dimanche 31 juillet 2022

Et Jésus fût aussi invité

"et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples" (Jean 2:2).


Nous avons ici le récit du premier miracle de Jésus lors des noces de Cana. Nous nous rappelons aisément de l'eau changée en vin, et de sa signification entre le passage de l'Ancienne alliance et la Nouvelle alliance en Jésus-Christ (le passage de la Loi à l'Évangile écrite avec les lettres de sang du Sauveur), mais nous devons aussi tirer une leçon pour nos propres vies dans ce passage des Écritures. 
Jésus fût aussi invité aux noces.

La question est la suivante: Jésus est-Il l'invité principal de nos vies ou est-Il un invité parmi tant d'autres? Nous ne savons pas qui étaient les mariés dans ce passage, probablement étaient-ils parents avec la famille du Christ, parce que Marie était là. Mais le texte nous dit qu'ils invitèrent "aussi" Jésus et ses disciples. Jésus semble n'avoir été qu'un invité parmi les autres, et il est probable que personne ne portait attention à Lui jusqu'à ce que, le vin ayant manqué, sa mère dise aux serviteurs: "Faites ce qu'Il vous dira" (v.5). 

Remarquons d'abord l'humilité qui a toujours caractérisé Jésus. Il ne s'est pas formalisé d'être le centre d'attraction, pas plus lors de ce mariage qu'à bien d'autres moments de Sa vie publique. Il était là, dans Sa gracieuse présence, et nous pouvons l'imaginer souriant et affable avec les autres invités, sachant que "son heure n'était pas encore venue" (v.4). Remarquons aussi la réaction de Sa mère, qui se tourna immédiatement vers Jésus lorsqu'elle apprit qu'il manquait de vin. C'est une bonne habitude que celle de se tourner vers Jésus lorsque nous manquons de quelque chose. Mais la question est de savoir si nous nous tournons aussi vers Lui lorsque nous ne manquons de rien.

Lorsque tout va bien, que la santé est là et que tout semble aller pour le mieux, c'est là que nous sommes le plus en danger de renier la foi, parce qu'il est facile de négliger le Christ et de le traiter (dans notre vie) comme un invité parmi les autres, et de ne recourir à Lui que s'il nous manque quelque chose. Dans ce cas-là, ce Jésus n'est qu'une idole, une image ou un bibelot que nous sortons d'un coffre où nous le rangeons lorsque nous n'en avons pas besoin. Ce n'est certainement pas le Jésus réel que la Bible nous enseigne, qui désire une relation vivante avec nous. Jésus ne doit pas être un invité parmi tant d'autres. Il doit être l'invité principal depuis le jour de notre conversion, où nous l'avons accepté comme Seigneur et Sauveur. Nous ne pouvons pas marcher en parallèle ou à distance de Lui (regardons où cela a conduit l'apôtre Pierre lorsqu'il renia le Christ (Marc 14:54)). Nous devons marcher dans Ses traces, selon qu'il est écrit: "Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même" (1 Jean 2:6). 

Aux jours heureux, Jésus doit être là. Il doit être à la place d'honneur dans nos vies. C'est triste que de nombreux chrétiens oublient d'être reconnaissants pour toutes les bontés dont le Seigneur fait preuve à leur égard. Ils en viennent ainsi à agir comme si toutes ces bénédictions leur étaient dues. Et ils ne comprennent pas "ce qu'ils ont fait de mal" si certaines de ces choses leurs sont enlevées soudainement. Les chrétiens modernes aiment à parader dans les fêtes et se trouver où ils peuvent "avoir du bon temps", mais peu se demandent s'ils pourraient s'y trouver avec Christ s'Il était en personne sur la Terre. Beaucoup de ces chrétiens s'imaginent même que s'ils invitent Christ à leurs fêtes, ils n'auront plus de plaisir. Alors ils le laissent chez eux avant de partir, mais ils se trompent. Ils se trompent parce que le Seigneur Jésus-Christ est le seul qui peut donner la vraie joie et la vraie paix. Il ne donne pas la satisfaction comme le péché peut le faire, car la satisfaction qu'Il donne est durable tandis que ceux qui s'abreuvent à la source du péché ne sont jamais satisfaits. 

Le Christ n'a jamais voulu d'une relation matérielle avec ceux qu'Il sauve. Si quelqu'un pense venir à Christ et posséder et faire tout ce qu'il désire, il a mal compris l'Évangile. La parole de Dieu n'a jamais encouragé le "Je-Me-Moi", mais plutôt l'altruisme. Jésus dira qu'il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jean 15:13).  

Il n'y a rien de mal à prier ou se tourner vers Jésus dans la prière lorsque rien ne va plus dans notre vie, un peu comme Marie l'a fait. C'est même un réflexe sain et normal pour tout enfant de Dieu. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Dieu permet les épreuves (même si elles ne viennent pas de Lui), car elles nous rapprochent de Lui en ce que nous intercédons et nous recherchons Sa face, chose que nous ne ferions peut-être pas si tout allait bien. Malheureusement.

Mais il est une chose dont nous avons la certitude, c'est que Jésus veut être de tous nos moments, de joie ou de pleurs, car Il a promis "Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde" (Matthieu 28:20). Et aux moments où le malheur nous atteint, pourvu que nous nous soyons attachés à Lui lorsque tout était calme dans nos vies, Il est là aussi. Dieu ne dira-t-il pas à Son serviteur, du milieu de la tempête: "Ne crains rien, car Je suis avec toi" (Esaïe 41:10)? 

