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dimanche 14 juillet 2024

Peur de pécher

 

Toute pensée n'est pas forcément la réalité. Mais, nous savons qu'une pensée entretenue nous poussera un jour à l'action. Par exemple, plus je pense à un cornet de crème glacée, plus j'aurai le goût de m'en faire un, et si je n'ai plus de crème glacée chez moi, j'irai probablement en acheter au magasin. J'y ai pensé; j'ai entretenu la pensée, et maintenant je le veux. Bien sûr, ce n'est pas péché de manger un cornet de crème glacée, mais il y a beaucoup d'autres pensées que l'homme peut avoir et entretenir qui le conduiront à commettre des actes qui seront péché devant Dieu, s'il ne les maîtrisent pas.

Mais il y a aussi des pensées que nous pouvons avoir et entretenir qui sont liées à nos actions du passé. Par exemple; un alcoolique qui a réussi à s'en sortir sait qu'il ne doit plus toucher à la boisson, sous peine de retomber dans son ancien vice. Un alcoolique a donc dit ceci: "Je me demandais constamment: Suis-je suis la bonne voie? Suis-je sur la voie du retour à une vie normale? J'ai trop peur de retomber dans mon ancien vice, c'est ce que je crains le plus". Mais il a compris une chose, et il a dit: "J'ai fini par comprendre que je dois cesser d'appréhender de le faire. Je devais cesser d'anticiper une situation qui n'était même pas devant moi, parce que cela emplissait toutes mes pensées. Plus je voulais m'éloigner de cette chose, plus je m'y accrochais en ayant constamment peur de retomber dans mon ancienne vie".
Parce que ce genre de peur de pécher est souvent lié à des choses vécues dans le passé, mais que nous ne voulons plus revivre. Les chrétiens peuvent vivre ce genre de chose, parce que leur conscience leur rappelle ce qui est bien et ce qui est mal. Les chrétiens savent qu'ils doivent se détourner du mal, et qu'avec l'aide de Dieu, un changement de vie doit s'effectuer. Romains 12:2 dira en effet de ne pas nous conformer aux choses de ce monde, mais "d'être transformés par le renouvellement de l'intelligence". Colossiens 3:5 dira de faire mourir "tout ce qui est terrestre" en nous. Colossiens 3:9-12 nous dira de "nous dépouiller du vieil homme", à savoir de notre ancienne manière de vivre liée à notre nature charnelle, et "à être revêtus de l'homme nouveau", pour être à l'image de notre Créateur. Et nous pourrions citer encore plusieurs versets concernant l'obligation du changement dans la vie de celui qui prétend être né de nouveau en Christ.
Ces changement ne s'effectuent évidemment pas tous par nous-mêmes. En fait, la plupart sont effectués durant toute notre vie par le Seigneur, lorsque nous nous soumettons à Lui et que nous obéissons à Sa parole, et c'est là notre seule part dans toute cette affaire: nous soumettre et obéir! Nous ne devons donc pas développer cette crainte de pécher, mais affronter la cause exacte (la racine) et la placer devant Dieu dans une réelle repentance, en haïssant notre péché comme étant quelque chose que Dieu haït et qui nous sépare de Lui. Notre ami alcoolique dira donc ceci: "Après avoir cerné les raisons de ma peur de retomber dans mon ancienne vie, je les amenées à Dieu, parce que j'étais en train de développer une peur irrationnelle. J'avais peur de mal agir, mais j'étais sur le point de rechuter parce que ma peur était entretenue par mes propres pensées vis-à-vis cette crainte de mal faire. C'est un cercle vicieux".
Notre ami se retrouvait devant une situation où sa peur de mal agir menaçait de le faire rechuter, parce qu'il ne pensait qu'à cela! Mais la peur n'accomplit rien de bon en l'homme. 1 Jean 4:18 nous dit que "la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour". La peur de pécher ne nous empêchera jamais de pécher; nous devons voir plus haut, nous devons regarder à Celui qui nous donne la capacité de résister aux assauts de l'ennemi avec tous les armes du chrétiens. Nous ne sommes pas dans la bataille contre la chair et ses désirs, seuls, avec nos propres forces! Non, mais avec la force que le Seigneur nous donne. Et Il dit aussi qu'Il nous donne Sa paix (Jean 14:27), et ce, en toutes circonstances. Pourquoi appréhender quelque chose qui n'existe qu'en pensée?
C'est une arme couramment utilisée par l'ennemi; il donne une pensée à la personne concernant son passé (alors qu'elle est en train d'essayer de changer de vie), et il l'accuse ensuite d'être trop mauvais(e) et que Dieu ne voudra jamais lui pardonner, et qu'elle ne pourra jamais changer. C'est là toute l'importance de nous tourner vers Dieu, parce que, voici le cycle: l'ennemi, ou parfois le subconscient, donne la pensée, et avec elle vient un sentiment de culpabilité, et la personne, plutôt que de courir à Christ avec tout cela, se débat avec ses pensées qui deviennent ou redeviennent des tentations; elle appréhende, elle anticipe, elle a peur de retomber dans le péché, et pour finir, cela devient si réel qu'elle retombe, ou sinon, elle en a l'impression, même si elle a réussi à résister un jour de plus.
Il ne faut pas qu'il en soit ainsi! Si nous sommes réellement enfants de Dieu, nous ne devrions jamais marcher dans la peur, quelle qu'elle soit. La seule crainte qui devrait exister est celle de déplaire à Dieu, et c'est une crainte à salut, parce qu'elle nous pousse à Lui obéir! Autrement, c'est un indice clair que nous ne sommes pas encore parfaits dans l'amour de Dieu, car en Dieu, que devons-nous craindre? Rien! Ni la mort, ni l'enfer, ni les démons, ni la pauvreté, ni la richesse, rien! La culpabilité seule fait en sorte que l'homme craint constamment ce qui l'attend. Pourquoi donc? Parce qu'il n'a pas encore reçu le pardon de ses péchés. Il y a eu une certaine repentance, mais elle était plus liée à un désir de se sortir du pétrin que de changer de vie et de s'attacher à Christ.
