dimanche 4 octobre 2020

Compté, Pesé, Divisé

 Voici l’écriture qui a été tracée: Compté, compté, pesé, et divisé (Daniel 5:25).


Et la suite du texte nous dit: "Et voici l’explication de ces mots. Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. Pesé: tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. Divisé: Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses" (Daniel 5:26-28).

Belschatsar était un jeune homme lorsqu'il devint roi à Babylone. Il connaissait le prophète Daniel. Il connaissait également son Dieu, le Très-Haut dont le roi Nebucadnetsar fit l'éloge lorsque la raison lui revint, après le temps qu'il passa à vivre au milieu des bêtes des champs, à cause de son orgueil (Daniel 5:22). Et cela ne l'empêcha pas de pécher par orgueil devant la face de l'Éternel. Cela ne suffit pas de connaître la vérité concernant le royaume céleste, encore faut-il l'accepter et la laisser nous guider dans toute notre conduite! 

Ce jeune roi aimait festoyer. Rien d'étonnant à cela, diront certains, tous les rois aiment "prendre du bon temps". 
Ce jour-là, Belchatsar donna un grand festin, auquel il convia les grands du royaume tout entier. Lorsqu'il eut goûté au vin, il fit apporter les vases d'or et d'argent que Nebucadnetsar avait enlevé du temple de Jérusalem afin d'y boire avec ses invités. Nous voyons par cette attitude envers les vases du temple que pour cet homme, ce qu'il y avait de plus sacré était le plaisir. Pour lui, rien n'était plus sacré que les temps de débauches qu'il s'accordait avec sa cour.  

Après avoir bu du vin à volonté, ils louèrent les dieux d'or, d'argent, d'airain, de fer, de bois et de pierre (Daniel 5:4). Non satisfaits de souiller les vases du temple de Jérusalem, le roi de Babylone souilla son âme et celle de son peuple en adorant de faux dieux, ce qui est en abomination à Dieu! C'est alors que les doigts d'une main d'homme écrivirent sur la chaux de la muraille du palais royal, et le roi vit cette main qui écrivait. Il ne comprit pas ce qu'elle écrivit, car il ne possédait pas la connaissance spirituelle des choses de Dieu, mais la Bible dit qu'il "changea de couleur et que ses pensées se troublèrent; les jointures de ses reins se relâchèrent et ses genoux se heurtèrent l'un contre l'autre" (Daniel 5:6). Quel état misérable pour un roi qui, quelques minutes auparavant, buvait, mangeait et louait ses faux dieux avec entrain! 

Certains diront: ceci est une histoire ancienne! Elle s'est passée bien avant la venue de notre Seigneur Jésus-Christ, pourquoi nous attardons-nous à cela? Parce que ce qui nous intéresse est ce que la main écrivit sur le mur, alors même que le roi et sa cour vivaient dans l'indifférence la plus complète. Ce jeune homme avait entendu parler de l'histoire de Nebucadnetsar et de quelle manière il a été rétabli lorsqu'il s'est humilié devant Dieu. Il avait entendu l'histoire des amis de Daniel dans la fournaise ardente, et comment Dieu les en a délivré, mais son cœur était fermé aux choses de Dieu. Il prenait plaisir en ce que le monde pouvait lui offrir, et cela lui suffisait. Il semble qu'il s'est entouré de conseillers qui lui ressemblaient, parce que l'idée de faire venir les grands de son pays pour un festin où la boisson coule à flot n'était pas la meilleure qui soit. Les festins de la sorte ne sont en rien rassembleurs, mais ils sont plutôt cause de friction et de division, car l'impureté y règne en maître.

En cela, ce jeune roi n'était en rien différent de ce que nous voyons dans notre génération. Et Jésus, à quelques reprises, nous rappelle que "ce qui arriva, arrivera" (Matthieu 24:37; Luc 17:28). Les jours qui précédèrent le déluge, les gens mangeaient, buvaient, faisaient la fête, et c'était la même chose du temps de Lot, qui vivait à Sodome. Comprenons bien ceci: il n'y a pas de mal à manger et à passer du bon temps en famille. Dieu n'a rien contre cela. Ce qu'Il ne peut tolérer, car Il est un Dieu jaloux (Deutéronome 6:14-15), c'est que les hommes se fassent de faux dieux devant Sa face. Et ces dieux sont souvent leurs pensées et désirs qu'ils ne veulent pas céder à sa volonté; ce corps qu'ils souillent avec les drogues ou du sexe débridé, par les excès du manger et du boire; par l'argent, ou quoi encore!

Le monde tel que nous le connaissons s'en va vers la ruine. Il est déjà dans une ruine spirituelle manifeste, mais une ruine physique le menace. Jésus l'a dit: ce qui s'est passé au temps de Noé, ou encore au temps de Lot, arrivera pareillement. L'humanité a été infecté par l'orgueil au jardin d'Éden. Les hommes se prennent pour des petits dieux, et ils ont changé la vérité en mensonge, et le mensonge en "vérité", ce qui est une abomination aux yeux de Dieu (Esaïe 5:20). L'apôtre Paul dira en Éphésiens 4:18-19: "Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité". Le pire en tout cela, c'est qu'un grand nombre de ceux qui devraient être chrétiens, donc qui devraient refléter la lumière de Christ dans les ténèbres, ont aussi abandonné la parole de Dieu pour s'attacher à des fables habilement conçues (2 Pierre 1:16). Leurs yeux ont vu, et leurs oreilles ont entendues, mais la majesté divine n'est pour eux qu'un précepte vague, car ils ne se sont jamais attachés à Jésus comme ils l'auraient dû. Ils trouvent des excuses pour les péchés des autres, car ils veulent les commettre eux-mêmes! C'est ainsi qu'au nom de l'amour, des églises entières sont sur le chemin de l'enfer éternel, car ils n'aiment pas seulement les pécheurs, mais aussi et surtout, le péché! Mais tout cela ne durera qu'un temps, car il est écrit: "sachez que votre péché vous atteindra" (Nombres 32:23).

Après avoir vu la main écrire sur le mur, le roi ne riait plus. Il tremblait de peur. Car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour (1 Jean 4:18). Mais malheureusement, il ne tremblait pas pour sa vie spirituelle; il craignait seulement pour son corps de chair. Son premier réflexe fût de réclamer le secours des astrologues et des devins, et tous les sages de ce monde. Mais ils ne furent incapables de lire l'écriture, parce que les choses de Dieu ne peuvent être comprises que par ceux qui lui appartiennent et qui sont remplis de Son esprit, et non pas par l'esprit de ce monde (1 Corinthiens 2:14). 