Jésus est-Il l'invité principal de votre vie, ou est-Il un invité parmi tant d'autres? S'Il est l'invité principal, cela signifie qu'Il a la première place dans vos pensées et que le Saint-Esprit dirige votre conduite. Sinon, il n'est pas encore trop tard pour lui donner, ou redonner ce qu'il Lui est dû et qu'Il a payé au prix de Son sang. De nouveau, Son heure approche. L'heure bienheureuse de Son grand retour triomphal, où Il nous délivrera de toute cette corruption morale et spirituelle qui nous assaille jour après jour et qui a envahi le monde à l'heure actuelle. L'heure est avancée, et bientôt nous entendrons un cri au milieu de la nuit : "Voici l'époux, allez à sa rencontre" (Matthieu 25:6). Il nous faut être prêts, et pour être prêts, nous devons demeurer en Christ, et Lui doit demeurer en nous (Jean 15:4).   

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.  

dimanche 24 juillet 2022

Ne pas mépriser le sang de Christ

Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris (Esaïe 53:5).


Le sacrifice du Christ est vraiment l'image d'un amour sincère et inconditionnel. Nous savons que c'est à cause de nos péchés qu'Il a souffert la croix. Le péché nous sépare de Dieu et nous prive de Sa gloire. 

Ces péchés devaient être expiés. Tout au long de l'Ancien Testament, nous voyons que du sang devait être versé pour l'expiation des péchés. C'était l'ombre des choses à venir. Les Israélites devaient toujours recommencer, car qui ne pêche pas, même non intentionnellement? Tous ces animaux à fournir pour le sacrifice, c'était intenable. Un Sauveur leur a été annoncé, un prophète plus grand que Moïse leur a été promis, et Dieu a tenu Sa promesse. Jésus, le Christ, notre Seigneur et Sauveur, Parole de Dieu faite chair est venu parmi nous, s'est offert Lui-même une fois pour toute comme Agneau sacrificatoire. Hébreux 9:12 nous dit "qu'Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle". Gloire à Dieu! 

Malgré la rébellion dont nous étions engagés contre Lui, malgré notre indignité, Dieu a eu pitié de nous et Sa promesse d'un Sauveur s'est accomplie dans la personne de Jésus-Christ. Par Lui, nous sommes délivrés de la ruine du péché et de la mort éternelle. Notre espérance n'est pas vaine puisque Dieu l'a ramené de la mort à la vie; pour ceux qui ont cru en Lui, cette résurrection est un gage de salut, mais pour ceux qui l'auront rejeté, elle est une preuve du juste jugement à venir.

Quelqu'un a déjà raconté une histoire à ce sujet. Un jeune homme avait commis un crime qui lui méritait la prison à perpétuité. Mais un avocat s'est levé, et l'a vaillamment défendu, au point que le juge lui a rendu sa liberté avec comme seule condition de ne plus recommencer. Ce jeune homme, quoique reconnaissant pendant un certain temps envers l'avocat qui l'avait si brillamment défendu, fini par oublier cette délivrance imméritée dont il avait bénéficié et fini par sombrer dans une vie mauvaise, à un point tel qu'il se retrouva de nouveau devant le juge pour ses mauvaises actions. Il pensa en lui-même: "L'avocat qui m'a défendu la dernière fois me défendra encore et me rendra ma liberté". Le jeune homme se présente donc à la cour ce jour-là, et entrant dans la salle du jugement, il constate que l'homme qui a été son avocat lors de sa dernière comparution est désormais installé sur le siège du juge. Le jeune homme lui sourit et dit: "Je suis revenu". Mais le juge lui répondit: "La dernière fois que nous nous sommes vus, je me suis fait votre avocat. Je savais que vous étiez coupable, mais je me suis battu pour vous, même si vous ne le méritiez pas. Mais aujourd'hui, je suis juge, et mon jugement doit être, et sera juste". 

De notre vivant, Jésus est notre avocat auprès du Père (1 Jean 2:1), Il est notre rédempteur, Il nous pardonne même si nous sommes entièrement coupables. Son sang versé à la croix de Golgotha est un témoignage puissant devant Dieu qu'Il nous a lavé et racheté de nos péchés, et l'accusateur (Apocalypse 12:10) ne peut rien contre nous tant que nous demeurons en Lui. Mais si nous méprisons le sang de l'alliance (Hébreux 10:29), quel espoir nous restera-t-il lorsque nous nous présenterons devant le trône de gloire pour y être jugé? Dieu a fixé un jour où Il jugera le monde selon la justice, par Celui qu'Il a désigné, c'est à dire Jésus-Christ (Actes 17:31). D'avocat bienveillant, Jésus sera devenu le juste juge. Il n'aurait pas besoin de prononcer une seule parole, car encore une fois, son sang versé suffirait à faire taire tous ceux qui voudraient se défendre. 

La question est: de quelle manière as-tu considéré le sang de Jésus versé à la croix pour tes péchés? Nous ne connaissons ni le jour ni l'heure où notre souffle nous sera redemandé; sommes-nous prêts à rencontrer Jésus? L'avons-nous connu comme notre avocat bienveillant ou le rencontrerons-nous comme notre juste juge? 

Prions.

