dimanche 27 mai 2018

Contradiction... Vraiment? L'Éternel et Caïn

"L’Éternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel?" (Genèse 4:9)
"Quelqu’un se tiendra-t-il dans un lieu caché, sans que je le voie? dit l’Éternel (Jérémie 23:24). 

Certains avancent qu'il se trouve ici une flagrante contradiction. 

En Genèse, Dieu sait parfaitement ce qu'il s'est passé entre Caïn et son frère Abel. Il dit à Caïn: "Qu'as-tu fais? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi" (Genèse 4:10). Car, quelqu'un tiendra-t-il un péché caché sans qu'Il ne le voit? 

Les incroyants haïssent par-dessus tout l'idée d'un Dieu qui voit tout, qui entend tout, pour la simple et bonne raison qu'ils veulent bien pouvoir pécher tranquillement, sans avoir à se soucier d'en rendre compte un jour. C'est la raison pour laquelle ils s'emploient comme ils le font à nier l'existence d'un Dieu omnipotent et omniscient. Certains consacrent leur vie à combattre Dieu. Ils écrivent des livres, ils font des conférences partout dans le monde. Quand on y pense, c'est une énorme dépense d'énergie pour combattre quelqu'un qui n'est pas censé exister et qui, selon eux, n'existe que dans un livre de fable appelé "Sainte Bible"!  

Quoiqu'il en soit. nous les remercions d'avoir si patiemment fouillé la Bible afin d'y trouver une apparente contradiction et d'y avoir trouvé ces deux versets qui se complètent si bien. Il n'existe probablement pas un seul théologien qui aurait eu l'idée de faire un rapprochement entre ces deux versets! Pourtant il est clair en Genèse que l'Éternel Dieu, qui avait été témoin de tout, essayait de faire reconnaître son péché à Caïn, comme il l'avait précédemment fait avec ses parents lorsque ces derniers désobéirent (Genèse 3:9). Où es-tu? Qu'as-tu fait? Caïn, as-tu vu l'état de ton frère? Que lui est-il arrivé? La voix de sa conscience le torturait, et le pauvre pécheur, comme le petit gamin pris en flagrant délit de vol de bonbon, plutôt que de reconnaître son péché, tente de se disculper, disant: "Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère"? Il tentait si fort de se convaincre que son péché n'était pas aussi grave qu'il en avait l'air qu'il essaya même de le cacher de Dieu, comme si cela était possible.  

Depuis le début des temps, la gravité du péché nous a été démontrée à travers les écrits bibliques, mais nous les chrétiens sommes les premiers à nous employer à essayer de nous disculper nous-mêmes plutôt que de nous présenter tels que nous sommes devant notre Créateur, implorant Sa miséricorde, évoquant le précieux sang de Jésus versé comme une rançon pour ceux qui veulent bien se réfugier sous la croix. 

Caïn tomba en disgrâce, et il devint errant et vagabond sur la terre. C'est le sort réservé à tous les pécheurs qui fuient la grâce de Dieu. Nul bien ne peut sortir d'une telle situation. Ils errent ça et là, cherchant à convaincre l'un et l'autre de leur bonne humanité, mais la somme de leurs péchés qu'ils tiennent cachés ainsi que les malédictions qui leurs sont liées sont un fardeau qui est lourd à porter. Regardons pour preuve la réaction de Caïn au châtiment de Dieu: "Mon châtiment est trop grand pour être supporté" (Genèse 4:13). 

