dimanche 5 août 2012

À l'Église de Laodicée


Apocalypse 3 : 14-16 "Écris à l’ange de l’Église de Laodicée: Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu: Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche."

Cette Église de Laodicée représente des chrétiens de tout temps, qui, malheureusement, au lieu d’avoir un zèle bouillant pour les choses du Royaume de Dieu, sont zélés pour satisfaire leurs propres convoitises, vivant sans aucune maitrise de soi. Par contre, ils ne sont pas froids non plus, c’est-à-dire que, contrairement à ceux qui ne marchent pas avec Dieu, et qui ne s’en cachent pas, ces chrétiens-ci ont l’hypocrisie de proclamer aimer Dieu, alors qu’en réalité, il n’en est rien. Notre Seigneur se présente pourtant lui-même ici comme l’Amen, le témoin fidèle, véritable et immuable, et nous sommes appelés à vivre avec la même fidélité qu’il a vécu, lui qui était inébranlable en Dieu. En 2 Corinthiens 5 : 15, nous lisons ceci : "(Christ) est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux." Une question se pose donc à nous : Un chrétien peut-il être un témoin fidèle lorsqu’il ne marche pas comme Christ a marché avant lui? Certainement pas! Sa conduite et ses fruits témoignent de sa propre flétrissure, mais il ne reflète en rien la Gloire de Dieu! Oh, il peut bien se draper du manteau de la religion, et se croire aussi bon qu’il le désire, mais le Seigneur connaît ses fruits, et il sait qu’ils ne sont pas de Lui. Car celui qui aime vraiment le Seigneur Jésus croit à son témoignage, et surtout, il le met en pratique, de sorte que l’Esprit lui permet de porter du fruit agréable à Dieu. Mais au contraire, celui qui est un chrétien de façade ne laisse pas la Parole agir en lui. Il se contente d’adhérer à certains rites et d’assister à des cultes religieux, conservant ainsi l’apparence de la piété, mais il a depuis longtemps renié Christ en son cœur, par ses multiples désobéissances, causées principalement par la recherche du plaisir temporel. Nous voyons en 1 Timothée 5 : 6 que ceux qui vivent dans les plaisirs sont morts, quoique vivants. Même s’il est traité de la question des veuves dans ce verset, nous savons qu’il s’applique à la situation d’une personne qui cherche à se plaire, avant de plaire à Dieu. Le problème avec ces gens-là, c’est qu’ils ne veulent pas reconnaître leur tiédeur envers les choses de Dieu, car ils s’appliquent à maintenir une belle image extérieure de leur religion. En réalité, ici, le Seigneur appelle ces chrétiens-là à reconnaître la superficialité de leurs sentiments religieux, à changer de vie une fois pour toutes, et à enfin laisser la foi qui sauve faire son œuvre en eux.

Attention, donc, à ne jamais prendre pour acquises et à la légère les bénédictions de Dieu, mais au contraire, soyons-lui en reconnaissant éternellement! Selon Jésus, le plus grand commandement, c’est d’aimer notre Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force. Cela signifie que les choses de Dieu doivent être honorées et respectées par-dessus-tout. Comprenons que si nous les prenons à la légère dans notre cœur, notre conduite tout entière montrera au Seigneur que nous recherchons d’abord et avant tout les plaisirs terrestres, même si nous ne voulons pas le reconnaître. Ultimement, cette quête du plaisir conduira au péché, qui place une barrière entre nous et notre Dieu. (Voir Esaïe 59 : 2) Habacuc 1 : 13 nous dit par ailleurs que les yeux de l’Éternel sont trop purs pour voir le mal et l’iniquité, et qu’Il ne peut se taire devant ce mal.

C’est pourquoi l’Éternel reprend les gens qui, comme à l’Église de Laodicée, sont des gens religieux, mais presque morts spirituellement. Comme l’esprit de Dieu s’était retiré du roi Saül sans qu’il ne le sache, ces gens-là sont sur le point d’être vomis de la bouche de Dieu, tellement leur indifférence le dégoûte, et ils ne le savent même pas!

Nous lisons ensuite ce qui suit en Apocalypse 3 : 17-18  "Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. Je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies."

Nous lisons également ceci dans Proverbes 30 : 12 "Il est une race qui se croit pure, et qui n’est pas lavée de sa souillure."

Heureux, donc, ceux qui ne prennent pas leur propre mesure, et ne se comparent pas à eux-mêmes! Ceux qui font cela manquent d’intelligence, dira l’Apôtre Paul en 2 Corinthiens 10 : 12. Cette intelligence qui leur manque tant en en est une qui vient de Dieu, et c’est cette intelligence, entre autres, qui garde humble en toutes occasions. Nous voyons en 1 Samuel  15 : 17-19 le prophète Samuel reprocher au roi Saül de n’être pas resté humble et petit à ses propres yeux. Il lui demandera au verset 19 : "Pourquoi n’as-tu pas écouté la voix de l’Eternel? Pourquoi t’es-tu jeté sur le butin, et as-tu fait ce qui est mal aux yeux de l’Eternel?" Cette question pourrait être posée aux chrétiens qui vivent comme ceux de Laodicée, dont le zèle n’est plus pour Dieu : Pourquoi avez-vous cessé d’écouter la voix de l’Éternel? Ne savez-vous pas que les véritables brebis du Christ sont celles qui entendent sa voix, et le suivent? Pourquoi vous êtes-vous jetés sur le butin, c’est-à-dire; pourquoi avez-vous profité des bénédictions de l’Éternel pour satisfaire vos convoitises, plutôt que de vivre pour lui rendre gloire, en reconnaissance de tout ce qu’Il a fait par amour pour vous? Hébreux  12 : 28-29 dira : "C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant."
Le problème, ces que ces gens-là sont incapables d’offrir un culte agréable à Dieu, car l’orgueil les dévore de l’intérieur, et ils sont incapables de vivre selon la justice de Dieu. Ils vivent selon leur propre justice, et c’est ainsi qu’ils se croient bons et forts spirituellement, sur la voie du salut, alors qu’ils sont en réalité sur la pente raide qui mène en enfer. Cela, car ils ont cessé de regarder à Christ, et le Christ n’est plus leur modèle en tout. Alors, au lieu de rechercher l’approbation de Dieu, ils recherchent celle des hommes. Comprenons que rechercher l’approbation des hommes conduit à approuver soi-même sa conduite. Ces gens non régénérés sont très près de connaître ce "Dieu dévorant" dont il est fait mention en Hébreux 12. Quel malheur, donc, lorsque des chrétiens en viennent à croire que, drapés dans leur manteau religieux, ils peuvent juger eux-mêmes du chemin qu’ils arpentent! Ils prétendent posséder la lumière de l’Esprit de Dieu, mais cela est faux, car l’Esprit de Dieu ne peut pas cohabiter avec le péché et la désobéissance, et il habite seulement en ceux qui appartiennent vraiment à Dieu, ayant achevé d’être sanctifiés dans leur crainte de Dieu. (2 Corinthiens 7 : 1)

Toutefois, avant de les rejeter à tout jamais, à ces chrétiens-là, afin qu’ils cessent de se complaire dans leurs convoitises, et qu’ils reconnaissent qu’ils sont sur une voie d’égarement, le Seigneur poursuivra, en Apocalypse 3 : 18-19 "Je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi."

