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dimanche 15 février 2026

Le chemin tracé par Dieu

 

"Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi" (Jean 14:6).

Toutes les religions du monde prétendent tracer un chemin vers leur dieu, ou vers Dieu. Toutes dépendent des œuvres des hommes; selon leurs actions, le nombre de prières qu'ils font par jour, et plus ils seront assidus à accomplir diverses tâches, plus ils s'approcheront (supposément) de cette divinité qui se laisse si difficilement atteindre.

Il n'en est pas ainsi avec le seul vrai Dieu. Par Jésus-Christ, Il va droit au but. Il dit : "Je suis le chemin, la vérité et la vie". Il est le seul chemin, qui a été tracé par Dieu dès la création du monde. Ce n'est pas l'homme qui trace son chemin vers Dieu, mais Dieu qui s'est approché de lui par Jésus-Christ. De plus, Il se fait connaître par Sa création (Romains 1:20), qui rend témoignage de Sa grandeur et de Sa puissance. 

Ainsi, que pourrait faire un homme pour l'atteindre? Pour s'attirer Sa miséricorde? Dieu a placé en l'homme la pensée de l'éternité (Ecclésiaste 3:11). L'homme sait naturellement qu'il existe un Dieu plus grand que lui-même; c'est, pourrions-nous dire, le souffle de Dieu en nous qui en est la cause. Il nous a créé pour que nous le cherchions. C'est la raison pour laquelle beaucoup de religions ou de systèmes de croyances anciens ont conservé l'idée qu'i existe une entité divine, mais ils ont corrompu et perdu le chemin. Certains en sont venus à commettre des atrocités dans le but d'attirer l'attention ou d'obtenir les faveurs de ce dieu si distant.   

Aujourd'hui, beaucoup de cultures pensent avoir "évoluées" en ayant rejeté les commandements de Dieu. Cela a créé des sociétés où les hommes sont livrés à eux-mêmes, croyant que le bien et le mal n'existent pas, ou que, du moins, chacun est libre de sa propre interprétation de ce qu'ils représentent. Le résultat est un désordre sans nom; un fouillis indescriptible de confusion et d'anarchie qui ne cesse de décourager les honnêtes gens qui ne demandent qu'à vivre et laisser vivre. Mais même dans le cœur des moins endurcis, il y a cette quête qui dure et qui perdure; rien ne peut combler ce vide à l'intérieur.

Récemment, l'homme le plus riche du monde a dit: "Celui qui a dit que l'argent ne pouvait pas acheter le bonheur savait de quoi il parlait". La richesse, la poursuite du bonheur à tout prix, la volonté de voir ses désirs être comblés, le sentiment de culpabilité; tant de choses distraient l'homme de tourner ses regards vers Dieu et de trouver ainsi le seul chemin de la paix. Même les gens les plus religieux, souvenons-nous de Saul de Tarse, ont prouvé que, malgré toute leur intelligence et tous leurs efforts, il est impossible à l'homme de se rapprocher lui-même de Dieu.

Il lui faut une aide extérieure à ses capacités personnelles. C'est la raison pour laquelle Jésus est apparu à Saul sur le chemin de Damas (Actes 9), et il dira des années plus tard: "Ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ" (Philippiens 3:7). Que considérait-il comme des gains? Tous les efforts qu'il faisait personnellement pour plaire à Dieu. Et quand Christ s'est fait connaître à Lui, Paul a tout rejeté ces choses en les considérant comme de la boue.       

Auparavant, Il s'est fait connaître à Son peuple de différentes manières, notamment par la bouche de Ses prophètes (Hébreux 1:1); à plusieurs reprises, Il leur a fait savoir qu'Il n'y avait pas d'autres dieux, et que le peuple ne devait pas faire comme les peuples qui les entouraient, à savoir adorer ces faux dieux faits de mains d'hommes. Malheureusement, ils ont fait la sourde oreille, ils sont allés vers ces faux dieux pour les adorer, et Il a prouvé Sa parole en ce qu'ils ont été punis et chassés en grande partie de la Terre Promise (Jérémie 25:6-11). 

Plus tard, Jésus est venu physiquement parmi la création, pointant à Son peuple le chemin du Père qui s'était fait connaître par les prophètes; Lui-même. Son témoignage a atteint son point culminant lorsqu'Il est ressuscité des morts; il n'y avait plus de doute à avoir. Mais encore; qu'ont-ils fait? Ils ont conspiré pour prétendre que la résurrection n'avait pas eu lieu (Matthieu 28:11-15). 

Et cela perdure jusqu'à aujourd'hui. Pourtant, le Chemin est là, mais Jésus l'a comparé à une porte étroite; à un chemin resserré (Matthieu 7:14), et Il ajoute: "Il y en a peu qui les trouvent". Et il est du devoir de tous ceux qui marchent avec Lui de pointer aux perdus le Chemin de la vie. Les disciples prièrent: "Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d'annoncer ta parole avec une pleine assurance" (Actes 4:29), et c'est cette même attitude que nous devrions avoir aujourd'hui; être prêts, comme le dit Pierre, "à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous" (1 Pierre 3:15), savoir Christ. Et notre témoignage devrait être supporté par une vie, par une marche de tous les jours qui est en concordance avec la vie de Christ en nous (1 Jean 2:6).

Dieu s'est fait connaître à nous; en Jésus-Christ, nous n'avons plus à essayer de Lui plaire ou de le satisfaire de quelque manière que ce soit. Tout ce dont nous avons besoin se trouve en Jésus seul. Lorsque le Père voit le Fils en nous, Il est plus que satisfait, gloire à Dieu! Le chemin est tout tracé; marchons-y, et que chacune de nos vie soit comme un petit doigt qui pointe vers Jésus pour tous ceux qui cherchent, ou qui demandent la raison de l'espérance qui est en nous.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 1 février 2026

Le chrétien en armure complète, par William Gurnall, 42e partie

 

Deuxième branche. Ce jour funeste est inévitable. Autant arrêter le char du soleil, à l'approche de la nuit, et chasser les ombres du crépuscule, que d'échapper à cette heure de ténèbres qui s'abat sur nous tous. " L'homme n'est pas maître de son souffle pour pouvoir le retenir, et il n'a aucune puissance sur le jour de la mort, il n'y a point de délivrance dans ce combat" (Ecclésiaste 8:8). Parmi les hommes, il est possible d’échapper à la guerre en invoquant l’âge, la richesse, la faiblesse physique, la protection du prince, etc. ; et si tout cela échoue, envoyer un remplaçant ou donner un pot-de-vin peut suffire. Mais dans ce combat, la pression est si forte qu’il n’y a pas d’exemption.

David aurait volontiers voulu aller chercher son fils; on l’entend crier : "Si seulement j’avais pu mourir pour toi, Absalom, mon fils, mon fils !" Mais cela n'était pas possible, ce jeune vaillant devait y aller lui-même. Nous devons, en personne, aller au combat et regarder la mort en face. Certains, en effet, s'imaginent être à l'abri dès aujourd'hui, comme s'ils portaient une assurance en eux. Ils prétendent avoir fait alliance avec la mort et conclu un pacte avec l'enfer, et quand le fléau dévastateur s'abattra sur eux, il ne les atteindra pas.