Seigneur Jésus, Ton sacrifice est effectivement une belle image de l'amour inconditionnel d'un Dieu qui nous a aimé malgré notre rébellion. Je suis indigne de Toi Jésus, indigne de Ton salut, indigne de recevoir Ton pardon, ni d'être appelé fils ou fille du Dieu vivant. Et pourtant... Malgré mon indignité, je veux me saisir de ce don gratuit par la foi en Jésus-Christ, mon Sauveur et mon Rédempteur. Toutefois, je ne veux jamais oublier Ta compassion pour moi alors que je me moquais de Toi, ni le coût des souffrances que Tu as endurées pour moi afin que je ne sois plus appelé "pécheur coupable", mais "pécheur pardonné". Mon Seigneur et mon Roi, purifie mon cœur, afin je Te prie, que je m'approche de Ton trône sans peur et sans reproche, étant justifié par Toi seul. Aide-moi à constamment garder devant moi le souvenir de Ton amour qui ne cesse jamais et se manifestera pour l'éternité. 

Nous te prions aussi pour que Ton Saint-Esprit continue de convaincre le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement, afin qu'ils se rendent à la repentance et reçoivent la rémission de leurs péchés, vivant pour la gloire de Dieu.

Merci Père Éternel pour cet amour vivant et vrai, dans le nom précieux de Jésus-Christ, Amen.   

dimanche 17 juillet 2022

Bien terminer la course

Asa invoqua l'Éternel, son Dieu(...) (2 Chroniques 14:11).

Asa se fortifia et fit disparaître les abominations de tout le pays de Juda (2 Chroniques 15:8).

Asa sortit de l'argent et de l'or des trésors de la maison de l'Éternel(...), et il envoya des messagers vers Ben-Hadad, roi de Syrie (2 Chroniques 16:2).
(...)Même pendant sa maladie, il (Asa) ne chercha pas l'Éternel, mais il consulta les médecins (2 Chroniques 16:12). 

Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ (Philippiens 3:13-14).

Nous avons ici deux exemples de personnes dont la fin de vie est radicalement différente. Asa est un roi qui a fait ce qui était juste une grande partie de sa vie. Lorsque Zérach l'Éthiopien est sorti contre lui avec une armée d'un million d'hommes, il est dit qu'Asa "invoqua l'Éternel, son Dieu". Lorsque Azaria, fils d'Obed, alla vers lui de la part de Dieu pour l'exhorter et le fortifier, il est dit qu'Asa "se fortifia et fit disparaître les abominations de tout le pays de Juda. Que s'est-il donc passé dans la vie d'Asa pour qu'au chapitre 16, nous le voyions sortir l'argent et l'or de la maison de l'Éternel pour l'envoyer dans les mains d'un impie? Pourquoi ne s'est-il pas encore tourné vers l'Éternel, comme lorsque Zérach est sorti contre Juda? La fin d'une chose ne devrait-elle pas être meilleure que le commencement? 

Alors que nous avons expérimenté la présence de Dieu au commencement de notre marche avec Lui, que nous avons vu a main faire des choses que Lui seul pouvait faire, comment pourrions-nous faire comme Asa et nous tourner vers les efforts humains pour obtenir des résultats dans notre vie? Le texte en 2 Chroniques 16 nous montre que les actions infidèles d'Asa ont portées leurs fruits, mais qu'elles déplurent fortement à Dieu. Parce que nous ne pouvons pas prétendre avoir la foi en Dieu tout en plaçant notre confiance en nous-même ou dans les hommes. C'est une insulte pour Lui, et cela démontre un manque de foi flagrant. Les actions d'Asa étaient une image de l'infidélité de son cœur. Nos actions démontrent la relation réelle que nous avons avec Dieu.  

À l'inverse, nous avons l'exemple de l'apôtre Paul qui gardera les yeux fixés sur Dieu tous les jours de sa vie après sa conversion. Il n'a jamais oublié d'où il avait été tiré par la grâce de Dieu. Raison pour laquelle il pourra dire en 2 Timothée 4:7: "J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi". Parce que la fin d'une chose doit être meilleure que son commencement. 

Nous devons suivre l'exemple de gens qui ont été fidèles à Dieu jusqu'à la mort. Paul vivait dans une dépendance absolue envers son Sauveur, et ce qu'il disait n'était pas que paroles en l'air, il le vivait réellement. S'il n'a jamais oublié d'où il a été tiré, lui qui est allé jusqu'à approuver le meurtre d'Étienne (Actes 8:1), mais il n'a jamais laissé l'ennemi l'accuser non plus. Il a reçu de nombreuses et grandes révélations divines, mais il ne s'est jamais attaché à cela, car, dit-il, "oubliant ce qui est en arrière, et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but". Son contentement n'était pas dans les choses qu'il avait accomplies ou reçues de Dieu, mais en Dieu seul! 

Ayons cette même mentalité qui était en l'apôtre Paul: tant que nous sommes dans la course, c'est-à-dire dans ce corps de chair, comprenons et acceptons que nous ne l'avons pas encore complétée. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire comme Asa. Nous ne savons pas exactement quelle a été la fin de sa vie, s'il s'est ou non repenti sur son lit de mort, nous pouvons espérer que oui. Nous ne connaissons ni le jour, ni l'heure de notre mort, ni si nous aurons l'occasion de nous repentir avant qu'elle ne vienne terminer notre course. Assurons-nous de demeurer constamment dans la présence de Dieu. 

Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu (Romains 8:13). Tous les vrais chrétiens n'y échappent pas; c'est la même règle de course pour tous: la chair et ses désirs, c'est la mort. Mais Jésus et l'Esprit de Dieu qui doit nous diriger, c'est la grâce abondante ici-bas et la vie dans la gloire éternelle. 

