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dimanche 21 juin 2026

Est-ce moi?

 

"Pendant qu'ils mangeaient, il dit: Je vous le dis en vérité, l'un de vous me livrera. Ils furent profondément attristés, et chacun se mit à lui dire: Est-ce moi, Seigneur?" (Matthieu 26:21-22).

"L'un de vous me livrera". Les disciples se regardent, attristés par la condition de leur propre cœur, et un après l'autre, posent la question à Jésus: "Est-ce moi"? Il semble que tous se sentirent visé par cette affirmation de Jésus. Tous sauf un: Judas, celui qui allait réellement le trahir. Matthieu 26:25 nous dit que, après eux tous, Judas prit la parole et dit: "Est-ce moi, Rabbi"?

Cela ne ressemble-t-il pas à nos services, où certains chrétiens sont plus occupés à se demander si le pasteur parle d'un tel péché à cause d'un frère ou d'une sœur de l'église, plutôt que de regarder leur propre cœur? Pourquoi ne prendrions-nous pas exemple sur les disciples, qui, tout attachés qu'ils étaient à Jésus, savaient qu'il avaient cette méchanceté attachée au fond de leur cœur qui pouvait les livrer à toutes sortes de mal?

Prenons garde à cet orgueil, cette enflure de l'âme qui ronge et qui détruit de l'intérieur! Il rend la personne incapable de se voir telle qu'elle est; loin de reconnaître ses propres vices, comme Judas, elle ne cherche même pas à examiner sa propre conduite pour savoir si son cœur est en règle avec Dieu. Il a vu ce que nous croyons être les onze autres disciples être soudains remplis d'inquiétude, se sachants capables d'accomplir une chose aussi abominable, mais ne voulant pas le faire. Dans son propre cœur? Rien de tel. Il s'était habitué à ses vices et il les aimait. Les intentions étaient là, mais il n'en éprouvait aucun chagrin. 

Quel triste condition que celle du chrétien qui a apprivoisé ses péchés et qui n'en éprouve plus aucune honte devant le Seigneur! Comme les onze, Judas avait été avec Jésus, il avait mangé avec Lui, marché avec Lui, il s'était assis à ses pieds pour écouter Ses enseignements, mais nous le voyons ici, sur le point de livrer le Juste, commettant l'acte le plus abominable jamais commit par l'homme, livrant l'homme-Dieu Jésus-Christ, innocent et parfait, au courroux d'hommes méchants et sans scrupules, et pourtant, l'Écriture nous montre qu'il n'en éprouve aucun chagrin.

"Judas, qui le livrait, prit la parole et dit: Est-ce moi, Rabbi? Jésus lui répondit: Tu l'as dit" (Matthieu 26:25). Le cœur froid, dur comme le roc. Il sait que c'est lui, et pendant que tous les autres disciples se morfondent, lui se tait. Il n'est plus capable de voir le bien et le mal; le péché et la sainteté. Il ne pense qu'à ce qui peut lui rapporter quelque chose. Tant que Jésus attirait les foules, il aimait bien être en Sa présence. Il l'a vu prouver à maintes reprises qu'Il était Fils de Dieu, mais cela ne l'intéressait pas. "Que peut me rapporter le fait de me tenir avec Jésus?" Et, quand Jésus a commencé à parler de Sa mort, il a encore pensé: "Qu'est-ce que sa mort pourrait me rapporter?"

Nous voyons cette même attitude aujourd'hui, alors que plusieurs faux pasteurs ne sont pas là pour prêcher l'Évangile, mais pour tirer un gain personnel de la parole de Dieu. Ils entraînent à leur suite beaucoup de pauvres gens qui suivent aussi le Christ pour recevoir quelque chose en retour. Glorifier Dieu? Dans la soumission à Sa sainte volonté? Quel concept désuet et arriéré! Le dieu de ce siècle en est un au service de l'homme, et non l'inverse!

Que peuvent faire de telles personnes? Comment revenir à Dieu avant qu'il ne soit trop tard?

L'exemple des disciples et de Judas dans ce passage nous montre quelques clés. 

Premièrement, nous avons l'exemple à ne pas suivre: celui de Judas. Il n'étudie pas son cœur, il ne le soumet pas à Dieu. Il ne demande rien au Christ, sauf quand, peut-être, la Bible ne nous le dit pas, mais c'est probable, le regard des onze se tourne vers lui, qui n'a toujours pas dit un mot. Ils le regardent, non pas pour le juger, mais parce qu'il est le seul à n'avoir encore rien dit. Alors il dit, plus pour l'approbation des hommes que pour être rassuré par le Christ: "Est-ce moi, Rabbi?"