Et maintenant, tels des débiteurs ayant soudoyé le sergent, ils errent hardiment, sans craindre l'arrestation. Mais Dieu leur dit qu'il déliera aussi vite qu'ils scellent leur pacte : "Votre alliance avec la mort sera annulée, et votre contrat avec l'enfer ne tiendra pas." Et comment le pourraient-ils, si Dieu ne veut pas y apposer son sceau ? 

Il existe une loi divine pour ce jour funeste, qui s'est imposée dès le premier péché d'Adam, qui a porté le coup fatal à l'humanité, et qui, depuis lors, laisse couler son sang. Dieu, pour empêcher toute échappatoire, a semé les germes de la mort dans notre constitution et notre nature mêmes, de sorte que nous pouvons aussi bien fuir nous-mêmes que fuir la mort. Nous n'avons besoin d'aucun bourreau pour nous abattre. Il y a dans l'arbre un ver qui se développe de sa propre substance et qui le détruira ; de même, il y a en nous ces faiblesses naturelles qui nous réduiront à la poussière.

Notre mort est inscrite dans notre conception même. De même qu'une femme ne peut retarder l'heure de son accouchement, l'homme ne peut non plus entraver la venue de la mort qui marque sa vie. Toutes les douleurs et les souffrances qu'il éprouve ne sont que autant de gémissements d'une nature mourante ; elles lui annoncent sa fin imminente. 

Si tu étais un prince, assis dans toute ta splendeur et ton faste, la mort oserait pénétrer ton palais, franchir tes gardes, pour te délivrer le message fatal que Dieu t'a adressé, et même, elle te transpercerait le cœur de son poignard. Même si tu étais entouré d'un collège de médecins veillant sur ta santé, l'art et la nature te livreraient inévitablement lorsque ce moment viendrait. 

Même lorsque ta force est inébranlable et que tu manges ton pain d'un cœur joyeux, cette même nourriture qui te nourrit te donne aussi un gage de mort, car elle laisse en toi ces résidus qui, en temps voulu, la provoqueront. Oh ! combien ce jour de la mort est inévitable, quand ce bâton même qui nous précipite enfin dans la tombe, sur lequel repose notre vie et par lequel elle nous préserve !

Dieu a une dette envers le premier Adam et envers le second. Au premier, il doit le salaire du péché, au second, la récompense de ses souffrances. Le lieu du paiement intégral de ces dettes est l'autre monde. Ainsi, à moins que la mort ne vienne y conduire l'homme, les impies, descendants du premier Adam, ne recevront pas le paiement intégral de leurs péchés, une dette que le péché leur impose et pour laquelle ils engagent Dieu. De même, les justes, semence du Christ, ne recevront pas la totalité du rachat de son sang, qu'il n'aurait jamais versé sans la promesse de vie éternelle que Dieu lui avait faite pour eux avant la création du monde. C'est pourquoi Dieu a rendu ce jour si certain. En ce jour, il s'acquitte de ces deux obligations.

Troisième branche. Il incombe à chacun de se préparer et de pourvoir efficacement à ce jour funeste qui nous guette inévitablement, et ce pour une double raison : 1. Par devoir. 2. Par sagesse.

1) Par devoir. C’est sur notre allégeance au Dieu tout-puissant que nous nous préparons et nous armons pour ce jour funeste. Imaginons qu’un sujet soit chargé de la garde d’un château de son prince et qu’il apprenne qu’un puissant ennemi s’apprête à l’assiéger. Or, il ne prend aucun soin de se procurer armes et provisions pour sa défense, et le château est perdu. Comment un tel homme pourrait-il être innocenté de trahison ? Ne livre-t-il pas lâchement sa place, et avec elle l'honneur de son prince, entre les mains de l'ennemi ? 

Nos âmes sont ce château que chacun de nous doit garder pour Dieu. Nous savons avec certitude que Satan a des projets pour elles, et que le jour où il entend venir avec toutes ses puissances des ténèbres sera ce jour funeste. Puisque nous devons être fidèles à la confiance qui nous a été accordée, nous sommes obligés de nous défendre et de nous constituer des réserves qui nous permettront d'opposer une résistance vigoureuse.

Nous sommes tenus de nous préparer pour ce jour, en juste retour et en optimisation des opportunités et des moyens que Dieu nous offre à cette fin précise. Nous ne pouvons, sans faire preuve d'une ingratitude honteuse envers Dieu, gaspiller les aides qu'il nous accorde pour cette œuvre essentielle. Nul ne condamnerait celui qui, par bassesse, dépenserait cet argent en divertissements en prison, argent qui lui avait été envoyé pour obtenir sa libération.

N'avons-nous pas honte de gaspiller nos talents pour satisfaire nos convoitises et Satan, que Dieu, dans sa grâce, place en nous pour nous délivrer, ainsi que de la fureur (de l'ennemi) à l'heure de notre mort ? À quoi nous servent les Bibles, les pasteurs et les prédications, si nous ne comptons pas nous en munir pour nous armer contre les épreuves ? En un mot, quel est le dessein de Dieu en prolongeant nos jours et en nous faisant rester quelque temps sur cette terre ? Était-ce pour que nous ayons le temps de nous divertir, ou de nous vautrer dans les plaisirs éphémères de ce monde ? Nous donne-t-il notre précieux temps pour que nous nous employions à attraper des chimères que sont ces honneurs et ces richesses terrestres ? Certainement pas!

Les maîtres sages n'assignent pas à leurs serviteurs des tâches qui ne leur rapportent pas l'énergie qu'ils y consacrent. Et en vérité, rien de moins, que la glorification de Dieu et le salut de nos âmes ne saurait justifier le précieux temps que nous passons ici-bas. Le Dieu tout-puissant poursuit un dessein plus grand que ce que la plupart imaginent en cette ère. Pour juger avec justesse, il nous faut accepter sa propre interprétation de ses actes. L’apôtre Pierre nous exhorte à "reconnaître que la patience de notre Seigneur est un moyen de salut" (2 Pierre 3:15), passage qu’il cite de Paul (Romains 2:4), dont il reprend le sens, bien que formulé différemment : "Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ignorant que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ?"

De ces deux sources, nous apprenons la pensée de Dieu et le langage qu'il utilise pour nous, à travers chaque instant de patience et chaque parcelle de temps qui nous est accordée. C'est un temps donné pour le repentir. Dieu voit que, tels que nous sommes, la mort et le jugement ne sauraient nous apporter de bonnes nouvelles. Nous ne devons en aucun cas accueillir le jour du malheur, et c'est pourquoi la miséricorde intercède pour la pauvre créature en son sein, implorant qu'un peu plus de temps lui soit accordé, afin que, par cette indulgence, elle soit incitée à se repentir avant d'être appelée à la justice. Ainsi, chaque jour qui passe s'ajoute sans cesse à notre temps sur terre. Et cela ne nous impose-t-il pas une forte obligation de mettre à profit chaque instant de ce temps, dans le but même pour lequel il est imploré ?

2) Par sagesse. La sagesse d'un homme se manifeste surtout dans deux domaines : A. Ses choix et ses principales préoccupations. B. Le choix opportun de ces choix et de ces principales préoccupations.

