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dimanche 20 octobre 2024

Le trône de grâce, par John Bunyan

 

Les enfants de Dieu savent distinguer un trône d'un autre. Comme je l'ai déjà dit, je m'appuie pour l'affirmer sur le fait que le trône ne nous est pas décrit ici par des signes qui pourraient nous le faire reconnaitre, mais seulement désigné par son nom, trône de grâce: "Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce". Établissons d'abord s'il y a un trône de la grâce, nous verrons ensuite que c'est le privilège des enfants de Dieu de distinguer ce trône de tout autre trône. 

Il y a un trône de grâce, cela est certain puisque le texte le dit; le propitiatoire, si souvent mentionné dans l'Ancien Testament, en était un modèle; les mots de siège et de trône ne peuvent aucunement annuler cette supposition. Il arrive souvent dans la Bible que la chose elle-même soit décrite d'une manière beaucoup plus complète et glorieuse que sa représentation. La raison en est que les réalités célestes sont plus parfaites que le reflet qui les représente. Que sont un agneau, un taureau, un bœuf, ou un veau comparés à Christ, ou leur sang à côté du sang de Christ? Qu'est la Jérusalem de Canaan, en comparaison de la nouvelle Jérusalem qui descendra du ciel, ou le tabernacle édifié en matières corruptibles, à côté du Christ ou même du Ciel? Rien d'étonnant alors s'ils nous sont présentés avec des mots d'un ordre inférieur; les mots les plus expressifs et les plus aptes étant réservés à la représentation des réalités supérieures.

Avant de continuer à vous donner une description plus détaillée de ce trône de grâce et de la manière dont nous pouvons le connaitre, je veux dire quelques mots des termes eux-mêmes et montrer brièvement ce qu'ils signifient.

L'importance du mot "grâce"

Par ce mot il nous faut entendre la volonté libre, souveraine et parfaite de Dieu, agissant en Christ à l'égard de son peuple. Grâce et miséricorde sont des mots qui ont des significations différentes; miséricorde signifie pitié ou compassion débordante et infinie pour tout ce qui est misérable et impuissant. Grâce signifie que Dieu agit en toute liberté dans sa parfaite souveraineté, et non pressé ou torturé par la misère d'une créature qui susciterait son acte. 

N'y avait-il pas des sujets dignes de pitié parmi ceux qui, dans l'Ancien monde, périrent par le déluge ou qui, à Sodome, furent consumés par le feu du ciel? Sans aucun doute, il y en avait beaucoup. Noé seul trouva grâce aux yeux de Dieu, non pas qu'en lui-même il fut meilleur que les autres, mais Dieu agit envers lui comme un Prince clément et lui donna en partage la miséricorde de par sa volonté et son agrément souverains. Au début cela ne fut pas aussi manifeste que par la suite. C'est pourquoi le propitiatoire ne s'appelait pas, comme ici, un trône de grâce, mais un siège de miséricorde. 

Cependant, ce mot revêt une grande et glorieuse signification, car le siège de miséricorde prouvait non seulement que Dieu avait de la compassion pour les hommes, mais que c'était là son perpétuel lieu de repos, où Il finirait par se retirer, où Il s'assoirait et demeurerait, malgré le travail pénible et épuisant qu'il lui restait encore à fournir, à Lui, le Maitre Potier, pour façonner son église ( Jérémie 18 v.1-10). Un siège est un lieu de repos et préparé dans ce but; ce siège est appelé ici miséricorde, pour montrer, comme je l'ai dit, qu'aussi redoutable et terrible que soit le travail en train pour l'église de Dieu dans le monde, il se terminera dans la miséricorde, car c'est le lieu de repos de Dieu. 

Dieu, après avoir si sévèrement menacé et puni son église en la comparant à une prostituée, comme vous pouvez le lire dans Ezéchiel 16 v.42 :" J'assouvirai ma colère contre toi et tu ne seras plus l'objet de ma jalousie ; je m'apaiserai, je ne serai plus irrité". Et à nouveau, parlant du même peuple et des mêmes châtiments, Il dit: Mais je me souviendrai de mon alliance avec toi au temps de ta jeunesse et j'établirai avec toi une alliance éternelle". Et encore: "J'établirai mon alliance avec toi et tu sauras que je suis l'Éternel afin que tu te souviennes du passé et que tu rougisses, afin que tu n'ouvres plus la bouche et que tu sois confuse, quand je te pardonnerai tout ce que tu as fait, dit le Seigneur, l'Éternel" (Ézéchiel 16:42; 60-63). Ce sont là des passages qui témoignent, parmi beaucoup d'autres, que la miséricorde est le lieu de repos de Dieu, où Il se retirera à la fin, et d'où Il bénira Son église et Son peuple.