Aussi, si nous sommes rétrogrades, revenons donc à Christ, avant qu’il ne soit trop tard! Acceptons ses reproches, car c’est à cause de son amour qu’il nous reprend. C’est de lui seul que nous pouvons acquérir la vraie richesse, l’or de la foi qui sauve, après avoir pris conscience de notre état de pécheur coupable, et de nous en être repentis. C’est en lui seul que notre nudité sera cachée, lorsque, ayant abandonnés et regretté amèrement tous nos péchés, nous recevrons le pardon de nos péchés et les vêtements blancs de la justification, de la grâce et de la sanctification. C’est de Christ seul que nous obtenons le collyre pour oindre nos yeux, car c’est en Lui que trouvons la compréhension et la connaissance de la vérité divine, par le Saint-Esprit. Le Christ se tient à la porte des cœurs pécheurs, et il frappe. Il espère que ces gens reconnaitront enfin leur égarement et leur endurcissement de cœur, qu’ils acceptent ses reproches avec humilité, qu’ils se repentent, et qu’ils obéissent enfin à sa Parole.

Prions, prions sans cesse, et nos yeux s’ouvriront, et nous connaitrons, et nous nous verrons réellement comme Christ nous voit, sans orgueil et sans hypocrisie. Nous aimons bien croire à un Dieu d’amour, qui est toujours là quand nous avons besoin de Lui, mais donnons lui le droit de nous reprendre et de ne pas répondre à nos prières, lorsqu’elles ne sont pas conformes à sa Sainte Volonté. En 1 Jean 5 : 14-15, nous lisons que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoutera, et nous possèderons ce que nous lui avons demandé. C’est pourquoi, après avoir ouvert au Christ, recherchons par-dessus-tout les choses du Royaume de Dieu, renonçons à nous-mêmes, demandons à Dieu que son Esprit garde nos yeux ouverts, et que nous voyons comme Il voit, afin que nous marchions dans la justice et la droiture, nous éloignant toujours du mal et des convoitises qui conduisent à la mort, non seulement du corps, mais aussi de l’esprit. Alors, certainement, le Christ nous fera l’honneur de souper avec nous, c’est-à-dire que, dans une communion fraternelle et bienveillante, Il nous donnera de marcher véritablement dans la foi qui sauve, partageant ses trésors de sagesse et de connaissance, comme il l’a fait un jour avec les disciples d’Emmaüs.

Apocalypse 3 : 21-22  "Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises!"

Comme Christ a lui-même été tenté et a tout vaincu, restons attachés à Lui, malgré les tentations de toutes sortes, et nous serons aussi déclarés vainqueurs, de sorte que nous aurons ainsi part à sa gloire là-haut, en la présence du Père, pour l’éternité.

1 Jean 5 : 5 nous dit: "Qui est celui qui aura vaincu, sinon celui qui aura cru que Jésus est le Fils de Dieu?" Nous savons déjà qu’il ne suffit pas de proclamer croire en Dieu pour accéder à la vie éternelle. Jésus en fait mention en Matthieu 7 : 22. Mais la foi qui transforme une vie, cette foi sainte et pure, dans une consécration de notre être tout entier à Dieu, cette foi en Christ, qui nous fait rejeter tout ce qui, dans le monde, mettrait un barrage entre nous et notre Créateur, cette foi qui sauve seule nous donnera de faire les œuvres de Dieu, de porter du fruit qui Lui est agréable, par l’action de son Saint-Esprit.

Que le Seigneur nous fasse la grâce de comprendre et d’accepter la nécessité de renoncer totalement à nous-mêmes. Prions, afin que Christ nous donne la force de renoncer aux convoitises du monde, qu’un zèle brûlant nous anime toujours, afin que nous puissions marcher main dans la main avec Christ, et de vivre comme il a vécu, par la foi, afin d’avoir part à une récompense qui dépasse de loin tout ce que nous pouvons penser et imaginer. Amen.

samedi 28 juillet 2012

À l'Église de Philadelphie



Apocalypse 3 : 7 « Écris à l’ange de l’Église de Philadelphie: Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira. »

Le Saint, Celui qui n’a pas connu le péché; le Seigneur Jésus-Christ, est celui qui a la clé de David, c’est-à-dire que c’est lui qui a autorité sur toutes choses, sur les justes comme sur les injustes, sur les chrétiens comme sur les païens. C’est lui, et lui seul qui a autorité sur son Église, les hommes ne sont et ne doivent être que des instruments par laquelle sa volonté s’accomplit. Car c’est le Christ, par le Saint-Esprit, qui ouvre et transforme les cœurs durs, afin que son amour et sa grâce puissent y pénétrer. C’est le Seigneur lui-même qui le déclarera en Ézéchiel 11 : 19-20 : «J’ôterai de leur corps le cœur de pierre, et je leur donnerai un cœur de chair, afin qu’ils suivent mes ordonnances, et qu’ils observent et pratiquent mes lois; et ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu.» Lorsque le cœur de l’homme a été transformé par Christ, et qu’il persévère dans la sainteté et la justice de Dieu jusqu’à la fin, la porte du ciel lui sera assurément ouverte. Mais le Christ fermera définitivement cette même porte à ceux qui n’auront pas vécu par la foi, selon le cœur de Dieu.

Apocalypse 3 : 8  « Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. »

Cette Église, malgré qu’elle ait eu peu de force, est un exemple pour le monde chrétien d’aujourd’hui, parce qu’elle a gardé la parole de Christ, sans renier quoi que ce soit de son message. Il faut savoir que, en tout temps, l’ennemi envoie contre les chrétiens toutes sortes de tentations et d’épreuves afin de les faire renier le nom, et le message du Christ salvateur. Mais ce n’est pas par notre puissance qu’il nous est donné de lui résister et de le vaincre, mais bien par la force du Christ. L’apôtre Paul dira en 2 Corinthiens 12 : 10 : «C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » C’est lorsque, en toute humilité, nous prenons vraiment conscience de notre faiblesse et de notre dépendance totale envers Dieu que nous pouvons nous tourner sincèrement vers notre Sauveur pour implorer sa miséricorde, lui demandant qu’il nous accorde sa force qui nous est nécessaire afin d’entrer dans ce qu’il a préparé pour nous, et cela avant même que nous n’existions. Ensuite, si nous lui restons fidèles, qui pourra nous arracher de la main de notre Seigneur? Personne! C’est la raison pour laquelle personne ne pourra fermer la porte qui est ouverte devant nous. En Jean 10:28, nous avons cette promesse du Christ, qui dit de ses brebis qui entendent sa voix qu’Il leur donne la vie éternelle, qu’elles ne périront jamais, et que personne ne les ravira de sa main. Gloire à Dieu!

Apocalypse 3 : 9 «Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t’ai aimé. »

Les hommes n’ont pas à espérer voir leurs ennemis se prosterner devant eux, car il est écrit en Romains 14 : 11 que tout genou fléchira devant le Seigneur vivant, et que toute langue donnera gloire à Dieu. Ici, nous voyons simplement que le Christ accorde ses bénédictions à ceux qui lui appartiennent, devant la face même de ceux qui le rejettent. Comme ses brebis fidèles ne l’ont pas renié dans l’épreuve et les tentations, le Seigneur n’a pas honte non plus d’être appelé leur Dieu, et de les appeler son peuple. Leurs ennemis seront alors forcés de reconnaître la grandeur et la gloire de Dieu. Par cela même, nous verrons plusieurs de ces non-croyants venir à Christ, désirant eux aussi recevoir les bénédictions dont le Seigneur couvre ceux qui lui appartiennent.

Apocalypse 3 : 10 « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. »

Ce verset est très intéressant. « Puisque tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation. » Persévérons en Christ lorsque tout va bien, lorsque nous ne manquons de rien. Alors que tout va bien; que notre amour pour Dieu soit plus grand que notre amour pour notre bien-être personnel. Alors, nous pouvons être certains que le Seigneur nous le rendra, et que, lorsque les temps difficiles viendront, et que notre foi sera durement éprouvée, notre Dieu sera à nos côtés et nous gardera, nous fortifiera afin que nous recevions la récompense qui nous est destinée. Déjà, sa présence à nos côtés dans nos moments de paix et de bonheur est une preuve de son amour immense pour nous; combien plus encore serons-nous reconnaissant qu’Il soit là au moment des épreuves et des tentations !

