dimanche 10 novembre 2019

L'Éternel lui indiqua un bois

Moïse cria à l'Éternel, et l'Éternel lui indiqua un bois, qu'il jeta dans l'eau. Et l'eau devint douce (Exode 15: 25).

Dans ce passage, les Israélites murmurèrent contre Moïse, car l'eau qu'ils essayèrent de boire était amère. 
La première leçon à tirer de ce passage, c'est la réaction de Moïse. Il aurait pu répliquer au peuple en se défendant lui-même; il aurait pu se quereller avec eux. Il ne fit rien de tout cela. Il se tourna vers l'Éternel, et lui apporta cette situation. C'est la réaction typique de celui qui a pour bonne habitude d'être entièrement dépendant de Dieu. En toute circonstance, il s'en remet à Lui, dans la prière et les supplications. Et Dieu ne les laisse jamais sans réponse.

"L'Éternel lui indiqua un bois". L'Éternel répondit aux supplications de Moïse, en lui indiquant un certain bois à jeter dans l'eau, afin que l'amertume disparaisse. Nous comprenons aisément que le bois en lui-même n'a rien fait, mais c'est l'obéissance de Moïse au commandement de Dieu qui a permit cette bénédiction, pour le peuple tout entier. Mais il y a plus. La deuxième leçon de ce court passage, et non la moindre, c'est que ce bois est un signe précurseur de la croix. En toutes circonstance, apprenons à être dépendants de Dieu, par Jésus-Christ; tournons-nous vers l'Agneau sacrifié, jetons la croix au milieu de nos situations amères, et même si nous ne comprenons pas tout, nous y trouverons la paix, et il sera doux de continuer d'avancer un jour à la fois, sachant que Christ est avec nous. Car notre obéissance ne dépend pas de nos circonstances, mais de notre amour pour Dieu et Ses commandements. 

Dans ce passage, il est dit qu'à cette occasion, Dieu mit le peuple à l'épreuve. Tout ce qu'ils trouvèrent à faire fut de critiquer Moïse. Dans nos circonstances amères, lorsque les vents sont contraires dans notre vie, donc, lorsque notre nature humaine est éprouvée, il est facile de se laisser aller à la méchanceté de cœur, envers Dieu ou notre prochain. Qu'il n'en soit pas ainsi! Alors que Jésus était sur le bois accusateur, il ne s'est pas abandonné à l'amertume. Au contraire! C'est là qu'il mit un comble à son amour pour nous! Ce que Dieu attend de nous, c'est l'obéissance. Notre Dieu est notre Seigneur et Maître dans nos bons moments, mais Il l'est aussi lorsque tout ne va pas comme nous le désirons. 

Lorsque notre foi est testée, ne murmurons pas contre Dieu ou les hommes, mais prêtons l'oreille à la voix du Seigneur; gardons Sa parole plus que tout, car elle est notre grande richesse, et gardons toujours à l'esprit que nous ne sommes que de simples serviteurs d'un grand Dieu Créateur; c'est à cause de Sa bonté qu'Il donne, qu'Il délivre, qu'Il libère, et c'est encore à cause de Sa bonté qu'Il se tient à nos côtés lorsque l'ennemi nous attaque et veut nous enlever notre témoignage et notre joie.    

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 3 novembre 2019

Ils furent remplis du Saint-Esprit

"Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit" (Actes 2:4).

Trop souvent, nous assistons aux services en espérant qu'il s'y passe quelque chose d'excitant, ou qu'un témoignage bouleversant nous fasse verser quelques larmes. Mais la puissance du Saint-Esprit produit quelque chose de plus profond que la simple excitation ou la production d'une émotion passagère. De grandes choses se sont produites en cette journée unique décrite dans le passage d'Actes 2, parce que les disciples furent "remplis du Saint-Esprit". Dieu désire que tous les chrétiens soient remplis de l'Esprit. Ce n'est pas une option. Cela devrait être la norme pour chaque membre du corps de Christ.

