dimanche 27 septembre 2020

Les justes qui n'ont pas besoin de repentance?

De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance (Luc 15:7).


Quelqu'un a demandé? Est-ce à dire que certaines personnes naissent chrétiennes et n'ont pas besoin de repentance, alors que les autres oui?

Certainement pas! Romains 3:12 nous dit : "Il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul". Aussi en Romains 3:23: "Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu". 1 Jean 1:8 dit également: "Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous". Mais alors, si nous sommes tous pécheurs, que voulait dire Jésus lorsqu'il parlait des justes qui n'avaient pas besoin de repentance?

Une explication concernant ces "justes" est qu'ils représentent les anges dans les cieux, que Dieu n'a pas besoin de surveiller alors qu'il part à la recherche de sa brebis perdue. Mais examinons plus en profondeur cette parabole de Jésus.

Dans cette parabole, nous voyons que toutes les brebis sont déjà sous la garde du berger. Ces brebis sont donc celles qui se sont déjà repentie en entendant Sa voix. Jésus dit en Jean 10:27: "Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent". Et quelle est la première chose que font ceux qui entendent la parole de Dieu, si ce n'est se repentir et changer de vie en croyant dans la bonne nouvelle de Christ? Nous lisons en effet cette exhortation en Actes 3:19: "Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés". Les quatre-vingt-dix-neuf brebis considérées comme justes sont donc celles qui sont déjà passé par le chemin de la repentance, qui ont cru en Jésus pour être sauvées. Mais la centième brebis, celle manquante, communément appelée "brebis égarée", représente la personne qui n'a pas encore été pardonnée de ses péchés. Elle a peut-être toujours fait la sourde oreille aux appels du bon Berger, ou elle peut aussi avoir fait une belle profession de foi, mais en apparence, car elle ne s'est jamais détournée de ses péchés. 

C'est cette brebis que Dieu poursuit de Son amour, car Il veut la sauver. Nous lisons même dans la parabole de quelle manière Dieu veut ramener à Lui cette brebis égarée. Il est écrit en Luc 15:4 que le berger cherche la brebis perdue en allant après elle, jusqu'à la trouver. Le pécheur impénitent aura toujours maintes occasions pour changer de vie; la parole de Dieu lui ayant été présentée tantôt d'une manière, tantôt d'une autre. Alors que, par son péché, il dit à Dieu qu'il ne veut rien savoir de Lui, le Sauveur, rempli d'amour, patiente et ne se lasse pas de l'appeler par son nom. Et arrive le jour bienheureux où la brebis impénitente, touchée par l'Esprit, et se rendant compte de son état désespéré, cesse sa fuite en arrière et se rend inconditionnellement à l'amour du Sauveur. Prosternée dans la poussière du sol, pleurant sur sa condition spirituelle, elle se repent de tous ses péchés, et même si son état spirituel actuel ne lui permet pas de retourner à la maison, le bon Berger lui-même la prend sur ses épaules et la ramène parmi les siens. Nous ne comprendrons jamais la grandeur de l'amour de Dieu pour nous. La repentance d'un pécheur est pour Lui un sujet de joie, car c'est une âme arrachée des griffes du malin, pourvu qu'elle demeure ferme jusqu'à la fin en Christ. 

La repentance du pécheur est un grand sujet de joie pour Dieu, autant que d'offrir gratuitement Sa miséricorde et Son salut à ceux qui ne le méritent pas. N'oublions pas que le coût de ces âmes est élevé; le sang du Fils de Dieu lui-même! C'est pourquoi il importe de ne pas considérer le sang du Christ comme sans valeur en appartenant à une autre catégorie de gens n'ayant pas besoin de repentance: les orgueilleux auto-suffisants. Ceux qui n'ont pas besoin de la grâce de Dieu dans leur vie, car leur justification propre leur semble suffisante (Luc 5:30-32). Ces gens seraient appelés ironiquement "justes" par le Seigneur, car c'est ainsi qu'ils se voient, quoiqu'ils soient encore perdus dans leurs péchés. 

Gardons-nous de l'orgueil; que le sacrifice de Christ sur la croix nous humilie. Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, ou le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui? (Hébreux 2:6) C'est la pensée, en effet, qui devrait constamment nous habiter. Mais 
Dieu, dans Son grand amour, nous a aimé le premier, sans égard à la couleur de notre peau, à la tribu à laquelle nous nous identifions ou à la somme de péché que nous avons commis. Nous avons tous besoin de nous repentir, parfois même au cours de notre vie chrétienne. C'est la gloire de Dieu de changer les vies, de manifester Sa puissance et Sa grâce dans le plus vil des pécheurs (1 Timothée 1:15), et c'est la plus grande bénédiction qui soit pour l'homme de se laisser transformer par son Créateur.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 19 septembre 2020

Ils n'avaient pas satisfait leur désir

Ils n’avaient pas satisfait leur désir(...) (Psaumes 78:30).