Il n'est pas de pire état que celui d'un pécheur qui n'est pas prêt à pleurer sur son péché, mais sur le châtiment qui lui est lié. Nous l'avons vu plus haut: c'est la raison pour laquelle beaucoup d'incroyants s'emploient à essayer de prouver la non-existence de Dieu; ils tentent ainsi d'éviter le juste châtiment que méritent leurs péchés. Mais il y a pire situation encore que celle-là: c'est lorsque le supposé chrétien agit comme si Dieu n'était pas un Dieu de justice. S'il n'était pas justice, Il ne serait pas miséricorde non plus. Que nous le voulions ou non, miséricorde et pardons sont liés à la justice. Si nous voulons d'un Dieu miséricordieux et compatissant, nous devons être prêts à accepter le Dieu de justice, qui rend à chacun selon son obéissance ou selon sa désobéissance. Mais cette justice se trouve en Christ, et en Christ seul. Ne fuyons pas la croix; mais saisissons-nous en! Il n'y a qu'en Christ crucifié et ressuscité que les cris de nos péchés cesseront de hanter notre conscience, de la même manière que le sang d'Abel criait à Dieu. Peut-être bien qu'en ce moment nos péchés cachés crient à la face de Dieu, mais il existe une chose qui crie encore plus fort vers Lui, et qu'Il est tout disposé à entendre: c'est le sang de Jésus! Gloire à Dieu! Réfugions-nous donc sous la grâce de Dieu, en Christ ressuscité!  Présentons-nous devant lui sincèrement, avec repentance, et nous serons certainement épargné du juste châtiment qui nous était destiné.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 19 mai 2018

À qui le monopole?

Ne vous enivrez pas de vin: c'est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l'Esprit (Éphésiens 5:18).

Un groupe de pasteurs s'étaient réunis, afin d'élaborer des plans pour une campagne d'évangélisation dans toute la ville. L'un d'eux suggéra que le célèbre évangéliste Dwight L. Moody soit considéré comme orateur éventuel. Les pasteurs en discutèrent entre eux et plusieurs parlèrent en faveur de Moody. Toutefois, un jeune prédicateur, qui n'était pas d'accord, se leva et dit avec une pointe de sarcasme: "De la manière dont vous parlez, on dirait que M. Moody a le monopole du Saint-Esprit".

Le silence se répandit dans la salle. Puis un autre pasteur dit: "Non, M. Moody n'a pas le monopole du Saint-Esprit, mais le Saint-Esprit a, lui, le monopole de M. Moody!"

Ce dernier pasteur reconnaissait que M. Moody était un homme qui avait non seulement abandonné son corps comme temple du Saint-Esprit, mais qui avait aussi appris à se soumettre entièrement à sa volonté. Le Saint-Esprit avait réellement le monopole de M. Moody.

Dans note texte initial, on nous exhorte à être "remplis de l'Esprit". Cela suppose que nous nous abandonnions à la volonté et à la puissance du Saint-Esprit et que nous le laissions accomplir ses desseins en nous. 
Personne n'a le monopole du Saint-Esprit, mais il devrait avoir le monopole de chaque chrétien.

(...)Afin que, parfaits et pleinement persuadés, vous persistiez dans une entière soumission à la volonté de Dieu (Colossiens 4:12).

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 12 mai 2018

Alors il leur ouvrit l'esprit, par Charles H. Spurgeon

Alors il leur ouvrit l'esprit, afin qu'ils comprissent les Écritures (Luc 24:45).

Nous trouvons ici Jésus en train d’ouvrir les portes de la compréhension. Dans son premier ministère, de nombreux compagnons de travail l’accompagnaient, mais pendant son second ministère, Il est seul. Beaucoup peuvent proclamer les Écritures, mais seul le Seigneur peut préparer les cœurs pour recevoir Sa Parole. Notre Seigneur Jésus est différent des autres enseignants: ces derniers parlent aux oreilles, Lui parle au cœur; eux s’occupent de la connaissance extérieure, Il transmet un goût intérieur pour la vérité, par lequel nous ressentons sa saveur et son esprit. Les gens les moins instruits deviennent des érudits à l’école de la grâce quand le Seigneur Jésus par son Esprit-Saint leur dévoile les mystères du royaume, et leur accorde l’onction divine qui leur permet de percevoir l’invisible. 

Heureux ceux dont la compréhension a été éclairée et affermie par le Maître! Combien d’hommes très instruits ignorent tout des choses éternelles. Ils connaissent la lettre de la révélation, mais non son esprit. Ils ne peuvent pas discerner. Leurs cœurs sont voilés et les yeux de la raison charnelle ne peuvent les pénétrer. C’était notre situation il y a peu de temps. Nous qui voyons, nous étions alors complètement aveugles. La vérité était pour nous comme la beauté en pleine obscurité, une chose non remarquée et négligée. Sans l’amour de Jésus nous serions restés dans l’ignorance totale, car sans sa grâce qui a ouvert les portes de notre compréhension nous n’aurions pas plus pu atteindre la connaissance spirituelle qu’un enfant ne peut gravir une pyramide ou une autruche s’envoler dans le ciel. 
L’école de Jésus est la seule école où la vérité de Dieu peut être apprise. D’autres écoles pourront nous enseigner ce qu’il faut croire mais celle de Christ seule peut nous montrer comment le croire. Asseyons-nous aux pieds de Jésus et demandons son aide bénie par des prières sincères pour que nos faibles connaissances puissent grandir, et que notre compréhension limitée puisse recevoir les choses célestes.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 5 mai 2018