En Éphésiens 5:18, l'apôtre Paul dit: "Ne vous enivrez pas de vin: c'est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l'Esprit". Il ne veut pas dire ici de faire comme certains et de prétendre être "ivres de l'Esprit", cela est un faux esprit qui n'est pas de Dieu. Ce qu'il souhaite, c'est que nous reconnaissions notre dépendance envers Lui, que nous ressentions notre besoin de Sa présence dans notre vie et que nous choisissions d'obéir à la Parole de Dieu, dans une dépendance absolue envers Sa sainte volonté. Quand Il prend le contrôle de notre vie, il en résulte que nous nous encourageons les uns les autres, comme les apôtres le faisaient. Nous aurons un cantique nouveau dans notre cœur, nous rendrons grâces en toutes choses (1 Thessaloniciens 5:18) en nous dépouillant de nous-mêmes en nous faisant serviteurs de tous, comme Christ avant nous (Philippiens 2:7), vivant en tout avec une sainte humilité. Ce genre de puissance du Saint-Esprit n'est peut-être pas spectaculaire, mais elle peut redonner de la vitalité aux services dans les églises et transformer des vies.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 26 octobre 2019

Réflexion sur le Je-Me-Moi

"(...) Tandis que vous vous empressez chacun pour sa maison" (Aggée 1:9). 

La culture moderne du Je-Me-Moi s'est lentement mais sûrement installée dans la vie de milliers de chrétiens, faisant en sorte que beaucoup veulent bien "croire", mais en un Dieu qui comblera tous leurs désirs, et qui a intérêt à ne rien leur refuser. De nombreuses églises modifient leurs messages afin de pouvoir "adapter", comme si cela était possible, le message de l'Évangile à cette culture envahissante. Le malheur est que les chrétiens qui reçoivent un tel enseignement ne sont pas préparés à affronter l'adversaire de leur salut, et dès la première tribulation, nombreux sont ceux qui se détournent de Celui seul qui aurait pu les sauver, parce qu'il ne leur a pas été enseigné un Dieu Amour, mais Juste. Il leur a été enseigné un Dieu amour, complaisant avec le péché. C'est en réalité un faux dieu, qui n'est pas celui de la Bible. 

En Aggée, nous trouvons le peuple d'Israël ne se souciant plus des choses de Dieu. Ils habitaient leurs "demeures lambrissées" (Aggée 1:4), ils ne se souciaient pas de leur prochain, non plus de leur relation avec Dieu, et ils écoutaient les mêmes enseignements que nous avons aujourd'hui en certaines endroits: "n'étudiez pas votre conduite à savoir si vous obéissez réellement à Dieu car c'est une tentation", et, "si vous avez donné votre vie à Christ, vous n'avez plus à remettre en question votre conduite", et ainsi de suite. Mais l'Éternel Dieu dit ici: "Considérez attentivement vos voies" (Aggée 1:5). "Vous semez beaucoup, et vous récoltez peu, vous mangez, et vous n'êtes pas rassasiés, vous buvez, et vous n'êtes pas désaltérés, vous êtes vêtus, et vous n'avez pas chaud" (Aggée 1:6). Telle est la voie du Je-Me-Moi. Ces gens ne sont jamais satisfaits de ce qu'ils ont, et ils veulent toujours davantage de bénédictions temporelles. Ce mal, tel un cancer, s'est répandu dans l'église chrétienne. Au lieu de simplement aimer Dieu, parce qu'Il nous a aimé le premier, la personne atteinte de ce mal regarde à Dieu et dit: "je crois en toi, en retour de ces bénédictions-là";  "je donne tel montant d'argent pour les œuvres de l'église, et je m'attend à ce que Tu me le remette au centuple, puisque c'est dans écrit dans ta parole". Ces gens sont sensibles à ce qu'ils ne possèdent pas, matériellement, mais ils ne se soucient guère de ce qu'ils sont éloignés de Dieu et de ce que leur vie spirituelle est en ruine. Moi, moi, moi. Et cette pensée se retrouve dans toute leur conduite. Vous parlez à ces gens et tout tourne autour de leur "moi". Ils sont incapables d'être reconnaissants pour ce que Dieu leur prête et de ce qu'Il fait pour eux au quotidien. Ils ne sont jamais satisfaits. 

