dimanche 6 octobre 2019

Si le grain ne meurt...

"En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit" (Jean 12:24).

Ce verset à lui seul contredit l'enseignement de plus en plus prêché de nos jours, à savoir que nous pouvons demeurer nous-mêmes, en Christ. Que Dieu va tout mettre en son pouvoir ou presque afin que nos désirs et nos rêves se réalisent, tant que nous prétendons être à son service... 

Notre génération cherche les plaisirs plus que Dieu (2 Timothée 1:5). Elle cherche donc Ses bénédictions, sans la sanctification. Elle veut des réponses de Dieu à ses prières, si elle prie, sans être prête à obéir si la réponse est "non". Elle veut la joie que Christ donne, mais sans d'abord passer par la repentance et le renouvellement de son être tout entier. Et ainsi de suite. 

Ici, Jésus nous dit clairement: "si tu ne meurs pas à toi-même, tu ne peux pas porter de fruits pour le royaume de Dieu". Le chrétien qui ne meurt pas aux choses de ce monde n'est pas digne du royaume des cieux. Le grain dont Jésus nous parle, s'est retrouvé dans un grenier pendant peut-être deux, trois ans, peut-être plus. Ce grain étant préservé de l'humidité, de la chaleur suffocante ou d'un trop grand froid, il peut être ainsi en un même état pendant de longues années. Plusieurs chrétiens ressemblent malheureusement à cela. Ils se contentent d'être ce merveilleux grain, tant aimé de Dieu que Christ a donné Sa vie pour eux. Ils oublient toutefois ceci: Jésus a aussi été en quelque sorte comme un grain de blé, semé par Dieu, qui a marché dans l'obéissance jusqu'à la mort. Si le grain de blé ne meurt, "il reste seul", dit-il. 

Jésus est mort, et c'est ainsi qu'il a pu donner la vie au plus grand nombre. Alors si nous acceptons Jésus comme notre Sauveur, nous devrons aussi accepter d'être sorti du grenier d'où nous nous complaisons, d'être mis en terre par Dieu et de mourir à nous-mêmes, afin que notre espérance soit vivante (Romains 6:5-6; Éphésiens 4:20-24). Soyons indifférents à ce que cette vie présente a à nous proposer; afin que nous devenions libres. Non pas libres comme la nature humaine le désire, mais libres d'accomplir la volonté de Dieu, quel qu'en soit le prix. Nous savons bien que nous ne sommes pas ici bas pour notre bon plaisir seulement, sans quoi nous serions les plus malheureux sur terre. Nous sommes ici-bas pour glorifier Dieu, en parole et en action, partageant Sa joie et Sa paix, qu'Il nous donne gracieusement, avec nos prochains. 

Après ce que Jésus a fait pour nous, nous ne sommes pas redevables à la chair, pour vivre de la chair. Nous savons que si nous vivons selon la chair, nous n'avons pas l'Esprit de Dieu, donc, nous mourrons (Romains 8:13-14). L'apôtre Paul dira aux Galates que la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et vice versa; de sorte que nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons (Galates 5:17). Le grain mis en terre, qui portera du fruit pour Dieu, c'est celui qui abandonnera tout entre les mains de Dieu, sans compromis. 

Prions donc avec le Psalmiste : "Ô Dieu! crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. Ne me rejette pas loin de ta face, e me retire pas ton esprit saint. Rends-moi la joie de ton salut, et qu'un esprit de bonne volonté me soutienne! (Psaumes 51:12-14). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 29 septembre 2019

C'est Dieu qui nous délivre, par Charles H. Spurgeon

Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur (Psaumes 91:3).

Dieu délivre les siens du filet de l’oiseleur de deux manières: "du", et "hors de", premièrement il les délivre "du" filet; "Ne les laisse pas y entrer", et deuxièmement, s’ils y sont jetés, il les délivre "hors de celui-ci". La première promesse est la plus précieuse pour quelques-uns; l deuxième est la meilleure pour les autres. Il te délivrera "du" filet. Comment? La détresse est souvent le moyen par lequel Dieu nous délivre. 