A) Un homme sage choisit comme sujet de préoccupation et d'effort principal ce qui revêt pour lui la plus grande importance. Les fous et les enfants ne s'intéressent qu'aux jouets et aux futilités. Ils s'affairent avec autant d'ardeur à bâtir une maison de poussière ou de cartes que Salomon à construire son temple. Ces pauvres bibelots suffisent à leurs vaines préoccupations, tout comme les grandes entreprises conviennent aux sages. Or, l'importance du jour funeste, et surtout de celui de la mort, est telle qu'il révèle la folie ou la sagesse d'un homme selon la manière dont il s'y comporte.

La fin détermine chaque action et la qualifie de bonne ou de mauvaise, de sage ou de folle. Le jour funeste de la mort, comme la fin de nos jours, sera aussi la fin de toutes les actions de notre vie. Notre vie sera à la fin de telle qu'elle a été jusqu'à présent. Si les différents aspects de notre vie; les projets que nous avons poursuivis lorsqu'ils seront abandonnés, nous mèneront à une mort bienheureuse, alors nous paraîtrons vraiment sages ; mais si, malgré tous nos beaux projets et nos stratégies pour d'autres choses, nous sommes démunis pour cette heure, nous devrons nous contenter de mourir fous, et il n'y a pas de fou plus fou qu'un fou mourant.

Le chrétien, aux yeux du monde, passe pour un fou tant qu'il vit, mais lorsque la mort survient, le monde, pourtant supposé être sage, avouera s'être trompé sur ce point
et dira : "Nous, insensés, avons considéré sa vie comme de la folie et sa fin comme déshonorante. Mais comment se fait-il maintenant qu’il soit compté parmi les enfants de Dieu, et que son sort soit parmi les saints ? Par conséquent, nous nous sommes égarés du chemin de la vérité (Sagesse 5: 4-5). Ce passage est apocryphe, mais les pécheurs le considéreront comme canonique!

Il est vrai, en effet, que les saints sont parfois dupés par le monde dans les choses du monde, et cela n'a rien d'étonnant ; cela n'enlève rien à leur sagesse, pas plus qu'il n'enlève à celle d'un érudit d'être surpassé par le cordonnier dans son humble métier. La nature, lorsqu'elle aspire à des excellences supérieures, est plus indifférente aux choses inférieures, comme on le voit chez l'homme qui, conçu pour surpasser les bêtes par son âme rationnelle, est lui-même surpassé par une bête ou une autre dans tous ses sens.

Ainsi, le chrétien peut être surpassé dans les affaires du monde, car il a un but plus noble en tête, ce qui le conduit à s'intéresser aux choses de ce monde avec une sorte de détachement. Il n'y accorde que peu d'importance ; s'il peut mourir dignement et être justifié comme sage au jour de la résurrection, tout lui convient (Jude 15). l estime qu'il est impoli de refuser d'attendre aussi longtemps pour que sa sagesse soit pleinement révélée, car Dieu peut attendre la manifestation de sa propre nature glorieuse, qui ne se révélera dans toute sa splendeur que le jour où il convaincra les impies du bien-fondé de leurs pensées et de leurs paroles obstinées à son sujet. Alors seulement, ils seront convaincus ; d'ici là, ils ne le seront pas.

L'homme sage travaille avec diligence et attention en temps voulu pour atteindre ses objectifs. C'est l'insensé qui arrive après la fermeture des marchés. De même que le jour funeste est source d'une grande préoccupation quant à son déroulement, il est primordial de s'en préoccuper au moment opportun, et certainement avant son arrivée. Il existe plus d'une porte par laquelle le messager porteur de mauvaises nouvelles peut entrer, et nous ignorons laquelle il frappera.

Nous ignorons où tout s'arrêtera; au lit ou à table, chez nous ou aux champs, parmi nos amis qui nous conseilleront et nous réconforteront, ou parmi nos ennemis qui, par leur cruauté, aggraveront notre chagrin. Nous ignorons quand, de jour ou de nuit, et beaucoup d'entre nous ne savent même pas si ce sera le matin, le midi ou le soir. Comme il nous appelle au travail à toute heure du jour, il nous appelle aussi au coucher, peut-être pendant que tu pries ou prêches, et il serait triste de partir en profanant ces prières et le nom de Dieu qui s'y trouve ; peut-être même au moment où tu t'apprêtes à accomplir une tâche plus ardue.

La mort pourrait te faire arracher ta coupe des mains, alors que tu es assis à la taverne avec tes joyeux compagnons, ou te surprendre sur le chemin du retour, et creuser un fossé pour ta tombe, afin que, comme tu as vécu comme une bête, tu meures comme une bête. En un mot, nous ignorons quel mal Dieu utilisera pour nous frapper ; si ce sera une main violente et sanglante, ou une maladie qui nous rongera les entrailles et le corps ; une maladie aiguë ou une affection persistante ; une maladie qui emporte l'homme vivant (je veux dire, qui nous handicape et nous prive de raison) ou non ; des troubles si nauséabonds que nos amis n'oseront plus nous approcher ni même nous regarder ; des afflictions aggravées par les tentations de Satan et les tourments de notre conscience effrayée, ou non.

Qui sait où, quand et comment viendra le jour funeste ? C'est pourquoi Dieu les cache, afin que nous soyons prévoyants. César ne révélait jamais à ses soldats ses intentions de marche, ni la date ni la destination. Les connaître nous aurait tourmentés d'une crainte paralysante, tandis que les ignorer devrait nous inciter à la prévoyance. Il est malvenu de goudronner un navire en pleine mer, ballotté par la tempête ; il aurait fallu s'en occuper à quai. Et, aussi pénible que cela soit, il est malvenu de commencer à préparer son âme pour le ciel lorsqu'on est alité.

Ce qui est fait à la hâte est rarement bien fait. Un homme, tiré de son lit à minuit par un sinistre feu qui brûle sur le toit de sa maison, n'a pas le temps de s'habiller comme à son habitude et descend en courant, un bas à moitié enfilé, peut-être, et l'autre complètement nu. Ces pauvres créatures, je le crains, entrent dans l'autre monde aussi mal vêtues, elles qui commencent à s'habiller seulement lorsque, sur leur lit de mort, leur conscience les réveille en hurlant de terreur. Hélas ! elles doivent partir, bien qu'elles n'aient pas le temps de revêtir leur armure. Et ainsi, en enfer, elles sont libres de se repentir à loisir de leur repentir précipité ici-bas. Nous en viendrons à l'application de ce point.

dimanche 4 août 2024

L'importance de la reconnaissance

 

Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l'Éternel, ton Dieu, pour le bon pays qu'il t'a donné (Deutéronome 8 :10).
Ils s'engraissent, ils sont brillants d'embonpoint, ils dépassent toute mesure dans le mal (Jérémie 5:28).

