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samedi 3 février 2018

Afin que l'Éternel sût s'ils obéiraient... 1re partie

Juges 3:1-6 : "Voici les nations que l'Éternel laissa pour éprouver par elles Israël, tous ceux qui n'avaient pas connu toutes les guerres de Canaan. (...) Ces nations servirent à mettre Israël à l'épreuve, afin que l'Éternel sût s'ils obéiraient aux commandements qu'il avait prescrits à leurs pères par Moïse. (...) ils prirent leurs filles pour femmes, ils donnèrent à leurs fils leurs propres filles, et ils servirent leurs dieux."

Il en est de même aujourd'hui. Notre guerre, elle est spirituelle, et c'est celle de la foi pure que nous devons acquérir et conserver en Jésus-Christ seul. L'ennemi attaque de toutes les manières différentes; tantôt de front, en essayant de nous détruire de toutes les manières comme il l'a fait avec Job; tantôt en utilisant des pseudos serviteurs de Dieu pour séduire ceux qui devraient être sauvés et les entraîner loin de la vérité. Nous devons être solidement attachés à Jésus seul et ne pas nous laisser tromper facilement par les fables dites "spirituelles". Le Seigneur pourrait détruire les "ministères" de tous les faux qui sévissent présentement à travers le monde, mais Il laisse parmi nous les faux prophètes et faux enseignants de tous acabits (et nous savons qu'ils sont légions) car Il teste ainsi la foi de ceux qui se prétendent ses enfants. Prenons garde de demeurer dans la seule vérité biblique, celle enseignée et surtout, vécue par Jésus et les disciples après lui. Il est aisé pour ceux qui ne sont pas solidement attachés à Jésus de se détourner de la vérité biblique lorsqu'ils entendent des messages flatteurs, qui mettent l'emphase sur l'accomplissement de soi et sur la recherche des richesses en ce monde, car ces messages visent au cœur du problème perpétuel de l'homme: le moi avant toute chose et la recherche des plaisirs plus que Dieu. Le message de la Bible est ainsi dilué, perverti; des versets sont sortis hors de leurs contextes afin de leur donner un sens qui n'a... aucun sens selon Dieu. 

Voici quelques exemples courants de versets bibliques sortis hors de leur contexte afin de les faire approuver un message qui n'est pas de Dieu. N'oublions pas de demander la lumière au Saint-Esprit afin de comprendre la Parole, mais il est aussi important de lire tout le passage, afin de bien comprendre ce que Dieu veut nous enseigner. 

Genèse 1:28 : "Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre."

Pour les enseignants du "royaume maintenant", ce passage veut dire: "Dieu vous a donné autorité sur toutes choses ici-bas. Accaparez-vous de cette autorité et dominez sur vos situations; déclarez positivement les promesses de Dieu et régnez, car, comme nous vivons "le royaume maintenant", il n'est nul besoin d'attendre la gloire céleste, nous devons régner ici-bas si nous voulons régner avec Dieu." 

Nous comprenons pourtant que, comme Dieu avait fait l'homme à son image, Dieu, en tant que Créateur, régnait sur l'homme, et l'homme sur la bête. Chacun à son rang. Mais l'homme ne doit pas oublier d'où il vient. Il n'est le créateur de rien, il est donc toujours assujetti à plus grand que lui. S'étant rebellé contre son Créateur, il a été chassé du jardin d'Eden, de sorte qu'il ne règne plus sur quoi que ce soit, et pour cause; il est tout à fait incapable de résister à ses propres pulsions qui l'entraînent constamment à désobéir à Dieu. Les bêtes sont plus obéissantes à l'ordre des choses que leur Créateur leur a inculqué que les hommes! C'est un vain orgueil de vouloir s'élever comme ces gens-là le font, car l'homme n'est pas appelé à régner ici-bas, mais à simplement y être comme une lumière, afin que, par son obéissance à accomplir la volonté de Dieu, toute la gloire soit rendue à son Créateur. Notre royaume n'est pas de ce monde. Jésus dira en effet: "Mon royaume n'est pas de ce monde (Jean 18:36). Si le royaume de notre Maître et Seigneur n'est pas d'ici-bas, comment pourrait-il en être autrement pour nous? En réalité, nous ne sommes ici que des ambassadeurs de son royaume... céleste (Éphésiens 6:19-20)! C'est en vain que nous chercherons à nous élever ici-bas. Recherchons l'humilité, car l’orgueil d’un homme l’abaisse, mais celui qui est humble d’esprit obtient la gloire (Proverbes 29:23).

Matthieu 19:19 : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même".

Ce verset est souvent cité par les tenants de l'évangile "de l'estime de soi". Ils prétendent qu'ici, notre Seigneur Jésus a voulu enseigner à nous aimer nous-mêmes, car, selon eux, prendre d'abord soin de soi-même est primordial afin de pouvoir aimer les autres.

