.

Cette phrase étant ouverte, considérons la force de ce premier argument, par lequel l'apôtre renforce son exhortation à revêtir l'armure complète de Dieu, et qui repose sur trois circonstances importantes.

Premièrement; la nature et la gravité de ce jour d'affliction : c'est un jour funeste. Deuxièmement; l'inévitabilité de ce jour funeste est sous-entendue par l'expression "afin que vous puissiez résister en ce mauvais jour". Il exclut tout espoir d'échappatoire, comme s'il avait dit : "Vous n'avez aucun moyen de résister. Ne vous laissez pas aller à penser que vous pouvez fuir le combat. Le jour funeste viendra, que vous soyez armés ou non." Troisièmement; la nécessité de cette armure pour résister. De même que nous ne pouvons fuir, nous ne pouvons ni l'affronter ni résister à la force qui sera déchaînée contre nous sans être revêtus d'une armure. Ces points mériteraient d'être développés séparément, mais par souci de concision, nous les regrouperons en une seule conclusion.

Le jour de l'affliction et de la mort est mauvais, et à quels égards.

Doctrine. Il incombe à chacun de s'armer et de se préparer pour le jour funeste de l'affliction et de la mort, auquel il sera inévitablement confronté. Ce point comporte trois volets. Premièrement, le jour de l'affliction et de la mort est un jour funeste. Deuxièmement, ce jour funeste est inévitable. Troisièmement, il incombe à chacun de se préparer à ce jour funeste. 

Première branche. Le jour de l'affliction, et surtout celui de la mort, est un jour funeste. Il nous faut ici démontrer en quoi l'affliction est mauvaise, et en quoi elle ne l'est pas. 

1. Ce n'est pas moralement ou intrinsèquement mauvais ; car, si c'était mauvais en ce sens, Dieu ne pourrait en être l'auteur. Sa nature est si pure qu'un tel mal ne peut venir de lui, pas plus que la lumière du soleil ne peut créer la nuit. Mais d'une certaine affliction, il en garantit la responsabilité. "Contre cette race, je médite un malheur" (Michée 2:3). Bien plus, il se l'approprie tellement qu'il ne veut pas que nous pensions que quiconque d'autre que Lui puisse permettre ce mal. Il se glorifie du privilège qu'aucun mal ne réside dans la cité sans son œuvre (Amos 3:6). Et c'est bien pour les saints que leurs croix soient toutes faites au ciel ; autrement, elles ne seraient pas si bien adaptées à leur dos. 

Mais quant au mal du péché, il le rejette, nous enjoignant formellement de ne pas Lui imputer (autre qu'à Satan) ce fléau engendré dans nos cœurs impurs. Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : "C’est Dieu qui me tente », car Dieu ne peut être tenté par le mal et il ne tente lui-même personne" (Jacques 1:13).

2. Si l'affliction était donc intrinsèquement mauvaise, elle ne pourrait en aucun cas être l'objet de notre désir, ce qui est parfois le cas, et peut l'être encore. Nous devons choisir l'affliction plutôt que le péché, et même la plus grande affliction plutôt que le moindre péché. Moïse a choisi l'affliction avec le peuple de Dieu plutôt que les plaisirs éphémères du péché. Il nous est demandé de nous réjouir lorsque nous sommes confrontés à diverses tentations, c'est-à-dire à des afflictions. Mais en quoi alors le jour de l'affliction peut-il être qualifié de mauvais ?

A) Comme il est pénible de le constater dans les Écritures, le mal est souvent opposé à la joie et au réconfort. "Nous espérions la paix, et voici, point de bien." Un cœur joyeux est appelé un bon cœur, un esprit triste un mauvais esprit, car la nature a en horreur tout ce qui s'oppose à sa joie, et c'est le cas, plus ou moins, de toute affliction (Hébreux 12:11). Aucune affliction, tant qu'elle est présente, n'est joyeuse, mais pénible ; comme la médecine, elle provoque chez nous un adieu désagréable. 

C’est pourquoi Salomon, parlant des jours pénibles de la maladie, les décrit comme si déplaisants à la nature que nous dirons : "Nous n’y trouvons aucun plaisir." Ils nous privent de la joie de vivre. La joie naturelle est une véritable fleur du soleil de la prospérité ; elle s’épanouit et se fane avec lui. Il est vrai, en effet, que les saints ne connaissent jamais plus de joie que dans l'épreuve, mais cela s'explique autrement : ils ont un Dieu bon qui l'envoie, sinon ils en souffriraient autant que les autres. Il n'est pas plus naturel que le réconfort jaillisse de l'épreuve que la vigne ne pousse sur les épines, ou la manne dans le désert. 

Les Israélites auraient cherché bien longtemps ce pain si le ciel ne l'avait miraculeusement fait pleuvoir. Dieu choisit cette période (d'épreuve) pour manifester plus clairement encore la toute-puissance de son amour. De même qu'Élie, pour ajouter au miracle, fit d'abord verser de l'eau en abondance sur le bois et le sacrifice, au point de remplir le fossé, puis fit venir le feu du ciel par sa prière pour l'absorber ; ainsi Dieu déverse le flot de l'affliction sur ses enfants, puis allume en eux cette joie intérieure qui dissipe toute leur tristesse ; oui, il fait en sorte que les eaux mêmes de l'affliction sur lesquelles ils flottent ajoutent encore à la douceur de leur joie spirituelle, mais c'est toujours Dieu qui est bon, et l'affliction qui est mauvaise.