Contradiction... Vraiment? L'Éternel fait-il acception de personne ou non?

Genèse 4:4-5 : "L'Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande, mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande".
Romains 2:11 : "Car devant Dieu il n'y a point d'acception de personne".

Certains prétendent qu'il y a entre ces deux versets une contradiction flagrante. Comprenons d'abord que Jésus est venu pour sauver tous les pécheurs, sans exception. Mais tous seront jugés selon leur obéissance ou leur désobéissance, et il n'y aura point d'acception de personne. C'est pourquoi, selon Hébreux 3:15, ne nous rebellons pas lorsque la parole de Dieu nous est adressée, n'endurcissons pas nos cœurs contre ses reproches, afin de ne pas subir le sort de Caïn, qui persévéra sur la voie de la perdition plutôt que se repentir et revenir vers les bras de Dieu qui lui étaient grands ouverts.  

Reprenons au début, en Genèse 4. L'homme vient d'être chassé du jardin d'Eden. Il était fini le temps où, peu importe où il se trouvait, il n'avait qu'à tendre la main, prendre ce qui lui plaisait et la ramener à sa bouche afin d'être rassasié. L'Éternel avait en effet dit à Adam en Genèse 3:19 : "C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain". Donc Caïn fût laboureur, et Abel fût berger (Genèse 4:2). Jusque là il n'y a point acception de personne; les deux hommes travaillent et c'est à la sueur de leur front qu'ils mangent leur pain. Chaque homme avait son appel, sa destiné. Il en est de même pour nous aujourd'hui. Et la question n'est pas de savoir qui a un poste plus élevé dans la société que son frère ou sa sœur. Cela n'a aucune importance devant Dieu. Ce n'est pas ça qu'Il regarde, ce n'est pas ça qui l'intéresse. Jérémie 17:10 nous dit en effet: "Moi, l'Éternel, j'éprouve le cœur, je sonde les reins, pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres".

Mais poursuivons notre lecture en Genèse 4:3: "Au bout de quelque temps(...)". Ces quelques mots sont importants à ce stade de notre étude. Au bout de quelques temps, dans leur marche respective avec Dieu, dans leur appel respectif, ils se mirent à offrir chacun de leur côté des offrandes à l'Éternel. Au bout de quelques temps. 
Après un certain nombres de semaines ou d'années de marche avec Dieu, à quoi ressemblent nos offrandes lorsque nous nous présentons devant notre Créateur? Ne nous attardons pas à la forme de l'offrande, qui peut être une louange, ou encore un don aux pauvres, ou notre vie que nous prétendons offrir à Dieu comme un sacrifice vivant. Attardons-nous plutôt à nos cœurs, parce que c'est là que Dieu regarde, nous l'avons vu précédemment, afin de savoir s'il agréé ou non nos offrandes. Caïn ne pouvait pas présenter en offrande la graisse des premiers-nés de son troupeau puisqu'il était laboureur et qu'il ne possédait probablement pas d'animaux. Il offrait à Dieu ce qu'il pouvait lui offrir. Il en était de même pour son frère Abel. Alors, si chacun marchait selon son appel, pourquoi l'offrande de l'un fût-elle approuvée, et celle de l'autre, rejetée?

Nous avons un début de réponse en Genèse 4:7, lorsque l'Éternel, voyant Caïn irrité et abattu, lui dit: "Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi; mais toi, domine sur lui". Dieu reprend Caïn en lui enjoignant de dominer sur le péché. Caïn savait parfaitement ce que Dieu voulait dire, mais était-il prêt à changer? 