Une chèvre vivait avec quelques autres animaux de son espèce dans un énorme enclos, rempli de beau gazon verdoyant. Un jour, en passant devant cet enclos, je vis la chèvre se contorsionner afin de pouvoir sortir sa tête à travers la clôture pour aller brouter l'herbe qui se trouvait de l'autre côté. Alors je pensai: mais pourquoi se donne-t-elle tant de mal à aller chercher l'herbe qui se trouve de l'autre côté de la clôture alors que son enclos en est plein? 

Et cela me rappela une situation trop souvent vue chez les humains; nous ne sommes jamais satisfaits de ce que Dieu nous prête, et de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Lors des réunions de prières, nous entendons souvent des gens demander de prier pour une voiture différente, ou une maison plus grande, ou pour une promotion, car ils pensent qu'ils seraient ainsi plus heureux et épanouis. Le désir de posséder ce que nous n'avons pas et de ne jamais nous satisfaire de ce que nous avons rend le cœur mécontent, même si sa situation est plus enviable que celle de la majorité des gens sur cette planète. Nous sommes exactement comme cette chèvre qui broute l'herbe à l'extérieur de son enclos, alors qu'elle a plus que ce qu'elle a besoin pour vivre où elle est. 

Au désert, le peuple murmura contre Moïse et contre l'Éternel. Il venait de voir des prodiges en Égypte, il vit la mer Rouge se fendre à leur passage; il était conduit le jour par une nuée, et la nuit par un feu éclatant. Après ses lamentations, Dieu fendit un rocher afin de leur donner de l'eau à satiété. Mais le peuple murmurait quand même contre Moïse et contre Dieu. Nous lisons en Psaumes 78:19-20: Ils parlèrent contre Dieu, ils dirent: Dieu pourrait-il dresser une table dans le désert? Voici, il a frappé le rocher, et des eaux ont coulé, et des torrents se sont répandus; pourra-t-il aussi donner du pain, ou fournir de la viande à son peuple?

La promesse leur avait été faite d'une meilleure patrie. L'Éternel appuyait Ses promesses par des miracles inimaginables. Mais le peuple ne voulait pas attendre. Il voulait tout, maintenant. Notre génération fast-food n'est aucunement différente, dans son attitude et ses pensées. Elle ne veut pas attendre avec patience ce que Dieu a en réserve pour elle, pour peu qu'elle croit vraiment en Lui! 

Lorsque Dieu ne semble pas répondre favorablement à nos désirs, comment réagissons-nous? Trop souvent, nous prenons notre destinée en main. Car même si nous connaissons les promesses de Dieu; qu'Il a ultimement en réserve une meilleure patrie pour nous que tout ce que nous pouvons imaginer ici-bas, nous voulons le meilleur sur cette Terre, et la vie éternelle avec Dieu, et même si cela implique de faire quelques compromis avec le monde ici et là, nous osons croire que Dieu ne leur en tiendra pas rigueur, car aimons-nous à penser, "Il nous aime et veut le bien de Ses enfants".

Lorsque Dieu voit les cœurs, et qu'Il n'y trouve aucune reconnaissance pour Ses bénédictions actuelles, Il en est irrité, mais Il est patient, justement à cause de Son amour pour nous. Ainsi, Il accorda le "blé du ciel" à Son peuple, et la viande qu'ils demandèrent. Psaumes 78:27-28 nous dit en effet qu'Il fit pleuvoir sur eux "la viande comme de la poussière, et comme le sable des mers les oiseaux ailés; Il les fit tomber au milieu de leur camp, tout autour de leurs demeures". Mais le peuple n'était toujours pas satisfait! N'est-ce pas là un reflet de nos cœurs prompts à se détourner de Dieu à toute occasion? Un manque de reconnaissance conduit le cœur à s'endurcir contre Dieu et contre Ses ordonnances. Les gens qui vivent ainsi sont insouciants, insolents, et à cause de cela ils ne voient plus la grâce de Dieu partout où elle est. 

Pendant que les hommes font étalage de leur méchanceté, la bonté de Dieu se manifeste de toutes les manières parmi eux. Nous savons par la Parole que c'est le péché qui nous sépare de Lui (Esaïe 59:2). Dieu seul peut combler ce désir insatiable en l'homme, par Sa présence, et lorsque nous essayons de Le remplacer par les choses de ce monde, nous nous décevons nous-mêmes. Mais il y a pire. Cette déception, si elle n'est pas vite rejetée, se transforme en colère envers Dieu. C'est ce que nous avons lu du comportement des Israélites. Ils se sont éloignés de Dieu dans leur rébellion, ils ont justifié leur désobéissance et leur endurcissement de cœur en ne se soumettant pas à Lui. Ce comportement est une provocation envers Dieu. Sa patience est grande, mais elle a des limites. 