B) Le jour de l'affliction est un jour funeste, car il ravive le souvenir importun des péchés commis dans nos vies. Il réveille la mémoire d'anciens péchés, peut-être enfouis depuis longtemps dans le tombeau de l'oubli. La nuit de l'affliction est le moment où de tels fantômes hantent la conscience des hommes ; et de même que l'obscurité de la nuit accroît l'horreur de toute chose effrayante, de même l'état d'affliction, déjà pénible en soi, amplifie la terreur de nos péchés, dont le souvenir ressurgit. 

Jamais le péché des patriarches ne leur parut aussi horrible que lorsqu’il se retourna contre eux dans leur détresse, Genèse 42:21. Le pécheur appréhende alors plus intensément la colère divine qu'en tout autre temps ; l'affliction se rapproche du jugement, et il l'interprète comme un poursuivant envoyé pour le faire comparaître sans délai devant Dieu, engendrant ainsi une profonde confusion et une grande consternation. 

Ah ! si seulement les hommes pouvaient penser à cela, comment ils pourraient supporter la vue de leurs péchés et le récit de leurs voies, en ce jour-là ! Cet homme est béni, celui qui, avec le prophète, peut alors les contempler et triompher d’eux. C’est bien une sombre parabole, comme il le dit lui-même : "J'ouvre mon chant au son de la harpe. Pourquoi craindrais-je aux jours du malheur, Lorsque l'iniquité de mes adversaires m'enveloppe?" (Psaume 49, 4-5).

C) Le jour de l'affliction révèle au cœur bien des maux insoupçonnés. L'affliction ébranle et bouleverse la créature ; Si des sédiments se trouvent au fond, ils apparaîtront alors. Parfois, elle révèle la perversité d'un cœur qui paraissait bon auparavant. Ces épreuves lavent le vernis de l'hypocrisie; Lorsque la nature corrompue est heurtée, elle se révèle. Et certaines afflictions ont ce but. On lit que certains, offensés par la persécution, renoncent à leur profession, car elle leur cause tant de souffrances et de difficultés ; d'autres, dans leur détresse, "maudissent leur Dieu" (Ésaïe 8:21).

Il est impossible à un cœur pervers d'avoir une bonne opinion d'un Dieu qui afflige. Le mercenaire, si son maître prend un bâton pour le frapper, abandonne son travail et s'enfuit ; ainsi agit un cœur faux envers Dieu. Oui, même chez les personnes les plus bienveillantes, la corruption se révèle souvent plus forte et la grâce plus faible qu'on ne le pensait. 

Dans le cas de Pierre, qui, au départ, s'était vaillamment engagé à marcher sur la mer, le vent se leva et il commença à couler ; il constata alors qu'il y avait plus d'incrédulité dans son cœur qu'il ne le soupçonnait. Les épreuves aiguës sont à l'âme ce qu'une pluie battante affecte une maison ; on ne découvre les failles et les trous de la maison que lorsqu'on les voit s'effondrer de tous côtés. De même, on ne perçoit ni la profondeur de cette corruption, ni la faiblesse de cette grâce, qu'après avoir été ainsi sondés et avoir pleinement conscience de ce qui se trouve dans nos cœurs par de telles épreuves.

Voilà pourquoi nul n'a une aussi grande humilité envers soi-même, ni une telle compassion envers autrui dans ses faiblesses, que ceux qui connaissent le mieux la souffrance. Ils rencontrent tant d'obstacles dans leurs combats qu'ils modèrent leur propre dignité et éprouvent une profonde compassion pour leurs semblables, plus enclins à la pitié qu'à la condamnation dans leurs faiblesses. 

D) C’est aussi la saison où le malin, Satan, vient nous tenter. Ce que nous appelons le temps de la "tribulation" (Matthieu 13:21), nous le trouvons dans la même parabole (Luc 8:13) appelé le temps de la "tentation". En effet, les deux se rejoignent. Rarement Dieu nous afflige, mais Satan ajoute la tentation à notre désert. "Mais c’est votre heure", dit le Christ, "et la puissance des ténèbres" (Luc 22, 53). Les souffrances du Christ infligées par les hommes et la tentation du diable étaient intimement liées. Ésaü, qui haïssait son frère à cause de la bénédiction reçue, se disait : "Les jours de deuil pour mon père sont proches ; alors je tuerai mon frère Jacob" (Genèse 27, 41). Les temps d’affliction sont des jours de deuil, ceux que Satan attend pour nous nuire.

E) Le jour de l'affliction a souvent une issue funeste ; et à cet égard, il s'avère être un jour véritablement mauvais.

Tout est bien qui finit bien, dit-on ; les épreuves du chrétien sont bénéfiques ; le châtiment dont il est affligé porte les fruits paisibles de la justice, et c'est pourquoi il peut qualifier ses épreuves de bonnes. Tel est un bon instrument qui ne laisse s'échapper que le mauvais sang. « Il m'a été bon d'être affligé », dit David. J'ai lu l'histoire d'une sainte femme qui comparait ses épreuves à ses enfants. Ils lui causèrent de grandes souffrances lors de l'accouchement ; mais comme elle ne savait pas lequel de ses enfants elle aurait dû abandonner, à cause de toutes les difficultés rencontrées pour les mettre au monde, elle ne savait pas non plus laquelle de ses afflictions elle aurait pu éviter, malgré la douleur qu'elles lui causaient en les endurant.