Dieu sait que notre rétrogradation finira bientôt par notre destruction, et il envoie, dans sa grâce, sa houlette. Nous disons: Seigneur,  pourquoi ceci? Ne sachant pas que notre trouble a été le moyen de nous délivrer d’un bien plus grand mal. Plusieurs ont été ainsi sauvés de la ruine par leurs peines et leurs croix ; ces peines ont effrayé les oiseaux qui ont fui le filet. Parfois Dieu garde son peuple d’entrer dans le filet de l’oiseleur en leur accordant une grande puissance spirituelle, afin que si ils sont tentés de faire le mal ils disent: comment pourrai-je faire un si grand mal, et pécher contre Dieu? Mais quelle chose bénie, si le croyant, se trouvant dans une heure pénible, vient à entrer dans le filet, que Dieu pourtant en fera sortir! 

Ô rétrograde, sois profondément abaissé, mais ne désespère pas. Vagabond comme tu l’as été, écoute ce que ton rédempteur dit: Reviens ô enfant rétrograde, enfant prodigue!; j’aurai compassion de toi. Mais tu dis que tu ne peux pas revenir, parce que tu es captif. Alors écoute la promesse. "Sûrement il te délivrera du filet de l’oiseleur". Tu seras encore extirpé de tout mal dans lequel tu es tombé, et bien que tu ne cesseras jamais de te repentir de tes voies, cependant celui qui t’a aimé ne te rejettera pas ; il te recevra et te donnera la joie et l’allégresse, afin que les os qu’il a brisés puissent se réjouir. Aucun oiseau du paradis ne périra dans le filet de l’oiseleur.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 21 septembre 2019

Reconnaissance envers Dieu malgré les épreuves

C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort (2 Corinthiens 12:10).

Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5:18).

Rendre grâces en toutes circonstances est parfois très difficile. Quand notre corps est assailli par la douleur ou le chagrin, ou par une maladie pour laquelle il n'existe aucun remède, ou que nous avons perdu notre emploi, ou toute autre épreuve, nous ne nous sentons pas reconnaissants. Toutefois, nous pouvons apprendre en tout cela à rendre grâces à Dieu parce qu'il nous donne la force quand nous sommes faibles.

Voilà pourquoi l'Apôtre Paul pouvait dire: "Je me plais dans les faiblesses". En tant que croyants, nous pouvons être reconnaissants du fait que, à travers de telles expériences, Dieu accomplit ce qui est le mieux pour nous. Même dans la souffrance, Il fait concourir toutes choses à notre bien (Romains 8:28).

George Matheson, prédicateur écossais, prédicateur écossais, était aveugle de naissance. Il fit un jour cette prière: Je t'ai rendu grâces des miliers de fois pour mes roses, mais jamais pour mon "épine". Enseigne-moi la gloire de ma croix; enseigne-moi la valeur de mon "épine". Montre-moi que je me suis rendu à toi par le sentier de la douleur. Montre-moi que mes larmes ont engendré un arc-en-ciel".

En nous abandonnant au Seigneur et en nous rappelant qu'il fait concourir toutes choses à notre plus grand bien, nous pourrons lui rendre grâces même quand nous sommes transpercés par les "épines".

Prions.