Lorsque finalement, sur les instances de la reine, il fit venir le prophète Daniel, il lui offrit des vêtements de pourpre, un collier d'or et la troisième place dans le royaume s'il lui donnait l'explication de ce qui était écrit sur le mur. Nous voyons encore là toute l'obscurité de son cœur endurci. Cette même obscurité, ce même endurcissement de cœur est présent dans notre génération, comme nous l'avons dit précédemment. Dieu a tout mit en abondance sur cette planète, et si les hommes étaient de bons administrateurs de Ses biens, nul ne périrait de malnutrition ou par manque de soins. Malheureusement, cette abondance ne les conduit pas à louer et glorifier Dieu, mais ils s'endurcissent dans le mal en les cherchant plus que nécessaire et en ne vivant pas avec la reconnaissance digne d'un si grand Dieu. 
Notons au passage un fait important: Daniel n'était pas à la fête donnée par le roi impie. Les serviteurs du roi durent aller le chercher. Un vrai serviteur de Dieu ne participera jamais, sous aucun prétexte, aux péchés des païens; il y a une séparation entre la conduite de l'un et de l'autre, de sorte qu'ils sont comme l'huile et l'eau, ils ne peuvent pas se mélanger.  

Daniel, remplit de la sagesse de l'Éternel, reconnaissant l'écriture sur le mur comme étant celle de Son Dieu, en donna donc l'explication au roi, non sans d'abord lui adresser les reproches liés à l'écriture: "Tu t’es élevé contre le Seigneur des cieux; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines; tu as loué les dieux d’argent, d’or, d’airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n’entendent point, et qui ne savent rien, et tu n’as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

Compté. Pesé. Divisé. 

Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin (Daniel 5:26). Cela voulait dire que les jours du roi tiraient à leurs fins. Il avait franchi le point de non-retour, et le courroux divin allait s'abattre sur lui. Le Créateur de toutes choses compte. Il se rappelle de nos péchés. Même si les hommes sont offensés en entendent qu'ils sont des pécheurs qu'ils ont besoin de repentance, cela ne change pas le fait que tous nos péchés sont inscrits dans le petit livre de notre vie. Ce livre sera ouvert au jour du jugement. "Des livres furent ouverts, et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de la vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres" (Apocalypse 20:12). Tous auront la bouche fermée, car personne ne pourra contester l'évidence des preuves présentées à ce moment-là, ayant eux-mêmes signée leur petit livre de leur propre main, de la souillure de leurs péchés, s'ils ne se sont pas repentis.

Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger (Daniel 5:27). Parce que toutes les œuvres qui ne sont pas de Dieu, sans exception, sont vaines et inutiles. Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice? Psaumes 9:6-9: "Tu châties les nations, tu détruis le méchant, Tu effaces leur nom pour toujours et à perpétuité. Plus d’ennemis! Des ruines éternelles! Des villes que tu as renversées! Leur souvenir est anéanti. L’Éternel règne à jamais, Il a dressé son trône pour le jugement; Il juge le monde avec justice, Il juge les peuples avec droiture". Les commandements laissés par Dieu sont rejetés, mais ils serviront à peser les uns et les autres, selon que nous avons aimé ou rejeté Dieu et le salut qu'Il nous a apporté en la personne de Jésus-Christ. Nous sommes appelés à marcher comme Jésus a marché (1 Jean 2:6). Jésus sera donc celui avec qui notre vie sera comparée, et si nous avons vécu dans les folies du monde, sans lui, nous serons aussi trouvés très légers.

Divisé: Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses (Daniel 5:28). Ton royaume sera donné à ton ennemi de toujours; quelle ignominie! Celui qui a toujours voulu ta perte réussira dans ses entreprises contre toi, car tu n'as pas donné gloire au Tout-Puissant comme tu aurais dû le faire. Et il est dit que, cette nuit même, Balschatsar fut tué, et Darius, le Mède, s'empara de son royaume. Son corps gisait là, transpercé par la lance ou un couteau Perse, alors que quelques heures avant il buvait avec entrain du vin de débauche dans les vases du temple de Dieu. 

Alors que le roi était en train de s'enivrer avec les grands de son royaume, de rire et manger, et quoi encore, son ennemi des Mèdes et des Perses était en chemin pour exercer contre lui le jugement divin. 
La question est la suivante: le pays dans lequel nous vivons peut-il prétendre actuellement être digne de la protection contre la colère de l'Éternel? Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils avec eux contre l’Éternel et contre son oint (Psaumes 2:1-2)? Est-ce que les lois de notre pays sont en accord, ou en contradiction avec la parole de Dieu et Ses commandements? 
Sommes-nous certains que la main de l'Éternel n'a pas déjà écris sur la muraille de notre nation, ou de notre maison? Et que le jugement n'est pas déjà commencé? Pourquoi le péché semble-t-il dominer partout sur la Terre, si ce n'est parce que Dieu a livré l'humanité à sa stupidité (Romains 1:18-32)? Sommes-nous supérieurs aux peuples des temps anciens, qui ont été détruits à cause de leurs péchés et des abominations qu'ils commettaient à la face de Dieu? 
En réalité, nous sommes plus coupables encore, si nous ne marchons pas avec crainte et tremblement, car nous avons le témoignage de ce qui leur est arrivé. Les démons eux-mêmes tremblent à la pensée qu'il n'existe qu'un seul Dieu (Jacques 2:19), mais les hommes ne cessent de s'en fabriquer d'autres! 
L'avortement est considéré comme un droit fondamental en Occident, mais dans la plupart des cas, ce n'est rien de plus qu'un meurtre, un bébé offert en sacrifice offert à un idole: "mon corps, mon droit". Tous les peuples, sans exceptions, qui sacrifiaient leurs enfants aux idoles ont, au cours de l'histoire biblique, été anéantis par le feu de la colère de Dieu. Il n'en sera pas autrement de nos pays soi-disant civilisés. 
Aux États-Unis récemment, les sans foi ni loi défilaient dans les rues en élevant le nom de criminels notoires abattus par la police tout en se moquant du beau nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Cela ne nous rappelle-t-il pas quelque chose? Les pécheurs du temps de Jésus lui ont aussi préféré un criminel! Le péché et ses séductions prennent plusieurs formes, et l'ennemi ne manque pas de contenant, ni de contenu. 
Ils sortiront prochainement un film se moquant de Jésus, le présentant comme une femme lesbienne, une abomination! Un animateur de CNN a récemment dit à heure de grande écoute que "Jésus n'était pas parfait lorsqu'il est sur la Terre". La révolte contre Jésus-Christ est grande, parce qu'il représente celui avec qui nous serons comparés au jour du jugement, selon que nous aurons obéi à sa parole ou non, et cela, satan le sait. Raison pour laquelle il essaie de faire croire au monde entier que Jésus n'a pas existé, ou qu'il n'était pas Dieu. Il ne veut pas que nous nous recevions à Sa parole afin d'être sauvés! 