Jésus n'est pas son Seigneur, il n'est qu'un maître. Un bon maître, certes, mais pas le Seigneur de sa vie. Nous voyons, par la formulation même de sa question, la distance dans son cœur entre lui et le Christ, contrairement aux autres disciples. "Est-ce moi, Rabbi?" "Dis, ta mort me rapportera bien quelque chose, n'est-ce pas, Rabbi?" Froid comme la mort. Aucune humilité. Aucun désir de plaire à Dieu. Aucune tristesse de déplaire à Dieu. Il ne pensait qu'à lui. Il avait oublié que c'est la piété qui est un gain, et non pas ce que peut lui rapporter une fausse piété. Ne faisons pas cette erreur, au risque de le regretter amèrement.       

Car nous avons aussi l'exemple des vrais disciples, qui, malgré leurs défauts, étaient prêts à se reconnaître tel que le Seigneur les voyait. Non seulement ils n'ont pas été de ceux qui étaient prêts à se réjouir de la faute d'un frère pour pouvoir le répéter à plus de gens possible, mais ils aimaient sincèrement le Christ, et ne voulaient pas le décevoir. Il faut de l'humilité pour être prêt à se voir tel que nous sommes, sans chercher à couvrir la réalité de notre petitesse, d'où leur question au Seigneur, presque un cri du cœur : "Est-ce moi, Seigneur?" "Je sais que je suis faible, je sais que je suis pécheur, et je ne voudrais pas faire une telle chose, mais qui sait? Toi, tu sais tout, Seigneur, s'il te plaît, ne me dit pas que c'est moi?" 

Nous ne savons pas où l'ennemi peut nous tenter, c'est pourquoi, ne marchons pas avec présomption! Demeurons petits à nos propres yeux, examinons notre conduite à la lumière de la parole de Dieu. C'est ce que nous dit Paul en 2 Corinthiens 13:5 : "Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes." Dieu, parla bouche de Ses prophètes, l'a souvent répété. Par Jérémie : "Recherchons nos voies et sondons"; par Aggée : "Ainsi parle maintenant l'Eternel des armées: considérez attentivement vos voies!" 

Ainsi, nous voyons le Christ placer Ses disciples dans une situation où ils ont à sonder leur cœur, comme le dit les Écritures, et ils y voient la corruption, le manque de foi, etc, et cela les effraie.

Quelle attitude exemplaire les disciples ont eu ici! C'est là la marque du vrai chrétien, celui qui marche avec humilité, ne voulant être un objet de chute pour personne, et encore moins faire du tord au beau nom de Jésus-Christ! Il est toujours prêt et disposé à étudier son propre cœur, à savoir s'il ne tolère pas quelque chose dans sa vie qui ne glorifierait pas Dieu et qui attristerait le Saint-Esprit. "Est-ce moi"? demande-t-il dans ses prières. "Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Éprouve-moi, et connais mes pensées! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l'éternité! (Psaume 139:23-24).

Dieu voit chacun de nos cœurs, Il sait si nous sommes prêts à reconnaître un péché s'Il nous le montre, ou si, comme Judas, nous sommes de ceux qui demeurons indifférents à Son appel d'examiner notre conduite, à savoir si nous sommes réellement sur la voie du salut. Qui sait, peut-être est-ce, come Judas, un appel de la dernière chance? Cela ne suffit pas de prétendre connaître le Christ, encore faut-il réellement marcher avec Lui de manière à honorer Son nom!

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 8 juin 2025

Il faisait nuit

 

"Judas, ayant pris le morceau, se hâta de sortir. Il était nuit" (Jean 13:30).

Jésus avait dit en Jean 3:20 que "quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées". Il n'est pas exemple plus frappant de cela que celui de Judas, quittant la présence du Maître et de Ses disciples, sortant de nuit pour aller faire les œuvres obscures de son maître, le prince des ténèbres. 

Il était nuit. Il faisait nuit, comme dans son cœur de plus en plus tourmenté à mesure que l'heure de livrer son Maître approchait. Son cœur était noir parce que, pendant trois ans, il avait marché avec Jésus sans s'abandonner à Lui. Bien sûr, il était "celui qui devait se perdre", mais son exemple est celui de nombreux chrétiens qui marchent un peu avec Jésus le dimanche, et qui marchent avec et comme le monde le reste de la semaine. Peu à peu, leur zèle pour le Seigneur s'éteint pour laisser place à l'hypocrisie; ils se contentent de faire semblant de suivre le Christ, mais ils n'ont aucunement l'intention de Lui donner la place qui Lui revient en eux; la première place. "Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu" (1 Corinthiens 6:20).