Allons lire en Hébreux 11:4. Il y est écrit: "C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn, c'est par elle qu'il fût déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes, et c'est par elles qu'il parle encore, quoique mort". Abel avec donc la foi, et Caïn ne la possédait pas. Loin d'avoir une contradiction dans les agissements de Dieu, nous trouvons ici qu'Il est conséquent, puisque nous savons que c'est par la foi seulement que nous sommes justifiés et que nous pouvons être en paix avec Dieu (Romains 3:28; 5:1). En Matthieu 23:35, Abel est appelé "le juste". C'est dire à quel point Dieu approuvait sa conduite.

En Jérémie 5:24, nous lisons des paroles qui représentent bien l'attitude et le cœur de Caïn lorsqu'il présentait ses offrandes à l'Éternel : "Ils ne disent pas dans leur cœur: Craignons l'Éternel, notre Dieu, qui donne la pluie en son temps, la pluie de la première et de l'arrière saison, et qui nous réserve les semaines destinées à la moisson". Nous pouvons prétendre faire l'oeuvre de l'Éternel et marcher dans notre appel sans pour autant avoir un cœur droit devant Lui. Et c'est là un danger qui guette tout chrétien tout au long de son pèlerinage terrestre. Esaïe 29:13 dira: "Quand mon peuple s'approche de moi, il m'honore de la bouche et des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu'il a de moi n'est qu'un précepte de tradition humaine". Prenons garde de ne pas être de ce peuple d'adorateur qui pense pouvoir offrir une offrande ou un sacrifice à Dieu mais à sa manière propre, en conservant un vain orgueil au cœur et en ne se purifiant pas de toutes ses souillures. Il n'y a rien de pire que de conserver un péché ou deux caché au plus profond de nous. Caïn l'a fait, avec les péchés d'orgueil, de jalousie et de colère. En cela, il ressemble au Pharisien décrit par Jésus en Luc 18:9-14. En comparant les attitudes de cœur du Pharisien et du publicain, Jésus dira du premier qu'il ne fût pas justifié comme le fût le publicain, qui s'était approché de Dieu avec humilité. 

Dans leur offrande respective, un point primordial séparait les deux frères: l'un (Caïn) prétendait plaire à Dieu sans la foi, en ne Lui présentant pas le meilleur de ce qu'il possédait, car il est simplement dit qu'il offrit à l'Éternel une offrande "des fruits de la terre", et non pas de ses meilleurs fruits, comme si Dieu pouvait se contenter des restes que nous avons à lui offrir, tandis que l'autre (Abel) offrit à Dieu le meilleur de ce qu'il possédait, tel que Dieu le prescrira plus tard aux Hébreux par Moïse. Caïn offrait à Dieu pour bien paraître, par apparence de piété, mais avoir la prétention de servir Dieu en apparence alors que le cœur n'y est pas est un péché, car cela est aussi de "prendre le nom de Dieu en vain" (Exode 20:7). Il ne nous est pas dit combien d'offrandes Caïn et Abel présentèrent à l'Éternel, mais nous pouvons deviner qu'à chaque fois, Caïn espérait être agréé plus que ne l'était son frère, comme si accomplir l'oeuvre de Dieu se faisait dans la rivalité plutôt que dans la collaboration les uns avec les autres. Comme si l'un devait chercher à être plus grand que l'autre dans le ministère que le Seigneur lui a confié. Nous ne pouvons pas servir Dieu sans humilité, et Caïn représente cette partie de nous qui aimerait bien parfois, ou trop souvent, prendre une partie de la gloire qui ne revient qu'à Dieu seul. Pourtant, les orgueilleux n'obtiennent pas le royaume des Cieux, et leur chute est, et sera terrible (Proverbes 29:23; Actes 12:21-23).   