Hollywood est infesté de pédophiles et de dégénérés sexuels qui profitent de leur position de pouvoir pour détruire la vie de centaines de femmes et de jeunes, sans compter tous les foyers infectés par l'immoralité morale et sexuelle présente dans une majorité de films qu'ils produisent. Ce sont ces mêmes dégénérés qui sortent publiquement et essaient d'influencer les gens dans leur manière de penser et de vivre, pour qui voter, quoi acheter, et ainsi de suite. Beaucoup de médias et de partis politiques mentent; le père de famille ment à sa femme en revenant chez lui tard la nuit; les enfants mentent à leurs parents en ne leur disant pas avec qui ils passent leurs temps libres; les pervers se mentent à eux-mêmes en justifiant d'une manière ou d'une autre leur addiction à la pornographie. Ce sont là seulement quelques signes de déchéance d'une génération perverse et corrompue, qui a rejetée Dieu et Jésus-Christ. Les commandements de Dieu sont bafoués et rejetés sous prétexte qu'ils "manquent de compassion"... Alors que l'humanité n'a jamais autant rejeté la compassion et la miséricorde de Dieu qu'elle le fait présentement, n'est-ce pas une accusation étrange contre Dieu et le salut qu'Il nous offre gratuitement en Jésus-Christ? 

Mais Dieu! On ne se moque de lui impunément! Ceux qui refusent de se repentir pendant qu'il en est temps recevront la juste récompense de leurs actions. Galates 6:7 nous dit en effet:  "Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi". Celui qui sème dans les jardins de satan ne pourra certainement pas récolter sur les terres du royaume de Dieu au jour de la rétribution! Celui qui n'est pas parfait dans l'amour n'est pas connu de Dieu. Jésus dira en effet que le premier et le plus grand commandement est d'aimer le Seigneur Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre pensée (Matthieu 22:37-38). C'est là le péché de l'Occident, qui a connu la grandeur de la bonté de Dieu mais qui s'est détourné de Lui dans toutes les sphères de la société. Cette même main qui a écrit sur la muraille de Babylone a certainement déjà écrit les mêmes mots sur les murailles de nos nations modernes.  

Il n'est peut-être pas trop tard! L'ennemi, comme Darius, est peut-être au contrôle de ta vie en ce moment, tandis que tu vis dans l'insouciance et l'arrogance. Il est peut-être à une respiration près de t'amener avec lui pour l'éternité, car tu ne sais pas, tu ne connais pas le moment de ta dernière heure. Ne soit pas pesé et trouvé léger! 
Sachons-le: ce que nous avons semé, nous le récolterons certainement! Si nous semons des carottes, pouvons-nous espérer récolter du maïs? Le principe est le même avec Dieu. Nous ne pouvons pas le tromper (Matthieu 22:11-13). Celui qui essaiera d'entrer dans le royaume des Cieux mais qui aura constamment refusé de passer par le chemin de la repentance n'y sera pas accepté. Nous avons vu précédemment que Dieu se rappelle des péchés de chacun, car ils sont tous inscrits dans notre livre, mais Il se rappelle également du sang de Jésus versé pour la rémission de chacun d'eux, pourvu que nous reconnaissions que nous sommes de pauvres pécheurs ayant besoin de pardon. Jésus l'a dit; Il est venu offrir sa miséricorde aux pécheurs (Matthieu 9:12-13).

Jésus est notre seul espoir! Le jugement que nous méritons tous, Il les a portés à la croix du calvaire (Esaïe 53:5). Ne laissez pas passer un autre jour sans donner votre vie à Jésus. Le jour du salut, c'est cet aujourd'hui dans lequel nous vivons (Hébreux 3:7-8). Approchez vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus. Sentez votre misère; soyez dans le deuil et dans les larmes; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera (Jacques 4:8-10).

L'Éternel dit en 2 Chroniques 7:14 : "Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays". 
Aussi au Psaumes 103:12-13 : "Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions. Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent". Nous avons besoin de pardon, en tant qu'individus mais aussi en tant que nations. Et la Bible dit que "si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité" (1 Jean 1:9). Certains diront: je peux faire cela, mais ensuite? Comment pourrais-je marcher comme Jésus par mes propres forces? Personne ne le peut! C'est pourquoi il nous faut passer par la repentance et accepter que nous sommes de simples pécheurs, lire la parole de Dieu, la Bible, la méditer, prier en comptant toujours sur le secours de Jésus, et Il nous éclairera par le Saint-Esprit.

Prions.

Seigneur Dieu, je te remercie pour Ta parole, car elle est la vérité. Elle me reprend, elle me corrige, elle m'exhorte à changer de vie avant qu'il ne soit trop tard. C'est par amour pour la race humaine que Tu as déjà tout fait; il ne me reste plus qu'à croire en Jésus et à me laisser remplir de Ton amour. Tu vois et entend tout; quand même je me mentirais à moi-même, je ne Te tromperais jamais. Merci de me présenter la vérité telle qu'elle est, et de me montrer ce que je suis réellement. J'ai péché, j'ai été rebelle à Tes appels, mais je ne veux plus me moquer de Toi. Je mérite un juste jugement, mais je Te supplie, ô Dieu, s 'il te plaît, pardonne mes péchés. Je sais que ces péchés sont inscrits dans un livre, le livre de ma vie, mais j'intercède par le sang de Jésus afin que ces péchés soient effacés et que je puisse marcher en conformité avec Ta parole et Tes commandements à partir de ce jour. Ta parole dit que Tu ne n'as pas destiné l'humanité à la colère, mais au salut, et je sais que le salut ne s'obtient en aucun autre que Jésus. 

Jésus, Tu n'es plus sur la croix, Tu es revenu de la mort à la vie afin de vaincre la mort spirituelle une fois pour toute, avec ceux qui accepteraient de faire périr avec Toi leur nature pécheresse. Mon seul espoir est en Toi, Seigneur; je viens à Toi, car je veux être sauvé, y compris de moi-même, car je suis mon pire ennemi. Aide-moi s'il te plaît à comprendre l'Écriture, Ta parole écrite avec Ton propre sang, aide-moi à la méditer et à la mettre en pratique; à la chérir comme mon plus grand trésor, car c'est ce qu'elle est.
Aujourd'hui, je viens à Toi tel que je suis. Je ne veux pas remettre à plus tard car je ne sais pas de quoi demain sera fait. Aujourd'hui, l'occasion est là de venir ou de revenir à Toi, et je la saisis avec joie. Le pardon que Tu veux offrir, et la rédemption de tous mes péchés sans exceptions. Tu as dit dans Ta parole que Tu ne rejettes pas à toujours, que Tu prends plaisir à ceux qui ont un cœur contrit et brisé. C'est à Ta parole que je m'attache en ce jour, où la destruction est proche, trop proche pour la nier, car l'humanité sans Dieu se détruira elle-même dans sa rébellion. Je viens à Toi, Père Éternel, car je ne veux plus participer aux œuvres vaines de ce monde perdu et pervers, et avec Ton aide j'ôterai la méchanceté de devant Ta face, je cesserai de faire le mal et je ferai le bien que Tu veux que je fasse, et Ta promesse se réalisera: mes péchés qui étaient cramoisis, deviendront blancs comme la neige, et mes vêtements sales de péché me seront enlevé afin que je revête les vêtements dignes d'un enfant de Dieu, né de nouveau par la puissance du précieux sang de Jésus. 

