dimanche 2 octobre 2022

Reviens à l'Éternel, car tu es tombé!

Israël, reviens à l’Éternel, ton Dieu, car tu es tombé par ton iniquité (Osée 14:1).

Je te lavai dans l’eau, je fis disparaître le sang qui était sur toi, et je t’oignis avec de l’huile. Je te donnai des vêtements brodés, et une chaussure de peaux teintes en bleu; je te ceignis de fin lin, et je te couvris de soie. Je te parai d’ornements: je mis des bracelets à tes mains, un collier à ton cou, je mis un anneau à ton nez, des pendants à tes oreilles, et une couronne magnifique sur ta tête (Ézéchiel 16:9-12).

Ici, Dieu parle à Son peuple Israël d'une manière physique et spirituelle; de quelle manière Il l'a préservé, Il l'a délivré de la servitude en Égypte; Il se l'est mis à part pour être un peuple qui le serve et soit pour Lui un témoignage à Sa gloire. La façon dont Il l'a sorti d'Égypte a été connue de tous les peuples des environs, et c'est par Sa main puissante qu'Il a tenu Sa promesse envers eux de les faire entrer en terre promise.  

Peut-être ne pouvons-nous pas prétendre être dans la même mesure qu'eux des nations ayant eu le même appel que le peuple Juif, mais une chose est certaine, c'est que Dieu, après s'être fait connaître à tous les peuples, a aussi déversé Sa grâce sur nous tous, comme Lui seul sait le faire. Des nations ont été bâties sur les principes chrétiens, et de ce point de vue, nous pouvons prétendre, comme le peuple Juif, avoir été "lavés et oint d'huile". Car le Saint-Esprit a été répandu sur toute chair (Joël 2:28), c'est à dire que le Consolateur promis par Christ est là pour ceux qui croient en Lui. Dieu a tenu Sa promesse de non seulement nous délivrer en envoyant Son propre Fils afin de nous sauver de la mort, mais Il ne nous a pas laissé seuls après que le Fils soit retourné dans la gloire. Des hommes et des femmes utilisés puissamment par Dieu sont sortis de plusieurs de ces nations qui, aujourd'hui, ont à peu près tout rejeté ce qui vient de Dieu et qui avait été leur bénédiction. 

Attardons-nous au côté spirituel de ce que Dieu dit à Son peuple, et qui s'applique aussi à nous aujourd'hui. C'est un avertissement à ne pas prendre plaisir à retourner dans une vie mauvaise après avoir connu et reçu la vérité. "En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première' (2 Pierre 2:20). Il faut prendre au sérieux les avertissements de Dieu; ils sont dans la Bible pour notre instruction car Il veut notre bien.

"Je te lavai dans l'eau, je fis disparaître le sang qui était sur toi". Personne ne peut prétendre être sans péché. Celui qui prétend le contraire dit que Dieu est menteur (1 Jean 1:10). Nous avons tous été souillés par le péché et la rébellion contre Dieu, et seul Dieu pouvait nous purifier, par le sang de Christ (1 Jean 1:7). 

"Et je t'oignis avec de l'huile. Je te donnai des vêtements brodés, et une chaussure de peaux teintes en bleu; je te ceignis de fin lin, et je te couvris de soie. Je te parai d’ornements: je mis des bracelets à tes mains, un collier à ton cou, je mis un anneau à ton nez, des pendants à tes oreilles, et une couronne magnifique sur ta tête". L'huile, c'est l'onction de l'Esprit de Dieu. Les vêtements magnifiques et les ornements sont la parure des fruits de l'Esprit qui rendent témoignage de la gloire et la grâce de Dieu. "Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes" (Romains 14:17-18). Remarquons que, dans tous ces versets lus en Ézéchiel 16, c'est la grâce seule de Dieu qui perfectionne Son peuple. C'est Son amour qui l'a relevé et qui l'a maintenu hors d'atteinte de ses ennemis. Les bracelets aux mains sont comme les œuvres que les enfants de Dieu accomplissent lorsqu'ils Lui obéissent. "Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions" (Éphésiens 2:10). Ces œuvres sont pour rendre témoignage de la gloire du Père. Le collier au cou et la couronne sur la tête pourraient être la justification, selon qu'il est écrit : "Ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés" (Romains 8:30). 

Combien de fois avons-nous lu dans les Écritures : "Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende". Les pendants d'oreilles que Dieu donne à Son peuple sont des oreilles capables de recevoir Ses enseignements, de non seulement les entendre mais de les accepter, même si elles le réprimandent. Dieu ne peut rien faire avec un peuple qui n'entend point Sa voix et qui ne voit plus Sa gloire dans toute son œuvre et sa magnificence. La conscience pure d'une personne qui marche avec foi est comme une couronne sur sa tête; elle ne vient pas d'elle, ni par ses propres mérites, mais par la bonté et la grâce de Dieu seulement.

Hélas, l'homme étant ce qu'il est, lorsqu'il manque de reconnaissance pour tant de bonté, et qu'il laisse l'orgueil de son cœur le submerger, il oublie les bienfaits de Dieu, pour son propre malheur. Israël en a payé le prix fort lorsque Dieu l'a laissé dériver selon les penchants de son cœur, et les nations modernes ont suivies le même chemin, elles qui ont tant reçu de la part de Dieu, qui ont été témoins de tous les miracles et merveilles accomplies jusqu'à ce jour, mais qui se sont détournées de Lui avec une rejet absolument volontaire de tout ce que Dieu appelle bien. Ces nations ont prospéré, d'une certaine manière, mais n'ont pas rendu grâce au Dieu des cieux pour Sa bonté. Elles se sont enorgueillies, comme nous verrons qu'Israël l'a fait, attirant sur eux une ruine soudaine.

Verset 15: "Mais tu t’es confiée dans ta beauté, et tu t’es prostituée, à la faveur de ton nom; tu as prodigué tes prostitutions à tous les passants, tu t’es livrée à eux". S'en suit une longue liste d'actions impies commises par le peuple de Dieu, qui a utilisé les choses saintes pour se prostituer auprès des idoles de son temps. De la même manière aujourd'hui, bien des pasteurs, bien des églises se sont livrés à Mamon et aux Baals de ce siècle. Ils ont oublié que, ce qui fait la sainteté d'une assemblée, c'est Christ habitant au milieu d'elle. Lorsque la sainteté de Christ n'y est plus, Sa gloire se retire, et l'Esprit se retire. Alors la malédiction commence et débouche sur un jugement inévitable (nous connaissons tous l'histoire du roi Saül, qui en est un exemple frappant). Cela est vrai pour les églises, mais aussi pour les nations. La prospérité et la grandeur selon les hommes aveugle l'intelligence et bouche les oreilles, de sorte que le plus grand nombre ne veut plus entendre ce que Dieu a à dire. Plusieurs ont l'apparence de la piété, mais ils ont renié depuis longtemps ce qui en fait la force (2 Timothée 3:5). Quelqu'un a dit que "nous abusons des dons de Dieu si nous en faisons la nourriture de nos convoitises", et cela est vrai. C'est malheureusement ce que beaucoup ont fait dans cette génération, de sorte qu'elle adore désormais la création plutôt que le Créateur, niant même qu'il existe un Créateur! 