Je crois que cette petite phrase; "il était nuit", signifie aussi autre chose. Les routes à l'époque n'étaient pas sûres; les brigands et les animaux sauvages rodaient, et pourtant, Judas, pressé d'accomplir son œuvre funeste, ne prit pas la peine d'attendre qu'il fasse jour. Il était des ténèbres, il faisait les œuvres de ténèbres, il ne craignait pas les ténèbres, il y était à l'aise. Il s'apprêtait à participer au plus grand crime jamais commit dans toute l'humanité; livrer pour qu'Il soit condamné et crucifié sous de fausses accusations le seul Juste qui ait jamais marché sur Terre. 

Il est possible que l'apôtre Paul pensait à Judas lorsqu'il avertit les Corinthiens contre le fait de "manger et boire sans discerner le corps du Seigneur"; car celui qui fait cela "mange et boit un jugement contre lui-même". Judas venait de passer trois ans avec Jésus, mangeant et buvant Ses enseignements, voyant Son exemple parfait, et ici, il venait de prendre le souper avec le Seigneur et les autres disciples. Mais pourtant il est dit au verset 2 (de Jean 13) que, pendant le souper, "le diable avait déjà inspiré au cœur de Judas Iscariot le dessein de livrer Jésus". Ensuite, il fût témoin du moment où Jean nous dit que le Christ "mit le comble à son amour" lorsqu'il se leva de table et lava les pieds de ses disciples. Lui, le Seigner et Maître, s'abaissait au rang de simple serviteur! Rien ne pouvait désormais toucher le cœur dur de Judas; c'est la raison pour laquelle Jésus dit au verset 18, parlant de Judas: "Celui qui mange avec moi le pain a levé son talon contre moi". 

Nous devons voir le mal que Judas a fait. Pour ne pas le répéter... Malheureusement, l'humanité répète inlassablement, génération après génération, la même moquerie à l'encontre du Christ. Nous avons mangé Son pain; c'est à dire que nous nous sommes gavés de Ses bénédictions; de la paix et de la prospérité qu'Il avait fait pleuvoir sur nos nations, mais nous avons levé le talon contre Lui. Nous ne l'avons pas jugé digne de nos louanges; pire, nous en sommes venus en tant que nations à même douter de Son existence! Nous sommes tellement loin dans notre rébellion contre Dieu que les adorateurs de Satan ne se cachent même plus; ils sont fiers d'eux-mêmes et se pavanent publiquement, faisant étalage de l'étendue de leur déchéance morale et spirituelle à la face du plus grand nombre! Nous aurions presque le goût de dire qu'au moins, Judas est sorti de nuit; eux font leurs œuvres de ténèbres en plein jour! Quelle audace! Quel orgueil que ces petits poings levés à la face de Dieu! 

Il faisait nuit spirituellement dans l'âme de Judas ce soir là, et peut-être est-ce le cas pour toi qui lit ces lignes aujourd'hui. Peut-être n'as-tu jamais accepté Jésus, ou reconnais-tu que tu t'es éloigné de Jésus et que tu te complais maintenant dans l'hypocrisie; tu te soucies plus de donner une fausse image pieuse que de plaire à Dieu. N'attends pas que ton âme devienne aussi noire que celle de Judas; viens, ou reviens à Jésus aujourd'hui! Il n'est pas trop tard! Reconnais simplement que ton péché; apportes-le à Dieu dans la prière, demandant Son pardon; Il est prêt à t'accueillir à bras ouverts.  

Seigneur Jésus, j'ai péché, et je ne suis pas digne de Toi, mais je viens quand même à Toi, reconnaissant tout le mal que j'ai fait; Tu as donné Ta vie sur la croix pour pardonner ceux qui se savent pécheurs et qui, par ta grâce, se repentent et abandonnent les actes de ténèbres pour marcher dans la lumière; Ta lumière. Merci Seigneur Jésus d'éclairer mon cœur de Ta présence; prend la place qui Te revient en moi; glorifie-Ton nom en ramenant le pécheur que je suis à la maison; guide-moi sur le sentier que je dois suivre, afin que je donne gloire à Ton nom en paroles et en actions jusqu'au jour bienheureux où Tu amèneras ceux qui t'appartiennent dans la demeure que Tu leur a préparée là haut dans la gloire céleste. Merci Père éternel, merci Jésus, merci précieux St-Esprit de me conduire dans toute la vérité. Que toute gloire Te soit donnée, ô Dieu, dans le précieux nom de Jésus, Amen.

vendredi 23 juin 2017

Une réponse de John Bunyan(1628-1688) à l'évangile moderne

Un avertissement (de plus) à ne jamais croire que la piété est une source de gain matériel...

