dimanche 28 janvier 2024

Absalom: Sa fierté, sa perte

Il n'y avait pas un homme dans tout Israël aussi renommé qu'Absalom pour sa beauté (2 Samuel 14:25).

La tête d'Absalom fût prise au térébinthe; il demeura suspendu entre le ciel et la terre (2 Samuel 18:9).

Les cheveux d'Absalom étaient sa fierté, et ils causèrent fort probablement sa perte. Il est dit au chapitre 14 "qu'il n'y avait point en lui de défaut". Il est ensuite dit que, lorsqu'il se rasait la tête (parce que sa chevelure lui pesait), "le poids de ses cheveux était de deux cent sicles, poids du roi", ce qui représenterait prés de 3 kilos de nos jours, ou un peu plus de 6 livres. Mais au chapitre 18, alors qu'il a déclaré la guerre à son propre père David, Absalom se retrouve en présence des hommes de son père, et, monté sur un mulet (qui appartenait probablement au roi), il prend la fuite. Et il est dit que "sa tête fût prise au térébinthe", et il demeure suspendu entre ciel et terre, probablement pris par les mêmes cheveux qui faisaient sa fierté il y a quelques minutes encore. 

Qu'est-ce que cela nous enseigne aujourd'hui? Notre fierté ne repose peut-être pas dans nos cheveux, mais nous avons dans le cœur une propension à nous enorgueillir de toutes sortes de choses qui, si elles ne sont pas amenées à la soumission à Dieu, causeront notre perte. La fierté de l'homme moderne est sans limite; il parade cette fierté aux yeux du plus grand nombre; luttant de toute ses forces contre Dieu qui l'a créé et qui, pourtant, règne sur lui en Roi et Maître.

Nos pays sont tellement fiers de leurs péchés qu'ils légifèrent contre Dieu; ils appellent le mal bien, et le bien, mal. Croyons-nous que notre sort sera meilleur que celui qui attendait Absalom? Nous sommes plus coupables, parce que son exemple a été mit par écrit afin que nous ne le répétions pas. Mais non! L'orgueil nous étouffe, et nous ne manquons pas de résister à Dieu à notre tour!

Il faut comprendre que, pour d'Absalom, le fait d'avoir de beaux et longs cheveux était un signe de virilité, de pouvoir. Son apparence et son charisme étaient quelque chose qu'il utilisait pour se faire accepter des masses et pour diriger le peuple de Dieu dans une rébellion contre David, son père, et roi désigné par Dieu. La tragédie dans toute cette affaire ne repose dans la longueur de ses cheveux, mais dans sa rébellion contre Dieu et contre son oint, à cause de l'orgueil de son cœur. Il est possible que Salomon, lorsqu'il écrivit le Proverbe 16, pensa à Absalom lorsqu'il écrivit: "L'arrogance précède la ruine, et l'orgueil précède la chute".  

Nous pourrions parler de l'exemple que la vie d'Absalom donne aux enfants et aux jeunes encore aujourd'hui; comment la rébellion envers les parents ne paie pas et est sévèrement punie par Dieu, mais cet aspect a été abordé par d'autres commentateurs probablement mieux que nous le ferions. Nous allons plutôt nous attarder à sa fierté et à ce que ça nous enseigne aujourd'hui.

Revenons à 2 Samuel 18:9, lorsqu'il est dit qu'Absalom "demeura suspendu entre le ciel et la terre". Cela devrait beaucoup nous parler, parce que ce n'est pas que physiquement qu'Absalom était ainsi suspendu; il l'était moralement et spirituellement. Il prétendait être dans son droit le plus absolu de se rebeller contre le oint de Dieu, son propre père David, mais sa rébellion ne faisait que prouver l'état de son cœur rétrograde et mondain; plein d'adultère et d'envie de meurtre. De le voir ainsi suspendu "entre le ciel et la terre", encore "plein de vie" sera-t-il écrit au verset 14, est l'image d'un homme indigne, totalement indigne de servir sur la terre, et encore moins digne du Très-Haut que servait son père. Et nous avons plein de gens, même dans nos églises, parfois même en chaire, qui sont comme lui; oh ils prétendent faire le bien, mais ils sont inutilisables par Dieu sur la terre, parce que trop imbus d'eux-mêmes et de leur nature charnelle, et indigne d'être amenés auprès de Lui dans la gloire parce qu'ils n'ont pas été régénérés par le sang de Christ. Ils sont comme Absalom suspendu à son arbre; encore pleins de vie, mais dont la mort est déjà annoncée, parce qu'ils n'ont aucune envie de repentance, leur cœur endurci ne leur permettant pas de s'humilier devant Dieu et de Lui confesser leurs péchés pour en recevoir le pardon et la délivrance. 

L'autojustification peut fonctionner pendant un temps ici-bas, devant les hommes, mais cela ne trompera jamais Dieu. Il n'y a que le sang de Christ qu'Il reconnaisse comme capable d'effacer nos péchés et de les rendre blancs comme la neige (Esaïe 1:18; 1 Jean 1:7). À son pire moment, que pouvait faire Absalom? Crier pour recevoir de l'aide? Mais le texte nous dit qu'il était au contact des troupes de David! Impossible donc de crier "Au secours"! Que lui restait-il à faire, suspendu là à son arbre? Se repentir? Trop tard! Il avait franchit le point de non retour, et son propre cœur ne lui permettait plus de reconnaître ses péchés. Bien sûr, il dût se démener et essayer de se déprendre, mais sa tête prise dans cet arbre était une image de son cœur pris dans l'enchevêtrement de la multitude de ses péchés; le nœud était impossible à défaire. Qu'il était loin maintenant le jour où il couchait avec les concubines de son père sur le toit de sa maison afin de l'humilier! À quoi lui servait sa beauté et ses long cheveux maintenant, suspendu à cet arbre? Même tout son charisme ne lui était d'aucun secours! Il ne lui restait que sa conscience, qui ne lui reprochait peut-être pas grand chose puisque le texte ne nous dit pas qu'il suppliât ses bourreaux de voir le roi une dernière fois afin de lui demander pardon. Certains affirment qu'il dût être inconscients, mais quoi qu'il en soit, il est probable qu'il ne le fût pas, et qu'il fût simplement trop orgueilleux pour reconnaître ses fautes et en rechercher la rédemption. 