Mais le mot "trône" ou "trône de grâce" est plus riche en gloire; non seulement le mot "grâce" montre que Dieu, par tout ce qu'il fait pour nous en nous sauvant et en nous pardonnant, agit en Seigneur et en Souverain selon sa propre volonté et à son gré, mais aussi parce qu'il dit maintenant que sa grâce est devenue une reine: un "trône de grâce". Un trône est non seulement un siège de repos, mais un lieu de dignité et d'autorité. Tous le savent.

Ce mot "trône" ou "trône de grâce" signifie que Dieu règne et gouverne par sa grâce. Il peut le faire à juste titre. "Ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur (Romains 5:21). Comme ici, mention est faite d'un trône de grâce, cela montre que le péché, satan, la mort et l'enfer doivent être domptés. Toutes les puissances qui viennent d'être énumérées ne sont finalement que faiblesse et destruction, mais la grâce est souveraine, elle est la source de la vie, elle dominera sur toutes choses.

Par John Bunyan 

dimanche 21 juillet 2024

Un encouragement au sein de la tentation, par John Bunyan


Si le Seigneur Jésus-Christ désire que son offre de miséricorde soit présentée en premier aux plus grands pécheurs, celui qui est tenté peut retirer un encouragement de cette vérité. Au sein de la tentation, qu'il s'appuie sur le grand amour de Christ pour courir vers lui et trouver l'aide et la consolation dont il a besoin.

Celui qui est en proie à la tentation, où qu'il vive, se considère toujours comme le plus grand des pécheurs, le plus indigne de la vie éternelle. Cette pensée est un levier privilégié pour satan: "Bien sûr, tu es un pécheur totalement étranger à l'œuvre de la grâce divine". C'est sa massue, son arme de choix, son chef-d'œuvre, le chant favori qu'il susurre partout à l'envi. Il n'y a à mon avis que peu de croyants au monde qui n'ont pas entendu le grincement de cette tentation leur résonner à l'oreille. Mais si seulement ils se rendaient compte que satan ne fait ainsi que les pousser, réellement bien qu'involontairement, vers l'issue qu'il leur faut emprunter, ils ne tarderaient pas à échapper à ses pièges.

Il accuse le croyant d'être un grand pécheur, un horrible misérable, un homme profane qui n'a pas son égal en bassesse dans tout le pays. En même temps, Christ demande précisément à ses serviteurs d'annoncer la miséricorde divine en premier aux plus grands pécheurs. Ainsi donc, cette tentation devrait nous pousser directement dans les bras de Jésus-Christ!

Si seulement le croyant en proie à la tentation le réalisait, il pourrait rétorquer immédiatement: "Oui, satan, c'est exactement ce que je suis, un pécheur de la plus grande envergure. C'est pourquoi j'ai d'autant plus de besoin de Jésus-Christ. En fait, Jésus m'appelle précisément parce que je suis un tel misérable, et il m'appelle pour m'offrir sa grâce en premier, parce que je suis comme les pécheurs de Jérusalem. Le pire des pécheurs, c'est moi, alors retire-toi et laisse-moi passer, car j'ai le droit d'aller en premier à Christ". Le diable serait ainsi pris à son propre piège et vaincu. Il se dirait: "Je ne doit plus m'approcher de cet homme selon cette ligne d'attaque car cela lui donne l'arme pour me défaire".

C'est ce que veut dire Pierre quand il écrit: "Résistez-lui avec une foi ferme" (1 Pierre 5:9). Paul, quant à lui, déclare: "Prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin" (Éphésiens 6:16). Autrement, pourquoi serait-il dit: "À commencer par Jérusalem" (Actes 1:8), si les pécheurs de Jérusalem ne devaient pas en profiter? Et si je veux en tirer profit, il me faut m'en souvenir quand satan m'assaille avec le souvenir continuel de mes péchés, de mes terribles "péchés de Jérusalem". Le diable et ma conscience se liguent pour me dire que je suis le pire des pécheurs, mais justement Christ offre en premier sa grâce aux pires des pécheurs!

La manière dont il offre cette grâce est en outre particulièrement adaptée aux besoins de mon esprit. Je me lamente de mes péchés; je me désole du fond du cœur qu'une seule pensée coupable y soit jamais entrée et y ait trouvé du répondant. Si j'obtenais mon souhait le plus cher, il n'y aurait plus jamais dans mon cœur de place pour autre chose que la grâce et la foi qui viennent du Seigneur Jésus. Je ne dis pas cela pour atténuer la méchanceté de ma nature. Je ne désire pas, pour tout l'or du monde, que ma conscience me mette à une autre place qu'à celle du pire des pécheurs, afin que je sois le premier invité par la grâce de Jésus mon Sauveur à venir à lui pour trouver la miséricorde.