Messieurs Intérêt-Personnel, Ami-du-Monde, Ami-de l'Argent et Accapare-Tout marchent ensemble sur le sentier menant à la cité céleste. Devant eux marchent Chrétien et Plein-d'Espoir. Tous ont un point en commun: ils prétendent être religieux ou chrétien. Certains sont réellement chrétiens, les autres sont des menteurs. 

Nous les rejoignons dans leur marche alors que Monsieur Ami-de-l'Argent demande à Monsieur Intérêt-Personnel: Qui sont ces gens qui marchent là, devant nous? 
- Ce sont deux citoyens d'un même pays qui font un pèlerinage à leur manière, 
- Pourquoi ne nous ont-ils pas attendu, afin que nous puissions jouir de leur compagnie? Car je pense qu'eux et nous, et vous aussi, Monsieur, faisons le même voyage. 
- C'est vrai, mais ces pèlerins qui marchent devant nous sont si rigides, si attachés à leurs propres opinions, ils estiment si peu celles des autres que dès qu'un homme, si bon soit-il, ne pense pas exactement comme eux, ils se séparent de lui.
- C'est mal, dit Accapare-Tout; mais j'ai lu quelque part qu'il existe des hommes "justes à l'excès". Leur sévérité les porte à juger et à condamner tout le monde sauf eux-mêmes. Mais dites-moi, je vous prie, sur quels points différiez-vous d'opinion? 
- Eh bien, ils considèrent que d'après leurs principes, ils doivent poursuivre leur voyage par tous les temps, et moi je trouve qu'il faut s'inquiéter du vent et de la marée. Ils risquent tout ce qu'ils possèdent pour Dieu, et je trouve qu'il faut assurer sa vie et sa position. Ils maintiennent leur opinion, lors même que le monde entier serait contre eux; mais je trouve qu'il faut avoir juste autant de religion que l'époque, le temps et et notre avantage le permettent. Ils restent fidèle à la piété lorsqu'elle est exposée à l'opprobre et aux injures, tandis que j'aime la religion lorsqu'elle est honorée et applaudie. 
- Tenez-vous ferme dans vos principes, cher Monsieur, dit Ami-du-Monde. Pour ma part, je considère comme fou, celui qui, ayant la liberté de conserver ce qu'il a, est assez insensé pour le perdre. Soyons "prudents comme des serpents;" il faut "moissonner pendant que le soleil brille!" Vous avez remarqué comme l'abeille demeure tranquille en hiver, et ne butine que lorsqu'elle peut en retirer profit et plaisir. Dieu lui-même envoie tantôt la pluie, tantôt le soleil; s'il est des hommes assez stupides pour voyager par la pluie, qu'ils le fassent; mais nous, nous attendrons le beau temps! Pour moi, j'aime la religion qui s'accorde avec la possession des biens que Dieu nous octroie, car quel est l'être raisonnable qui prétendrait que Dieu ne veut pas que nous conservions, pour l'amour de lui, les biens qu'il nous a départis? Abraham et Salomon étaient riches, et Job a dit que l'homme juste "amasse l'or comme la poussière." Mais ce ne doit pas être le cas de ces hommes qui marchent devant nous, s'ils sont tels que vous les avez décrits. 
- Je crois que nous sommes tous d'accords sur ces sujets; il est donc inutile d'en parler davantage, dit Accapare-Tout. 
- Non, il n'y a plus rien à ajouter, car celui qui ne suit ni l'Écriture, ni sa raison - et vous avez remarqué que toutes deux sont pour nous - méconnaît sa liberté et ne recherche pas sa propre sécurité, dit Ami-de-l'Argent. 