Nous voyons encore cela de nos jours. Nous sommes tous pécheurs; nous sommes tous privés de la gloire de Dieu lorsque notre cœur est éloigné de Lui. Et cela peut arriver même lorsque nous nous prétendons chrétiens, mais que nous cachons un péché dans notre cœur. Mais il est de plus en plus difficile pour un pasteur fidèle aujourd'hui de reprocher ses péchés à un chrétien qui pèche volontairement. Celui-ci, insulté dans son amour-propre, se lève et quitte "cette église intolérante" en essayant d'en entraîner d'autres avec lui. Cela n'est guère surprenant; ce chrétien n'est même pas prêt à recevoir les reproches de Dieu Lui-même! S'il ouvre sa Bible, les reproches qu'il y trouve ne le concernent pas, ils ne concernent que les autres. Cet orgueil conduit à la ruine spirituelle à une vitesse fulgurante! Regardons Saül; Absalom; Sodome et Gomorrhe; tous débordaient de fierté. Ézéchiel 16:49 nous dit en effet: "Voici quel a été le péché de Sodome, ta sœur. Elle avait de l'orgueil(...)". Tous ces exemples sont là dans la Bible afin que nous ne suivions pas ces traces; humilions-nous constamment devant la main puissante de notre Dieu. "Quiconque s'abaisse sera élevé", dira Jésus en Luc 14:11. Cette mentalité n'est pas à la mode dans notre monde où tous le monde se croit le roi au dessus du Roi, mais les chrétiens ne devraient pas se laisser influencer et guider par cet orgueil débordant; l'humilité est la marque de tout véritable chrétien né de nouveau, nous le savons bien.     

Nous constatons une autre chose dans ce récit: où sont les hommes qui se réclamaient d'Absalom? Partis. Ceux qui avaient rallié sa cause se sont enfuis sans se soucier de leur "roi", suspendu à un arbre comme le malfrat qu'il était. Ils ont pourtant dû être nombreux à le voir là, mais nous l'avons dit, il était indigne, indigne même au point de recevoir l'aide de ceux qui prétendaient être ses alliés. Que cela nous serve le leçon; le diable nous offre les plaisirs du péché; mais il en cache toujours le coût. Les plaisirs du péché ne durent qu'un temps, après quoi viendra la récolte de ce que nous avons semé. Oh les choses peuvent aller rondement pendant un certain temps, mais cela ne durera pas; si ce n'est pas en ce monde, ce sera en l'autre, mais la réalité des choses de Dieu nous rattrape toujours. Non pas qu'Il soit un Dieu de colère, mais Sa justice l'empêche de Se renier Lui-même, et Il doit punir le péché de la manière la plus sévère. Le péché n'a-t-il pas cloué le Fils sur la croix, l'exposant aux insultes et à l'ignominie? Dieu serait le plus injuste s'Il ne punissait pas le péché non avoué, non reconnu, dans toute Sa rigueur!

La mort d'Absalom nous parle aussi aujourd'hui. De son vivant, il s'était fait ériger "un monument dans la vallée du roi" (2 Samuel 18:18); cela représente l'orgueil démesuré de l'homme sans Dieu qui se prend pour son propre dieu. "Je n'ai pas besoin d'ordre d'un maître imaginaire", dit-il, tandis qu'il s'élève lui-même dans ses pensées comme s'il était son propre créateur. Mais après avoir été percé par les trois javelots de Joab, le général de l'armée de David, les dix jeunes gens qui accompagnaient Joab "entourèrent Absalom, le frappèrent et le firent mourir" (v.15). Quelle mort abjecte pour celui qui se faisait passer pour le roi d'Israël! Non satisfaits de cela, ils prirent son corps, le jetèrent dans une fosse et "mirent sur lui un très grand monceau de pierres" (v.17). C'était le sort réservé aux malfaiteurs; jamais prince n'avait été enterré de la sorte! Jamais de son vivant n'aurait-il prévoir une fin aussi abjecte; son orgueil lui faisait miroiter des rêves de grandeur qui n'étaient qu'illusions et poursuite du vent. Le pire de ses ennemis n'aurait pu imaginer une fin si dramatique et satisfaisante; le rebelle puni par sa propre vanité; pendu là à cet arbre, attendant le sort que lui réservaient ceux dont il avait fait ses ennemis. 

À l'opposé d'Absalom, nous avons David, un roi âgé, qui commençait probablement à perdre de la mobilité et qui était épuisé (au point que le peuple qui était avec lui refusa qu'il montât avec eux à la bataille (v.3)) mais qui, comme à ses jeunes années lorsqu'il affronta Goliath, plaçait sa confiance en Dieu. Il savait avant le début de la bataille que ses hommes allaient vaincre ceux d'Absalom, aussi leur dira-t-il ces paroles pathétiques, empreintes d'amour et de compassion pour ce fils rebelle: "Pour l'amour de moi, doucement avec le jeune Absalom!" (2 Samuel 18:5). La question pour David n'était pas de savoir si Dieu allait lui donner la victoire; il est impossible qu'il crût que Dieu allait donner la victoire à une armée impie et rebelle, car Bible nous dit que David était un homme "selon le cœur de Dieu" (1 Samuel 13:14).

Et notre Seigneur regarde l'humanité qu'Il a créé se rebeller contre Lui. Il voudrait la sauver, Il a tout fait pour cela en envoyant Jésus mourir sur la croix à notre place pour subir la colère divine pour nos péchés, mais il ne s'impose pas. Ceux qui persévèrent dans leurs péchés et leurs désobéissance sont comme Absalom; suspendus à un arbre, mais leurs actions et leurs "sacrifices" demeurent vains et sont même une abomination devant Dieu. Ils essaient de se justifier eux-mêmes, mais un seul a été suspendu entre ciel et terre pour obtenir le pardon de nos péchés; l'Homme Dieu Jésus-Christ, tout le reste n'est qu'orgueil et poursuite du vent!  

Que l'histoire d'Absalom nous serve de leçon: nous récoltons ce que nous semons. Galates 6:7-8 nous dit en effet: "Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l'Esprit moissonnera de l'Esprit la vie éternelle". Le péché doit être coupé à la racine; ne le laissons pas prendre place en nous. Absalom n'est pas devenu le rebelle qu'il était du jour au lendemain, mais sa désobéissance envers son père et son orgueil en virent à prendre une telle place en lui que le jour vint où il ne pût se retenir plus longtemps: il voulait être roi à la place du roi! N'est-ce pas ce que nous faisons lorsque nous ne laissons pas à Dieu la première place dans nos vies? N'essayons-nous pas trop souvent d'adoucir le message biblique pour conforter notre mode de vie plutôt que d'accepter le fait que Dieu, par la bouche de Jésus Lui-même, nous appelle à changer de vie, sinon nous mourrons (Luc 13:3)?   

Ne prétendons pas seulement croire en Dieu, car ceux qui croient réellement mettent en pratique. Si nous avons un véritable amour pour Dieu, nous aimerons aussi Ses paroles (Jean 14:21). N'oublions pas; "le mulet qui était sous lui passa outre", il s'en alla (2 Samuel 18:9). De même, tous nos faux espoirs, tout ce sur quoi nous bâtissons et plaçons notre confiance autre que sur Jésus-Christ, toute notre propre autojustification ne nous sera d'aucun secours au jours du jugement (Matthieu 7:24-27). La justification ne se trouve en aucun autre que Jésus-Christ. Ne faisons pas des Absalom de nous-mêmes; alors que nous entendons la voix de Dieu aujourd'hui, nous appelant ou nous rappelant à Lui, n'endurcissons pas nos cœurs; ne nous autojustifions pas dans un vain orgueil. Pierre nous exhorte à "nous humilier sous la main puissante de Dieu, afin qu'il nous élève au temps convenable" (1 Pierre 5:6). Demeurons petits à nos propres yeux, et, malgré notre indignité, nous serons transformés dans notre cœur et intelligence, utilisables pour l'œuvre du Seigneur ici bas, et Il nous amènera auprès de Lui dans la gloire à l'heure qu'Il aura décidé. après que nous ayons été que de simples serviteurs obéissants. 