Mais pour les méchants, le sort est triste; en ce qui concerne le péché ; ils en ressortent pires, plus impénitents, endurcis dans le péché et outrageux dans leurs pratiques perverses. Chaque plaie qui frappait l'Égypte ajoutait à la plaie de l'endurcissement du cœur de Pharaon. Celui qui, pendant un certain temps, pouvait implorer les prières de Moïse pour lui-même, finit par le menacer de mort s'il s'en prenait encore à lui. Oh ! à quel point nous en voyons beaucoup s'enfoncer dans le péché, après une grande maladie ou autre châtiment ! Les enfants ne grandissent pas plus en taille après une fièvre que leurs désirs ne s'accroissent après les afflictions. Oh ! comme ils sont avides et voraces après leur proie, une fois libérés de leurs chaînes et de leurs entraves ! Lorsque la médecine n'agit pas bien, non seulement elle ne guérit pas la maladie, mais le poison du médicament demeure également dans le corps.

Nombreux sont ceux qui semblent ainsi empoisonnés par leurs afflictions, par l'éclatement subséquent de leurs convoitises. (b.) En ce qui concerne la souffrance ; chaque affliction sur une personne méchante en engendre une autre, et cette dernière, plus grande encore, vient la plus terrible, qui la préparera au feu. Le pécheur est fouetté d'affliction en affliction, comme le vagabond d'agent de police en agent de police, jusqu'à ce qu'enfin il parvienne en enfer, sa véritable place et sa demeure définitive, où toutes les souffrances se rejoindront en une seule et éternelle.

dimanche 3 novembre 2024

Veillez

 

"Ce que je vous dis, je le dis à tous: Veillez" (Marc 13:37).


Veillez. Cette phrase de Jésus s'applique à nous aujourd'hui comme elle s'appliquait aux Juifs de Son époque. Au verset 33, Il avait dit: "Prenez garde, veillez et priez, car vous ne savez pas quand ce temps viendra". 

Ce temps à venir ne concerne pas seulement la fin de toutes choses, car nous ne savons pas quand cela arrivera. Ça peut être la maladie, la perte de tous nos biens, la perte d'un être cher; les épreuves de la vie frappent à tout moment, et si notre foi n'est pas solidement ancrée en Jésus-Christ, il nous sera difficile de résister à la tempête. Dans les temps où tout va bien, il est facile pour l'homme de se laisser endormir par la facilité de sa vie, mais les exemples sont nombreux pour nous prouver qu'en l'espace d'un instant, les choses peuvent radicalement changer pour le pire. 

Nous n'allons pas entrer dans tous ces détails, car nous voulons surtout nous attarder à la demande expresse de Jésus qui est de veiller. 

Veiller.

"Veillez, afin de ne pas tomber dans la tentation" (Matthieu 26:41).  
"Veillez, demeurez fermes dans la foi, soyez des hommes, fortifiez-vous" (1 Corinthiens 16:13).
"La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière" (1 Pierre 4:7).
"Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera" (1 Pierre 5:8).
"Ne dormons donc point comme les autres, mais veillons et soyons sobres" (1 Thessaloniciens 5:6).

Nous ne savons pas quand la calamité peut nous frapper. Nous ne connaissons pas le jour où nous devrons rendre compte devant Dieu; ni le jour du retour du Christ. Comme Jésus l'a demandé à Ses disciples au jardin de Gethsémané, nous devons être vigilants, nous ne devons pas nous contenter d'une profession de foi ou d'une prière faite il y a un certain temps, et ensuite nous laisser engourdir spirituellement par la recherche des plaisirs de ce monde. C'est comme si Jésus leur disait: "Veillez pour ne pas tomber dans la tentation. Résistez! Unissez-vous à Moi dans la prière, car l'épreuve arrive, et elle est déjà là. Ne vous contentez pas d'une ancienne touche de Dieu; approchez-vous donc de Lui avec Moi dans la prière et les supplications".

Lorsque Paul exhorte les Corinthiens à veiller et à demeurer fermes dans la foi en étant des hommes, nous pouvons le comprendre comme un appel aux chrétiens à être comme des sentinelles veillant sur leur propre vie spirituelle ainsi que sur celle de leur famille et de leurs proches. Demeurez fermes dans la foi, évidemment afin de ne pas tomber facilement dans la tentation, mais aussi de ne pas vous laisser tromper facilement par toutes les doctrines erronées qui foisonnent parmi les chrétiens. Fortifiez-vous; en lisant la Parole et en priant régulièrement notre Père céleste. Il n'existe pas de chrétien fort dans la foi qui ne prie pas. C'est impossible. 

Pour pouvoir résister aux diverses tentations qui attaquent les chrétiens, nous voyons donc ici que nous devons être "fermes dans la foi". Nous devons tenir bon dans la doctrine de Christ, malgré ce que les perdus peuvent en dire. Ainsi, l'apôtre Pierre nous exhorte à être prêts à répondre de l'espérance qui est en nous (1 Pierre 3:15). C'est non seulement expliquer cette espérance, mais la défendre "avec douceur et crainte", ajoutera-t-il, afin que ceux qui nous calomnient soient confus. Une foi qui est ferme sème la confusion dans les rangs de l'ennemi, et cet exemple de fermeté dans la foi à la face de l'adversité amène même des ennemis du bien et de la vérité à remettre en question leur incrédulité et à se tourner vers Dieu pour recevoir aussi cette paix que Lui seul donne. 