Seigneur, nous voulons être reconnaissants pour les fois où Tu nous as repris, corrigé, instruits, à travers certaines épreuves. Nous savons bien que le mal ne vient pas de Toi, mais Tu peux l'utiliser afin de nous rendre un peu plus semblable à Toi en nous dépouillant de notre "moi" qui est notre pire ennemi, et en nous rapprochant de Toi à travers tout cela. Nous te remercions pour ces obstacles sur notre route, obstacles qui, comme l’ânesse de Balaam, mettent un frein à notre marche, car nous allons dans une direction que Tu n'approuves pas. Apprends-nous s'il te plait à ne pas nous entêter dans les voies qui nous semblent bonnes, mais à marcher sur le seul chemin éprouvé depuis des siècles, celui de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Nous savons du reste, que si nous faisons toujours ce qu'il nous plaît sans jamais être inquiété de rien, c'est que nous ne marchons pas avec Ton Esprit, car il a des désirs contraires à ceux de notre chair, de sorte que nous ne pouvons pas toujours faire ce que nous voulons. Aides-nous à délaisser l'esprit de ce monde, et à revêtir Tes habits de pureté et de justice. Sans Toi, nous ne pouvons rien faire! Nous te prions aussi pour ceux de Ton peuple qui traversent présentement des périodes difficiles et qui se demandent où ils en sont dans leur marche avec Toi, parce qu'on leur a appris que les épreuves, les maladies ou autres tribulations ne surviennent qu'à ceux qui manquent de foi... S'il te plaît, aides-les à comprendre que c'est un mensonge, et que les épreuves atteignent souvent le juste, mais que Tu te tiens toujours à leurs côtés. Comme l'or doit être éprouvé par le feu, notre foi ne doit pas consister en belles paroles seulement, mais elle doit résister envers et contre tout. 

En toutes ces choses, nous te louons Seigneur Dieu, car nous savons que Tu fais toutes choses bonnes, et que Tu donneras gloire à Ton nom à travers nos circonstances et dans les vents contraires qui nous affligent parfois. Nous disons à la face de l'ennemi que nous ne te renierons point, et que nous chanterons tes louanges dans les roses et dans les épines, car nous savons que Ton amour nous a déjà fait triompher de tout, lorsque nous persévérons en Toi. Que toute la gloire, la louange et l'honneur te soient rendus, Ô Dieu, dans le précieux Nom de Jésus, Amen.
  

samedi 14 septembre 2019

Quelques pensées inspirées du le livre des Proverbes (2)

(Proverbes 7:7-27) L'adultère corporel détruit des vies, mais il existe aussi l’adultère spirituel, qui détruit la relation avec Dieu et où la vie chrétienne devient une façade pour cacher le péché; loin de se repentir, le fou cours toujours au-devant de sa perte, il aime ce qui le détruit, mais il a en horreur ce qui le corrige. Que notre cœur soit toujours solidement attaché aux préceptes de Dieu; afin que notre conscience soit libre et que l'Esprit de Dieu puisse diriger entièrement notre conduite et nous préserver du péché.

(Proverbes 8: 22-36) La Parole ne retournera pas à Dieu sans avoir accompli son effet. Il est souhaitable que nous ayons eu suffisamment d’intelligence pour entendre sa voix et écouter sa sagesse. Car au commencement était la Parole, elle a été faites chair, et la voix du Christ résonne encore à nos oreilles ; qui répondra à l’appel du Bon Berger? La sagesse n'est pas dans les choses de ce monde; il existe une nouvelle rectitude morale qui est imposée aux chrétiens par les forces du Mal qui n'est pas de Dieu. Heureux ceux qui écoutent la voix de Bon Berger et qui ne s'en lassent point, et qui veillent chaque jour sur leurs pensées et leur conduite, ceux là seuls qui persévèrent ainsi dans la foi en Jésus-Christ trouveront la vie et la faveur éternelle de Dieu.

(Proverbes 9) Le commun des mortels est invité au festin sacré présenté par Dieu. Jésus en a lui-même parlé en Matthieu 22. Mais avant toute chose il doit reconnaître son état pécheur, délaisser le stupide orgueil qui le tient éloigné de Dieu, dans la repentance. La personne intelligente accepte la correction plutôt que de se rebiffer contre elle. Le commencement de l’intelligence est de craindre l’Éternel qui nous instruira dans la voie que nous devons suivre. Seigneur, donne-moi l’âme des humbles, afin que mon partage ne soit pas avec les moqueurs !!

dimanche 8 septembre 2019

Ni par ma puissance, ni par ma force...