"Ils n’avaient pas satisfait leur désir, ils avaient encore leur nourriture dans la bouche, lorsque la colère de Dieu s’éleva contre eux; Il frappa de mort les plus vigoureux, Il abattit les jeunes hommes d’Israël" (Psaumes 78:30-31). 

Malgré la dureté du cœur de ce peuple, Dieu lui accorde ce qu'il désire. Et alors qu'il a la bouche pleine de nourriture qui vient de lui être littéralement envoyée du ciel par Dieu, le peuple n'a aucune pensée de reconnaissance envers Dieu, comme si toutes les merveilles que Dieu accomplissait au milieu d'eux étaient normales et lui était dues. Dieu ne nous doit rien. Il est bien de Lui faire connaître nos besoins par la prière, même si, en réalité, Il les connaît déjà. Mais Il ne va nous accorder que ce qui est bon pour nous, en accord avec Sa volonté, dans le but que toute la gloire Lui soit rendue. Avant même de porter la nourriture à la bouche, le peuple aurait dû glorifier l'Éternel Dieu pour les bénédictions qu'il leur accordait. Mais leur cœur était tellement endurci que, même la bouche pleine de nourriture céleste, ils n'étaient pas satisfaits. Quelle ingratitude! Mais examinons notre conduite. Vivons-nous avec la reconnaissance qui est due à un si grand Dieu?

Que dire de plus? Jésus est venu nous s'offrir lui-même en tant que pain du ciel spirituel (Jean 6:35). Ce pain est plus que suffisant pour celui qui s'abandonne à Dieu par la foi. "Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif". 
Il dit encore: "Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui" (Jean 6:55-56). Tous les gens de mauvaises vies qui se sont repentis le diront: ils ont connu la vraie paix seulement lorsque Jésus la leur a donnée, lorsqu'ils se sont abandonnés à Lui. Il nous donne la satisfaction lorsque nous comprenons que rien ici-bas ne peut nous satisfaire. Le pain nourrit le corps; les biens matériels sont utiles selon leur fonction, mais ces choses ne durent qu'un temps. 
La vie de Christ en ceux qui se sont donné à Lui sans compromis et qui ne s'en détournent pas leur accorde une grâce plus que suffisante. En Lui, nous sommes ramenés en quelque sorte de la mort à la vie; d'une vie insatisfaisante à un esprit comblé et joyeux. 

Qui sommes-nous, pour qu'un Roi sauveur se sacrifie pour notre salut? Jésus l'a fait, et cela devrait suffire à nous humilier et nous remplir de gratitude! Il nous faut prier pour cultiver une soumission à toute épreuve. C'est par Sa grâce que Dieu, par Sa seule présence, nous accorde d'être satisfaits, rassasiés et réconfortés en toutes circonstances. Il a fait, Il fait, et Il fera toutes choses bonnes pour notre bien d'une part, mais aussi et surtout pour que la gloire Lui soit rendue par le plus grand nombre. "C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant (Hébreux 12:28-29).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 12 septembre 2020

Si Jésus venait aujourd'hui, par A.W. Tozer

Quelqu'un m'a demandé: Si Jésus revenait dans la génération actuelle, serait-il accepté? 


Je dois dire que l'histoire se répète. À notre époque, beaucoup de ceux qui veulent suivre les traditions chrétiennes n'y réussissent pas parce qu'ils ne veulent pas faire un ménage spirituel complet dans leur vie. Lorsque Jésus est venu, beaucoup se sont rendu compte que cela signifierait probablement une perte financière pour eux de suivre Jésus. De plus, beaucoup de ceux qui ont examiné les enseignements du Christ à son époque savaient que de le suivre appellerait à des changements brutaux et radicaux dans leur manière de vivre. Leurs habitudes fières et égoïstes auraient été dérangées. De plus, il y avait un dédain presque complet pour la vie spirituelle intérieure que Jésus enseignait comme nécessité pour l'humanité: que seuls les cœurs purs verront Dieu. 

Je crains que le choix de l'humanité ne soit toujours le même aujourd'hui qu'il y a un peu plus de deux mille ans. Les gens sont tellement amoureux de l'argent, de l'orgueil et du plaisir qu'ils n'ont pas ou plus d'intérêt pour Dieu et son salut.  

Par A. W. Tozer

dimanche 6 septembre 2020

Qu'en est-il de mes oeuvres?

Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres(...) (Colossiens 1:21).


Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit (Tites 3:5).
 
Quelqu'un a demandé: Comment apprendre à vivre avec mes œuvres mauvaises, que j'ai accompli avant de connaître Christ?

La réponse est simple: tout ce que tu as accompli avant de connaître Jésus est annulé par Son sacrifice sur la croix, lorsque tu t'es repentit et que tu t'es soumis à Lui. Tu n'as donc pas à vivre avec ces anciennes œuvres puisque, par Sa grâce, Dieu les a effacées. Cesse de porter ces anciennes œuvres comme un fardeau, car lorsque tu as accepté Jésus, Il t'a pardonné et Il l'a retiré de tes épaules! 