Pourquoi donc? Parce qu'ils ne s'abreuvent pas à la bonne source. Ils se sont liés aux sources terrestres, comme si la création et la créature pouvait remplacer la présence du Créateur, qui seule nous satisfait. Oh plusieurs de ces personnes sont religieuses, mais elles n'ont pas de relation spirituelle avec Dieu. Le seul lien qui les unis à Dieu est qu'ils le voient comme un pourvoyeur de bénédictions. Nous nous croirions revenus en des temps anciens où certaines civilisations maintenant disparues observaient des rites et offraient des sacrifices à leurs dieux afin de recevoir en retour des bénédictions pour la fertilité du sol et des entrailles des femmes de leur race. 

Cet élèvement du "moi" n'est nulle part justifié dans la Bible. Celui qui est petit à ses propres yeux sera élevé au temps convenable par Dieu Lui-même (1 Samuel 15:17). Quelle tristesse de voir cette insatisfaction généralisée, insatisfaction qui découle directement de la culture du "moi"! Que de détresse! Que de dépressions! Un jour, j'ai entendu une femme (chrétienne) parler à une autre de la manière dont elle vivait sa "dépression saisonnière", et toutes les astuces dont elle avait coutume de mettre en pratique afin d'y remédier. Comprenez que madame ne parvenait pas à accepter le fait qu'il y avait moins d'heures d'ensoleillement certaines périodes de l'année, et cela l'affectait énormément. En entendant les astuces utilisées par la dame en question pour atténuer les effets de sa "dépression saisonnière", j'ai compris que l'ennemi de notre salut ne sera jamais à court d'idées pour garder les hommes centrés sur eux-mêmes. Toutes les astuces consistaient à prendre soin d'elle; partant de passer des heures sous une certaine lampe, "afin de compenser la perte d'heures d'ensoleillement", à s'acheter des vêtements hors de prix dans lesquels "'elle se sentait bien". Aucune des solutions proposées ne consistaient à remettre son petit problème en perspective en regardant d'abord à participer à soulager le malheur des autres. La Bible appelle cela, en plusieurs endroits, "prendre soin des veuves et des orphelins dans leurs afflictions"(Jacques 1:27). Lorsque nous ouvrons nos cœurs aux autres, comme Christ l'a fait, nous marchons selon le cœur de Dieu, et cela nous préserve de biens des tourments. 

La spirale du Je-Me-Moi est sans fin. Celui qui en est malade en vient à délaisser Dieu totalement, sans s'en rendre compte, car toute sa vie n'est que recherche de plaisirs passagers, cherchant à accomplir tous ses désirs. Plus il passe de mois et d'années dans cette spirale, plus sa dépendance dans les plaisirs de ce monde devient grande, car il ne parvient jamais à remplir ce sentiment de vide au-dedans de lui. 

Sachant que nous ne sommes aucunement redevables à la chair, pour vivre selon notre chair, il n'existe qu'une solution: revenir à Christ, de tout notre cœur, de toute notre âme. Tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu (Romains 3:23). Nous savons que si nous vivons selon les désirs de la chair, selon cette loi égoïste qui s'est imprégné en nous, alors nous mourrons (Romains 8:13). Mais si, par l'Esprit, c'est-à-dire par la Parole, nous faisons mourir les œuvres de la chair, ses désirs, ses pensées, alors, nous vivrons réellement (Romains 8:13). Nous sortirons de nos demeures lambrissées et nous irons vers les pauvre et les malheureux; spirituellement ou matériellement. 