C'est encore l'apôtre Paul qui dira en Romains 8:29 que Dieu a prédestiné ceux qu'Il a appelé à être semblables à l'image de son Fils Jésus-Christ. Cette course qui est la nôtre, c'est le bon combat de la foi. C'est cet appel que nous avons de refléter la gloire de Dieu dans notre vie, à répandre la bonne odeur de Christ parmi ceux qui sont sauvés et ceux qui périssent (2 Corinthiens 2:15), en toutes circonstances. Si nous disons que nous avons le ciel pour but ultime, alors agissons en conséquence; gardons les yeux fixés sur Celui qui peut et qui veut nous y conduire; notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ (Romains 6:23). Comme le coureur qui court dans le stade ne s'arrête pas en plein milieu de l course, ne nous arrêtons pas et persévérons dans les voies du Seigneur, que Ses désirs soient nos désirs, et Ses pensées nos pensées. Laissons-nous transformer et diriger par le Saint-Esprit, dans une obéissance absolue à la volonté de Dieu, afin qu'il puisse être dit de nous après notre mort: cette personne fit ce qui est agréable à l'Éternel jusqu'à sa mort.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 10 juillet 2022

Ne pas retourner en arrière

"(...)car Démas m'a abandonné, par amour pour le siècle présent" (2 Timothée 4:10).

"Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait" (Romains 12:2).

Nous avons cette fâcheuse tendance, même une fois que nous avons donné notre vie à Christ, de regarder en arrière et à ce que le monde nous offre, avec toutes ses tentations. Mais la plus grande menace qui nous guette est celle qui est probablement la plus subtile; c'est le refroidissement spirituel, qui s'effectue sur le long terme, et qui, à terme, conduit à l'indifférence, qui est la tiédeur (Apocalypse 3:16). Nous laissons quelqu'un ou quelque chose s'immiscer entre nous et notre relation avec Dieu, et le zèle qui nous habitait jadis pour Dieu se refroidit lentement pour laisser place à une apathie trop souvent indifférente envers notre devoir d'enfants de Dieu vivant dans un monde déchu. Sauf que toute la pression du monde n'y pourrait rien si nous gardons notre cœur solidement ancré en Jésus, en nous souvenant de Ses paraboles des maisons bâties sur le roc et sur le sable.  

Démas a été en mesure de suivre Paul pendant un certain temps, mais la pression de suivre le monde était devenue trop forte. Le fait qu'il aimait trop le siècle présent l'a empêché d'aimer Christ, son peuple et les perdus comme nous sommes appelés à le faire. Parce que cet amour ne vient pas de nous, il doit venir de Christ et de l'Esprit de Dieu habitant en nous. Si nous sommes remplis de Christ et du Saint-Esprit, nous ne serons plus libres d'être remplis des choses ce de monde. 

Après avoir aimé les choses de ce monde, toutes les convoitises et les péchés qui s'y rattachent, et avoir reconnu que tout était vain et que rien de tout cela ne pouvait nous satisfaire, et en avoir été délivré par la grâce de Dieu, comment pourrions-nous retourner vers ces choses après avoir connu Christ, dans toute Sa pureté et Sa grâce? Nous savons déjà qu'il ne sert à rien de gagner les choses de ce monde si nous perdons notre âme (Marc 8:36). Persévérons dans l'amour de Christ. Même si ce monde ne semble rempli que de haine et s'est complètement égaré loin de la vérité et de la droiture, notre Seigneur nous ordonne d'être comme un phare dans la nuit (Matthieu 5:16), laissant Christ en nous briller d'une manière jamais vue jusqu'ici. 

Peut-être vous identifiez vous dans ce court message. Vous dites: "C'est vrai, je me suis refroidit. Mon zèle pour Dieu n'est plus le même qu'au commencement. J'ai laissé les choses de ce monde se placer entre moi et mon Dieu". Ne vous découragez pas. N'abandonnez pas. Le simple fait que vous reconnaissiez cela prouve que vous n'êtes pas indifférents. C'est la douce voix du Père qui vous rappelle encore à Lui.

Prions.

Père Éternel, je reconnais que je ne dois rien placer entre Toi et moi, car Jésus, Toi seul doit être à la première place dans ma vie. Je ne peux rien faire par mes propres forces, pas même le bien que je voudrais faire. Je ne veux pas insulter l'Esprit de la grâce, je ne veux plus imposer ma propre volonté. Pardonne-moi, Seigneur, et rend-moi pur, avec des pensées pures dignes de Ton nom, selon Ta parole et Ta sainte volonté. Soit à la première place dans ma vie, Jésus, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Je me place sous Ta protection, Seigneur, et je Te remets tous mes fardeaux, mes soucis et mes échecs, quels qu'ils soient. Par la foi, Tu nous offre ce repos, Jésus, et par conséquent, je Te laisse tout ce qui me rendait esclave de quelque chose d'autre que Ta sainte volonté et qui me faisait éloigner de Ton amour parfait.   

Je ne veux pas, je ne veux plus obéir à la nature charnelle qui est instable et trompeuse par-dessus tout. Ce que je veux Jésus, ce que je recherche, c'est Ton courage et le don de la maitrise de soi, c'est la capacité d'aimer le bien et de faire le bien que Tu me demandes de faire, peu importe le coût. Renouvelle mon intelligence, aide-moi à marcher dans une sainte discipline spirituelle, dans une confiance et un abandon total à mon Dieu. Je ne peux rien sans Toi Jésus. Demeure le Maître de ma vie, car, pour les jours qu'il me reste à vivre ici-bas, je veux Te donner l'honneur, la louange et la gloire qu'il Te revient. Dans le précieux nom de Jésus, Amen. 

dimanche 3 juillet 2022

Lettre à un ami malade

Mon frère, ma sœur, je suis attristé d'apprendre les maux qui t'assaillent en ce moment, et sache que je suis uni de cœur et d'esprit avec toi pour implorer le secours Céleste. Comme Jésus est notre meilleur ami et le puissant Roi des rois, je continue de me confier en Lui pour ton soulagement et ton rétablissement. Je prie qu'Il te remplisse de force et de courage du Saint-Esprit. Ne crains pas, car Jésus est avec toi. Il est en toi, et Il veillera sur toi jusqu'à la victoire. Continue de combattre le bon combat, Dieu est avec toi et Sa grâce te comble de tous biens.   