Il y avait de l'angoisse dans ces paroles: "Je veux tellement que mon père vienne au Seigneur. Je fais de mon mieux pour être un enfant parfait et bien lui témoigner. Pourtant, je fais toujours quelque chose de mal. Il va peut-être aller en enfer, et ce sera ma faute!"

On ne pouvait pas douter de l'amour de cette personne pour son père. Elle voulait ce qu'il y a de mieux pour lui. Cependant, lorsqu'on y réfléchit un peu, elle aurait dû comprendre qu'elle ne pouvait pas faire le choix de croire et de remettre sa vie à Jésus à la place de son père. C'est lui-même qui devait recevoir Christ comme Sauveur.

Mais il y a plus. En Zacharie 4:6, le Seigneur dit: "Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est pas mon Esprit". Nous faisons tout ce que nous pouvons pour être des témoins et des exemples efficaces, mais l'oeuvre transformatrice est accomplie par l'Esprit de Dieu. Le cœur de l'apôtre Paul était brisé pour ses compatriotes qui n'avaient pas acceptés Jésus (Romains 10). Il savait toutefois que c'était une décision qu'ils étaient les seuls à pouvoir prendre quand le Seigneur les pousserait à accepter la vérité de la Parole de Dieu.

Ce que nous ne pouvons pas faire pour changer un cœur, le Seigneur le fait par son Esprit tout-puissant. Le salut de nos biens-aimés ne dépend pas de la perfection de notre témoignage. Ne pensons pas que nous ne sommes pas assez bons lorsque nous témoignons et que c'est pour cela que la personne de vient pas à Christ; ce serait de l'orgueil car cela reviendrait à dire que nous avons le pouvoir de sauver quelqu'un. Dieu est celui qui est assez puissant pour aplanis les montagnes (Zacharie 4:7); c'est Lui qui soumet tous les impossibles. Si nous faisons notre part, nous pouvons avoir confiance que le Seigneur fera la sienne.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 1 septembre 2019

Un mariage sacré

Un homme et une femme voulaient se marier. Le jeune homme demanda au pasteur combien cela coûtait. "Les seuls frais, c'est de se rencontrer plusieurs fois pour parler ensemble du mariage", leur dit le pasteur. "Si tel est le cas, nous devrons trouver quelqu'un d'autre, car nous voulons nous marier cette fin de semaine", lui répondit le jeune homme. Le pasteur leur demanda: "Pourquoi êtes-vous venu me voir alors? Un juge de paix vous mariera n'importe quand"? La femme dit alors: "Parce que nous voulons être mariés dans une église par un pasteur. Nous voulons que notre mariage soit sacré!"

Ce désir de "mariage sacré" est admirable, mais que voulait ce couple exactement? Apparemment, ils croyaient que le fait de se marier dans une église leur permettait d'apporter Dieu chez eux comme un bulletin d'église, et que cela garantirait la réussite de leur mariage. Quelle erreur!

Avant que deux personnes ne se lient pour toute la vie, elles doivent entrer en relation avec Dieu par la foi en Jésus-Christ. Tout de même, un mariage chrétien, c'est beaucoup plus que le mariage de deux chrétiens. Plusieurs personnes en ont fait la malheureuse découverte bien malgré eux! Au-delà de l'amour mutuel des conjoints, la force d'un mariage chrétien repose sur leur foi inébranlable en Christ, une foi rendue réelle dans la vie de tous les jours; elle est visible dans les actions et les paroles d'une personne envers l'autre. La même étroite relation qui uni l'humain et son Dieu en Jésus-Christ avant le mariage doit ici unir l'homme et la femme, avec Jésus-Christ.

