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dimanche 3 mai 2026

Repartir à zéro

 

Nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification (Romains 4:24-25).

Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ (Romains 5:1).

L'homme a reçu de son Créateur une intelligence qui lui permet de réaliser des merveilles qui suscitent notre admiration. Mais il ne peut réparer la toile d'araignée détruite par son balai, ni rendre au papillon l'aile délicate froissée dans ses doigts.

Ce qui est autrement important, c'est qu'il ne lui est pas possible non plus d'effacer les blessures que sa dureté et son manque de charité ont pu causer à son entourage, ni de revivre une journée qui s'est mal déroulée pour la passer autrement. Plus solennel encore, il lui est impossible d'effacer un seul de ses péchés ou de sauver son âme de la perdition éternelle (Psaume 49:7-9).

Ce que jamais personne n'a réussi à faire, et qui pourtant est essentiel pour chacun, Dieu le réalise pour celui qui reçoit sa Parole avec un cœur repentant et humilié. Il efface ses fautes: "C'est moi, c'et moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même; et je ne me souviendrai pas de tes péchés (Esaïe 43:25).

Il lui accorde de commencer une vie nouvelle, il ne lui tient pas rigueur de ses péchés, il les oublie, et il lui fait souvent la grâce d'en effacer certaines conséquences.

"Si quelqu'un est en Christ, c'est une nouvelle création, les vieilles choses sont passées, voici, toutes choses sont faites nouvelles" (2 Corinthiens 5:17).

Les bonnes intentions ne suffisent pas pour prendre un nouveau départ. Jésus a dit: "Ne t'étonne pas de ce que je t'ai dit; Il faut que vous naissiez de nouveau" (Jean 3:7). 

Auteur inconnu

dimanche 24 novembre 2024

Je viens tel que je suis

 

O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur (Luc 18:13).

L'histoire de ce publicain raconté par Jésus peut nous sembler familière parce qu'elle reflète notre propre état pécheur. Les publicains étaient méprisés en Israël parce qu'ils étaient malhonnêtes, ils étaient littéralement des voleurs approuvés par l'empire Romain. Et dans sa parabole, Jésus nous montre deux personnages: un pharisien et un publicain. Le pharisien est debout, espérant être vu de tous le monde, et il se félicite d'être ce qu'il est; il est religieux et il se vante à Dieu de ce qu'il fait et de ce qu'il ne fait pas, il s'autojustifie, il se confie en ses œuvres, et il pense que Dieu est satisfait de lui.

Pendant ce temps, il y a un publicain "qui se tenait à distance", dira Jésus. Il était conscient de son indignité, le Saint-Esprit l'avait convaincu, il se savait pécheur, aussi ne voulait-il pas s'approcher du lieu sacré dans le temple. Jésus dit qu'il n'osait même pas lever les yeux aux ciel, c'est à dire qu'il était honteux, son péché l'avait rattrapé, il était parfaitement conscient de tout le mal qu'il avait fait, aussi, comme tous les hommes se sachant coupables, regardait-il le sol, n'osant croiser le regard de personne. 

Ce publicain savait bien qu'il n'avait rien pour lui. Contrairement au pharisien, il n'était même pas religieux! Il ne pouvait placer sa confiance qu'en l'argent qu'il avait volé à son prochain, et même cela le répugnait. Et Jésus nous dit qu'il est là, se frappant la poitrine en priant. Quelqu'un a dit qu'en faisant cela, "il pointait la source de son péché"; c'est à dire son cœur. Ainsi, il exprimait physiquement son état intérieur; il était chagriné par son péché et il se repentait de tout le mal qu'il avait fait.

Les paroles de sa prière que nous rapporte Jésus nous le prouvent: "O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur". Ce sont les paroles de repentance qui ont été dites par des millions de pécheurs venant, ou revenant à Dieu à travers les siècles. Nous remarquons que cette simple prière ne ressemble en rien à la prière d'autojustification du pharisien. Il se savait pécheur, il se reconnaissait tel qu'il était, et c'est la prière acceptable aux yeux du Père. Les premières paroles du merveilleux cantique de Charlotte Elliott nous reviennent aussitôt à l'esprit : "Tel que je suis, sans rien à moi, sinon ton sang versé pour moi, et ta voix qui m'appelle à toi, Agneau de Dieu, je viens, je viens".

Charlotte Elliott était une pianiste de talent, mais elle se tenait dans des cercles mondains où il n'était jamais fait mention de Dieu. Et puis, la maladie la frappa, et la tint éloignée de son cercle d'ami habituel. Un jour, César Malan, prédicateur, fût invité à une réception chez son père, et Charlotte y joua du piano. Dès qu'il en eut l'occasion, Malan s'approcha de la jeune femme et lui dit: "Je vous félicite pour votre grand talent; mais, êtes-vous en paix avec Dieu?" Insultée et en colère, on raconte qu'elle traita le prédicateur d'insolent. Mais ce soir là, elle se coucha et ne put pas dormir. Les paroles du prédicateur tournaient dans sa tête; elle savait qu'elle n'était pas en paix, et qu'elle avait désespérément besoin d'un Sauveur. Le problème, c'est qu'elle ne savait pas comment faire pour accéder à ce Sauveur!

