dimanche 13 novembre 2022

Le peuple voulait un roi

Voici donc le roi que vous avez choisi, que vous avez demandé; voici, l’Éternel a mis sur vous un roi (1 Samuel 12:13).


Les Israélites n'avaient pas besoin d'un roi homme. Dieu était leur Roi, et Il les guidait et les défendait parfaitement. Lorsque le peuple revenait de son égarement et se repentait, Il suscitait des Juges selon Son cœur, à l'exemple du prophète Samuel, qui dirigeaient le peuple d'une manière digne de Dieu. Ainsi, en 1 Samuel 8:6, nous lisons que "Samuel vit avec déplaisir que le peuple disait: donne-nous un roi pour nous juger". Mais Dieu lui dit: "Écoute-les, parce que ce n'est pas toi qu'ils rejettent, c'est moi qu'ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux".

Quelle terrible manière de constater que l'exaucement de nos désirs n'est pas toujours une bénédiction! Avoir le Créateur de l'univers comme Roi, et l'échanger pour un roi homme? Folie! Et pourtant c'est ce qu'a fait le peuple Israélite, sans l'ombre d'un remord. "C'est moi qu'ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux". Alors Dieu leur donna un roi homme.

Et au chapitre 12, nous retrouvons donc le prophète Samuel devant le peuple, lui rappelant tous les bienfaits que l'Éternel avait fait pour lui depuis sa sortie d'Égypte jusqu'à ce jour. Et au verset 12, il leur dit encore : "Puis, voyant que Nachasch, roi des fils d’Ammon, marchait contre vous, vous m’avez dit: Non! Mais un roi régnera sur nous. Et cependant l’Éternel, votre Dieu, était votre roi". Ils persistent sur la voie qu'ils s'étaient fixée. Non! Disent-ils. Ce non est lourd de conséquence, parce que c'est à Dieu qu'ils le disaient, et non pas au prophète. C'est une terrible situation que celle de l'homme qui n'est plus capable d'être repris par Dieu et qui s'oppose à Ses bons conseils. 

Après chaque bénédiction de Dieu, le peuple l'oubliait et retournait à ses idoles. Cela ressemble beaucoup à de nombreux chrétiens de nos jours qui voient Dieu comme une sorte de génie imaginaire qui est au service de tous leurs désirs. Et si, pour une raison ou pour une autre, ils obtiennent ce qu'ils ont demandé, ils l'oublient rapidement et retournent à ce qui les détruit, vivant sans aucune reconnaissance envers Dieu. En cela nous trouvons une leçon très importante pour nous encore aujourd'hui, à ne pas répéter: Si nous ne voulons pas que Dieu règne sur nous, Sa parole qui devait nous bénir et nous sauver nous jugera. C'est très simple.

Samuel poursuit donc au verset 13 : "Voici donc le roi que vous avez choisi, que vous avez demandé; voici, l’Éternel a mis sur vous un roi". Malgré Son désaccord, Dieu leur donne un roi homme; Saül. Un homme, nous le lisons aux chapitres précédents, de condition humble, qui était alors petit à ses propres yeux mais qui, malheureusement, dans la suite des temps, deviendra un rebelle à un point tel que l'Esprit de Dieu se retirera de lui sans qu'il ne s'en rende compte. En Osée 13:11, Dieu dira à Son peuple : "Je t'ai donné un roi dans ma colère, je te l'ôterai dans ma fureur". Dieu, en quelque sorte, leur a fait subir leur exigence en leur accordant ce qu'ils demandaient. Cela n'allait pas être pour eux une bénédiction, même si, sous le règne de certains rois marchant selon le cœur de Dieu, ils allaient connaître la paix pendant une certaine période de temps.

Mais Dieu ne garde jamais Sa colère à toujours. Il veut pardonner aux pécheurs qui se repentent afin qu'ils marchent avec Lui d'un cœur renouvelé. Ainsi Il fera dire par Samuel au verset 14 : "Si vous craignez l’Éternel, si vous le servez, si vous obéissez à sa voix, et si vous n’êtes point rebelles à la parole de l’Éternel, vous vous attacherez à l’Éternel, votre Dieu, vous et le roi qui règne sur vous". Quel est le culte raisonnable à rendre à un si grand Dieu? Paul nous le dit en Romains 12:1 :"Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable". En un mot, l'obéissance. La révérence que nous avons pour Dieu sera prouvée dans notre obéissance à Sa parole, par la soumission dans Sa volonté. Dieu leur dit: "Si vous n'êtes pas rebelles, vous me serez attachés, vous obéirez, vous et votre roi". Donc ils seront avec Dieu, avec leur roi, et Dieu sera avec eux et dirigera aussi leur roi, qui sera ainsi un homme juste, selon Son cœur. 

Dieu dira au verset 15: "Si vous n’obéissez pas à la voix de l’Éternel, et si vous êtes rebelles à la parole de l’Éternel, la main de l’Éternel sera contre vous, comme elle a été contre vos pères". La raison pour laquelle nous voyons tant de dirigeants impies et antichrist de nos jours est très simple: les peuples ont le gouvernement qu'ils méritent. Le jugement de Dieu s'abat sur une nation d'abord par les dirigeants qu'elle se donne, que Dieu permet qu'elle ait, pour sa propre perte. S'ils étaient fidèles à Dieu, Il serait fidèle également en sortant du milieu d'eux des dirigeants qui reflèteraient Sa justice sur Terre. Mais comme ils ont été infidèles et rebelles à Dieu, Il leur donne des dirigeants selon leurs cœurs tordus et pervers, qui bannissent le bien et légalisent le mal, et ainsi, nos sociétés s'enfoncent de plus en plus dans les péchés de toutes sortes. Parce qu'Il a dit : "C'est moi qu'ils rejettent, afin que je ne règne plus sur eux". Et malheur à la nation dont Dieu n'est pas le souverain! 