Ils sont nombreux; et peut-être es-tu un de ceux-là en ce moment; sache que Dieu ne te juge pas, Il ne te condamne pas, mais il attend que tu sortes les idoles de ta vie, car il n'y a présentent pas de place pour Lui. Trop souvent, l'idole principale, c'est le culte que nous rendons au "moi". Le Seigneur attend que nous nous tournions vers Lui, en rejetant en arrière le "moi" et tout ce qui nous entraîne vers la mort spirituelle. Souviens-toi qu'Il n'est pas venu pour ceux qui sont bien-portants, mais pour les malades et les infirmes, raison pour laquelle, de son vivant, Jésus passa beaucoup de temps au milieu des gens de mauvaise vie. Oh peut-être n'as tu pas commit l'adultère, ou n'as tu jamais volé, mais cette idole du "moi" en ton cœur est aussi une désobéissance à Dieu, donc un péché, et tu dois t'en repentir. L'apôtre Jacques adresse cette situation en disant: "Sentez votre misère; soyez dans le deuil et dans les larmes (...) (Jacques 4:8). Laisse tout derrière toi, et approche-toi de Jésus, réellement et sans compromis; Lui seul sauve et délivre de tout péché. Bien plus que le matérialisme et de l’accomplissement de soi, il y a une relation spirituelle avec Dieu qui comble tous nos désirs, au-delà de toute espérance, car nos désirs ne seront plus inspirés par la chair, mais par l'Esprit, donc plus faciles à satisfaire, et en conformité avec la Parole et selon la volonté de Dieu. Les choses de la Terre ne durent qu'un temps, après quoi elles disparaissent, mais Dieu, par Jésus notre Seigneur et Sauveur, nous offre une joie qui durera éternellement. Déconnectons-nous de la pensée du monde, et approchons-nous de la source de vie, Christ Lui-même. Ouvrons la Parole, car elle est notre nourriture et notre breuvage; et même si nous en voudrons toujours davantage, l'effet ne sera jamais négatif. C'est une dépendance à salut, alors que la dépendance du "moi" conduit à la perdition éternelle. Suivre Dieu, c'est accepter d'être changé, transformé totalement, pour notre bien et celui de notre prochain, afin que Son Nom soit glorifié en nous, comme il l'a été en Jésus-Christ.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 20 octobre 2019

Je n'ai point vu le juste abandonné

J'ai été jeune, j'ai vieilli; et je n'ai point vu le juste abandonné, ni sa postérité mendiant son pain. Toujours il est compatissant, et il prête; et sa postérité est bénie (Psaumes 37:25-26).

Gloire à Dieu! Il prend soin de Ses enfants. C'est bon de penser que notre Père céleste veille sur nous, dans nos bons et mauvais jours, et d'avoir cette assurance que rien ne nous arrivera sans qu'Il ne nous donne l'occasion de nous en sortir (1 Corinthiens 10:13), Mais il est également une vérité à saisir dans ce court passage: les bénédictions de Dieu sont suffisantes, nous n'avons pas à constamment lui demander de nouvelles choses de ce monde. Peut-être sont elles bonnes, ou du moins, ne représentent-elles pas un péché, mais nous ne les demanderons pas à notre Père céleste car nous savons qu'elles sont inutiles dans notre marche chrétienne. Le fait de posséder une plus belle voiture, ou une maison intelligente, ou le dernier téléphone à la mode n'est pas mal en soit, mais rien de cela n'augmentera notre foi. Ce sont des choses que nous posséderons si Dieu le veut, au temps convenable. Il est important que nous apprenions à vivre dans le contentement, avec reconnaissance pour ce que nous avons déjà. La prière d'Agur est juste; elle sera certainement approuvée de Dieu et elle vient corroborer ce que dit notre passage d'aujourd'hui: "Ne me donne ni pauvreté, ni richesse; accorde-moi le pain qui m'est nécessaire. De peur que, dans l'abondance je ne te renie (...), ou que, dans la pauvreté, je ne dérobe et ne m'attaque au nom de mon Dieu (Proverbes 30:8-9). 

La puissance de Dieu n'est pas limitée par ce que nous possédons ou ne possédons pas. Plusieurs chrétiens ont fait l'erreur de dire: "Ah, si je possédais ceci ou cela, je pourrais tellement mieux servir Dieu". Cela est faux. Le Seigneur attend que nous soyons fidèles, là où nous sommes, avec ce que nous avons. Si nous attendons d'être millionnaires pour donner aux pauvres, il se peut que nous ne donnions jamais. Si nous attendons de posséder un avion afin d'aller proclamer l'Évangile aux quatre coins de la planète mais que nous ne parlons même pas de Christ à nos voisins ou collègues de travail, nous n'évangéliserons jamais. 