Elle se mit donc à chercher ce prédicateur "insolent", et quelque jours plus tard elle put le contacter. Elle s'excusa pour son impolitesse, et lui demanda comment faire pour nettoyer sa vie avant de devenir chrétienne. La réponse du prédicateur la marqua à un tel point qu'elle lui inspira le cantique très connu: "Just As I Am", ou, "Tel Que Je Suis" en français. Malan lui avait simplement répondu: "Venez à Jésus-Christ tel que vous êtes".

Il en est de même pour nous aujourd'hui. Si quelqu'un reconnaît qu'il n'est pas en paix avec Dieu, il n'y a pas plusieurs manières de venir à Lui, venons simplement, tel que nous sommes, sans hypocrisie, sans excuses . 

C'est ainsi que je suis, Seigneur, et c'est dans toute ma souillure, dans toute mon indignité que je m'avance devant Toi, à cause de Ton amour qui transcende tout ce que nous pouvons penser et imaginer. Tu veux pardonner les pécheurs repentants, Tu veux transformer la vie de ceux qui s'abandonnent à Toi avec la foi d'un enfant. Je ne sais pas quoi dire, hormis que mon péché me sépare de ma communion avec Toi, et cela me fait mal. Je veux venir, je veux rentrer à la maison! O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur; je viens à Toi, Jésus, tel que je suis, sans rien à moi, sinon Ton sang versé pour moi à la croix du calvaire. Je n'ai rien d'autre pour défendre ma cause que Toi, Jésus, mon Seigneur et mon Dieu. C'est en Toi que je me réfugie aujourd'hui afin de recevoir Ton pardon et le don de la vie éternelle.

Aujourd'hui, j'entend Ta voix qui m'appelle, et je viens à Toi! Je suis faible et vacillant, en proie au doute à chaque instant, lutte au dehors, crainte au dedans, Tu sais tout, Seigneur, je ne Te cache rien, car il est dit dans la Parole que "celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais que celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde". Merci mon Dieu pour Ta bonté, merci pour Ton grand amour et pour Ta miséricorde, merci parce que Tu pardonnes ceux qui s'approchent de Toi dans une sincère repentance; merci parce que je peux être à Toi dès ce jour, et je crois que Tu peux me fortifier et garder mes pieds de trébucher afin que je sois gardé pur par le sang de mon Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. 

Tant que je vivrai, je veux vivre pour Te louer et Te rendre la gloire qui Te revient, ô Dieu, pour Ton plan de salut parfait accompli en Jésus-Christ. Merci, Père éternel, dans le nom puissant de Jésus, Amen. 

dimanche 15 octobre 2023

Sachez que l'Éternel est Dieu!

Sachez que l'Éternel est Dieu! C'est lui qui nous a faits, et nous lui appartenons; nous sommes son peuple, et le troupeau de son pâturage" (Psaume 100:3).


À part le Seigneur, tout est vanité et poursuite du vent sur cette terre. Aucun bien ne mérite que nous y attachions trop d'importance, parce que tout est appelé à disparaître. Mais la nature humaine ne l'entend pas ainsi; nous sommes prompts à nous faire des idoles de n'importe qui ou avec n'importe quoi; y compris nos propres rêves. Nous ne voulons pas tout remettre à Dieu, de peur que Sa volonté soit contraire à la nôtre. Le psalmiste insiste vraiment ici sur le fait que c'est l'Éternel Dieu qui nous a faits, c'est Lui qui nous a créés, et cela démontre qu'Il a droit de regard sur Sa création. Il a droit à l'adoration digne de Son nom. Nous Lui appartenons. 

De même qu'Il nous a créés corporellement, Il nous a aussi faits Chrétiens, en vertu de Sa grâce. Il nous a renouvelés en Jésus-Christ; en Lui, Il nous fait de nouvelles créatures, nous rendant à Son image et à Sa ressemblance. Pour Sa gloire. Surtout pas pour la nôtre, même si nous l'oublions parfois. Afin que nous ne l'oublions pas, le psalmiste nous rappelle que nous sommes comme des brebis appartenant à un Berger. Et Jésus a repris Lui-même cette image dans Ses enseignements (Jean 10:14). "Nous sommes son peuple, et le troupeau de son pâturage". Nous sommes sous la gouverne de notre bon Berger ; nous entendons Sa voix, et nous Le suivons. Nous Lui sommes consacrés, parce que nous sommes Son œuvre. Paul dira en Éphésiens 2:6 que "nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions".

Et, parce que, dans Son amour et dans Sa grâce infinie, Il s'est révélé à nous, nous l'adorons. Et ainsi: "Venez, prosternons-nous, et humilions-nous, fléchissons le genou devant l'Éternel, notre Créateur" (Psaume 95:7). 

L'Éternel est notre Dieu; le Créateur de toutes choses visibles et invisibles. Il est puissant, très puissant. Une parole et même une pensée, et Il pourrait ébranler toutes les planètes ou les faire disparaître totalement. Elles sont Sa création, et Il pourrait en faire ce qu'Il veut. Quelle grandeur! Quelle puissance! Rien ne Lui est impossible! Mais cette puissance à l'œuvre qui me dépasse plus que toute autre, c'est Son amour parfait; cette pitié et cette miséricorde qu'in si grand Dieu a eu pour nous. Mais qui suis-je, et que suis-je pour qu'Il me regarde? Pour qu'Il pense à moi? 