Y a t-il de l'espérance? Certainement! Parce que notre espoir ne repose pas dans les hommes, qu'ils soient des célébrités ou des politiciens, mais en Dieu seul. Nous nous accrochons donc à la fidélité de Dieu qui a dit en Malachie 1:1-2 : "Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; le jour qui vient les embrasera, dit l’Éternel des armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau. Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de la justice, et la guérison sera sous ses ailes(...)". Nous qui craignons Dieu, nous chérissons les commandements du Seigneur, nous les gardons et leur obéissons, et, comme Il est fidèle, Il protège notre foi et Il nous défend contre les attaques de l'ennemi, car Il a aussi dit: "Je marcherai au milieu de vous, je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple" (Lévitiques 26:12). 

Nous avons un Roi, le Messie, le Sauveur, notre Rédempteur. Demeurons Lui fidèle, afin de rester sous la miséricordieuse protection de Dieu.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 6 novembre 2022

La prière d'Anne

Anne pris (1 Samuel 2:1).

Elle était stérile. Elle pria, et Dieu répondit favorablement à ses prières en lui accordant l'enfant tant désiré. Elle déversera ensuite son cœur en une prière d'action de grâces dont nous pouvons tirer des leçons encore aujourd'hui. 


Tout d'abord elle commence en disant ceci: "Mon cœur se réjouit en l’Éternel, ma force a été relevée par l’Éternel; ma bouche s’est ouverte contre mes ennemis, car je me réjouis de ton secours". Elle ne se réjouit pas en son fils Samuel, qu'elle avait pourtant tellement désiré, ni en son mari, ni en aucune autre chose terrestre, mais elle se réjouit en l'Éternel, Celui qui peut tout et par qui tout existe. Tant que nous nous taisons et que nous n'allons pas vers Dieu pour obtenir le secours dont nous avons besoin, l'ennemi de notre salut se réjouit et se moque de nous, et notre bouche est fermée devant ses attaques parce que nous n'avons aucune force pour lui résister en nous-mêmes. Nous sommes comme Anne devant les attaques moqueuses de Peninna. Elle reconnaît donc sa faiblesse, mais devant Dieu, et elle Lui en est pleinement reconnaissante lorsqu'Il l'a relevée et à mit dans sa bouche un cantique nouveau, se réjouissant du secours qu'Il accorde à ceux qui se reconnaissent tel qu'ils sont, dans leur faiblesse et leurs manquements, en toute humilité. 

Verset 2: "Nul n’est saint comme l’Éternel; il n’y a point d’autre Dieu que toi; il n’y a point de rocher comme notre Dieu". Ici elle commence à chanter les louanges de l'Éternel. Nul ne Lui est semblable, il n'en existe aucun autre comme Lui, ni de près, ni de loin. Toute la gloire Lui revient, pour l'ensemble de Ses œuvres, et pour toutes Ses bontés. Le psalmiste dira d'une manière semblable en Psaumes 77:13-14 : "O Dieu! Tes voies sont saintes; quel dieu est grand comme Dieu? Tu es le Dieu qui fait des prodiges; Tu as manifesté parmi les peuples ta puissance". Il est essentiel de comprendre qu'Il accomplit toutes choses selon Ses voies, pour Sa gloire. Nous ne comprenons pas toujours où Il nous emmène, ni le pourquoi de certaines choses, mais ultimement nous savons que "toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu" (Romains 8:28). Elle poursuit en reconnaissant "qu'il n'y a point de rocher comme notre Dieu". Celan nous rappelle le Psaumes 31:2-3 où il est écrit: "Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me secourir! Sois pour moi un rocher protecteur, une forteresse, où je trouve mon salut! Car tu es mon rocher, ma forteresse; Et à cause de ton nom tu me conduiras, tu me dirigeras". Il n'existe pas d'abri plus sûr que Dieu Lui-même; de Lui viennent le salut et la justice, et il n'existe aucun autre fondement plus solide sur laquelle bâtir (Matthieu 7:24-27).

Versets 3-4: "Ne parlez plus avec tant de hauteur; que l’arrogance ne sorte plus de votre bouche; car l’Éternel est un Dieu qui sait tout, et par lui sont pesées toutes les actions. L’arc des puissants est brisé, et les faibles ont la force pour ceinture". L'ennemi peut continuer à crier et à se moquer tant qu'il le voudra, mais lorsque nous sommes dans la main de Dieu, cela ne nous atteint plus. Peut-être les ennemis du bien continueront ils à parler avec arrogance, mais l'Éternel est un Dieu qui sait tout, et qui pèse toutes les actions. Il connaît toutes choses, rien ne Lui échappe, et "Il rendra à chacun selon ses œuvres" (Romains 2:6). Anne utilise ensuite une image militaire pour démontrer l'autorité suprême de Dieu, qui "brise l'arc des puissants" tout en donnant aux faibles "la force pour ceinture". C'est Lui seul qui éteint les flèches enflammées de l'ennemi et qui nous garde de tomber, et cela nous rappelle de nous accaparer de l'armure du chrétien décrite en Éphésiens 6:10-17.

Verset 5: "Ceux qui étaient rassasiés se louent pour du pain, et ceux qui étaient affamés se reposent; même la stérile enfante sept fois, et celle qui avait beaucoup d’enfants est flétrie". C'est une chose d'être comblés de toutes choses en ce monde, mais elles ne durent que peu de temps, et ne peuvent rassasier l'âme du pèlerin. Alors ceux qui étaient rassasiés "se louent pour du pain", et ceux qui étaient jadis affamés se reposent. Rien de tel que la grâce de Dieu, n'est-ce pas? Nous ne pouvons pas nous confier, comme ceux qui se perdent, sur les choses de ce monde, qui sont appelées à disparaître. Nous nous reposons sur la grâce de Celui qui a dit à l'apôtre Paul : "Ma grâce te suffit" (2 Corinthiens 12:9). Oui, nous sommes affamés, et nous voulons toujours plus de Dieu, nous voulons plus de Sa justification, de Sa sanctification et de Sa bénédiction. Nous voulons marcher sur le chemin du salut, tous les jours de notre vie, et pour cela, nous nous reposons simplement sur l'œuvre accomplie par Jésus à la croix du calvaire. Gloire à Dieu! L'Écriture dit que l'homme ne vit pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de l'Éternel (Deutéronome 8:3). Sa parole est la seule nourriture qui a su rassasier notre âme assoiffée, et alors, de terre aride que nous étions, nous pouvons désormais, par l'Esprit, porter du fruit en abondance, par et pour la gloire de Dieu. 