La reconnaissance est importante en ce qu'elle tiendra nos pensées dans la joie de Christ. Et c'est lorsque nous vivons dans cette seule joie, malgré nos circonstances, que nous pouvons proclamer Ses louanges à nos frères et sœurs, sans nous soucier de demander à Dieu plus que ce que nous avons besoin, car nous reconnaîtrons alors qu'Il fait toute chose bonne, en Son temps (Écclésiaste 3:11). Ce verset de l'Écclésiaste est intéressant, car il se poursuit en disant que l'Éternel a mis dans le cœur de l'homme la pensée de l'éternité, bien que nous ne puissions pas saisir Son oeuvre du commencement à la fin. 

Parfois, nous ne comprenons pas que telle épreuve survienne, ou qu'une bénédiction tout à fait inattendue vienne mettre un comble à notre joie, mais Dieu sait ce qu'il fait, et Il fait tout afin que nous lui donnions la gloire qui Lui est due. Même si nous sommes incapables de tout comprendre, nous avons l'assurance qu'il nous conduira tel un père attentionné conduit et protège ses enfants. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 12 octobre 2019

La reconnaissance.. même pour un pouce!

Rendez grâces en toutes choses(...) 1 Thessaloniciens 5:18.

L'auteur de cantiques Wendell Loveless a raconté l'histoire d'une femme vivant dans l'Illinois qui avait été confinée à son lit pendant plus de seize ans. Elle souffrait constamment et était incapable de bouger. Pourtant, c'était une des personnes les plus reconnaissantes que Loveless ait jamais rencontrée! Elle se réjouissait du fait que Dieu lui avait laissé une grande bénédiction: l'usage du pouce de la main droite. L'autre main était raide et complètement inutile. À l'aide d'une fourchette attachée à un bâton, elle pouvait mettre ses lunettes, se nourrir, boire son thé par un tube et tourner les pages d'une grosse Bible. Même s'il lui fallait déployer bien des efforts, elle faisait toutes ces choses avec un seul pouce.

Un jour, elle dit à un visiteur: "J'ai tellement de raisons d'être reconnaissante". Quand on lui demanda pourquoi, elle répliqua: "Maintenant que mes péchés sont pardonnés, je puis m'allonger et boire chaque jour à la fontaine du grand amour de Jésus mon Sauveur". Et quand on lui demanda s'il lui arrivait d'être découragée, elle répliqua: "Je suis parfaitement satisfaite d'être couchée ici aussi longtemps que le Seigneur me garde dans ce monde, et je suis également prête à le quitter quand il m'appellera".

Peut-être êtes-vous affligé  et très limité dans vos mouvements, ou simplement ne possédez-vous pas tout ce que vous désireriez. Sachez que le contentement véritable qui plaît à Dieu ne s'apprend pas tout d'un coup, mais il est toujours associé à la reconnaissance pour les bénédictions dont Dieu nous comble... même s'il ne s'agit que d'un pouce!

Auteur inconnu 

dimanche 6 octobre 2019

Si le grain ne meurt...

"En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit" (Jean 12:24).

Ce verset à lui seul contredit l'enseignement de plus en plus prêché de nos jours, à savoir que nous pouvons demeurer nous-mêmes, en Christ. Que Dieu va tout mettre en son pouvoir ou presque afin que nos désirs et nos rêves se réalisent, tant que nous prétendons être à son service... 

Notre génération cherche les plaisirs plus que Dieu (2 Timothée 1:5). Elle cherche donc Ses bénédictions, sans la sanctification. Elle veut des réponses de Dieu à ses prières, si elle prie, sans être prête à obéir si la réponse est "non". Elle veut la joie que Christ donne, mais sans d'abord passer par la repentance et le renouvellement de son être tout entier. Et ainsi de suite. 

Ici, Jésus nous dit clairement: "si tu ne meurs pas à toi-même, tu ne peux pas porter de fruits pour le royaume de Dieu". Le chrétien qui ne meurt pas aux choses de ce monde n'est pas digne du royaume des cieux. Le grain dont Jésus nous parle, s'est retrouvé dans un grenier pendant peut-être deux, trois ans, peut-être plus. Ce grain étant préservé de l'humidité, de la chaleur suffocante ou d'un trop grand froid, il peut être ainsi en un même état pendant de longues années. Plusieurs chrétiens ressemblent malheureusement à cela. Ils se contentent d'être ce merveilleux grain, tant aimé de Dieu que Christ a donné Sa vie pour eux. Ils oublient toutefois ceci: Jésus a aussi été en quelque sorte comme un grain de blé, semé par Dieu, qui a marché dans l'obéissance jusqu'à la mort. Si le grain de blé ne meurt, "il reste seul", dit-il. 