Plusieurs personnes disent: mon mariage sera réussi si je trouve la bonne personne. Il serait bon de leur rappeler cette simple vérité: votre mariage sera réussi, madame ou monsieur, si vous apprenez d'abord à être la bonne personne pour votre conjoint. La réussite d'un mariage vient quand on laisse Dieu travailler en nous et dans notre relation de couple, en abandonnant toute pensée ou tout désir égoïste, car ce n'est plus le "moi" qui compte, mais le "nous".

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 25 août 2019

Pourquoi avoir un culte personnel?

(...) il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria (Marc 1:35).

Pourquoi avoir un culte personnel? Souvent, quand l'on consacre du temps à l'étude de la Bible, ou que l'on passe du temps dans la prière, nous avons l'impression de rendre service à Dieu. Nous pensons que la raison principale pour laquelle nous passons du temps avec Dieu, c'est pour lui faire plaisir.

Considérons, cependant, la vie de dévotion de Jésus. Pourquoi consacrait-il du temps dans la prière? Était-ce uniquement pour plaire au Père, ou y avait-il plus que cela? 

En Marc 1:35, il est décrit ce que Jésus a fait juste avant sa première tournée de prédication en Galilée. Avant de commencer à enseigner, il est allé dans un lieu désert pour prier.
À une autre occasion, mentionnée dans Luc 5, le ministère de Jésus acquérait en renommée, de sorte que de plus en plus de gens venaient à Lui. Comment Jésus a-t-il fait face au défi? "Et lui, il se retirait dans les déserts, et priait (Luc 5:16). En Matthieu 14:23, Jésus passait du temps avec Dieu juste avant de sauver les disciples de la tempête sur la mer. 

Voyons-nous un modèle ici? Jésus se retirait et priait, et ensuite il allait aider les autres. De même, le temps que nous passons avec Dieu devrait nous exciter aux bonnes œuvres. Comprenons que nous devons d'abord être nous-mêmes remplis de la présence de Dieu afin que Son amour puisse toucher les gens autour de nous. Nous sommes remplis de Sa présence en une seule occasion: la prière. Le culte personnel n'est donc pas simplement une manière de plaire à Dieu, mais est de nous approcher de Dieu dans le saint des saints, par le sang de Jésus. Nous le glorifions, nous le louons, nous sommes reconnaissants pour Ses bénédictions, et plus nous sommes reconnaissants en toutes circonstances, plus Dieu déverse Sa grâce en nous; nous sommes alors dans la joie et nous pouvons nous consacrer aux autres, dans la puissance de Dieu, comme notre Sauveur nous l'a montré.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 18 août 2019

Le fils prodigue

"Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu’il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c’était. Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu’il l’a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras.  Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer" (Luc 15: 25-28).

Nous connaissons tous l'histoire du fils prodigue qui, s'emparant de sa part des biens de son père, s'en est allé vivre sa vie comme bon lui semblait, sans se soucier de rien. Mais l'histoire de son frère est généralement passée sous silence. Pourtant, Jésus ajoute ce frère aîné à sa parabole du fils prodigue, et comme Il ne parlait jamais pour rien, la réaction du fils aîné doit bien avoir une signification spirituelle pour nous aujourd'hui.

Souvenons-nous que celui qui marche avec Christ depuis un certain temps n'a rien à enorgueillir, mais plutôt, il doit reconnaître la main de Dieu qui l'a protégé du péché et de la corruption.

Nous trouvons donc ce fils aîné travaillant aux champs de son père. Son Père, dans la parabole, nous le savons, représente le Seigneur, dans toute Sa tendresse et Sa grâce. Ce garçon faisait donc profession de "travailler dans les champs de Dieu".
Aujourd'hui,nous pourrions comparer ce garçon à un chrétien converti depuis longtemps, allant à l'église tous les dimanches. Il donne sa dîme, paie ses offrandes. Ou paie sa dîme, donne ses offrandes, il ne le sait plus tellement tout cela est routinier chez lui. Au restaurant, il fait toujours sa courte prière avant de manger. Il lui arrive même d'aider une vieille dame à traverser la rue en tout quiétude. Il a toute les apparences de quelqu'un de très pieux.