En réalité, Jésus parlait ici de l'amour qui se donne, de manière inconditionnelle, tout à fait comme lui-même nous a aimé malgré nos péchés. C'est ainsi que nous devons prendre soin les uns les autres, comme Christ nous l'a montré. Jésus n'insiste pas sur le "aime-toi toi-même". Lorsque nous prenons ce verset dans son contexte, nous comprenons aisément ce que Jésus voulait enseigner. Le jeune homme riche lui avait demandé, quelques instants plus tôt, ce qu'il devait faire de bon pour avoir la vie éternelle. Et Jésus de lui répondre: "Tu ne tueras point; tu ne commettras point d'adultère; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère; et, tu aimeras ton prochain comme toi-même (Matthieu 19:18-19)". Non satisfait de cela, il ajoutera au verset 21: "Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi." Il n'y a rien ici qui parle du soi; au contraire, dans tous les commandements qu'il a énuméré, Jésus expliquera au jeune riche de ne pas faire de tort à son prochain, comme il ne s'en ferait pas à lui-même. En cela il rejoint ce qu'il a enseigné en Matthieu 7:12, lorsqu'il a dit: "Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes". C'est donc comme s'il disait ici: Ô homme, tu as une telle facilité à t'aimer toi-même et à rechercher ce qu'il y a de mieux pour ta vie... C'est pourtant de cette manière que tu devrais d'abord vivre pour ton prochain. Il n'y a donc aucun rapprochement à faire entre l'estime de soi prêché par certain et ce verset de Matthieu 19:19.

Matthieu 7: 1 : "Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés."

Ce verset est utilisé par les "chrétiens du dimanche" (il est effarant de constater à quel point beaucoup de "pasteurs" modernes sont aussi des "chrétiens du dimanche", accomplissant leur besogne non pas par appel de Dieu, mais parce que c'est littéralement leur gagne-pain) pour défendre leur mauvaise conduite lorsqu'un véritable enfant de Dieu leur fait remarquer certains aspects de leur vie qui sont totalement en opposition avec la Parole de Dieu. "Tu n'as pas le droit de me juger, seul Dieu est mon juge", disent-ils, offensés. Ils oublient volontairement ceci: leur conduite est déjà jugée par Dieu; le problème, c'est qu'ils ne veulent pas le reconnaître. Ils se voient parfaits, sans péchés, et lorsqu'ils ouvrent la Bible, c'est pour y chercher un ou des versets qui approuvent leur conduite. Cela fait en sorte qu'ils n'entendent et ne voient pas les reproches que Dieu leur fait à travers Sa propre parole
Alors, ils ont le choix: lorsque Dieu, dans son grand amour, leur envoie quelqu'un afin de les faire se détourner de leur mauvaise voie, s'en repentiront ils ou, dans leur orgueil, se rebelleront ils contre l'appel à la repentance de leur Créateur? N'oublions pas que celui qui n'est jamais corrigé par Dieu est un fils illégitime (Hébreux 12:4-14). Ézéchiel 3:20-21 : "Si un juste se détourne de sa justice et fait ce qui est mal, je mettrai un piège devant lui, et il mourra; parce que tu ne l’as pas averti, il mourra dans son péché, on ne parlera plus de la justice qu’il a pratiquée, et je te redemanderai son sang. Mais si tu avertis le juste de ne pas pécher, et qu’il ne pèche pas, il vivra, parce qu’il s’est laissé avertir, et toi, tu sauveras ton âme." 

Jésus ne voulait absolument pas dire ici que nous ne devons pas voir le mal, en nous ou dans les autres. Il ne voulait pas dire non plus de ne pas les avertir, car nous venons de voir que Dieu peut demander à une personne d'avertir même un "juste" qui est sur une mauvaise voie. 
En effet, nous devons examiner notre conduite, afin de sa voir si nous sommes dans la vraie foi (Sophonie 2:1-2; 2 Corinthiens 13:5). Celui qui n'examine plus sa conduite à la lumière de la Parole de Dieu est à risque de juger du bien et du mal par lui-même, et cela le conduira à sa perte. Car, "l’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne" (1 Corinthiens 2:15). L'homme spirituel versus l'homme charnel. Elle est là la différence. Nous ne devons jamais nous hâter de "prononcer" un jugement contre notre prochain selon notre propre échelle de valeur. Encore moins "avertir" un frère pour un péché quelconque alors que nous nous permettons nous-mêmes de cajoler certains péchés. Soyons seulement assurés que nous ne vivons pas selon la chair, mais selon l'Esprit (Galates 5:16-17). Comment le saurons-nous? En ce que nos actes ne serons plus motivés selon des motifs purement humains, mais qu'en tout temps, nous rendons toutes pensées captives à l'obéissance de Christ (2 Corinthiens 10:5).