Il a tout fait pour Sa gloire. Quel grand Dieu, Lui qui fit la lumière céleste; couvert de splendeur et de gloire éternelle; cependant, de Son œil vigilant, Il surveille Sa création et rien de Lui échappe. Quel grand Dieu en qui nous croyons! Sa parole est certaine et digne d'être crue; rien ne peut m'arrêter de croire en cette vérité! Et lorsque je regarde les œuvres qu'Il a faites, la perfection de Sa création, je crois encore plus, parce que, même si je ne peux pas Le voir, Il se laisse connaître par les choses visibles qu'Il a faites. Tout est soumis à Son pouvoir. 

Je ne prétends pas avoir atteint le but, mais comme l'apôtre Paul, je gardes les yeux fixés sur Jésus, le pourvoyeur de ma foi et de mon salut. Son cortège de victoire dans lequel Il m'entraîne; la paix et la joie qu'Il me donne en toutes circonstances; qu'il est bon de servir un si grand Dieu d'amour! C'est pourquoi je veux le remercier sans cesse; les bons et les mauvais moments, parce que je ne peux m'empêcher d'être reconnaissants pour toutes les choses qu'Il a faites pour moi et pour la race humaine. Mais comment exprimer cette gratitude avec un si grand Dieu avec de simples mots insignifiants? 

Oh Seigneur! Que mon cœur déborde de Ta présence, et que je vive pour Ta gloire! Je n'ai rien d'autre à t'offrir que ces louanges et ce corps de poussière ; c'est tout ce que j'ai grand Dieu; Toi, ma puissante forteresse, mon abri sûr, mon Rocher inébranlable! D'une main ferme, Tu diriges toutes choses,  Tu diriges les tempêtes, Tu donnes un ordre à l'orage de se rendre jusqu'au but fixé. Tandis que les hommes se détruisent eux-mêmes par leur méchanceté, ivrognes d'orgueil et de pouvoir, révoltés contre Ta seigneurie, Ta parole demeure la même; elle est la vérité, comme une épée à deux tranchants; séparant l'ivraie du bon grain. Ta justice ne semble pas régner, Seigneur Dieu, comme si elle n'impose plus aucune limite à la folie humaine. C'est comme si le frein à toute méchanceté avait été enlevé. De toute la création, de toutes les créatures que, l'homme seul se rebelle contre l'ordre que Tu as établi. Il s'oppose à Ta parole et lui désobéi constamment. 

Jusqu'à quand laisseras-Tu Ton nom être ainsi méprisé et rejeté? Démontre s'il te plaît encore une fois à cette humanité que c'est Toi Seigneur qui en est le maître incontesté, incontestable; que Tu es le grand Roi, le Seigneur des seigneurs. Établis Ton règne ici et fais triompher Ton amour; étend Ta miséricorde encore une fois sur cette race humaine que Tu es venu pour sauver. Pardonne-nos fautes, donne-nous un cœur repentant et purifie-nous de tous nos péchés, car ils sont nombreux devant Ta face! Seigneur Jésus, étend Ta main sur Tes serviteurs, afin qu'ils ensemencent toute la terre d'une semence sainte et incorruptible afin qu'ils participent aussi à la récolte. 

Mon Seigneur et mon Dieu, je Te supplie, prend pitié de moi et des miens; accorde-nous de Te rendre l'honneur, la louange et la gloire; que nos paroles soient vraies, et que nos actions soient accomplies par la foi en notre précieux Seigneur Jésus-Christ, car toute la gloire revient à Dieu, à Jésus-Christ, toujours par la puissance du Saint-Esprit, Amen. 

dimanche 15 janvier 2023

Je suis l'Éternel, qui te guérit

Je suis l'Éternel, qui te guérit (Exode 20:26).


Le malheur est grand sur cette Terre, alors que des milliers de personnes souffrent dans leur corps, mais aussi souffrent intérieurement à cause de leur séparation d'avec Dieu. Ils ont un vide à l'intérieur qu'ils essaient de combler de toutes les manières, leur mode de vie est comme un cri que devraient entendre tous les croyants. Nous devons témoigner, car nous ne savons pas qui sont ceux qui seront semblables à la bonne terre dont Jésus faisait mention dans sa parabole du semeur en Matthieu 13. Nous devons aussi prier sans nous lasser, non seulement pour les croyants, mais pour tous ces gens qui ne sont pas encore rentrés à la maison. Les lourdes épreuves viennent inévitablement frapper ici-bas, mais tous ceux qui sont solidement ancrés en Jésus-Christ auront la force de résister et de remporter le prix de la victoire promis à tous ceux qui sont à Jésus-Christ, qui ne perdra pas un seul de ceux que le Père Lui a donné (Jean 6:39). Tant qu'il existe un souffle de vie dans ce corps mortel, tous ceux qui venir à Jésus pour recevoir le pardon de leurs péchés et la guérison spirituelle (et peut-être même la guérison corporelle), tous ceux donc, qui viennent à Jésus seront accueillis à bras ouvert par le Seigneur et Sauveur, selon qu'il est écrit : "Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi" (Jean 6:37). 


Merci Père Éternel d’être devenu mon Père bien que je ne mérite pas que Tu me regardes. Seigneur mon Dieu, je place devant toi ma supplication et encore je veux implorer ta pitié. Je t’en supplie, mon Dieu, ait pitié de moi, viens à mon secours, que ta main puissante me soit favorable en ces jours de détresses où l’espérance cherche à s’éloigner de moi. O Dieu, je te le demande par Jésus-Christ, renouvelle mon espoir en ces jours périlleux. Père Éternel, regarde, écoute, le corps que Tu m’as formé refuse d’obéir à ta sainte volonté. Je t’en supplie, donne un ordre à ce corps, qu’il retrouve la vaillance, qu’il accomplisse ta volonté.