Alors une nouvelle orientation s'impose; il faut commencer à aimer la vérité et à y vivre. Combien de fois entendons nous cette petite phrase: "Je me suis rendu compte que je n'étais pas sur la bonne voie, j'ai atteins le fond du baril et j'ai paniqué". Cela arrive même sur la route, lorsque le GPS ne nous donne pas de bonnes indications et que nous regardons à la dernière seconde aux panneaux d'indications sur le bord du chemin! Nous paniquons parce que nous voyons que nous sommes en train de manquer notre sortie et que le détour que cela nous fera faire est épouvantable! Ne suivons pas le GPS de notre cœur, il est trompeur et tortueux par dessus tout (Jérémie 17:9). Ne suivons pas non plus les indications de nos pensées, en les comparant à la réalité. Non, ce n'est pas parce que l'alcoolique pense à la boisson qu'il a péché; il y a une distinction à faire ici. S'il entretient sa pensée, il va finir par retomber dans son ancienne vie, il va pécher, mais s'il la rejette dès son apparition en courant se mettre à l'abri du Tout-Puissant, il n'a rien à craindre!
La vérité est que nous avons un avocat auprès du Père; l'homme Dieu Jésus-Christ! Et après nous être réellement repentis, Il nous aidera à aimer la vérité et à rejeter tout mensonge; Il nous guidera avec l'aide de Son Esprit. Il va nous transformer dans l'intelligence, mais il faut comprendre que cette transformation est l'œuvre d'une vie; nous ne pouvons pas nous attendre à devenir parfaits et saints du jour au lendemain, ça n'arrivera jamais! Nous devons tous les jours rester dans cet esprit de repentance et d'humilité qui nous a conduit à la croix pour rejeter tous nos péchés et en obtenir le pardon. Et plus nous connaissons l'amour de Dieu, plus nous le ressentons; et plus nous comprenons que nous n'avons pas à avoir peur de quoi que ce soit, encore moins du péché. Car Il nous donnera d'aimer ce qu'Il aime et d'haïr ce qu'il haït, et, ce faisant, Il nous donnera aussi la capacité, alors que nous gardons nos cœurs et nos pensées dans Sa parole, de maîtriser tout ce qui est contraire à Sa volonté et indigne de Lui. Donc, tout ce qui ne Lui rend pas gloire, nous le rejetons. Nous n'avons plus peur de le faire, mais nous haïssons tellement ce péché d'une parfaite haine, comme dirait le psalmiste, que nous le rejetons fermement, avec une foi ferme, non pas en nos propres capacités, mais en Christ, qui a tout vaincu à la croix et à qui tout pouvoir a été remis.
Lorsque nous avons réellement donné notre vie à Jésus, tout ne sera pas facile, loin de là. Mais nous apprenons à vivre un jour à la fois, dans la force et la grâce qu'Il nous donne. Nous apprenons à ne plus nous appuyer sur notre chair, comme autrefois, mais en Dieu seul. Nous apprenons que notre valeur ne repose pas sur ce que nous pensons de nous-mêmes, ou ce que les hommes pensent de nous, mais en ce que le Christ a donné Sa vie pour nous; notre valeur, c'est le Christ qui habite en nous. Nous apprenons aussi à croire ce que Dieu a dit, nous croyons Ses promesses, car elles sont vérités. Il a dit: "Je ne te délaisserai point, je ne t'abandonnerai point" (Josué 1:5). Et, "si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? (Romains 8:31). Ainsi, nous apprenons à dire comme l'apôtre Paul: "Je puis tout par celui qui me fortifie" (Philippiens 4:13).
Lorsque nous donnons notre vie à Christ, c'est un nouveau départ. Nous n'avons pas à vivre dans le passé; à craindre le passé. Ce n'est pas inutilement que la repentance fait référence au fait d'effectuer un demi tour; c'est pour faire dos à la direction que nous prenions autrefois. C'est maintenant derrière nous, et, par la grâce de Dieu, nous irons de l'avant, un jour à la fois. Souvenons-nous de Lot et de sa famille, à qui les anges avaient dit: "Sauve-toi pour ta vie, ne regarde pas derrière toi, et ne t'arrête pas dans toute la plaine; sauve toi vers la montagne, de peur que tu ne périsses" (Genèse 19:17). Nous sommes sauvés par grâce; le fait de ne plus regarder en arrière signifie de ne plus envier le passé; de le rejeter. Le passé pécheur, c'est la mort. En Christ, nous n'avons plus peur de la mort, mais nous nous en détournons pour courir vers la vie. Comme l'apôtre Paul dira en Philippiens 3:13 : "Oubliant ce qui est en arrière, et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ".
Renonçons à ces légendes fausses du passé; orientons nous vers l'avant, vers la vie céleste en Jésus-Christ. Nous n'avons pas à avoir peur du péché, car nous aimons la vérité, et la vérité nous montre ce qu'est la réalité de la vie en Christ, et ce que je veux vivre, ce que je vis, et pour qui je vis désormais, c'est cette vie en Christ. Gloire à Dieu!
Merci Seigneur pour Ta parole qui est la vérité! Elle nous encourage, elle nous corrige et nous fortifie. Ô Dieu, nous n'avons rien à craindre lorsque nous demeurons, par Ta grâce, au creux de Ta main puissante, et nous croyons que Tu es suffisant pour nous combler de toute joie et de toute espérance. Tu es tout en tous ceux qui croient, Tu es la plénitude de toutes choses. Merci Seigneur de nous donner de marcher en nouveauté de vie, en transformant notre intelligence et en renouvelant nos pensées; merci de nous avoir libéré de l'emprise du péché et de la mort. En Toi, nous ne craignons rien, car nous sommes plus que vainqueurs par Christ qui nous fortifie! Gloire à Dieu! Gloire à Jésus! Amen!