Jésus est mort, et c'est ainsi qu'il a pu donner la vie au plus grand nombre. Alors si nous acceptons Jésus comme notre Sauveur, nous devrons aussi accepter d'être sorti du grenier d'où nous nous complaisons, d'être mis en terre par Dieu et de mourir à nous-mêmes, afin que notre espérance soit vivante (Romains 6:5-6; Éphésiens 4:20-24). Soyons indifférents à ce que cette vie présente a à nous proposer; afin que nous devenions libres. Non pas libres comme la nature humaine le désire, mais libres d'accomplir la volonté de Dieu, quel qu'en soit le prix. Nous savons bien que nous ne sommes pas ici bas pour notre bon plaisir seulement, sans quoi nous serions les plus malheureux sur terre. Nous sommes ici-bas pour glorifier Dieu, en parole et en action, partageant Sa joie et Sa paix, qu'Il nous donne gracieusement, avec nos prochains. 

Après ce que Jésus a fait pour nous, nous ne sommes pas redevables à la chair, pour vivre de la chair. Nous savons que si nous vivons selon la chair, nous n'avons pas l'Esprit de Dieu, donc, nous mourrons (Romains 8:13-14). L'apôtre Paul dira aux Galates que la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et vice versa; de sorte que nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons (Galates 5:17). Le grain mis en terre, qui portera du fruit pour Dieu, c'est celui qui abandonnera tout entre les mains de Dieu, sans compromis. 

Prions donc avec le Psalmiste : "Ô Dieu! crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. Ne me rejette pas loin de ta face, e me retire pas ton esprit saint. Rends-moi la joie de ton salut, et qu'un esprit de bonne volonté me soutienne! (Psaumes 51:12-14). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 29 septembre 2019

C'est Dieu qui nous délivre, par Charles H. Spurgeon

Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur (Psaumes 91:3).

Dieu délivre les siens du filet de l’oiseleur de deux manières: "du", et "hors de", premièrement il les délivre "du" filet; "Ne les laisse pas y entrer", et deuxièmement, s’ils y sont jetés, il les délivre "hors de celui-ci". La première promesse est la plus précieuse pour quelques-uns; l deuxième est la meilleure pour les autres. Il te délivrera "du" filet. Comment? La détresse est souvent le moyen par lequel Dieu nous délivre. 

Dieu sait que notre rétrogradation finira bientôt par notre destruction, et il envoie, dans sa grâce, sa houlette. Nous disons: Seigneur,  pourquoi ceci? Ne sachant pas que notre trouble a été le moyen de nous délivrer d’un bien plus grand mal. Plusieurs ont été ainsi sauvés de la ruine par leurs peines et leurs croix ; ces peines ont effrayé les oiseaux qui ont fui le filet. Parfois Dieu garde son peuple d’entrer dans le filet de l’oiseleur en leur accordant une grande puissance spirituelle, afin que si ils sont tentés de faire le mal ils disent: comment pourrai-je faire un si grand mal, et pécher contre Dieu? Mais quelle chose bénie, si le croyant, se trouvant dans une heure pénible, vient à entrer dans le filet, que Dieu pourtant en fera sortir! 

Ô rétrograde, sois profondément abaissé, mais ne désespère pas. Vagabond comme tu l’as été, écoute ce que ton rédempteur dit: Reviens ô enfant rétrograde, enfant prodigue!; j’aurai compassion de toi. Mais tu dis que tu ne peux pas revenir, parce que tu es captif. Alors écoute la promesse. "Sûrement il te délivrera du filet de l’oiseleur". Tu seras encore extirpé de tout mal dans lequel tu es tombé, et bien que tu ne cesseras jamais de te repentir de tes voies, cependant celui qui t’a aimé ne te rejettera pas ; il te recevra et te donnera la joie et l’allégresse, afin que les os qu’il a brisés puissent se réjouir. Aucun oiseau du paradis ne périra dans le filet de l’oiseleur.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 21 septembre 2019

Reconnaissance envers Dieu malgré les épreuves

C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort (2 Corinthiens 12:10).

Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5:18).

Rendre grâces en toutes circonstances est parfois très difficile. Quand notre corps est assailli par la douleur ou le chagrin, ou par une maladie pour laquelle il n'existe aucun remède, ou que nous avons perdu notre emploi, ou toute autre épreuve, nous ne nous sentons pas reconnaissants. Toutefois, nous pouvons apprendre en tout cela à rendre grâces à Dieu parce qu'il nous donne la force quand nous sommes faibles.

Voilà pourquoi l'Apôtre Paul pouvait dire: "Je me plais dans les faiblesses". En tant que croyants, nous pouvons être reconnaissants du fait que, à travers de telles expériences, Dieu accomplit ce qui est le mieux pour nous. Même dans la souffrance, Il fait concourir toutes choses à notre bien (Romains 8:28).

George Matheson, prédicateur écossais, prédicateur écossais, était aveugle de naissance. Il fit un jour cette prière: Je t'ai rendu grâces des miliers de fois pour mes roses, mais jamais pour mon "épine". Enseigne-moi la gloire de ma croix; enseigne-moi la valeur de mon "épine". Montre-moi que je me suis rendu à toi par le sentier de la douleur. Montre-moi que mes larmes ont engendré un arc-en-ciel".

En nous abandonnant au Seigneur et en nous rappelant qu'il fait concourir toutes choses à notre plus grand bien, nous pourrons lui rendre grâces même quand nous sommes transpercés par les "épines".

Prions.

Seigneur, nous voulons être reconnaissants pour les fois où Tu nous as repris, corrigé, instruits, à travers certaines épreuves. Nous savons bien que le mal ne vient pas de Toi, mais Tu peux l'utiliser afin de nous rendre un peu plus semblable à Toi en nous dépouillant de notre "moi" qui est notre pire ennemi, et en nous rapprochant de Toi à travers tout cela. Nous te remercions pour ces obstacles sur notre route, obstacles qui, comme l’ânesse de Balaam, mettent un frein à notre marche, car nous allons dans une direction que Tu n'approuves pas. Apprends-nous s'il te plait à ne pas nous entêter dans les voies qui nous semblent bonnes, mais à marcher sur le seul chemin éprouvé depuis des siècles, celui de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Nous savons du reste, que si nous faisons toujours ce qu'il nous plaît sans jamais être inquiété de rien, c'est que nous ne marchons pas avec Ton Esprit, car il a des désirs contraires à ceux de notre chair, de sorte que nous ne pouvons pas toujours faire ce que nous voulons. Aides-nous à délaisser l'esprit de ce monde, et à revêtir Tes habits de pureté et de justice. Sans Toi, nous ne pouvons rien faire! Nous te prions aussi pour ceux de Ton peuple qui traversent présentement des périodes difficiles et qui se demandent où ils en sont dans leur marche avec Toi, parce qu'on leur a appris que les épreuves, les maladies ou autres tribulations ne surviennent qu'à ceux qui manquent de foi... S'il te plaît, aides-les à comprendre que c'est un mensonge, et que les épreuves atteignent souvent le juste, mais que Tu te tiens toujours à leurs côtés. Comme l'or doit être éprouvé par le feu, notre foi ne doit pas consister en belles paroles seulement, mais elle doit résister envers et contre tout. 