L'apôtre Paul nous avait avertis que, dans les derniers jours, les hommes seraient "ingrats", c'est à dire qu'ils ne seraient pas reconnaissants (2 Timothée 3:2). Nos pays ont été bénis au-delà de toute mesure pendant de nombreuses années. Certains ont même été fondés sur le nom de Jésus, avec des lois tirées directement de la Bible. Les bons comportements étaient enseignés dans les écoles, la prière y était présente, des versets de la Bible étaient affichés, non seulement sur les murs des écoles et d'autres endroits publics, mais ils étaient aussi inscrits dans les cœurs. Il y avait une crainte de Dieu, même parmi les païens, car le péché n'était pas encouragé par diverses lois bidons poussées par des gouvernements corrompus moralement et spirituellement. Que s'est-il donc passé pour que nos nations jadis chrétiennes tombent aussi bas, au point d'encourager les vices les plus méprisables, et de mépriser presque tout ce qui est bon et bien, et approuvé de Dieu? 

Nous avons manqué de reconnaissance. Lorsque, comme le dit le verset, nous avons mangé et que nous nous sommes rassasiés, nous nous sommes enorgueillis plutôt que de remercier et glorifier Dieu pour les bénédictions dont Il nous avait comblé. Verset 11: "Garde-toi d'oublier l'Éternel, ton Dieu, au point de ne pas observer ses commandements, ses ordonnances et ses lois, que je te prescris aujourd'hui". Nous nous sommes engraissés, comme dit le prophète Jérémie, corporellement, mais aussi en orgueil et en désobéissance de toute sorte, et nous avons dépassé le point de non retour en tant que société en ce qui concerne le mal. Et Dieu demande au verset suivant: Ne châtierais-je pas ces choses-là? Ne me vengerais-je pas d'une pareille nation? (Jérémie 5:29). 

Revenons un instant à Deutéronome 8:2. Il y est écrit: "Souviens-toi de tout le chemin que l'Éternel, ton Dieu, t'a fait faire, (...) afin de t'humilier et de t'éprouver, pour savoir qu'elles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements". Dieu connaît les dispositions de nos cœurs. Mais Il nous place dans des situations où nous sommes comme devant un miroir; nous devrions reconnaître si nous sommes vraiment disposés à Le suivre, coûte que coûte, ou si nous préférons suivre les penchants de nos cœurs tortueux. Nous devrions, en toutes circonstances, avoir un cœur disposé à glorifier Dieu, même si tout ne va pas exactement comme nous le voudrions. Encore plus devons-nous être reconnaissants lorsque nos greniers sont remplis et que nous avons la santé et que nous sommes comblés de toutes les bénédictions possibles et imaginables! 

Mais voilà, nos cœurs orgueilleux ne veulent pas naturellement faire cela. Ils préfèrent se vanter d'avoir accompli ces choses, et ce serait "à force d'efforts et d'intelligence" que nous aurions prospéré, et non pas à cause que Dieu nous avait béni. Quelqu'un a dit avec raison que "le plus grand danger pour le croyant est que tout aille trop bien, tout le temps". Trop souvent, il s'amollit, il ne reste pas sur ses gardes, il ne sait pas, ou ne sait plus résister aux attaques de l'ennemi, qui viennent de différentes manières, la plupart du temps en vivant sans aucune reconnaissance envers Dieu. Son cœur s'enorgueillit, et peu à peu il s'endurcit et s'éloigne de Dieu pour s'attacher à ce que ses yeux voient et à ce que ses mains touchent; c'est là désormais que se trouve sont trésor. La prospérité matérielle est une tentation comme tant d'autres pour les chrétiens, et nombreux sont ceux qui sont tombés dans ce piège! On en a même fait un évangile qui est en train de tromper le monde entier! Le pseudo évangile de la prospérité, de la "parole de foi" et de l'estime de soi; tout tourne autour de l'homme, et non de Jésus seul.

Quelqu'un a dit que les chrétiens pauvres n'ont pas la même tentation, parce qu'ils sont plus en mesure de discerner la main de Dieu dans leur vie. C'est vrai qu'ils peuvent probablement plus témoigner de chacune des actions que Dieu fait pour eux, mais ils sont quand même sujets à la même tentation que ceux qui font tout ce qu'ils veulent! Celui qui a beaucoup cherche à posséder davantage, et celui qui a peu en veut plus; la recherche des richesses de ce monde est une tentation pour tous les croyants, de toutes générations et de toutes nations. Ce n'est pas péché de posséder beaucoup, gloire à Dieu pour ceux qui ne sont pas dans le besoin, car vous pouvez aidez ceux qui ont moins, mais prenez garde que votre cœur ne s'attache pas à ce que vous possédez, car immanquablement, vous vous détacherez de Dieu et de Sa parole! 

Souvenons-nous de l'histoire du jeune homme riche, en Matthieu 19:16-24. Oh, il voulait avoir la vie éternelle, au point même où il est allé voir Jésus pour recevoir des conseils à ce sujet. Mais lorsque Jésus lui a dit qu'il devait se dépouiller de ce qu'il possédait, c'est à dire qu'il devait détacher son cœur de ses choses au point d'être prêt à tout donner aux pauvres, il a reconnu que cela était au-dessus de ses forces. Le verset 22 dit "qu'il s'en alla tout triste, car il avait de grands biens". Comprenons ici qu'il avait fait de ses richesses une idole. Les paroles de Jésus ont été un miroir de son âme; Il lui a montré qu'il n'avait pas obéi à toute la loi comme il le prétendait, car il n'était pas prêt à aider son prochain, à prendre soin de la veuve et de l'orphelin, comme Dieu l'exigeait, parce son cœur était trop attachés aux choses de ce monde, son attention était constamment tournée vers les choses qui feraient de son passage ici bas un séjour doux et agréable, sans se soucier de la justice de Dieu. 

En cela, il ressemble à beaucoup d'entre nous qui ne nous soucions plus de la justice et de la sainteté de Dieu; de la sainteté qu'exige Dieu de ceux qui font profession de croire en Lui. Ce n'est pas à dire que nous devenons saints par nos œuvres; loin de là! Mais la sanctification est un processus de toute une vie, qui ne peut se mettre en marche que lorsque nous nous abandonnons totalement à Dieu, dans la repentance et la soumission, avec foi, et que nous le laissons agir en nous de manière à ce que Lui seul soit glorifié dans nos vies et que nous commençons à aimer ce qu'Il aime et à haïr le péché au même point qu'Il le déteste. Il y a toutes ces choses dont nous pouvons être riches; l'orgueil, le mensonge, l'hypocrisie, l'autojustification, et quoi encore! Toutes ces choses mettent un frein à l'action du Saint-Esprit en nous, et éventuellement, combinées au manque de reconnaissance qui caractérise habituellement ce genre de "richesse", l'amour pour le Seigneur Jésus-Christ se refroidit.

Quelqu'un a dit que le chrétien "a beaucoup à combattre, et qu'il devra y mettre tous ses efforts, pour rompre avec ses tentations et ses idoles". Dieu peut nous donner les outils et la force de résister à ces choses, mais Il ne peut pas les utiliser à notre place. Et l'une des meilleures armes qu'il a mise à notre disposition est la reconnaissance. Pour preuve, l'apôtre Paul ira jusqu'à dire: "J'ai appris à être content de l'état où je me trouve" (Philippiens 4:11-12). Il faut beaucoup de reconnaissance dans une vie pour pouvoir dire cela depuis une prison où il était enfermé, à cause du témoignage qu'il rendait pour Christ. 