Versets 6-7 : "L’Éternel fait mourir et il fait vivre. Il fait descendre au séjour des morts et il en fait remonter. L’Éternel appauvrit et il enrichit, Il abaisse et il élève". Dieu tient tout en Sa main puissante, et sous le contrôle de Sa sainte volonté. Nous ne pouvons pas Lui résister. Ce n'est pas à dire que Dieu crée la pauvreté, mais Il la permet, pour que soit exposé la méchanceté des hommes et Sa toute-puissance, lorsqu'Il délivre ceux qui crient vers Lui. Ces versets ont aussi une signification prophétique en ce qu'ils parlent du fait que l'Évangile, donc la Parole de Dieu, est la vie pour ceux qui croient, mais pour ceux qui le rejettent, le séjour des morts sera leur partage. Mais Dieu, dans Sa grande bonté, peut faire "remonter" ceux qui, par leurs péché et leurs transgressions, frappaient, pour ainsi dire, à la porte de l'enfer. Dans Sa grâce, Il les a rachetés afin qu'ils puissent eux aussi témoigner de la grandeur du Seigneur et Créateur de toutes choses. 

Verset 8: "De la poussière il retire le pauvre, du fumier il relève l’indigent, pour les faire asseoir avec les grands. Et il leur donne en partage un trône de gloire; car à l’Éternel sont les colonnes de la terre, et c’est sur elles qu’il a posé le monde". C'est l'état de tout pécheur qui se reconnaît comme tel, et qui se présente devant Dieu tel qu'il est. Nous ne sommes que des mendiants, dépendants de la grâce de Dieu, nous sommes des indigents, faibles d'esprit, mais ô combien chers aux yeux de Dieu qui a envoyé Son propre Fils mourir sur la croix pour nous sauver de notre condition misérable, celle du péché qui nous retenait esclaves de la peur, du doute mais surtout, qui nous conduisait vers la condamnation éternelle. Dans Sa grâce et Sa miséricorde, Dieu s'est souvenu de nous, et nous a donné un Sauveur. Pas à cause de notre bonté, mais à cause de Sa bonté. Pas à cause d'œuvres que nous aurions faites, mais à cause de ce qu'Il a fait pour se réconcilier avec nous à travers Jésus. 

Et alors, gloire à Dieu, Il nous fait asseoir avec les grands, qui ne sont pas les grands de ce monde, mais nous sommes appelés "fils et filles" de ce grand Dieu. Cela ne nous rappelle-t-il pas ce que nous lisons en Éphésiens 2:4-7 ? "Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés); il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. Nous avons reçu un Esprit d'adoption par lequel nous nous écrions : Père! Nous sommes délivrés de cet esprit de servitude et de crainte, et nous pouvons marcher en nouveauté de vie, nous nourrissant tous les jours des mets succulents de la table du Roi céleste. Gloire à Dieu! Lui qui soutient le monde, et l'Univers entier, prend garde à nous, qui sommes si petits, c'est au-delà de toute compréhension, mais nous l'acceptons par la foi, comme nous avons cette espérance de l'héritage céleste en Jésus-Christ notre Sauveur et Seigneur bien-aimé. 

Versets 9-10 : "Il gardera les pas de ses bien-aimés. Mais les méchants seront anéantis dans les ténèbres; car l’homme ne triomphera point par la force. Les ennemis de l’Éternel trembleront; du haut des cieux il lancera sur eux son tonnerre; l’Éternel jugera les extrémités de la terre. Il donnera la puissance à son roi, et il relèvera la force de son oint". Jésus est Celui qui nous a fait connaître le sentier, car Il est le sentier, selon qu'Il a dit: "Je suis le chemin, la vérité et la vie" (Jean 14:6).  Et Celui qui nous a fait connaître le chemin nous y conduit, et Il a la puissance de nous y garder. Ce sentier est d'abord celui de la foi, car sans la foi, nous le savons, il est impossible de plaire à Dieu, mais il est impossible de croire. C'est le sentier de la justice, de la sainteté, en un mot, c'est le sentier de la grâce. Et c'est encore par Sa grâce que le Seigneur nous y garder, Lui, le bon Berger gardant Ses brebis. Il n'est pas dit que nous ne serons pas tentés et que l'ennemi de notre salut n'essaiera pas de nous séduire, mais Il nous donne le moyen de résister aux tentations (1 Corinthiens 10:13) et de chasser l'ennemi "avec une foi ferme" (1 Pierre 5:9).
 
Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier? En se dirigeant d'après la parole de Dieu (Psaumes 119:9). Et Sa parole est remplie de promesses; Il a déjà prouvé Son amour pour la race humaine, tout a été accompli en Jésus-Christ, et c'est cela qui nous garde nos pas; cela n'a rien à voir avec une supposée bonté que nous aurions en nous-mêmes. Tout est entre les mains de notre Seigneur Jésus-Christ, et comme Anne y faisait référence au début de sa prière, il n'y a point d'autre appui (rocher) que notre Dieu. En demeurant petits à nos propres yeux et en ne laissant rien s'immiscer entre nous et Lui, nous trouvons la sécurité dans Ses promesses, car elles sont pour nous. Au contraire, ceux qui persévèrent dans le péché et rejettent volontairement un si grand salut, quelle espérance leur reste-t-il (Hébreux 2:3)? "Ils seront anéantis dans les ténèbres, car l'homme ne triomphera point par la force". Nul ne peut lever le poing vers Dieu et sortir vainqueur de cette confrontation. Aussi, nul ne sera sauvé du juste jugement par sa propre force. Repentance, pardon, justice, régénération, sanctification, salut, tout vient de Dieu, et tout est pour Sa gloire. Ainsi, nous disons avec le psalmiste: "Non pas à nous, Éternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire, à cause de ta bonté, à cause de ta fidélité" (Psaumes 115:1). L'Oint de l'Éternel a été relevé avec force d'entre les morts, afin qu'avec Lui, nous puissions aussi hériter de la vie éternelle. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 30 octobre 2022

La manière de courir, par Charles H. Spurgeon

Achimaats courut par le chemin de la plaine, et il devança Cuschi (2 Samuel 18:23).