"Tu as pris tes fils et tes filles, que tu m’avais enfantés, et tu les leur as sacrifiés pour qu’ils leur servent d’aliment: n’était-ce pas assez de tes prostitutions? Tu as égorgé mes fils, et tu les as donnés, en les faisant passer par le feu en leur honneur". Cela ne nous parle-t-il pas? L'occident n'en finit plus d'offrir ses enfants sur l'autel du culte du moi, le Moloch moderne. Les politiciens se livrent à des surenchères pour financer les meurtres d'enfants innocents encore dans le ventre de leur mère. Est-il possible de trouver une génération qui a tué autant d'enfants innocents que la nôtre? Cela semble peu probable. Pouvons-nous croire un instant que cela est passé inaperçu aux yeux de Dieu? Il appelle cela une abomination! Cette génération est abominable aux yeux de Dieu! Elle ne fait aucun cas de Sa grâce et du pardon qu'Il veut offrir à ceux qui croient en Lui. Malheur, malheur à toi, dira l'Éternel au verset 23.

"Les filles des Philistins ont rougi de ta conduite criminelle" (verset 27). Les nations païennes et impies rougissent aujourd'hui des nations jadis "chrétiennes", parce qu'elles sont maintenant si dépravées que ces nations païennes ne se rendent même pas coupables de tant de méchanceté. Comment avons-pu en arriver là? "Tu n’as pas seulement marché dans leurs voies, commis les mêmes abominations, c’était trop peu; tu as été plus corrompue qu’elles dans toutes tes voies" (verset 47).
Nous nous sommes moqués des bontés de Dieu. Nous avons pris Sa patience pour acquise, et pendant qu'Il patiente pour laisser au plus grande nombre la possibilité de croire en Jésus, cette génération croit qu'elle est sur le chemin de la rédemption et qu'elle est en train de se sortir des années de "noirceur dans laquelle la chrétienté avait plongé l'humanité". "Il est une race qui se croit pure, et qui n’est pas lavée de sa souillure. Il est une race dont les yeux sont hautains, et les paupières élevées
." (Proverbes 30:12-13). 

"Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi" (Galates 6:7). 
"C'est une chose terrible que de tomber dans les mains du Dieu vivant" (Hébreux 10:31).

 "Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: Parce que tes trésors ont été dissipés(...)(v.36), "Je te jugerai comme on juge les femmes adultères (v.38), "J’assouvirai ma colère contre toi, et tu ne seras plus l’objet de ma jalousie; je m’apaiserai, je ne serai plus irrité. Parce que tu ne t’es pas souvenue du temps de ta jeunesse, parce que tu m’as provoqué par toutes ces choses, voici, je ferai retomber ta conduite sur ta tête, dit le Seigneur, l’Éternel, et tu ne commettras plus le crime avec toutes tes abominations." (v.42-43). Comment cette génération peut-elle espérer éviter la colère de Dieu? Si Sa douceur et Ses bénédictions ne peuvent nous rapprocher de Lui, que Lui reste-t-il? Peut-être, sous les coups de la fureur divine, nos nations se détourneront-elles de la mauvaise voie dans laquelle elles se sont engagées? Peut-être nous souviendrons-nous ainsi "des jours d'autrefois", de ce Dieu qui donne et qui reprend, qui fait pleuvoir sur les méchants et sur les justes?

Nos actions ont des conséquences. Cette génération ne veut pas croire cela. Elle est sur le point d'expérimenter la récolte de ce qu'elle a semé. Et ce n'est pas du bon grain. Qui pourra lever le poing vers Dieu, le défiant dans le juste jugement qui va s'abattre sur ce monde rebelle? Sodome, ta sœur, et ses filles n’ont pas fait ce que vous avez fait, toi et tes filles. Voici quel a été le crime de Sodome, ta sœur. Elle avait de l’orgueil" (verset 48-49). Ces lignes sont terribles. Car si l'orgueil de Sodome a attiré sa destruction complète, à quoi cette génération peut-elle s'attendre, après avoir négligé un si grand salut (Hébreux 2:3)? 

Est-ce que tout fini ainsi? Attendrons-nous chacun chez soi que la colère de Dieu finisse de s'abattre sur les impies? Non! Dieu ne conserve pas sa colère pour toujours. Nous pouvons encore espérer, car il est écrit: "Mais je me souviendrai de mon alliance avec toi au temps de ta jeunesse, et j’établirai avec toi une alliance éternelle. Tu te souviendras de ta conduite, et tu en auras honte (...)" (Ézéchiel 16:60-61). C'est la repentance! C'est un mot haï dans cette génération, car tous aiment à croire qu'ils sont bons et qu'ils n'ont pas besoin de Sauveur. Même parmi les chrétiens il est enseigné "qu'une fois repenti, toujours repentis". Cela est faux! C'est la raison pour laquelle nous avons des chrétiens qui marchent comme des païens! Tu te souviendras de ta conduite, et tu en auras honte! Tu t'en détourneras, après avoir reconnu qu'elles étaient tes iniquités, et où tu es tombé. "Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres" (Apocalypse 2:5)

En Osée 14:1-2, nous lisons cet appel touchant d'un Dieu d'amour envers son peuple: "Israël, reviens à l’Éternel, ton Dieu, car tu es tombé par ton iniquité. Apportez avec vous des paroles, et revenez à l’Éternel. Dites-lui: Pardonne toutes les iniquités, Et reçois-nous favorablement! Nous t’offrirons, au lieu de taureaux, l’hommage de nos lèvres". Que les chrétiens soient chrétiens et pointent vers la croix! Que l'œuvre de la croix soit évidente dans leur propre vie! Les gens d'aujourd'hui ne veulent plus entendre parler de l'Évangile. Soit! Que nos vies soient des épîtres vivants, écris de la main même de Dieu! Alors que tout s'écroule autour de nous, et que nous demeurons fermes; que l'espoir disparaît, mais que nous avons toujours une espérance débordante; que l'intégrité n'existe plus, mais que nous demeurons droits devant Dieu et les hommes; plusieurs en ces jours seront attirés par ce que nous possédons qu'ils n'ont pas. Ce que nous possédons, c'est Jésus-Christ de Nazareth; ce que nous possédons, c'est le pardon qu'Il nous donne par Son sang. Ce que nous possédons, c'est un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir (1 Pierre 1:4), parce qu'il nous est réservé dans les cieux, non pas sur la base de nos propres œuvres, mais sur celle de Christ accomplies à la croix.  