Que le Seigneur nous donne la sagesse de comprendre et de mettre en pratique Sa parole, Amen.

dimanche 21 janvier 2024

Mort au péché; aucune condamnation en Christ

Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ (Romains 8:1).

C'est un verset merveilleux des Écritures, mais qui est souvent sorti de son contexte. En effet, certains aimeraient croire que, tant qu'ils prétendent être en Jésus-Christ (même s'ils ne se sont jamais réellement repentis et qu'ils cajolent des péchés dans leur vie), leur salut est assuré. Mais ce verset ne dit aucunement cela. En effet, il convient de se poser la question suivante: qu'est-ce que c'est que d'être en Jésus-Christ? Et la réponse est très simple. Vivons-nous encore dans la chair? Accomplissons-nous les désirs de notre nature humaine ou rendons-nous toutes pensées captives à l'obéissance à Dieu (2 Corinthiens 10:5)?

Jean dira en 1 Jean 2:6: "Celui qui dit qu'il demeure en lui (en Jésus) doit marcher aussi comme il a marché lui-même". Et Jésus a toute sa vie été un exemple, nous montrant comment résister à la nature humaine et aux tentations. Il n'a jamais marché selon la chair, mais toute Sa vie, Il a obéit à Dieu. Il dit en Jean 6:38: "Je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé". Il faut donc comprendre qu'il n'y a aucune condamnation pour ceux qui sont réellement en Jésus-Christ, c'est-à-dire qui ne marchent plus selon la chair, mais dans l'Esprit. En effet, Paul dira un peu plus loin au verset 9: "Vous ne vivez plus selon la chair, mais selon l'esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas". 

Nous comprenons donc qu'il ne suffit pas de se présenter à l'église et de prétendre être né de nouveau. La personne réellement née de nouveau a été régénérée; elle hait les péchés qu'elle cajolait dans le passé, avant d'avoir été lavée par le sang de Jésus. Il faut comprendre la profondeur de l'œuvre de la croix; à quel point il a fallu que Dieu déteste le péché pour que le Christ ait à venir souffrir la croix pour nous délivrer de l'emprise que le péché avait sur nous. Comme nous nous trompons nous-mêmes si nous croyons que le sacrifice de la croix rend le péché moins offensant aux yeux de Dieu qu'il ne l'était jadis, lorsque la première alliance était encore en vigueur! 

Mais approfondissons encore un peu la compréhension de ce verset. Nous ne pouvons pas le faire si nous ne remarquons pas comment le chapitre 8 commence. "Il n'y a donc maintenant". C'est la suite de quelque chose. Après quoi n'y a-t-il plus de condamnation? Qu'est-ce que l'apôtre a dit au chapitre 7 qui nous aidera à comprendre plus profondément Romains 8:1 ? Prenons simplement Romains7:4: "De même, mes frères, vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi, pour que vous apparteniez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu". Nous parlons d'abord ici des fruits de l'Esprit, qui sont introuvables en ceux qui n'ont pas été mis à mort avec Christ. Paul dira ainsi en Galates 2:20: "J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vit, c'est Christ qui vit en moi". 

Paul nous confirme encore ici que nous devons être "morts au péché". Cela ne veut pas dire que nous ne pècherons plus jamais, mais que nous haïrons tellement le péché que nous n'y prendrons pas plaisir comme autrefois, et que nous courrons vers Jésus pour recevoir le pardon de cette faute, et la force de ne plus recommencer volontairement. Comme Jésus ne s'est pas soucié du monde, ainsi, nous devons marcher en sachant que "nous ne sommes pas de ce monde". Pour un instant, nous sommes encore dans ce monde, mais nous savons que ce n'est pas en tant que résidents permanents, mais en tant qu'ambassadeurs du royaume de Dieu sur terre.   

Être crucifié avec Christ, ou, être mort avec Christ signifie donc être mort aux choses du monde. Mort à l'emprise du péché sur nous. Mort à l'intérêt que les choses que Dieu a appelées péché pourraient avoir sur nous en tant qu'enfant de Dieu né de nouveau. Comment cela se peut-il? Et comment cela se fait-il? Par la communion que nous avons avec Jésus-Christ (Jean 15:4-5). De même que nous avons part à Sa mort, de même nous aurons part à Sa résurrection. Mais il ne peut y avoir de résurrection sans qu'il n'y ait eu préalablement une mort, n'est-ce pas? Paul dira en Galates 5:24: "Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs".   

Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. Pour ceux qui sont vraiment en Jésus-Christ; ceux qui marchent non selon la chair, mais selon l'Esprit; ceux qui ont vu leur vieil homme être crucifié avec Christ (Romains 6:6) afin de n'être plus esclaves du péché, mais libre par rapport au péché. Et ceux qui sont en Jésus-Christ sont ceux qui ne marchent pas encore dans la corruption, mais qui ont reçu la grâce de Dieu, et en qui cette grâce se renouvelle chaque matin, parce qu'ils se lèvent et qu'ils demandent à Dieu la grâce et la force pour marcher dans la sainteté en cette nouvelle journée. Et la suivante c'est pareil, pourquoi? Parce que le vieil homme intérieur est effectivement mort; le vieux système de pensées; de désirs; tout est maintenant renouvelé et soumis à la sainteté de Dieu. Ceux qui sont réellement en Jésus-Christ ne se préoccupent plus des choses de ce monde, mais ils se préoccupent des choses de l'Esprit et de l'éternité. Mais nous ne devons jamais cesser de revenir à Christ, parce que, si le vieil homme intérieur est mort, nous habitons toujours son enveloppe charnelle faible et corrompue.  

C'est à chacun de nous d'étudier notre conduite à la lumière des Écritures, à savoir si nous sommes réellement en Jésus-Christ. Nos pensées se dirigent où? Vers les choses de ce monde ou celles de Dieu? Nos désirs, quels sont-ils? Est-ce que notre esprit charnel a été brisé pour faire place à l'Esprit de Christ? Est-ce que nous gardons la Parole; est-elle notre plus grand trésor? Soyons honnêtes, et si nous voyons un manquement ou un endurcissement de notre cœur, courons vers Jésus, selon qu'il est écrit: "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité" (1 Jean 1:9). 

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ (Philippiens 2:5). Il n'y a donc aucune condamnation pour ceux qui ne sont plus dans la chair, mais qui sont dans l'Esprit de Christ; en Christ, et qui, ainsi, ne marchent plus selon les principes de ce monde, mais ne s'en soucient même plus, car ils ont un seul objectif: celui de plaire à Dieu. 