"Désormais, puisque je marche avec Christ, les œuvres que j'accomplis seront bonnes et je serai en quelque sorte sauvées par elles".

Non! Dieu nous donne de pratiquer de bonnes œuvres, pour Sa gloire, car elles démontrent que nous avons changé de vie. Et nous avons changé de vie, non pas par nos propres moyens, mais par la grâce de Dieu. Et Il nous donne de marcher en Christ, par la foi. C'est par la foi que nous sommes justifiés, car elle ne vient pas de nous, mais du Seigneur (Romains 5:1). Comment donc l'homme peut-il se glorifier, puisque les bonnes œuvres et la foi viennent toutes deux du Seigneur? 

Le salut est un don gratuit de Dieu (Romains 6:23). Le salut; la vie éternelle offerte par Dieu est un don fait par grâce. Lorsque nous croyons en Jésus et qu'Il nous baptise du Saint-Esprit, Il nous conduit dans la vérité, toute la vérité (Jean 16:13). Cette vérité nous libère de tout ce qui est associé à un fardeau de péchés ou d'attirance pour le péché, car elle lui est totalement opposée.  

Nous ne devons jamais compter sur nos œuvres. La meilleure œuvre que nous puissions faire, c'est de nous soumettre à Dieu en nous laissant guider par le Saint-Esprit, afin qu'il guide notre vie, et que les fruits que nous portions soient pour la gloire de Dieu seul.
Nous ne pouvons pas faire le bien que Dieu veut par nos propres moyens. L'homme corporel ne peut pas, par lui-même, vivre entièrement comme s'il n'était que spirituel (Romains 7:19-25). Nous devons compter comme sans valeur ce qui est d'ici-bas, si nous voulons nous dépouiller du vieil homme qui nous tient esclave du péché et des œuvres mauvaises (Romains 6:6-7). Et lorsque nous croyons, nous vivons avec Christ, selon Sa volonté. Nous disons alors avec l'apôtre Paul en Galates 2:20: "J'ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi". Et nous savons que lorsque nous vivons en Christ, pour Christ, il nous remplit de Son Esprit (Galates 4:6; 1 Jean 3:24). C'est donc le Saint-Esprit qui fait le bien et les bonnes œuvres en nous; sans Lui nous ne sommes rien.

Mais comment pourrais-je savoir quel est le bien que Dieu veut que je fasse? 

Elle est ici l'importance de se laisser guider par le Saint-Esprit, et non par notre nature humaine. Dieu n'entend pas, et ne répond pas aux demandes de la chair, qui visent à plaire à la nature pécheresse de l'homme, mais Il entend ce que l'Esprit demande pour celui qui Lui appartient, et qui est prêt à se soumettre à Sa volonté, quelle qu'elle soit. Nous lisons en Romains 8:26-27 : "De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints". 

Quelle bonne nouvelle! Nous ne sommes pas dépendants de nos œuvres pour être sauvés! Il n'y a plus de condamnation pour ceux qui sont dirigés par l'Esprit, indépendamment de nos œuvres anciennes ou présentes. Il ne faut pas porter trop d'attention sur nos propres œuvres, car ce faisant, nous nous détournerons de l'œuvre principale accomplie à la croix par Jésus. Dieu sauve seulement ceux (et ceci est sans équivoque) qui croient en Jésus-Christ (Actes 4:12). Toutes les religions du monde poussent l'homme à contempler ses propres œuvres, à les considérer lui-même comme importantes et comme un objet de salut, mais cela est faux. Nos œuvres ne comptent pas. Dieu ne nous doit rien. Au contraire, nous Lui devons tout!  Soumettons-nous donc à Lui, dans une fidèle obéissance. 
"Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable" (Romains 12:1). 

Bien sûr, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour pratiquer le bien, car pendant que nous faisons le bien, et que nous prions pour notre prochain, nous n'accomplissons pas le mal! Mais, n'oublions pas que nous sommes justifiés par la foi seulement, à cause de la grâce incommensurable de Dieu pour la race humaine.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 30 août 2020

Nous avons péché, pardonnes-nous Seigneur!