Que cela nous enseigne que nous ne pouvons pas tromper Dieu. Nous ne pouvons pas le servir en apparence seulement. Un jour ou l'autre, notre supercherie sera révélée, et des comptes devront être rendus. Lorsque Dieu nous reprend, comme il le fît avec Caïn, ne faisons pas comme si nous n'avions rien entendu. Réfléchissons à ceci: Pourquoi Caïn en voulait-il à son frère plutôt qu'à lui-même? Si Dieu n'agréait pas son offrande, Abel en était-il responsable? Non! Caïn aurait dû entrer en lui-même et reconnaître son état d'homme pécheur et irrésolu, et se repentir de cette condition, avant qu'il ne soit trop tard. Mais il ne le fit pas, et nous connaissons la suite de sa vie. Il reçut le salaire de son égarement, car il s'était placé lui-même sous le jugement en refusant la main du pardon tendue vers lui 

Hébreux 4:16 : "Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins". Trop souvent, ce verset est pris au sens temporel du terme. Nous pensons à nous approcher de Dieu pour être secourus dans nos besoins financiers ou encore pour être guéris de certains problèmes de santé, mais nous devrions toujours penser spirituellement en premier: approchons-nous donc du trône de la grâce afin d'être secourus de nous-mêmes et de nos pensées qui font la guerre à l'âme. Ce n'est pas inutilement qu'il est fait mention dans ce verset de miséricorde et de grâce. Dans Sa miséricorde, Dieu veut nous pardonner, et dans Sa grâce, Il veut nous purifier. Examinons notre conduite à la lumière de la Parole de Dieu; si nous constatons que nous sommes comme Caïn sur une voie que Dieu n'approuve pas, repentons-nous immédiatement! Ne soyons pas grands à nos propres yeux au point de n'être plus capables de prendre les reproches que Dieu nous adresse lorsque nous ouvrons Sa parole. Il est vrai qu'il est plus aisé de reconnaître les péchés de notre prochain que les nôtres, mais Dieu n'approuve pas une telle attitude! Ne nourrissons pas nos convoitises coupables, mais amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ. Même si ce n'est pas dans l'ère du temps, agissons comme le publicain de la parabole de Jésus en Luc 18:10-14; humilions-nous dans le Seigneur afin d'être élevés par Lui au temps convenable. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 29 avril 2018

Vous êtes tous prophètes... Vraiment?

Quelqu'un a déjà enseigné que tous ceux qui étaient dans son église étaient des prophètes. "Vous êtes tous prophètes", disait-il avec enthousiasme, "prophétisez de bonnes choses les uns sur les autres".

Ceci a donc suscité cette question chez certaines personnes: "Comment ce fait-il, si tous sont prophètes, que l'apôtre Paul a écrit en 1 Corinthiens 12:29: "Tous sont-ils apôtres? Tous sont-ils prophètes? Tous sont-ils docteurs? Tous ont-ils le don des miracles?"

D'abord, il faut savoir que le don de prophétie ne vient pas de l'homme et que d'exhorter les uns à prophétiser de bonnes choses sur la vie des autres revient à inciter les gens à se laisser diriger par leur nature humaine plutôt que par le Saint-Esprit. Car le Seigneur ne fait pas prophétiser que de "bonnes choses". De bonnes choses pour notre vie spirituelle, certes, mais qui ne plaisent pas toujours à notre nature humaine. 
Mais la "prophétie" telle que mentionnée précédemment est populaire dans beaucoup d'églises modernes parce que les gens sont inquiets et troublés à cause de l'état du monde dans lequel nous vivons et ils cherchent par tous les moyens à être rassurés. Il n'y a qu'à regarder ce qui s'est passé aux États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001, où les gens se sont précipités en masse dans les églises. Ce regain d'intérêt pour Dieu a duré quelques mois, après quoi les gens sont retournés à leur routine habituelle. Il y a plusieurs raisons à cela, entre autre parce que, malheureusement, ces gens n'ont pas trouvé de réponses à leurs questions et inquiétudes. Mais est-ce que leur donner de "bonnes paroles prophétiques" répondra à leurs interrogations? N'est-ce pas là plutôt une façon d'attirer et de retenir les gens dans un lieu donné, en leur faisant miroiter de belles et bonnes choses que Dieu n'a probablement jamais dites? 