Dieu, Père Éternel miséricordieux et puissant, soit sanctifié au plus haut des cieux et sur la Terre, que Ta volonté s'accomplisse dans la vie de mon frère/ma sœur. Laisse Ton saint soulagement reposer sur lui/elle, dans la gloire de Ton saint nom.

Dieu miséricordieux et riche en bonté, nous t'invoquons en ces moments les plus durs et douloureux dans la santé de ce frère ou de cette sœur, mais aussi dans les cœurs de ses proches qui sont attristés par toute cette souffrance. Souviens-toi de lui, souviens-toi d'elle, Seigneur Jésus-Christ, souviens-toi de son amour envers ses semblables, ainsi que de son obéissance, et accorde-lui de persévérer jusqu'au bout. Merci qu'à travers ces choses, sa foi grandisse et s'affermisse de plus en plus, s'attachant toujours plus à toi. 

Ô Jésus, je sais que tu connais tout, et beaucoup plus. Je sais Seigneur Jésus que tu veilles en ami sur sa vie, j'en suis totalement convaincu, car Tu es l'ami fidèle qui ne nous abandonne pas dans les plus graves situations de notre vie. Même dans la mort Tu restes présent, offrant Ton secours en ceux qui se confient en Toi. Autant je crois cela, je crois aussi Jésus, qu'un seul mot de Toi, un seul NON de Toi à cette souffrance et à cette maladie, et son rétablissement serait complet. Tu es la source de vie Seigneur Jésus, et c'est en Toi que je crois; que nous croyons. Nous Te remercions, parce que Ta volonté s'accomplira, pour la plus grande gloire de Dieu. 

En toi Jésus nous nous confions, nous avons placé notre vie entre Tes mains puissantes, et nous savons que Ta volonté s'accomplira dans notre vie, pour la plus grande gloire de Dieu. Notre patrie n'est pas d'ici-bas, et nous avons les regards fixés sur la vie éternelle là-haut dans la gloire. Nous Te remercions pour toutes Tes bontés Seigneur, car elles sont grandes. Tu es notre soutien, et Ton plan de salut pour nous est si grand, Tu as tout prévu et tout préparé, et c'est avec une confiance constamment renouvelée que nous avançons à Ta suite, un jour à la fois. Oui Éternel Dieu, c'est à Toi qu'appartiennent dans tous les siècles le règne, la puissance et la gloire, d'éternité en éternité, dans le nom puissant de Jésus-Christ, Amen.   

dimanche 26 juin 2022

Prêter attention à la parole prophétique!

Et nous tenons pour d'autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour vienne à paraître et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs (2 Pierre 1:19). 


Cette parole prophétique dont Pierre parle, c'est la doctrine de l'ensemble des prophéties annonçant la venue du Sauveur Jésus-Christ. Nous le savons, toute Écriture est inspirée de Dieu (2 Timothée 3:16), et pour nous les croyants, la parole de Dieu est bien sûr une lampe éclairant notre sentier, mais elle est également un moyen par lequel nous contemplons la gloire de Dieu. Plus nous la connaissons, plus nous voulons nous y plonger nos regards et la méditer car elle est notre nourriture. Non seulement cela, mais elle nous enseigne la volonté de Dieu, nous y trouvons le cœur même de notre Créateur et Sauveur. Les prophéties des Écritures annonçant le Christ, s'étant accomplies, sont une preuve que le christianisme n'est pas une fable habilement conçue.

Esaïe 61:1-3 annonçait prophétiquement la venue du Sauveur, Jésus-Christ. Jésus a lui-même confirmé cette prophétie en Luc 4:21. Des millions de vies transformées et sauvées par Sa grâce et Sa puissance prouvent qu'il disait vrai. Il est donc cet élu, la lumière dans les ténèbres, le Fils unique de Dieu, le réconciliateur, le rédempteur, le Sauveur de l'humanité, et nous faisons bien d'y consacrer notre vie en renonçant aux convoitises de ce monde, car il est écrit en Hébreux 2:3 : "Comment échapperons-nous si nous négligeons un si grand salut"?  

Prêter attention à la Parole, c'est croire par la foi qu'elle est inspirée de Dieu; que le Saint-Esprit a inspiré ces divers écrivains qui, sans se consulter, à des centaines d'années d'intervalles, ont composé un livre dont les textes se recoupent à la perfection, certains nous offrant même des explications pour d'autres passages plus difficiles à comprendre. C'est par la foi que nous pouvons accepter le fait que le Saint-Esprit a guidé ces serviteurs de Dieu afin qu'ils puissent, par leurs écris, nous transmettre ce que Dieu voulait que nous apprenions de Lui. Elle nous enseigne, nous convainc, elle corrige et nous instruits dans la justice "afin que nous soyons accomplis et propres à toute bonne œuvre" (2 Timothée 3:17).      