C'est Toi qui pèses les cœurs, ô Dieu, et Tu ne tiens pas compte de la manière dont nous nous jugeons nous-mêmes, mais le modèle en toutes choses, c'est Jésus, à qui je m'attache aujourd'hui plus que jamais. Jésus, Rocher de mon salut, Nom au-dessus de tout autre nom, ma Forteresse, mon Libérateur, mon Rédempteur, mon Bouclier, ma force et mon Refuge, mon abri de la tempête qui s'avance droit sur nous, reçois favorablement les paroles qui sortent aujourd'hui de ma bouche; purifie-moi, lave moi, renouvelle en moi un esprit bien disposé, soumis, fidèle et obéissant. Conduis-moi, et dirige-moi sur le sentier de la justice et de la vérité; fais de moi un serviteur, un fidèle ambassadeur de Ton royaume qu'aucun roi de la Terre ne pourra jamais ébranler ni s'approprier. 

Que Ton nom soit loué et glorifié, Père Éternel, car Tu m'as délivré de la mort qui me retenait en son pouvoir. Tu m'as cherché, et Tu t'es laissé trouver. Tu as mis en moi une espérance nouvelle et un chant nouveau, que je chanterai avec joie tous les jours qu'il me reste à vivre ici-bas et là-haut dans la gloire avec tous les saints, car dans ma détresse, Tu m'as entendu lorsque j'ai crié vers Toi pour obtenir du secours. Que la Terre tremble sur ses fondements, je ne chancellerai pas car c'est sur Toi Seigneur Jésus que je m'appuie à partir de ce jour et pour l'éternité. Béni soit le nom de mon Dieu, car Tu me remplis de joie et de paix, puisque le lourd fardeau de mes péchés m'a été enlevé. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 27 septembre 2020

Les justes qui n'ont pas besoin de repentance?

De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance (Luc 15:7).


Quelqu'un a demandé? Est-ce à dire que certaines personnes naissent chrétiennes et n'ont pas besoin de repentance, alors que les autres oui?

Certainement pas! Romains 3:12 nous dit : "Il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul". Aussi en Romains 3:23: "Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu". 1 Jean 1:8 dit également: "Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous". Mais alors, si nous sommes tous pécheurs, que voulait dire Jésus lorsqu'il parlait des justes qui n'avaient pas besoin de repentance?

Une explication concernant ces "justes" est qu'ils représentent les anges dans les cieux, que Dieu n'a pas besoin de surveiller alors qu'il part à la recherche de sa brebis perdue. Mais examinons plus en profondeur cette parabole de Jésus.

Dans cette parabole, nous voyons que toutes les brebis sont déjà sous la garde du berger. Ces brebis sont donc celles qui se sont déjà repentie en entendant Sa voix. Jésus dit en Jean 10:27: "Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent". Et quelle est la première chose que font ceux qui entendent la parole de Dieu, si ce n'est se repentir et changer de vie en croyant dans la bonne nouvelle de Christ? Nous lisons en effet cette exhortation en Actes 3:19: "Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés". Les quatre-vingt-dix-neuf brebis considérées comme justes sont donc celles qui sont déjà passé par le chemin de la repentance, qui ont cru en Jésus pour être sauvées. Mais la centième brebis, celle manquante, communément appelée "brebis égarée", représente la personne qui n'a pas encore été pardonnée de ses péchés. Elle a peut-être toujours fait la sourde oreille aux appels du bon Berger, ou elle peut aussi avoir fait une belle profession de foi, mais en apparence, car elle ne s'est jamais détournée de ses péchés. 

C'est cette brebis que Dieu poursuit de Son amour, car Il veut la sauver. Nous lisons même dans la parabole de quelle manière Dieu veut ramener à Lui cette brebis égarée. Il est écrit en Luc 15:4 que le berger cherche la brebis perdue en allant après elle, jusqu'à la trouver. Le pécheur impénitent aura toujours maintes occasions pour changer de vie; la parole de Dieu lui ayant été présentée tantôt d'une manière, tantôt d'une autre. Alors que, par son péché, il dit à Dieu qu'il ne veut rien savoir de Lui, le Sauveur, rempli d'amour, patiente et ne se lasse pas de l'appeler par son nom. Et arrive le jour bienheureux où la brebis impénitente, touchée par l'Esprit, et se rendant compte de son état désespéré, cesse sa fuite en arrière et se rend inconditionnellement à l'amour du Sauveur. Prosternée dans la poussière du sol, pleurant sur sa condition spirituelle, elle se repent de tous ses péchés, et même si son état spirituel actuel ne lui permet pas de retourner à la maison, le bon Berger lui-même la prend sur ses épaules et la ramène parmi les siens. Nous ne comprendrons jamais la grandeur de l'amour de Dieu pour nous. La repentance d'un pécheur est pour Lui un sujet de joie, car c'est une âme arrachée des griffes du malin, pourvu qu'elle demeure ferme jusqu'à la fin en Christ. 

La repentance du pécheur est un grand sujet de joie pour Dieu, autant que d'offrir gratuitement Sa miséricorde et Son salut à ceux qui ne le méritent pas. N'oublions pas que le coût de ces âmes est élevé; le sang du Fils de Dieu lui-même! C'est pourquoi il importe de ne pas considérer le sang du Christ comme sans valeur en appartenant à une autre catégorie de gens n'ayant pas besoin de repentance: les orgueilleux auto-suffisants. Ceux qui n'ont pas besoin de la grâce de Dieu dans leur vie, car leur justification propre leur semble suffisante (Luc 5:30-32). Ces gens seraient appelés ironiquement "justes" par le Seigneur, car c'est ainsi qu'ils se voient, quoiqu'ils soient encore perdus dans leurs péchés. 

Gardons-nous de l'orgueil; que le sacrifice de Christ sur la croix nous humilie. Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, ou le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui? (Hébreux 2:6) C'est la pensée, en effet, qui devrait constamment nous habiter. Mais 
Dieu, dans Son grand amour, nous a aimé le premier, sans égard à la couleur de notre peau, à la tribu à laquelle nous nous identifions ou à la somme de péché que nous avons commis. Nous avons tous besoin de nous repentir, parfois même au cours de notre vie chrétienne. C'est la gloire de Dieu de changer les vies, de manifester Sa puissance et Sa grâce dans le plus vil des pécheurs (1 Timothée 1:15), et c'est la plus grande bénédiction qui soit pour l'homme de se laisser transformer par son Créateur.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 19 septembre 2020

Ils n'avaient pas satisfait leur désir

Ils n’avaient pas satisfait leur désir(...) (Psaumes 78:30).