"Que celui qui est sage prenne garde à ces choses! Que celui qui est intelligent les comprenne! Car les voies de l’Éternel sont droites; les justes y marcheront, mais les rebelles y tomberont" (Osée 14:9). Que notre prière soit que la grâce de Dieu se manifeste encore une fois dans cette génération. Qu'elle se manifeste afin que les cœurs les plus endurcis reviennent de leurs mauvaises voies et qu'ils reconnaissent, avec honte, l'égarement dans lequel ils se complaisaient. Que nos nations se souviennent du Sauveur et de Son grand amour. "Reviens à l'Éternel, ton Dieu, car tu es tombé par ton iniquité". 

Disons-le, prions-le: "Me voici, Seigneur. Prend tout! Prend mon âme, prend tout ce que je suis. Je ne m'appartiens pas. Tout est à toi. Fais de moi ce qu'il te plaît. Je ne suis qu'un vase dans les mains du grand potier. Utilise-moi selon Ton bon vouloir, pour Ta gloire. Merci Seigneur de me donner un cœur de serviteur dans un monde de roitelets. Accorde-moi d'être en paroles et en actions un doigt qui pointe vers l'œuvre accomplie de la croix. Je me prosterne devant Toi, ô Dieu; fais-moi la grâce de disparaître, afin que Christ puisse prendre toute la place qui Lui revient en moi. Qu'ultimement, ma vie soit un cantique à la gloire de Dieu. Comme toi, Seigneur Dieu tout-puissant, nous nous souvenons de l'alliance éternelle que Tu as scellé avec ceux qui croient au Messie promis et envoyé, et par qui Tu t'es fait connaître à ceux qui ont des oreilles pour entendre, et des yeux pour voir. Nous croyons Père Éternel, que même si cette génération ne veut plus entendre, qu'elle pourra encore voir Ta gloire et Tes œuvres, car Tu sauves encore aujourd'hui. Tu es lent à la colère et riche en bonté. Tu veux encore pardonner! Tu veux encore nous pardonner! Nous te supplions, ô Dieu, ne détruit pas ces nations à la hauteur de nos fautes! Donne-encore à Tes serviteurs de Te servir, attire à toi toutes ces brebis faibles et perdues, désespérées et tremblantes. Redonne de l'espérance à ceux qui n'en ont plus; que Ton nom soit encore une fois élevé dans cette génération par des hommes et des femmes qui ne craindront pas les pécheurs pour sauver leur propre vie, mais qui obéiront avec audace à Ta parole, parce que c'est ce que Tu demandes avant toute chose. Ô Dieu, Père saint, intervient encore une fois dans cette génération. Merci pour Tes réprimandes, merci pour Tes encouragements, merci pour Ta parole qui est un phare de vérité dans un monde de mensonge. Tandis que tout s'écroule, Tu es, ô Dieu, le Rocher des siècles, Tu dure à jamais, et ceux qui bâtissent sur Toi ne sont pas déçus et sauront résister au jour de la tempête, parce qu'ils ne se confieront pas en leur propre force, mais en Toi seul.

Jésus, nous t'aimons! Rédempteur adorable, sur la croix Tu as été attaché, traité comme un coupable, brisé pour nos péchés. L'angoisse qui enveloppait Ton âme à l'idée d'être séparé du Père, Tes douleurs, Tes tourments nous disent encore "Je t'aime", et c'est à cause de cet amour que Tu as subis le châtiment que nous méritions. Il ne nous reste rien d'autre, ô Dieu, que l'espérance dans le précieux sang de Christ versé à la croix, et nous le contemplons comme notre Libérateur. Rien ne peut nous sauver de la destruction à venir autre que Toi seul. La porte de l'arche n'est pas encore fermée. Nous te prions de toucher les cœurs, afin que le plus grand nombre entre avant qu'il ne soit trop tard. Rien ne nous importe autre que nous approcher de Toi, car Ton amour nous réclame puisque le prix de nos âmes a été très élevé, et que d'un seul cri, nous disions: Mes péchés étaient grands, mais Ton amour était plus grand encore! Prends mon corps, prends mon âme, afin que je vive à Ta gloire, ô Jésus! Que toute la gloire soit rendue à notre Dieu, dans le précieux nom de Jésus notre Sauveur, Amen.


dimanche 25 septembre 2022

La misère de l'homme et son rétablissement

Je suis l’homme qui a vu la misère (...) (Lamentations 3:1).

L'espérance et la foi vont de pair. Lorsque l'espérance n'est plus, la foi ne peut que donner place au doute et à l'incrédulité. Il semble que le prophète Jérémie témoigne ici du combat de tant de chrétiens, leur cœur balançant entre l'incrédulité et la crainte de Dieu, lorsque ce que l'on pourrait appeler un "trop-plein" d'épreuves et de misère les accables. C'est parfois l'erreur de la personne ainsi accablée de penser, et même croire, qu'elle est seule à comprendre son malheur, un peu comme si elle était la seule personne au monde à connaître ce genre de souffrance de l'âme qui peut parfois être pire que la souffrance physique. 


En lisant le livre de Jérémie, les épreuves qu'il a dû surmonter, le rejet, les moqueries, les persécutions, les privations, et plus encore, nous comprenons aisément qu'à un certain moment il ait regardé les injustes et ait dit : "Pourquoi ne sont-ils pas accablés? Pourquoi? Pourquoi moi, Dieu?  Les versets 2-4: "Il m’a conduit, mené dans les ténèbres, et non dans la lumière. Contre moi, il tourne, et retourne sa main tout le jour. Il a fait dépérir ma chair et ma peau, il a brisé mes os". Pour l'âme accablée, point de lumière. Il semble que même la source de réconfort qu'elle trouvait jadis en Dieu s'est tarie. Où aller, vers qui se tourner, lorsque l'obscurité est si profonde, et que la tentation est si forte d'accuser ton Dieu pour les afflictions qui t'assaillent? Mais il ne parle pas seulement sur lui-même. Les Lamentations sont aussi, voire beaucoup, une complainte sur son peuple au cœur rebelle envers Dieu. 