dimanche 18 décembre 2022

Afin de connaître Christ

Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort (Philippiens 3:10).


Connaitre Christ ne consiste pas à le connaître d'une manière intellectuelle, mais à avoir une relation avec Dieu dans la prière et dans la lecture de la Bible. Sa Parole est la vérité, nous le savons, et elle est utile à notre édification, pour nous corriger, et c'est par elle que le Christ se fait connaître à nous. C'est pourquoi nous ne nous lassons pas de plonger nos regards dans cet océan de sagesse, car, si nous le connaissons, ce n'est qu'en partie seulement. Nous ne nous contentons pas de peu, nous voulons davantage nous rapprocher de Lui, sonder Son amour si grand et si incompréhensible pour l'homme; approfondir les mystères de Sa grâce et de Sa gloire. Après avoir approfondies toutes ces choses, nous parvenons à peine à comprendre "la puissance de sa résurrection". 

Ce n'est pas inutilement qu'au verset 8, l'apôtre Paul, faisant référence à son passé, dira qu'il considérait toutes les choses dans lesquelles il plaçait sa confiance "comme de la boue". Pourquoi? À cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ, pour lequel il avait renoncé à tout. Parce que nous ne pouvons pas marcher en conformité avec le siècle présent tout en marchant avec Christ; les deux sont opposés l'un à l'autre. Nous servirons donc l'un ou l'autre. 

Raison pour laquelle l'apôtre parlera, au verset 10, de "la communion de ses souffrances" (de Christ), en devenant conforme à lui dans sa mort". Parce que dans la communion avec Christ, nous partagerons inévitablement Ses souffrances. Cela peut sembler négatif, mais lorsque nous sommes dans "la communion de ses souffrances", nous possédons donc aussi tous les bienfaits qui y sont associés. D'abord, nous sommes réconciliés par elles avec Dieu. En effet, sans le Fils souffrant la croix, il est impossible à l'homme de plaire à Dieu, peu importe les efforts qu'il y met. Ensuite, la paix avec Dieu. Nous lisons en Romains 3:17-18 que "ceux qui ne connaissent pas le chemin de la paix n'ont pas la crainte de Dieu devant leurs yeux". C'est donc dire que l'inverse est vrai. Ceux qui connaissent la paix, qui sont en paix avec Dieu sont ceux qui le craignent et le servent, non pas dans une crainte servile, mais parce que nous l'aimons, parce qu'Il nous a aimé le premier, au point d'envoyer le Fils à la croix pour Se réconcilier avec nous. Et lorsque le Fils souffrait, le Père souffrait également, parce qu'ils n'ont toujours fait qu'Un. 

Dans les souffrances du Christ se trouvent aussi le pardon, la rémission de nos péchés; la justice de Dieu s'accomplissant parfaitement en elle. Mais voilà, dans cette communion avec Ses souffrances, et toutes les bénédictions qui en découlent, se trouve aussi, souvent, nos propres souffrances; le rejet, la privation (dont l'apôtre Paul et tant d'autres ont été victimes au fil des siècles), et ainsi de suite. Tous les apôtres étaient ainsi prêts à se soumettre à ce prix à payer, comprenant que, souffrant avec Lui, et à cause de Lui, ils devenaient "conforme à sa mort".

Qu'est-ce que c'est que d'être conforme à la mort de Christ? C'est de mourir chaque jour au péché, notre chair et ses désirs contraire à Dieu étant crucifiés avec Christ une fois pour toute (Galates 5:24), afin aussi d'être élevés un jour dans Sa gloire pour l'éternité. C'est pourquoi l'apôtre poursuivra au verset 11, disant : "pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts", car, "notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses (v. 20-21). 

Les souffrances du temps présents ne sauraient être comparées à la gloire éternelle (Romains 8:18). Le Saint-Esprit continuant de nous aider sans nos faiblesses (Romains 8:26), solidement ancrés en Christ, dans la Parole, marchons ensemble vers le Sanctuaire de l'Éternel Dieu vivant, afin de recevoir le prix de la victoire que le Seigneur Jésus-Christ nous a mérité (Philippiens 3:14). Que la protection de Dieu et de Jésus-Christ nous accompagne pour toujours. À Dieu, à Jésus-Christ et au Saint-Esprit soit la gloire pour toujours, Amen.

samedi 4 décembre 2021

La fuite d'un temps révolu, l'espoir d'un avenir éternel (Psaumes 121)

Vanité des vanités, tout est vanité (Ecclésiaste 1:2). 