- Mes frères, dit Intérêt-Personnel, nous faisons tous le même pèlerinage; permettez-moi, comme diversion, de vous proposer de résoudre cette question: Supposez qu'un homme, pasteur, commerçant, ou autre, trouve l'occasion d'acquérir les biens de ce monde, mais qu'il ne puisse les obtenir qu'en devenant, au moins en apparence, très zélé sur certains points de doctrine qu'il n'avait pas professé jusqu'alors,  ne pourrait-il pas atteindre son but, et être cependant un homme tout à fait honnête?
- Je comprends parfaitement votre question, dit Ami-de-l'Argent, et si ces messieurs me le permettent, j'essaierai de vous donner une réponse exacte. Et tout d'abord, parlons du pasteur. Supposons donc, qu'un pasteur, très digne homme, ait un très petit revenu, et qu'il se présente, pour lui, un poste plus avantageux, qu'il pourrait obtenir à condition d'être plus zélé, de prêcher plus fréquemment, et à cause du caractère de son troupeau, de renoncer à quelques-uns de ses principes. Je ne vois, pour ma part, aucune raison qui pourrait l'empêcher d'accepter ce poste, tout en restant un honnête homme. 
Car; 1- son désir d'avoir un plus fort revenu est légitime; il ne peut en douter puisque la Providence le lui offre. Il peut donc accepter cette place plus avantageuse sans en faire un cas de conscience. 
2- Le fait d'accepter ce poste le rendra plus zélé, plus studieux, et le développera ainsi spirituellement, ce qui ne peut qu'être agréable à Dieu.
3- En s'accommodant au caractère de son troupeau pour mieux le servir, même s'il doit, pour cela, abandonner quelques uns de ses principes, il fait preuve d'abnégation, de dévouement; il se fait tout à tous, ce qui est un précepte apostolique. 
4- Je conclus donc qu'un pasteur qui abandonne un poste modeste pour un plus avantageux, ne doit pas être accusé de cupidité; au contraire, son influence étant plus étendue, il aura plus d'occasions de faire le bien en saisissant l'avantage qui se présente à lui. 

Et si nous considérons que la question s'applique à un commerçant, je répondrais: supposons un négociant ayant un emploi peu rétribué et qui, en pratiquant davantage la religion, pourrait améliorer sa position, car il trouverait ainsi l'occasion d'épouser une femme riche, ou attirerait plus de clients dans son magasin. Pour ma part, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas légitimement agir ainsi. 
Car: 1- Devenir religieux, c'est une vertu, quelque soit le mobile qui le pousse à l'être.
2- Il n'est pas défendu d'épouser une femme riche, ou d'attirer des clients dans son magasin.
3- Celui qui obtient ces avantages en devenant religieux, les acquiert de personnes qui sont bonnes et devient bon lui-même. Donc, obtenir une femme riche, de bons clients, et un bon gain en devenant religieux, est chose bonne et permise. 

Cette réponse de Monsieur Ami-de-l'Argent à Monsieur Intérêt-Personnel, fut applaudie de tous. Et comme ils s'imaginaient que personne ne pouvait la contredire, et que Chrétien et Plein-d'Espoir étaient encore à leur portée, ils les appelèrent, afin de leur poser la question et de les confondre par cette réponse, pour les punir de s'être opposés auparavant à Monsieur Intérêt-Personnel. 

Entendant leur appel, Chrétien et Plein-d'Espoir s'arrêtèrent et les attendirent.
Les autres résolurent entre eux, tout en marchant, que ce ne serait pas Monsieur Intérêt-Personnel qui leur poserait la question, mais le vénérable Monsieur Ami-du-Monde, afin que les pèlerins ne fassent pas une réponse aussi vive que celle qu'ils avaient adressée à Monsieur Intérêt-Personnel avant de le quitter. Ils les rejoignirent donc, et après les salutations d'usage, Monsieur Ami-du-Monde leur posa la question en leur demandant d'y répondre s'ils le pouvaient. 
- Le plus jeune enfant dans la foi serait capable de répondre, dit Chrétien, à dix milles questions semblables. Car s'il est déjà mal de suivre Christ pour du pain (Jean 6:26) comme il est écrit, à plus forte raison est-il abominable de faire de lui, et de la religion, un prétexte pour obtenir des avantages matériels et mondains. Aussi, une semblable opinion ne peut être soutenue que par des païens, des hypocrites, des démons ou des magiciens. 
1- Par des païens, car lorsque Hémor et Sichem, convoitant les filles et les troupeaux de Jacob, virent qu'il n'y avait pas d'autre moyen de les obtenir que de se faire circoncire, ils dirent à leurs compagnons: "Si tout mâle parmi nous se fait circoncire, comme ils sont eux-même circoncis, leurs filles et leurs troupeaux, leurs biens et tout leur bétail ne serait-il pas à nous?" Leurs filles et leurs troupeaux, voilà ce qu'ils voulaient obtenir, et la pratique religieuse de la circoncision n'était que le prétexte dont ils se servaient pour y parvenir. Lisez toute l'histoire (Genèse 34:20-26). 
2- Par des hypocrites. Voyez les pharisiens. Ils faisaient, pour l'apparence, de longues prières, mais ils dévoraient les maisons des veuves et cela aggravait leur condamnation devant Dieu (Luc 20:40-47).
3- Par les démons. Judas suivait les mêmes principes. Il était disciple de Jésus pour porter la bourse, mais en réalité, il était un fils de perdition. 
4- Par des magiciens. Simon le magiciens voulut obtenir le Saint-Esprit avec de l'argent, mais son jugement sortit de la bouche de l'apôtre Pierre: "Que ton argent périsse avec toi" (Actes 8:19-20). 