Merci Père du ciel et de la terre, merci Seigneur Jésus-Christ, d’avoir accompli tant de miracles, d’avoir produit toutes ces prodiges et merveilles, c’est pour la plus grande gloire de Dieu que Tu as agi. Merci Seigneur Jésus-Christ de guérir encore des corps mortels aujourd’hui. Mon Seigneur et mon Dieu, je te prie accorde-moi la guérison spirituelle, pose ta main sur moi Jésus comme les jours où Tu passais parmi nous sur terre, afin que je reçoive la délivrance du cœur, du corps et de l’esprit. Je veux apprendre à vivre pour te rendre la gloire.


Merci Seigneur Jésus-Christ de m’avoir gardé jusqu’à aujourd’hui et de ce que Tu vas m’accorder dans l’avenir. Je sais Seigneur Jésus-Christ, je ne mérite pas que Tu me regardes. Je ne mérite pas que Tu reçoives ma supplication, mais j’ai compris Jésus que l’œuvre que Tu as accompli sur la croix a été plus que suffisante pour me ramener de la mort à la vie. Tu es vivant Jésus, merci Jésus d’être le Fils du Dieu vivant. Merci Jésus de ne pas me laisser sans réponse. Merci Seigneur Jésus-Christ de me baptiser du Saint-Esprit. Je veux Jésus recevoir le Saint-Esprit. Je désire qu’Il me donne une part de la connaissance et de la sagesse.


O Dieu, Père Éternel, à travers ta grande puissance, Tu as établi ta sainte volonté avant que les planètes ne soient formées. Tu avais déjà établi les œuvres que je dois pratiquer pour te rendre l’honneur, la louange et la gloire. Merci puissant Dieu pour Tes merveilles, pour les bénédictions dont Tu couvres ceux qui Te sont fidèles. Mais dans la rigueur de Ta colère, Tu la déverses sur tes ennemis et tes adversaires. Père du ciel et de la terre, dans ton océan d’amour infini, Tu accordes la miséricorde à ceux qui se repentent devant toi, qui cherchent la vérité dans la soumission à ta volonté. Il existe un seul Dieu, quelle puissance à l’œuvre.


O Dieu !! Véritable puissance, à partir d’une seule parole, Tu as façonné l’histoire des temps passés, présents et avenirs. Grand Dieu, comme Tu es bon, ton amour infini remplit les cœurs purs; en Jésus-Christ, Tu leur accordes la joie et la paix, la seule paix durable et véritable. Merci mon Seigneur et mon Dieu de m’avoir conduit à ton Fils, afin que je reçoive par sa mort sur la croix, la miséricorde et que je sois réconcilié avec ce grand et puissant Dieu. Merci mon Seigneur et mon Dieu, oui merci mon Dieu de me connaître.


Que toute la gloire te soit rendue, ô Dieu, dans le précieux nom de Jésus, Amen.

         

         

dimanche 3 avril 2022

La colombe lui revint, par Charles H. Spurgeon

La colombe revint à lui vers le soir (Genèse 8:11).

Béni soit le Seigneur pour un jour de grâce, même si je suis fatigué par mon travail. Vers celui qui sauve les hommes, je fais monter un chant de gratitude. La colombe n’a trouvé aucun repos en dehors de l’arche et y est donc revenue; et mon âme a appris plus que jamais, à ce jour, qu’aucune satisfaction ne peut être trouvée dans les choses terrestres. Dieu seul peut me donner le repos. Mes affaires, ma fortune, ma famille et mon instruction remplissent leurs fonctions propres mais ne peuvent remplir les désirs de ma nature immortelle. 

"Repose-toi, mon âme, car le Seigneur t’a préparé de bonnes choses en abondance". C’était à une heure tranquille, quand les barrières du jour se refermaient, que la colombe aux ailes fatiguées est revenue a son maître. Oh Seigneur, permets-moi ce soir de revenir à Jésus! Elle ne pouvait pas endurer une nuit de plus à voler au-dessus de l’étendue sans repos; pas plus que je ne puis passer une autre heure loin de Jésus, le repos de mon cœur et le refuge de mon esprit. Elle ne s’est pas simplement posée sur le toit de l’arche mais est venue jusqu’à lui, tout comme mon esprit recherche ardemment les secrets du Seigneur, perce jusqu’au centre de la vérité, pénètre dans ce qui est â l’intérieur du voile, afin d’atteindre réellement mon Bien-aimé. 

À Jésus je dois venir: à part d’un rapport le plus intime et le plus cher avec Lui, mon esprit haletant n’est pas satisfait. Seigneur Jésus, soit avec moi, révèle-toi et accompagne-moi toute la nuit, afin que je sois encore avec toi quand je m’éveillerai. 
Je remarque que la colombe a rapporté une branche d’olivier dans son bec; un souvenir du passé et une prophétie pour l’avenir.
 
N’ai-je aucun souvenir à ramener à la maison?  Aucune promesse ni requête de miséricorde à venir? Oui Seigneur, je te présente ma reconnaissance pour tes tendres bénédictions qui m’ont été renouvelées chaque matin et soir, et à présent, je te prie d’étendre ta main et de prendre ta colombe dans ton sein.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 28 décembre 2019

Lire la Bible et prier... avant ou après avoir trouvé la foi?

"Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ" (Romains 10:17).

Quelqu'un a déjà posé cette question: "faut-il "attendre" de posséder plus de zèle et de foi pour passer plus de temps dans la prière et la lecture de la Bible?"

Bien sûr que non! Notre verset initial le dit bien: "la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ". Ce que l'on entend inclus ce qu'on peut lire dans la Bible. Mais encore, nous pouvons passer une vie à lire la Bible et ne rien comprendre, ni rien mettre en pratique, simplement parce que nous ne passons pas de temps dans la prière et que nous ne la méditons pas. Plus; ne nous contentons pas de la méditer, mettons-là en pratique! L'apôtre Paul dira en Philippiens 2:5 d'avoir en nous les mêmes sentiments qui étaient en Christ. Nous savons par les Évangiles que Jésus passait beaucoup de temps dans la prière, entre autre lorsqu'il se retirait dans des lieux plus isolés. Et en Psaumes 119:11, il est écrit: "Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi". 

Nous voyons avec ces quelques versets que le fait de s'approcher de Dieu (comme Lui s'est approché de nous) est le commencement de toutes choses. Nous ne pouvons pas "serrer la parole de Dieu dans nos cœurs" si nous ne la connaissons pas. De la même manière, nous ne pourrons pas marcher en Christ si nous ne savons pas ce qu'il nous a commandé de faire. Nous devrons donc prier, chercher ses voies, et méditer Sa parole. Ne nous pressons pas de passer à autre chose lorsque nous venons de lire la Bible, car; "je médite tes ordonnances, j'ai tes sentiers sous les yeux. Je fais mes délices de tes statuts, je n'oublie point ta parole", dira encore le psalmiste en Psaumes 119. 

La Parole de Dieu est notre nourriture spirituelle, elle est aussi essentielle que la nourriture que nous ingérons afin de continuer à vivre. Mais la prière est un rafraîchissement pour notre âme, elle montre notre dépendance totale envers Dieu. Elle démontre que nous plaçons notre confiance en Lui seul; la prière est le meilleur moyen de chasser le doute qui veut s'incruster dans nos intelligences, car elle est un acte d'abandon envers Dieu. Nous démontrons ainsi que nous Lui faisons confiance pour toutes choses. La foi grandit en tout cela. Les épreuves viendront quand même, et elles sont nécessaires, car elles sont un test de notre amour et de notre attachement envers Dieu. Ne soyons pas de ceux qui s'attendent à Lui seulement quand tout va bien, et qui l'abandonnent dès le moindre vent contraire! Il a tellement en réserve pour nous, pourvu que nous tenions ferme dans la vérité et dans notre témoignage! La foi est une bénédiction, elle est un don de l'Esprit, et toutes nos paroles sont vaines sans une foi sincère, et cette sincérité dans la foi, nous ne la trouverons jamais en nous tenant éloignés de la parole de Dieu, mais en étant constamment en Sa présence, dans la lecture de Sa parole et la prière, par Jésus, notre Seigneur et Sauveur personnel.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 12 mai 2019

L'espérance du perdu

Il se couche riche, et il meurt dépouillé, il ouvre les yeux, et tout a disparu (Job 27:19).

L'homme sans Jésus n'a évidemment aucune espérance en ce monde-ci, et encore moins dans celui à venir. Il regarde la Terre et tout ce qui s'y trouve, et même s'il ne comprend pas comment tout cela a été créé, il ne se tourne pas vers Dieu, parce qu'il est supposément trop intelligent pour croire en un Dieu dont l'existence ne peut être prouvée par la science. Il voit la Terre et le monde se détruire, et il craint d'être la dernière génération à connaître le monde tel qu'il est présentement. Il désespère, il se demande s'il n'existe pas mieux, ailleurs, que le présent qui lui semble sans espoir. Schopenhauer dira: "La vie oscille, tel un pendule, de l'ennui à la souffrance". S'il est une part de vrai dans une telle affirmation, lorsque nous gardons nos yeux fixés sur cette réalité, nous sombrons rapidement dans un dédale inextricable de pensées dépressives! Il n'est pas surprenant que les prescriptions de médicaments antidépresseurs soient en hausse un peu partout dans le monde. Nietzsche, qui proclamera haut et fort que Dieu est mort, dira quant à lui: "Deviens ce que tu es". Son souhait est réalisé; l'homme est effectivement devenu "ce qu'il est", et ce n'est pas pour le mieux, mais pour le pire. Il est foncièrement méchant, il n'en est pas un qui fasse le bien, pas même un seul (Psaumes 14:3). Pourtant, l'homme porte ses regards vers lui-même pour être secouru du bourbier dans lequel il s'est lui-même plongé. Quelqu'un a dit un jour: "Humanité sans divinité égal bestialité", et cela est vrai. L'homme sans Jésus n'est rien de plus qu'une bête qui considère ce monde comme une jungle dans lequel il est pris au piège; il considère ses semblables comme, au mieux, des concurrents; au pire, des proies ou des ennemis à abattre. 