Ayant l'assurance que cette Parole s'est accomplie et qu'elle est donc vraie, nous la laissons œuvrer en nous en nous soumettant totalement à la volonté de Dieu. Nous construisons notre vie de foi sur cette assurance que nous avons dans notre Seigneur Jésus-Christ. Alors que l'étoile du matin se lève dans nos cœurs, l'Esprit de Dieu rend témoignage à notre esprit que nous sommes Ses enfants (Romains 8:16). Portant ce témoignage, nous œuvrons donc avec d'autant plus d'ardeur et de persévérance que nous savons que l'heure du retour de Jésus est proche. En effet, si la prophétie annonçant la première venue de Jésus s'est accomplie, à bien plus forte raisons devons-nous croire en la promesse de Sa seconde venue qu'Il nous a Lui-même annoncé! Et si c'est poussé par le Saint-Esprit que ces hommes ont prophétisés et parlé de la part de Dieu, c'est aussi par l'Esprit que nous devons vivre les jours qu'il nous reste à vivre lors de ce pèlerinage terrestre. 

Malgré les heures sombres dans lesquelles nous vivons, nous savons qu'un ciel éclatant nous attend, là où tout est lumière et où les ténèbres n'ont aucune emprise. Persévérons dans la prière et la lecture de la Parole; intercédons pour les perdus et les rétrogrades; réconfortons-nous les uns les autres en nous rappelant cette promesse du Seigneur Jésus: "Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous" (Jean 14:18). Que tout ce qui est pur et saint fasse notre joie, selon qu'il est écrit: "Vous serez saints, comme je suis saint" (1 Pierre 1-16). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 19 juin 2022

Notre Créateur

Au commencement, Dieu créa les cieux et la Terre (Genèse 1:1).


En Genèse 1, Moïse traite des questions les plus fondamentales de la vie. Il déclare que Dieu a créé toutes choses. Cela seul devrait influencer notre façon de vivre.  

Le premier chapitre de la Bible affirme de manière radicale qu'il n'y a qu'un seul Dieu. Cette vérité tranchait sur le prosélytisme et l'idolâtrie du monde antique. La description qui y est faite de chaque jour de la création met en question les divers dieux que les païens adorent, et déclare qu'ils ne sont pas du tout des dieux, mais seulement des créations du seul et unique vrai Dieu.

Le premier jour, les dieux de la lumière et des ténèbres sont destitués; le deuxième jour, les dieux de la mer et du ciel; le troisième jour, les dieux de la Terre et de la végétation; le quatrième jour, les dieux du soleil, de la lune et des étoiles. Les cinquième et sixièmes jours, les dieux des animaux, et finalement, les humains. Bien que chaque être humain soit créé à la ressemblance de Dieu, il n'est qu'une créature, et, par conséquent, on ne doit jamais l'adorer.

Ce récit donne le fondement de l'alliance de Dieu avec Israël. Par exemple, pourquoi les dix commandements interdisent-ils l'adoration de d'autres dieux? Parce que seul Dieu est le Créateur du ciel et de la terre. Pourquoi est-ce mal de tuer? Parce que les êtres humains sont créés à la ressemblance de Dieu.

Ayons donc comme seul objectif de connaître le Dieu vivant et véritable.

Auteur inconnu

dimanche 12 juin 2022

La forteresse renversée

Le sage monte dans la ville des héros, et il abat la force qui lui donnait de l’assurance (Proverbes 21:22).

Une version anglaise dit: "L'homme sage escalade la ville des puissants, et renverse la forteresse en laquelle ils se confient".

Qui est le sage? Et qui est l'instruit? Dieu n’a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde (1 Corinthiens 1:20)? Qui donc est assez sage pour escalader cette muraille des puissants et renverser leur forteresse? Il est vrai qu'au cours de l'histoire de l'humanité, de nombreux généraux et chefs de guerre se sont fait remarquer par leur habileté à mettre en place des stratégies surprenantes et géniales, dans le but de renverser des forteresses qui semblaient imprenables. Mais "la force qui donne de l'assurance", ou "la forteresse" dans la version anglaise, dans notre verset à l'étude, ne fait pas allusion à une place forte médiévale.

Cette ville des héros ou des puissants, c'est le cœur de l'homme. Sa place forte, et ce qui lui donne de l'assurance, c'est tout ce en quoi ou en qui il met sa confiance. Ça peut être son compte bancaire, ou encore ses nombreuses possessions, ou tout simplement la fierté qu'il a de lui-même. Ces choses sont tellement ancrées en lui, il y est tellement attaché que s'est presque impossible de l'en détourner. Ils découvrent à Pompéi des corps quasi intacts de gens ayant été surpris par les cendres du volcan qui serraient dans leurs mains leur bourse d'or ou d'argent. Alors que leur existence même était en péril et qu'ils étaient sur le point de faire le saut dans l'éternité, la seule chose qu'ils avaient en tête étaient de sauver leur trésor terrestre. Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: qui peut le connaître (Jérémie 17:9)?

Bonne nouvelle! Jésus le connaît très bien. Le sage, c'est Lui. Personne ne peut abattre ce type de forteresse dans le cœur de l'homme, personne ne peut conquérir ce cœur si ce n'est Jésus-Christ. Comment y parvient-il? Par amour. Malgré ce qu'il y voit, Il nous aime. Il a donné Sa vie pour nous délivrer de nous-mêmes et de la ruine éternelle vers laquelle nous courons aveuglément. Pour cela, il faut que quelqu'un annonce le Christ. Paul dira en Romains 10:14 : "Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche?" Et en 2 Corinthiens 10:4 : "Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses". Lorsque la Parole est semée et qu'elle entre dans le cœur du pécheur, et que Christ vient y habiter, ce dernier ne peut rester le même. Il se détourne de ses anciennes affections, et comme Paul, ce qu'il considérait jadis comme un gain, il les considère désormais comme une perte (Philippiens 3:7-8). Il dira en 1 Corinthiens 15:10 : "Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis". Le mur d'incrédulité a été escaladé, et la forteresse a été renversée, gloire à Dieu!