Une chèvre vivait avec quelques autres animaux de son espèce dans un énorme enclos, rempli de beau gazon verdoyant. Un jour, en passant devant cet enclos, je vis la chèvre se contorsionner afin de pouvoir sortir sa tête à travers la clôture pour aller brouter l'herbe qui se trouvait de l'autre côté. Alors je pensai: mais pourquoi se donne-t-elle tant de mal à aller chercher l'herbe qui se trouve de l'autre côté de la clôture alors que son enclos en est plein? 

Et cela me rappela une situation trop souvent vue chez les humains; nous ne sommes jamais satisfaits de ce que Dieu nous prête, et de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Lors des réunions de prières, nous entendons souvent des gens demander de prier pour une voiture différente, ou une maison plus grande, ou pour une promotion, car ils pensent qu'ils seraient ainsi plus heureux et épanouis. Le désir de posséder ce que nous n'avons pas et de ne jamais nous satisfaire de ce que nous avons rend le cœur mécontent, même si sa situation est plus enviable que celle de la majorité des gens sur cette planète. Nous sommes exactement comme cette chèvre qui broute l'herbe à l'extérieur de son enclos, alors qu'elle a plus que ce qu'elle a besoin pour vivre où elle est. 

Au désert, le peuple murmura contre Moïse et contre l'Éternel. Il venait de voir des prodiges en Égypte, il vit la mer Rouge se fendre à leur passage; il était conduit le jour par une nuée, et la nuit par un feu éclatant. Après ses lamentations, Dieu fendit un rocher afin de leur donner de l'eau à satiété. Mais le peuple murmurait quand même contre Moïse et contre Dieu. Nous lisons en Psaumes 78:19-20: Ils parlèrent contre Dieu, ils dirent: Dieu pourrait-il dresser une table dans le désert? Voici, il a frappé le rocher, et des eaux ont coulé, et des torrents se sont répandus; pourra-t-il aussi donner du pain, ou fournir de la viande à son peuple?

La promesse leur avait été faite d'une meilleure patrie. L'Éternel appuyait Ses promesses par des miracles inimaginables. Mais le peuple ne voulait pas attendre. Il voulait tout, maintenant. Notre génération fast-food n'est aucunement différente, dans son attitude et ses pensées. Elle ne veut pas attendre avec patience ce que Dieu a en réserve pour elle, pour peu qu'elle croit vraiment en Lui! 

Lorsque Dieu ne semble pas répondre favorablement à nos désirs, comment réagissons-nous? Trop souvent, nous prenons notre destinée en main. Car même si nous connaissons les promesses de Dieu; qu'Il a ultimement en réserve une meilleure patrie pour nous que tout ce que nous pouvons imaginer ici-bas, nous voulons le meilleur sur cette Terre, et la vie éternelle avec Dieu, et même si cela implique de faire quelques compromis avec le monde ici et là, nous osons croire que Dieu ne leur en tiendra pas rigueur, car aimons-nous à penser, "Il nous aime et veut le bien de Ses enfants".

Lorsque Dieu voit les cœurs, et qu'Il n'y trouve aucune reconnaissance pour Ses bénédictions actuelles, Il en est irrité, mais Il est patient, justement à cause de Son amour pour nous. Ainsi, Il accorda le "blé du ciel" à Son peuple, et la viande qu'ils demandèrent. Psaumes 78:27-28 nous dit en effet qu'Il fit pleuvoir sur eux "la viande comme de la poussière, et comme le sable des mers les oiseaux ailés; Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs demeures". Mais le peuple n'était toujours pas satisfait! N'est-ce pas là un reflet de nos cœurs prompts à se détourner de Dieu à toute occasion? Un manque de reconnaissance conduit le cœur à s'endurcir contre Dieu et contre Ses ordonnances. Les gens qui vivent ainsi sont insouciants, insolents, et à cause de cela ils ne voient plus la grâce de Dieu partout où elle est. 

Pendant que les hommes font étalage de leur méchanceté, la bonté de Dieu se manifeste de toutes les manières parmi eux. Nous savons par la Parole que c'est le péché qui nous sépare de Lui (Esaïe 59:2). Dieu seul peut combler ce désir insatiable en l'homme, par Sa présence, et lorsque nous essayons de Le remplacer par les choses de ce monde, nous nous décevons nous-mêmes. Mais il y a pire. Cette déception, si elle n'est pas vite rejetée, se transforme en colère envers Dieu. C'est ce que nous avons lu du comportement des Israélites. Ils se sont éloignés de Dieu dans leur rébellion, ils ont justifié leur désobéissance et leur endurcissement de cœur en ne se soumettant pas à Lui. Ce comportement est une provocation envers Dieu. Sa patience est grande, mais elle a des limites. 

"Ils n’avaient pas satisfait leur désir, ils avaient encore leur nourriture dans la bouche, lorsque la colère de Dieu s’éleva contre eux; Il frappa de mort les plus vigoureux, Il abattit les jeunes hommes d’Israël" (Psaumes 78:30-31). 

Malgré la dureté du cœur de ce peuple, Dieu lui accorde ce qu'il désire. Et alors qu'il a la bouche pleine de nourriture qui vient de lui être littéralement envoyée du ciel par Dieu, le peuple n'a aucune pensée de reconnaissance envers Dieu, comme si toutes les merveilles que Dieu accomplissait au milieu d'eux étaient normales et lui était dues. Dieu ne nous doit rien. Il est bien de Lui faire connaître nos besoins par la prière, même si, en réalité, Il les connaît déjà. Mais Il ne va nous accorder que ce qui est bon pour nous, en accord avec Sa volonté, dans le but que toute la gloire Lui soit rendue. Avant même de porter la nourriture à la bouche, le peuple aurait dû glorifier l'Éternel Dieu pour les bénédictions qu'il leur accordait. Mais leur cœur était tellement endurci que, même la bouche pleine de nourriture céleste, ils n'étaient pas satisfaits. Quelle ingratitude! Mais examinons notre conduite. Vivons-nous avec la reconnaissance qui est due à un si grand Dieu?

Que dire de plus? Jésus est venu nous s'offrir lui-même en tant que pain du ciel spirituel (Jean 6:35). Ce pain est plus que suffisant pour celui qui s'abandonne à Dieu par la foi. "Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif". 
Il dit encore: "Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui" (Jean 6:55-56). Tous les gens de mauvaises vies qui se sont repentis le diront: ils ont connu la vraie paix seulement lorsque Jésus la leur a donnée, lorsqu'ils se sont abandonnés à Lui. Il nous donne la satisfaction lorsque nous comprenons que rien ici-bas ne peut nous satisfaire. Le pain nourrit le corps; les biens matériels sont utiles selon leur fonction, mais ces choses ne durent qu'un temps. 
La vie de Christ en ceux qui se sont donné à Lui sans compromis et qui ne s'en détournent pas leur accorde une grâce plus que suffisante. En Lui, nous sommes ramenés en quelque sorte de la mort à la vie; d'une vie insatisfaisante à un esprit comblé et joyeux. 