Je ne peux m'empêcher de penser que ceux qui deviennent religieux par amour du monde peuvent aussi facilement renoncer à la religion pour le même motif. Ainsi, Judas, qui suivait Christ tout en aimant l'argent, vendit son maître pour en acquérir. Répondre affirmativement à votre question, comme je vois que vous l'avez fait, et accepter cette réponse, ce ne peut être que païens, hypocrite et diabolique, votre salaire sera d'accord avec vos œuvres. 

A ces mots, les quatre amis se regardèrent longuement les uns les autres, mais ils ne trouvèrent rien à répondre à Chrétien. Plein d'Espoir approuva la réponse de son ami, puis il se fit un grand silence. Monsieur Intérêt-Personnel et ses compagnons restèrent en arrière, tandis que Chrétien et Plein d'Espoir, poursuivant leur route, les devancèrent. Alors Chrétien dit à son compagnon: "Si ces hommes ont la bouche fermée devant le jugement d'un de leurs semblables, comment subsisteront-ils devant le jugement de Dieu? Et s'ils sont muets devant un vase de terre, quelle sera leur attitude quand ils seront exposés au feu dévorant de la colère divine?" 

Par John Bunyan

vendredi 2 juin 2017

L'Évangile de Judas l'Iscariot: 2e partie

Romains 8:8-9 nous explique: "Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas". Et en Romains 13:14 :" Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises". Et encore, en Galates 5:16-17 : "Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez". 

Comment tous ces enseignements bibliques - mais qui ne flattent pas et n'approuvent pas les faux enseignements de la prospérité financière - peuvent-ils être ignorés si facilement? Très simple: en prétendant que la grâce de Dieu, qui couvre le croyant, est suffisante et que le croyant ne peut, et ne doit pas vivre dans la défaite. Son train de vie doit démontrer que la grâce de Dieu est sur lui. Ici, ils oublient volontairement que, si la richesse et la grandeur du train de vie d'une personne sont une démonstration de la grâce de Dieu sur elle; eh bien, de nombreux païens, pécheurs, sans foi ni loi sont grandement et richement bénis, alors que de nombreux chrétiens - surtout ceux persécutés, emprisonnés, maltraités et tués à cause de leur foi - sont, selon leur logique, totalement abandonnés par ce Dieu qu'ils servent pourtant avec une fidélité sans borne, prêts à perdre leur vie terrestre plutôt que de renier le Christ! Y aurait-il erreur quelque part? Non! Encore une fois, nous voyons aisément qui est dans l'erreur, et Jésus Lui-même nous dira en Matthieu 10:39 : "Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera".

Hébreux 11:35-40 : "Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection; d’autres furent livrés aux tourments, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection; d’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison; ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre. Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection".

Nous ne trouvons ici aucune promesse de richesses matérielles. Aucune promesse d'opulence! Et cela nous incite à nous questionner encore une fois: Sommes-nous si bons, nous les chrétiens modernes, que n'avons pas, et n'aurons surtout pas à passer par de si terribles tourments, simplement parce que désormais, nous vivons sous la protection de la grâce de Dieu?
 
Mais attendez un instant: Pierre, comment est-il mort? Crucifié. Et l'apôtre Paul? Décapité. Et l'apôtre Jacques? Mort par le glaive. Et tous les autres? N'étaient-ils pas tous également sous la grâce? Étaient-ils donc de moins bons chrétiens que nous le sommes aujourd'hui? Et Jésus, ne dira t'il pas de Lui-même en Matthieu 8:20 : "Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête". 
Une question: si le désir de richesse et l'accomplissement de tous nos rêves était l'objectif visé par Dieu lorsqu'Il envoya Jésus parmi les hommes, pourquoi ne l'a t'Il pas laissé (Jésus) poursuivre ces choses? Si Jésus est le chemin, comme nous nous entendons tous pour le dire, pourquoi suivons-nous un autre chemin qu'Il n'a pas arpenté? Ne savons-nous pas que ceux qui veulent s'enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition? (1 Timothée 6:9)

Sachons ceci: les ennemis de Dieu ont constamment soif de biens matériels et de satisfaire les convoitises de leur chair; ils ne sont jamais satisfaits, parce qu'ils ne connaissent pas ce qu'est le contentement. L'apôtre Paul, depuis sa prison, écrira aux Philippiens et aux chrétiens de notre génération cette exhortation: "Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses" (Philippiens 2:17-21). 