Bien sûr, il ne s'agit pas de se contenter de ce changement du passé, sans quoi nous ressemblerions à une maison vide, mais balayée et décorée, (Matthieu 12:44), mais de continuellement porter vers ce qui est en avant. L'apôtre Paul le dit de cette manière: " Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ." (Philippiens 3:13-14). Parce que ce qui a été jadis comme une forteresse dans ma vie peut le redevenir si je ne garde pas les yeux fixés sur Christ. C'est une faiblesse qui ne se vainc pas par la nature humaine, mais dont Christ seul est la solution. Raison pour laquelle nous devons persévérer jusqu'à la fin. C'est ici que l'humilité prend toute son importance, afin que la sagesse de Dieu nous accompagne tous les jours.  "Quand vient l’orgueil, vient aussi l’ignominie; mais la sagesse est avec les humbles" (Proverbes 11:2).

Jésus-Christ est Celui qui est "doux et humble de cœur (Matthieu 11:29). En tant que Ses disciples, nous reconnaissons que notre transformation ne vient pas de nous, mais de Dieu. Dans Sa grâce, Il a déposé un véritable trésor dans les vases d'argile que nous sommes, Il a fait briller la lumière dans nos cœurs jadis sous un joug pécheur. "Car Dieu, qui a dit: La lumière brillera du sein des ténèbres! A fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ. Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous (2 Corinthiens 4:6-7). 
 
Recherchons la justice et la miséricorde de Dieu tous les jours qu'il nous reste à vivre. La sagesse de ce monde condamne la marche avec Christ, mais Il est notre justice et notre miséricorde. Il est le rédempteur, Celui qui transforme les forteresses de mensonges en forteresses pour la vérité, afin que nous soyons, par Lui et pour Lui, comme des lumières dans un monde ténébreux à la recherche d'espoir. Jésus-Christ est cet espoir, il n'en existe aucun autre. 

C’est peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et pour ramener les restes d’Israël: Je t’établis pour être la lumière des nations, pour porter mon salut jusqu’aux extrémités de la terre (Esaïe 49:6).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 5 juin 2022

Les soucis de la vie et les derniers jours (2)

(...)nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie (2 Corinthiens 1:8).


Quelqu'un a écrit: "Je suis chrétien depuis plusieurs années. J'ai tout abandonné pour servir Dieu. Qu'est-ce que ça m'a apporté? Des moments de joies indescriptibles, certes, avec une espérance de salut en Jésus-Christ qui ne se dément pas, mais aussi la perte de presque tous ceux que j'appréciais. Maintenant, je suis malade, et hormis quelques chrétiens qui me soutiennent, je suis seul. Il semble que, depuis quelques années, l'ennemi se sert de tout ce qu'il peut pout m'accabler de toutes les manières".

Cette situation n'est pas unique. Cette personne n'est pas issue d'un église apostate où l'on enseigne le faux évangile de prospérité, et ô combien difficile est le combat qu'elle est en train de livrer actuellement. Mais elle tient ferme dans le combat qu'elle doit mener, par la grâce de Dieu. 
Tous ces pauvres gens qui se font enseigner que, s'ils donnent leur vie à Jésus, ils pourront rester eux-mêmes, mais en Christ (!), que tout ira bien, tout sera merveilleux, qu'ils deviendront peut-être même riches s'ils ont suffisamment la foi, et ils pourront faire tous ce qu'ils voudront, etc... Un très grand nombre d'entre eux abandonnent Dieu dès les premiers obstacles, parce qu'ils n'ont pas reçu le plein évangile. Ils ne savaient pas qu'ils auraient, un jour ou l'autre, des épreuves qui viendraient tester leur foi afin qu'elle grandisse et qu'ils s'accrochent encore plus à Jésus comme leur seul bien. 

Les jours que nous vivons sont mauvais. L'ennemi sait qu'il ne lui reste que peu de temps, aussi la méchanceté est-elle grande sur la Terre. Les chrétiens ne peuvent plus se cacher, ou disparaître dans la masse. La méchanceté est telle qu'ils ne peuvent s'y dissimuler sans perdre leur identité en Jésus-Christ. Nous ne pouvons pas être amis du monde (du péché) et enfants de Dieu à la fois, c'est impossible (Jacques 4:4). Nous devons nous préparer à être haï simplement à cause que nous portons le beau nom de Jésus-Christ. Si nous voulons résister, notre foi ne devra pas être fondée sur des fables habilement conçues, mais sur la parole réelle de Dieu. 

Dans notre verset initial, l'apôtre Paul le dit cette manière aux Corinthiens : "Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie". En d'autres mots: "Nous ne voulons pas que vous ignoriez que nous avons eu à faire face à de nombreuses tribulations". Cela devait édifier les Corinthiens et les exhorter dans le combat qu'ils avaient eux-mêmes à livrer. Parce que la vie chrétienne ne se fait pas sans heurt. Le chrétien qui est laissé tranquille toute sa vie durant par l'ennemi devrait se poser des questions sur sa vie spirituelle. L'ennemi attaque avec férocité ceux qui osent menacer son royaume de ténèbres en se tenant ferme dans la vérité, en étant rempli de l'amour de Dieu pour les perdus. 