Qui sommes-nous, pour qu'un Roi sauveur se sacrifie pour notre salut? Jésus l'a fait, et cela devrait suffire à nous humilier et nous remplir de gratitude! Il nous faut prier pour cultiver une soumission à toute épreuve. C'est par Sa grâce que Dieu, par Sa seule présence, nous accorde d'être satisfaits, rassasiés et réconfortés en toutes circonstances. Il a fait, Il fait, et Il fera toutes choses bonnes pour notre bien d'une part, mais aussi et surtout pour que la gloire Lui soit rendue par le plus grand nombre. "C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant (Hébreux 12:28-29).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 12 septembre 2020

Si Jésus venait aujourd'hui, par A.W. Tozer

Quelqu'un m'a demandé: Si Jésus revenait dans la génération actuelle, serait-il accepté? 


Je dois dire que l'histoire se répète. À notre époque, beaucoup de ceux qui veulent suivre les traditions chrétiennes n'y réussissent pas parce qu'ils ne veulent pas faire un ménage spirituel complet dans leur vie. Lorsque Jésus est venu, beaucoup se sont rendu compte que cela signifierait probablement une perte financière pour eux de suivre Jésus. De plus, beaucoup de ceux qui ont examiné les enseignements du Christ à son époque savaient que de le suivre appellerait à des changements brutaux et radicaux dans leur manière de vivre. Leurs habitudes fières et égoïstes auraient été dérangées. De plus, il y avait un dédain presque complet pour la vie spirituelle intérieure que Jésus enseignait comme nécessité pour l'humanité: que seuls les cœurs purs verront Dieu. 

Je crains que le choix de l'humanité ne soit toujours le même aujourd'hui qu'il y a un peu plus de deux mille ans. Les gens sont tellement amoureux de l'argent, de l'orgueil et du plaisir qu'ils n'ont pas ou plus d'intérêt pour Dieu et son salut.  

Par A. W. Tozer

dimanche 6 septembre 2020

Qu'en est-il de mes oeuvres?

Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres(...) (Colossiens 1:21).


Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit (Tites 3:5).
 
Quelqu'un a demandé: Comment apprendre à vivre avec mes œuvres mauvaises, que j'ai accompli avant de connaître Christ?

La réponse est simple: tout ce que tu as accompli avant de connaître Jésus est annulé par Son sacrifice sur la croix, lorsque tu t'es repentit et que tu t'es soumis à Lui. Tu n'as donc pas à vivre avec ces anciennes œuvres puisque, par Sa grâce, Dieu les a effacées. Cesse de porter ces anciennes œuvres comme un fardeau, car lorsque tu as accepté Jésus, Il t'a pardonné et Il l'a retiré de tes épaules! 

"Désormais, puisque je marche avec Christ, les œuvres que j'accomplis seront bonnes et je serai en quelque sorte sauvées par elles".

Non! Dieu nous donne de pratiquer de bonnes œuvres, pour Sa gloire, car elles démontrent que nous avons changé de vie. Et nous avons changé de vie, non pas par nos propres moyens, mais par la grâce de Dieu. Et Il nous donne de marcher en Christ, par la foi. C'est par la foi que nous sommes justifiés, car elle ne vient pas de nous, mais du Seigneur (Romains 5:1). Comment donc l'homme peut-il se glorifier, puisque les bonnes œuvres et la foi viennent toutes deux du Seigneur? 

Le salut est un don gratuit de Dieu (Romains 6:23). Le salut; la vie éternelle offerte par Dieu est un don fait par grâce. Lorsque nous croyons en Jésus et qu'Il nous baptise du Saint-Esprit, Il nous conduit dans la vérité, toute la vérité (Jean 16:13). Cette vérité nous libère de tout ce qui est associé à un fardeau de péchés ou d'attirance pour le péché, car elle lui est totalement opposée.  

Nous ne devons jamais compter sur nos œuvres. La meilleure œuvre que nous puissions faire, c'est de nous soumettre à Dieu en nous laissant guider par le Saint-Esprit, afin qu'il guide notre vie, et que les fruits que nous portions soient pour la gloire de Dieu seul.
Nous ne pouvons pas faire le bien que Dieu veut par nos propres moyens. L'homme corporel ne peut pas, par lui-même, vivre entièrement comme s'il n'était que spirituel (Romains 7:19-25). Nous devons compter comme sans valeur ce qui est d'ici-bas, si nous voulons nous dépouiller du vieil homme qui nous tient esclave du péché et des œuvres mauvaises (Romains 6:6-7). Et lorsque nous croyons, nous vivons avec Christ, selon Sa volonté. Nous disons alors avec l'apôtre Paul en Galates 2:20: "J'ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi". Et nous savons que lorsque nous vivons en Christ, pour Christ, il nous remplit de Son Esprit (Galates 4:6; 1 Jean 3:24). C'est donc le Saint-Esprit qui fait le bien et les bonnes œuvres en nous; sans Lui nous ne sommes rien.

Mais comment pourrais-je savoir quel est le bien que Dieu veut que je fasse? 

Elle est ici l'importance de se laisser guider par le Saint-Esprit, et non par notre nature humaine. Dieu n'entend pas, et ne répond pas aux demandes de la chair, qui visent à plaire à la nature pécheresse de l'homme, mais Il entend ce que l'Esprit demande pour celui qui Lui appartient, et qui est prêt à se soumettre à Sa volonté, quelle qu'elle soit. Nous lisons en Romains 8:26-27 : "De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints". 

Quelle bonne nouvelle! Nous ne sommes pas dépendants de nos œuvres pour être sauvés! Il n'y a plus de condamnation pour ceux qui sont dirigés par l'Esprit, indépendamment de nos œuvres anciennes ou présentes. Il ne faut pas porter trop d'attention sur nos propres œuvres, car ce faisant, nous nous détournerons de l'œuvre principale accomplie à la croix par Jésus. Dieu sauve seulement ceux (et ceci est sans équivoque) qui croient en Jésus-Christ (Actes 4:12). Toutes les religions du monde poussent l'homme à contempler ses propres œuvres, à les considérer lui-même comme importantes et comme un objet de salut, mais cela est faux. Nos œuvres ne comptent pas. Dieu ne nous doit rien. Au contraire, nous Lui devons tout!  Soumettons-nous donc à Lui, dans une fidèle obéissance. 
"Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable" (Romains 12:1). 

Bien sûr, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour pratiquer le bien, car pendant que nous faisons le bien, et que nous prions pour notre prochain, nous n'accomplissons pas le mal! Mais, n'oublions pas que nous sommes justifiés par la foi seulement, à cause de la grâce incommensurable de Dieu pour la race humaine.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 30 août 2020

Nous avons péché, pardonnes-nous Seigneur!