Versets 5-11 : "Il a bâti autour de moi, il m’a environné de poison et de douleur. Il me fait habiter dans les ténèbres, comme ceux qui sont morts dès longtemps. Il m’a entouré d’un mur, pour que je ne sorte pas; il m’a donné de pesantes chaînes. J’ai beau crier et implorer du secours, il ne laisse pas accès à ma prière. Il a fermé mon chemin avec des pierres de taille, il a détruit mes sentiers. Il a été pour moi un ours en embuscade, un lion dans un lieu caché. Il a détourné mes voies, il m’a déchiré, il m’a jeté dans la désolation". Le prophète dit ici qu'il lui semble que Dieu Lui-même a envoyé ses ennemis l'affliger. "Je suis dans les ténèbres", dira-t-il, lui qui fût pourtant un prophète de lumière, un phare que son peuple refusait de regarder. "Il m'a entouré d'un mur, pour que je ne sorte pas". Il n'y a pas d'issue à ma douleur. Tout semble désespéré, aucun espoir de fuite, puisque "de pensantes chaînes" font offices de boulet aux pieds du prophète. Mais la pire douleur semble être celle-ci: "Je crie, j'implore, mais Dieu ne répond pas à ma prière". Ce qui semble être le silence de Dieu est souvent la pire des douleurs pour les croyants traversant des périodes difficiles, parce que, humainement parlant, le silence signifie souvent l'abandon; la solitude. Aucun espoir de réconfort. Aucune épaule sur laquelle pleurer. Seul dans un monde de désolation, suivant un chemin qui semble sans issue. À chaque courbe du chemin, il semble au prophète qu'un ours l'attend en embuscade, qu'un lion est caché quelque part pour le dévorer. La crainte, l'angoisse qui se mêle au sentiment d'abandon abattent le courage du plus fort des hommes.  

Versets 12-13 : "Il a tendu son arc, et il m’a placé comme un but pour sa flèche. Il a fait entrer dans mes reins les traits de son carquois". À l'état du prophète se mêlait le malheur de son peuple qui avait abandonné Dieu, et qui subissait, et allait encore subit les assauts des armées ennemies. C'est la même douleur ressentie par les vrais croyants au cours des siècles qui ont vu leur génération être plus ou moins pervertie par les idées anti-Christ semées par l'ennemi, souvent même au sein de l'assemblée des croyants. Cette situation perdure jusqu'à nos jours, où il semble que cette génération dans laquelle nous vivons n'en finit plus de trouver de nouvelles façons d'insulter l'esprit de la grâce de Dieu et Sa sainteté.

Versets 14-16 : "Je suis pour tout mon peuple un objet de raillerie, chaque jour l’objet de leurs chansons. Il m’a rassasié d’amertume, il m’a enivré d’absinthe. Il a brisé mes dents avec des cailloux, il m’a couvert de cendre". Ici, il semble que le prophète pousse l'analyse de ce que l'on appellerait aujourd'hui "dépression" un peu plus loin. Il est vrai de dire que le prophète était sujet de raillerie de la part de son propre peuple, mais n'est-il pas vrai que le pécheur se sent aussi épié par ses pairs lorsqu'il sort de sa cachette, penaud de n'avoir pas encore été capable de résister à la tentation? Son péché le tien comme le lion tient sa proie à la gorge, il est incapable de se sortir lui-même du piège dans lequel il s'est plongé, aussi fuit il le regard de ceux par qui il se pense jugé. Il en vient à faire la même chose avec Dieu, comme l'ont fait Adam et Eve en Eden. Je suis comme enivré d'absinthe, dira le prophète. L'homme ivre de son péché peut en perdre la raison, à cause du poids de la culpabilité qui pèse trop lourd sur ses épaules. Ses dents se sont brisées sur des cailloux; en d'autres mots, ce en qui ou en quoi il croyait trouver du réconfort et auquel il s'agrippait s'est révélé impuissant. Incapable de se sortir du bourbier dans lequel il est plongé, le pécheur essayant de se justifier et de se sauver lui-même est comme un fou qui voudrait laver des vêtements blancs dans de la suie; ses efforts sont vains, et son découragement atteint un autre niveau vers le bas. 

Ainsi, il poursuivra aux versets 17:20 : "Tu m’as enlevé la paix; je ne connais plus le bonheur. Et j’ai dit: Ma force est perdue, je n’ai plus d’espérance en l’Éternel! Quand je pense à ma détresse et à ma misère, à l’absinthe et au poison; quand mon âme s’en souvient, elle est abattue au dedans de moi". La paix. L'homme tourmenté par le découragement ou par son péché ne la connaît plus. Qu'est-ce que le bonheur? Jadis, lorsque Dieu semblait être à ses côté, il était heureux. Mais au sein de son affliction (dans laquelle il s'est peut-être plongé lui-même), il ne sait plus ce que c'est. Alors, sur son lit il pense à sa détresse et à sa misère, et son âme est abattue au dedans de lui. La délivrance? Elle semble si éloignée qu'il ne l'atteindra jamais. Au plus bas de son découragement, il désespère même que l'Éternel se souvienne de lui. 

Versets 21-24 : "Voici ce que je veux repasser en mon cœur, ce qui me donnera de l’espérance. Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme; elles se renouvellent chaque matin. Oh! Que ta fidélité est grande! L’Éternel est mon partage, dit mon âme; c’est pourquoi je veux espérer en lui". Mais Dieu! Avec Dieu, il y a toujours de l'espérance! Ses bontés sont sans limites, Son amour, insondable. Et c'est ce qui redonne le courage au malheureux, lorsqu'il a fini d'épancher son cœur devant son Créateur. Il se rappelle la bonté de Celui qui l'a créé, Ses œuvres et l'amour qui Lui a fait souffrir l'ignominie de la croix. Il repasse en son cœur, c'est-à-dire qu'il médite les paroles et les promesses de l'Éternel, et elles lui donnent de l'espérance. L'image du père du fils prodigue lui revient à l'esprit; comment il attend chaque jour que son fils revienne à la maison pour l'accueillir avec amour et tendresse. Non, les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, et ses compassions ne sont pas à leur terme, car, elles se renouvellent chaque matin. La respiration dont nous ne sommes pas le maitre est là pour le prouver. Aussi mauvais puissions-nous êtres, nous sommes encore de ce monde, ce qui signifie qu'il y a encore de l'espoir pour un pauvre mendiant spirituel, pour un pauvre pécheur en quête de rédemption. Car même si nous sommes infidèles, Dieu demeure fidèle, parce qu'Il ne se renie pas Lui-même, Il en est incapable (2 Timothée 2:13). Jésus dira en Matthieu 7:7 : "Demandez, et l'on vous donnera. Cherchez, et vous trouverez. Frappez, et l'on vous ouvrira". 