Ce n’est pas inutilement qu’il poursuivra en Apocalypse 3 : 11-13 par une magnifique exhortation à persévérer dans la vérité du Christ : « Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises! »

Quel encouragement pour les chrétiens lorsque le Seigneur leur dit : « Je viens bientôt.» Cela signifie que l’heure de la délivrance approche, et que l’heure de la gloire approche! Gloire à Dieu! Souvenons-nous : le Christ est celui qui a placé devant nous une porte ouverte, que personne ne peut fermer! Malgré que l’ennemi désire ardemment nous enlever la couronne du vainqueur qui nous est promise si notre foi reste fermement en Christ jusqu’à la mort; par la grâce de Dieu, cela lui est impossible! Car nous sommes déjà plus que vainqueur en Christ ressuscité! Oh comme la récompense sera grande pour ceux qui auront cru, non pas du bout des lèvres, mais en esprit et en vérité! Le Seigneur déclare que ceux qui vaincront seront comme des colonnes dans le temple de Dieu, d’où ils ne sortiront plus. Quelqu’un peut-il enlever ou déplacer une colonne d’un temple quelconque? Certainement pas! À bien plus forte raison personne ne pourra déloger ces chrétiens fidèles du milieu du temple de Dieu, dans la nouvelle Jérusalem céleste. Sur ces chrétiens seront inscrits les noms saints, qui prouveront hors de tout doute leur appartenance à Christ, et ceci, pour l’éternité. Dieu sera au milieu d’eux, et ils verront sa face, et ce qui leur était caché leur sera révélé. (Apocalypse 22 : 4-5)

Puissions-nous tous, comme les gens de l’Église de Philadelphie, être des ouvriers fidèles pour Christ; tenons résolument ferme dans la foi contre le mal et contre nous-mêmes, et nous serons déclarés vainqueurs par le Juste Juge, et nous pourrons, nous aussi, posséder la citoyenneté céleste éternelle, dans la glorieuse présence de notre Dieu bien-aimé pour l’éternité, Amen.

dimanche 22 juillet 2012

À l'Église de Sardes


Apocalypse 3 : 1 Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort.

1 Timothée 5 : 24 : «Les péchés de certains hommes sont manifestes, même avant qu’on les juge, tandis que chez d’autres, ils ne se découvrent que dans la suite».  Pendant un certain temps, et peut-être même toute sa vie, un homme peut tromper les autres, et mener une double vie sans être démasqué. Mais il nous est montré ici que le Christ connaît toutes choses, et alors même que tous croient tel homme pur et sans tache, Christ sait ce qui se cache au plus profond de son cœur. Il sait que cet homme n’est qu’un chrétien de surface. L’hypocrisie règne en maître chez lui. En 2 Timothée 3 : 1-5, l’apôtre Paul nous fait la description de la manière de vivre de plusieurs chrétiens, dans les derniers jours.  Au verset 5, il parlera « d’apparence de la piété. » Cette apparence de la piété, qui ne plaît pas à Dieu, c’est celle qui fait croire à l’homme que Dieu soit satisfait qu’il ait adhéré à une quelconque doctrine ou religion, sans toutefois vivre comme Jésus a vécu. Selon l’apôtre, ces gens-là iront même jusqu’à renier Christ, qui est pourtant la pierre angulaire de notre foi, car c’est sur Christ seul que doit être déposé notre vie spirituelle, comme il est écrit en Éphésiens 2 : 20-22 : «Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit. » Comprenons que d’aller à l’Église une ou deux fois par semaine ne fait pas de nous de véritables enfants de Dieu. Le véritable chrétien, c’est celui qui est mort au péché et à sa chair, et qui vit comme Jésus a vécu. Ses principes, ses valeurs, sa morale sont tirés de la Parole de Dieu. Comme le corps a besoin d’oxygène pour survivre, le chrétien ne peut pas se dissocier un seul instant du Christ pour survivre spirituellement. Mais s’il arrive qu’un chrétien mène une vie désordonnée; malgré les apparences de piété qu’il s’efforce de maintenir devant la face des hommes, le Seigneur sait qu’en réalité, il est urgent que cela change, car il ne reste que peu de temps à ce chrétien pour ce repentir de ses péchés, avant que son cœur ne s’endurcisse complètement.

C’est pourquoi  nous lisons cette exhortation en Apocalypse 3 : 2-3 : «Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir; car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et gardes, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. »

En Ésaïe 42 : 1-4, nous avons l’explication de ce qu’est le « reste qui est près de mourir. » Le Christ est celui qui ne brisera pas le roseau cassé, et qui n’éteindra pas la mèche qui brûle encore. Quel amour! Malgré nos désobéissances, Dieu nous laisse encore une chance de nous repentir et de changer de vie une fois pour toutes, car Il ne prend pas plaisir à la perte du pécheur. Mais encore faut-il avoir l’humilité d’accepter la réprimande, et de reconnaître que les reproches du Seigneur sont justes. « Je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. » Nous savons que nos œuvres ne sont pas parfaites lorsque, examinant notre conduite, nous constatons que Dieu n’est pas en premier dans notre vie. Il ne peut alors pas nous donner d’accomplir ses œuvres, de sorte que tout ce que nous faisons n’a aucune valeur devant Sa face, puisque nos œuvres sans la foi véritable sont vaines, car elles ne sauvent pas. Jacques 2 :18 : « Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. » Le Seigneur attend avec patience que nous revenions d’abord à Christ pour obtenir le salut et le pardon de nos péchés. C’est la raison pour laquelle il nous appelle à retourner à la base, à l’enseignement reçu, à la véritable doctrine de Christ, ce qui produira un changement de vie complet.

Lorsque le Seigneur reprend son peuple, c’est qu’il ne veut pas que celui-ci meure, spirituellement parlant. Avant de mourir complètement, des actions doivent être prises. Ne jamais prendre à la légère les réprimandes du Christ. Si tu ne veilles pas, ou si tu ne te réveilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. Donc, ne soyons pas comme les vierges folles de la parabole du Christ en Matthieu 25, restons éveillés et prions en tout temps. Jésus dira également en Marc 13 : 33 : «Prenez garde, veillez et priez; car vous ne savez quand ce temps viendra. »

Apocalypse 3 : 4-6 : » Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes. Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises! »

Malgré la majorité de chrétiens de façade qui se trouvaient à Sardes, chrétiens comme nous en trouvons malheureusement partout aujourd’hui, il se trouvait des chrétiens fidèles, à la foi authentique. Ceux-là, après avoir été pardonnés de leurs péchés par le Précieux Sang du Christ, ne sont pas retournés dans le péché, comme la truie retourne dans la boue après avoir été lavée! Au contraire! Ils se sont gardés purs, rejetant en arrière les tentations de l’ennemi, ils sont restés fidèles à la doctrine pure de Christ. C’est ainsi qu’ils ont été jugés dignes de marcher en compagnie du Christ en vêtements blancs, et la promesse leur est faite, ainsi qu’à tous les chrétiens fidèles jusqu’à la mort, que leurs noms ne sera pas effacé du livre de la vie éternelle. Gloire à Dieu!

Que le Seigneur nous aide à nous conformer en tout à l’Évangile du Christ. Que notre vie entière soit vécue pour la gloire de Dieu seul, afin que nous aussi, nous soyons jugés dignes par Christ, après avoir revêtus les vêtements de la grâce, d’être finalement revêtu de vêtements de gloire, en présence de notre Seigneur bien-aimé pour l’éternité, Amen.

lundi 16 juillet 2012

À l’Église de Thyatire


Apocalypse 2:18-19 : "Écris à l’ange de l’Église de Thyatire: Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l’airain ardent: Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières."