Où est l'espérance, dans un monde aussi ténébreux? Afin d'oublier qui ils sont, et d'autres, vers où ils se dirigent, certains se tournent vers l'argent ou les biens matériels, d'autres vers les drogues ou les boissons enivrantes; d'autres encore vers le sexe débridé, et quoi encore! L'homme a désespérément besoin d'un sauveur, mais il ne veut pas du seul Sauveur qui soit, Jésus. Alors il s'invente d'autres sauveurs (plusieurs se tourneront vers eux-mêmes), et se raccroche à ce qu'il peut voir et à ce qu'il peut entendre; mais son combat est perdu d'avance. Pour plusieurs d'entre eux, l'espoir en un Dieu miséricordieux n'est qu'une illusion. Cette espérance n'est qu'une représentation que nous nous ferions d'une chimère; l'homme sensé ne peut pas espérer en quelque chose qu'il ne voit pas et ne peut pas toucher. Alors il revient à son point de départ. Il a été déçu et trompé tant de fois par ce qu'il peut voir et toucher! Ils se couchent riches et meurent dépouillés; ils ouvrent les yeux, et tout a disparu. 

Les chrétiens ne doivent pas se moquer de ces gens-là, mais prier pour eux et leur annoncer l'Espérance. L'espoir contre toute attente; un Sauveur immérité est venu pour le pire d'entre tous. Lui seul peut faire de l'homme un homme nouveau; avec une nouvelle intelligence et un nouveau regard sur le monde qui l'entoure. Malgré la noirceur, Il peut vivre dans la lumière. Dans ses pires moments, il peut avancer dans la joie, sachant que quelque chose de mieux l'attend, car Il l'a promis! La parole de Dieu est vraie, digne de confiance. Le seul espoir de l'humanité repose en Lui.      

Seigneur Dieu, nous voici à tes pieds, te suppliant de nous regarder avec pitié et miséricorde. Nous sommes pécheurs, nous le savons, mais nous avons toujours été rebelles à tes appels. Nous préférions regarder à Ta création plutôt qu'à Toi, grand et fidèle Créateur. Trop longtemps, nous avons camouflé nos péchés, et nous étions dévorés de l'intérieur. Tu connais tout, Seigneur, Tu vois toutes choses. Rien ne t'es caché, et c'est en vain que nous fuyions loin de Ta face. Nous errions ici et là, cherchant où trouver le repos, mais nulle part, nous n'étions à notre place. Ce monde n'est pas fidèle à ce pourquoi Tu l'as créé; il s'est éloigné loin de Toi, et maintenant il se languit de Ta présence. Seigneur Dieu, ait pitié de nous! Vois la désolation dans laquelle nous nous sommes plongés! Les hommes se détruisent; les parents tuent leurs enfants, les jeunes n'ont aucun respect pour l'autorité; les vieillards sont de plus en plus isolés. Nous n'avons aucun respect pour la vie, il semble que les hommes rendent un culte à la mort tellement la haine ronge les cœurs comme un cancer sans remède. Ô Dieu, Père Saint, regarde et vois; entends ces faibles supplications qui montent vers Toi. Aie pitié de nous! Ne nous laisses pas, ne nous abandonnes pas. Ouvre nos cœurs et nos intelligences, donne s'il te plaît de ton Amour à nos familles afin qu'elles demeurent unis, car c'est la base d'une société forte et solide. Accordes la sagesse à nos dirigeants, afin que nous puissions vivre en paix et que Tes biens soient utilisés pour bénir notre prochain plutôt que pour nous détruire les uns les autres. Tu ne peux pas intervenir par la force, car Tu nous laisses libres, mais par Ton Saint-Esprit, touches nos cœurs de pierre, et met en nous s'il te plaît un cœur de chair, afin que nous puissions aimer comme Tu nous as aimés; que nous nous pardonnions réciproquement comme Tu es prêt à nous pardonner. Aujourd'hui, nous cherchons notre refuge en Toi, ô Dieu. Tu es notre Seigneur, notre souverain. Délivre-nous de nous-mêmes! Passant par la repentance; reconnaissant tous nos péchés, nous espérons en Jésus-Christ afin d'être totalement régénérés, dans notre cœur et notre intelligence, espérant en l'héritage promis à ceux qui ont fait de l'Éternel leur délice. Tu es lumière, Seigneur, Tu es notre guide dans les ténèbres qui nous entourent. Fais qu'à partir de ce jour nous soyons aussi lumière, des doigts qui pointent vers Toi, en tout lieu et en tout temps; remplis de Ton amour, vivant avec humilité, dans Ta justice. Sois béni, Seigneur Dieu, car Tu es Bon, et le mal n'est point en toi, malgré ce que tente de nous faire croire l'ennemi de nos âmes. Viens en nous; que Ta volonté soit faite en nous, comme elle est faite dans les cieux. Merci Jésus, de cette espérance constamment renouvelée que Tu nous donnes; Tu es venu pour guérir et pardonner, et Tu es patient envers les pécheurs que nous sommes. Merci pour Ta pitié et Ta miséricorde, Tu pourrais bouleverser la Terre pour sauver une seule âme perdue, égarée loin de Ta face, tellement Ton amour est grand. Avant de quitter cette Terre, Tu nous as laissé ce commandement: "Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé". Sans Toi, nous ne savons comment aimer correctement. Mais avec Toi en nos cœurs, nous ne chancellerons point et nous serons capables d'aimer et de pardonner; de faire fleurir ton amour au milieu de la haine et de la crasse de ce monde perdu. Nous te louons, nous t'adorons, ô Dieu. Merci Jésus, Nom au-dessus de tout autre nom, Sauveur et Seigneur de la multitude de ceux qui acceptent de s'humilier et de se reconnaître tels qu'ils sont devant Toi. Merci de nous donner de marcher dans une nouvelle vie où se trouve d'abondantes joies, alors que Tu places la paix dans les cœurs brisés et restaurés.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

vendredi 2 septembre 2016

Il s'écria: Seigneur, sauve-moi! par Charles H. Spurgeon

Comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! (Matthieu 14:30)

Les moments où l’on sombre doivent être des moments de prière pour ceux qui servent le Seigneur.