Par John Bunyan     

samedi 9 février 2019

Se voir comme un des pires ouvre la voie au pardon, par John Bunyan

La miséricorde s'offre aux plus grands des pécheurs. En fait, si vous vous placez dans cette catégorie en pensant que vous êtes l'un des pires, vous ne serez pas repoussé jusqu'à ce que ces plus grands pécheurs soient servis. En effet, Christ invite de tels hommes à venir à lui en premier. En conséquence, s'ils viennent, ils ont toutes les chances d'être les premiers à recevoir le salut. Il en fut ainsi naguère à Jérusalem. Les pécheurs de la ville furent les premiers à être invités, et les premiers à venir, trois mille d'entre eux au premier jour de l'annonce du message de la grâce, et personne ne peut dire combien vinrent ensuite. Ils furent servis en premier au comptoir de la grâce. 

Mettez votre nom parmi ceux des plus grands pécheurs, de peur d'avoir à attendre avant d'être servi. Certains se pensent très malins parce qu'ils se placent dans la catégorie de ceux qui prétendent pratiquer correctement une religion. Ils s'adressent à Dieu (pensent-ils), et lui disent: "Ô Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas aussi mauvais que les pires des pécheurs." Mais croyez-moi, si un jour ils sont effectivement sauvés, ce sera parmi les derniers. Ceux qui se regardent comme étant les premiers seront servis en dernier, et les derniers (ou les pires à leurs propres yeux) seront les premiers. C'est ce que la Parole laisse entendre, et la raison apporte son soutien à cette vérité, car ce sont ces hommes-ci qui ont le plus besoin du salut. 

Voyez donc comment les voies de Dieu sont au-dessus des nôtres. Nous servirions les pires des hommes en dernier, mais Dieu le fait en premier. L'homme qui gisait près de la piscine de Béthesda était, me semble-t-il, un de ceux qui se trouvait là depuis le plus longtemps. Il gisait dans l'état le plus misérable et impotent, et c'est lui que Jésus guérit en premier. En fait, nous ne lisons pas que le Seigneur en ait guéri un autre en cet endroit! C'est pourquoi, si vous voulez recevoir le salut sans tarder, placez votre nom parmi les pires des pécheurs. Quand vous vous agenouillez devant Dieu pour l'implorer, dites-lui: "Seigneur, je suis un pécheur de Jérusalem! un pécheur de la pire espèce! mon fardeau est énorme et tellement pesant, je ne tiendrai pas longtemps avant de sombrer dans la perdition de l'enfer si ta main ne vient me relever! Éternel, ne t'éloigne pas! Toi qui es ma force, viens en hâte à mon secours!"

Oui, placez votre nom avec ceux de Marie de Magdala et du roi Manassé, afin de partager la bénédiction dont ils ont bénéficié. 


Par John Bunyan

dimanche 29 juillet 2018

Prier en Esprit, par John Bunyan

Car nous ne savons pas ce qu'il convient de demander dans nos prières.

Notez bien ici la phrase "ce qu'il convient". Ne pas avoir pensé à ces mots, ou du moins ne pas les avoir compris en esprit et en vérité, a été l'occasion pour certains hommes d'inventer, comme le dit Jéroboam, une autre façon d'adorer que celle révélée dans la parole de Dieu (1 Rois 12:26-33). Mais, dit Paul, nous devons prier comme il convient, et cela est impossible avec tout l'art, l'adresse, la ruse et les stratagèmes des hommes ou des anges. Car nous ne savons pas ce qu'il convient de demander dans nos prières , mais c'est l'Esprit et qui plus est "l'Esprit lui-même" qui doit nous aider dans notre faiblesse, non pas l'Esprit et les convoitises humaines. Ce que l'homme peut imaginer et comploter dans son propre cerveau est une chose, mais ce qu'il lui est ordonné de faire et qu'il devrait faire en est une autre.

Beaucoup demandent et ne reçoivent pas, car ils demandent mal, et ainsi ne connaissent jamais la joie des exaucements (Jacques 4:3). Prier au hasard ne poussera pas Dieu à exaucer. Pendant qu'on prie, Dieu sonde le cœur pour connaître la racine de la prière et l'esprit qui l'inspire (1 Jean 5:14). "Celui qui sonde les cœurs sait (c'est-à-dire approuve) la pensée de l'Esprit parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints. Il ne nous écoute que si ce que nous demandons est conforme à sa volonté, jamais autrement. Seul l'Esprit peut nous enseigner la façon de demander; lui seul étant capable de sonder toutes choses, même celles de Dieu. Sans cet Esprit, posséderions-nous un millier de livres de prières, nous ne saurions ce qu'il convient de demander;  à cause des infirmités qui nous rendent cette tâche impossible. 