Versets 25-26 : "L’Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche. Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel". Loin de t'avoir abandonné comme tu le croyais, tu réalises maintenant que Dieu te traitait avec miséricorde, car Il ne t'a pas traité selon le salaire que méritaient tes péchés. Il a veillé sur toi, Il te protégeait, mais plus Il voulait Te rapprocher de Lui, plus tu t'éloignais de sous ses ailes protectrices. Jésus fera cette même complainte à propos de la Jérusalem pécheresse: "Jérusalem (...), combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu" (Matthieu 23:37). Plus tu t'éloignais toi-même de Lui, plus tu ressentais la solitude et le désarroi envahir ton âme troublée. Mais Il n'a pas voulu se souvenir de tes fautes et de tes transgressions, et dans Sa miséricorde et dans Sa bonté, Dieu a eu pitié de toi.

Versets 31-33 : "Car le Seigneur ne rejette pas à toujours. Mais, lorsqu’il afflige, Il a compassion selon sa grande miséricorde; car ce n’est pas volontiers qu’il humilie et qu’il afflige les enfants des hommes". Oui, Il permet que certaines épreuves nous assaillent, parce qu'elles nous font tourner vers Lui dans la repentance et forgent en nous la patience d'attendre Son secours (2 Corinthiens 1:6; Jacques 1:3), et nous incitent à mettre notre confiance en Dieu seul (2 Corinthiens 1:9). Nous peinons à comprendre que nous puissions sortir vainqueurs de l'épreuve, mais en réalité ce n'est pas nous, mais le fondeur qui dirige toute l'opération et qui a déjà vaincu tous nos impossibles. N'éprouve-t-il pas l'or par le feu pour en retirer les scories (1 Pierre 1:6-7)? N'est-Il pas le potier dans les mains desquels nous sommes moulés selon Son désir et Sa volonté (Romains 9:20-21)? Alors que nous traversons ce qu'il nous semble être "la vallée de l'ombre de la mort", accrochons-nous à cette espérance bénie que notre patrie n'est pas d'ici. Le Seigneur est notre partage, et c'est pourquoi notre espérance repose sur Lui. Puissions-nous méditer ces promesses, sachant que Dieu n'est pas Celui qui se reniera. Il renouvellera notre courage avant que nous ne sombrions totalement dans le désespoir. Il a promis que les tentations (ou les épreuves) ne sauraient être au-dessus de la grâce qu'Il nous donne afin de les supporter (1 Corinthiens 10:13).

Que votre épreuve soit indépendante de votre responsabilité ou non, ne désespérez pas! Dieu est là, plus près que vous ne pouvez l'imaginer. Sa Parole est vraie. Il n'a jamais promis une vie facile, exempte de toute embûche. Cela n'existe que dans les faux évangiles de prospérité et d'estime de soi. Jésus ne dira-t-il pas en Jean 16: 33: "Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde". La victoire est nôtre, en Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. L'Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche. Ô tous les cœurs brisés qui lisez ce message; puissiez-vous vous accrocher un jour à la fois à Jésus, et la paix vous sera plus que certainement accordé dans la grâce toute-puissante de Dieu. Méditez Sa parole le jour, et la nuit s'il le faut (Psaumes 119:57), repassez cette même Parole dans votre cœur, soyez-en remplis jusqu'à ras bord. Lorsque vous pleurez sur les pages de ce Livre, Dieu vous entend, car vous le cherchez. Il entend et Il voit le cœur brisé et contrit (Psaume 34:18; Psaumes 51:17). 

Du milieu de ses tribulations, l'apôtre Paul exhortera les Éphésiens par ces mots : "Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur; rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ (Éphésiens 5:19-20).

Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre. Il ne permettra point que ton pied chancelle; celui qui te garde ne sommeillera point. Voici, il ne sommeille ni ne dort, celui qui garde Israël. L’Éternel est celui qui te garde, l’Éternel est ton ombre à ta main droite. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit. L’Éternel te gardera de tout mal, il gardera ton âme; l’Éternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais (Psaumes 121).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 18 septembre 2022

Dieu nous a parlé par le Fils

Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils (Hébreux 1:2).

Quelle grande bénédiction que d'avoir sous nos yeux la Parole de Dieu laissée par le Fils Lui-même! Elle est "la véritable lumière, qui éclaire tout homme" (Jean 1:9). Même ceux qui ne la reçoivent point voient par elle leurs péchés mis en lumières, d'où leur rejet et leur haine de Dieu, parce qu'ils ne veulent pas se repentir. Mais nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent loin de la face de Dieu pour nous perdre (Hébreux 10:39). Il s'est fait connaître à nous, nous a accordé le don de la foi, et, par Sa grâce, nous resterons accrochés à Lui jusqu'à la fin. 


Premièrement, il nous est dit que Jésus parlait avec autorité, et les foules qui l'écoutaient "étaient frappés de sa doctrine", et pour cause. Il parlait des choses qu'Il connaissait, et pour lesquelles Il n'avait aucun doute, parce qu'Il en était un témoin de première qualité (Jean 1:1-2; Matthieu 7:28-29). Il expliquait les choses concernant le royaume de Dieu, mais Il a aussi parlé de la repentance, du péché et de l'enfer.
Il nous a laissé Sa sainte doctrine par laquelle nous pouvons connaître Dieu et marcher dans les traces qu'Il nous a laissées. 

Le Seigneur Jésus nous a montré le caractère même de Dieu, ainsi que la manière dont nous pouvions être réconciliés avec Lui: par Jésus Lui-même. Malheureusement, beaucoup de son époque ne l'ont pas reconnu, et, malgré que nous vivions dans les temps où l'Esprit est répandu sur tous ceux qui croient, beaucoup retournent en arrière et se détournent du droit chemin. Ainsi, un sondage indique que 70% des chrétiens évangéliques d'aujourd'hui pensent qu'il existe un autre chemin que Jésus pour être sauvé. C'est une hérésie, et ce rejet du Sauveur nous avait été prophétisé dans l'Ancien et dans le Nouveau testament. Jésus en a entre autres parlé en Matthieu 24. Prions pour que tous ces gens se repentent avant qu'il ne soit trop tard! Il faut que les chrétiens croient eux-mêmes les paroles prononcées par Jésus, sans quoi leur évangile est faux et n'a aucune valeur. N'est-ce pas Jésus Lui-même qui a dit qu'Il était le chemin, la vérité et la vie (Jean 14:6)?  