 Nous avons péché comme nos pères, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal. (Psaumes 106:6)


Ce monde est rempli de péchés. De plus en plus d'incroyants constatent que cela ne peut plus durer longtemps encore, sans pourtant savoir dans quel temps nous vivons, d'un point de vue spirituel. Dans la plupart des pays occidentaux, les gens devraient être reconnaissants pour l'abondance de possibilité qu'ils ont et pour la liberté que Dieu leur donne, mais ils ne sont jamais contents, jamais satisfaits. Ils trouvent toujours à se plaindre. Cet état d'esprit conduit inévitablement à des tempéraments amers et belliqueux. La vérité nous a été révélée en Christ, mais les hommes préfèrent chercher la justice et le bonheur ailleurs. Nous voyons ainsi apparaître des "guerriers de la justice sociale" qui prétendent être des enfants de lumière, mais qui n'ont rien en commun avec les enfants de Dieu, nés de nouveau. Ils répandent des mensonges pour faire tomber ceux qu'ils n'aiment pas. Avec les réseaux sociaux, c'est devenu encore plus facile pour les rebelles de détruire leur prochain sans impunité. Certains d'entre eux sont prêts à tuer ceux qui ne se soumettent pas à leur pseudo "justice". Et cela n'est pas surprenant, car la justice qui vient de l'homme et qui n'est pas ancrée en Dieu est une balance faussée et injuste; pécheresse.

Dans les pays jadis chrétiens, la lumière s'est éteinte tranquillement, l'amour qui devait diriger les actions de chacun s'est refroidit. Alors la haine et la violence sont presque devenus une normalité. Quelqu'un a déjà dit: "Une humanité sans divinité est destinée à la bestialité", et cela est vrai. Par lui-même, l'homme est incapable de faire le bien (Psaumes 14:3); où est l'espoir s'il rejette son Créateur? Une humanité qui refuse Christ, qui est donc sans Sauveur, n'est rien de plus qu'un groupe de mammifères (comme ils aiment à s'appeler eux-mêmes) soumis à une seule loi, connue sous le nom de "loi de la jungle", où l'homme considère ses semblables comme un concurrent, ou pire, comme un ennemi à éliminer. Ce n'est pas sans raison que les gens ont toujours été déçus lorsqu'ils ont placé leur espérance en un autre homme. Ils sont rares, ceux qui, en position d'autorité, ne font pas passer leur propre héritage devant le bien du peuple. 

Pendant ce temps, les vrais chrétiens sont persécutés parce qu'ils marchent dans la vérité en Jésus, et cette vérité ne plaît pas au plus grand nombre. Le péché est partout; tout est vanité! Rien ici-bas ne peut nous sauver du chaos indescriptible qui s'en vient sur la Terre. Nous savons par l'histoire de Sodome et Gomorrhe que Dieu peut préserver un peuple s'il se tient quelques justes au milieu d'eux (Genèse 18:23-33). Qui intercèdera pour les peuples? Qui se tient devant le trône de gloire, suppliant dans la prière le secours du Tout-Puissant? 

Prions pour nos nations.

Esaïe 59:9-16: "C’est pourquoi l’arrêt de délivrance est loin de nous, et le salut ne nous atteint pas; nous attendons la lumière, et voici les ténèbres, la clarté, et nous marchons dans l’obscurité. Nous tâtonnons comme des aveugles le long d’un mur, nous tâtonnons comme ceux qui n’ont point d’yeux; nous chancelons à midi comme de nuit, au milieu de l’abondance nous ressemblons à des morts. Nous grondons tous comme des ours, nous gémissons comme des colombes; nous attendons la délivrance, et elle n’est pas là, le salut, et il est loin de nous. Car nos transgressions sont nombreuses devant toi, et nos péchés témoignent contre nous; nos transgressions sont avec nous, et nous connaissons nos crimes. Nous avons été coupables et infidèles envers l’Éternel, nous avons abandonné notre Dieu; nous avons proféré la violence et la révolte, conçu et médité dans le cœur des paroles de mensonge; et la délivrance s’est retirée, et le salut se tient éloigné; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher. La vérité a disparu, et celui qui s’éloigne du mal est dépouillé". 

Père Éternel, Tu vois d’un regard indigné, qu’il n’y a plus de droiture sur la Terre, que tout est faux, et que nous nous complaisons dans le mensonge. Nous essayons de redresser l'injustice avec encore plus d'injustice; nous répondons au mal par le mal. Nous avons perdu de vue depuis longtemps le chemin de la paix, tellement nous nous sommes enfoncés dans la rébellion. Nos cœurs éloignés, séparés de Toi, ne connaissent plus la paix, car la joie de Ton salut n'habite pas en nous. Nous trouvons des excuses pour le mal que nous commettons, et les sentiers détournés que nous empruntons mènent à la ruine. 

Ô Dieu! Veuille nous pardonner! Pose un regard sur l'état déplorable dans laquelle se trouve notre humanité! Nous avons rejeté Tes appels à la repentance, nous avons pensé être grands et forts sans Toi, mais nous étions écrasés et sans force. Puisque la vérité a été révélée par Ton Fils Jésus-Christ, nous n'avions aucune excuse pour faire le mal, mais nous nous sommes pardonnés nous-mêmes sans compter sur Ton pardon. Nous reconnaissons maintenant que la lumière se trouve en Toi seul; nous avons erré lorsque nous aurions dû marcher à Ta suite fidèlement. Nous avons été les artisans de notre propre malheur! Tu as été patient, mais nous avons pris Ta patience pour une approbation du mal que nous commettions! Alors que les nuages s'avancent, lourds et menaçant, et que la tempête de Ta juste colère s'avance droit sur l'humanité, nous ressentons notre douleur, le poids de nos transgressions, car elles sont nombreuses! Nos péchés sont constamment devant nous, ils nous assaillent et nous détruisent de l'intérieur, ils sont trop lourds à porter.