Nous devons juger la conduite - et les enseignements - de chacun à la lumière de la parole de Dieu. C'est ainsi que nous ne nous laisserons pas tromper et entraîner dans la désobéissance! L'apôtre Paul nous enseigne en effet que ce ne sont pas ceux du dehors qui doivent être l'objet de notre "jugement", mais ceux qui se prétendent chrétiens. 1 Corinthiens 5:9-13 : "Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques, non pas d’une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres; autrement, il vous faudrait sortir du monde. Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous." Ôter le méchant du milieu de nous, c'est non seulement se repentir de nos propres péchés, mais c'est aussi, par amour pour son âme, de montrer à un frère qui a péché la manière dont il s'est éloigné de Dieu. Ce qu'il fera ensuite de notre avertissement ne nous concerne pas; prions seulement pour lui afin que le Saint-Esprit puisse le toucher dans son intelligence et qu'il se détourne de sa mauvaise conduite.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

À suivre...

vendredi 23 juin 2017

Une réponse de John Bunyan(1628-1688) à l'évangile moderne

Un avertissement (de plus) à ne jamais croire que la piété est une source de gain matériel...

Messieurs Intérêt-Personnel, Ami-du-Monde, Ami-de l'Argent et Accapare-Tout marchent ensemble sur le sentier menant à la cité céleste. Devant eux marchent Chrétien et Plein-d'Espoir. Tous ont un point en commun: ils prétendent être religieux ou chrétien. Certains sont réellement chrétiens, les autres sont des menteurs. 

Nous les rejoignons dans leur marche alors que Monsieur Ami-de-l'Argent demande à Monsieur Intérêt-Personnel: Qui sont ces gens qui marchent là, devant nous? 
- Ce sont deux citoyens d'un même pays qui font un pèlerinage à leur manière, 
- Pourquoi ne nous ont-ils pas attendu, afin que nous puissions jouir de leur compagnie? Car je pense qu'eux et nous, et vous aussi, Monsieur, faisons le même voyage. 
- C'est vrai, mais ces pèlerins qui marchent devant nous sont si rigides, si attachés à leurs propres opinions, ils estiment si peu celles des autres que dès qu'un homme, si bon soit-il, ne pense pas exactement comme eux, ils se séparent de lui.
- C'est mal, dit Accapare-Tout; mais j'ai lu quelque part qu'il existe des hommes "justes à l'excès". Leur sévérité les porte à juger et à condamner tout le monde sauf eux-mêmes. Mais dites-moi, je vous prie, sur quels points différiez-vous d'opinion? 
- Eh bien, ils considèrent que d'après leurs principes, ils doivent poursuivre leur voyage par tous les temps, et moi je trouve qu'il faut s'inquiéter du vent et de la marée. Ils risquent tout ce qu'ils possèdent pour Dieu, et je trouve qu'il faut assurer sa vie et sa position. Ils maintiennent leur opinion, lors même que le monde entier serait contre eux; mais je trouve qu'il faut avoir juste autant de religion que l'époque, le temps et et notre avantage le permettent. Ils restent fidèle à la piété lorsqu'elle est exposée à l'opprobre et aux injures, tandis que j'aime la religion lorsqu'elle est honorée et applaudie. 
- Tenez-vous ferme dans vos principes, cher Monsieur, dit Ami-du-Monde. Pour ma part, je considère comme fou, celui qui, ayant la liberté de conserver ce qu'il a, est assez insensé pour le perdre. Soyons "prudents comme des serpents;" il faut "moissonner pendant que le soleil brille!" Vous avez remarqué comme l'abeille demeure tranquille en hiver, et ne butine que lorsqu'elle peut en retirer profit et plaisir. Dieu lui-même envoie tantôt la pluie, tantôt le soleil; s'il est des hommes assez stupides pour voyager par la pluie, qu'ils le fassent; mais nous, nous attendrons le beau temps! Pour moi, j'aime la religion qui s'accorde avec la possession des biens que Dieu nous octroie, car quel est l'être raisonnable qui prétendrait que Dieu ne veut pas que nous conservions, pour l'amour de lui, les biens qu'il nous a départis? Abraham et Salomon étaient riches, et Job a dit que l'homme juste "amasse l'or comme la poussière." Mais ce ne doit pas être le cas de ces hommes qui marchent devant nous, s'ils sont tels que vous les avez décrits. 
- Je crois que nous sommes tous d'accords sur ces sujets; il est donc inutile d'en parler davantage, dit Accapare-Tout. 
- Non, il n'y a plus rien à ajouter, car celui qui ne suit ni l'Écriture, ni sa raison - et vous avez remarqué que toutes deux sont pour nous - méconnaît sa liberté et ne recherche pas sa propre sécurité, dit Ami-de-l'Argent. 