L'Esprit seul peut révéler clairement à l'homme la pauvreté de sa nature et le mettre dans l'attitude de la prière. Des mots ne sont que des mots; l'adoration n'est qu'intellectuelle si elle ne comporte pas un sentiment de misère. Ô audite hypocrisie des cœurs! Elle inspire les prières de milliers d'hommes considérés de nos jours et qui ne réalisent pas leur misère. Mais lorsque l'Esprit travaille Il nous révèle avec douceur la misère de notre âme, ce qu'elle est et ce qu'elle peut devenir, et aussi l'impossibilité de tolérer cette condition. Car c'est l'Esprit qui nous donne avec efficacité la conviction de notre péché et de notre misère sans le Seigneur Jésus, et amène l'âme à prier Dieu d'une manière douce, sérieuse, consciente, pleine d'amour, selon sa Parole (Jean 16:7-9).  

Pour que l"âme prie vraiment, il lui faut prier en Esprit et avec l'aide de sa puissance, car il n'est pas possible à un homme de s'exprimer en prière sans l'Esprit. Je veux dire qu'il est impossible que, sans l'aide de l'Esprit, le cœur puisse s'épancher devant Dieu, sincèrement et tendrement, avec des gémissements et des soupirs, qui sont les signes d'une véritable prière. Dans la prière il ne faut pas regarder à la bouche, mais au cœur qui doit être si plein de tendresse et de sérieux, qu'il lui est impossible d'exprimer ses désirs de manière intelligible. L'homme prie vraiment  lorsque ses sentiments sont si forts, si nombreux et si puissants que les mots, les larmes et les gémissements venant du cœur ne peuvent les exprimer: L'Esprit nous aide dans notre faiblesse, et intercède lui-même pour nous par des soupirs inexprimables (Romains 8:26).

Ô pauvreté de la prière qui ne va pas plus loin que les mots! L'homme qui prie sincèrement ne peut, avec sa bouche ou sa plume, énoncer les désirs inexprimables, les sentiments, l'amour et l'inspiration ardente qui s'élèvent vers Dieu dans sa prière. Les meilleurs prières s'expriment souvent plus en gémissements qu'en paroles; les paroles ne sont qu'un pauvre et pâle reflet des sentiments du cœur. Vous ne pouvez trouver de prières de Moïse exprimées en paroles lors de sa sortie d'Égypte quand il fut suivi de Pharaon, et cependant, il fit résonner le ciel de ses cris (Exodes 14:15). Dieu est le Dieu des esprits et son regard se porte au-delà de nos pratiques religieuses (Nombres 16:22). Mais la plupart de ceux qui voudraient être tenus pour membres d'un peuple qui prie n'y pense guère (1 Samuel 16:7).

Plus un homme entre dans l'oeuvre que Dieu lui ordonne et l'exécute selon Sa volonté, plus il rencontre de difficultés; car l'homme, en tant qu'homme, ne peut le faire. Paul savait ce qu'il disait, en écrivant: "Je prierai par l'Esprit". Il savait que ni les écrits, ni les paroles des autres, ne pourraient faire de lui un homme de prière; seul l'Esprit pouvait le faire.

Par John Bunyan

samedi 23 juin 2018

Conseils au peuple de Dieu, par John Bunyan

1. Sachez que, malgré l'assurance où vous êtes de marcher dans la voie de Dieu, vous rencontrerez des tentations.

2. Dès le premier jour où vous entrerez dans l'église de Christ, méfiez-vous, car vous aurez à faire face à des tentations.

3. Quand elles viendront, demandez à Dieu d'en venir à bout. 

4. Soyez jaloux de votre propre cœur; qu'il ne vous déçoive ni dans votre assurance du ciel, ni dans votre marche avec Dieu dans le monde.

5. Prenez garde aux flatteries des faux frères. 

6. Restez dans le chemin et la puissance de la vérité.

7. Regardez surtout aux choses invisibles.

8. Prenez garde aux péchés qui vous semblent sans gravité.

9. Gardez la promesse dans votre cœur.

10. Renouvelez vos actes de foi dans le sang de Christ.

11. Tâchez d'analyser l'oeuvre de votre génération pour discerner en elle ce qui est bon et ce qui est mauvais.

12. Efforcez-vous de marcher avec les meilleurs chrétiens.

Que la grâce soit avec vous.

Par John Bunyan 

samedi 31 mars 2018

Perdre Christ, par Charles H. Spurgeon

"Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé..." Cantiques des Cantiques 3:1.