Les premiers chrétiens ne connaissaient pas le confort que nous avons eu depuis si longtemps dans la majeure partie du monde. Ils étaient mis en danger de mort simplement en proclamant leur foi en Jésus-Christ. Ils étaient courageux et audacieux, mais non pas orgueilleux. Ils annonçaient purement et simplement que le royaume des Cieux s'était approché des hommes, et que le salut était disponible à quiconque renonçait à ses péchés et suivait Christ. Ils avaient compris que, ce dont Dieu nous a comblés, ce n'est pas seulement pour nous, mais pour répandre autour de nous. L'amour de Dieu en eux était si grand qu'ils étaient prêts à risquer leur vie pour sauver ne serait-ce qu'une seule âme de l'enfer éternel en lui proclamant l'Évangile. C'est ce que Jésus appelle "le plus grand amour" (Jean 15:13).  

Alors Paul poursuivra, disant: "Nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais en Dieu qui ressuscite les morts" (verset 9). Il touche ici au point essentiel que nous devrions retenir, parce que c'est vers là que nous nous dirigeons. Dans un monde de plus en plus amant du péché et remplis de haine envers tout ce qui est de Dieu, nous devrons être prêts à être détestés et peut-être même tués (comme c'est déjà le cas dans certaines parties du monde) par ceux (des perdus) que nous aimons au point de risquer notre vie pour leur salut. Cela nous est totalement impossible par nos propres forces, mais lorsque nous désespérons même de garder la vie, que les dangers et que ceux qui se font nos ennemis sont nombreux, nous avons un seul refuge, et c'est en Dieu. Jésus a été le premier d'entre nous; Il a donné Sa vie pour les pécheurs, car Il espérait en Dieu "qui ressuscite les morts". Nous ne serons pas déçus, gloire à Dieu! Personne ne rougira jamais d'avoir placé sa confiance dans le Seigneur, car Il soutient ceux qui ont foi en Lui. 

C'est ainsi que l'apôtre sera en mesure de dire: "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction" (2 Corinthiens 3-4). Il faut plus que jamais que nous nous approchions de Dieu dans la prière afin de recevoir la force dont nous avons besoin, non seulement pour nous-mêmes, mais pour continuer d'aider les autres qui ne sont pas encore rentrés à la maison. "Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi" (Jean 14:1). Le temps est proche. Relevez la tête, a dit Jésus, parce que votre délivrance approche (Luc 21:28). Et Il poursuivra au verset 36: "Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme".


Prions ensemble.

Que la grâce de Dieu repose sur nous. Que Son autorité, que Son Esprit nous apporte la connaissance nécessaire pour mieux comprendre Son plan. Que la lumière du monde éclaire chacun de nos pas, afin que nous marchions dans les traces que Jésus a faites. Que le Saint-Esprit soit comme une bouée qui nous apporte du réconfort et renouvelle notre courage jour après jour, ainsi qu'une force constamment renouvelée venant directement du trône de gloire de notre Dieu, afin que nous soyons vainqueurs sur les déceptions et tribulations de cette vie présente. Elles sont grandes et lourdes, jusqu'à submerger l'âme pourtant désireuse de faire le bien.

Mon Seigneur et mon Dieu, veille sur nous, ne nous laisse pas dire ou faire quoi que ce soit de nous-même, car ce que nous voulons Seigneur, c'est de comprendre et de connaître davantage Ta vérité; de vivre Ta volonté, et non pas la nôtre. Nous sommes conscient(e)s que la vie par l'Esprit est contraire aux désirs de notre nature humaine, mais ce que nous voulons c'est de nous abandonner à Toi comme jamais nous ne l'avons fait jusqu'ici. Si Tu ne nous aides pas, nous ne parviendrons pas à nous oublier pour être au service de notre prochain, travaillant à notre salut avec un zèle sans cesse renouvelé. 

Mon Seigneur et mon Dieu, prend pitié de mes frères et sœurs. Je te supplie, vois, et secours-les! Préserve leur foi lorsque la mer est calme et que tout va bien; garde-les au creux de Ta main dans les temps difficiles. Que Ta bonté repose sur eux; comble-les de Ton amour et de Ta miséricorde. Les épreuves et l'opposition de cette vie peuvent être déprimantes, ne permettant même pas parfois de relever la tête, donnant coup sur coup. Pour certains, la vie est devenue un fardeau de souffrance, pour d'autres, de persécutions, pour d'autres encore, d'ennuis et de solitude.  Seigneur, s'il est une chose que ces personnes ont tous en commun et qu'elles veulent faire, c'est de s'accrocher à Toi plus que jamais, malgré toutes les tentatives de l'ennemi. Tu es le Sauveur, le seul Sauveur, Tu es le Rédempteur, le bon Berger, et je Te remercie que Tu veilles sur chacun d'eux sans cesse. 

Père Éternel, je Te rends gloire dans la prière, mais je veux aussi Te glorifier en actions en étant un exemple parfait. Aide-moi simplement à accepter le fait que je ne peux pas tout contrôler et tout changer moi-même, mais à tout remettre entre Tes mains puissantes, Toi en qui il n'existe aucune ombre de variation. Tu es le même hier, aujourd'hui et éternellement, et c'est pourquoi Tu es, Seigneur, le Rocher des âges, l'abri sûr lors de la tempête. 

Merci Seigneur Dieu, de donner gloire à Ton nom encore une fois dans cette génération, et que toute la gloire Te soit rendue, dans le précieux nom de Jésus-Christ, Amen.