Pourtant, une colère sourde gronde en cet homme. Puisqu'il ne faut pas aimer le péché, il en est venu à tout simplement ne pas aimer les pécheurs. Alors il ne prie plus pour les perdus. Il ne se réjouit plus comme autrefois de voir un pécheur venir, ou revenir à Christ. Il est facilement scandalisé par une bourde commise par un de ses pairs; à plus forte raison ne tolère-t-il qu'avec beaucoup de difficulté le garçon qu'il connaît comme étant le petit voleur du quartier ( il doit vouloir venir voler l'argent de l'offrande, se dit-il entre deux chants de louange) fréquenter son église. Comble du désespoir, depuis quelques dimanches, il croit reconnaître une jeune dame qu'il a vu un certain soir, se tenant sur le bord de la rue... il lui semblait qu'elle pratiquait un des plus vieux métier du monde. Que pouvait bien faire cette femme perdue dans son église, sinon que d'entraîner au péché les jeunes hommes s'y trouvant? Certainement, il lui faudrait glisser un mot au pasteur de tous ces vauriens qui hantent désormais les lieux de sa sainte église, car s'il ne nettoie pas ces lieux, lui, bon chrétien sans défaut, n'y remettra pas les pieds de sitôt!

Notons que nous ne devons pas nous plaire en la compagnie des pécheurs. Mais lorsque l'un deux est repentant, nous ne devons certainement pas être de ceux qui vont les détourner du Seigneur en ayant envers eux un comportement indigne du beau Nom de Christ!

Nous avons tous, à un moment ou à un autre de notre marche avec Christ, connu une personne qui pensait ou agissait de cette manière envers les perdus. Peut-être, à un certain moment, avons-nous nous-mêmes oublié d'où nous avions été tiré, par la grâce de Dieu. S'il est une chose que nous devons retenir de la parabole de Jésus concernant ce fils aîné, c'est que Dieu a pitié de Tous les perdus ou égarés; qu'ils soient à l'intérieur ou à l'extérieur de l'église. Jésus a versé son sang pour tous les pécheurs; la miséricorde de Dieu a été manifestée en Lui pour le salut du plus grand nombre. Lorsque nous regardons à la manière dont son père s'y est pris pour ramener l'aîné à la raison, nous voyons la même tendresse qu'il a eu pour son fils plus jeune. Il lui rappelle : "tu est toujours avec Moi" et; "tout ce que j'ai est à toi". Doucement, il dit à l'oreille de ce chrétien endurci: tu as oublié ton premier amour; tu as oublié la joie que tu ressentais à être en ma présence; tu as aussi certainement oublié Ma promesse: "Je suis avec vous, jusqu'à la fin du monde" (Matthieu 28:20).

L'apôtre Paul nous averti en 1 Corinthiens 10:12 que si nous croyons être debout, c'est à dire si nous croyons être fermes dans notre foi, nous devons prendre garde de ne pas tomber aussi, car l'orgueil précède la chute, mais l'humilité précède la gloire (Proverbes 15:33). Ne devenons jamais des chrétiens suffisants; des chrétiens qui s'appuient sur leurs œuvres, sur ce qu'ils font et ne font pas, plutôt que sur la grâce de Dieu seul. Souvenons-nous toujours du bourbier du péché duquel nous avons été tirés. Sans le sang de Christ, nous ne sommes que des pécheurs coupables. Ayons toujours en mémoire les bénédictions donc nous avons été comblés par notre Seigneur, nous serons alors remplis de reconnaissance et de joie. Cette joie rejaillira sur les gens que nous côtoyons, chrétiens ou païens, et tous verrons la lumière de Christ à travers nous, pour la plus grande gloire de Dieu.

Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes (Philippiens 2:3).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 11 août 2019

Fondés sur le rocher

L'Éternel est mon rocher, ma forteresse, mon libérateur, Dieu est mon, où je trouve un abri (2 Samuel 22 2-3).