Dis moi où tu as perdu la compagnie de Christ, et je te dirai le plus vraisemblablement où le retrouver. As-tu perdu Christ dans ta vie secrète en négligeant la prière? Alors c’est là que tu dois le chercher et le retrouver. As-tu perdu Christ par le péché? Tu ne trouveras Christ par aucun autre moyen qu’en livrant le péché, et en cherchant par le Saint-Esprit à mortifier le membre dans lequel la convoitise réside. As-tu perdu Christ en négligeant les Écritures? Tu dois retrouver Christ dans les Écritures. Il est un proverbe vrai: Cherche une chose où tu l’as laissée tomber, elle est là. Ainsi cherche Christ où tu l’as perdu,  car il n’est pas parti. Mais c’est une tâche difficile de retourner à Christ. Bunyan nous dit: "Le pèlerin a trouvé la pièce sur le chemin d’un retour au berceau de la tranquillité, où il a perdu son rouleau, le plus difficile voyage qu’il n’ait jamais réalisé". Vingt kilomètres en avant sont plus facile â faire qu’un seul en arrière, vers l’évidence perdue. Prenez soin alors, quand vous aurez trouvé votre Maître, de le servir de près. 

Mais comment se fait-il que vous l’ayez perdu? Qui aurait pensé que vous vous seriez éloigné d’un tel précieux ami, dont la compagnie vous est si chère? Comment se fait-il que vous n’ayez veillé à lui à chaque instant par crainte de le perdre de vue? Pourtant, puisque vous l’avez laissé partir, quelque grâce que vous soyez en train de le chercher, même si vous gémissez comme endeuillé, "Ô que je sache où je pourrai le retrouver!" Continuez à le chercher, car il est dangereux d’être sans le Seigneur. Sans Christ vous êtes comme une brebis sans son berger; comme un arbre sans eau à ses racines; comme une feuille desséchée par la tempête qui n’est plus reliée à l’arbre de vie. De tout ton cœur cherche-le, et il se laissera trouver par toi; seulement, donne-toi entièrement à l’investigation, et, véritablement, tu le découvriras encore pour ta joie et ton allégresse.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 24 mars 2018

Accablé par les épreuves

Tu es accablé de tourments et il te semble qu'à tout moment tu seras emporté par ce qui te semble être comme une avalanche d'adversité. Ce qui vient contre toi est d'une brutalité inouïe, et seul, tu n'as pas la force de résister contre la détresse qui t'envahi. Où que tu regardes, tu ne vois que tristesse et désolation; nul secours n'est en vue. La nuit, le jour, les larmes ont inondé ton visage au point où la source en est comme tarie. À quoi bon résister? Il te serait si facile de te laisser entraîner au gré du vent de la tempête qui fait rage... Mais tu penses à tes proches, à ton ou tes enfant(s), et tu veux encore résister. Mais où trouver la force, puisqu'il te semble que tu n'en as plus? Alors que tu marches dans la vallée de l'ombre de la mort, et que tu ne sais plus vers quoi et vers qui te tourner, Jésus est encore et toujours là. Esaïe 9:1 nous le présente comme "une lumière qui resplendit dans les ténèbres". Il renouvelle notre espérance, non seulement pour ici-bas, mais aussi en ce qui a trait à la gloire de la présence de Dieu dans son royaume céleste. 

John Bunyan, prédicateur de l'Évangile dans les années 1600 en Angleterre, fût jeté en prison à cause de sa foi, et c'est là qu'il écrivit la plupart de ses ouvrages, y compris le fameux "Voyage du Pèlerin". Il décrit dans ce livre, sous la forme allégorique d'un rêve, le chemin parsemé d'embûches d'un pèlerin nommé Chrétien jusqu'à la majestueuse cité céleste. Alors qu'il parcourait lui aussi la vallée de l'ombre de la mort, le pèlerin y affronta bien des tourments et, lorsque le soleil se leva enfin, il constata alors l'étendue de la délivrance dont Dieu l'avait comblé, car à travers ses épreuves, il n'était pas seul, Dieu était avec lui. Il s'écria alors: "Que de surprenantes merveilles ta sagesse infinie a fait voir à mes yeux! Mon Dieu, que ne puis-je en tous lieux célébrer hautement tes bontés sans pareilles! Mon âme était environnée de pièges et d'écueils, de ténèbres, d'horreurs, de la mort et de ses frayeurs; mais ta puissante main, Seigneur, l'a délivrée. À travers d'affreux précipices, malgré mes ennemis, l'enfer et ses suppôts, Tu m'as conduit vers ton repos, et tu veux me combler d'immortelles délices. C'est là que remplit d'allégresse, sauvé par ton secours, comblé de tes bienfaits, je veux célébrer à jamais de tes faits glorieux la profonde sagesse. "  