Ô Dieu! Père Saint! Vois nos cœurs brisés et contrits! Il est dit dans Ta parole que Tu ne dédaignes pas de tels cœurs! Tes jugements sont justes, et nous n'avons rien pour notre défense, sinon le sang de Jésus-Christ, que nous avons trop longtemps considéré comme sans valeur. C'est par ce sacrifice de notre Sauveur que nous intercédons en ce jour où nous nous repentons de nos péchés; lave-nous complètement, afin que nous soyons purs du sang de notre Seigneur Jésus, et que nous marchions dans toute Ta vérité. Accorde-nous Ta sagesse, afin que nous discernions le bien du mal; ne nous rejette pas! Donne gloire à Ton Nom, Seigneur, en nous délivrant de nous-mêmes et en nous donnant de marcher en conformité avec Ta parole. Dieu de notre salut, secoure-nous! Nous plaçons notre espérance en Toi seul. Remplis-nous de Ta paix et de Ton amour; donne-nous la joie de Ton salut. Nous savons que nous ne méritons rien, et que c'est simplement par Ta grâce que nous sommes sauvés. Donne-nous de marcher dans Ta justice, et nous te rendrons continuellement la gloire et l'honneur qui te reviennent, le cœur rempli d'un chant nouveau. Seigneur Dieu, nous chanterons Tes bontés sur tous les toits s'il le faut, puisque Tu exauces ceux qui s'appuient sur Toi pour être délivré et pardonné. Fortifie nos pas, affermis-nous sur le sentier de Ton salut, que Ta parole soit écrite en nos cœurs, et, tous joyeux de n'être plus sous le joug de nos péchés, nous marcherons dans Ta sainte volonté et Te louerons avec tous les saints, car Tu es bon et Ta miséricorde dure éternellement. Merci Seigneur, de cette espérance que Tu renouvelles en nous. Par Ta grâce, Père Éternel, nous ne retournerons plus en arrière et nous marcherons dans Ta voie jusqu'à la fin de nos jours; dans le nom précieux de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Amen.

samedi 22 août 2020

Vous devez le demander

 Jésus, prenant la parole, lui dit: Que veux-tu que je te fasse? (Marc 10:51)


Bartimée, le mendiant aveugle, était là. Quand Jésus le vit, il dit: "Que veux-tu que je te fasse?" Jésus connaissait le désir de l'homme, mais il voulait que celui-ci l'exprime.

Cette histoire toucha le cœur de Paul Wylie. Après ses études secondaires, il espérait se faire un nom en patinage artistique. Wylie fut profondément ému quand un pasteur parla de Jésus et du mendiant. Pour la première fois, Wylie vit à quel point il était important de mettre sa foi en Jésus, et pas seulement de connaître des choses sur Dieu. Il apprit que tout comme Bartimée devait demander d'être guéri, il devait confesser ses péchés et demander pardon à Dieu. 
Ayant maintenant remporté une médaille d'argent aux jeux Olympiques, Paul Wylie s'étonne encore du salut qu'il a obtenu quand il s'est rendu compte que c'était à lui que revenait la responsabilité de demander à Jésus de le sauver.

Jésus est mort pour chacun de nous et il connaît tous nos besoins spirituels. Cependant, tout comme il a guéri Bartimée sur sa demande, il donne le salut seulement à ceux qui viennent à lui et qui lui demande de les sauver de leurs péchés.

Avez-vous dit au Seigneur Jésus que vous voulez le pardon qu'il offre? Il n'attend que ça pour vous aider.

dimanche 16 août 2020

La joie dans la présence du Seigneur

Que le frère de condition humble se glorifie de son élévation. Que le riche, au contraire, se glorifie de son humiliation; car il passera comme la fleur de l'herbe (Jacques 1:9-10).


Nous trouvons d'abord ici un appel à l'humilité, et à nous réjouir dans le Seigneur en toutes circonstances. Le pauvre et le riche ont tous deux étés créés par Dieu; la condition de l'un et de l'autre n'est pas absolue, car tout peut changer rapidement sur Terre; nous n'avons qu'à nous rappeler l'exemple de Job! Il n'est rien ici-bas qui ne soit pas sous le contrôle de notre Seigneur Dieu tout-puissant, et peu importe la condition dans laquelle nous nous trouvons, il nous est demandé de nous réjouir dans le Seigneur (Philippiens 4:4). Et cette dernière exhortation nous est faite par un homme qui se trouvait dans les chaînes (Philippiens 1:7), à cause du beau nom de Jésus! 