Quel exemple! Combien plus devrions nous vivre avec une entière reconnaissance envers Dieu pour tout ce dont Il nous a comblé! "Lorsque tu mangeras et te rassasieras, tu béniras l'Eternel, ton Dieu". "Garde-toi de dire en ton cœur: Ma force et la puissance de ma main m'ont acquis ces richesses" (Deutéronome 8:17). Et c'est pareil spirituellement. Il n'y a rien que nous faisons, rien que nous ne ferons jamais qui nous méritera l'amour de Dieu ou qui nous acquerra le salut; c'est Dieu qui nous a aimé le premier, c'est encore Lui qui nous donne de l'aimer de d'aimer Sa parole, et c'est en Jésus seul que nous trouvons le salut. Nous avons tous cette tendance à nous enorgueillir d'une chose ou d'une autre, mais c'est parce que nous oublions ce que nous serions si Dieu n'était pas intervenu dans nos vies pour nous sortir de la boue d'où nous étions! Sans la présence de Dieu en nous, nous ne pourrions même pas vivre une seule journée sans faire étalage de notre péché et de notre dépravation; nous ne pouvons nous enorgueillir de rien! 

Comment pouvons-nous avoir goûté la bonté de Dieu et vivre sans reconnaissance? C'est impossible! "Souviens-toi de l'Éternel, ton Dieu, car c'est lui qui te donnera de la force pour les acquérir" (Deutéronome 8:18). Pour acquérir quoi? Les richesses dont il est question au verset 17. "Afin de confirmer, comme il le fait aujourd'hui, son alliance qu'il a jurée à tes pères" (fin du verset 18). Cette alliance se trouve dans le précieux sang de Jésus-Christ, gloire à Dieu! Comment pourrions-nous vivre sans reconnaissance, après tout ce que notre Père céleste a fait pour nous? Il ne déçoit pas et ne rejette pas ceux qui viennent à Lui avec un cœur repentant et contrit, Il bénit au-delà de tout ce que nous pensons et ce que nous pouvons constater, et Ses bénédictions spirituelles ne trouvent une limite que dans notre reconnaissance, car si nous vivons sans reconnaissance, comment pourrait-Il nous bénir davantage? Quelqu'un a dit que "Ses dons sont conformes à Ses promesses", et Ses promesses s'appliquent en ceux qui marchent avec un cœur droit devant Lui.

Rendez grâces en toutes choses, car c'est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5:18). Rendez grâces, c'est à dire, soyez reconnaissants en toutes choses, car c'est ce que Dieu veut pour nous, en Jésus-Christ. Et nous avons toutes les raisons d'être reconnaissants, car "Tu as pardonné l'iniquité de ton peuple, Tu as couvert tous ses péchés, Tu as retiré toute ta fureur, Tu es revenu de l'ardeur de ta colère. (...)J'écouterai ce que dit Dieu, l'Éternel; car il parle de paix à son peuple et à ses fidèles, pourvu qu'ils ne retombent pas dans la folie. Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, afin que la gloire habite dans notre pays" (Psaume 85:2-3; 8-9), et encore: "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ" (Éphésiens 1:3).

Soyons reconnaissants, en plus de toutes les bénédictions que cela apporte, car notre Dieu est digne de recevoir toute louage, honneur et gloire pour l'ensemble de Ses bontés, cela nous aidera à combattre notre nature humaine égoïste qui combat dans nos membres tous les jours que la vie nous est prêtée. 

Laissons le mot de la fin à l'auteur de la lettre aux Hébreux: "C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant" (Hébreux 12:28-29). Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le précieux nom de Jésus, Amen. 
 

dimanche 3 décembre 2023

Qui peut être sauvé?

Qui donc peut -être sauvé? (Matthieu 19:25)


Nous vivons dans une société matérialiste à l'excès, où les gens ne comprennent pas la nécessité d'avoir la foi puisqu'ils ont presque toujours tout ce qu'ils désirent à l'instant où ils le veulent. Il semble que vous n'avez pas à faire connaître vos besoins à Dieu; vous pouvez vous occuper de tout vous-mêmes. Notre attention est d'autant plus facile à placer sur les choses de ce monde, et nous devenons ainsi comme le riche du proverbe que Jésus mentionne en Matthieu 19:23.-24 , où Jésus ne parlait pas littéralement de la richesse d'une personne, mais Il montrait par là que ça allait être difficile pour ceux qui se confient dans les choses de ce monde d'entrer dans le Royaume des cieux, parce que la foi est opposée à cette manière de marcher selon la chair en accomplissant tous ses désirs. Parce que, bien sûr, il faut la foi pour être sauvé!

Pourquoi cette question des disciples à Jésus? Parce qu'ils avaient compris ce que Jésus voulait leur expliquer, savoir que l'amour des choses de ce monde est inimitié contre Dieu. Non pas que nous devons vivre comme certains le prétendent dans une pauvreté absolue en nous affligeant nous-mêmes des privations dans le but de "discipliner notre chair", mais nous devons comprendre que la recherche constante et effrénée de l'accomplissements de tous nos désirs ici-bas nous empêche de rechercher le bonheur éternel là-haut dans la gloire de Dieu. Parce qu'il est impossible que nous nous affectionnions aux choses de la terre et aux choses de Dieu en même temps; nous nous attacherons forcément à l'un, et négligerons l'autre. Nous ne pouvons pas demander aux choses du monde de combler le vide de notre cœur sans que cela ne nuise à notre vie spirituelle. 

Des personnes sont riches et sont pourtant de véritables chrétiens. Pourquoi? Parce qu'ils ont compris que cette richesse n'est pas un moyen de remplacer Dieu. Ils ont donc une relation saine avec l'argent et les choses de ce monde, savoir qu'ils sont un moyen et non une fin. L'argent est, entre autre, un moyen d'aider les pauvres, de différentes manières, mais il ne saura jamais combler en nous ce que Dieu seul peut faire. De la même manière, un pauvre peut posséder peu de choses et s'y attacher comme à la prunelle de ses yeux. Celui-là entre dans la catégorie du riche pour qui il sera difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. 

Riche ou pauvre, nous devons comprendre ici qu'il ne faut pas nous attacher aux choses que Dieu nous prête. Il prête, Il peut aussi reprendre; que Son saint nom soit béni. Il est aisé pour l'homme de se faire des idoles avec tout et n'importe quoi. Ces idoles sont une plaie pour nous-mêmes et pour notre famille. Souvenons-nous de Rachel et des théraphim qu'elle avait volé à son père (Genèse 31:19). Nous avons étudié cela dans un article intitulé "Rachel et les théraphim", en date du 10 avril 2002. Le problème avec le fait de poursuivre les choses du monde est qu'une fois que nous les aurons atteintes, nous ne serons pas plus satisfaits. Alors que ferons-nous? Nous nous fixerons un nouvel objectif à atteindre, mais le résultat sera le même: déception, découragement, sentiment d'échec, frustration, et ainsi de suite. 