Seigneur Dieu tout-puissant, nous nous présentons devant toi par la prière pour tous ces gens accablés par les épreuves. Leur détresse est grande, et nous croyons que leur secours est en toi seul. Nous te remercions pour l'ensemble de tes œuvres et pour ton plan de salut merveilleux, et nous te prions, Père Éternel de les délivrer de leur situation difficile. Accordes-leur ta paix et ton repos, afin qu'ils puissent témoigner de toutes les bénédictions dont tu les as comblés. Oui tu as dit, Jésus: "venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos", et nous croyons que Ta parole est vraie. Tu donnes la force et le courage à ceux qui n'en ont plus; tu donnes le repos de l'âme au milieu des pires afflictions. Merci ô Dieu, de tes promesses, merci parce qu'un jour Tu as dit par la bouche de ton prophète Esaïe: "Ne crains rien, car je suis avec toi; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante". Merci de la délivrance présente et à venir que Tu as en réserve pour ceux qui font appel à Ton nom. Cette délivrance n'est peut-être pas toujours celle que nous attendons, mais nous savons que Tu fais toutes choses bonnes pour ceux qui t'aiment, car Toi aussi, tu les aimes et ils sont comme la prunelle de Tes yeux. Merci parce que Tu fais toutes choses pour et par Ta gloire, et ce que nous te demandons, nous le demandons afin que Tu sois élevé, ô Dieu, dans le précieux nom de Jésus-Christ, notre Sauveur et Seigneur personnel, Amen.  

vendredi 23 juin 2017

Une réponse de John Bunyan(1628-1688) à l'évangile moderne

Un avertissement (de plus) à ne jamais croire que la piété est une source de gain matériel...

Messieurs Intérêt-Personnel, Ami-du-Monde, Ami-de l'Argent et Accapare-Tout marchent ensemble sur le sentier menant à la cité céleste. Devant eux marchent Chrétien et Plein-d'Espoir. Tous ont un point en commun: ils prétendent être religieux ou chrétien. Certains sont réellement chrétiens, les autres sont des menteurs. 

Nous les rejoignons dans leur marche alors que Monsieur Ami-de-l'Argent demande à Monsieur Intérêt-Personnel: Qui sont ces gens qui marchent là, devant nous? 
- Ce sont deux citoyens d'un même pays qui font un pèlerinage à leur manière, 
- Pourquoi ne nous ont-ils pas attendu, afin que nous puissions jouir de leur compagnie? Car je pense qu'eux et nous, et vous aussi, Monsieur, faisons le même voyage. 
- C'est vrai, mais ces pèlerins qui marchent devant nous sont si rigides, si attachés à leurs propres opinions, ils estiment si peu celles des autres que dès qu'un homme, si bon soit-il, ne pense pas exactement comme eux, ils se séparent de lui.
- C'est mal, dit Accapare-Tout; mais j'ai lu quelque part qu'il existe des hommes "justes à l'excès". Leur sévérité les porte à juger et à condamner tout le monde sauf eux-mêmes. Mais dites-moi, je vous prie, sur quels points différiez-vous d'opinion? 
- Eh bien, ils considèrent que d'après leurs principes, ils doivent poursuivre leur voyage par tous les temps, et moi je trouve qu'il faut s'inquiéter du vent et de la marée. Ils risquent tout ce qu'ils possèdent pour Dieu, et je trouve qu'il faut assurer sa vie et sa position. Ils maintiennent leur opinion, lors même que le monde entier serait contre eux; mais je trouve qu'il faut avoir juste autant de religion que l'époque, le temps et et notre avantage le permettent. Ils restent fidèle à la piété lorsqu'elle est exposée à l'opprobre et aux injures, tandis que j'aime la religion lorsqu'elle est honorée et applaudie. 
- Tenez-vous ferme dans vos principes, cher Monsieur, dit Ami-du-Monde. Pour ma part, je considère comme fou, celui qui, ayant la liberté de conserver ce qu'il a, est assez insensé pour le perdre. Soyons "prudents comme des serpents;" il faut "moissonner pendant que le soleil brille!" Vous avez remarqué comme l'abeille demeure tranquille en hiver, et ne butine que lorsqu'elle peut en retirer profit et plaisir. Dieu lui-même envoie tantôt la pluie, tantôt le soleil; s'il est des hommes assez stupides pour voyager par la pluie, qu'ils le fassent; mais nous, nous attendrons le beau temps! Pour moi, j'aime la religion qui s'accorde avec la possession des biens que Dieu nous octroie, car quel est l'être raisonnable qui prétendrait que Dieu ne veut pas que nous conservions, pour l'amour de lui, les biens qu'il nous a départis? Abraham et Salomon étaient riches, et Job a dit que l'homme juste "amasse l'or comme la poussière." Mais ce ne doit pas être le cas de ces hommes qui marchent devant nous, s'ils sont tels que vous les avez décrits. 
- Je crois que nous sommes tous d'accords sur ces sujets; il est donc inutile d'en parler davantage, dit Accapare-Tout. 
- Non, il n'y a plus rien à ajouter, car celui qui ne suit ni l'Écriture, ni sa raison - et vous avez remarqué que toutes deux sont pour nous - méconnaît sa liberté et ne recherche pas sa propre sécurité, dit Ami-de-l'Argent. 