Courir n’est pas tout, la manière de le faire est plus importante: un pas rapide dans la montée et dans la descente ne gardera pas la cadence d’un voyageur plus lent qui marche sur le plat. Comment cela se passe-t’il avec mon voyage spirituel? Suis-je en train de travailler dans la pente de mes propres œuvres ou suis-je en train de m’effondrer dans les ravins de mes humiliations et résolutions? Ou suis-je en course sur le chemin simple et clair de "croire et vivre" ? 

Quelle bénédiction de s’en remettre à Dieu par la foi. L’âme court sans fatigue et marche sans s’évanouir sur le chemin de la foi. Christ Jésus est le mode de vie, et il est un chemin simple, plaisant, un chemin praticable pour le pied chancelant et les genoux fragiles du pécheur tremblant. Suis-je sur ce chemin ou suis-je en train de chasser sur d’autres pistes comme celle de l’occultisme, ou de la métaphysique? Ai-je été délivré des raisonnements orgueilleux et suis-je transformé en un petit enfant qui cherche le repos dans l’amour et le sang de Jésus?  

Si oui, par la grâce de Dieu, je dois être capable de doubler le meilleur des coureurs qui s’est lancé sur une autre piste. Cette vérité s’applique pour mon bien dans mes soucis et besoins quotidiens. Ce sera un parcours bien plus avisé d’aller directement à mon Dieu, plutôt que de tourner en rond d’un ami à un autre. Il connaît mes désirs et peut m’exaucer, à qui d’autre que Lui m’adresserais-je et autrement que par la prière directe, en connaissant ses promesses? "Droit devant" est le mot d’ordre du meilleur coureur. Plutôt que de parlementer avec ses serviteurs, je préfère me hâter d’aller voir leur Maître.
 
En lisant ce passage, je suis frappé par la rivalité que les hommes entretiennent pour des choses banales, essayant chacun de dépasser les autres; je devrais être dans une attitude de sérieux afin de courir pour ce que je veux obtenir. Seigneur, aide-moi à ceindre les reins de mon esprit et à courir vers le but, "pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ" (Philippiens 3:14).

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 23 octobre 2022

Ô Dieu, nous avons péché contre toi

Les enfants d’Israël crièrent à l’Éternel, en disant: Nous avons péché contre toi, car nous avons abandonné notre Dieu et nous avons servi les Baals (Juges 10:10).


Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays (2 Chroniques 7:14).

Nous connaissons tous l'état misérable de notre monde, et nous savons que cela est dû au fait que nos nations se sont détournées du Dieu vivant. Personne ne peut prétendre avoir le pouvoir de régler les problèmes qui nous accablent, parce qu'ils sont d'ordre spirituel. Abandonnez Dieu, et Il vous abandonnera à votre stupidité et à vos sens réprouvés (Romains 1:18-32). Pire, Il accorde à ces nations des dirigeants selon leur cœur corrompu, ce qui fait en sorte que ces nations s'éloignent à une vitesse vertigineuse de tout ce qui est bien, allant jusqu'à légiférer pour que le bien selon Dieu soit maintenant appelé "mal", et tout ce que Dieu considère mal est légalisé. Tout cela fait en sorte que nous nous enfonçons toujours plus loin dans le mal, et la main de Dieu s'appesantit de plus en plus sur nous. 

La situation est-elle désespérée? Point de vue humain, oui. Nous sommes à un stade critique du jugement de Dieu. Lorsqu'Il abandonne une nation à son insanité, le mal ne fait que progresser car il n'a plus aucune retenue. C'est l'histoire de l'humanité. C'est l'histoire du peuple d'Israël. Et ça sera l'histoire de cette génération si elle ne se repent pas. Nous avons été des témoins privilégiés de ce qui arrive lorsqu'une nation se détourne de Dieu, mais nous faisons pire encore. Comment pouvons-nous imaginer un instant que Dieu nous protègera malgré notre rejet complet de qui Il est et de Ses commandements, et de Son salut qu'Il nous offre gratuitement en Jésus-Christ? Cette génération est sans excuse. C'est sciemment qu'elle rejette Dieu. La Parole a été répandue partout, nous l'avons vu à l'œuvre, mais cette génération a préféré les ténèbres et a entrepris de faire la guerre à Dieu et aux siens. 

Israël avait la mauvaise habitude, en tant de paix, de se détourner de Dieu et d'adorer les Baals. Nous avons fait la même chose. Oh, peut-être n'adorons-nous pas Baal, mais Moloch est bien présent dans nos nations, avec le culte du corps, de la personnalité et de l'épanouissement de soi qui conduit à tant d'avortements, qui sont autant de petites voix qui crient vers Dieu, Lui demandant de venger leur sang innocent. Mamon est bien présent dans nos sociétés corrompues, où la cupidité des hommes les conduits à tuer leur prochain de toutes les manières imaginables sans même le regretter, et cela, du simple citoyen aux grandes corporations et aux chefs de gouvernements. 

Tout au long du livre des Juges, nous voyons ce modèle qui revient: Dieu délivre Son peuple, celui-ci, lorsqu'il a été délivré, oublie la reconnaissance dû à son Dieu et se tourne vers les idoles; Dieu les abandonne à eux-mêmes, ce qui ôte par le fait même Sa protection de sur eux; la main de leurs ennemis s'appesantit sur Israël; le peuple crie vers Dieu et se repent, Dieu se laisse "attendrir" et Il les délivre de nouveau de la main de leurs ennemis, et le cycle recommence. Ainsi nous lisons en Juges 10:8-9 : "Ils opprimèrent et écrasèrent les enfants d’Israël cette année-là, et pendant dix-huit ans tous les enfants d’Israël qui étaient de l’autre côté du Jourdain dans le pays des Amoréens en Galaad. Les fils d’Ammon passèrent le Jourdain pour combattre aussi contre Juda, contre Benjamin et contre la maison d’Éphraïm. Et Israël fut dans une grande détresse".