Le temps qui passe, et qui ne reviens pas. La nostalgie des jours paisibles du passé, où la folie démoniaque ne ravageait pas encore le cœur des humains de manière aussi évidente et abjecte qu'elle le fait présentement. C'est la fuite d'un temps révolu. Beaucoup sombrent dans la dépression et le découragement parce qu'ils ne peuvent tout simplement plus s'adapter, ni absorber ce que ce monde leur présente jour après jour. 

Beaucoup se tournent vers le passé, vers les jours "heureux et insouciants" d'autrefois, mais il ne peut rien pour eux; il n'existe plus que dans leurs souvenirs. Le havre de paix que nous promettaient tous les matérialistes de ce monde s'est avéré n'être qu'une chimère habilement inventée de toute pièce, afin de nous faire oublier la médiocrité d'un monde qui a abandonné son Créateur, son Dieu. 
De belles figurines ornent les huches de nos foyers, mais, empoussiérées, personne ne les regarde jamais; des voitures et des biens de toutes sortes s'accumulent dans les garages, témoignant en silence que l'homme n'est jamais aussi seul que lorsque les seules richesses qu'il possède rouillent pendant que son propre corps dépérit avec le temps qui passe; des photos dans des tableaux posé de face dans le fond d'un tiroir, témoins d'un bonheur passé et éphémère, victime d'un présent incertain et d'un futur insaisissable. 

Le jour se lève, mais sortir du lit est pénible quand le cœur n'y est plus. L'espérance s'est depuis longtemps envolée avec les secondes qui s'égrènent sur le grand bouclier de l'éternité. Le soleil se couche sur une autre journée qui semble perdue. À quoi bon, disent-ils en cœur? À quoi bon, puisque même mes œuvres ne perdureront pas dans la suite des temps? Vanité des vanités, tout est vanité et poursuite du vent. 
Alors ils essaient de tout oublier et de fuir, fuir, fuir, mais plus ils essaient, moins ils y parviennent. Les verres, les seringues et les heures passées à la recherche de plaisirs inaccessibles s'accumulent; le cerveau engourdi, ô victoire, mais pour combien de temps, et à quel prix? Un jour nouveau se lève, et c'est seulement pour ouvrir la porte sur les terreurs de la noirceur infernale qui a envahi notre monde. Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera (Ecclésiaste 1:9). À quoi bon, disent-ils, et tout recommence comme hier, même si cent fois, mille fois, ils ont emprunté ce chemin amer, qui n'était en fait qu'une route sans issue, où chagrin et désespoir règnent en rois et maîtres.   
    
Alors vers qui se tourner? Vers où regarder? Après avoir bu à tant de sources amères, ils ne pensent plus possible qu'un jour, peut-être, une source d'eau douce saura étancher leur soif. Et la question demeure, lancinante: d'où viendra leur secours?  

Comment donc invoqueront ils celui en qui ils n'ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a personne qui prêche (Romains 10:14)? Où sont ceux qui doivent être des petits doigts qui pointent vers le Ciel, vers le Créateur de toutes choses? 

Chrétiens de la fin des temps! Nous avons une tâche à accomplir. Ne nous endormons pas dans l'attente du retour du Seigneur Jésus! Dieu ne nous a pas placé dans cette génération perdue sans but précis. Réveillons-nous! Levons-nous! Il est temps de laisser Dieu placer dans notre dos une colonne vertébrale de fer! Que ce qui est juste soit juste, que ce qui est pur soit pur, que ce qui est parfait soit parfait, et que ce qui est péché ne soit même pas nommé au milieu de nous! Cette génération est désespérée comme jamais d'entendre et de voir la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ. Son cri a atteint les cieux; des brebis sont égarées, le bon Berger les a entendus et est à leur recherche, et Il nous fait l'honneur de l'aider à rassembler (Luc 11:23). 

D'où me viendra le secours? Le secours me vient de l'Éternel, qui a fait les cieux et la terre. Il ne permettra point que ton pied chancelle, celui qui te garde ne sommeillera point. Voici, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël. L'Éternel est celui qui te garde, l'Éternel est ton ombre à ta main droite. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit. L'Éternel te gardera de tout mal, il gardera ton âme. L'Éternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais (Psaumes 121).

Ô toi, qui est faible et désespéré, semblable à une brebis égarée! Sache que Dieu a entendu tous tes appels. Il a recueilli chacune de tes larmes au creux de ses mains, Il les a même toutes comptées (Psaumes 56:8)! Plus d'une fois Il a préservé ton pied de la chute fatale. Au moment où tu n'avais plus aucun espoir, Il espérait toujours pour toi; car Tu es comme Sa fiancée, Son premier amour. Parce que tu as du prix à ses yeux, parce qu'il t'aime (Esaïe 43:4). Pour toi, à la croix, le visage de Jésus a été défiguré, et Il a été pour plusieurs un sujet d'effroi tant son aspect différait de celui des hommes (Esaïe 52:14). Jésus, ce doux, ce précieux nom que tu as blasphémé aux temps de ta faiblesse; Son sang a coulé afin que par Ses meurtrissures, les tiennes soient guéries. 