Christ lui-même, le Fils de Dieu, celui qui voit tout et connaît tout, s’adresse à ses Églises, afin de les encourager, et aussi, les réprimander. Et nous voyons que certains à l’Église de Thyatire ont persisté à faire les œuvres de Christ, et ils sont complimentés pour cela. Tes dernières œuvres sont plus nombreuses que les premières. Ah, s’il pouvait en être toujours ainsi! Soyons constants en Christ, persistons, et ainsi, nous irons toujours de progrès en progrès, comme c’est la volonté de Dieu, afin que nous soyons bénis, mais aussi, pour qu’un plus grand nombre lui donnent la gloire qui lui revient.

Toutefois, au milieu de ces chrétiens à la foi authentique, nous voyons que se trouvent aussi de nombreux chrétiens infidèles, qui ont volontiers accepté de fausses doctrines. Ils se sont tellement égarés loin de la vérité que plus loin, en Apocalypse 2 : 24, le Christ déclarera qu’ils ont connus les profondeurs de satan!
Mais d’abord, nous lisons en Apocalypse 2:20-22  "Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. Je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs œuvres."

Nous avons ici une église qui tolère les péchés de toutes sortes en son sein. Cette Jézabel, la fausse prophétesse, représente toutes les mauvaises doctrines, ainsi que ceux qui les prêchent. Nous avons peine à imaginer tout ce qui, de nos jours, est toléré dans l’église même, au nom de l’amour de Dieu. Nous avons toutefois oublié que Dieu, s’il patiente longtemps les pécheurs en leur accordant la possibilité de se repentir et de changer de vie, ne tolère pas, et n’aime surtout pas leurs péchés! Pourtant, les péchés d’impudicités et d'idolâtrie, comme ceux de Jézabel, sont de plus en plus banalisés parmi les soi-disant chrétiens. Les gens ont de plus en plus de difficulté à maitriser leurs passions charnelles, de sorte que le taux de divorce est en hausse vertigineuse, au sein même de l’Église. D'autres encore consultent des astrologues pour tenter de déterminer de quoi sera fait demain. Ce ne sont là que quelques exemples parmi beaucoup d’autres encore. Mais attention! Si Dieu est lent à la colère, et riche en miséricorde, un jour, sa patience aura des limites! C’est la raison pour laquelle nous lisons que ceux qui commettent l’adultère – qui est également un adultère spirituel, en adhérant à des doctrines qui n’ont pas été enseignées par Christ -  avec Jézabel subiront des tribulations avec elle, s’ils ne se repentent pas de leurs péchés. Ces tribulations-là ne sont pas que terrestres. Elles signifient également la séparation définitive d’avec Dieu. L’apôtre Paul écrira à l’église d’Éphèse, en Éphésiens 5 : 5 : "Car, sachez-le bien, aucun impudique, ou impur, ou cupide, c’est-à-dire, idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. Que personne ne vous séduise par de vains discours; car c’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion."

Pourtant, il doit bien se trouver un chrétien ou une chrétienne fidèle quelque part, qui puisse reprendre, par amour pour le Christ, ceux qui commettent ces péchés! Le Seigneur Jésus lui-même ordonnera, en Matthieu 18 : 15 : "Si ton frère a péché, va et reprends-le". Voilà ce qu’est le véritable amour de Dieu. Car notre appel, à nous qui portons le nom du Christ sur notre vie, n’est-il pas de vivre purs et saints, comme notre maître l’a lui-même été? N’avons nous pas été rachetés, lavés, purifiés par le Précieux Sang de l’Agneau? Après avoir été ainsi restaurés, comment les fausses doctrines et les péchés qui en découlent pourraient-ils trouver place en nous ? Nous lisons d’ailleurs en Tite 2 : 11-14 que "la grâce de Dieu, qui est la source de salut pour tous les hommes, nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres"
Nous lisons également en Colossiens 3 : 5-7 : "Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre; l’impudicité, l’impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité, qui est une idolâtrie. C’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion, parmi lesquels vous marchiez autrefois, lorsque vous viviez dans ces péchés."

Lorsque nous poursuivons notre lecture en Apocalypse 2 : 23, nous voyons que le Christ déclare : "Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres."

Les enfants de Jézabel, ce sont ceux qui ont adhéré à une quelconque fausse doctrine, s’éloignant ainsi du véritable Évangile de Christ. Notons le "je ferai mourir de mort". Il est question ici du châtiment spirituel de ces gens-là, et non seulement de leur anéantissement corporel. Il sera rendu à chacun selon ses œuvres, c’est-à-dire que ceux qui auront décidé de vivre sans Dieu sur la terre seront définitivement séparés de Lui pour l’éternité, mais ceux qui auront gardé Sa Parole comme leur bien le plus précieux seront certainement admis en sa présence pour l’éternité. 

En Apocalypse 2:24-29, le Christ terminera sa lettre en encourageant les chrétiens fidèles, lorsqu’il leur dira : "A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis: Je ne mets pas sur vous d’autre fardeau; seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que je vienne. A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l’étoile du matin. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises!"

Bienheureux sont ceux qui ne connaissent pas les profondeurs de satan! Car cela signifie qu’ils ne se sont pas souillés avec lui dans des désobéissances de toutes sortes! Le Christ les encourage donc à la persévérance, lorsqu’il les invite à retenir ce qu’ils ont jusqu’à ce qu’il vienne. Cet appel à la persévérance est récurant dans les lettres aux Églises, et ce n’est pas un hasard. Tout au long de son ministère, l’apôtre Paul rappelait également à ses églises l’importance de garder intacte la Parole de Dieu, après l’avoir reçue, ceci car la promesse de régner en présence du Christ éternellement n’est valable que pour ceux qui auront persévéré jusqu’à la mort dans les voies du Christ, pour la plus grande gloire de Dieu. Ces chrétiens fidèles, qui auront retenu Sa parole jusqu’au retour du Christ, règneront avec Lui pour l’éternité, Amen.

samedi 7 juillet 2012

À l'Église de Pergame


Apocalypse 2 : 12-13 : « Écris à l’ange de l’Église de Pergame: Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë, à deux tranchants: Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure. »

La plupart des gens de l’Église de Pergame, qui vivaient « là où est le trône de satan », n’ont pas renié le nom du Christ, malgré les persécutions dont ils étaient victimes. Nous comprenons également qu’Antipas est mort martyr à cause du saint nom de Jésus-Christ. Pourtant, plusieurs chrétiens de Pergame résistèrent aux assauts de l’ennemi, car ils gardaient la Parole de Dieu, et la mettant en pratique. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que la demeure de satan est non seulement à Pergame, mais à la grandeur de la planète! Il sait qu’il ne lui reste que peu de temps avant le retour du Sauveur, aussi tente-t-il, par tous les moyens, de faire se détourner de la vérité ceux qui marchent fidèlement en Christ. Mais, gloire à Dieu! Nous n’avons pas un Dieu faible! Le Seigneur est celui qui possède l’épée aiguë à deux tranchants.

En Hébreux 4 : 12-13, il nous est expliqué de ce qu’est cette épée : « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.» Nous voyons donc que l’épée à deux tranchants qui est dans la main du Seigneur est la Parole de Dieu. Le Seigneur montre encore une fois ici qu’il connaît tout de nous, jusque dans les moindres détails. Ceci est à la fois un encouragement, et un avertissement. Un encouragement à persévérer pour ceux qui sont sur la bonne voie, car Christ, selon leurs besoins, leur donnera la force et les bénédictions nécessaires pour qu’ils puissent mener jusqu’au bout le bon combat de la foi, mais un avertissement pour ceux qui ne mettent pas en pratique la Parole de Dieu. Christ connaît également ce qui ne va pas en eux, et il les reprend, afin qu’ils se détournent de leurs mauvaises voies. Ce n’est pas inutilement qu’à la fin de chacune des lettres aux Églises, il est écrit : « Que celui qui a des oreilles entende! » Et comme c’est à partir de la Parole que le Seigneur a accompli toutes choses, cette même Parole ne retournera pas à Dieu sans avoir accompli son effet, de bénédiction pour ceux qui lui obéissent et la mettent en pratique, mais de malédiction pour ceux qui auront pris à la légère les voies du Seigneur.