Pierre négligea la prière au départ de son voyage aventureux, mais lorsqu’il commença à s’enfoncer, le danger fit de lui, un suppliant. Et son cri, bien que tardif, ne s’est pas fait entendre trop tard. Dans nos heures de souffrances corporelles et d’angoisse mentale, nous trouvons aussi naturel d’être poussés à la prière que de voir le navire naufragé poussé au rivage par les vagues. Le renard se hâte dans son trou pour se protéger, l’oiseau vole vers le bois pour s’abriter, et de la même façon, le croyant qui subit une épreuve se dépêche d’assaillir le trône de miséricorde pour sa sécurité. Le grand port des cieux est un refuge pour tous ceux qui prient ;  des milliers de vaisseaux battus par les intempéries ont trouvé un havre ici, et au moment où la tempête s’annonce, il est sage pour nous de nous diriger vers le refuge où sont tous les navires. "De courtes prières sont toujours assez longues". Il n’y a que trois mots dans la requête que Pierre a prononcé d’une voix entrecoupée, mais ils étaient suffisants pour atteindre leur but. Ce n’est pas la longueur, mais la force qui est nécessaire. Un sentiment de besoin urgent nous enseigne efficacement la brièveté. Si nos prières contenaient moins de plumes que celles qui décorent la queue de certains volatiles, et plus de plumes sur les ailes, elles seraient bien meilleures. Le verbiage est à la dévotion de Dieu ce que le son est à la farine. Les choses précieuses sont souvent enfermées dans de petites boîtes, et toute véritable prière, manifestée chez beaucoup par un long discours, pourrait bien souvent se résumer en quelques mots aussi brefs que ceux prononcés par Pierre. Nos limites sont des opportunités pour le Seigneur. Un sens aigu du danger arrache immédiatement un cri angoissé de notre part, et l’oreille de Jésus l’entend. Chez lui, l’oreille et le cœur vont ensemble, et la main ne met pas longtemps à intervenir. Au dernier moment nous faisons appel à notre Maître, mais sa main prompte compense notre retard par une action efficace.

Sommes-nous presque engloutis par les eaux turbulentes de l’affliction ? Laissons alors nos âmes s’élever vers notre Sauveur, et soyons assurés qu’il ne permettra pas que nous périssions. Lorsque nous ne pouvons plus rien faire, Jésus peut encore faire toutes choses ; assurons-nous de son puissant secours à nos côtés, et tout se passera bien.

par Charles H. Spurgeon

samedi 13 juin 2015

La Seule Joie Véritable, par Charles H. Spurgeon

Cantique des Cantiques 1 verset 2 : "...car ton amour vaut mieux que le vin."

Rien ne donne au croyant tant de joie qu’une communion avec Christ. Il y éprouve la jouissance qu’ont les autres dans les bienfaits de la vie. Il peut être heureux à la fois dans les dons de Dieu et dans les œuvres de Dieu, ensemble ou séparément mais en tout il ne trouve jamais une joie aussi réelle que dans la personne incomparable de Son Seigneur Jésus-Christ. Il a un vin que n’a produit aucune vigne de la terre; il a un pain que tous les champs de blé de l’Egypte ne pourront jamais lui apporter.

Où peut-on trouver une douceur telle que celle que nous avons goûtée dans une communion avec notre Bien-Aimé? A notre avis, les joies de la terre sont seulement un peu meilleures que les cosses pour un porc, si on les compare avec la joie que procure avec Jésus, la manne céleste! Nous voudrions plutôt avoir une pleine bouchée de l’amour de Christ, et une petite gorgée de sa communion, de préférence à un univers entier rempli de désirs charnels.

Qu’est-ce que la balle par rapport au blé? Qu’est le strass étincelant devant le véritable diamant? Qu’est-ce qu’un rêve par rapport à la réalité glorieuse? Qu’est le temps de la gaieté dans son meilleur ornement, comparé à notre Seigneur Jésus-Christ même dans son état le plus méprisé? Si vous connaissez quelque chose de la vie intérieure, vous avouerez que nos joies les plus durables, les plus hautes et les pures doivent être le fruit de l’Arbre de Vie qui est au milieu du paradis de Dieu. Nulle source ne produit une eau aussi douce que ce puits de Dieu qui fût creusé par la lance des soldats. Toute félicité terrestre ou matérielle est de la terre boueuse, mais les consolations de la présence de Christ sont comme Lui-Même: elles sont célestes.

Nous pouvons revoir notre communion avec Jésus, et n’y trouver nul regret, ni vide à l’intérieur; il n’y a pas de lie dans ce vin, ni de mouches de mort dans cet onguent. La Joie du Seigneur est solide et durable. L’orgueil ne la cherche pas, mais la discrétion et la prudence témoignent que celle-ci résiste à l’épreuve des années, et dans le temps et dans l’éternité elle est digne d’être appelée: "La Seule Joie Véritable".