- Mes frères, dit Intérêt-Personnel, nous faisons tous le même pèlerinage; permettez-moi, comme diversion, de vous proposer de résoudre cette question: Supposez qu'un homme, pasteur, commerçant, ou autre, trouve l'occasion d'acquérir les biens de ce monde, mais qu'il ne puisse les obtenir qu'en devenant, au moins en apparence, très zélé sur certains points de doctrine qu'il n'avait pas professé jusqu'alors,  ne pourrait-il pas atteindre son but, et être cependant un homme tout à fait honnête?
- Je comprends parfaitement votre question, dit Ami-de-l'Argent, et si ces messieurs me le permettent, j'essaierai de vous donner une réponse exacte. Et tout d'abord, parlons du pasteur. Supposons donc, qu'un pasteur, très digne homme, ait un très petit revenu, et qu'il se présente, pour lui, un poste plus avantageux, qu'il pourrait obtenir à condition d'être plus zélé, de prêcher plus fréquemment, et à cause du caractère de son troupeau, de renoncer à quelques-uns de ses principes. Je ne vois, pour ma part, aucune raison qui pourrait l'empêcher d'accepter ce poste, tout en restant un honnête homme. 
Car; 1- son désir d'avoir un plus fort revenu est légitime; il ne peut en douter puisque la Providence le lui offre. Il peut donc accepter cette place plus avantageuse sans en faire un cas de conscience. 
2- Le fait d'accepter ce poste le rendra plus zélé, plus studieux, et le développera ainsi spirituellement, ce qui ne peut qu'être agréable à Dieu.
3- En s'accommodant au caractère de son troupeau pour mieux le servir, même s'il doit, pour cela, abandonner quelques uns de ses principes, il fait preuve d'abnégation, de dévouement; il se fait tout à tous, ce qui est un précepte apostolique. 
4- Je conclus donc qu'un pasteur qui abandonne un poste modeste pour un plus avantageux, ne doit pas être accusé de cupidité; au contraire, son influence étant plus étendue, il aura plus d'occasions de faire le bien en saisissant l'avantage qui se présente à lui. 

Et si nous considérons que la question s'applique à un commerçant, je répondrais: supposons un négociant ayant un emploi peu rétribué et qui, en pratiquant davantage la religion, pourrait améliorer sa position, car il trouverait ainsi l'occasion d'épouser une femme riche, ou attirerait plus de clients dans son magasin. Pour ma part, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas légitimement agir ainsi. 
Car: 1- Devenir religieux, c'est une vertu, quelque soit le mobile qui le pousse à l'être.
2- Il n'est pas défendu d'épouser une femme riche, ou d'attirer des clients dans son magasin.
3- Celui qui obtient ces avantages en devenant religieux, les acquiert de personnes qui sont bonnes et devient bon lui-même. Donc, obtenir une femme riche, de bons clients, et un bon gain en devenant religieux, est chose bonne et permise. 

Cette réponse de Monsieur Ami-de-l'Argent à Monsieur Intérêt-Personnel, fut applaudie de tous. Et comme ils s'imaginaient que personne ne pouvait la contredire, et que Chrétien et Plein-d'Espoir étaient encore à leur portée, ils les appelèrent, afin de leur poser la question et de les confondre par cette réponse, pour les punir de s'être opposés auparavant à Monsieur Intérêt-Personnel. 

Entendant leur appel, Chrétien et Plein-d'Espoir s'arrêtèrent et les attendirent.
Les autres résolurent entre eux, tout en marchant, que ce ne serait pas Monsieur Intérêt-Personnel qui leur poserait la question, mais le vénérable Monsieur Ami-du-Monde, afin que les pèlerins ne fassent pas une réponse aussi vive que celle qu'ils avaient adressée à Monsieur Intérêt-Personnel avant de le quitter. Ils les rejoignirent donc, et après les salutations d'usage, Monsieur Ami-du-Monde leur posa la question en leur demandant d'y répondre s'ils le pouvaient. 
- Le plus jeune enfant dans la foi serait capable de répondre, dit Chrétien, à dix milles questions semblables. Car s'il est déjà mal de suivre Christ pour du pain (Jean 6:26) comme il est écrit, à plus forte raison est-il abominable de faire de lui, et de la religion, un prétexte pour obtenir des avantages matériels et mondains. Aussi, une semblable opinion ne peut être soutenue que par des païens, des hypocrites, des démons ou des magiciens. 
1- Par des païens, car lorsque Hémor et Sichem, convoitant les filles et les troupeaux de Jacob, virent qu'il n'y avait pas d'autre moyen de les obtenir que de se faire circoncire, ils dirent à leurs compagnons: "Si tout mâle parmi nous se fait circoncire, comme ils sont eux-même circoncis, leurs filles et leurs troupeaux, leurs biens et tout leur bétail ne serait-il pas à nous?" Leurs filles et leurs troupeaux, voilà ce qu'ils voulaient obtenir, et la pratique religieuse de la circoncision n'était que le prétexte dont ils se servaient pour y parvenir. Lisez toute l'histoire (Genèse 34:20-26). 
2- Par des hypocrites. Voyez les pharisiens. Ils faisaient, pour l'apparence, de longues prières, mais ils dévoraient les maisons des veuves et cela aggravait leur condamnation devant Dieu (Luc 20:40-47).
3- Par les démons. Judas suivait les mêmes principes. Il était disciple de Jésus pour porter la bourse, mais en réalité, il était un fils de perdition. 
4- Par des magiciens. Simon le magiciens voulut obtenir le Saint-Esprit avec de l'argent, mais son jugement sortit de la bouche de l'apôtre Pierre: "Que ton argent périsse avec toi" (Actes 8:19-20). 