Apocalypse 2 : 14-15 : Mais j’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrassent à l’impudicité. De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes.

Nous avons déjà vu, à l’Église d’Éphèse, ces Nicolaïtes enseigner leur fausse doctrine et tromper un grand nombre de personnes. De nombreuses fausses doctrines sont répandues aujourd’hui dans beaucoup d’Églises, surtout dans les pays occidentaux, où les gens sont malheureusement avant tout à la recherche de la facilité en toutes choses et où le bien-être personnel, pour plusieurs, passe bien avant l’obéissance à la volonté de Dieu et le bien-être des autres. Nous n’allons pas élaborer ici sur ces fausses doctrines, nous avons déjà étudié cela dans d’autres sujets, mais sachons simplement que ceux qui croient que la piété est une source de gain sont beaucoup plus nombreux que nous pouvons l’imaginer. Soyons sur nos gardes, afin de ne pas tomber dans ce piège. Car c’est lorsque nous ne manquons de rien et que nos besoins sont comblés en tout point que le danger est le plus grand pour les chrétiens de se détacher de la sainte doctrine du Christ.   

Comme ceux qui adhéraient à la doctrine des Nicolaïtes, plusieurs soi-disant chrétiens modernes se donnent le droit de participer aux œuvres du monde, et de commettre les mêmes péchés que ceux qui sont encore dans le monde, cela, tout en prétendant aimer Christ! Ils ne pensent qu’à se plaire, à combler tous leurs désirs, et ils oublient facilement ceux qui sont morts martyrs à cause de leur foi et de leur consécration pleine et entière à Dieu. Le Christ lui-même, Étienne, l’apôtre Paul, Antipas, et la liste est longue jusqu’à nos jours où de nombreux chrétiens dans certaines parties du monde sont encore battus, emprisonnés et tués à cause de leur foi en Jésus-Christ. Nombreux sont ceux aujourd’hui qui ne veulent plus entendre parler de cela. Ils préfèrent penser que Jésus a déjà souffert pour eux une fois pour toutes, et que, maintenant, tout est accompli, et ils n’ont plus rien à faire. Attention! La foi sans les œuvres de Dieu ne vaut rien. (Jacques 2 :20) Cela ne plaît guère, mais il faut le dire, afin que tous le sachent : le partage des souffrances du Christ est obligatoire pour ceux qui prétendent obéir à Dieu. C’est là que les vrais disciples du Christ sont départagés d’avec les fausses brebis, qui n’entendent et n’obéissent pas aux appels du bon Berger. Nous n’aspirons pas à la souffrance et aux tribulations, mais elles viendront certainement un jour ou l’autre éprouver notre foi. Les apôtres Paul et Pierre écriront tous deux concernant la part de souffrance du Christ qui est sur chaque chrétien. En Colossiens 1 : 24, l’apôtre Paul dira que « ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise.» Ceci n’est pas valable que pour l’apôtre Paul, car chacun doit porter sa croix, de la même manière que Christ l’a fait avant nous.

Pourtant, oubliant cela, et faisant de la liberté qui leur a été acquise par Christ un prétexte pour mal agir, certaines gens à l’intelligence faussée se trompent eux-mêmes, et se laissent tromper facilement par les faux enseignants qui leur promettent le paradis terrestre, en plus du paradis céleste! Ces faux enseignants bâtissent des églises où les non-croyants peuvent s’y sentir à l’aise! Cela n’est pas surprenant, puisqu’aujourd’hui, surtout en occident, où tout est si facile, nombreux sont les chrétiens qui veulent accéder à la récompense éternelle, tout en n’obéissant qu’à ce qu’ils veulent de la Parole de Dieu, en prenant beaucoup de raccourcis. Car, malgré qu’ils ne l’avouent pas, leur cœur est d’abord tourné vers les choses du monde. Qu’il n’en soit pas ainsi! L’Église n’a pas à être un endroit confortable pour les pécheurs, qu’ils soient convertis ou non, car la Parole elle-même n’est pas tendre envers le péché! Ne savons nous pas que l’amitié pour le monde est inimitée contre Dieu? Nous ne pourrons jamais plaire à Dieu en suivant nos propres voies! En Esaïe 55 : 8-9, le Seigneur dira à ce sujet : Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Eternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées. » 

Au désert, les Israélites se sont aussi éloignés de Dieu, en se détournant de Ses voies, pour obéir plutôt à toutes leurs convoitises. En Hébreux 3 : 10-13, nous lisons ceci : « Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis: Ils ont toujours un cœur qui s’égare. Ils n’ont pas connu mes voies. Je jurai donc dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos! Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire: Aujourd’hui! Afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché. »
Je jurai donc dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos! Prenons garde, afin de ne pas nous voir aussi barrer l’accès au repos de Dieu! C’est pourquoi nous lisons en Apocalypse 2:16 : « Repens-toi donc; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche. »

Encore une fois, nous retrouvons ici toute l’importance du repentir. Le repentir n’est pas que pour les inconvertis. Pour ceux qui se sont détournés des voies de Dieu, le repentir est obligatoire! Toutefois, ce qui est remarquable ici, c’est que le Christ demande à toute l’Église de Pergame de se repentir, à cause de ceux qui se sont détournés de la vérité. Cela, probablement parce que le pasteur et/ou les autres membres de l’Église, - nous voyons cela aujourd’hui régulièrement - qui voyaient leurs mauvaises actions, mais qui, plutôt que de confronter et exhorter ces faux chrétiens à changer de vie, possiblement par crainte de ce qui aurait pu découler de cette confrontation, ont préféré tolérer leurs mauvaises actions. Mais, on ne se joue pas de Dieu, et ses bénédictions ne peuvent pas  être là où le péché est toléré. Il n’y a aucun compromis à faire avec le péché! Dès que nous en voyons la racine, elle doit être immédiatement extirpée de nos vies, au moyen de la Parole! Nous l’avons vu précédemment, la Parole de Dieu ne retournera pas à Lui sans avoir accompli son effet. Je les combattrai avec l’épée de ma bouche, c’est-à-dire que c’est la Parole qui aurait dû les sauver qui condamnera ceux qui enseignent et ceux qui mettent en pratique ces fausses doctrines.

Apocalypse 2:17  Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises: À celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit.

La manne cachée est le Saint-Esprit promis par Christ; caché aux yeux de ceux qui rejettent la véritable doctrine de Christ, mais consolation pour ceux qui persévèrent dans la vérité. Ceux-là recevront un nom nouveau sur un caillou blanc, nom inconnu jusqu’à ce qu’il soit dévoilé à chacun des vainqueurs  dans le paradis céleste. À Dieu soit la gloire, Amen.

samedi 30 juin 2012

À l’Église de Smyrne


Apocalypse 2 : 8-11 : Écris à l’ange de l’Église de Smyrne: Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie: Je connais ta tribulation et ta pauvreté bien que tu sois riche, et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan. Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises: Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort.