Ne nous relâchons pas, et imitons ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses (Hébreux 6:12).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 14 janvier 2024

Où fais-tu paître tes brebis? Par Charles H. Spurgeon

Dis-moi(...) où tu fais paître tes brebis, où tu les fais reposer à midi? (Cantique des cantiques 1:7).


Ces mots expriment les désis du croyant après Christ et son ardente soif pour la communion présente avec lui. Où fais-tu paître ton troupeau? Dans ta maison? J'irai si je puis te trouver là. Dans la prière privée? Alors je prierai sans cesse. Dans la Parole? Alors je la lirai avec diligence. Dans tes ordonnances? Alors j'y marcherai de tout mon cœur. 

Dis-moi où tu les fais paître, car dans quelque lieu où tu te tiens comme berger, là je m'étendrai à terre comme une brebis, car personne d'autre que toi ne peut me satisfaire. Je ne peux être satisfait si je suis loin de toi. Mon âme a faim et soif du rajeunissement de ta présence. 

Où fais-tu reposer ton troupeau à midi? Car que ce soit à l'aube ou à midi, mon repos réside seulement là où tu es avec ton bien-aimé troupeau. Le repos de mon âme doit être un repos du don de la grâce et ne peut se trouver qu'en toi. Où est l'ombre de ce rocher? Pourquoi ne pourrais-je m'y reposer? Pourquoi n'en serais-je pas présent? 

Satan me dit: "Tu n'es pas digne", mais j'ai toujours été indigne, et tu m'as pourtant aimé depuis toujours; et pourtant mon indignité ne peut faire obstacle à ce que je puisse être en communion avec toi maintenant. C'est vrai que je suis faible dans la foi, et que je suis enclin à tomber, mais ma faiblesse même est la raison pour laquelle je devrais toujours être où tu fais paître ton troupeau, afin que je sois fortifié et gardé en sécurité près des eaux paisibles. 

Pourquoi m'en éloignerais-je? Il n'y a aucune raison pour cela, mais il y a mille raisons pour que je ne m'en aille pas, car Jésus me fait signe de venir. S'il se retire lui-même un peu, c'est seulement pour me faire réaliser davantage la valeur de Sa présence. Maintenant que je suis affligé et abattu à force d'être loin de lui, il veut me conduire encore à l'abri dans le bercail où les agneau de son troupeau sont abrités du soleil brûlant.

Par Charles H. Spurgeon.

dimanche 7 janvier 2024

La connaissance ne suffit pas

La connaissance enfle, mais la charité édifie (1 Corinthiens 8:1).


Nous trouvons ici une exhortations à ne pas sombrer dans l'orgueil parce que nous avons une connaissance théologique de Dieu. L'important n'est pas la connaissance, mais la relation que nous avons avec Lui. En effet, nous connaissons beaucoup de personnes sur la terre, mais avec la majorité d'entre elles, nous ne maintenons aucune relation que ce soit. Plusieurs personnes se vantent d'avoir beaucoup d'amis sur internet, mais dans la vie, elles sont seules au monde. C'est pareil avec Dieu. Nous pouvons le connaître parce que nous en avons entendu parler; nous pouvons avoir lu la Bible et avoir ainsi une connaissance plus approfondie de Lui, mais si nous ne maintenons aucune relation avec Lui par la prière et la mise en pratique de Sa parole, avec l'aide du Saint-Esprit, nous nous contentons de peu. 


L'apôtre Paul exhortait les Corinthiens de ne pas se contenter de savoir certaines choses concernant le culte des idoles. Parce que, nous l'avons dit, cela n'est pas suffisant de connaître superficiellement, parce que ça mène à l'orgueil. L'orgueil d'un homme l'égare loin de la face de Dieu, et ultimement, le perd. Nous devons au contraire être humbles et connaître les choses de Dieu en profondeur, au point d'en être imprégnés et que cela change notre conduite d'une manière radicale, pour la gloire de Dieu. 

L'apôtre Paul sait de quoi il parle lorsqu'il exhorte ainsi les Corinthiens. En Philippiens 3:6, il se décrit en disant qu'il était, avant sa conversion, "irréprochable à l'égard de la justice de la loi". Il dit donc ici qu'il connaissait non seulement la loi de Dieu, mais qu'il faisait tout en son pouvoir pour l'observer de manière stricte et rigoureuse, et en cela, il ne semblait y avoir personne pour affirmer le contraire. Mais il poursuit immédiatement au verset 7 en disant: "Ces chose qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ". À cause de Christ, il a compris que toute connaissance qu'il avait des choses de Dieu n'étaient que superficielles, et qu'en réalité, il ne connaissait même pas Dieu. Pourquoi? Il ne croyait pas en Jésus. 

Jésus n'a-t-il pas dit que "celui qui l'a vu a vu le Père"? Nous ne parlons évidemment pas ici de la vision des choses physiques, mais spirituelles. L'enseignement de Jésus est ce qui nous fait connaître le Père, et c'est aussi ce qui nous conduit à Lui pour recevoir le pardon de nos péchés et le don de la vie éternelle. Et qu'elle est l'une des premières choses que Dieu nous donne lors de notre conversion? L'amour. L'amour pour notre Dieu qui nous a délivré du pouvoir du péché et de la mort; l'amour pour la vérité; l'amour pour la Parole; l'amour pour notre prochain. Nous voyons tout cela dans la vie de l'apôtre Paul, qui transpirait pourtant la haine à l'égard des chrétiens quelques heures encore avant sa conversion. Et le voici totalement transformé, prêt à renoncer à sa propre vie si cela pouvait permettre d'en sauver quelques uns (Actes 20:24).       

Que dit-il donc en 1 Corinthiens 8:1 ? Que la connaissance enfle, mais que la charité, ou l'amour, édifie. L'amour édifie non seulement celui ou celle qui en est rempli, mais aussi les gens autour. L'apôtre Paul parle dans ce verset de viande sacrifiée aux idoles, et c'est tout le contexte de ce chapitre, mais cela pourrait s'appliquer à n'importe quel aspect de nos vies. Notre connaissance de certaines choses de Dieu ne devrait jamais nous rendre insouciants de la conscience des autres, mais au contraire, par amour pour Dieu et pour ceux que Jésus a donné Sa vie (pour les sauver), nous devons associer cette connaissance avec la justice de Dieu; avec des pensées pures, celles qui étaient en Jésus-Christ lorsqu'Il était sur la terre. 

Nous devrions donc comprendre notre verset d'ouverture comme suit: "La connaissance ne suffit pas; ne vous laissez pas guider par elle, mais au contraire, soyez remplis d'amour les uns pour les autres". Jésus le déclare ainsi en Jean 13:34: "Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres". Notre vie devrait être guidée par ce principe simple: ce que je fais; ce que je dis; cela édifie-t-il mon prochain? Quel exemple suis en train de donner à ceux qui sont faibles dans la foi? Suis en train d'utiliser cette connaissance que j'ai pour en faire trébucher, ou plutôt suis-je à les édifier, par une conduite exemplaire? N'est-il pas écrit qu'en toutes choses, nous devons glorifier Dieu (1 Corinthiens 10:31)? 