 Nous avons péché comme nos pères, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal. (Psaumes 106:6)


Ce monde est rempli de péchés. De plus en plus d'incroyants constatent que cela ne peut plus durer longtemps encore, sans pourtant savoir dans quel temps nous vivons, d'un point de vue spirituel. Dans la plupart des pays occidentaux, les gens devraient être reconnaissants pour l'abondance de possibilité qu'ils ont et pour la liberté que Dieu leur donne, mais ils ne sont jamais contents, jamais satisfaits. Ils trouvent toujours à se plaindre. Cet état d'esprit conduit inévitablement à des tempéraments amers et belliqueux. La vérité nous a été révélée en Christ, mais les hommes préfèrent chercher la justice et le bonheur ailleurs. Nous voyons ainsi apparaître des "guerriers de la justice sociale" qui prétendent être des enfants de lumière, mais qui n'ont rien en commun avec les enfants de Dieu, nés de nouveau. Ils répandent des mensonges pour faire tomber ceux qu'ils n'aiment pas. Avec les réseaux sociaux, c'est devenu encore plus facile pour les rebelles de détruire leur prochain sans impunité. Certains d'entre eux sont prêts à tuer ceux qui ne se soumettent pas à leur pseudo "justice". Et cela n'est pas surprenant, car la justice qui vient de l'homme et qui n'est pas ancrée en Dieu est une balance faussée et injuste; pécheresse.

Dans les pays jadis chrétiens, la lumière s'est éteinte tranquillement, l'amour qui devait diriger les actions de chacun s'est refroidit. Alors la haine et la violence sont presque devenus une normalité. Quelqu'un a déjà dit: "Une humanité sans divinité est destinée à la bestialité", et cela est vrai. Par lui-même, l'homme est incapable de faire le bien (Psaumes 14:3); où est l'espoir s'il rejette son Créateur? Une humanité qui refuse Christ, qui est donc sans Sauveur, n'est rien de plus qu'un groupe de mammifères (comme ils aiment à s'appeler eux-mêmes) soumis à une seule loi, connue sous le nom de "loi de la jungle", où l'homme considère ses semblables comme un concurrent, ou pire, comme un ennemi à éliminer. Ce n'est pas sans raison que les gens ont toujours été déçus lorsqu'ils ont placé leur espérance en un autre homme. Ils sont rares, ceux qui, en position d'autorité, ne font pas passer leur propre héritage devant le bien du peuple. 

Pendant ce temps, les vrais chrétiens sont persécutés parce qu'ils marchent dans la vérité en Jésus, et cette vérité ne plaît pas au plus grand nombre. Le péché est partout; tout est vanité! Rien ici-bas ne peut nous sauver du chaos indescriptible qui s'en vient sur la Terre. Nous savons par l'histoire de Sodome et Gomorrhe que Dieu peut préserver un peuple s'il se tient quelques justes au milieu d'eux (Genèse 18:23-33). Qui intercèdera pour les peuples? Qui se tient devant le trône de gloire, suppliant dans la prière le secours du Tout-Puissant? 

Prions pour nos nations.

Esaïe 59:9-16: "C’est pourquoi l’arrêt de délivrance est loin de nous, et le salut ne nous atteint pas; nous attendons la lumière, et voici les ténèbres, la clarté, et nous marchons dans l’obscurité. Nous tâtonnons comme des aveugles le long d’un mur, nous tâtonnons comme ceux qui n’ont point d’yeux; nous chancelons à midi comme de nuit, au milieu de l’abondance nous ressemblons à des morts. Nous grondons tous comme des ours, nous gémissons comme des colombes; nous attendons la délivrance, et elle n’est pas là, le salut, et il est loin de nous. Car nos transgressions sont nombreuses devant toi, et nos péchés témoignent contre nous; nos transgressions sont avec nous, et nous connaissons nos crimes. Nous avons été coupables et infidèles envers l’Éternel, nous avons abandonné notre Dieu; nous avons proféré la violence et la révolte, conçu et médité dans le cœur des paroles de mensonge; et la délivrance s’est retirée, et le salut se tient éloigné; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher. La vérité a disparu, et celui qui s’éloigne du mal est dépouillé". 

Père Éternel, Tu vois d’un regard indigné, qu’il n’y a plus de droiture sur la Terre, que tout est faux, et que nous nous complaisons dans le mensonge. Nous essayons de redresser l'injustice avec encore plus d'injustice; nous répondons au mal par le mal. Nous avons perdu de vue depuis longtemps le chemin de la paix, tellement nous nous sommes enfoncés dans la rébellion. Nos cœurs éloignés, séparés de Toi, ne connaissent plus la paix, car la joie de Ton salut n'habite pas en nous. Nous trouvons des excuses pour le mal que nous commettons, et les sentiers détournés que nous empruntons mènent à la ruine. 

Ô Dieu! Veuille nous pardonner! Pose un regard sur l'état déplorable dans laquelle se trouve notre humanité! Nous avons rejeté Tes appels à la repentance, nous avons pensé être grands et forts sans Toi, mais nous étions écrasés et sans force. Puisque la vérité a été révélée par Ton Fils Jésus-Christ, nous n'avions aucune excuse pour faire le mal, mais nous nous sommes pardonnés nous-mêmes sans compter sur Ton pardon. Nous reconnaissons maintenant que la lumière se trouve en Toi seul; nous avons erré lorsque nous aurions dû marcher à Ta suite fidèlement. Nous avons été les artisans de notre propre malheur! Tu as été patient, mais nous avons pris Ta patience pour une approbation du mal que nous commettions! Alors que les nuages s'avancent, lourds et menaçant, et que la tempête de Ta juste colère s'avance droit sur l'humanité, nous ressentons notre douleur, le poids de nos transgressions, car elles sont nombreuses! Nos péchés sont constamment devant nous, ils nous assaillent et nous détruisent de l'intérieur, ils sont trop lourds à porter.

Ô Dieu! Père Saint! Vois nos cœurs brisés et contrits! Il est dit dans Ta parole que Tu ne dédaignes pas de tels cœurs! Tes jugements sont justes, et nous n'avons rien pour notre défense, sinon le sang de Jésus-Christ, que nous avons trop longtemps considéré comme sans valeur. C'est par ce sacrifice de notre Sauveur que nous intercédons en ce jour où nous nous repentons de nos péchés; lave-nous complètement, afin que nous soyons purs du sang de notre Seigneur Jésus, et que nous marchions dans toute Ta vérité. Accorde-nous Ta sagesse, afin que nous discernions le bien du mal; ne nous rejette pas! Donne gloire à Ton Nom, Seigneur, en nous délivrant de nous-mêmes et en nous donnant de marcher en conformité avec Ta parole. Dieu de notre salut, secoure-nous! Nous plaçons notre espérance en Toi seul. Remplis-nous de Ta paix et de Ton amour; donne-nous la joie de Ton salut. Nous savons que nous ne méritons rien, et que c'est simplement par Ta grâce que nous sommes sauvés. Donne-nous de marcher dans Ta justice, et nous te rendrons continuellement la gloire et l'honneur qui te reviennent, le cœur rempli d'un chant nouveau. Seigneur Dieu, nous chanterons Tes bontés sur tous les toits s'il le faut, puisque Tu exauces ceux qui s'appuient sur Toi pour être délivré et pardonné. Fortifie nos pas, affermis-nous sur le sentier de Ton salut, que Ta parole soit écrite en nos cœurs, et, tous joyeux de n'être plus sous le joug de nos péchés, nous marcherons dans Ta sainte volonté et Te louerons avec tous les saints, car Tu es bon et Ta miséricorde dure éternellement. Merci Seigneur, de cette espérance que Tu renouvelles en nous. Par Ta grâce, Père Éternel, nous ne retournerons plus en arrière et nous marcherons dans Ta voie jusqu'à la fin de nos jours; dans le nom précieux de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Amen.