Ce n'est pas confortable, de suivre Jésus. Et l'église ne devrait pas être un lieu où il fait bon se reposer. C'est un lieu où le croyant et le non-croyant devrait retrouver son "moi" confronté à la parole de Dieu et où il apprendrait à s'humilier devant Dieu et devant les hommes; où le croyant serait instruit, édifié, relevé et exhorté afin de pouvoir à son tour témoigner de l'amour de Jésus dans le monde séculier dans lequel il vit les six autres jours de la semaine. Mais si on lui présente un évangile de positivisme, lui enseignant qu'à faire de la recherche de l'accomplissement de ses rêves sera le comble de la gloire qu'il donnera à Dieu, ce "croyant" perdra rapidement de vue ce que c'est que de suivre Jésus en restant dans un Évangile pur et saint. Car mettre l'accent sur les richesses, ou sur l'épanouissement du "moi" est bien intéressant du point de vue de la chair, mais totalement hérétique et antichrist du point de vue de Dieu, car le croyant qui s'attache à ces choses se détourne nécessairement de Dieu, qui ne devient qu'un pourvoyeur de fond qui obéi aux "déclarations faites par la foi" lancés par les fidèles. Jésus ne dira-t-il pas lors de son fameux sermon sur la montagne: "Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon". 

Nous savons que Mamon représente la divinité de la richesse matérielle, donc Jésus dit Lui-même ici que l'homme ne peut pas servir Dieu, et chercher à accumuler les biens matériels en même temps. Oserons-nous encore le contredire? Souvenons-nous bien de ses paroles en Apocalypse 22:18-19 : "Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre". C'est un jeu très dangereux que de tordre le sens des Écritures saintes afin de leur faire dire ce que Dieu n'a pas dit! Il ne se contredit pas, Il est immuable, Il ne changera jamais, et Ses paroles annoncées dans l'Évangile demeurent éternellement. (1 Pierre 1:25)  

Proverbes 1:19 : "Ainsi arrive-t-il à tout homme avide de gain; la cupidité cause la perte de ceux qui s’y livrent."
Proverbes 30:8  "Éloigne de moi la fausseté et la parole mensongère; ne me donne ni pauvreté, ni richesse, Accorde-moi le pain qui m’est nécessaire".

Comprenons simplement une fois pour toute que le combat spirituel que nous avons à mener - tentations, tribulations, maladie, etc... -contre les attaques extérieures des forces du mal nous suffisent déjà amplement sans que nous nous chargions nous-mêmes d'un fardeau de convoitises et de corruption, en recherchant ce que Jésus Lui-même nous dit de ne faire aucun cas. Il nous avertira d'ailleurs à cet effet en Luc 21:34 : "Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste". Nous comprenons aisément ici que les excès du manger et du boire représentent la fausse sécurité que le matérialisme représente. Mais que vaut cette fausse sécurité contre un cataclysme, contre une guerre, contre une maladie mortelle? Croyons-nous être préparés à rencontrer le Seigneur Jésus en gardant en nous des pensées constamment tournées vers le succès terrestre? Quelle différence y aurait-t-il avec les païens? Aucune, sauf que le supposé croyant aura utilisé le nom de Dieu en vain une partie de sa vie. On ne peut pas avoir un contact avec le ciel seulement dans le but de vivre mieux ici-bas. Ce qui est de chair et de sang ne pourra pas avoir part au royaume de Dieu, nous savons cela depuis longtemps. Pourquoi tant chercher à satisfaire les convoitises de cette chair (et de tous ses désirs) qui doit être crucifiée avec Christ sur la croix? Galates 5:24. (Voir aussi Romains 8:5-8) 

Ne sommes-nous pas appelés à être des temples de Dieu? Pourquoi essayer de remplir ce temple d'idoles d'argent, de moi, encore moi et rien que moi? 2 Corinthiens 6:16-18 nous dit: "Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit: J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant". L'argent et les biens matériels ne sont pas impurs en soi, mais ils le deviennent lorsqu'ils prennent la place en nous qui devrait revenir à Dieu seul! Le premier Adam terrestre s'est affectionné aux choses de la Terre. Il s'est laissé entraîner par ses yeux, et il a ardemment désiré manger de l'arbre défendu au point de faire entrer le péché dans le monde. Dieu, sans Sa grande bonté, nous a envoyé le second Adam, céleste celui-là, en la personne de Jésus-Christ, afin de nous délivrer du péché qui nous retenait captif de la chair et de ses désirs pécheurs. Si nous prétendons que Christ nous a délivré du péché et de la mort, pourquoi désirons-nous tant demeurer esclaves du premier Adam, en gardant constamment nos yeux fixés sur le terrestre, sur ce qui est corruptible?  Que le Seigneur nous délivre de ce poison, et que nous fassions nôtre cet enseignement de Jésus en Matthieu 6:19-21 : "Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur".