Alors, le peuple se souvint de son Dieu, et accompli la parole prononcée par l'Éternel en 2 Chroniques 7:14: "Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, -je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays". "Les enfants d’Israël crièrent à l’Éternel, en disant: Nous avons péché contre toi, car nous avons abandonné notre Dieu et nous avons servi les Baals" (Juges 10:10). 

N'imaginons pas que nos nations connaîtrons un meilleur sort que celui subit par le peuple même que Dieu s'était réservé. Cela n'arrivera pas. L'histoire nous démontre que Dieu fait en sorte que le châtiment d'une nation est égal à la multiplication de ses péchés et de ses idoles. Et les péchés de nos nations sont terribles, et ils sont en grand nombres! Les chrétiens ont une grande responsabilité en ce que plusieurs ont cessé d'être des portes-lumière dans un monde de ténèbres, préférant s'associer aux ténèbres plutôt que d'être haï par l'ennemi de notre salut et ses serviteurs. Nous nous contentons d'un évangile dilué, sans fondement biblique, où le nom de Jésus est à peine prononcé en chaire, où Christ n'est plus le seul Sauveur, et où Dieu ne rend jamais justice à chacun selon son obéissance ou sa désobéissance. Notre chrétienté est devenue tiède, où chacun s'empresse de servir le "Dieu" qui lui convient. En cela même, nous ne différons guère des Israélites qui se détournaient aisément de Dieu pour adorer les dieux des peuples qui les entouraient. Pareillement, selon l'humeur et le goût du jour, nous en sommes venus à créer un dieu qui se conforme aux affections de la chair et qui se soumet à nos sentiments et à notre volonté, et qui n'a plus rien à voir avec le Dieu véritable de la Bible qui est un Dieu d'amour, mais qui est fidèle et juste et qui ne peut se renier Lui-même. 

Quelqu'un a dit que "les temps faciles créent des hommes faibles". Je ne sais si cela est vrai, mais il est une chose qui est certaine, c'est que la facilité dans bien des pays a créé dans le cœur des gens une recherche d'encore plus de facilité et de bien-être, créant de toute pièce une religion basée sur un soi-disant "amour" et sur l'estime de soi, et mettant de côté tout ce qui, dans la Bible, pourrait aller à l'encontre de ce courant de pensée égoïste et mensonger. Si quelqu'un était rempli d'amour, c'est bien Jésus, et cela ne l'a jamais conduit à prêcher un évangile de facilité au détriment de la vérité. Et ultimement, cela l'a conduit à la croix. Réfléchissons à cela un instant. Nous ne pouvons pas servir Dieu et être aimé d'un monde qui se perd, c'est impossible. L'amour se trouve dans la vérité. Et la vérité se trouve en Christ. Et nous trouvons Christ dans la parole de Dieu, dans la Bible. Malheur à celui qui ajoute ou retranche une parole à ce livre (Apocalypse 22:18). 

Ce n'est pas sans raison que l'apôtre Paul écrira en Romains 1:18 que "la colère de Dieu se révèle contre (...) les hommes qui retiennent injustement la vérité captive". Le fondement d'une vie spirituelle solide repose sur la vérité de la révélation de Dieu qui se trouve dans Sa parole. Lorsque nous commençons à jouer avec Ses vérités en les adaptant à la mode du jour, il est impossible de vivre et de marcher d'une manière droite devant Dieu, parce que nous retenons ainsi la vérité captive de l'impiété et de l'impureté de cœurs non régénérés par le sang de Christ. Lorsque cette seule vérité est retenue captive, nous aboutissons à la génération qui est la nôtre: elle n'a ni boussole, ni gouvernail. Elle est comme un navire livré aux caprices du vent et des vagues sans possibilité aucune de corriger la route qui le mène droit sur un récif où il s'échouera et se brisera. La seule boussole dans un monde de mensonge sera toujours la vérité divine. Et il est de la responsabilité de tous ceux qui se prétendent chrétiens d'y demeurer fermement, étant ainsi des phares construits sur le Roc inébranlable, insensibles aux modes et aux philosophies mondaines et puériles. 

L'oppression des peuples qui les entouraient conduisit les Israélites à remettre en question leur conduite et croyances; l'inutilité et l'impuissance du culte qu'ils rendaient à leurs dieux de bois et de fer. De même, si nos cœurs ne sont pas totalement alourdis par la propagande diabolique qui sévit aujourd'hui, cherchant à rendre les chrétiens confortables dans un monde qui n'a jamais été aussi ouvertement rebelle et en guerre avec son Créateur, nous devrions réfléchir et remettre en question les évangiles faibles et sans puissance qui se sont multipliés au cours des vingt ou trente dernières années et qui trompent tant de personnes qui ne lisent plus leur Bible. Car l'image de Dieu que nous nous créons et qui n'est pas telle qu'Il s'est fait connaître à nous dans la Bible ne vaut pas mieux que les idoles que servaient les Israélites. Nous avons un peuple nombreux de soi-disant chrétiens qui ont fait de la poursuite des choses du monde leur priorité numéro un dans la vie. Il n'y a aucune différence entre ces gens et ceux qui ne croient en rien; ils ont la même ardeur à poursuivre les choses qui sont vouées à la destruction et qui ne peuvent les sauver du juste jugement de Dieu qui s'abat sur tous les rebelles.  

De toutes ces choses futiles que le monde offre, certaines ne sont pas mal en elles-mêmes, mais elles le deviennent lorsqu'elles prennent la place de Dieu en devenant des idoles. Lorsque notre âme est éveillée, par la grâce de l'Esprit du Dieu vivant, nous constatons rapidement à quel point l'éloignement de la vérité de Dieu nous séparait de Sa présence, de Sa bénédiction et de Sa protection. Et c'est ce qui est arrivé aux Israélites. Lorsque la main de leurs oppresseurs s'est suffisamment appesantie sur eux, ils sont, pour ainsi dire, rentré en eux-mêmes et ont réfléchi à leur conduite à la lumière de la parole de Dieu. Et ils ont reconnu à quel point ils avaient besoin d'un Sauveur, et pas n'importe lequel: le seul Dieu vivant, le Créateur de toutes choses, visibles et invisibles; Celui qui les avait fait sortir d'Égypte d'une manière surnaturelle et qui, de la même manière, leur avait donné le pays promis, lorsqu'Il marchait devant eux. 