N'oublions pas cette exhortation de Paul aux Corinthiens : "Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain". Nous voyons encore ici la notion de "tenir ferme", de ne pas être des lâches et de persévérer en gardant la vérité de l'Évangile intacte. Nous savons en qui nous avons cru pour être sauvé; c'est en Jésus-Christ, et c'est pourquoi Paul dira en Éphésiens 6:10 : "Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante". À partir du chapitre 5, il leur avait donné quelques exemples de devoirs que nous avons tous dans notre vie de tous les jours, et nous savons que, lorsque nous parlons des choses spirituelles, nous ne pouvons réaliser rien de bon par nos propres forces. Nous avons besoin de nous fortifier en Christ. "Je t'aime, ô Eternel, ma force", dira David au Psaume 18:1.

En Lui se trouvant notre force, nous devons maintenant savoir que "la fin de toutes choses est proche", selon Pierre. La fin de ma bonne santé; la fin de l'abondance de toutes choses; la fin de la liberté civile; la fin de toutes choses est proche. Nous ne serons pas sur cette terre éternellement, et cela devrait être une consolation pour nous, parce que notre royaume n'est pas d'ici bas! Mais en attendant, que dit Pierre? "Soyez sages, sobres, pour vaquer à la prière". Nous n'avons pas ici bas de cité permanente; il est sage de ne pas trop nous attacher aux choses de ce monde, que nous savons être appelées à disparaître, et à nous attacher aux choses de Dieu, qui demeurent éternellement. Paul dira en Romains 13:11-12 : "Cela importe d'autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: c'est l'heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière".

Nous ne vivrons pas longtemps ici-bas; nous sommes comme une vapeur qui se dissipe, comme la fleur de l'herbe qui bientôt, sèche et tombe. C'est la raison pour laquelle les Écritures nous appellent avec autant d'insistance à être sages et à veiller (dans la prière), car l'ennemi rôde, cherchant une brebis égarée à dévorer. Éloignons-nous de toute légèreté spirituelle; souvenons-nous du roi Belschatsar à Babylone (Daniel 5), qui avait été pesé spirituellement et trouvé trop léger. Il était jeune, il avait toute la vie devant lui, pensait-il. Aussi ne se souciait-il pas des chose saintes, mais la nuit même où il festoya en souillant les ustensiles sacrés du temple de Dieu, il trouva la mort. Car, "la fin de toutes choses est proche". 

Il est sage de persévérer dans la saine doctrine de Christ en vaquant à la prière, tout en ne négligeant pas les bonnes œuvres que Dieu nous donne à faire pour glorifier Son nom. Amenons tout soucis, tout doute à Dieu, sachant qu'Il prend soin de nous. Si nous ne le faisons pas, nous laissons à l'ennemi une porte d'entrée grande ouverte. En effet, les soucis de la vie sont une grande cause de chute parmi les chrétiens. Restons sur nos gardes; ne perdons jamais de vue que l'ennemi, bien que blessé, n'est pas encore complètement éliminé, il parcourt encore la terre avec ses légions de démons. La victoire se trouve en Jésus seul; c'est Lui qui a écrasé la tête de l'ennemi, c'est en Lui que se trouve la victoire déjà acquise par Sa mort et Sa résurrection. Mais nous ne devons pas perdre de vue que, tant que nous sommes sur cette terre, nous serons la cible du malin, c'est tout naturel parce que nous ne lui appartenons pas. Il veut nous arracher de la main de notre Dieu, mais il ne le peut pas, il ne le pourra jamais si nous demeurons en Christ.

"Ne dormons point", dira Paul aux Thessaloniciens, mais veillons et soyons sobres. Vivons avec ce sentiment constant d'être prêts à rencontrer le Seigneur. Nous ne connaissons ni le jour, ni l'heure où notre âme nous sera redemandé. Alors que les ténèbres spirituels recouvrent cette planète, nous ne marchons pas comme des aveugles spirituels. Tandis que le monde "dort", ne se souciant pas des compte qu'il aura à rendre à Son créateur, nous les chrétiens, restons éveillés spirituellement et prions. Soyons aux aguets, et nous ne serons pas pris par surprise par les événements soudains qui surgiront dans nos vies, parce que nous n'aurons pas placé notre confiance en nous-mêmes, mais en Christ seul, qui a tout pouvoir de Se soumettre toutes choses. 

Veillez, dira Jésus, car vous ne savez pas quand viendra le maître de la maison, ou le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin, craignez qu'il ne vous trouve endormis, à son arrivée soudaine" (Marc 13:35-36).