N'aie plus peur, viens! Viens! Approche-toi de la croix ensanglantée! Entend-y ton Seigneur crier: "Tout est accompli"! Elle n'est plus une honte désormais, car tout y a été accompli afin que tu vives, et que tu vives éternellement! Viens donc y déposer tous tes fardeaux, car ils sont trop lourds pour toi. Oublie le passé, ne crois pas l'ennemi, car si tu entends la voix du Seigneur qui t'appelle aujourd'hui, c'est que rien de ce que tu as fait n'a encore pu te séparer de Son amour. Dieu t'aime, et Il t'a toujours aimé! Il veut te pardonner! Lève-toi, secoue la poussière de tes vêtements! Détache les liens de ton cou, les verrous sont déjà enlevés, tu es libre par le sang de Jésus! Ne pense plus aux événements passés, car le Seigneur a fait toutes choses nouvelles; dans ton désert de solitude et de larmes, il a tracé un chemin (Esaïe 43:18-19), et de son trône coule l'eau vive que tu cherches depuis si longtemps. Viens! Viens vite y étancher ta soif et recevoir Son amour! 

Un jour nouveau se lève, mais tout ne recommence pas comme hier, car sortir du lit est désormais une joie. La porte s'ouvre sur une espérance nouvelle et éternelle en Jésus-Christ; un cantique nouveau est dans la bouche de tous Ses rachetés! Ils se lèvent avec l'aurore pour louer et glorifier le Créateur qui s'est fait connaître à eux; un chant de reconnaissance est sur leurs lèvres jours et nuits. Seigneur, Tu es et Tu seras pour beaucoup un sujet de joie et d'allégresse en ces temps troubles; Toi, seul refuge au temps de la détresse. 
Louons l'Éternel, car Il est bon! Ô Seigneur Jésus! Tu satisfaits l'âme altérée et affamée! Ceux qui vivaient dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, dans la misère et les chaînes, Tu ne les as pas condamnés, mais d'une voix douce et aimante, Tu les as appelées, jusqu'à ce qu'ils entendent et répondent favorablement à Ton appel. Tu as brisé tous leurs liens, afin qu'ils soient libres, libres de marcher par la foi, dans la joie et la paix que Tu donnes en abondance à Tes enfants. Nous te louons, nous t'adorons, nous exaltons Ton nom, ô Dieu, car Tu nous as comblés de bénédictions en Jésus-Christ notre Roi, notre Sauveur, notre Guérisseur, notre Rédempteur. Tu as changé nos vêtements de deuil en vêtements de joie. Alléluia, gloire au plus haut des cieux! Aujourd'hui, une autre brebis égarée a été ramenée sous Ta sainte protection, ô Dieu, et nul ne l'arrachera de Ta main. Gloire à ton saint nom béni! 
Oui, le secours nous vient de l'Éternel, et Il ne sommeille ni ne dort, le gardien d'Israël.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le nom de Jésus, Amen.  

samedi 27 août 2016

M'aimes-tu?

Jean 21:15-17 : "Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois: M’aimes-tu ? Et il lui répondit: Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis."

Ici, Jésus s'adresse à Pierre par son ancien prénom: Simon. "Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu?" Souvenons-nous; lorsque Jésus l'appela pour en faire l'un de ses disciples, il changea son prénom (Simon) pour Céphas, qui signifie Pierre. (Jean 1:42) Pourquoi donc dans ces versets, Jésus s'adresse-t-il à Pierre par son ancien prénom? Parce que Pierre était retourné en arrière. Jésus l'avait enseigné; il ne plaît pas à Dieu que nous retournions dans le péché après avoir connu la vérité en Jésus. Nous savons que, quelques jours plus tôt, Pierre avait renié le Christ. Il se savait coupable. Et Jésus, ne le disculpant pas, mais ne l'accusant pas tout à fait non plus, lui rappelait subtilement, ainsi qu'à nous tous aujourd'hui, qu'une nouvelle identité nous est donnée lorsque nous l'acceptons comme notre Seigneur et Sauveur personnel. Nouvelle identité, nouvelle manière de penser et de vivre; nouvelle vie! Mais Pierre avait la parole facile. Peut-être trop. Et quand la tentation vint à lui, il ne sût résister avec la foi, car il comptait trop sur lui-même. Après avoir renié le Christ, lorsqu'il croisa le regard de Jésus après que le coq eut chanté, il s'est repenti de sa conduite, il a pleuré sur lui-même, à cause de son péché. Après ces choses, Jésus vient le mettre vis-à-vis de lui-même, à trois reprises également, parce que l'amour triomphe du jugement et de la condamnation: Simon, m'aimes-tu? Et Pierre de lui répondre: "Tu sais que je t'aime." Pierre ne parle plus par lui-même, il ne juge plus de la situation selon ses yeux à lui, mais selon les yeux de Jésus. Tu sais. Tu sais tout. Tu vois tout. Tu entends tout. Toi, Jésus, tu sais que je t'aime.

Certains accordent une importance exagérée à leur profession de foi. Il semble qu'ils s'attendent à être sauvés par ces paroles, mais il nous est démontré ici que les paroles ne valent rien si elles ne sont pas enracinées en Christ; si nous ne travaillons pas à notre salut avec crainte et tremblement (Philippiens 2:12) L'amour que nous avons pour Dieu doit être inconditionnel et doit être en action parmi les hommes. (1 Jean 3:18) Il ne doit pas y avoir dans nos actions une once de rébellion, ou quoi que ce soit qui puisse attrister l'Esprit de Dieu. Il peut arriver que nous fassions une erreur, mais ne tolérons jamais volontairement quoi que ce soit dans nos pensées ou dans notre conduite qui ne soit pas conforme à la pensée de Dieu. Nous savons comment Il pense, parce que Jésus nous l'a enseigné. Ce n'est pas inutilement qu'il nous est dit d'avoir en nous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. (Philippiens 2:5) 