Lorsqu'il est dit au frère de condition humble de "se glorifier", il ne lui est évidemment pas dit de s'enorgueillir, mais de trouver sa joie dans la présence du Seigneur. Nous sommes des enfants de Dieu, simples vases d'argiles régénérés par Sa grâce, pour Sa gloire. Que nul donc, ne s'élève lui-même, quoique possédant momentanément une situation élevée aux yeux des hommes, car tous sont égaux devant Dieu. L'apôtre Paul mettra cette vérité en image lorsqu'il se comparera, avec Apollos, à un quelqu'un ayant semé, Apollos ayant arrosé, mais comme Dieu seul fait croître, l'un et l'autre sont de simples serviteurs et recevront au temps convenable la récompense que Dieu leur réserve, à cause de leur obéissance (1 Corinthiens 3:6-8). 

L'employé et l'employeur sont serviteurs de Dieu, chacun à leur manière. Le pasteur ayant reçu la mission de guider le peuple de Dieu dans la saine doctrine de Christ n'est qu'un simple disciple, comme le sont les autres membres de l'église. Que tous se réjouissent, non pas de leur position sociale en ce monde, mais de ce que Dieu s'est laissé connaître à eux, afin qu'ils puissent marcher par la foi en Jésus. 

Ce qui est dit au riche dans notre verset initial nous rappelle de ne pas mettre notre confiance dans les choses appelées à disparaître. Nous devons constamment regarder à Dieu par la foi, comme des enfants dépendants de leurs parents. Nous avons l'exemple des Hébreux au désert, lorsque "le pain de l'Éternel" leur fut envoyée du ciel par l'Éternel Dieu. Il leur fut ordonné de n'amasser qu'une certaine quantité de ce "pain" pour chaque personne, pour une seule journée. Certains n'obéirent pas à cette ordonnance, et ce qu'ils avaient amassé en trop était infect le lendemain, de sorte qu'il leur fut impossible de le manger (Exode 16:15-21). Que cela nous serve de leçon! Ce que Dieu nous donne aujourd'hui est plus qu'assez! Ne laissons pas les soucis de cette vie présente nous empêcher de nous réjouir en Christ, en laissant le doute envahir nos pensées. Dieu est amour. Dieu est juste. Et notre foi n'est pas fondée sur les biens matériels ou sur l'accomplissement de nos désirs, mais sur Christ. 

Jésus a enseigné que celui qui veut sauver sa vie la perdra (Matthieu 16:25). C'est une perte de temps et d'énergie pour l'homme d'essayer de vivre sans la providence de Dieu. En sachant que Dieu s'est ainsi occupé de Son peuple au désert, nous reconnaissons qu'Il s'occupe de nous même lorsqu'il nous semble que nous marchons seuls. Dieu ne change pas, et ne changera jamais. Et c'est Toi que nous voulons, Père Éternel, car Ton plan de salut est parfait lorsque nous passons par la croix de Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur personnel. 

Nous sommes tous sous le règne d'un seul Dieu souverain, en qui nous pouvons avoir pleine confiance. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait; aujourd'hui, choisissons de vivre dans le contentement et la satisfaction, bénissant Dieu en toutes occasions. Ce qu'Il nous donne est plus que nécessaire pour cet aujourd'hui dans lequel nous vivons. Lorsque nous nous souvenons de la croix, et que nous saisissons l'ampleur de la souffrance que Jésus a subi lorsqu'il y porta les péchés du monde, cela est suffisant pour nous remplir de reconnaissance et de continuer, le cœur débordant de joie, notre marche ici-bas, jusqu'au jour où nous serons rappelés auprès du Père.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.   

dimanche 9 août 2020

Et il te mènera où tu ne voudras pas

En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas (Jean 21:18).


Il ne faut pas penser qu'en acceptant Christ, nous allons devenir célèbres et appréciés de tous. En parlant ainsi à Pierre, Jésus lui démontre exactement le contraire, à savoir qu'il allait être persécuté et qu'il allait souffrir, en accomplissant la tâche qu'Il venait juste de lui confier. En effet, au verset 17, Jésus dit à Pierre: "pais mes brebis". Ce ne sont pas tous ceux qui vivent selon la sainte doctrine de Christ qui mourront d'une mort violente, comme Pierre. Mais une chose demeure; c'est que ceux qui voudront vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés (2 Timothée 3:12). 

Trop souvent, nous entendons des prédications qui flattent la nature humaine de l'auditeur et ne le préparent pas du tout pour la suite de sa marche avec Dieu. Jésus n'a pas fait cela avec Pierre. Il lui a clairement expliqué les choses telles qu'elles étaient, sans crainte de heurter les sentiments de Pierre. 