La puissance de Sa parole transforme les cœurs et les intelligences; les voleurs deviennent honnêtes après l'avoir rencontré (Luc 19:1-10), les miséreux et les malades racontent Sa gloire (Jean 9:25-33). Les exemples sont légion de vies transformées par la grâce de Dieu. Même s'il est vrai qu'Il n'a jamais promis que nous mènerions une vie paisible et facile tous les jours de notre pèlerinage terrestre, nombreux sont ceux qui peuvent témoigner de Sa puissance et de Sa bonté alors que, du milieu de leurs épreuves, ils avaient perdu Dieu de vue, mais Lui ne les avait pas oubliés. 

Nous étions brisés par nos péchés, écrasés de culpabilité car accusés dans notre conscience, dignes de subir les foudres de la juste colère divine. Mais le Fils est venu, et Il a non seulement parlé, mais Il a marché parmi les hommes et Il s'est chargé de subir la colère que nous méritions. Son sacrifice seul mérite notre reconnaissance éternelle! Quel amour! Quelle bonté! Il s'est fait notre Rédempteur alors que nous ne Le cherchions même pas (Esaïe 65:1). 

Par sa grâce, il a plu à Dieu de nous donner en Jésus (et en Jésus seul) la certitude d'une vie nouvelle avec Lui. Et cette vie se poursuivra longtemps après que ce corps mortel aura été détruit. Comme Jésus a été ramené de la mort à la vie, non seulement avons-nous été racheté de notre ancienne manière de vivre, étant ainsi ressuscités avec Christ, mais nous avons également l'espérance de la vie éternelle. L'apôtre Paul dira en Tite 3:7 que, justifiés par la grâce de Dieu, nous devenons, "en espérance, héritiers de la vie éternelle". Gloire à Dieu! Il nous a sauvés, non pas à cause de bonnes œuvres que nous aurions faites, mais selon Sa miséricorde, par le baptême dans le Saint-Esprit qui nous renouvelle et nous transforme jour après jour afin de nous justifier et de nous revêtir des habits purs et saints de la fiancée de l'Agneau (Matthieu 22:12; Apocalypse 19:7-9). Et Paul continuera en disant, au verset 8: "Cette parole est certaine, et je veux que tu affirmes ces choses, afin que ceux qui ont cru en Dieu s'appliquent à pratiquer de bonnes œuvres".

Par la grâce de Dieu, c'est ce que nous continuerons de faire. Nous nous tiendrons dans la Parole, nous serons des serviteurs fidèles; nous aimerons ce que Dieu aime, et nous haïrons ce qu'il déteste, selon qu'il est écrit: "Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu'il s'éloigne de l'iniquité" (2 Timothée 2:19). Puisque Celui qui nous a appelés est Saint, nous sommes appelés à l'être aussi (1 Pierre 1:16). Cela est impossible aux hommes, et ne se fait que par l'œuvre transformatrice du Saint-Esprit lorsque nous laissons Dieu, le raffineur, nous épurer de tout ce qui n'est pas de Lui (Psaumes 66:10). Malgré les difficultés, malgré les épreuves, nous nous attachons et nous attacherons à Jésus, car en Lui nous sommes cohéritiers (Romains 8:17), en Lui nous possédons toutes choses. 

La suite de notre verset initial en Hébreux 1:2 se lit comme suit: (le Fils) "qu'Il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde". Nous l'avons dit; en Christ, nous possédons tout. Tout ce qu'un humain peut désirer sur Terre, il le possède lorsqu'Il a cru en Jésus. Nous ne pouvons rien espérer de mieux. En Lui, nous retrouvons la faveur de Dieu, parce que ce n'est plus nos fautes qu'Il regarde, mais le Fils qui a versé Son sang pour les expier. Demeurons unis à Lui, dans les bons et les mauvais moments de la vie, parce que nous possédons un héritage éternel en Dieu, avec Dieu. 2 Timothée 2:11 : "Si nous sommes morts avec Lui, nous vivrons aussi avec Lui". En toutes circonstances, persévérons, résistons, et ainsi, "Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône" (Apocalypse 3:21). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 11 septembre 2022

L'Éternel notre justice, par Chales H. Spurgeon

L'Éternel notre justice (Jérémie 23:6).

Cela produit toujours chez le chrétien le plus grand calme, la tranquillité, le bien-être et la paix, que de penser à la justice parfaite de Christ. Que de fois les saints de Dieu sont abattus et tristes! Je ne pense pas qu’il devrait en être ainsi chez eux. Je ne pense pas qu’ils le seraient s’ils pouvaient toujours voir leur perfection en Christ. Certains sont toujours à parler de la corruption et de la perversité du cœur, et de la méchanceté innée de l’âme. C’est tout à fait vrai, mais pourquoi ne pas aller un peu plus loin, et se souvenir que nous sommes parfaits en Jésus-Christ. Ce n’est pas étonnant que ceux qui demeurent sur la vision de leur propre corruption soient en train d’afficher un tel spectacle d’abattement.
   
Mais si nous nous rappelons que Christ est fait pour nous justice, nous serons de bonne humeur. Qu’importe que la détresse m’afflige, ou que Satan m’assaille, qu’importe qu’il y ait encore bien des choses à expérimenter avant d’être au Ciel, toutes ont été faites pour moi dans l’alliance de la grâce divine. Rien ne manque dans mon Seigneur. Christ a tout fait. Sur la croix il a dit: Tout est accompli! 

Et si tout est accompli, alors je suis parfait en lui, et je peux me réjouir d’une joie ineffable et glorieuse! Non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi. Vous ne trouverez pas de ce côté du ciel un peuple plus saint que celui dont les membres ont reçu dans leurs cœurs la doctrine de la justification par la foi en Christ. Quand le croyant déclare: Je vis par Christ seul, je me repose uniquement sur lui par le salut, et je crois que, malgré mon indignité je suis pourtant sauvé en Jésus, alors s’élève de mon cœur un motif de gratitude, cette pensée qui me pousse à dire: Ne vivrais-je pas pour Christ? Ne l’aimerais-je pas, et ne le servirais-je pas sachant que je suis sauvé par ses mérites? 

L’amour de Christ nous contraints, afin que ceux qui vivent ne devraient par conséquent plus vivre pour eux-mêmes mais pour celui qui est mort pour eux. Si donc sauvés parce que la justice nous est imputée, nous évaluerons ou considérerons largement ce que la justice nous enseigne.