Pour nous nourrir, nous consoler, nous donner la joie de vivre et nous rafraîchir, nul vin ne peut être comparé à l’amour de Jésus. Buvons à la plénitude aujourd'hui même.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 6 septembre 2014

Le châtiment du Seigneur

Hébreux 12: 5-11 "Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils: Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend; car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment: c’est comme des fils que Dieu vous traite; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie? Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice."

Il est courant de nos jours de croire que Dieu est tellement amour qu'Il nous laissera faire tout ce que nous désirons, sans mot dire. Comme un gentil papa bienveillant, il est supposé nous regarder aller ici et là, pourvu que nous soyons bien dans notre peau! Mais attention, si notre Père céleste est en effet amour et bienveillance, Il l'est tellement, justement, qu'Il ne nous laissera pas faire tout ce que notre nature humaine pécheresse nous incite à faire! Au fil des jours, des mois et des années, Il mettra des obstacles sur notre route, comme lorsque l’ânesse de Balaam refusait d'avancer lorsque le Seigneur lui bloquait le chemin de perdition sur lequel il était engagé. Il est utopique de croire que simplement de porter le nom de chrétien fait de nous de véritables enfants de Dieu! Ne nous trompons pas nous-mêmes! L'Écriture nous dit ici que si nous sommes enfants de Dieu, il va justement nous corriger et nous discipliner, selon sa sainte volonté. Il nous connaît mieux que nous-mêmes, Il est le potier, et nous sommes l'argile. L'argile seule ne vaut pas beaucoup de choses. Mais lorsque nous lui ajoutons de l'eau afin d'en faire une pâte, alors nous pouvons la modeler et lui donner la forme que nous désirons. Nous sommes l'argile dans les mains de Dieu. Soumettons-nous à sa sainte volonté!

Notre enveloppe de chair à elle seule ne vaut rien. Elle a été tirée du sol et elle y retournera à notre mort. À quoi bon l'estimer et lui accorder un surplus d'importance? Pour notre Créateur céleste, c'est l'esprit qu'Il a placé en nous qui a la plus grande valeur.
Et lorsque nous venons à connaître Christ et qu'Il nous laisse son Saint-Esprit, à ce moment-là Il peut commencer à nous transformer à sa façon. Et plus nous aurons de l'intérêt pour Christ, gardant les yeux fixés sur Lui, plus nous nous dépouillerons du péché qui nous enveloppe si facilement. Et ceci est d'une importance capitale : ne gardons pas de péchés secrets, ne les cajolons pas, car nous ne saurons pas persévérer "dans la carrière qui nous est ouverte". Le péché nous ôtera toute envie de courir la course de la justice de Dieu.

Constatons nos faiblesses, et fixons les regards sur Christ. Ne nous laissons pas décourager par elles, mais considérant Christ et son sacrifice parfait, relevons la tête et persévérons en Lui. Il est normal que Dieu nous reprenne de quelconques façon que ce soit, mais ne fixons pas nos regards sur ces châtiments, qui peuvent venir sous forme d'épreuves de toutes sortes. (Même si ce ne sont pas toutes les épreuves qui sont forcément des châtiments de Dieu) Si nous sommes corrigés, c'est pour que nous puissions en sortir grandis et que nous apprenions à ne faire confiance qu'en Christ seul. N'envions pas les pécheurs et leur mauvaise vie, car ils courent à leur perte! Ce n'est certes pas que Dieu n'a pas d'intérêt pour eux, mais ils l'ont eux-mêmes rejetés; ils auront la fin qu'ils méritent! Mais nous, les pécheurs repentis, sachons que nous avons encore des choses à apprendre et à corriger. Dieu veut nous transformer, nous mouler à sa façon afin que nous ne courrions pas en vain. En effet, comment deviendrons-nous assez grands pour décider par nous-mêmes ce que devrait être notre vie spirituelle avec Dieu? Nous devons comprendre que nous aurons toujours à nous soumettre à plus grand que nous; ici il s'agit de notre Père céleste qui veille sur ses enfants comme nos pères terrestres le font. Ce n'est pas de gaité de cœur qu'Il reprend et châtie ses enfants, mais Il doit le faire pour leur bien. Oui, seul le sang du Christ nous purifie de nos péchés, mais nous devons aussi avoir part à ses souffrances, porter la même croix qu'Il a portée et marcher sur les traces qu'Il nous a laissé.

Supportons tout avec patience, sachant que la patience lors de l'épreuve de notre foi produit une œuvre parfaite. Car accepter avec patience le châtiment du Seigneur ne veut pas dire subir passivement l'épreuve, mais au contraire, elle nous poussera à toujours plus fixer les regards vers Jésus, le seul qui peut nous délivrer de tout mal et de tout péché. En lui se trouvent toutes choses, et tout pouvoir lui a été remis. En lui se trouve toute la sagesse, Il connaît ce qu'Il y a de mieux pour nous, faisons-lui confiance et ne nous lassons pas de prier! Il est écrit en Philippiens 4:6-7 :"Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ."

Que la paix et la grâce de Dieu nous viennent en aide, laissons-nous corriger, ne méprisons pas le châtiment du Seigneur, c'est là la preuve qu'Il nous aime et que nous arpentons le même chemin que Jésus, les apôtres et les prophètes avant nous. Amen.