Seigneur Jésus, merci pour ces avertissements. Merci de nous aider à veiller et à persévérer alors que parfois tout en nous voudrait abandonner. Merci d'être notre force, notre courage. Merci Jésus pour la sagesse que Tu donnes à ceux qui la demande, et nous Te la demandons encore en ce jour, car nous avons tant besoin de Toi. Nous ne connaissons ni le jour, ni l'heure où notre dernier souffle nous sera demandé, mais nous savons en qui nous avons cru, et c'est en Toi Seigneur Jésus. C'est en Toi que nous avons placé notre confiance, et c'est en Toi que nous persévèrerons, avec Ton aide, jusqu'à la fin. Merci de nous aider à nous dépouiller de tout ce qui nuit à notre marche avec Toi, ainsi qu'à Te remettre tous nos soucis ainsi que tous nos questionnements, sachant que Tu prends soin de nous. Tu connais nos besoins mieux que nous mêmes, Tu vois aussi notre faiblesse et notre entière dépendance envers Toi. Merci de nous aider à nous exhorter nous-mêmes à prier constamment; Tu es notre force, et c'est en Toi et par Toi que nous résistons aux attaques de l'ennemi. Merci parce que Tu ne prend pas garde à notre indignité, et que Tu pardonnes nos iniquités afin que nous marchions avec la joie et la paix que Tu donnes, sur le chemin du salut. Merci Père, de nous donner un cœur pur et droit; renouvelle jour après jour en nous un esprit bien disposé! Merci de nous donner de persévérer un jour à la fois, en gardant bien en vue que notre royaume n'est pas ici bas. Merci Seigneur Jésus, d'être allé nous préparer une place; merci de l'espérance du salut que nous avons en Toi seul. Merci d'être le bon Berger qui prend soin de Ses brebis; ô comme nous voulons Te louer et Te glorifier, Seigneur Dieu, pour tant de bonté et de miséricorde envers nous, pauvres pécheurs. 

Que toute la gloire Te soit rendue, ô Dieu, dans le précieux nom de Jésus, Amen.  

dimanche 2 juin 2024

L'Éternel convoque la terre

L'Éternel parle, et convoque la terre (Psaume 50:1)

Il vient, notre Dieu, il ne reste pas en silence; devant lui est un feu dévorant, autour de lui une violente tempête (Psaume 50:3).

Ce passage des Psaumes nous montre clairement que Dieu viendra en jugement pour ceux qui ne se seront pas soumis à Sa royauté. Même si de nombreux chrétiens ne veulent pas parler de cela aujourd'hui, parce que ce serait "trop négatif", le fait est que, même du temps de David, ce fait était acquis et ne portait pas à discussion pour de nombreux Israélites: le jugement de Dieu est une chose réelle, et nous devons nous préparer à y faire face. Si nous ne le faisons pas de notre vivant, il sera trop tard pour nous mettre en règle avec Lui un fois mort! Dans de nombreux passages des Psaumes, Dieu semble se taire. Il ne semble pas entendre les supplications de Ses serviteurs, qui Lui demandent justice. Mais ici, au Psaume 50, Asaph nous montre que Dieu a entendu, et Il "parle, et convoque la terre, depuis le soleil levant jusqu'au soleil couchant". Cela implique que personne n'échappe à Son regard, et tous seront convoqués au jugement universel, lors du retour du Christ. 

"De Sion, beauté parfaite, Dieu resplendit" (v. 2). Il a brillé, Il a fait apparaître Sa gloire (une fois de plus) à travers notre Seigneur Jésus-Christ, mais Sa lumière a été rejetée par le plus grand nombre, et on lui a préféré les ténèbres. Mais Dieu s'est fait connaître; Il est devenu homme en Christ; Il nous a laissé Sa doctrine dans Ses enseignements, et nous savons les conditions de Sa gouvernance: le Fils de l'homme a été élevé, afin que "quiconque croit en Lui ait la vie éternelle" (Jean 3:15). Car le Fils n'a pas d'abord été envoyé pour juger le monde, mais pour le sauver! Mais, "celui qui ne croit pas est déjà jugé" (Jean 3:18). Il n'y a aucune zone grise, cela a le mérite d'être clair! 

Et lorsque vous voyez que le monde s'attaque aux enfants à la mesure dont il le fait actuellement, vous savez que la colère de Dieu s'est enclenchée. À tous moments de l'histoire (souvenons-nous de Sodome et Gomorrhe (Genèse 19:4)), Dieu patiente, mais Il ne tolère pas que les enfants soient mêlés aux péchés des plus grands et de leurs parents. S'il y a une limite à ne pas franchir, et que nos nations ont franchies allègrement ces dernières années, c'est bien celle là! 

Le monde ne sait pas; mais la marmite bout, et il file à toute allure vers une catastrophe mondiale. Le Roi Messie scrute tout l'univers; c'est le rassemblement de tous les élus. Le monde a rejeté son Créateur pour se refermer sur lui-même; c'est tout un spectacle... Les fosses communes ne suffisent plus, quelle horrible sentence qu'une humanité livrée à elle-même! Cela même alors que Celui qui met un frein à la totalité de la méchanceté n'est même pas enlevé! Le Saint-Esprit est encore en ce monde à travers le reste de croyants qui ne sont pas tombés sous la puissance du péché et de l'enfer, qu'est-ce que ce sera lorsqu'Il sera enlevé? En tant que chrétiens, nous ne voulons pas le savoir, nous ne voulons pas voir cela! 