Tout d’abord, Christ, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie, se présente comme étant le premier et le dernier. Jésus prouve ici sa divinité, car nous lisons dans l’Ancien Testament, en Ésaïe 44 : 6 entre autres, l’Éternel Dieu dire de lui-même : «Je suis le premier et je suis le dernier, et hors moi il n’y a point de Dieu. »
Affirmant sa divinité, et sa victoire sur la mort, le Christ, qui était, qui est et qui restera éternellement, se présente à la valeureuse église de Smyrne afin de l’encourager à persévérer malgré ses épreuves, elle qui souffre à cause du précieux Nom de Jésus. Il lui dira au chapitre 9 : « Je connais ta tribulation et ta pauvreté bien que tu sois riche, et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan. »

Ceci peut sembler paradoxal, mais c’est lorsque les chrétiens sont dans l’affliction et que leur chair est mortifiée qu’ils sont le plus riches, car toutes ces épreuves les poussent vers le Christ, qui est le véritable salut, leur délivrance. Alors que les gens du dehors les voient pauvres, ces chrétiens possèdent en réalité le monde entier, en tant que cohéritiers du Christ. Leur richesse ne se trouve pas dans les choses d’ici-bas, car les richesses qui viennent de Dieu, nous ne pouvons pas les toucher. Ces richesses-là que le Seigneur place en ceux qui lui appartiennent se trouvent et se voient seulement par la foi. Les Églises les plus vivantes sont celles qui, comme l’Église de Smyrne, combattent courageusement pour rester dans la vérité, malgré qu’elles soient persécutées. Il en est de même pour chaque chrétien, individuellement; gare à ceux qui ne rencontrent jamais d’adversité sur leur route! Le risque de voir leur foi se refroidir est alors immense! Lorsque les bénédictions spirituelles abondent sur des chrétiens, c’est que ces chrétiens ont pris position pour Dieu, sans fléchir. Ces chrétiens-là ont une barre de fer à la place de la colonne vertébrale, ils ne fléchissent les genoux que devant Dieu, dans l’humilité et la prière. Comme Schadrac, Méschac et Abed-Nego au temps du roi Nébucadnetsar, à Babylone, ces chrétiens ont pris une résolution en leur cœur de ne point se souiller avec les plaisirs que le monde a à leur offrir, et ce, sans retourner en arrière, en regrettant certains aspects de leur ancienne vie de péché et de désordre. Gardant résolument les yeux fixés sur Christ, malgré les épreuves et les tentations de toutes sortes, leur foi s’en trouve raffermie, par la grâce de Dieu. Comme les trois jeunes israélites cités plus haut, au milieu de la fournaise ardente dans laquelle ils avaient été jetés, les chrétiens fidèles sont encouragés par le Seigneur, car il se tient à leurs côtés, en tout lieu et en tout temps. Quel encouragement de savoir que notre Sauveur est passé par les mêmes souffrances que nous! Ne crains pas ce que tu vas souffrir, dira-t-il en Apocalypse 2 : 10, alors qu’il avertissait les croyants que le diable allait les éprouver, par les tribulations.

Les chrétiens ne devraient pas se surprendre de ces tribulations. Jésus n’a-t-il pas dit à ses disciples en Luc 22 : 31 : « Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment. »? Il est clair que l’ennemi ne se laissera pas combattre sans rien faire. Être enfant de Dieu, ce n’est pas participer à un concours de popularité. En étant fidèles à Dieu, nous ne plairons jamais au monde, car le monde est sous l’emprise du diable. Mais nous, chrétiens, notre royaume n’est pas ici bas, car notre Roi et son  royaume se trouvent dans les cieux. Nous lisons en Jean 15 : 18-19 : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait. » C’est la raison pour laquelle l’ennemi nous combat de toutes ses forces, dans le but de nous faire tomber et retourner dans une vie mauvaise. Mais sachons une chose; si nous restons sous la protection du Christ, en gardant toujours ses enseignements dans nos cœurs, en persévérant dans la prière, toutes les tribulations que l’ennemi enverra contre nous ne feront qu’éprouver notre foi, sans jamais nous détruire. En Jean 16 : 33, Jésus dira à ses disciples : «Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j‘ai vaincu le monde. »  Luc 15 : 19 nous dit qu’en persévérant, nous sauverons nos âmes. Fuyons le mal! Persévérons dans la sainteté, dans la soumission à la sainte volonté de Dieu, et le diable fuira loin de nous!

Du milieu de nos tribulations, quelles qu’elles soient, nous ne pourrons jamais bien comprendre tout ce qui nous arrive, mais gardons toujours confiance que Dieu veut notre bien. Notre Seigneur est là, à nos côtés, dans la fournaise de nos épreuves. Restons-lui toujours soumis, en toutes choses, et de grandes bénédictions suivront. Il l’a dit, il le fera! En Jean 10 : 29, Jésus dira que personne ne ravira de sa main ses brebis, que le Père lui a données. Restons fidèles jusqu’à la mort, et nous recevrons la couronne de vie! Gloire à Dieu! L’apôtre Paul est un modèle pour nous, chrétiens, et il dira en 2 Timothée 4 : 7-8 : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement.

En Apocalypse 2 : 11, nous lisons que celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort. Cette seconde mort est l’enfer éternel, la séparation définitive d’avec Dieu. Ceux qui vaincront sont ceux qui, jusqu’à la fin, n’auront pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort. Au contraire, à cause de Christ, et comme Christ, ils auront sacrifié leur vie pour le royaume de Dieu.

Que le Seigneur Jésus-Christ protège notre foi, afin que nous soyons gardés purs jusqu’à la fin, et que nous aussi, nous puissions être déclarés vainqueurs et ainsi recevoir la couronne de la vie éternelle, Amen.

vendredi 22 juin 2012

À l’Église d’Éphèse


Il est intéressant de lire et d’étudier ce que le Seigneur avait à dire à ses Églises d’Asie, car ces Églises représentent les églises chrétiennes des temps de la fin. Comprenons que le Seigneur s’adressait à tous les individus qui formaient ces Églises, comme il s’adresse à nous personnellement à travers ces lettres aujourd’hui.

En Apocalypse 2 : 1, il nous est montré que le Seigneur, qui se tient dans les cieux, voit tout et entend tout, alors que nous lisons qu’il tient les sept étoiles dans sa main droite, et qu’il marche au milieu des sept chandeliers d’or. Le fait même qu’il puisse à la fois se tenir dans le ciel et marcher au milieu de nous lui donne la possibilité de voir ce qui ne va pas parmi les hommes, et de les corriger, lorsqu’il y a lieu. Nous connaissons toutes choses incomplètement et imparfaitement, c’est pourquoi nous avons foi dans notre Seigneur qui est là-haut dans la gloire, et nous lui faisons confiance en toutes choses. Lorsqu’il nous adresse des reproches et des encouragements, comme c’est le cas ici dans les messages aux sept Églises, nous devons lui en être reconnaissants, parce que c’est pour notre bien. Nous savons qu’Il veut ce qu’il y a de meilleur pour ses enfants. Nous lisons en Hébreux 12 : 5-8 que le Seigneur reprend et châtie ceux qu’il aime et reconnaît comme ses enfants, mais que ceux qu’il ne reprend point sont pour lui comme des enfants illégitimes. C’est dans cet état d’esprit que nous aborderons l’étude de ces lettres, aujourd’hui avec celle écrite à l’Église d’Éphèse.

Apocalypse 2 : 2-3 « Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. »
Apocalypse 2 : 6 : «  Tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que je hais aussi. »

Nous avons ici l’exemple de ce que toute église devrait être. Il n’y avait pas de paresse parmi ces gens, ils ne craignent pas de s’impliquer et de faire le bien autour d’eux. Ils n’étaient pas ce qu’il est convenu d’appeler des « chrétiens du dimanche ». Ces gens ne craignaient pas de souffrir à cause du nom de Jésus, mais supportaient tout avec patience.
Cela étant dit, jamais nous ne devons nous confier dans ces œuvres, si bonnes peuvent elles être. Ces bonnes œuvres ne doivent toujours être, si l’on peut dire, que le côté visible de notre foi. Ne nous attachons donc pas à ce que notre Père céleste nous donne de faire, car, en réalité, nous n’accomplissons ainsi que notre devoir de simple serviteur.  