- Mes frères, dit Intérêt-Personnel, nous faisons tous le même pèlerinage; permettez-moi, comme diversion, de vous proposer de résoudre cette question: Supposez qu'un homme, pasteur, commerçant, ou autre, trouve l'occasion d'acquérir les biens de ce monde, mais qu'il ne puisse les obtenir qu'en devenant, au moins en apparence, très zélé sur certains points de doctrine qu'il n'avait pas professé jusqu'alors,  ne pourrait-il pas atteindre son but, et être cependant un homme tout à fait honnête?
- Je comprends parfaitement votre question, dit Ami-de-l'Argent, et si ces messieurs me le permettent, j'essaierai de vous donner une réponse exacte. Et tout d'abord, parlons du pasteur. Supposons donc, qu'un pasteur, très digne homme, ait un très petit revenu, et qu'il se présente, pour lui, un poste plus avantageux, qu'il pourrait obtenir à condition d'être plus zélé, de prêcher plus fréquemment, et à cause du caractère de son troupeau, de renoncer à quelques-uns de ses principes. Je ne vois, pour ma part, aucune raison qui pourrait l'empêcher d'accepter ce poste, tout en restant un honnête homme. 
Car; 1- son désir d'avoir un plus fort revenu est légitime; il ne peut en douter puisque la Providence le lui offre. Il peut donc accepter cette place plus avantageuse sans en faire un cas de conscience. 
2- Le fait d'accepter ce poste le rendra plus zélé, plus studieux, et le développera ainsi spirituellement, ce qui ne peut qu'être agréable à Dieu.
3- En s'accommodant au caractère de son troupeau pour mieux le servir, même s'il doit, pour cela, abandonner quelques uns de ses principes, il fait preuve d'abnégation, de dévouement; il se fait tout à tous, ce qui est un précepte apostolique. 
4- Je conclus donc qu'un pasteur qui abandonne un poste modeste pour un plus avantageux, ne doit pas être accusé de cupidité; au contraire, son influence étant plus étendue, il aura plus d'occasions de faire le bien en saisissant l'avantage qui se présente à lui. 

Et si nous considérons que la question s'applique à un commerçant, je répondrais: supposons un négociant ayant un emploi peu rétribué et qui, en pratiquant davantage la religion, pourrait améliorer sa position, car il trouverait ainsi l'occasion d'épouser une femme riche, ou attirerait plus de clients dans son magasin. Pour ma part, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas légitimement agir ainsi. 
Car: 1- Devenir religieux, c'est une vertu, quelque soit le mobile qui le pousse à l'être.
2- Il n'est pas défendu d'épouser une femme riche, ou d'attirer des clients dans son magasin.
3- Celui qui obtient ces avantages en devenant religieux, les acquiert de personnes qui sont bonnes et devient bon lui-même. Donc, obtenir une femme riche, de bons clients, et un bon gain en devenant religieux, est chose bonne et permise. 

Cette réponse de Monsieur Ami-de-l'Argent à Monsieur Intérêt-Personnel, fut applaudie de tous. Et comme ils s'imaginaient que personne ne pouvait la contredire, et que Chrétien et Plein-d'Espoir étaient encore à leur portée, ils les appelèrent, afin de leur poser la question et de les confondre par cette réponse, pour les punir de s'être opposés auparavant à Monsieur Intérêt-Personnel. 

Entendant leur appel, Chrétien et Plein-d'Espoir s'arrêtèrent et les attendirent.
Les autres résolurent entre eux, tout en marchant, que ce ne serait pas Monsieur Intérêt-Personnel qui leur poserait la question, mais le vénérable Monsieur Ami-du-Monde, afin que les pèlerins ne fassent pas une réponse aussi vive que celle qu'ils avaient adressée à Monsieur Intérêt-Personnel avant de le quitter. Ils les rejoignirent donc, et après les salutations d'usage, Monsieur Ami-du-Monde leur posa la question en leur demandant d'y répondre s'ils le pouvaient. 
- Le plus jeune enfant dans la foi serait capable de répondre, dit Chrétien, à dix milles questions semblables. Car s'il est déjà mal de suivre Christ pour du pain (Jean 6:26) comme il est écrit, à plus forte raison est-il abominable de faire de lui, et de la religion, un prétexte pour obtenir des avantages matériels et mondains. Aussi, une semblable opinion ne peut être soutenue que par des païens, des hypocrites, des démons ou des magiciens. 
1- Par des païens, car lorsque Hémor et Sichem, convoitant les filles et les troupeaux de Jacob, virent qu'il n'y avait pas d'autre moyen de les obtenir que de se faire circoncire, ils dirent à leurs compagnons: "Si tout mâle parmi nous se fait circoncire, comme ils sont eux-même circoncis, leurs filles et leurs troupeaux, leurs biens et tout leur bétail ne serait-il pas à nous?" Leurs filles et leurs troupeaux, voilà ce qu'ils voulaient obtenir, et la pratique religieuse de la circoncision n'était que le prétexte dont ils se servaient pour y parvenir. Lisez toute l'histoire (Genèse 34:20-26). 
2- Par des hypocrites. Voyez les pharisiens. Ils faisaient, pour l'apparence, de longues prières, mais ils dévoraient les maisons des veuves et cela aggravait leur condamnation devant Dieu (Luc 20:40-47).
3- Par les démons. Judas suivait les mêmes principes. Il était disciple de Jésus pour porter la bourse, mais en réalité, il était un fils de perdition. 
4- Par des magiciens. Simon le magiciens voulut obtenir le Saint-Esprit avec de l'argent, mais son jugement sortit de la bouche de l'apôtre Pierre: "Que ton argent périsse avec toi" (Actes 8:19-20). 