De la même manière, notre génération a besoin de rentrer en elle-même et de constater les dégâts causés par son éloignement de Dieu. Rien ne peut nous délivrer sauf Celui-là même qui donne la vie et qui la reprend. Nous avons besoin d'aide, et cette aide ne viendra d'aucun politicien ou d'aucune vedette de cinéma. Il nous faut retrouver l'humilité et le chemin de la prière; il nous faut nous repentir et rejeter cet orgueil destructeur et fléchir de nouveau les genoux devant le grand Dieu vivant, dans la prière et les supplications. Il faut que cette repentance soit sincère, et que nos cœurs soient réellement affligés par nos péchés. Car Dieu dira à Son peuple, au verset 13: "Mais vous, vous m’avez abandonné, et vous avez servi d’autres dieux. C’est pourquoi je ne vous délivrerai plus". Ce qu'Il désirait, c'était une repentance sincère, et non pas une espérance de délivrance pour aussitôt retourner dans une vie mauvaise. Il voulait que leur cœur soit réellement désespéré de la condition dans laquelle ils s'étaient eux-mêmes plongées, car leur problème était plus profond que seulement la main de leurs oppresseurs s'appesantissant sur eux. Leur problème était d'ordre spirituel, car ils s'étaient rebellés contre Dieu, comme nous l'avons fait dans cette génération.

Le Psalmiste pose la question en Psaumes 11:3 : "Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il?" Alors que les nuages menaçants s'amoncellent au-dessus de la Terre, annonciateurs d'une tempête non plus à venir, mais qui est déjà là, la même question se pose à nous, qui sommes croyants: Alors que les fondements de nos sociétés sont ébranlés et que l'ennemi destructeur a installé ses serviteurs à tous les niveaux de la société, jusqu'aux plus hautes autorités, que faisons-nous? Il faut plus que jamais, comme jadis les Israélites l'ont fait, qu'un cri de désespoir jaillisse du cœur des vrais croyants pour tous les perdus qui ne sont pas actuellement en mesure de crier eux-mêmes pour recevoir le secours de Dieu. Il faut que les chrétiens s'attachent au véritable Évangile, en ignorant les fables habilement conçues pour détourner les cœurs du plus grand nombre de la seule vérité qui peut nous affranchir de l'esclavage du péché et de la mort. Cette vérité, elle ne se trouve qu'en Jésus, qui a dit qu'Il était "le chemin, la vérité et la vie" (Jean 14:6). Il nous faut reconnaître notre égarement, peut-être en tant qu'individus, mais aussi en tant que société, et nous devons espérer en la miséricorde de Dieu, qui ne prend pas plaisir à la perte des pécheurs. 

Dieu s'est révélé à nous dans la Bible, mais Il s'est aussi révélé à Son peuple au cours de l'histoire, et ce qui ressort est Sa grandeur et Sa majesté. Il semble que, même parmi les chrétiens, nous ayons oublié notre petitesse devant un si grand Dieu. L'aspect de la gloire de l'Éternel était comme un feu dévorant (Exode 24:17). La gloire du Dieu saint, de l'Éternel Dieu tout-puissant n'est pas quelque chose à prendre à la légère. Tous les prophètes de l'Ancien Testament se prosternaient, le visage contre terre lorsqu'ils étaient confrontés à leur propre petitesse devant un si grand Dieu. Jésus va bientôt juger ce monde, mais souvenons-nous qu'Il n'est pas d'abord venu pour juger, mais pour sauver. Il nous faut être réconcilié avec Dieu par Lui. C'est un Dieu Juste et Saint. Nous ne pouvons pas nous élever à ces standards afin d'éviter le jugement sans nous accrocher étroitement à Jésus en nous livrant totalement à Lui. C'est par Lui que Dieu a choisi de Se réconcilier le monde, et aujourd'hui plus que jamais, il est temps de venir ou de revenir à Jésus, agenouillés devant Sa majesté, acceptant son offre de pardon, Lui qui, dans Sa grâce, veut pardonner le pire des pécheurs. 

Si le méchant revient de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe toutes mes lois et pratique la droiture et la justice, il vivra, il ne mourra pas. Toutes les transgressions qu’il a commises seront oubliées; il vivra, à cause de la justice qu’il a pratiquée. Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l’Éternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive? (Ézéchiel 18:21-23). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 16 octobre 2022

Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire

Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon: Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit: Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait (Luc 5:4-6).


Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire. La Bible est claire à ce sujet. Jésus dira Lui-même en Jean 15:5 : "Sans moi vous ne pouvez rien faire". Nous pourrions étudier cette affirmation sous plusieurs angles. Nombreux sont ceux qui essaient de toutes leurs forces de plaire au Seigneur, alors que cela nous est impossible, autrement que par Jésus seul! D'autres abandonnent le ministère ou la marche chrétienne parce qu'ils s'imaginaient qu'ils y auraient du succès; ou qu'ils auraient un ministère de renommée mondiale. Mais si ce n'était pas la volonté du Seigneur, cela ne pouvait aboutir à rien. Nous lisons en Psaumes 127:1 : "Si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain". 

Toutes les compétences humaines (qui nous ont pourtant été accordées par le Créateur) n'aboutiront à rien si nous ne laissons pas Dieu diriger toute notre conduite; si nous ne le laissons pas bâtir pour nous. Peut-être serons-nous tentés de dire: "Mais je possède la foi, et ma foi n'est-elle pas ce qui ouvre "les écluses du ciel"?" Mais très vite, nous nous rappelons que même la foi ne vient pas de nous, mais elle est un don de Dieu afin que nous puissions croire et communier avec Lui; que nous Le connaissions toujours davantage. Raison pour laquelle Jésus nous dira de rechercher premièrement, par-dessus toute autre chose, le royaume de Dieu et Sa justice. Plus nous le connaitrons, plus nous voudrons le connaître, et plus nous voudrons être avec Lui. 