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 4 septembre 2022

L'ivraie et le blé

Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla (Matthieu 13:25).


Cette parabole de Jésus nous enseigne à ne pas croire tout ce qu'on nous présente sous l'étiquette "chrétienne". Tout ce qui se dit chrétien n'est pas sain, et plus nous approcherons de la fin, plus ceux qui n'ont pas de discernement spirituel auront de la difficulté à comprendre et accepter que tout ce qui est présenté sous l'étiquette "chrétienne" ne plaît pas forcément à Dieu et n'est même pas digne de Lui. Nous vivons dans un monde de tromperie, où les mensonges se sont infiltrés dans l'église sous prétexte qu'il faut "aimer les pécheurs". 

Bien sûr que nous devons aimer les pécheurs, mais le plus grand amour est justement de leur dire quel est leur péché afin qu'ils s'en repentent. Pas de les conforter dans leur péché! Ainsi, Jésus dira qu'Il n'est pas venu appeler des justes, mais des pécheurs (Marc 2:17). Il disait qu'Il n'était pas venu appeler ceux qui se voient justes, mais ceux qui se reconnaissent pécheurs. Ces derniers peuvent être délivrés de leurs péchés, car ils se reconnaissent tels qu'ils sont, et qu'ils ont besoin d'un Sauveur

Il est important que nous comprenions cette parabole. L'ennemi a essayé de détruire l'église de Jésus dès sa naissance. Il n'a pas réussi. Ce qu'il a trouvé de plus efficace est de l'infiltrer et d'y semer l'hérésie, une idée à la fois. Dans ces jours qui sont les derniers, où le mal est appelé par la majorité, bien, et le bien est appelé mal, il nous faut faire preuve de vigilance et rester solidement accrochés à Jésus (1 Corinthiens 16:13), parce qu'il va devenir de plus en plus difficile de résister contre le courant de pensée de ce siècle pervers et corrompu. Dans ce monde, le bien et le mal coexistent, mais chacun sera mis en lumière au jour de l'Éternel.  

Jésus nous dit dans cette parabole que, pendant que les gens dormaient, l'ennemi est venu et a semé de l'ivraie parmi le blé. Pendant que les gens festoyaient, parce que tout allait bien, parce que Dieu les avait bénis, l'ennemi est venu sournoisement et a pu semer ses tromperies, car ils n'ont pas été vigilent. L'apôtre Paul dira en 1 Corinthiens 10:12 : "Que celui qui crois être debout prenne garde de tomber". Nous avons pris les bénédictions de Dieu et en avons fait une moquerie, au point que les faux évangiles sont légion actuellement dans ce qui devrait être l'église de Christ. L'ivraie a été semée, et a tellement bien prospéré que désormais, des pécheurs assidus se trouvent confortables dans bien des églises, y compris même derrière un pupitre! Mais, lorsque nous lisons la parabole, nulle part Jésus dit de laisser l'ivraie au milieu du blé sous prétexte qu'elle finira par devenir du blé. L'ivraie restera toujours de l'ivraie. Quelqu'un peut ressembler à un disciple de Christ sans en être un. Que cela nous serve de réflexion. Nous ne pouvons pas accepter de fausses doctrines supposément "bibliques" sous prétexte que le monde a évolué, en espérant que ces nouveaux enseignements deviennent le vrai Évangile. La parole de Dieu est immuable, elle ne changera jamais (Matthieu 24:35). Nous devons la croire et la prendre comme elle est, sans rien lui ajouter ni lui enlever quoi que ce soit (Apocalypse 22:19).

Il faut être vigilants. Ne tombons pas dans la complaisance spirituelle. Nous pouvons avoir l'apparence d'une bonne terre (n'oublions pas que cette parabole de Jésus vient tout juste après celle du semeur) mais nous sommes à risques, parce que nous avons été enrôlés par Christ dans Son armée. L'ennemi ne va pas semer en secret chez ceux qui lui appartiennent déjà. Il arrive en douce et essaie de planter en nous la graine du doute, de l'accomplissement de soi ou quoi que ce soit d'autre, alors que nous sommes pourtant engagés actuellement à suivre Christ, à ce qui nous semble, de tout notre cœur. Il nous faut constamment rester dans la Parole et la mettre en pratique, avec l'aide de l'Esprit, afin de pouvoir résister au malin. 

"Et les serviteurs lui dirent: Veux-tu que nous allions l’arracher? Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé" (Matthieu 13:29). Parce que nous ne pouvons pas détruire les œuvres de l'ennemi en nous servant de notre nature humaine. Nous devons laisser agir le Seigneur Jésus, dans notre propre vie, mais aussi dans celle des autres. C'est pourquoi Jésus ajoute au verset 30: "Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier".

Lorsque notre coeur est rempli des choses de Dieu, nous recevons aussi Son Esprit et Son discernement. Nous pouvons distinguer le bien du mal; le vrai du faux. Notre travail ne consiste toutefois pas à aller arracher cette ivraie que l'ennemi a planté dans diverses églises ou dans les cœurs des croyants, mais de mettre en garde contre celle-ci et de continuer d'être des semeurs de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Il fera le reste, en son temps. L'apôtre Paul dira en 2 Timothée 2:25 de redresser avec douceur, "dans l'espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité". Que les chrétiens fidèles demeurent fidèles et zélés pour Christ. Soyons humbles, comme notre Seigneur et Sauveur Jésus l'a été.  

Dieu utilise aussi l'ivraie semée par l'ennemi, les mensonges, les faux prophètes, pour mettre son peuple à l'épreuve, "à savoir si vous aimez l'Éternel votre Dieu, de tout votre cœur et de toute votre âme (Deutéronome 13:3). Et dans sa parabole, Jésus nous montre bien que l'ivraie ne parvient en aucune manière à détruire le blé qui l'entoure. Pourquoi? Parce que le blé, qui représente les croyants fidèles, reste solidement ancré dans la parole de vérité, et toutes les puissances de l'enfer ne peuvent rien contre ceux qui sont dans la main de Dieu. Mais attention! L'ivraie peut aussi étouffer le blé plus faible et apathique. C'est pourquoi il est si important que nous puissions accepter les conseils de Dieu en lisant la Parole ou de d'autres chrétiens fidèles, et que nous nous encouragions entre frères et sœurs en Christ, tous les jours de la semaine, à persévérer dans la vérité, à tout prix. Nous ne pouvons nous permettre aucun relâchement. Nous devons toujours aller de l'avant, de progrès en progrès, de gloire en gloire (1 Thessaloniciens 4:1).