Je ne peux m'empêcher de penser que ceux qui deviennent religieux par amour du monde peuvent aussi facilement renoncer à la religion pour le même motif. Ainsi, Judas, qui suivait Christ tout en aimant l'argent, vendit son maître pour en acquérir. Répondre affirmativement à votre question, comme je vois que vous l'avez fait, et accepter cette réponse, ce ne peut être que païens, hypocrite et diabolique, votre salaire sera d'accord avec vos œuvres. 

A ces mots, les quatre amis se regardèrent longuement les uns les autres, mais ils ne trouvèrent rien à répondre à Chrétien. Plein d'Espoir approuva la réponse de son ami, puis il se fit un grand silence. Monsieur Intérêt-Personnel et ses compagnons restèrent en arrière, tandis que Chrétien et Plein d'Espoir, poursuivant leur route, les devancèrent. Alors Chrétien dit à son compagnon: "Si ces hommes ont la bouche fermée devant le jugement d'un de leurs semblables, comment subsisteront-ils devant le jugement de Dieu? Et s'ils sont muets devant un vase de terre, quelle sera leur attitude quand ils seront exposés au feu dévorant de la colère divine?" 

Par John Bunyan

samedi 28 novembre 2015

Connaître Christ tel qu'Il nous a été révélé, par John Bunyan

La plus grande leçon que nous puissions apprendre dans cette vie, c'est connaître Christ tel qu'Il est révélé dans l'Évangile. "Car je n'ai pas eu la pensée, dit Paul, de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié" (1 Corinthiens 2 verset 2)" Après un certain temps, les enfants de Dieu (du moins ceux qui prient et cherchent bien dans la Parole), arrivent à posséder une bonne mesure de connaissance de Jésus-Christ. La vie éternelle, c'est de Le connaître tel qu'Il s'est révélé aux hommes dans l'Écriture Sainte (Jean 17 verset 3). Restez près de l'Évangile et veillez à ce que votre foi se soumette à son autorité. De cette manière vous pouvez être certains que votre foi augmentera, car : "le juste vivra par la foi (Romains 1 verset 17).

Croyez que Christ est mort, a été enseveli, est ressuscité, est monté au ciel, et vit à jamais afin d'intercéder pour vous. Gardez-vous de trop approfondir, car très vite les hommes s'égarent dans les mystères de Dieu. Il est bon que vous ayez en Dieu une confiance telle que vous puissiez dire: il me suffit de savoir que Dieu agit ainsi, quoique je ne puisse dire ni comment ni pourquoi,

Un homme, par son intercession au tribunal, obtient le pardon pour un autre homme, et celui-ci, après en avoir eu connaissance, sait que cet homme a obtenuson pardon en intercédant; cependant, il peut ignorer les méthodes d'intercession. Il en est de même pour nous; nous savons que Christ intercède en notre faveur, mais nous ignorons, du moins en partie, de quelle manière Il le fait. Je dois donc croire que, pour l'amour de Christ, Dieu me sauvera, puisque j'ai été justifié par son sang: "maintenant que nous sommes justifiés par son sang, nous serons sauvés par Lui de la colère (Romains 5 verset 9)." Comment Christ intercède-t-Il en ma faveur? C'est par son œuvre médiatrice entre Dieu que j'ai offensé et moi, pauvre pécheur; c'est par la voix de son sang et ses mérites, qui parlent en ma faveur à Dieu. Son sang a été versé pour moi et le bénéfice de ses mérites m'a été attribué par un acte de la grâce de Dieu, selon l'éternelle alliance scellée avec Christ. Voilà ce que je sais de son intercession.

Par John Bunyan