Quelqu'un a dit que la poursuite des richesses et du bonheur que le monde nous offre "englouti nos affections", et cela est vrai, parce que cette poursuite effrénée nous coûte de l'énergie, du temps, remplis notre intelligence de toutes sortes de pensées et de désirs, nous laissant avec peu ou pas de temps pour les choses de Dieu, encore moins pour nous mettre à Son service en étant des serviteurs dans un monde où nous ne sommes que de passage.   

Qui donc peut être sauvé? Prenons l'exemple du chameau dans le proverbe cité par Jésus en Matthieu 19:24 : "Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu". Les disciples auraient dû comprendre, parce qu'ils connaissaient bien les chameaux; comment et pourquoi ils étaient tant utilisés à leur époque, mais ils ont plutôt été saisis par l'image de la montagne d'impossibilité que cela représente de faire passer un chameau par le trou d'une aiguille! C'est très simple: c'est impossible à un homme de faire passer un chameau par le trou d'une aiguille; de la même manière, il est impossible à l'homme de se sauver lui-même. Rien de ce qu'il fera ne pourra jamais lui acheter le salut, la paix, la joie et le bonheur qui ne se trouve qu'en Dieu seul, par Jésus-Christ. Dieu n'a nul besoin de faire passer un chameau par le trou d'une aiguille, mais Il veut nous voir entrer dans le royaume des Cieux! Nous pouvons être riches de toutes sortes de manières; en orgueil, en mensonge, en hypocrisie, en idoles de tout ce qui prend la place de Dieu dans notre vie, et tout cela rend difficile l'accès au royaume des cieux. 

Il suffit pourtant de ceci: que nous ayons la docilité du chameau. Ce n'est pas une animal très porté sur la rébellion. De même, nous devons nous humilier devant notre Créateur et Dieu, accepter nos fautes (ne pas les cacher ni les excuser), accepter le pardon qu'Il nous donne en Jésus-Christ. Beaucoup ne veulent pas le faire, parce qu'ils ressentent alors le fardeau qu'ils essayaient d'oublier en poursuivant les choses du monde. Prenons encore un exemple du comportement du chameau. Que fait-il lorsqu'il doit être déchargé de son fardeaux? Il s'agenouille docilement devant son maître, afin que celui-ci l'en décharge. C'est agenouillé dans la prière et les supplications que nous recevons le secours dont nous avons besoin de la part de Dieu.         

Qui peut être sauvé? Tout est impossible aux hommes, y compris se décharger de fardeaux dont ils se sont chargés eux-mêmes, mais tout est possible à Dieu. Celui qui croit en Jésus et l'accepte comme son Seigneur et Sauveur; qui accepte Son pardon et qui Le laisse le dépouiller de toutes les impuretés et les scories qui nuisent à sa marche avec Christ. Que faut-il que je fasse pour être sauvé? demandera le geôlier à Paul et Silas. "Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé" (Actes 16:30-31). 

Seigneur Jésus-Christ, je Te remercie en ce jour d'être venu me délivrer de tout le mal qui s'accrochait à moi. Je Te remercie aussi de la vie éternelle que Tu vas accorder à tous ceux qui croient en Toi. Merci mon Dieu, de l'aide que Tu apportes à ceux qui Te cherchent; merci de Te laisser trouver, comme Tu l'as promis. Merci d'aider tous ceux qui entendent Ton appel à se laisser prendre par Ta droit triomphante, main de laquelle personne ne pourra les arracher. Merci Père Éternel, par Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit au règne des siècles et des siècles, Amen.

dimanche 7 août 2022

Héritiers en Christ, par Charles H. Spurgeon

En lui nous sommes aussi devenus héritiers (...) Éphésiens 1:11.


Quand Jésus s’est donné pour nous, il nous a donné tous les droits et les privilèges qui viennent avec sa personne. À présent, en tant que Dieu éternel, il a des droits essentiels qu’aucune créature n’oserait prétendre, et en tant que Jésus, Médiateur, il est à la tête, le chef du traité de la grâce et n’a aucun héritage qui diffère du nôtre. Toutes les conséquences glorieuses de son obéissance jusqu’â la mort sont les richesses communes de tous ceux qui sont en Lui, et tout cela il l’a accompli pour la volonté divine. Voyez, il entre dans la gloire mais pas pour Lui seul, car il est écrit: "Lâ où Jésus est entré pour nous comme précurseur... (Hébreux 6:20) 

Se tient-il dans la présence de Dieu? "Il est entré dans le ciel même afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu" (Hébreux 9:24). Considère cela croyant: tu n’as aucun choix au ciel en toi-même. Tes droits reposent en Jésus. Si tu es pardonné, c’est au travers de son sang. Si tu es justifié, c’est grâce â sa droiture; si tu es sanctifié, c’est parce qu’il a été fait, de par Dieu, sanctification (1 Corinthiens 1:30); si tu es préservé de la chute, c’est parce que tu es préservé en Jésus-Christ; et si tu deviens parfait à la fin, ce sera parce que tu es tout en Lui. Ainsi Jésus est magnifié, car tout est en Lui et par Lui, et ainsi l’héritage est une certitude, car cette certitude vient de Lui. 

Ainsi, chaque bénédiction est plus douce et le ciel même en est plus resplendissant, car c’est en Jésus notre bien aimé que nous les obtenons. Où est l’homme qui pourrait estimer notre part de l’héritage divin? Mesure les richesses de Christ avec des échelles de valeurs et pèse son trésor dans des balances et alors pense à compter les trésors qui appartiennent aux saints. Atteins le fond de l’océan de joie de Christ et espère comprendre la félicité que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment. Franchis d’un bond les richesses de Christ et rêve d’une limite â l’héritage juste des élus. 

"Tout est à vous, car vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu" (1 Corinthiens 3:22-23).

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 29 mai 2022

Les soucis de la vie et les derniers jours

(...) mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse (Matthieu 13:22).


Les gens peuvent être tellement absorbés par leur vie et leur situation qu'ils ne comprennent pas vraiment ce qui se passe dans le monde et où nous en sommes actuellement. Les soucis et les tracas de la vie, les inquiétudes et la poursuite de biens matériels, toutes ces choses mettent un frein à la compréhension des choses de Dieu et au discernement spirituel. Un des signes des temps est que toute la Terre soit évangélisée, et nous y sommes (Matthieu 24:14). 

Le temps de l'insouciance est révolu. Il ne nous reste que peu de temps.  

Ma prière est que les gens (à commencer par moi-même) comprennent qu'ils doivent mettre de l'ordre dans leur vie spirituelle et qu'ils doivent se soumettre complètement à la volonté de Dieu. Nous devons sortir des mauvaises manières et des mentalités dans lesquelles le monde nous a piégés et nous devons abandonner nos vies à ce que notre Créateur désire et exige de nous, dans une purification totale de notre intelligence. Hébreux 10:21-22 le dira de cette manière : "Puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure". Il est question ici du corps spirituel; de la repentance et de nous immerger dans la présence de Christ, afin de marcher d'une manière pure et sainte au milieu d'un monde impie et rebelle à Dieu (Philippiens 2:15). Il s'agit de ne rien garder en nous qui ne soit pas conforme avec la sainteté de Dieu. L'apôtre Paul dira : "Soyez sages en ce qui concerne le bien et purs en ce qui concerne le mal (Romains 16:19). Il ajoutera dans sa lettre aux Philippiens : "Ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence pour le discernement des choses les meilleures, afin que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ, remplis du fruit de justice qui est par Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu (Philippiens 1:9-11).