Nous lisons également que cette église d’Éphèse éprouvait les enseignements des faux apôtres qui se présentaient à elle. De nombreux enseignants, avec leurs fausses doctrines, se sont infiltrés dans l’église chrétienne, trompant, au cours des siècles, des millions de personnes. Certains prescrivent aux hommes de ne pas se marier. D’autres profitent de la liberté qui leur a été acquise par Christ sur la croix pour pécher, et pécher encore, car, disent-ils, le Seigneur nous a déjà pardonné! D’autres encore enseignent que les chrétiens se doivent de tous être riches, car c’est là la volonté du Seigneur. Et nous pourrions continuer longtemps. Mais tous ces enseignements sont faux! Les chrétiens se doivent d’être vigilants, afin de ne pas se laisser berner par les innombrables faux enseignants qui prennent place dans les églises aujourd’hui! Nous devons rester attachés aux simples doctrines de l’Écriture, qui est la Parole de Dieu, et ne les remplacer par rien d’autre. Nous lisons en 2 Timothée 3 : 16-17 que toute l’Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. La Parole de Dieu nous suffit! Elle n’a pas à être modernisée, et les hommes n’ont pas à y intégrer toutes sortes de faussetés et d’interprétations tordues. Non! Que la Parole pure soit prêchée, et l’action du Saint-Esprit fera le reste.

Du reste, l’Église d’Éphèse rejetait les œuvres des Nicolaïtes. C’est œuvres-là, c’est de rechercher à accumuler les honneurs terrestres et les richesses périssables, en accomplissant les désirs mauvais de la chair, mais tout en se proclamant enfants de Dieu. Les enseignements sur la prospérité que nous entendons aujourd’hui pourraient aisément avoir également été prêchés par les Nicolaïtes. En réalité, ces enseignements-là entrainaient à la débauche et à la satisfaction de tous les plaisirs sensuels, tous des péchés qui conduisent à la perdition éternelle. Mais tout ceci ne passera point au jour du jugement. Ce n’est pas là l’appel des véritables enfants de Dieu, qui doivent être saints, comme leur Père dans les cieux est Saint. En Tite 2, nous découvrons les règles générales de la conduite des disciples du Christ, qui sont tout le contraire de ce qu’enseignaient les Nicolaïtes. Ne faisons donc pas l’erreur de croire que ces faux enseignements n’existent plus aujourd’hui. Au contraire, en ces jours qui sont les derniers, ils reviennent en force dans nombre d’églises dites chrétiennes. Soyons donc sur nos gardes, et étudions régulièrement notre Bible, afin que personne ne nous trompe.

Après avoir encouragé l’église d’Éphèse pour ses bonnes actions, le Seigneur avait toutefois une chose à lui reprocher. Nous lisons en Apocalypse 2 : 4 : «Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. »
Comment se fait-il qu’une église combattante et si attachée à la vérité ait pu s’éloigner à ce point de Dieu?

Malheureusement, parfois, dans le cœur des hommes, l’idolâtrie s’installe lorsque les œuvres qu’ils ont accomplies prennent la place qui devrait revenir à la piété et à la foi. Au fil des années, l’obéissance et la soumission par l’humilité à la volonté de Dieu cèdent la place à l’orgueil spirituel, et peu à peu, les gens en viennent à vivre, peut-être sans s’en rendre compte, comme s’ils pouvaient se passer de la Sagesse de Dieu.  Oh, comme l’Église d’Éphèse, ces gens-là continuent de mener en apparence une vie sainte, mais au dedans d’eux, il existe un orgueil spirituel qui éteint tranquillement le zèle brûlant que tout chrétien doit avoir pour l’Évangile. La ferveur qui jadis, aux premiers jours de leur conversion, animait ces chrétiens-là, qui les faisaient prier en tout temps, qui les faisaient rechercher la volonté de Dieu en toutes choses, qui les faisaient lire et étudier leur Bible en toutes occasions, cette ferveur-là est disparue. Elle a laissé place à un froid ténébreux, leur cœur s’endurcissant toujours davantage, et faire avec négligence l’œuvre de l’Éternel devient chose normale. Mes amis, qu’il n’en soit pas ainsi!

En Matthieu 22 : 37-38, Jésus enseigne que le premier et le plus grand  commandement de Dieu, c’est : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. Si, pour certains d’entre nous, cela n’est pas le cas, c’est que quelque chose d’autre a pris cette place dans notre cœur, place qui était exclusivement réservée à Dieu. Nous avons vu plus haut une piste de réflexion, à savoir l’orgueil spirituel, mais il peut y avoir plusieurs autres choses qui prennent place dans nos cœurs, qui font en sorte que nous tentons de concilier d’une part, l’obéissance aux enseignements bibliques, et d’autre part, une indulgence pour le péché qui se trouve en nous. C’est à nous d’examiner notre conduite, à la lumière de la Parole, à savoir où nous en sommes dans notre vie spirituelle avec Dieu.

Car en Apocalypse 2 : 5, nous lisons : « Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.»

Nous voyons que les gens de l’Église d’Éphèse ne prenaient plus la peine de scruter régulièrement leur conduite tout entière à la lumière de la Parole de Dieu. Qu’il n’en soit pas ainsi! Ne soyons pas trop indulgents envers nous-mêmes! Ceci est très important; ne caressons jamais de péché en nous. Ce serait comme de garder un serpent venimeux contre notre poitrine; il nous mordrait certainement un jour ou l’autre.

Si, après nous être examiné à la lumière de la Parole, nous découvrons que nous ne sommes pas en règle avec Dieu, comme premier pas pour corriger la situation, nous avons à nous souvenir d’où nous sommes tombés; nous devons savoir exactement quelle désobéissance nous a éloignée de Dieu, et demander au Seigneur de l’extirper du milieu de nous immédiatement. Ne laissons pas nos cœurs s’endurcir, en continuant de faire le mal, sans quoi notre chandelier sera ôté de sa place, c’est-à-dire que nous perdrons l’héritage qui nous était promis.  Au contraire, souvenons-nous toujours que tout péché, et toute désobéissance qui se trouve en nous doivent être mis en lumière et délogés à l’aide de la Parole de Dieu. L’Écriture nous dit que nous devons nous en repentir, et  recommencer à pratiquer nos premières œuvres. Comprenons ici que, la sincérité de notre repentir sera prouvée lorsque nous retrouverons notre intérêt premier dans les choses du royaume de Dieu, accompagné par le zèle qui nous animait aux premiers jours de notre marche avec Christ. C’est avec une joie renouvelée que nous nous approcherons de notre Père céleste, dans l’étude de la Parole et la prière, par Jésus-Christ notre bien-aimé Sauveur et Rédempteur.

Apocalypse 2 : 7 « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises: A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu. »

D’abord, un appel que nous retrouverons à la fin de chacune des lettres aux Églises : Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises. Lorsque Dieu parle, reprend et encourage, il est du devoir des croyants d’y prêter une oreille attentive, et de changer de comportement s’il y a lieu. Sinon, persévérons dans l’obéissance et la prière! Comprenons une fois pour toutes que la vie chrétienne est un combat de tous les instants contre les forces du mal, combat qui durera jusqu’au jour bienheureux où nous serons rappelés auprès de notre Créateur. C’est là qu’aux vainqueurs, c’est à dire ceux dont la foi sera trouvée pure et sans tache, et qui seront restés consacrés à Dieu avec une entière persévérance jusqu’à leur dernier souffle, il sera donné de recevoir la récompense de la vie éternelle, dans une joie ineffable, en présence de notre Seigneur que nous chérissons et que nous aimons plus que tout sur terre. Que la gloire soit rendue à Christ seul, pour tous ses bienfaits passés et à venir, Amen.  

samedi 16 juin 2012

Je veux devenir une lumière


                                                     
Esaïe 6 : 9-10  "Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; vous verrez, et vous ne saisirez point. Rends insensible le cœur de ce peuple, endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, ne comprenne point de son cœur, ne se convertisse point et ne soit point guéri."