Surplombant majestueusement les flancs de granite rouge d'un canyon d'environ sept cent cinquante mètres de haut, dans les montagnes Kofa en Arizona, se trouvent les seuls palmiers de tout l'État. Pendant des années, les botanistes se sont demandés comment ces plantes tropicales pouvaient pousser sur les flancs sombres et presque perpendiculaires de cette gorge étroite, surtout depuis que le soleil ne les atteint que deux heures par jour. Ils sont finalement arrivés à la conclusion que les murs de pierre du canyon reflétaient suffisamment de lumière et emmagasinaient suffisamment de chaleur pendant la journée pour permettre à ces arbres de prospérer dans un environnement aussi hostile.

Tout comme ces palmiers, les chrétiens qui vivent en relation étroite avec Dieu peuvent supporter les ténèbres les plus oppressantes et les circonstances les plus adverses. Pourquoi? Parce que Christ, le Rocher sur lequel ils sont fondés, donne la chaleur de l'amour de Dieu et le bien-être dont ils ont besoin pour rester en santé sur le plan spirituel. Certains chrétiens parmi les plus zélés, du fait qu'ils trouvent tout ce dont ils ont besoin auprès du Sauveur, produisent des feuilles luxuriantes de témoignage et d'excellents fruits de louanges.

Même dans les crevasses restreintes de la douleur, où le soleil de la prospérité brille rarement, ils deviennent de beaux térébinthes de la justice (Esaïe 61:3).

Demeurons fondés sur Christ, notre Rocher, notre force et notre salut, et nous prospérerons en fruits pour la gloire de Dieu.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 4 août 2019

Célébrons ton amour, par Charles H. Spurgeon

Nous célébrerons ton amour plus que le vin (Cantique des Cantiques 1:4).

Jésus ne laissera pas les siens oublier Son amour. Si tout l’amour dont ils ont profité devait être oublié, Il reviendrait les visiter avec un amour nouveau. "Oubliez-vous ma croix?" dit-Il, "Je vous la rappellerai; car à ma table je me manifesterai à vous de nouveau. Oubliez-vous ce que j’ai fait pour vous dans la salle du conseil de l’éternité? Je vous le rappellerai car vous avez besoin d’un conseiller et devez me trouver prêt à votre appel." 

Une mère ne laisse pas son enfant l’oublier. Si un garçon est parti en Australie et qu’il n’écrit pas à sa mère, elle commence ses lettres par "Jean aurait-il oublié sa mère?" Puis elle reçoit une belle épître prouvant que son gentil rappel à l’ordre ne fut pas pour rien. Jésus fait de même en disant "Souviens-toi de moi" afin que nous répondions: "Nous nous souviendrons de ton amour". 

Nous nous souviendrons de son amour et de son histoire incomparable, qui existe depuis aussi longtemps que la gloire que tu partages avec le Père, avant que le monde fût. Nous nous souvenons de ton amour éternel, Oh Jésus, lorsque tu devins notre sécurité. Épouse nous comme étant ta fiancée. Nous nous souvenons de l’amour qui t’a poussé à te sacrifier, l’amour qui, dans la plénitude des temps, a réfléchi sur ce sacrifice, et nous attendons l’heure à laquelle fut écrit dans ta Parole: "Oui, je viens bientôt!"
 
Nous nous souvenons de ton amour manifesté pendant ta vie sainte, de la mangeoire de Bethléhem au jardin de Gethsémané. Nous te suivons du berceau au tombeau, car chaque mot ou acte de ta part était de l’amour et nous nous réjouissons à cause de ton amour que la mort n’a pas achevé et qui a brillé dans ta résurrection. Nous célébrerons ce feu ardent d’amour qui ne te laissera pas en paix tant que tous ceux que tu as choisis ne seront pas en sûreté, tant que Sion ne sera pas glorifiée et Jérusalem établie éternellement sur des fondations de lumière et d’amour dans le ciel.

Par Chares H. Spurgeon