Cela va devenir impossible à dire dans des temps futurs, car ils accuseront ceux qui le disent d'être des diviseurs et des haineux, mais le seul chemin vers le ciel est par Jésus-Christ, Sauveur crucifié. Il n'en existe pas d'autre. C'est par le seul mérite de Son sang que nous sommes sauvés. Il s'est offert Lui-même comme sacrifice expiatoire pour nos péchés, afin de nous donner de l'espérance ici-bas et la vie éternelle en Sa présence. Il est notre arche de salut personnel qui nous protègera du jugement à venir. La porte est encore ouverte, entrons avant qu'elle ne se ferme! Il a subi le jugement pour nos péchés; ne négligeons pas un si grand salut! L'auteur de la lettre aux Hébreux pose cette question : "Comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut"? Ne restons pas en dehors, ne méprisons pas le sacrifice du Christ en restant éloigné de Lui. Rien ne l'obligeait à quitter la gloire du Père pour descendre sur Terre et s'offrir en sacrifice pour le salut de nos âmes. C'est par amour qu'Il l'a fait. Un amour si grand que tout ce qui nous tenait sous l'esclavage du péché et nous empêchait de marcher en règle avec Dieu a été effacé en un instant, pour quiconque croit en Lui pour obtenir le pardon de ses péchés.   

Désormais, quiconque prétend croire en la mort et la résurrection de Jésus et est sauvé par grâce doit savoir ce que l'Esprit dit aux églises (Apocalypse 2 et 3) et l'appliquer à sa vie. Pas demain, mais aujourd'hui, maintenant! Nous sommes dans les derniers jours et si nous aimons Jésus, nous devons mettre notre orgueil et notre ego de côté et nous soumettre à Lui. Nous devons lui permettre de nous corriger. Il a parlé aux églises, Il les a exhortées, et aujourd'hui, si nous sommes sincères dans notre marche chrétienne, nous entendrons exactement ce qu'Il a à nous dire et c'est avec joie que nous nous laisserons corriger, transformer et préparer par Lui pour une vie donnant toute la gloire de Dieu.

N'attendez pas d'être parfaits ou digne de recevoir Jésus en vous. Personne n'en est digne! Dans la parabole du semeur, Jésus ne dit nulle part que la bonne terre qui produisit du fruit était parfaite. Elle pouvait avoir aussi un peu de pierre et d'épines, parce que la nature humaine est faible, mais rien de tout cela ne l'a dominée et fût capable de l'empêcher de produire du fruit, parce que "celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ (Philippiens 1:6).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 9 mai 2020

Ils ne suivaient pas Jésus pour la bonne raison

En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés (Jean 6:26).

Jésus savait que les gens l'avaient "poursuivi" jusqu'à Capernaüm (Jean 6:24), non parce qu'ils avaient cru en Lui pour être sauvés, mais parce qu'ils regardaient à ce que cela pouvait leur rapporter sur la terre.

Cela nous rappelle comment il est facile de penser suivre Jésus, mais que la réalité soit de seulement prétendre le suivre, parce que nous espérons recevoir immédiatement quelque chose en retour. Nous vivons dans un monde de consommation, où cette génération veut tout, et tout de suite. Elle veut régner, et maintenant! Elle veut le paradis, sur terre comme au ciel! Elle veut la satisfaction de tous ses rêves et désirs, même si cela signifie de faire certains compromis avec sa foi. Ce sont là des utopies, mais les gens aiment y croire parce qu'ils n'ont pas suffisamment les yeux fixés sur Christ et son enseignement. Dieu ne nous a jamais promis qu'en possédant la foi, Il nous donnerait tout ce que nous désirons ici-bas. Il connaît nos besoins, et Il les connaît mieux que nous-mêmes. Raison pour laquelle Il ne va pas toujours nous donner ce que nous désirons, parce que nous demandons trop souvent pour satisfaire nos passions (Jacques 4:3), en délaissant par le fait même notre relation avec Dieu. 

Plusieurs utilisent Philippiens 4:19 pour justifier le fait qu'ils demandent toujours davantage de choses matérielles au Seigneur, prétendant qu'Il pourvoira à tous leurs besoins. Ils ont complètement manqué ce que l'apôtre Paul enseignait alors, depuis sa prison, rappelons-le (Philippiens 1:12-14). "Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins, selon sa grande richesse, avec gloire, en Jésus-Christ". Ce sont pourtant là des paroles claires, qui ne nécessitent pas l'écriture de plans de lecture en quarante jours, expliquant comment croire avoir déjà reçu ce que nous demandons avant même de l'avoir reçu active le déversement de la richesse de Dieu vers nous... 

De la même manière que beaucoup de contemporains de Jésus le suivaient, plus pour être nourris physiquement que pour se nourrir de son enseignement, notre génération prétend trop souvent suivre Jésus en refusant de s'abandonner à l'autorité de Dieu. Elle préfère modifier la Bible afin de la faire se conformer aux standards de notre époque. Nous ne savons plus si ce que la Bible dit est vraie. Il y a ici un paradoxe; alors que beaucoup d'enseignants n'ont jamais autant parlé de foi, (à tort et à travers il est vrai) la vraie foi n'a jamais aussi été petite, voire inexistante parmi les chrétiens, parce la foi qui leur est malheureusement trop souvent présentée a pour but principal de satisfaire leurs désirs terrestres, comme si Dieu ne nous avait créé que pour vivre dans les plaisirs sur Terre! La foi de la Bible nous parle au contraire de la justification et du salut. Il y a matière à réflexion.  

Philippiens 4:12: "Je sais vivre dans l'humiliation, et je sais vivre dans l'abondance. En tout et partout j'ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l'abondance et à être dans la disette". Clairement, ce que l'apôtre voulait dire en Philippiens 4:19, c'est que, si nous croyons en Dieu, ce que nous ne possédons pas maintenant, nous n'en avons tout simplement pas besoin actuellement dans notre marche avec Lui. 

C'est tout simple! Nous croyons en Dieu, nous croyons que Ses paroles sont vraies, nous croyons Ses promesses, alors nous le croyons lorsqu'Il nous dit qu'Il pourvoira à tous nos besoins. Et nous savons, par Jésus-Christ, que nous n'avons pas à nous inquiéter du lendemain et de quoi il sera fait, car "chaque jour suffit sa peine" (Matthieu 6:34). Nous n'avons pas à "pourchasser" de quelque manière que ce soit pour posséder ce que nous n'avons pas, contentons-nous de ce que nous avons, car Dieu nous donne chaque jour ce dont nous avons besoin pour marcher avec Lui. Et ce qu'Il nous donne a plus de valeur que quoi que ce soit d'autre: Jésus-Christ. "Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins, selon sa grande richesse, avec gloire, en Jésus-Christ". 