À la question: "m'aimes-tu?", il y a la réponse en parole: "oui, je t'aime". Mais cela est toujours suivi d'une exhortation de Jésus: "Pais mes agneaux", ou "Pais mes brebis". Il y a un rapprochement à faire avec son enseignement en Matthieu 16:24 : "Si quelqu'un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive." (Voir aussi Galates 2:20) La plupart des disciples s'enfuirent, lorsque que Judas eut trahi Jésus. C'est un aspect magnifique de la Bible, qui n'essaie pas de nous montrer que les disciples étaient des super-héros sans peur et sans reproches. Non. Ils étaient humains, tout comme nous, avec leurs qualités et défauts. Mais ils n'avaient pas encore, à cette époque, reçut le Saint-Esprit, de sorte qu'ils aimaient Jésus et leur prochain, mais cet amour n'était pas parfait. Ils étaient encore dans la chair et ils n'étaient pas encore renouvelés dans leur intelligence par le Saint-Esprit

Le véritable amour exclu tout péché, toute désobéissance volontaire. Il sait que Jésus connait tout de nous, qu'Il connaît nos côtés les plus sombres, et pourtant il nous a aimés et nous aime malgré tout. Pierre avait renié son Maître, et pourtant, Jésus ne lui adressa aucun reproche. Il avait déjà prié pour lui. À cause de cela, Pierre aimait Jésus plus que jamais auparavant et il ne s'en vantait plus. Il avait été pardonné de son péché et il lui en était reconnaissant; il en était pleinement satisfait! Il se souvenait certainement des paroles de Jésus: "Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras converti, affermis tes frères."(Luc 22:32) Et voilà Jésus qui lui dit de nouveau: "Pais mes agneaux; pais mes brebis". Si c'était nécessaire, cela confirmait définitivement à Pierre que Jésus ne l'avait pas rejeté et que Dieu avait un plan pour lui. Si cela n'avait pas été le cas, il ne lui aurait jamais confié ses agneaux! Jésus n'est-il pas le bon berger? (Jean 10:11) 


Jésus nous pose la même question aujourd'hui: m'aimes-tu? Aimes-tu Dieu de tout ton cœur, te toute ton âme? (Matthieu 22:37-38) M'aimes-tu plus que ceux-ci? Comprenons ici: aimons-nous le Seigneur plus que tout ce qu'il y a en ce monde?  

Réfléchissons à notre conduite. Qu'y a t'il en nous qui ne serve pas le royaume de Dieu? Qu'elles sont nos pensées dominantes? Que faisons-nous? Éliminons toute pensée ou toute action qui ne soit pas conforme à l'enseignement de Jésus. Réduisons le temps que nous passons sur des choses qui ne servent pas les intérêts du royaume de Dieu, et passons ces minutes ou ces heures dans l'étude de la parole de Dieu ou en prière. Soyons à son écoute; prêts à obéir à sa volonté, même si elle ne plaît pas à notre nature humaine. N'oublions pas que son Esprit a des désirs contraires à ceux de la chair. Notre profession de foi et nos paroles seront testées. Cela est un fait. L'apôtre Pierre comprit à la dure que les paroles qu'il prononçait ne valaient rien. Il s'en est donc remis à Jésus. Tu sais toutes choses. Ce n'était plus lui qui voyait, mais il voyait à travers les yeux de Jésus-Christ. Ne mesurons pas notre amour pour Dieu selon notre assiduité à accomplir certains rites religieux. M'aimes-tu plus que ceux-ci? La question est importante, car nous ne pouvons pas avoir un cœur partagé, puisque nous ne pouvons pas servir deux maîtres à la fois. Dieu sonde les cœurs et les intelligences, Il nous connaît mieux que nous-mêmes; prions pour qu'Il nous donne de nous voir comme Il nous voit. Nous serons alors en mesure d'éliminer ce qui prend la place de Dieu dans nos vies, de nous en repentir devant le Seigneur et de marcher conformément à Sa volonté. N'oublions pas que nous avons toutes les raisons du monde d'aimer Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Nous méritions la mort et notre peine avait été signée contre nous. À cause de nos péchés qui témoignaient contre nous, il n'y avait rien à faire, rien à dire pour notre défense; nous étions coupables. Mais Jésus nous a pardonnés, Il nous a retiré de la boue du péché, Il nous a donné, ou redonné la vie et une nouvelle identité de sorte que nous n'avons plus à craindre la punition pour nos fautes, Il s'en est chargé. Quel amour! C'est à cause de cet amour que nous l'aimons en retour; parce qu'Il nous a aimé le premier, (1 Jean 4:19)sans compromis. Et c'est encore à cause de cet amour que Christ nous ordonne, comme à Pierre: "pais mes brebis". Nous savons que l'amour de Dieu habite  en nous lorsque, comme Lui, nous aimons l'esprit de nos frères et sœurs à travers le monde. Sans compromis, sans faux-fuyants, nous sommes prêts à obéir à Dieu et à témoigner de son amour quand, où et de la manière qu'Il le désire. Pour sa gloire, par sa gloire, à cause de sa grâce, nous serons à son service, prêts à accomplir les œuvres qu'il a préparé d'avance afin que nous les fassions, jusqu'à la fin de notre vie terrestre.