L'amour pour Dieu; l'amour pour notre prochain est ce qui doit guider notre conduite, et non pas une simple connaissance, tout en étant éloigné de Dieu. C'est pourquoi Paul dira au verset 9: "Prenez garde que votre liberté ne devienne une pierre d'achoppement pour les faibles"; c'est-à-dire pour ceux qui n'ont pas encore cette connaissance que nous avons de certaines choses de Dieu. Il poursuit au verset 10, disant: "Car, si quelqu'un te voit, toi qui a de la connaissance, assis à table dans un temple d'idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles"? Donc, si quelqu'un te voit, toi qui a de la connaissance, en train de faire quelque chose que lui croit être un péché, cela ne risque-t-il pas de le porter à pécher contre sa conscience? 

"Si, pour un aliment" (ou une action), ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l'amour: ne cause pas, par ton aliment (ou par tes actions), la perte de celui pour lequel Christ est mort. Que votre privilège (ou votre connaissance) ne soit pas un objet de calomnie" (Romains 14:15-16). Et il ajoutera au verset 22: "Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve". "Car le royaume de Dieu n'est pas une affaire de manger ou de boire, ou de toute autre affaire terrestre, mais la justice, la paix, la joie par le Saint-Esprit" (Romains 14:17). Et il poursuivra au verset 19 en disant: "Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l'édification mutuelle".

Tiens donc. Il revient encore ici avec l'édification. Remarquons aussi qu'il est beaucoup question de l'amour et de faire attention à ce que nous faisons devant notre prochain dans ce passage de Romains 14. Encore une fois, parce que cette connaissance que nous avons des choses de Dieu devrait être éclairée par l'amour, par Son amour, et que Son amour ne fera jamais rien pour faire tomber nos frères et sœurs dans la foi, mais au contraire, l'amour nous conduira à chercher le bien de notre prochain et à éviter à tout prix ce qui lui ferait du tort. Quelqu'un a dit que "celui qui est guidé par le véritable amour ne risque pas beaucoup de s'égarer ou de nuire à la cause de Dieu auprès d'un frère". 

Et comme cela est vrai! Si nous sommes guidés par l'amour, nous ne laisserons pas ce que nous considérons être juste être un objet de chute ou d'égarement pour quiconque, mais plutôt, nous nous en abstiendront, par amour pour Dieu et pour leur âme. Nous n'utiliserons pas notre liberté chrétienne produire des querelles ou du désordre, ou donner l'occasion aux païens de médire du beau nom de Christ. 

Parce que la connaissance seule enfle l'orgueil, mais que l'amour avec la connaissance édifie. Parce que la connaissance seulement peut conduire à l'égarement, mais l'amour et la miséricorde de Christ triomphe de toutes choses. Parce que le royaume de Dieu ne consiste pas en ces libertés que je prétend avoir d'agir de telle ou telle manière ici-bas, mais est une affaire de justice, de paix et de joie dans le Saint-Esprit. Laissons-nous guider par Lui, et Il nous empêchera d'être une pierre d'achoppement ou un mauvais exemple pour quiconque. Vivons d'une manière juste devant Dieu, et non pas en gardant simplement les apparences extérieures de la foi. Que le but de notre vie soit de vivre selon la volonté et le cœur de Dieu, et Il nous conduira certainement sur la voie que nous devons suivre pour le glorifier ici-bas devant les hommes. Il renouvellera complètement ce mode de pensée que nous avons qui nous conduit à ne penser qu'à nous-mêmes, et Il nous donnera un cœur disposé pour le servir et Lui obéir, jusqu'au jour bienheureux où Il nous rappellera auprès de Lui.

Que le Seigneur de toute grâce et de toute sagesse nous conduise dans toute la vérité, Amen.  

dimanche 31 décembre 2023

Un chemin dans le désert

"Les malheureux et les indigents cherchent de l'eau, et il n'y en a point; leur langue est desséchée par la soif. Je ferai jaillir des fleuves sur les collines, et des sources au milieu des vallées" (Esaïe 41:17-18).

"Je mettrai un chemin dans le désert, et des fleuves dans la solitude" (Esaïe 43:19)

L'eau est souvent utilisée dans la Bible pour signifier les bénédictions de Dieu. L'humanité a besoin comme jamais de cette bénédiction divine. Alors que la révolution technologique prenait son essor, une autre révolution prenait place, plus silencieuse: l'humanité s'est éloignée des principes de bien et de mal selon Dieu, qui avaient été la base de la société civilisée depuis des centaines d'années; elle s'est soi-disant "libérée" de Dieu et de Ses commandements, mais ce faisant, elle s'est enfoncé dans une boue d'humanisme décadent qui n'a pas épargné l'église, et nous nous retrouvons avec des "chrétiens" ayant perdu tout repère, beaucoup prétendant servir Dieu mais vivant pour leurs propres intérêts. "Au milieu de l'abondance nous ressemblons à des morts. Nous grondons tous comme des ours, nous gémissons comme des colombes; nous attendons la délivrance, et elle n'est pas là, le salut, et il est loin de nous" (Esaïe 59:10-11). 

Au milieu de l'abondance, nous ressemblons à des morts. Cela n'illustre-t-il pas parfaitement l'état actuel de l'humanité? Alors que l'abondance était de mise dans les dernières décennies, la pauvreté et la sécheresse spirituelle prenait de l'ampleur. En effet, plus nous tournons nos yeux vers les biens matériels et ce qui est de ce monde, plus nous les détournons de Dieu, qui est Le seul à pouvoir nous combler de toutes bénédictions qui sauront vraiment nous satisfaire. 

Il est admis qu'Esaïe écrivait le chapitre 40 en rapport avec la captivité des Israélites à Babylone et à leur retour en Terre Promise. Il est donc intéressant de noter qu'au cours de ce chapitre, l'Éternel rappelle à Son peuple qui Il est, et qu'est-ce qu'Il a fait, et ce qu'Il fait encore aujourd'hui. Qui a mesuré les eaux? Qui a pris les dimensions des cieux? Qui a pesé les montagnes? Qui a sondé l'esprit de l'Éternel, et qui l'a conseillé? Et au verset 26, Il nous incite à "lever les yeux en haut et à regarder"; qui a créé ces choses? Verset 28: "Ne le sais-tu pas? Ne l'as tu pas appris? C'est le Dieu d'éternité, l'Éternel, qui a créé les extrémités de la terre, il ne se fatigue point, il ne se lasse point, on ne peut sonder son intelligence".  