Ce monde capitule sous le poids de ses péchés, car il ne veut pas se repentir. La terre elle-même soupire sous le poids du péché des hommes; ce monde est à son apogée. Il est terrible le spectacle qui s'annonce. Les hurlements se font déjà entendre partout sur la planète; c'est l'horreur en direct; une humanité sans Dieu, une humanité livrée à ses penchants les plus destructeurs; une humanité qui s'est rendue à bien des égards inférieure au règne animal, qui lui, continue d'obéir à son Créateur.

Le jour vient, et il est probablement déjà là, où Dieu dit, ou dira: C'en est assez! Les limites du temps ont prouvé leur valeur! Et ce jour est terrifié à la vue de ce qui arrive dans la vallée de l'ombre de la mort! Les prophètes des temps anciens avaient annoncés ce terrifiant décors; ils ont vu de loin le feu qui consumerait et purifierait la terre de toutes ses souillures! Parce que; "Tu t'es imaginé que je te ressemblais, mais je vais te reprendre, et tout mettre sous tes yeux. Prenez-y donc garde, vous qui oubliez Dieu, de peur que je ne déchire, sans que personne délivre" (Psaume 50:21-22). 

Mais voilà, il est encore permit d'espérer, car: "Je vais te reprendre, et tout mettre sous tes yeux". Cela veut dire que, à travers les épreuves de cette vie et la calamité qui est sur le monde, avec amour, Dieu va quand même mettre à la face des pécheurs un tableau clair de leurs iniquités, afin qu'ils se voient tels qu'ils sont. Fini l'hypocrisie et l'autojustification; bienvenue l'humilité! Dans ces jours qui sont les derniers, beaucoup ressentiront le poids de leurs péchés; le Saint-Esprit les convaincra de telle manière qu'ils reconnaitront l'étendue de leur culpabilité devant Dieu, ainsi que leur ardent besoin d'un Sauveur. Ce verset nous rappelle Apocalypse 3:17-19, où le Seigneur reprend l'église tiède de Laodicée et a mit devant ses yeux son pauvre état pécheur, et lui dira: "Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et reprend-toi". 

"Rassemblez-moi mes fidèles, qui ont fait alliance avec moi par le sacrifice" (Psaume 50:6). Il n'y a qu'un seul sacrifice qui ôte les péchés du monde; celui de Jésus-Christ le juste (Hébreux 9:24-28; Jean 1:29). Si nous avons péché, nous avons un avocat auprès du Père; Jésus-Christ le juste (1 Jean 2:1). Où aller, pour obtenir le pardon de nos péchés ? Il n'y a qu'en Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié que nous pouvons en obtenir le pardon et que nous pouvons être intégré dans l'alliance avec Dieu "par le sacrifice". C'est ainsi que le Psaume 50 se termine: "Celui qui offre pour sacrifices des actions de grâces me glorifie; et à celui qui veille sur sa voie je ferai voir le salut de Dieu". 

Après le sacrifice du Christ, quel est donc ce sacrifice qui soit agréable à Dieu? Paul nous donne la réponse en Romains 12:1 : "Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable". Et comment cela se fait-il? Par l'obéissance à Sa parole, en ne nous "conformant pas au siècle présent" (Romains 12:2), mais en nous laissant transformer par le renouvellement de l'intelligence par le Saint-Esprit, et Lui nous rendra capables d'aimer ce que Dieu aime, et d'haïr ce que Dieu haït. Ce sacrifice là est toujours accompagné de reconnaissance, d'obéissance et de fidélité à marcher dans le chemin que Dieu a préparé.

"À celui qui veille sur sa voie, je ferai voir le salut de Dieu". Cela nous rappelle encore ce message de Jésus à l'église de Smyrne: "Soit fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie" (Apocalypse 2:10). Peu importe la façon dont il mourra, paisiblement dans son lit où par la persécution, le chrétien, s'il est "fidèle jusqu'à la mort", se verra accorder "la couronne de vie"; le salut éternel, dans la gloire éternelle, en présence de Dieu pour l'éternité.  

Attachons-nous plus que jamais à notre Seigneur Jésus; les temps sont mauvais, la rébellion est grande contre Dieu et ceux qui Lui appartiennent. Rien en ce monde ne nous donnera la force et le courage de tenir ferme et de rester "fidèles jusqu'à la fin"; sans Jésus, nous ne pouvons rien faire (Jean 15:5).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.  

dimanche 8 août 2021

Dieu est en train de recalibrer son peuple.

Dans de nombreux pays, la facilité de cette vie présente était déconcertante. Les chrétiens y vivaient dans une période de paix et de prospérité peu connue jusque-là. Mais ce ne sera plus le cas pour bien longtemps. Satan et ses hordes de démons sont de sortie, alors qu'un nuage impétueux est au-dessus de ce monde impie et rebelle. Le plus tragique est que de nombreux chrétiens ne se rendent même pas compte de la corruption du monde dans lequel ils vivent, car ils sont trop bien ici-bas et ils oublient qu'ils ne sont sur Terre que pour un très court passage (Jacques 4:14; 1 Pierre 1:17). Ils ont oublié le Créateur pour s'attacher à la création, à un point tel que les prédications concernant le péché et la repentance les irritent. Ils ne veulent pas non plus entendre parler de la "fin de toutes choses"; ils ne l'avoueront jamais, mais ils ne voient aucune bonne raison d'être appelés maintenant auprès de Jésus. Avertissez-les de la tempête qui est sur nos nations, et ils vous rient en face! Ils croient aux puissances du mensonges qui le dirige, parce qu'ils n'ont pas en eux l'amour de la vérité. Ils sont faciles à tromper, parce qu'ils se sont d'abord trompés eux-mêmes. 