L'image de ces hommes ayant pêché toute la nuit sans rien prendre ne nous rappelle-t-elle toutes les fois où nous avons multiplié les efforts sans nous soucier de réellement demander l'aide et la guidance de Dieu? Un pasteur ayant bâti une église passait de longues heures à préparer ses sermons, et non seulement cela, il faisait à peu près tout lui-même: l'entretien du bâtiment, le nettoyage à toutes les semaines, et ainsi de suite. Il travailla ainsi une dizaine d'années, pour obtenir ce qui lui sembla un résultat décevant. Quelques personnes seulement prenaient part aux réunions. Mais le pire était ce qu'il appelait le "vide intérieur". Il était vidé, exténué. "Tous ces efforts", se disait-il, "pour une si maigre récolte". Et il arriva qu'il se mît en colère et exposa ses récriminations à Dieu en Lui reprochant de ne pas bénir son travail. Doucement, Dieu lui fit comprendre qu'il était tellement occupé à bâtir lui-même qu'il ne Lui laissait aucune place. 

Essayer de faire l'œuvre de Dieu, sans Dieu. C'est voué à l'échec. Les hommes ne prenaient rien dans leurs filets. C'est une image de nos propres efforts qui ne mènent à rien. Nous essayons de nous purifier, de nous sanctifier, mais nous retournons toujours dans les mêmes voies pécheresses. C'est comme celui qui cherche Jésus, mais qui ne frappe pas à la bonne porte. Il nous faut porter les regards sur Jésus seul. Mais, lorsque sur la direction de Jésus, ils jetèrent de nouveau leur filet, ils prirent une quantité telle de poissons que leur filet se rompait. Notons ici l'évolution: Les hommes travaillent fort, sans résultats. Pierre reçoit une parole de Jésus, et que fait-il? Il reconnaît qu'il ne peut rien faire. J'ai tout essayé, mais cela ne marche pas. Alors obéissant à cette parole, il est béni au-delà de toute mesure. Que fait-il ensuite? Il se jette aux pieds de Jésus et dit: "Retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur" (verset 8). 

Le travail de Dieu dans le cœur et dans la vie d'une personne l'amène toujours vers l'humilité; elle reconnaît sa petitesse et son ardent besoin d'un Sauveur. Pierre ne disait pas à Jésus de se retirer de lui parce qu'il voulait s'en débarrasser, mais parce qu'il reconnaissait son indignité face au Seigneur. Jésus aurait toutes les raisons de s'éloigner de nous s'Il le voulait, mais au contraire, Il s'est approché de nous, Il a touché nos plaies (de péchés de toute sortes), comme Il le fit avec les lépreux, afin de nous guérir et de nous donner la liberté. C'est Lui qui nous transforme, qui nous purifie, qui nous sanctifie. Christ est tout en tous (Colossiens 3:11). Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut (Jacques 1:17). 

Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire. Nous sommes faibles et ne pouvons tenir ferme par nous-mêmes. Nous sommes totalement dépendants, mais c'est une dépendance à salut! Gloire à Dieu! La parole qu'Il nous a donné, les promesses qu'Il nous a laissées; que de bonnes raisons de serrer ce Livre dans nos cœurs et de méditer Ses enseignements. Sans Jésus, nous ne pouvons arriver à rien de bon spirituellement. Il est le seul chemin (Jean 14:6), la seule voie acceptable pour le Père, le seul par qui Il nous accepte lorsque nous nous présentons devant Lui dans la prière. Sans Christ, nous ne pouvons même pas avoir une bonne pensée, et ainsi Paul nous exhorte à rendre toutes pensées captives à l'obéissance de Christ (2 Corinthiens 10:5). L'exemple de la vigne et des sarments que Jésus a donné en Jean 15 est intéressant: comme le sarment ne peut produire de fruits s'il n'est pas attaché à la vigne, de même, nous ne pouvons pas porter les fruits de l'Esprit si nous ne sommes pas dépendants et remplis de la présence, de la grâce, de la force et de l'Esprit de Dieu. C'est pourquoi nous ne compterons pas sur nos efforts pour nous sortir nous-mêmes de mauvaises habitudes. Nous n'essayerons pas de plaire à Dieu par nos "bonnes œuvres" qui ne peuvent en aucun cas nous attirer par elles seules les bénédictions du Seigneur.  Mais en toutes choses, en toutes occasions, nous suivrons les conseils de la parole de Dieu, selon qu'il est écrit: "Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier" (Psaumes 119:105), car "le fondement de ta parole est la vérité, et toutes les lois de ta justice sont éternelles" (v. 160).

Quelqu'un a dit que "notre dépendance à Christ doit être une connexion vitale par laquelle nous recevons l'Esprit qui a fait de Lui ce qu'Il était, et qui fera de nous ce qu'Il est, à Son image et à Sa ressemblance". Ainsi, ses principes, ses pensées, ses objectifs deviennent les nôtres, afin que nous ne vivions plus pour nous mêmes, mais pour la gloire de Dieu.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 9 octobre 2022

Notre ville refuge

Établissez-vous, comme je vous l’ai ordonné par Moïse, des villes de refuge(...)elles vous serviront de refuge contre le vengeur du sang (Josué 20:2-3).

Nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée (Hébreux 6:18).