samedi 22 août 2020

Vous devez le demander

 Jésus, prenant la parole, lui dit: Que veux-tu que je te fasse? (Marc 10:51)


Bartimée, le mendiant aveugle, était là. Quand Jésus le vit, il dit: "Que veux-tu que je te fasse?" Jésus connaissait le désir de l'homme, mais il voulait que celui-ci l'exprime.

Cette histoire toucha le cœur de Paul Wylie. Après ses études secondaires, il espérait se faire un nom en patinage artistique. Wylie fut profondément ému quand un pasteur parla de Jésus et du mendiant. Pour la première fois, Wylie vit à quel point il était important de mettre sa foi en Jésus, et pas seulement de connaître des choses sur Dieu. Il apprit que tout comme Bartimée devait demander d'être guéri, il devait confesser ses péchés et demander pardon à Dieu. 
Ayant maintenant remporté une médaille d'argent aux jeux Olympiques, Paul Wylie s'étonne encore du salut qu'il a obtenu quand il s'est rendu compte que c'était à lui que revenait la responsabilité de demander à Jésus de le sauver.

Jésus est mort pour chacun de nous et il connaît tous nos besoins spirituels. Cependant, tout comme il a guéri Bartimée sur sa demande, il donne le salut seulement à ceux qui viennent à lui et qui lui demande de les sauver de leurs péchés.

Avez-vous dit au Seigneur Jésus que vous voulez le pardon qu'il offre? Il n'attend que ça pour vous aider.

dimanche 16 août 2020

La joie dans la présence du Seigneur

Que le frère de condition humble se glorifie de son élévation. Que le riche, au contraire, se glorifie de son humiliation; car il passera comme la fleur de l'herbe (Jacques 1:9-10).


Nous trouvons d'abord ici un appel à l'humilité, et à nous réjouir dans le Seigneur en toutes circonstances. Le pauvre et le riche ont tous deux étés créés par Dieu; la condition de l'un et de l'autre n'est pas absolue, car tout peut changer rapidement sur Terre; nous n'avons qu'à nous rappeler l'exemple de Job! Il n'est rien ici-bas qui ne soit pas sous le contrôle de notre Seigneur Dieu tout-puissant, et peu importe la condition dans laquelle nous nous trouvons, il nous est demandé de nous réjouir dans le Seigneur (Philippiens 4:4). Et cette dernière exhortation nous est faite par un homme qui se trouvait dans les chaînes (Philippiens 1:7), à cause du beau nom de Jésus! 

Lorsqu'il est dit au frère de condition humble de "se glorifier", il ne lui est évidemment pas dit de s'enorgueillir, mais de trouver sa joie dans la présence du Seigneur. Nous sommes des enfants de Dieu, simples vases d'argiles régénérés par Sa grâce, pour Sa gloire. Que nul donc, ne s'élève lui-même, quoique possédant momentanément une situation élevée aux yeux des hommes, car tous sont égaux devant Dieu. L'apôtre Paul mettra cette vérité en image lorsqu'il se comparera, avec Apollos, à un quelqu'un ayant semé, Apollos ayant arrosé, mais comme Dieu seul fait croître, l'un et l'autre sont de simples serviteurs et recevront au temps convenable la récompense que Dieu leur réserve, à cause de leur obéissance (1 Corinthiens 3:6-8). 

L'employé et l'employeur sont serviteurs de Dieu, chacun à leur manière. Le pasteur ayant reçu la mission de guider le peuple de Dieu dans la saine doctrine de Christ n'est qu'un simple disciple, comme le sont les autres membres de l'église. Que tous se réjouissent, non pas de leur position sociale en ce monde, mais de ce que Dieu s'est laissé connaître à eux, afin qu'ils puissent marcher par la foi en Jésus. 

Ce qui est dit au riche dans notre verset initial nous rappelle de ne pas mettre notre confiance dans les choses appelées à disparaître. Nous devons constamment regarder à Dieu par la foi, comme des enfants dépendants de leurs parents. Nous avons l'exemple des Hébreux au désert, lorsque "le pain de l'Éternel" leur fut envoyée du ciel par l'Éternel Dieu. Il leur fut ordonné de n'amasser qu'une certaine quantité de ce "pain" pour chaque personne, pour une seule journée. Certains n'obéirent pas à cette ordonnance, et ce qu'ils avaient amassé en trop était infect le lendemain, de sorte qu'il leur fut impossible de le manger (Exode 16:15-21). Que cela nous serve de leçon! Ce que Dieu nous donne aujourd'hui est plus qu'assez! Ne laissons pas les soucis de cette vie présente nous empêcher de nous réjouir en Christ, en laissant le doute envahir nos pensées. Dieu est amour. Dieu est juste. Et notre foi n'est pas fondée sur les biens matériels ou sur l'accomplissement de nos désirs, mais sur Christ. 

Jésus a enseigné que celui qui veut sauver sa vie la perdra (Matthieu 16:25). C'est une perte de temps et d'énergie pour l'homme d'essayer de vivre sans la providence de Dieu. En sachant que Dieu s'est ainsi occupé de Son peuple au désert, nous reconnaissons qu'Il s'occupe de nous même lorsqu'il nous semble que nous marchons seuls. Dieu ne change pas, et ne changera jamais. Et c'est Toi que nous voulons, Père Éternel, car Ton plan de salut est parfait lorsque nous passons par la croix de Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur personnel. 

Nous sommes tous sous le règne d'un seul Dieu souverain, en qui nous pouvons avoir pleine confiance. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait; aujourd'hui, choisissons de vivre dans le contentement et la satisfaction, bénissant Dieu en toutes occasions. Ce qu'Il nous donne est plus que nécessaire pour cet aujourd'hui dans lequel nous vivons. Lorsque nous nous souvenons de la croix, et que nous saisissons l'ampleur de la souffrance que Jésus a subi lorsqu'il y porta les péchés du monde, cela est suffisant pour nous remplir de reconnaissance et de continuer, le cœur débordant de joie, notre marche ici-bas, jusqu'au jour où nous serons rappelés auprès du Père.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.