En toutes ces choses, nous te louons Seigneur Dieu, car nous savons que Tu fais toutes choses bonnes, et que Tu donneras gloire à Ton nom à travers nos circonstances et dans les vents contraires qui nous affligent parfois. Nous disons à la face de l'ennemi que nous ne te renierons point, et que nous chanterons tes louanges dans les roses et dans les épines, car nous savons que Ton amour nous a déjà fait triompher de tout, lorsque nous persévérons en Toi. Que toute la gloire, la louange et l'honneur te soient rendus, Ô Dieu, dans le précieux Nom de Jésus, Amen.
  

samedi 14 septembre 2019

Quelques pensées inspirées du le livre des Proverbes (2)

(Proverbes 7:7-27) L'adultère corporel détruit des vies, mais il existe aussi l’adultère spirituel, qui détruit la relation avec Dieu et où la vie chrétienne devient une façade pour cacher le péché; loin de se repentir, le fou cours toujours au-devant de sa perte, il aime ce qui le détruit, mais il a en horreur ce qui le corrige. Que notre cœur soit toujours solidement attaché aux préceptes de Dieu; afin que notre conscience soit libre et que l'Esprit de Dieu puisse diriger entièrement notre conduite et nous préserver du péché.

(Proverbes 8: 22-36) La Parole ne retournera pas à Dieu sans avoir accompli son effet. Il est souhaitable que nous ayons eu suffisamment d’intelligence pour entendre sa voix et écouter sa sagesse. Car au commencement était la Parole, elle a été faites chair, et la voix du Christ résonne encore à nos oreilles ; qui répondra à l’appel du Bon Berger? La sagesse n'est pas dans les choses de ce monde; il existe une nouvelle rectitude morale qui est imposée aux chrétiens par les forces du Mal qui n'est pas de Dieu. Heureux ceux qui écoutent la voix de Bon Berger et qui ne s'en lassent point, et qui veillent chaque jour sur leurs pensées et leur conduite, ceux là seuls qui persévèrent ainsi dans la foi en Jésus-Christ trouveront la vie et la faveur éternelle de Dieu.

(Proverbes 9) Le commun des mortels est invité au festin sacré présenté par Dieu. Jésus en a lui-même parlé en Matthieu 22. Mais avant toute chose il doit reconnaître son état pécheur, délaisser le stupide orgueil qui le tient éloigné de Dieu, dans la repentance. La personne intelligente accepte la correction plutôt que de se rebiffer contre elle. Le commencement de l’intelligence est de craindre l’Éternel qui nous instruira dans la voie que nous devons suivre. Seigneur, donne-moi l’âme des humbles, afin que mon partage ne soit pas avec les moqueurs !!

dimanche 8 septembre 2019

Ni par ma puissance, ni par ma force...

Il y avait de l'angoisse dans ces paroles: "Je veux tellement que mon père vienne au Seigneur. Je fais de mon mieux pour être un enfant parfait et bien lui témoigner. Pourtant, je fais toujours quelque chose de mal. Il va peut-être aller en enfer, et ce sera ma faute!"

On ne pouvait pas douter de l'amour de cette personne pour son père. Elle voulait ce qu'il y a de mieux pour lui. Cependant, lorsqu'on y réfléchit un peu, elle aurait dû comprendre qu'elle ne pouvait pas faire le choix de croire et de remettre sa vie à Jésus à la place de son père. C'est lui-même qui devait recevoir Christ comme Sauveur.

Mais il y a plus. En Zacharie 4:6, le Seigneur dit: "Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est pas mon Esprit". Nous faisons tout ce que nous pouvons pour être des témoins et des exemples efficaces, mais l'oeuvre transformatrice est accomplie par l'Esprit de Dieu. Le cœur de l'apôtre Paul était brisé pour ses compatriotes qui n'avaient pas acceptés Jésus (Romains 10). Il savait toutefois que c'était une décision qu'ils étaient les seuls à pouvoir prendre quand le Seigneur les pousserait à accepter la vérité de la Parole de Dieu.

Ce que nous ne pouvons pas faire pour changer un cœur, le Seigneur le fait par son Esprit tout-puissant. Le salut de nos biens-aimés ne dépend pas de la perfection de notre témoignage. Ne pensons pas que nous ne sommes pas assez bons lorsque nous témoignons et que c'est pour cela que la personne de vient pas à Christ; ce serait de l'orgueil car cela reviendrait à dire que nous avons le pouvoir de sauver quelqu'un. Dieu est celui qui est assez puissant pour aplanis les montagnes (Zacharie 4:7); c'est Lui qui soumet tous les impossibles. Si nous faisons notre part, nous pouvons avoir confiance que le Seigneur fera la sienne.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.