Je ne peux m'empêcher de penser que ceux qui deviennent religieux par amour du monde peuvent aussi facilement renoncer à la religion pour le même motif. Ainsi, Judas, qui suivait Christ tout en aimant l'argent, vendit son maître pour en acquérir. Répondre affirmativement à votre question, comme je vois que vous l'avez fait, et accepter cette réponse, ce ne peut être que païens, hypocrite et diabolique, votre salaire sera d'accord avec vos œuvres. 

A ces mots, les quatre amis se regardèrent longuement les uns les autres, mais ils ne trouvèrent rien à répondre à Chrétien. Plein d'Espoir approuva la réponse de son ami, puis il se fit un grand silence. Monsieur Intérêt-Personnel et ses compagnons restèrent en arrière, tandis que Chrétien et Plein d'Espoir, poursuivant leur route, les devancèrent. Alors Chrétien dit à son compagnon: "Si ces hommes ont la bouche fermée devant le jugement d'un de leurs semblables, comment subsisteront-ils devant le jugement de Dieu? Et s'ils sont muets devant un vase de terre, quelle sera leur attitude quand ils seront exposés au feu dévorant de la colère divine?" 

Par John Bunyan

samedi 21 novembre 2015

Nous juger nous-mêmes?



1 Corinthiens 11 verset 31 : "Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés."

Cela est contraire au nouvel évangile de l'estime de soi, mais c'est une obligation pour tout chrétien qui aspire à mener une vie agréable à Dieu. Trop souvent nous voyons des chrétiens croire qu'ils ont déjà reçu l'héritage céleste parce qu'ils occupent un certain poste dans leur église, ou encore parce qu'ils ont accepté Christ dans leur vie depuis longtemps déjà. Ils pensent que cela leur donne un certain prestige face aux nouveaux convertis et incroyants. D'autres étaient humbles avant d'avoir été baptisés, mais après l'avoir été, ils ont cru avoir atteint l'invincibilité, comme si les eaux du baptême avaient une telle puissance qu'elles pouvaient les empêcher de retourner dans une vie mauvaise!! Ceci n'est que quelques exemples parmi tant d'autres.

En réalité, ces gens se voient bons. Oh ils admettent volontiers qu'ils ne sont pas parfaits, mais tout dans leur conduite montre qu'ils ne croient pas ce qu'ils disent. Ils ne prient pas, ou si peu. Ils ne lisent leur Bible que de temps à autre, et ils y trouvent des versets qui, croient-ils, approuvent leur conduite rétrograde. Mais jamais ils ne se sentent corrigés par la Parole de Dieu. Pourquoi? Parce qu'ils ne se jugent pas eux-mêmes, comme le dit l'apôtre. Ils ne vont pas devant Dieu dans la prière, demandant: "Seigneur; montre-moi ce que je suis. Apprends-moi à me voir comme Tu me vois, corrige-moi, et donne-moi la force de changer ce que je peux et doit changer." La vie chrétienne n'est pas l'affaire d'une journée, d'un mois, d'un an, de dix ans. C'est un combat de toute une vie contre notre propre nature charnelle, qui nous entraîne à pécher, et contre les forces ténébreuse du diable qui combat de toutes ses forces, pendant le peu de temps qu'il lui reste, afin qu'un plus grand nombre se détourne de Jésus, qui seul peut nous sauver.

Prenons un bocal contenant de l'huile et de l'eau. Évidemment, l'huile flotte sur l'eau. Si nous brassons ce bocal,  l'huile quitte la surface, mais rapidement, elle remonte. L'orgueil agit de cette manière. Tant que nous nous faisons corriger, ou reprendre par la Parole de Dieu, nous connaissons notre ardent besoin de son secours et nous restons sous la grâce seule de Dieu et ainsi, l'orgueil est brimé et ne peut remonter à la surface. Mais dès que l'homme commence à comparer sa conduite à lui-même ou à celle d’autres pécheurs plutôt que de se mesurer à Christ, il n'entend plus les reproches qui lui sont adressés par le Seigneur. Il ne les voit plus. Car il ne veut plus les entendre ni les voir. Il est tombé dans le piège de l'ennemi qui consiste à éloigner le chrétien de son Sauveur, non pas en reniant les Écritures, mais en cherchant à approuver sa mauvaise conduite par celle-ci! Attention! Lorsque nous cherchons à être flattés par un verset de la Bible, c'est que nous sommes perdus dans notre orgueil! 2 Timothée 3 versets 16-17 : " Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre."