Nous nous lassons à chercher d'un côté et d'autre quelque chose qui saura assouvir notre soif, mais c'est peine perdue. Même après avoir connu Jésus-Christ, après avoir goûté à Sa puissance et à Son pouvoir de transformer des vies, nous avons la fâcheuse habitude de tourner les regards vers une multitude de choses avant de revenir à Lui pour obtenir le secours dont nous avons besoin. Ces paroles que nous lisons en Esaïe nous rappellent la puissance de Dieu; Son pouvoir infini et Son amour insondable. En effet, malgré les péchés de Son peuple, Il ne les détruisit point, mais après qu'ils furent allé un certain temps en captivité, Il leur fait ici ces merveilleuses déclarations, savoir que ceux qui Le cherchent Le trouveront, parce qu'Il aura non seulement préparé un chemin, mais Il le tracera là où il ne semblait y avoir aucune issue. Ceux qui cherchent l'eau seront rassasiés, parce qu'Il fera jaillir du milieu du désert que nous traversons des fleuves où étancher notre soif.
 
Quelqu'un a dit que "notre chemin vers le ciel passe par les déserts de ce monde". Et comme cela est vrai! Nous traversons des déserts de toutes sortes au cours de notre vie, mais Dieu a promis d'être toujours là à nos côtés, et comme Il a pris soin de Son peuple lors de son retour de captivité, Il veille toujours sur ceux qui "grondent comme des ours et gémissent comme des colombes". Il entend les prières de ceux qui se tournent sincèrement vers Lui pour obtenir sagesse et miséricorde; joie et paix. Jésus n'a-t-il pas dot en Jean 7:37-38: "Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi (...). Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein"? C'est une soif spirituelle qui ne peut être étanchée que par Lui seul, gloire à Dieu! C'est la plénitude de toutes choses que nous trouvons en Jésus; le monde peut s'écrouler autour de nous, mais nous avons la paix, parce que nous sommes à Lui, et qu'Il est à nous. 

Malgré les déserts que nous traversons, Dieu a encore le contrôle sur toutes choses, Il a déjà tracé un chemin afin que nous le traversions. Nous ne devons jamais douter de la capacité de Dieu à prendre soin de ceux qui sont à Lui. Comme Il a fait jaillir l'eau du désert pour les Israélites à leur sortie d'Égypte, les sources d'eau vive coulant de notre Rédempteur Jésus-Christ ne tariront jamais pour ceux qui se confient et croient en Lui. Le Dieu de toute éternité veille; Il ne se fatigue point, Il ne se lasse point, et Il donne de la force à ceux qui sont fatigués, et Il augmente la vigueur de ceux qui tombent en défaillance (Esaïe 40:28-29). Ce Dieu qui a fait toutes choses connaît nos besoins mieux que nous-mêmes! Rien n'est caché devant Sa face. Nous ne comprenons pas tout, mais il nous suffit de comprendre que le Dieu infiniment sage est Celui qui règne pour toujours, et Il ne peut pas se tromper. Ne comptons pas sur nos propres forces, sans quoi nous échouerons immanquablement. Gardons nos cœurs fixés sur le Seigneur Jésus-Christ, et Il nous élèvera au-dessus de tous les déserts de nos vies. 

Alors que le peuple souffrait la captivité à Babylone, leur seul espoir de délivrance ne reposait en aucun autre que Dieu seul. Et peut-être aujourd'hui vous sentez vous coupables et faibles; alors regardez à Christ. Tournez les regards vers Celui qui a été porté au bois accusateur; c'est là qu'Il a été crucifié pour nos péchés, afin de nous donner un avenir et une espérance qui se renouvelle chaque jour. Il relève, Il restaure, et Il porte au-dessus de leurs problèmes ceux qui se repentent et qui ne Lui cachent pas leurs transgressions. Peut-être souffrez-vous injustement; peut-être êtes-vous persécuté à cause du beau nom de Jésus, mais vous relevez la tête et vous ne perdez pas courage, parce que les circonstances n'ont aucun pouvoir sur Dieu et Il soutient ceux qui Lui font confiance, car "ceux qui se confient en l'Éternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point" (Esaïe 40:31).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 24 décembre 2023

Livraison retardée, par Cathy Miller, raconté par James Dobson

Chers amis. Il y a environ 20 ans, j'ai collaboré avec plusieurs auteurs pour préparer un livre intitulé Un Noël en famille. Il se composait de neuf histoires qui vous réchaufferont le cœur. Il était entièrement illustré de magnifiques peintures réalisées par un artiste de renom et mon ami, le regretté Gerald Harvey. Un Noël en famille n'est plus imprimé, ce que je regrette car il a capturé l'âme de la saison de Noël. J'ai donc choisi de vous lire un extrait de ce livre qui n'est plus disponible.


Quels trois mots de notre langue anglaise véhiculent des souvenirs plus chargés d'émotion qu'A Family Christmas ? Quelle autre phrase simple déclenche un tel flot de nostalgie, de désirs à moitié oubliés; de goûts et d'odeurs, de sons, de mélodies et d'images bien mémorisés. Joyeux ou triste, festif ou calme, Un Noël en famille nous transporte d'où nous sommes à là où nous sommes allés ou peut-être là où nous voulons être. Il suffit de fermer les yeux pour me retrouver dans des scènes d'enfance au Texas avec ma mère et mon père, des scènes qui sont souvent entrelacées d'images de l'Oklahoma, de la Californie et du Kansas autour de la cheminée avec Shirley, Danae et Ryan. Les lumières sont baissées, le feu crépite et claque sur la grille et le doux parfum des bougies de Noël remplissant la pièce. Ce sont parmi les souvenirs les plus précieux de ma vie.

Le livre rappelle également d’autres images que la plupart d’entre nous n’ont vues que dans la littérature, l’art ou le cinéma. Ils représentaient une époque révolue avant la naissance de la plupart d’entre nous. Et pourtant, ils font partie de l’héritage de Noël qui est encore présent aujourd’hui. Les peintures de Gerald Harvey se concentraient sur des scènes du début du siècle qui étaient parfaitement préservées sur toile. Les traîneaux tintent le long des routes de campagne enneigées et le bruit des sabots des chevaux dans les rues pavées, la douce lueur des lampes à gaz autour de la place de la ville remplie de clients et de petites églises, les nuits étoilées, la lumière entrant à travers les fenêtres et les bonnes gens du village; rassemblement pour un service de chants et de louanges la veille de Noël. Tout était là pour que nous puissions en profiter.

Vous pouvez comprendre pourquoi je ressens une certaine tristesse face à la disparition d’une époque. Que nous parlions de notre propre famille ou de la famille mondiale de Dieu, cette période est une période sans pareille pour donner et recevoir. Ce que je vais partager avec vous maintenant, c'est l'histoire d'ouverture du livre A Family Christmas écrite par Cathy Miller. Elle l'a intitulé "Livraison retardée".

"Il n'y a jamais eu un hiver comme celui-ci. Stella regardait depuis le refuge de son fauteuil les rafales de neige se transformer en blizzard. Elle avait peur de se tenir près de la fenêtre, craignant de manière déraisonnable que le blizzard puisse l'atteindre là, l'aspirant, essoufflée, dans le chaos. Les maisons de l'autre côté de la rue étaient pratiquement rendues invisibles par la fureur des flocons transportés par le vent. Distraitement, la vieille femme redressa les housses des accoudoirs de son fauteuil, les yeux rivés sur le spectacle qui se déroulait de l'autre côté des fenêtres.