Cette génération est toujours offensée. Ce monde se laisse guider par ses émotions. Mais les émotions, étant passagères, sont très mauvaises conseillères. Le croyant qui se laisse guider par ses émotions ou ses sentiments perdra toute notion de qui est Christ, et de ce qu'est Sa volonté. Nous ne pouvons pas constamment soumettre notre marche avec Christ à ce que le monde en pense; il est certain que nous n'aurons jamais l'approbation de ceux qui sont perdus lorsque nous sommes fidèles envers Dieu. L'apôtre Pierre a chèrement appris à ses dépends, lorsqu'il renia Jésus par crainte de ce que les autres diraient de lui, qu'un chrétien ne peut pas chercher à être approuvé par les hommes et demeurer en règle avec Dieu.   

Notre verset initial nous exhorte aussi en quelque sorte à ne pas nous confier dans la vigueur de la "jeunesse", car cette attitude entraîne le coeur dans l'orgueil. Cette vigueur nous vient de Dieu, nous devons le reconnaître, et elle ne devrait servir que pour Sa gloire. Ne l'utilisons pas pour courir vers le mal; nous ne savons jamais ce que le lendemain peut entraîner (Proverbes 27:1), et nous ne savons pas si nous aurons le temps de nous repentir avant que notre heure finale ne vienne comme un voleur. C'est pourquoi il nous faut fuir les passions de ce qui est terrestre, en laissant la première place à la foi et la justice de Dieu (2 Timothée 2:22). Si nous nous imposons une sévère discipline (1 Corinthiens 9:27) lors même que tout va bien, lorsque les temps difficiles viendront, il nous sera plus facile d'accepter que nous ne faisons pas toujours tout ce que nous voulons ici-bas, tel que l'a enseigné Jésus à Pierre. 

L'expression "prendre sa croix et suivre Jésus" (Matthieu 16:24) prend ici tout son sens. Pierre devait comprendre que le véritable disciple de Jésus, c'est celui qui marche sur le même chemin que Lui, jusqu'au bout. Il n'existe pas plusieurs manières de le faire; il faut renoncer à nos oeuvres mortes et à nous-mêmes en nous laissant guider par le Saint-Esprit. Se charger de sa croix, c'est accepter ce que Dieu permet sur notre route avec Lui, afin que notre foi grandisse en Lui. Il faut que ayons confiance en Dieu seul. Nous ne pourrions pas porter la croix d'un autre, c'est celle qui nous a été désignée que nous devons porter, afin que s'accomplisse ce que dit l'Écriture: "Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter (1 Corinthiens 10:13). 

Étroite est la porte, resserré est le chemin qui mènent à la vie (Matthieu 7:14), mais glorieux est le Dieu qui nous y conduit et qui rétribuent ceux qui Lui sont fidèles! Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 2 août 2020

Ne soyons pas des figurants!

Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même (Galates 6:3).

Il faut porter une attention particulière à notre propre conduite, à savoir si nous sommes agréables à Dieu. Nous ne devons pas être orgueilleux au point de n'être plus être capable de l'examiner à la lumière de Sa Parole. Nous en venons trop souvent à penser être "quelque chose", alors que ce qui a vraiment de la valeur en nous, c'est Jésus. Il importe donc, dans l'humilité, de toujours lui laisser la première place, sans quoi nous ressemblerions à la maison qui a été nettoyée, ornée, mais qui est restée vide, parce que Christ n'a jamais pu réellement prendre place en nous (Matthieu 12:44).

Les images d'une récente partie de baseball étaient frappantes: les estrades étaient vides, hormis des personnes en carton qui prenaient place sur les rangées de sièges les plus près du terrain. Pour faire semblant que les choses sont normales, en ces temps de pandémie. Des humains en carton? Vraiment? Ne valons-nous pas plus que cela, pour que nous soyons remplacés si facilement par des morceaux de carton? 

Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il se trompe lui-même. Lorsqu'une personne se contente d'apparence de la piété, mais qu'elle est vide de la présence de Christ, ne joue-t-elle pas le même rôle que le morceau de carton à la partie de baseball, mais cette fois, dans le royaume de Dieu? Elle est là, pour faire semblant, mais elle n'est en réalité d'aucune utilité, parce qu'elle ne peut pas être utilisée par Dieu. Elle se trompe elle-même en accordant de l'importance à ses œuvres, elle croit être forte, elle pense tout savoir, mais en réalité, Jésus lui dit: "Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies" (Apocalypse 3:17-18). 

Nous valons beaucoup aux yeux de Dieu (Jacques 4:5). Ne nous abaissons pas nous-mêmes à un rôle de "figurant spirituel" en étant de ceux qui s'élèvent eux-mêmes en glorifiant leurs propres œuvres; humilions-nous devant le Seigneur, (même si cela n'est pas populaire aujourd'hui, c'est l'attitude du repentis qui plait à Dieu), soyons Lui consacrés afin qu'Il puisse nous utiliser pour Sa gloire ici-bas, et qu'Il nous élève au temps convenable (1 Pierre 5:6). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.