Prions.
Seigneur Dieu, nous venons devant Toi dans la prière en ce moment. Nous désirons de tout cœur te louer et t'adorer pour tout ce que Tu es, pour tout ce que Tu fais, mais aussi, Tu vois comme notre cœur est mauvais et comme nous nous attachons facilement à ce que nos yeux voient et à ce que nos mains peuvent toucher. Nous te prions d'abord pour nous-mêmes, qui croyons être debout, afin que nous ne tombions pas par orgueil, car ce n'est pas inutilement que Ta parole, Seigneur, nous enseigne que nous sommes des brebis. Comme une brebis n'est pas très intelligente et est totalement sans défense, et c'est là notre partage, sans Toi, Jésus, nous sommes notre pire ennemi, nous sommes sans intelligence et nous sommes libres de tomber dans toutes sortes de péchés qui nous éloignerons de Toi. Oui, protège-nous de nous-mêmes! C'est Toi notre berger, et nous sommes tes brebis. Nous n'avons d'autre valeur que celle que Tu veux bien nous accorder, et nous savons que notre esprit est d'un grand prix à tes yeux et que Tu le chéris avec jalousie. Mais voilà, Tu vois nos cœurs, comme ils sont si faciles à se détourner de Toi. Un rien nous éloigne de Ta vérité, et nous retournons dans la boue du péché desquels nous avons supposément été tirés. S'il Te plaît, Seigneur Dieu, délivre-nous de nous-mêmes, et accordes-nous de marcher en conformité avec nos paroles, afin qu'elles ne soient pas vaines. Il est aisé de faire la plus belle profession de foi qui existe, mais que valent des paroles non éprouvées? Tu nous éprouves tantôt par ceci, tantôt par cela, mais toujours Tu restes fidèle et Tu ne changes jamais. C'est bien la raison pour laquelle nous plaçons notre espérance en Toi, sachant que Ta volonté est au-dessus de toutes choses, et surtout, nous voulons qu'elle soit faite en nous, comme elle est faite au ciel. S'il te plaît Seigneur, délivre nos frères et sœurs de l'emprise des faux enseignants; éclaire leur intelligence par ton Esprit, afin qu'ils puissent respirer ton air pur; qu'ils puissent enfin s'abreuver aux eaux de la grâce. Par Ton Esprit, éclaire leur intelligence afin qu'ils comprennent les Écritures et qu'ils fuient la corruption de la chair en la clouant avec Christ sur la croix. Jésus, Tu es notre source d'eau vive, et c'est Toi notre richesse par excellence, car lorsque nous avons reçu ton pardon, nous avons reçu le plus beau cadeau qui soit, et notre espérance est maintenant tournée vers la récompense éternelle promise à ceux qui auront marché fidèlement à Ta suite, avec crainte et tremblement. Ô Dieu, Père Saint, fait éclater Ta gloire parmi nous; donne-nous un cœur pur afin que nous puissions Te voir, par Jésus-Christ et son enseignement pur et sans tache. Nous nous abreuvons à Ta source, Ta parole est notre appui, en Toi se trouve toute sagesse, toute intelligence et c'est vers Toi que nous soupirons, désirant plus que tout être régénérés en Ton amour, délaissant déjà ici-bas ce qui est de ce monde, car nous ne sommes pas de ce monde, et comptant sur Toi, Seigneur Dieu, pour être revêtus des habits des noces de l'Agneau afin d'être acceptés là-haut dans la gloire du Père. Que toute la gloire, l'honneur et la louange te soit rendue, Père Éternel, dans le précieux nom de Jésus, Amen.   

Galates 5:13  Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres.

2 Jean 1: 8-11: "Prenez garde à vous-mêmes, afin que vous ne perdiez pas le fruit de votre travail, mais que vous receviez une pleine récompense. Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas: Salut! car celui qui lui dit: Salut! participe à ses mauvaises œuvres". Cela est une mise en garde ultime à pas même donner un seul centime à ces enseignants qui proclament une autre doctrine que celle de Christ, car ce faisant, nous participons à leurs mauvaises œuvres et nous attirerons sur nous la ruine qui leur est destinée. 

Que toute gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.