Comment un chrétien peut-il être à l'aise dans un monde aussi corrompu, si ce n'est qu'il n'est pas réellement né de nouveau, ou sinon, qu'il est un rétrograde? Ne nous y trompons pas: Dieu est en train d'effectuer une séparation entre Ses vrais enfants et ceux qui sont faux devant Lui depuis trop longtemps. Il est en train de recalibrer son peuple afin qu'il cesse de tourner les regards vers ce monde et qu'il le tourne vers Lui seul. 
D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre (Psaumes 121:1-2). Lorsque tout est bonheur et prospérité, les hommes, de par leur nature, ne cherchent pas le secours de Dieu parce qu'il leur semble qu'ils n'en ont pas besoin. Pourtant, c'est lorsque tout va bien que nous sommes le plus en danger de renier la foi! Dieu veut un peuple qui soit dépendant de Lui seul. Il ne veut plus d'un peuple qui se confie en ses richesses ou dans les hommes. Il dira d'ailleurs par la bouche du prophète Jérémie: "Ainsi parle l’Éternel: Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel. Il est comme un misérable dans le désert, et il ne voit point arriver le bonheur; il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitants" (Jérémie 17:5-6). 

Beaucoup trop de chrétiens sont comme des misérables dans le désert. Ils ne voient pas arriver le vrai bonheur; ils ne voient pas la délivrance où elle se trouve. Ils ne jugent même pas avoir besoin de délivrance, parce que, c'est l'Éternel Dieu Lui-même qui le dit, "ils se confient en l'homme". Ils sont remplis d'un faux bonheur, ils font tout ce qu'ils veulent, quand ils le veulent, et s'il arrive un quelconque vent contraire, ils n'ont tellement pas l'habitude de se tourner vers Dieu dans la prière qu'ils placent rapidement leur confiance en eux-mêmes, ou dans le gouvernement, ou dans quoi que ce soit d'autre, pourvu que ce soit en quelque chose que leurs yeux peuvent voir, que leurs oreilles peuvent entendre ou que leurs mains peuvent toucher. 
Le dieu de beaucoup trop de chrétiens modernes est l'équivalent d'une petite idole de bois ou de pierre tellement il n'a rien à voir avec le seul vrai Dieu de la Bible. Prenons garde! Lorsque nous allons à Lui et que nous considérons seulement ce qu'Il peut nous apporter ici-bas plutôt que pour obtenir la délivrance de nos péchés et le salut de notre âme, nous faisons fausse route. Après avec appris à marcher avec Christ, nous devons Le servir, et non pas constamment Lui demander de nous servir! Il faut être vigilant; il est si facile de laisser notre "Moi" devenir notre dieu sans même nous en rendre compte!

Ce monde est voué à la destruction. Ceux qui veulent absolument y être confortable ressemblent à des fous qui s'installent dans la suite luxueuse d'un motel en feu tandis qu'il a été évacué de tous ses clients et de tout son personnel. Au lieu de chercher à faire notre place dans ce monde perdu, nous devrions nous préparer à rencontrer notre Seigneur, comme si chaque jour était le dernier. L'apôtre Pierre exhortait les chrétiens de son époque à demeurer sobres et à veiller, car, disait-il, notre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera (1 Pierre 5:8).

Notre Père céleste n'est pas surpris par tout ce qui se passe sur cette pauvre planète; Il connaît d'avance les attaques que l'ennemi prépare contre Ses enfants. Mais Il permet ces choses pour rappeler Son peuple à Lui, afin qu'il revienne à la base de ce qui doit être une véritable relation d'un homme avec son Dieu. Ceux qui lui appartiennent ne restent pas indifférents à Ses appels, car ils entendent l'appel du Berger et ils obéissent. Le Seigneur est pour eux comme un phare dans la nuit; ils sont attirés vers Lui dans la prière et les supplications, pour les croyants et pour les perdus, parce que c'est seulement dans la prière que nous trouvons la force de résister, un jour à la fois, aux forces démoniaques qui nous harcèlent de toutes parts. 

Sentinelle, que dis-tu de la nuit? Sentinelle, que dis-tu de la nuit? La sentinelle répond: le matin vient, et la nuit aussi. Si vous voulez interroger, interrogez; convertissez-vous, et revenez (Esaïe 21:11-12).

Après avoir été confortablement installé dans une façade de religion pendant trop longtemps, il est temps pour le peuple de Dieu de se réveiller, avant qu'il ne soit trop tard. "Convertissez-vous, et revenez"! L'apôtre Paul ajoutera: "Cela importe d’autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: c’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru. La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l’ivrognerie, de la luxure et de l’impudicité, des querelles et des jalousies. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises" (Romains 13:11-14).

Reconnaissons les temps dans lesquels nous vivons. Nous le savons par la Bible, mais aussi par le Saint-Esprit qui nous avertit. Il est dit de Lot qu'il était profondément attristé par la conduite des hommes de Sodome et Gomorrhe, et que chaque jour il était tourmenté dans son âme par ce qu'il voyait et entendait de leurs œuvres criminelles (2 Pierre 2:7-8).