Détournant son regard de la fenêtre, elle se força à se lever de sa chaise et attendit un moment que l'équilibre lui revienne. Redressant son dos contre la douleur qui menaçait de la retenir, elle se dirigea avec détermination vers la cuisine. Sur le seuil de la pièce voisine, elle s'arrêta, l'esprit vide, se demandant quel but l'avait poussée là. Depuis la bouche d'aération au-dessus du poêle, le cri du vent menaçait de canaliser la tempête de l'après-midi directement dans la petite maison. Stella concentra ses yeux marron sur l'horloge de la cuisinière. Trois heures quinze lui rappela qu'elle était entrée là pour sortir quelque chose du congélateur pour son souper. Encore un repas solitaire qu'elle n'avait pas envie de préparer, encore moins de manger. Elle saisit la poignée du réfrigérateur et appuya son front contre la surface blanche et fraîche de la porte alors qu'une vague d'apitoiement sur elle-même menaçait de la noyer. C'était trop dur à supporter de perdre son bien-aimé Dave cet été. Comment supporter la douleur, le néant quotidien ? Elle sentit la douleur familière dans sa gorge et serra les yeux pour retenir ses larmes.

Stella se redressa et secoua la tête en signe de châtiment silencieux. Elle réitéra sa litanie de remerciements. Elle avait sa santé, elle avait sa petite maison, un revenu qui devrait lui suffire pour le reste de ses jours. Elle avait ses livres, ses émissions de télévision, ses travaux d'aiguille. Il y avait les plaisirs de son jardin au printemps et en été, les promenades dans le parc au bout de sa rue et les oiseaux d'hiver qui égayaient les mangeoires devant la baie vitrée de sa cuisine. Pas aujourd'hui, cependant, pensa-t-elle tristement, alors que le blizzard se précipitait contre le mur est de sa cuisine. "Ah, Dave, tu me manques tellement ! Les tempêtes ne me dérangeaient pas quand tu étais ici." Le son de sa propre voix résonnait sourdement dans la pièce. Elle alluma la radio qui se trouvait sur le comptoir à côté d'une rangée de bidons en bois soigneusement descendants. Un soudain et joyeux chœur de musique de Noël remplit la pièce, mais cela ne fit qu'approfondir sa solitude.

Stella s'était préparée à la mort de son mari. Depuis que le médecin avait déclaré qu'ils avaient un cancer du poumon en phase terminale, ils avaient tous deux fait face à l'inévitable, s'efforçant de tirer le meilleur parti du temps qu'il leur restait ensemble. Les affaires financières de Dave avaient toujours été mises en ordre. Il n’y avait pas de nouveaux fardeaux dans son état de veuve. C'était juste l'horrible solitude, le manque de but dans ses journées. Ils formaient un couple sans enfants. Leurs vies avaient été bien remplies et riches. Ils s'étaient contentés de carrières bien remplies et de l'un de l'autres. Ils avaient beaucoup d'amis. Avait. C’était le mot clé ces jours-ci. C'était déjà assez pénible de perdre la seule personne que l'on aimait de tout son cœur.

Mais au cours des dernières années, elle et Dave ont dû faire face à plusieurs reprises au décès de leurs amis et de leurs relations. Ils étaient tous d’une époque, celle où les corps humains commençaient à abandonner, à mourir. Il  fallait y faire face. Ils étaient vieux. Et maintenant, pour ce premier Noël sans Dave, Stella serait seule. Mabel et Jim l'avaient invitée à passer les vacances avec eux en Floride, mais d'une manière ou d'une autre, cela lui avait semblé pire que de rester seule à la maison. Non seulement son mari lui manquerait, mais la neige, l'hiver et la familiarité de sa maison lui manqueraient également.

Les doigts tremblants, elle baissa le volume de la radio pour mettre la musique en sourdine. Elle jeta un bref coup d'œil dans le réfrigérateur, puis décida qu'un bol de soupe chaude serait plus réconfortant ce soir. À sa grande surprise, elle vit que le courrier était arrivé. Elle n'avait même pas entendu le grincement de la fente à levier dans la porte d'entrée. Pauvre facteur, dehors par ce temps. Ni grêle, ni grésil. Avec l'inévitable grimace de douleur, elle se pencha pour récupérer les enveloppes blanches et humides sur la porte. Entrant dans le salon, elle s'assit sur le banc du piano pour les ouvrir. Il s'agissait pour la plupart de cartes de Noël, et ses yeux tristes souriaient devant la familiarité des scènes traditionnelles et les messages affectueux qu'elles contenaient.

Avec précaution, ses doigts arthritiques les disposèrent parmi les autres regroupés sur le dessus du piano. Dans toute sa maison, ils constituaient la seule décoration saisonnière. Les vacances étaient dans moins d'une semaine, mais elle n'avait pas le cœur de planter un arbre idiot, ni même d'installer la crèche que Dave avait construite de ses propres mains. Soudainement engloutie par la solitude de tout cela, Stella enfouit son visage ridé dans ses mains, abaissant ses coudes sur les touches du piano dans une discorde dure et abrasive, et laissa les larmes couler. Comment pourrait-elle passer Noël et l’hiver qui suivrait ? Elle avait envie de se mettre au lit et de s'enfouir dans un cocon de couvertures, pour ne sortir que lorsque ses amis et le printemps seraient revenus.

La sonnerie de la sonnette faisait écho aux notes aiguës et discordantes du piano et était si inattendue que Stella dut étouffer un petit cri de surprise. Maintenant, qui pourrait bien sonner par un jour comme aujourd'hui ? En s'essuyant les yeux, et elle remarqua pour la première fois à quel point la pièce était devenue sombre. La sonnette retentit une seconde fois. Utilisant le piano comme levier, elle se releva et se dirigea vers le hall d'entrée, allumant la lumière du salon en passant. Elle ouvrit la porte en bois et regarda à travers la fenêtre grillagée de la contre-porte avec consternation. Sur son porche, secoué par les vagues de vent et de neige, se tenait un étrange jeune homme, dont la tête sans chapeau était à peine visible au-dessus du grand carton qu'il tenait dans les bras. Elle regarda au-delà de lui dans l'allée, mais rien dans la petite voiture ne donnait la moindre idée de son identité.

En retournant son regard vers lui, elle vit que ses mains étaient nues et que ses sourcils s'étaient levés dans une expression d'espoir qui disparaissait rapidement derrière le givre se formant sur le verre. Reprenant son courage, la vieille femme ouvrit légèrement la porte et il fit un pas de côté pour parler dans l'espace. "Mme Thornhope ?" Elle hocha la tête en signe d'affirmation, son bras tendu commençant à trembler de froid et de l'effort de tenir la porte contre le vent. Il reprit la parole : "J'ai un colis pour vous."