En 1 Corinthiens 11 verset 31, ce que l'apôtre veut dire, lorsqu'il nous exhorte à nous juger nous-mêmes, c'est que nous devons examiner notre conduite à la lumière de la Parole de Dieu. Condamner et chasser du milieu de nous ce qui n'est pas conforme à Sa volonté. Par les Écritures, nous savons ce que Dieu juge comme étant bien et mal. Sophonie 2 verset 1-2 nous dit : "Rentrez en vous-mêmes, examinez-vous, nation sans pudeur, avant que le décret s’exécute et que ce jour passe comme la balle, avant que la colère ardente de l’Éternel fonde sur vous, avant que le jour de la colère de l’Éternel fonde sur vous!" Oui, il est possible de faire naufrage dans la foi. Lorsque notre conscience est obscurcie, elle ne nous permet plus de recevoir et d'accepter les corrections du Seigneur. Pourtant, ne nous corrige-t-il pas parce qu'Il nous aime? N'est-il pas préférable d'être corrigé en ce monde que d'être punit pour l'éternité? Le jugement de Dieu s'exercera sur qui? Sur les justes ou sur les injustes? Lorsque nous nous jugeons nous-mêmes à la lumière de Sa parole, nous empêchons littéralement le jugement de Dieu de fondre sur nous! Sophonie poursuivra au chapitre 2 verset 3 : "Cherchez l’Éternel, vous tous, humbles du pays, qui pratiquez ses ordonnances! Recherchez la justice, recherchez l’humilité! Peut-être serez-vous épargnés au jour de la colère de l’Éternel." Notons ici le "peut-être". C'est dire à quel point il faut être humble pour plaire à Dieu! Peut-être, serez-vous épargnés, peut-être ne serez-vous pas jugés. Il s'adresse ici à des gens qui se prétendaient religieux, mais qui croyaient plaire à Dieu en vivant selon leur voie propre. La religion, ou celui qui est bardé de diplôme en théologie, ou le fait d'appartenir aux plus hautes sphères d'une quelconque bannière chrétienne n'est pas un gage d'approbation divine.

Celui qui est approuvé de Dieu, c'est celui qui obéit à ses commandements et qui les mets en pratique. Demeurons-donc petits à nos propres yeux et n'oublions jamais qu'il n'existe pas plusieurs chemins qui mènent à Dieu. Il en existe un seul: Jésus. Relisons régulièrement son sermon, connu sous le nom de "sermon sur la montagne", en Matthieu 5, 6 et 7. C'est là qu'il a jeté les bases de son enseignement. C'est à partir de cet enseignement que tous les disciples et apôtres, inspirés par l'Esprit, ont écrit les livres du Nouveau Testament qui nous enseignent, nous convainquent, nous corrigent, nous instruisent dans la justice et la volonté de Dieu, afin que nous cessions de seulement prétendre appartenir au Père, mais que nous vivions réellement en conformité avec Lui, avec Christ comme seul intermédiaire.

Prions.

Seigneur Dieu tout-puissant, je reconnais à quel point il est facile de s'égarer loin de ta face, me trompant moi-même en approuvant ma conduite, selon mes propres critères. Mais ta Parole est juste et vraie. Elle corrige et purifie. Elle juge les sentiments et les pensées, elle sonde les intelligences, elle les transforme afin que l'homme cesse de juger de toutes choses selon son humanisme, et qu'il le fasse selon ta justice. Je te prie, Seigneur, continue de me corriger, de me reprendre. Détruit le vase imparfait que je suis, et reconstruit-moi à ta guise, afin que je te serve et te glorifie comme il convient de le faire pour un si grand Dieu. Jésus, tu t'es humilié, tu t'es abaissé jusqu'à nous, pour nous. Aide-moi, je te prie, à être petit à mes propres yeux, afin que tu puisses pleinement te glorifier en moi. Montre-moi ce que je suis, tel que tu me vois, et donne-moi la force de corriger ce qui doit l'être, tout en persévérant dans l'obéissance à ta Parole. Je te remercie pour cette Parole de vie que tu nous as laissé, elle est vivante et efficace pour ceux qui s'y attachent et en font leurs délices. Elle est remplie d'une richesse que l'homme charnel ne peut comprendre ni accepter. Mais justement, aide-moi Jésus, je te prie, à me dépouiller de ce qui est charnel afin que ton Esprit puisse diriger entièrement ma vie, prenant le contrôle de mes pensées et désirs afin qu'ils soient en conformité avec ta volonté. C'est ainsi que nos prières peuvent être exaucées; lorsque nous marchons et vivons en communion avec notre Père céleste, par Jésus notre Seigneur et Sauveur, de qui nous viennent toutes bénédictions. Avec foi, je veux te bénir et te louer, ô Dieu, pour les jours qui me restent à vivre sur cette Terre. Merci Père, Fils et Saint-Esprit, Amen.