1 Jean 5:2 : "Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements."

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

jeudi 30 octobre 2014

Le passé

Plusieurs croient que, à cause de leurs nombreux péchés commis dans leur passé, Dieu ne les aime pas, et ne peut pas les aimer. Mais vous vous trompez! Pourvu que vous n'avez pas péché volontairement des années durant, et cela après avoir marché avec Jésus, même si votre somme de péché est grande, le regard d'amour de Dieu se pose sur vous. Il veut vous délivrer, Il veut vous pardonner. Il ne vous aime pas plus ni moins que celui qui n'aurait péché qu'une fois dans sa vie, car pour Dieu, un péché reste un péché, et un seul péché non pardonné est suffisant pour nous faire manquer l'entrée dans son royaume céleste! Souvenons-nous de la parabole du Christ en Matthieu 22 où nous voyons un homme qui a tenté de s'infiltrer dans le royaume de Dieu sans enfiler les habits de noces, c'est-à-dire qu'il ne s'était pas dépouillé de lui-même et n'avait pas enfilé l'habit qu'est Christ. L'Écriture ne nous dit pas s'il était un grand ou un petit pécheur, non car cela n'existe pas. Il était simplement un pécheur hypocrite qui ne voulut pas se repentir et se saisir de la justice de Jésus et de la sanctification de l'Esprit. L'important n'est donc pas la quantité de péché que vous avez commis, mais vers qui vous vous tournez pour obtenir le secours dont vous avez besoin afin d'être pardonnés et délivrés de son pouvoir!

Vous avez essayé par vos propres forces de vous détourner de vos mauvaises manières d'agir, mais à chaque fois vous avez chuté. Et à chaque chute, vous vous êtes découragés un peu plus encore. Comprenez que vous réussirez seulement à vaincre le péché en allant à la croix ensanglantée de Christ. Il est l'Agneau parfait qui a été frappé pour nos péchés à tous, Il s'est chargé de nos impossibles et par sa mort et sa résurrection, il a vaincu le pouvoir du péché, de la mort. Trouvons donc le chemin de la croix, sortons hors de la ville de nos péchés, et allons vers Lui humblement en portant nos opprobres. Allons les laisser aux pieds de la croix, car Il accueille encor et toujours les pécheurs qui se repentent, mais Il rejette les orgueilleux qui l'ont d'abord eux-mêmes rejeté.

Et lorsque vous priez, vous dites parfois : "Seigneur Jésus-Christ, comment pourrais-je te rendre gloire, louange et honneur quand je me sens si loin de toi? J'ai si mal agi dans mon passé! Je crois que tu es un Dieu vivant, mais parfois je ne sais plus ce que j'ai à faire. Je me sens si loin de toi, avec tout ce mal qui m'habite et qui s'accroche à moi. Mon intelligence n'est pas transformée, et elle me ramène des souvenirs et des pensées que je déteste! Car tout au long de ce passé, j'ai marché en m'éloignant de ta présence, et cela m'a conduit dans l'indifférence, dans une indifférence obscure où je ne voyais plus de différence entre le bien et le mal."

Mais prenez courage! Car dès lors que vous reconnaissez votre état pécheur, c'est que tout n'est pas terminé, il y a encore de l'espoir, car Dieu veut encore vous pardonner!

Approchons-nous du Père dans la prière, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur personnel.

Seigneur, prends pitié de moi! Viens-moi en aide, pardonne mes péchés, car je veux vivre! Je veux m'accrocher solidement à toi et ne pas ou ne plus me détourner loin de ta face! Mon désir est de marcher avec Toi. Je laisse en arrière tous les péchés que j'ai commis. Je les déteste et je ne veux plus les voir! C'est toi seul que je désire, Jésus, et c'est de toi dont je veux être revêtu, et non pas de ma propre justification qui n'a aucune valeur devant le Père. Je crois en ta miséricorde, et je crois qu'une seule parole de toi, et je serais guéri. J'ose croire que tu veux répandre sur moi ta miséricorde et ta grâce infinie.
Seigneur Jésus, je remets ma cause entre tes mains saintes et puissantes! Je te supplie d'accepter ma demande, car j'ai besoin de ton secours. Un jour, un lépreux est allé vers toi et t'as supplié : "Si tu le veux, tu peux me rendre pur." Et alors Jésus, tu fus ému de compassion pour lui, tu étendis la main, tu le touchas et dis: "Je le veux, sois pur." En ce jour, Seigneur, ce lépreux, c'est moi, Je te supplie de me nettoyer entièrement, car je sais bien que je ne peux pas revêtir tes habits tout en restant dans la crasse du péché. Je te remercie de m'entendre et d'accepter ma supplication. Merci Jésus de m'accepter, de me purifier de tout mal et de m'aider à partir de ce jour à vivre une vie pure et sans tache, pour te rendre gloire, à Dieu le Père et au Saint-Esprit.
À toi, Seigneur Jésus-Christ la force, le pouvoir de te soumettre toutes choses. Toi seul es digne de recevoir l'honneur, la gloire et la louange  pour aujourd'hui et pour toujours, Amen!
Merci Jésus de saisir mon fardeau, car il m'écrasait, et comme ton joug est facile à porter! Merci Jésus de m'avoir libéré, car le passé est disparu, et ce qui m'importe, c'est de m'attacher à toi seul et de vivre pour te rendre haute gloire, Amen!

vendredi 7 mars 2014

Ne restons pas sous le joug du passé

J'ai eu des manquements dans le passé. J'ai péché. Ensuite, je me suis repenti, j'ai crié à Dieu, espérant en son secours. Et maintenant, je crois qu'il m'a secouru, mais je ne veux pas me contenter de cela, car je sais que si je m'en satisfais, sans continuer d'avancer dans ses voies, je risque bien de retomber à nouveau, sachant que si l'on n'avance pas dans notre relation avec Dieu... on recule. Mais comment ne pas retomber de nouveau?