Lorsqu'il est entré en terre promise, le peuple israélite s'est vu rappelé par Dieu le commandement qu'Il avait donné à Moïse, savoir, établir des villes de refuge où pourraient s'enfuir des meurtriers ayant tué quelqu'un involontairement. Il y avait à cette époque un "vengeur du sang", et ce pouvait être une personne ayant un lien familial ave la personne tuée accidentellement. Ce "vengeur du sang", comme son nom l'indique, avait le droit de poursuivre le tueur afin de faire retomber sur sa tête le sang qu'il avait versé. Donc, le tueur involontaire pouvait se réfugier dans ces villes ainsi établies, et la première chose qu'il devait faire était de se présenter aux anciens de la ville (des Lévites, voir Nombres 35:6) afin de leur exposer son cas (Josué 20:4). Ils pouvaient le recueillir auprès d'eux et lui donner une demeure où il serait protégé du vengeur du sang. S'il arrivait que le vengeur du sang se présenta dans cette ville, demandant que lui soit livré la personne ayant tué accidentellement, ce dernier paraîtrait devant l'assemblée pour y être jugé. Une enquête approfondie serait menée, et tous les faits seraient exposés devant l'assemblée; ensuite, il serait innocenté ou condamné. Mais il devait rester dans cette ville refuge jusqu'à la mort du souverain sacrificateur (v.5-6). Ces villes de refuge pouvaient servir autant pour le peuple israélite que pour les étrangers parmi eux.

Il y a une importante leçon spirituelle à tirer de ces quelques lignes. La Bible nous dit que "tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3:23). Que nous péchions volontairement ou non, nous sommes tous à court de la gloire et de la présence de Dieu. Et il n'y a rien que nous pouvons faire par nous-mêmes pour nous délivrer ou améliorer notre propre situation et position par rapport à Lui. Nous sommes tous dépendants de quelque chose et de quelqu'un. Qu'est-ce que c'est? Nous avons notre ville refuge spirituelle, et elle se trouve en Christ, par la foi. Romains 3:21 nous dit clairement que la justice de Dieu est manifestée par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Tous ceux qui croient. Juifs et non-Juifs. Comme les Israélites et les étrangers parmi eux avaient accès aux villes de refuge, la race humaine entière a accès par la foi au refuge qu'est Jésus. 

Ces villes refuges étaient placées de telle manière qu'on dit qu'en une demi-journée de marche, un homme pouvait atteindre l'une d'elle, de n'importe quel lieu du pays dans lequel il se trouvait. Elles démontrent clairement la volonté de Dieu de "donner une seconde chance", comme nous aimons à le dire, à tous les pécheurs. Il est lent à la colère, et riche en bonté, nous dit la Bible. Elles sont un témoignage de Sa volonté de fournir aux pécheurs repentants un abri, afin de les assurer que leurs péchés seraient pardonnés. Le Seigneur est un refuge qui n'est pas impossible à atteindre pour ceux qui se reconnaissent pécheurs. Cherchez, et vous trouverez, dira Jésus en Matthieu 7:7. 

Dieu déteste le péché. Comme celui qui avait fait couler le sang, (même accidentellement) pouvait être puni si le vengeur du sang le retrouvait, de même, le péché devaient l'être également. Le péché est tellement en horreur à Dieu que seul le sang parfait de Christ pouvait satisfaire les exigences élevées requises pour qu'Il puisse nous offrir le pardon de nos fautes. "C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice" (Romains 3:25).  

Mais nous devons impérativement demeurer sous le sang de Christ, sans quoi, nos fautes ne seraient plus couvertes. Nombres 35: 26-28 est très clair à ce sujet: "Si le meurtrier sort du territoire de la ville de refuge où il s’est enfui, et si le vengeur du sang le rencontre hors du territoire de la ville de refuge (au temps où le souverain sacrificateur est encore vivant) et qu’il tue le meurtrier, il ne sera point coupable de meurtre. Car le meurtrier doit demeurer dans sa ville de refuge jusqu’à la mort du souverain sacrificateur; et après la mort du souverain sacrificateur, il pourra retourner dans sa propriété". Notre ville refuge, c'est Christ. Nous devons rester sous sa protection tous les jours de notre vie, car le souverain sacrificateur ne mourra jamais; c'est Jésus Lui-même, l'auteur de l'épitre aux Hébreux nous le répète à plusieurs reprises! Le sang de Jésus est ce qui nous protège du juste jugement et de la colère de Dieu qui vient sur les rebelles. 

Notre seul refuge, qui était, qui est et qui sera toujours, c'est l'espérance qui nous a été proposée en Jésus (Hébreux 6:18). Lorsque nous lisons à partir de Josué 20:7, nous voyons les endroits désignés pour être ces villes refuges. Kédesh, dans la montagne de Nephthali; Sichem, dans la montagne d'Éphraïm; Hébron, dans la montagne de Juda. Qu'est-ce que cela nous dit? Les villes refuges étaient situées en hauteur; elles étaient visibles de tous, et accessibles à tous. La croix de Jésus a été installé, non pas dans une vallée obscure, mais à Golgotha (mont du calvaire), à l'endroit appelé "Lieu du Crâne", qui était une colline à l'extérieur de Jérusalem. Gloire à Dieu! Jésus n'est plus sur cette croix, mais Il y est allé, Il y est mort à notre place, afin de nous réconcilier avec le Père. Rien n'est caché aux yeux de Dieu, mais tout est à nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte (Hébreux 4:13). 

Nous l'avons dit plus tôt, notre seul refuge, c'est l'espérance qui nous est proposée en Jésus-Christ. Il est entré pour nous, comme précurseur, dans le lieu très saint, Il est allé nous préparer une place (Jean 14:2). Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide (Hébreux 6:19); la grâce de Dieu qui nous est offerte gratuitement à cause des mérites seuls de Christ font que notre espérance ne peut pas être vaine. Dieu ne ment pas (Hébreux 6:18); Il a élevé Sa place forte, le Refuge pour tous les pécheurs qui se réfugient dans Sa miséricorde par la foi en Jésus-Christ. 

Affectionnez-vous aux choses d'en haut, dira l'apôtre Paul aux Colossiens (chapitre 3 verset 2), car, dira-t-il aux Philippiens (3:20), "notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ". La promesse de Dieu est encore là, pour tous les repentis qui se réfugient sous la protection de Jésus: "Puisqu'il m'aime, je le délivrerai, je le protègerai, puisqu'il connait mon nom. Il m’invoquera, et je lui répondrai; je serai avec lui dans la détresse, je le délivrerai et je le glorifierai. Je le rassasierai de longs jours, et je lui ferai voir mon salut" (Psaumes 91:14-16).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.