samedi 19 mai 2012

Et le Seigneur le regarda


Luc 22 : 54-62 : « Après avoir saisi Jésus, ils l’emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du souverain sacrificateur. Pierre suivait de loin. Ils allumèrent du feu au milieu de la cour, et ils s’assirent. Pierre s’assit parmi eux. Une servante, qui le vit assis devant le feu, fixa sur lui les regards, et dit: Cet homme était aussi avec lui. Mais il le nia disant: Femme, je ne le connais pas. Peu après, un autre, l’ayant vu, dit: Tu es aussi de ces gens-là. Et Pierre dit: Homme, je n’en suis pas. Environ une heure plus tard, un autre insistait, disant: Certainement cet homme était aussi avec lui, car il est Galiléen. Pierre répondit : Homme, je ne sais ce que tu dis. Au même instant, comme il parlait encore, le coq chanta. Le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : Avant que le coq chante aujourd’hui, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement. »

Jésus avait déjà mis en garde Pierre, lui disant que satan l’avait réclamé, lui et les autres disciples, afin de les cribler comme le froment. Mais, lui dit Jésus, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point. Seigneur, lui avait répondu Pierre, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort! C’est à ce moment-là que Jésus lui annonça qu’il le renierait trois fois.


Donc, Jésus posa son regard sur Pierre, après son reniement. Et Pierre se souvint. Il se souvint des paroles de Jésus, mais il constata surtout à cet instant sa propre faiblesse. Il avait prononcé de bien belles paroles à son Seigneur, mais, lorsque fût venu le temps de se tenir debout pour lui, tout ce qu’il trouva à faire fût de le renier. Pierre n’était tout simplement pas converti. Notons toutefois une chose importante : son péché n’était pas prémédité. Il n’avait pas, en son cœur, médité de faire le mal. Au contraire! Lorsqu’il dit à Jésus, en Luc 22 : 33, qu’il est prêt à mourir avec Lui, Pierre le pense vraiment. Il voulait bien faire, mais il ne savait pas encore que la volonté de l’homme seule ne peut rien contre les tentations et le péché.

Pierre avait parlé avec présomption, et tirons-en la leçon que l’orgueil de l’homme ne le place nullement à l’abri des jours mauvais. Qu’il nous suffise de nous souvenir de la tour de Babel! Nous lisons également en Jérémie 49 : 16 : « Ta présomption, l’orgueil de ton cœur t’a égaré, toi qui habites le creux des rochers, et qui occupes le sommet des collines. Quand tu placerais ton nid aussi haut que celui de l’aigle, je t’en précipiterai, dit l’Eternel. »


Nous savons que c’est Pierre, qui, quelques heures avant l’arrestation de Jésus, n’ayant peur de rien, sortit son épée devant la foule venue pour arrêter Jésus, et coupa l’oreille d’un des serviteurs du souverain sacrificateur.

Quel changement s’était-il produit en lui pour que, quelques heures seulement après ces faits, devant de simples servantes, il renie son Maître, celui-là même qu’il était prêt à défendre par l’épée?

Lorsque nous lisons le texte, nous sommes interpellés par une chose : Pierre se tenait près d’un feu, à une certaine distance de Jésus, et tentait d’y être confortable, au milieu de ses ennemis! Le fait que Pierre ait renié Christ n’est donc pas surprenant. Tant qu’il était avec Jésus, sa foi tenait bon. Il croyait en Jésus, il avait confiance en lui, de sorte que sa tendance naturelle à voir et à juger les événements par lui-même était diminuée. Mais dès qu’il se mit à suivre Jésus à distance, sa foi défaillit. Jésus l’avait bien dit en Jean 7 : 24, de ne point juger selon les apparences. Aussi, au moment où tout lui semblait désespéré pour Jésus, Pierre perdit la foi, et lui qui se croyait fort et supérieur aux autres disciples, il est tombé bien bas en mentant et en reniant son Maître, car il avait peur.