Voici. Mon passé démontre mes faiblesses. Si je suis honnête, je les ai déjà reconnues. Il le faut, car le diable, lui, les connaît. J'ai donc tout intérêt à connaître mes faiblesses, et à les placer devant Dieu, avec des prières de supplication. C'est un pas dans la bonne direction que d'être honnête avec soi-même, de se voir tel que l'on est, comme Dieu nous voit. Et c'est ainsi que nous allons devant Lui, disant : tel que je suis, je viens à toi, sans rien à moi, sinon ton sang versé pour moi.

Mais nous devons toujours vivre dans cette humilité qui nous a conduis à reconnaître nos péchés, dans la repentance. Nous ne sommes pas d'égal à égal avec Dieu. Il nous est de loin supérieur!! Alors quelles que soient les pensées mauvaises qui se présentent à nous pour nous tenter et nous faire tomber, nous ne devons pas perdre de vue que si nous ne les combattons pas avec l'aide de Jésus, c'est un combat perdu d'avance! Et si ce n'est pas un péché d'être tenté, Jésus nous enseigne dans les Évangiles que c'en est un que de ne pas résister aux tentations et aux pensées mauvaises!

Avant d'avoir reconnu nos faiblesses devant Dieu, l'ennemi n'avait pas à nous accuser, car nous ne le confrontions pas. Il nous tenait là, dans la boue de nos péchés, tout en flattant notre nature pécheresse. Mais maintenant que nous nous sommes repentis, pour certains, il a, ou il va changer de tactique. Pour certains, il tentera de flatter leur orgueil et leur faire croire qu'ils sont maintenant de supers-chrétiens, presque à l'égal de Dieu... Et pour d'autres, il ne sera plus flatteur, mais accusateur. Il va envoyer des pensées mauvaises, et ensuite il essayera de décourager le nouveau repenti. Mais n'embarquons pas dans son jeu! Peu importe de quelle façon il s'y prend, l'ennemi veut nous tenir dans le passé, car le passé était une perte pour nous, et il veut notre perte!

Nous l'avons rejeté, ce passé, nous nous en sommes repentis devant Dieu, alors allons de l'avant! Regardons à Jésus en tout temps, car les traces que notre divin Maître nous a laissées se trouvent devant nous, pas derrière! L'apôtre Paul nous le dit très bien en Philippiens 3:12-14 "Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. » Notons ici "l'oubliant ce qui est en arrière". Si le saint apôtre serait resté dans son passé, ayant peur d'y retourner, il n'aurait pas reçu toutes les révélations qu'il a eues de la part de Dieu. Mais il a été corrigé, il a regretté et s'est repenti, et en Jésus-Christ, il est devenu une nouvelle créature, remplie du Saint-Esprit. Courrons de la même manière, de façon à ne pas perdre le prix!

Car l'ennemi a raison. Nous sommes mauvais, et nous le serons toujours. C'est ce qui doit nous faire rechercher l'humilité, en tout temps. L'Écriture dit bien que Dieu résiste aux orgueilleux, mais qu'il fait grâce aux humbles. À la lumière de la Parole de Dieu, quand nous nous sommes reconnus comme pécheurs, nous avons détesté l'image de nous-mêmes que nous a rendue ce parfait miroir. Mais il ne faut pas en rester là. L'apôtre Jacques dira en Jacques 1:23-25 : "Si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était. Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité."
Après avoir mis à nu nos péchés, la parole de Dieu ne nous laisse pas seuls. Elle nous purifie par le précieux sang de Jésus-Christ, elle nous nourrit, elle nous édifie. Nous devons mettre en pratique ce que nous lisons dans cette sainte Parole. Et le même Esprit de Dieu qui l'a fait mettre par écrit nous donnera la force de persévérer dans l'obéissance aux commandements de Dieu, il nous donnera de les aimer et de les garder dans nos cœurs, afin de ne pas nous en séparer. Et ainsi, nous pourrons toujours aller de l'avant, sans crainte de retomber dans les mêmes péchés qu'autrefois.

Si nous ne mettons pas en pratique ce que nous lisons dans la Parole de Dieu, nous serons semblables à une personne qui va chez le médecin parce qu'elle est malade. Le médecin, après l'avoir ausculté, lui prescrit des médicaments afin de la guérir de son mal. Que dirons-nous de cette personne si, après être sortie du cabinet du médecin, elle prend les médicaments et les jettent à la poubelle? Sera-t-elle délivrée de son mal?

Plus nous avancerons avec Jésus, plus nous nous verrons petits et nuls sans Lui. Car personne ne peut marcher dans les traces de Jésus tout en étant enflé d'orgueil, c'est impossible. Donc, plus nous serons totalement dépendants de la volonté de Dieu, plus nous nous éloignerons de nos anciennes manières de vivre, et plus les risques que nous y retournions seront moindres. Mais, tant que nous serons dans ce corps de chair, nous serons exposés au péché, d'où l'importance de laisser l'Esprit de Dieu faire son œuvre en nous, que nous puissions discerner à temps ce qui est mal et contraire à la volonté de Dieu, et de nous concentrer sur ce qui lui est agréable. De toute manière, plus nous marcherons fidèlement avec Jésus, plus nous prendrons goût aux choses saintes et pures, plus les saletés de ce monde nous dégoûteront au plus au point.

1 Corinthiens 15 : 55 "Ô mort, où est ta victoire? Ô mort, où est ton aiguillon?" Grâce soit rendue à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ! Amen!