En Jésus-Christ, tous nos besoins sont comblés, selon la grande richesse de Dieu. C'est la leçon à retenir de ce verset. Avec Jésus, nous possédons toutes choses, nous sommes plus riches que les plus riches des hommes de ce monde. Ne nous laissons pas vaincre par la tentation des choses de ce monde; reconnaissons que, comme Dieu nous a tout donné en Jésus-Christ, nous sommes donc en mesure de vivre pour Lui, pour Sa gloire, à la mesure de ce qu'Il nous a confié. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 21 mars 2020

Quand les fondements sont renversés...

Les enseignements sur la prospérité et l'estime de soi sont malheureusement trop répandu dans diverses églises modernes. Ce sont peut-être des enseignements populaire lorsque tout va bien, mais quand les fondements sont ébranlés, que reste-t-il? Psaumes 11:3 pose d'ailleurs cette même question: Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il? Jésus dira lors de son fameux sermon sur la montagne que l'insensé bâtit sa maison sur du sable, mais que l'homme prudent la bâtit sur le roc (Matthieu 7:24-27). Les enseignements qui plaisent à la chair ne participent pas à faire grandir la foi du croyant. Mais Dieu connaît les siens en ce qu'ils entendent Sa voix, et ils le suivent, dans les bons et les mauvais moments. Ce sont aussi ceux qui cherchent refuge en Jésus, le Roc inébranlable, en tout lieu et en tout temps. 

Bien sûr, il y a les incroyants qui défient les lois et Dieu lui-même en vivant selon la règle du "mangeons et buvons, car demain nous mourrons peut-être". Ils sont insouciants, rebelles à leurs parents et à toute autorité; ils se considèrent en quelque sorte comme des dieux. Mais ce sont des païens, il n'y a rien de surprenant de les voir agir de cette façon! Un tel comportement est totalement indigne du chrétien, ou du moins, de celui qui se prétend enfant de Dieu. Il y a un temps pour toutes choses ici-bas, et vient un temps où chacun doit apprendre où est sa place en Dieu. Nous ne sommes ni devant, ni au dessus, ni même à côté de Lui; nous sommes derrières Lui, à le suivre, comme un bon et fidèle serviteur. Une étude de notre propre comportement s'impose donc, à la lumière de la parole de Dieu. Alors qu'une grande partie de l'humanité est déstabilisé, voire désorganisée par un microscopique virus, et que les habitudes de vie de tous et chacun sont plus ou moins bousculées, la question qui se pose est: sur quoi avons-nous bâtit notre maison? Celui qui se croyait presque comme un petit dieu en retire-t-il un quelconque bénéfice, alors que tout ce en quoi il avait placé sa confiance s'est effondré? Alors que les fondements sont renversés, le juste, que fera-t-il? 

Dieu s'attend à voir Ses enfants, ceux qui ont vraiment placé en Lui toute leur confiance, résister à l'ennemi avec toutes les armes qu'Il leur a donné, par son Saint-Esprit. La tentation de l'incrédulité était, et est grande, mais il est temps que les chrétiens se réveillent de leur sommeil spirituel, causé par une vie trop facile, trop douillette. Nous nous sommes plût dans cette vie facile, et nous avons trop souvent oubliés nos frères et sœurs persécutés à cause du saint nom de Jésus. Nous avons trop souvent oublié aussi ceux qui sont perdus, ne connaissant pas Christ comme leur Sauveur et Seigneur. Tous les malades, les vieillards abandonnés; les enfants maltraités, les avons-nous porté  comme un fardeau dans nos prières? 

Alors que tout semble aller pour le mieux, apparaît un virus qui frappe les gens de tous âges, de toutes races, de toutes nationalités. Il frappe les petits dieux, aussi, ceux qui ne sont pas faits de bois ou de fer, mais de chair. Il rappelle à chacun que nous ne sommes pas en santé parce que nous sommes bons, ou parce que nous déclarons ceci ou cela sur nos vies, mais parce que Dieu est bon, tout simplement. 
Il nous rappelle qu'être reconnaissants pour toutes les bontés de Dieu envers nous n'est pas une option; qu'elle fait partie de l'ADN du chrétien. Il nous rappelle que nus nous sommes venus en ce monde, et que nous n'en rapporterons rien lorsque nous mourrons. À quoi bon perdre notre temps dans la poursuite des choses éphémères? 
Il nous rappelle que nous n'avons pas à chercher partout pour trouver Dieu. Il est là, parmi nous, Sa parole est dans nos foyers, car "au commencement était la Parole, elle était avec Dieu, car elle était Dieu"; la Bible.
Il rappelle que l'homme est semblable à un souffle et que ses jours sont comme l'ombre qui passe (Psaumes 144:4). Il nous rappelle donc que la vie tient à peu de choses, mais en même, temps, si elle est entre les mains de notre grand Dieu, nous n'avons rien à craindre, car nous sommes gagnant de la vie éternelle s'Il nous rappelle à Lui. Et si notre pèlerinage terrestre doit se poursuivre, il se poursuivra certainement, par la grâce de Dieu, et nous vivrons pour Sa gloire!

Nous vivons une époque où tous les fondements de la société sont ébranlés, voire détruits. La famille, la foi, la moralité, qui sont les bases d'une société solide, sont anéantis. Il faut donc s'attendre à ce que l'humanité connaisse d'autres crises encore, jusqu'au retour de Jésus. Chrétiens! Ce n'est que le début des douleurs de l'enfantement! La crise mondiale actuelle n'est rien à comparé à ce qui s'en vient. 1 Thessaloniciens 5:3 nous dit: "Quand les hommes diront: Paix et sûreté! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l'enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n'échapperont point". L'ennemi de notre salut met ses pions en place sur ce gigantesque échiquier qu'est notre planète Terre, et Dieu fait le tri parmi ceux qui se proclament siens. Sa balance est en place; ne soyons pas trouvés trop légers en étant des chrétiens frivoles et insouciants. Accrochons-nous à la saine doctrine de Christ, il est notre seul refuge aux jours de la détresse. 

Dieu recommande présentement aux chrétiens d'examiner leur conduite en profondeur. Prenons des moments seul à seuls avec Dieu. Revenons à la source, plongeons nos racines dans la Parole, méditons-la, mettons-la en pratique avec l'aide de l'Esprit. Soyons reconnaissants pour cette parole, car elle est notre plus grande richesse. 

En tout cela, le juste, que fait-il? Il demeure solidement ancré en Jésus. Il place sa confiance en Dieu seul. Dieu met notre foi à l'épreuve de bien des manières, tout en ne s'imposant pas. Il veut notre bien, et nous le croyons, Sa puissance se manifeste tous les jours en nous et autour de nous, de différentes façons. Notre foi n'est pas liée à nos émotions, que Dieu nous en préserve! Elle repose en Dieu seul, et, comme il est écrit: "La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ" (Romains 10:17). Lorsque nous entendons la voix de Dieu en lisant Sa parole, notre foi est vivifiée, et en ces temps où l'amour du plus grand nombre se refroidit (Matthieu 24:12), nous avons besoin plus que jamais d'être à l'Écoute de Dieu et d'entendre Sa parole, afin qu'Il nous guide jusqu'à Sa présence éternelle.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.