Mais qui peut le blâmer; car ceci nous amène à nous poser une question sur nous-mêmes : Comment aurions-nous réagi, si nous avions été à sa place? N’oublions jamais cette mise en garde de l’apôtre Paul en 1 Corinthiens 10 : 12 : « Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber! » Cet épisode dans la vie de Pierre lui a appris la modestie et l’humilité, et il est possible de croire qu’il a vraiment compris à ce moment-là ce que Jésus avait enseigné en Jean 15 : 5 : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. » Sachons que, dès que nous nous éloignons de Lui, que nous suivons notre Sauveur à distance, notre foi se refroidit immédiatement. Et nous savons qu’il y a un très grand danger à être trouvé tiède devant le Seigneur. (Apocalypse 3 : 16)



N’ayons donc pas une trop haute estime de nous-mêmes, ne nous tenons jamais éloigné de la solide fondation de notre foi qu’est Jésus-Christ, dans notre obéissance à ses enseignements, sans quoi, même si nous ne le renions pas en paroles, nos actions elles-mêmes prouveront que nous l’avons déjà renié. Dans le monde de ténèbres dans lequel nous vivons, il est facile pour le chrétien de faire sa place au milieu de l’ennemi, et d’essayer d’y être confortable. En 1 Corinthiens 15 : 33, l’apôtre Paul nous rappelle que « les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. » Nous lisons aussi au Psaume 1 : 1-2 qu’heureux est l’homme qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, en suivant leurs voies, mais qui, plutôt, trouve son plaisir en la loi de Dieu, et qui la médite jour et nuit.


Et toi, qui lis ces quelques lignes, est-ce que le Seigneur te regarde? À travers ta conscience, ressens-tu au fond de toi-même le regard du Christ qui pèse sur toi? Si oui, sache que ce n’est pas la fin, mais le commencement. Car ce regard que le Christ porte sur toi n’est pas que réprobateur. Regarde bien ses yeux; ils sont remplis de compassion et de miséricorde! Il a déjà prié pour toi! Si tu sens le regard de Jésus sur toi, c’est qu’Il veut te montrer ce qui ne va pas dans ta vie. Il veut que, comme Pierre, tu pleures amèrement sur ta condition d’homme pécheur, que ces pleurs te conduisent au véritable repentir, et que tu reviennes ainsi vers Lui. Souviens-toi de sa promesse; Il a prié pour toi, afin que ton incrédulité ne t’entraîne pas vers la mort. Il n’est pas trop tard! Il n’est pas trop tard! Ouvre la Bible, laisse la Parole faire son œuvre en toi. Oui, pleure amèrement sur tes péchés, accuse-les devant ton Créateur, et viens à Lui! Ne laisse pas l’ennemi te cribler de doutes, ne le laisse pas te faire croire que tu as trop mal agi, et que le pardon du Seigneur t’est inaccessible. Ne le laisse pas te vaincre! Reviens vers Jésus, car c’est toi qui seras vainqueur, si tu laisses le Christ agir pleinement en toi. Il veut encore te pardonner! Reviens à lui, aujourd’hui.

Souvenons-nous de la chute de Pierre, mais souvenons-nous surtout de la vitesse avec laquelle il a été relevé par le Seigneur. Il n’a pas caché de péché en lui, il a amèrement pleuré sur ses désobéissances, et, à partir de là, il n’a plus jamais péché contre le Christ. Au contraire! Souvenons-nous de la façon convaincante avec laquelle il a parlé, avec l’aide de l’Esprit, devant le peuple le jour de la Pentecôte. Le livre des Actes nous dit que, ce jour-là, le nombre des disciples augmenta de près de trois mille âmes, car Pierre incitait les gens à se repentir, leur rappelant que la promesse du pardon et du don de l’Esprit de Dieu est pour tous ceux qui acceptent de changer de vie par la foi en Jésus-Christ. Plus tard, nous trouverons même Pierre tout joyeux d’avoir été jugé digne d’avoir été battu pour le nom de Jésus!


Quelle transformation! Quelle œuvre magnifique de Dieu en Pierre! Nous lisons en Jean 21 : 15-17, que Jésus, après sa résurrection, demanda à Pierre : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci? Il lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu? Pierre lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois: M’aimes-tu? Et il lui répondit: Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis. »

Trois fois, Pierre avait renié son Maître, et trois fois, il affirma aimer Jésus. Mais c’était plus que de simples paroles vaines, car nous voyons ici qu’il avait finalement trouvé l’humilité; aussi ne se voyait-il plus supérieur aux autres disciples. Sa foi avait été testée, et elle avait été trouvée faible. Mais après son épreuve, s’étant repenti de son péché, Pierre savait maintenant que les paroles que l’homme prononce n’ont aucune valeur, lorsqu’elles ne trouvent pas solidement racine en Christ. C’est pourquoi il confessa que Jésus sait toute chose, lui qui sonde les cœurs, et connaît les pensées de tous.

En Actes 3 : 16, il est possible qu’il ait pensé à lui-même, lorsqu’il dit : « C’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez… » C’est aussi par la foi dans le précieux Nom de Jésus-Christ ressuscité que nous sommes tous raffermi et justifiés, afin de paraître irréprochable au jour du jugement.



Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.