Réveillons-nous! L'apôtre Paul dit ici que c'est l'heure de se réveiller maintenant! Pas demain, il sera peut-être trop tard! Il faut sortir du confort que donne la sécurité d'un compte en banque bien rempli, ou d'une santé à toute épreuve, mais plus encore il faut sortir de cette indifférence spirituelle qui détruit toute relation avec Dieu, sachant que les tièdes seront rejetés par Lui (Apocalypse 3:16). Il nous faut être zélés (Romains 12:11), sachant que le salut est plus près de nous qu'il ne l'a jamais été.

La nuit est avancée, le jour approche. La nuit est fort avancée sur le monde, et les ténèbres n'ont jamais été aussi profondes. Personne ne connaît le jour où son âme lui sera reprise. Il nous faut donc être prêts en nous dépouillant du péché et en revêtant les habits des "armes de la lumière" (Éphésiens 6:11-18). Revêtons-nous de Christ, soyons remplis de Sa présence jusqu'à ras bord, afin que l'ennemi n'ait aucun endroit où prendre pieds en nous.   

Marchons honnêtement. Ça n'a jamais été le temps d'être des chrétiens paresseux, mais aujourd'hui moins que jamais. Vivons d'une manière agréable et digne du Seigneur, afin d'être une exhortation vivante pour les croyants, et un exemple parfait pour ceux qui ne croient pas. N'oublions pas que "celui qui dit qu’il demeure en lui (Christ) doit marcher aussi comme il a marché lui-même (1 Jean 2:6).

Revêtons-nous du Seigneur Jésus-Christ. En portant notre croix avec Lui, nous ferons aussi périr notre nature pécheresse, afin qu'elle ne domine plus sur nous. Ceci est un abandon total entre Ses mains, et tous les chrétiens fidèles diront que c'est la meilleure chose qu'ils aient faite de toute leur vie. Nous donnant à Christ avec confiance et abandon, Il nous donne en retour la force de ne pas céder à la chair et à ses convoitises, et de marcher en portant les fruits de l'Esprit. J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi (Galates 2:20).

Accrochons-nous à Jésus, car Lui seul peut nous préserver de toute chute et nous fera paraître pur et irréprochables devant Sa gloire au jour du jugement, Amen.

samedi 16 janvier 2021

Jésus frappe à la porte de ton coeur

Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi (Apocalypse 3:20).


Ces paroles, Jésus les dis à toi qui souffre sur un lit d'hôpital. Et à toi qui est désespéré par les épreuves de la vie. Et aussi à toi pour qui tout va bien présentement, mais qui ne sait pas ce que lui réserve demain. 

Je me tiens à la porte, et je frappe. Ce qui frappe à la porte n'est pas une main d'homme, mais un cœur, celui de Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Alors que les péchés de l'humanité l'enserraient dans les liens de la mort, exposé à la honte de la croix, notre Seigneur de gloire, dans Son grand amour, ne nous a pas condamnés, mais Il a adressé une ultime supplication pour le genre humain au Père: "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font (Luc 23:34). Son amour était, et est si grand! Tout ce qu'Il veut, c'est de te pardonner! Oui même toi, qui pense avoir trop fait de mal dans ta vie, Jésus ne te condamne pas, car il a donné Sa vie, Il a souffert dans son corps et son âme pour toi. La poignée de ton cœur ne se trouve pas au dehors, et même si elle s'y trouvait, Jésus n'entrerait pas chez toi si tu ne l'invitais pas d'abord. 

La voix qui t'appelle est un murmure doux et apaisant (1 Rois 19:12). Si tu entends Sa voix aujourd'hui, ne le repousse pas; ouvre la porte de ton cœur par la repentance, et laisse-le entrer dans ta vie (Hébreux 4:7). Dis-lui: Jésus, je t'ouvre la porte de mon cœur toute grande, viens et fais ta demeure en moi. Prends pitié de moi. Je ne suis pas digne de toi, Jésus, mais Tu t'es chargé de mon indignité afin que je puisse entrer dans la présence du Père par ton intermédiaire. Je te supplie, Jésus, dis une seule parole et je serai guéri spirituellement, lavé de mes péchés. À partir de ce jour, je veux croire de plus en plus, viens moi en aide par la sagesse de Ton Esprit, car je ne veux vivre que pour rendre l'honneur, la louange et la gloire à mon Dieu, mon Père, à Jésus le Fils, mon Sauveur, et au Saint-Esprit.  

Attache-toi à Lui de tout ton cœur, et jamais tu ne le regretteras, car celui qui lui reste attaché recevra grâce et force pour résister aux tempêtes de la vie. Marche, un jour à la fois, persévère dans l'amour de la vérité de la Parole de Dieu. Arrête-toi à la source de Mériba, et désaltères-y ton âme. Passe par Jérusalem, là où Jésus le roi nous a donné Son salut. Dans le nom de Jésus-Christ, marche vers la Terre Promise, ne t'arrêtes jamais! Saisis la main de Jésus par la foi. Ne crois jamais avoir atteint le but, persévère, envers et contre tout, afin de remporter le prix de la victoire céleste de Dieu en Jésus-Christ (Philippiens 3:14). En Jésus, tu as reçu une espérance vivante et en Lui, tu sais que les épreuves de la vie n'auront jamais le dernier mot, car Dieu garde Ses promesses pour tous Ses enfants. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.