La curiosité chassa les pensées d’avertissement de son esprit. Elle poussa la porte assez loin pour permettre à l'étranger de la porter sur son épaule et recula dans le hall pour lui faire de la place. Il entra, apportant avec lui le souffle glacé de la tempête. Souriant, il posa soigneusement le fardeau sur le sol et se leva pour récupérer l'enveloppe qui dépassait de sa poche. Alors qu'il le lui tendait, un son sortit de la boîte. Stella sursauta. L'homme rit en s'excusant et se pencha pour redresser les rabats en carton, les gardant ouverts pour qu'elle puisse jeter un coup d'œil à l'intérieur. Elle avança prudemment, puis baissa les yeux. C'était un chien ! Pour être plus exact, un chiot Labrador Retriever doré. Alors que le monsieur soulevait son corps se tortillant dans ses bras, il expliqua : " Ceci est pour vous, Madame. Il a six semaines et est complètement propre. "

Le jeune chiot se tortilla de bonheur après avoir été libéré de sa captivité et envoya ses baisers extatiques et humides en direction du menton de son bienfaiteur. "Nous étions censés vous le livrer la veille de Noël", poursuivit-il avec difficulté, tout en s'efforçant de sauver son menton de la petite langue mouillée, "mais le personnel du chenil commence ses vacances demain. J'espère que cela ne vous dérange pas. Cadeau précoce. "

Le choc lui avait volé sa capacité à penser clairement. Incapable de former des phrases cohérentes, elle balbutia : "Mais, je ne... je veux dire, qui ?" Le jeune homme posa l'animal sur le paillasson entre eux puis tendit le doigt pour taper sur l'enveloppe qu'elle tenait toujours. "Il y a une lettre là-dedans qui explique tout. Le chien a été acheté en juillet dernier alors que sa mère était encore enceinte. C'était censé être un cadeau de Noël. Si vous attendez une minute, il y a certaines choses dans le voiture que je vais chercher pour vous." Avant qu'elle ait pu protester, il était parti et revenait un instant plus tard avec une énorme boîte de nourriture pour chien, une laisse et un livre, "Prendre soin de votre Labrador Retriever". Pendant tout ce temps, le chiot était resté assis tranquillement à ses pieds, haletant joyeusement alors que ses yeux marron l'observaient. Incroyablement, l'étranger se détournait pour repartir. Le désespoir arracha les mots de ses lèvres. "Mais qui ? Qui me l'envoie ?" S'arrêtant dans l'embrasure de la porte ouverte, ses mots presque emportés par le vent qui ébouriffait ses cheveux, il répondit : "Votre mari, Madame". Et puis il était parti.

Tout était dans la lettre. Oubliant complètement le chiot à la vue de l'écriture familière, Stella s'était dirigée comme une somnambule jusqu'à sa chaise près de la fenêtre. Ignorant que le petit chien l'avait suivie, elle se força à lire les paroles de son mari, les yeux remplis de larmes. Il l'avait écrite trois semaines avant sa mort et l'avait laissée aux propriétaires du chenil pour qu'elle lui soit livré avec le chiot comme son dernier cadeau de Noël. C’était plein d’amour, d’encouragement et d’avertissements à être forte. Il jurait qu'il attendait le jour où elle le rejoindrait. Et il lui avait envoyé ce jeune animal pour lui tenir compagnie d'ici là.

Se souvenant de la petite créature pour la première fois, elle fut surprise de le trouver la regardant tranquillement, sa petite bouche haletante ressemblait à un sourire comique. Stella mit les pages de côté et attrapa le paquet de fourrure dorée. Elle pensait qu'il serait plus lourd, mais il n'avait que la taille et le poids d'un petit oreiller et il était si doux et chaud. Elle le serra dans ses bras et il lui lécha la mâchoire, puis se blottit dans le creux de son cou. Les larmes recommencèrent à cet échange d'affection, et le chien la supporta pleurer sans bouger.

Finalement, Stella le posa sur ses genoux, où il la regarda solennellement. Elle essuya vaguement ses joues mouillées, puis sourit d'une manière ou d'une autre. "Eh bien, petit, je suppose que c'est à toi et moi." Sa langue rose haletait en signe d'accord. Le sourire de Stella se renforça et son regard se tourna vers la fenêtre. Le crépuscule était tombé, et la tempête semblait avoir passé le plus fort de sa fureur. À travers les flocons duveteux qui tombaient maintenant à un rythme plus doux, elle aperçut les joyeuses lumières de Noël qui bordaient les toits des maisons de ses voisins. Les airs de "Joy to the World" flottaient depuis la cuisine. Soudain, Stella ressentit la sensation la plus étonnante de paix et de bénédiction l’envahir. C'était comme être enveloppé dans une étreinte amoureuse. Son cœur battait douloureusement, mais c'était de joie et d'émerveillement, pas de chagrin ou de solitude. Elle n'aura plus jamais besoin de se sentir seule.

Reportant son attention sur le chien, elle lui dit : "Tu sais, j'ai un carton au sous-sol et je pense que tu l'aimerais. Il y a un arbre dedans et des décorations et des lumières qui vont t'impressionner comme un fou." Et je pense que je peux trouver la vieille crèche là-bas aussi. Que dirais-tu d'aller la chercher ? Le chiot aboya joyeusement en signe d'accord, comme s'il comprenait chaque mot."

C'est la fin de l'histoire. Et je terminerai avec ces réflexions sur la signification de Noël. L'amour est plus fort que la mort et atteint l'éternité avec des cadeaux de gentillesse, venant de cœurs aimants, qui peuvent réchauffer l'hiver le plus froid et apporter de la lumière dans les endroits sombres et solitaires. Et une nuit sombre dans un petit village appelé Bethléem, chacun de nous a reçu un cadeau pas comme les autres; un don d'une gentillesse surprenante et d'un amour durable, un don qui réchauffe encore aujourd'hui les cœurs, libère les captifs, repousse les ombres et apporte l'espoir et la joie pour transformer les saisons désolées de nos vies. 

Le grand don de Dieu délivré juste au moment où nous en avions le plus besoin, nous guidera à travers chaque épreuve, chaque difficulté, chaque jour de solitude et chaque nuit sans étoiles. Et un jour, nous serons tous ensemble en présence du cadeau où la solitude, la mort, la séparation et les larmes s'effaceront comme un rêve lointain. Ce cadeau est à nous en ce moment. Et Son nom est Jésus. Merci à Dieu pour son don indescriptible.

Ici James Dobson, et j'espère que vous avez apprécié cette histoire touchante de Cathy Miller. Vous savez, il me vient à l’esprit qu’il y a certaines personnes parmi notre auditoire qui se sentent comme Stella dans cette histoire. Ils sont seuls et découragés. Peut-être ont-ils perdu un être cher. Est-ce que c'est vous? Si c’est le cas, j’espère que vous trouverez la paix dans l’enfant Christ et la promesse de la vie éternelle. Joyeux Noël à tous. Bénédictions à vous.