Souvenons-nous de l'église de Laodicée, et du reproche qui lui a été fait. Tu n'es ni froid, ni bouillant, mais tu es tiède! Tu prétends croire, mais en réalité ce ne sont que des paroles. Tu crois être vêtu du manteau de Christ, mais tu es nu. Tu crois voir, mais tu es aveugle. Cette église représente beaucoup de croyants de la fin des temps qui se sont trompés eux-mêmes ou ont été trompés par l'ivraie semée par l'ennemi pendant que la supposée armée de Christ était apathique, endormie par la facilité de cette vie présente. Mais cette époque est révolue. Car le temps approche où la différence sera faite par le Seigneur entre les brebis et les boucs; entre l'ivraie et le blé.

La dernière heure est proche. Ne commettons pas l'erreur de nous tenir devant Dieu droit comme l'ivraie. Courbons le dos, fléchissons les genoux comme le blé, acceptons d'être changés et renouvelés par la grâce de Dieu, afin d'être prêts pour le jour de la récolte. Encourageons-nous avec les paroles de Jésus, mais qu'elles soient aussi un avertissement: "À l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier". Quelqu'un a expliqué comment on faisait la différence entre l'ivraie et le blé. La distinction se fait le plus facilement tout juste avant la récolte, car alors, le blé, chargé de grains, se courbe, change de couleur et meurt, tandis que l'ivraie reste fièrement droit, apparemment stérile, juste utile à être lié en gerbes et à être jeté au feu. Nous ne voulons pas être placés en gerbes pour être brûlés, nous voulons et nous serons, par la grâce de Dieu, amassés dans Ses greniers pour l'Éternité, gloire à Dieu! Restons humbles, petits à nos propres yeux, revêtons-nous de la justice de Christ. Marchons par la foi, ne laissons pas l'ivraie s'immiscer dans notre relation avec notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Celui qui persévèrera jusqu'à la fin sera sauvé (Matthieu 24:13).
Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen. 

dimanche 28 août 2022

Des souliers aux pieds

Mais le père dit à ses serviteurs: "Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds" (Luc 15:22).


La parabole du fils prodigue est bien connue. Le jeune homme réclame son héritage, qu'il gaspille en vivant dans la débauche. Une fois qu'il n'a plus rien et qu'il est tellement rendu méprisable qu'il ne peut même pas se nourrir de ce que mangent les pourceaux, il retourne humblement vers son père, et c'est l'accueil qu'il reçoit. Il est accueilli comme s'il était un invité de marque, hautement honorable. Il est vêtu de haillons, ce qui représente son état d'homme pécheur non pardonné et non régénéré. Mais le père l'aime et a pitié de lui, aussi demande-t-il à ses serviteurs de le revêtir honorablement, tout en ne manquant pas de leur spécifier de lui mettre "des souliers aux pieds". 

Nous passons outre ce petit bout de phrase apparemment sans importance, mais c'est la marque même du vrai chrétien. Parce que nous ne pouvons pas parler d'une manière et marcher dans la direction inverse. Si nous sommes pardonnés et régénérés en Christ, nous marchons aussi dans Ses traces, sans compromis. Nous ne pouvons pas à la fois marcher dans le monde et avec Christ, c'est impossible. 

Dieu ne prend pas plaisir à voir les humains se perdre. Le fils prodigue s'est précipité vers le mal, il en a fait ses délices, et cela même après avoir marché un temps avec son père. Peut-être est-ce quelque chose que certains parmi nous ont fait, vivant d'une manière indigne après avoir marché avec le Seigneur. Il semble que, pour un certain temps, tout allait pour le mieux et vous avez même cru que Dieu prenait plaisir en vous, malgré vos péchés. Vous vous êtes donc mis à courir sur cette voie qui n'était pas la bonne, et soudain, dans votre quête éperdue de plaisirs et de mondanité, le Seigneur a permis que vous atteigniez le fond du puit. Le choc a été brutal, mais il a été bénéfique, n'est-ce pas? Vous vous êtes alors arrêté et vous avez réfléchi sur votre conduite, et vous êtes revenus vers le Père, dans la repentance et les supplications. D'une certaine manière, nous sommes comme les filles de Sion, "orgueilleuses, marchant le cou tendu et le regard effronté, faisant résonner les boucles à leurs pieds" (Esaïe 3:16). Dieu a sévèrement réprimandé son peuple en lui disant qu'Il allait "ôter les boucles qui servaient d'ornements à leurs pieds" (v. 18). 

Dieu enlèvera ce qui met une séparation entre Lui et nous. Il l'a fait avec son Fils à la croix, en nous réconciliant à Lui par Jésus, et Il le fait encore en permettant des situations dans notre vie qui nous ferons réfléchir sur notre conduite et cela nous conduira à un moment décisif: ou bien nous continuons sur la route de la perdition, ou nous revenons à la maison, tel le fils prodigue. Dieu méprise l'orgueil. Seuls les humbles reçoivent Sa grâce et sont admis en Sa présence (Jacques 4:6; 1 Pierre 5:5). Nul ne sera justifié devant Lui par ses bonnes œuvres ou par son autojustification. Il n'a rien à faire de ce que nous pensons de nous-mêmes. Nous devons tous passer par le chemin qui mène à la croix. Nous devons nous en saisir et ne plus jamais retourner en arrière! Il faut que nous soyons couverts de Sa présence de la tête aux pieds. Cela est très clair lorsque nous lisons Éphésiens 6:11-18. Et remarquons que, dans la description des armes de Dieu, il y est aussi écrit: "Mettez pour chaussures à vos pieds le zèle que donne l'Évangile de paix" (v.15).   

Parce que la chair n'a aucune résistance ni aucune force. Notre nature humaine ne peut rien faire de bon par elle-même, nous devons être solidement ancrés en Jésus. De Lui dépendent la grâce et la force qui nous sont nécessaires pour non seulement revêtir les armes de Dieu, mais aussi pour pouvoir ensuite résister aux assauts de l'ennemi. Le chemin sera parfois rocailleux, parfois accidenté, mais avec les chaussures du zèle que nous donne Dieu dans Sa grâce, nous ne craignons rien. Nous avancerons de progrès en progrès (1 Thessaloniciens 4:1), dans une conduite qui plaît à Dieu.

En lui faisant mettre des chaussures aux pieds, le père disait au fils prodigue: "À partir de ce moment, tu ne marcheras plus dans la convoitise et dans la dissolution, mais tu marcheras avec moi, et moi, avec toi". Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui (Jean 14:23).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.