Nous ne voulons pas être de ceux qui, entendant la Parole, ne la mettent pas en pratique. Ils voient bien la grandeur de Dieu, dans toutes ses œuvres, mais ils sont incapables de lui rendre la gloire qui lui revient. Peu à peu, leur cœur s’endurcit et ils s’éloignent de la vérité qui, pourtant, aurait pu les délivrer une fois pour toute de l’esclavage du péché qui les entraîne vers l’enfer éternel.

C’est pourquoi, si nous avons péché, si nous nous sommes éloignés de notre Dieu, ne restons pas là! C’est très dangereux! N’échangeons pas notre héritage céleste pour quelques moments de plaisirs coupables sur cette terre corrompue par le péché des hommes! N’agissons pas comme si notre péché à nous n’était pas grave. Il n’y a pas de petits péchés!  Allons devant Dieu, et faisons-lui connaître nos péchés et nos transgressions. Oui, Il sait déjà, Il a tout vu, tout entendu, mais si nous nous taisons, et que nous ne les lui faisons pas connaître, avec repentance, le poids de nos péché s’appesantira davantage de jour en jour sur nous, jusqu’à nous briser complètement.

David dira au Psaume 32 : 3-6 : "Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée; car nuit et jour ta main s’appesantissait sur moi, ma vigueur n’était plus que sécheresse, comme celle de l’été. Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité; j’ai dit: J’avouerai mes transgressions à l’Eternel! Et tu as effacé la peine de mon péché. Qu’ainsi tout homme pieux te prie au temps convenable! Si de grandes eaux débordent, elles ne l’atteindront nullement."

Le temps convenable pour prier, c’est aujourd’hui, car demain, il sera peut-être trop tard! Reconnaissons d’abord nos fautes et nos transgressions, regrettons-les, haïssons-les, rejetons-les loin derrière nous, en nous présentant humblement devant notre Père céleste, par Jésus-Christ notre rédempteur.  

Prions.

Ô Éternel Dieu vivant, juste et vrai, je lève les yeux au-delà des nuages en ce jour où la détresse est grande. Plutôt que de te rendre gloire, je dois te demander de ne pas me résister; penches-toi sur ma cause et regarde-moi avec pitié et tendresse. Si tu veux bien avoir pitié de moi, car je suis pris(e) au piège, celui que j’ai ouvert devant mes pieds, et maintenant, je suis effrayé(e) par ma propre respiration!

Seigneur du ciel et de la terre, prends garde à mon cri, celui que tu entends en cet instant, car je veux revenir vers toi en ce jour. J’ai endurci mon cœur et maintenant, je voudrais bien entendre ta voix, mais je ne le peux plus. Sois attentif, ô Dieu des forces suprêmes, ne me résiste pas, car je veux être fidèle à ta Parole, elle est ma délivrance et ma libération, et je ne puis lui résister, elle m’a renversé, elle a été plus forte que moi, et aussi, elle m’a vaincue. Gloire à Dieu, Tu m’as vaincu! Tu as enlevé mon cœur de pierre, et tu as mis en moi un cœur de chair. Tu as dissipé la nuit qui m’enveloppait, car tu fais à nouveau briller le soleil de vie.

Béni soit le nom de mon Dieu; j’ai confessé mes péchés, et Il m’a pardonné! J’ai répandu devant Lui ma supplication, et Il m’a délivré de mes iniquités. Ô Dieu visible en toutes tes œuvres, tu as eu pitié de ma folie, et tu l’as changée par la Sagesse. Merci puissant Sauveur Jésus-Christ d’être mon Sauveur personnel. Gloire à mon Dieu, car Il est juste et fidèle pour me secourir de toutes mes angoisses et me libérer de tout mal qui me tenait prisonnier. Béni soit le grand Roi de l’Univers, le puissant Sauveur. Qu’il est grand notre Dieu, le Créateur des constellations,  le Seigneur des seigneurs. Gloire à mon Dieu, gloire à mon Sauveur. Éclaire mes pas, éclaire mon intelligence. Ô Dieu, mon libérateur venant de Sion, j’ai crié, et tu m’as entendu.  J’ai appelé, et tu m’as répondu. Seigneur des lumières célestes, je veux devenir une lumière en ce monde afin de ne pas trébucher à nouveau, ce qui me serait fatal! Ô Seigneur, prends soin de moi et veille sur moi, que je revienne vite à la maison de Dieu, le Dieu de mon salut. J’ai vu son étoile à l’Orient et je viens vers elle en ce jour même, puisque tu m’as retrouvé.

Bénis mon âme, grand Roi de l’Univers, mon Rocher, mon Refuge. Je me cache sous tes grandes ailes et je ne crains aucun danger. Béni soit mon Dieu, béni soit mon Sauveur Jésus-Christ, à qui je rends gloire, louange et honneur par l’Esprit de Dieu qui est en moi, car Tu es Dieu mon Dieu, et je veux t’aimer éternellement. Amen et amen.   

samedi 9 juin 2012

Jésus eut pitié de moi


                                                             
La marche victorieuse du chrétien vers la cité Céleste n’est pas de tout repos. Elle est parsemée de combat contre les forces de l’ennemi, les épreuves sont parfois nombreuses, mais toujours, notre puissant Sauveur et Rédempteur Jésus-Christ nous en délivre, puisque, en toutes circonstances, nous prières de reconnaissances et de supplications s’élèvent vers Lui, afin d’obtenir le secours et la force dont nous avons besoin pour continuer d’avancer de progrès en progrès. Gloire à Dieu! Oui, il nous délivre toujours, parce que, dans le bonheur comme dans le malheur, nous n’oublions jamais que sans Jésus, nous ne pouvons rien faire!

Remercions-le, avec une reconnaissance sincère, de nous avoir sorti des griffes de l’ennemi, car, merci Seigneur, nous ne sommes plus sous l’emprise du péché et de la défaite ! Ô mort, où est ta victoire? Grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ!

Je marchais à l’ombre de la mort. Tu m’as vu, tu as eu pitié de moi. Tu m’as regardé(e) avec des yeux remplis de compassion. Moi, j’étais comme une antilope atteinte d’une maladie grave, je ne pouvais plus marcher et je voyais les fauves qui s’avançaient sur moi à une vitesse folle, mais avant que leurs crocs ne se referment sur ma chair, tu m’as retiré de leurs pouvoirs. Et maintenant, ils me regardent, essayant encore de m’attraper. Merci Seigneur Jésus-Christ, car ils ne peuvent pas m’atteindre; tu me gardes hors de danger et aussi, Seigneur Jésus, je me souviens lorsque j’étais enfoncé(e) dans l’abîme. Il ne me restait que la main sortie de l’eau. J’ai crié : « Au secours! », et bien que j’étais recouvert(e) d’eau, tu as entendu ce cri, si faible fût-il. Merci Jésus. Des requins qui s’avançaient de toutes parts n’ont pu que me regarder être retiré(e) de l’eau par la main puissante du Seigneur Jésus-Christ. Merci Jésus de m’avoir retiré encore du danger. J’avançais en tâtonnant comme un aveugle, bien que je recherchais le sentier du retour; je ne pouvais plus le voir. J’entendais le bruit de la tornade qui s’approchait, et aussi j’avais peur. J’étais sans défense, à l’affût des caprices du vent. J’ai crié, et c’est alors que tu as apaisé la tempête. Tu m’as en effet arraché à la mort, tu m’as évité de faire le pas fatal, afin que j’avance sous ton regard dans la lumière de la vie. Seigneur Jésus-Christ, mon protecteur, je veux te célébrer, je veux te louer, car tu es ma forteresse, Ô Dieu, mon Dieu, toi qui es si bon! Amen!