Le mot "prophète" aujourd'hui équivaut presque toujours, dans l'intelligence des gens, à quelqu'un qui a la capacité de prédire l'avenir. Certains ont donc dépensé une fortune à assister à des assemblées de "prophètes" (à cause du coût d'entrée ou à force d'offrande volontaire fortement suggérées par les orateurs, ceci afin "d'éprouver leur foi", comme si annoncer un message reçu de Dieu devait être payant (Mathieu 10:8)), simplement dans le but de recevoir une bonne parole pour leur avenir, pour leur entreprise, pour leur santé ou pour leur vie de couple. Ces gens ont été trompés, et certains ne s'en sont jamais remis. Ils ont tout abandonné ce qui était de Dieu, à cause de ces pseudo-prophéties qui ne se sont jamais réalisées dans leur vie. Ces pauvres gens n'ont pas compris de ne jamais baser leur vie sur une prophétie, quelle qu'elle soit, mais de toujours être prêt à tout soumettre à la volonté de Dieu. Et Sa volonté se trouve dans Sa parole, mais nous pouvons la comprendre et l'accepter lorsque nous persévérons dans la prière. 

Non, les gens n'ont pas tous le don de prophétie à proprement parler. Dieu peut utiliser les serviteurs qu'Il veut pour édifier, exhorter et consoler, mais il demeure que ce don est dispensé par le Saint-Esprit, et nous savons que l'un a ce don-ci, et l'autre à ce don-là. Sachons simplement que toute prophétie, ou tout message reçu de Dieu sera entièrement conforme aux Écritures. C'est donc dire que celui qui a véritablement reçu le don de prophétie est entièrement dirigé par le Saint-Esprit et qu'il ne vit plus selon sa chair et désirs propres, mais qu'il est un exemple parfait de soumission à Dieu en toutes choses, comme est appelé à l'être tout enfant de Dieu (Galates 5:16-17). La véritable prophétie porte rarement sur l'avenir, mais sur le présent, en ce qu'elle incite l'auditeur à la repentance et/ou l'exhorte à persévérer en Christ en toutes choses. En effet, l'apôtre Paul, en 1 Corinthiens 14, nous explique clairement ce qu'est un prophète. Il en était un lui-même en ce qu'il enseignait selon la révélation divine (Galates 1:11-12) et non pas selon des principe charnels. Au verset 6, il écrira: "De quelle utilité vous serais-je, si je venais à vous parlant en langues, et si je ne vous parlais pas par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie ou par doctrine?" La prophétie, c'est donc d'abord et avant tout la capacité de verbaliser un message reçu de Dieu, qui sera évidemment basé sur les Saintes Écritures. Tous n'ont pas reçu cette capacité, et cela est bien ainsi puisque telle est la volonté de Dieu. Aux temps de l'Ancien Testament, ils étaient nombreux à s'élever au milieu du peuple d'Israël et à prétendre parler de la part de Dieu (Jérémie 23). Prenons garde de n'être pas un de ces faux prophètes en nous trompant nous-mêmes en basant nos vies sur nos pensées que nous prétendons "venir du Seigneur" alors que nous ne lui avons rien amené dans la prière et les supplications. De la même manière, éprouvons les esprits (1 Jean 4:1; 1 Corinthiens 14:29) afin de ne pas nous laisser tromper et ainsi, nous éloigner loin de la vérité. 

Sachons bien que Dieu ne fera jamais rien pour augmenter notre fierté personnelle. Il n'accordera jamais, par son Esprit, un don qui servira à la gloire de l'homme. La prophétie n'est pas de la divination non plus. Les véritables prophètes sont en réalité des gens remplis du Saint-Esprit. Ils interprètent fidèlement la Parole de Dieu, pour l'édification de Son peuple. Un prophète, c'est un porte-parole de Dieu. Il ne s'ingénie pas à se glorifier et à propulser son propre ministère afin d'être reconnu par le plus grand nombre, mais il est un fidèle ambassadeur du royaume de Dieu, en parole et en action. L'enseignement du vrai prophète de Dieu incitera le plus grand nombre à brûler du feu du Saint-Esprit et non pas à marcher dans l'indifférence spirituelle, en attendant que "la prophétie se réalise". Sachons également que toute personne qui prononce des paroles d'encouragement dans l'église n'est pas automatiquement un prophète. Nous sommes tous appelés à nous encourager mutuellement, et en le faisant, nous obéissons à la parole de Dieu (1 Thessaloniciens 5:11). Le véritable prophète parle exactement selon les Écritures, et non pas comme certains d'entre nous l'ont entendu de leurs propres oreilles: "Le Seigneur m'a parlé et il m'a dit que tu allais prospérer dans ton entreprise et que tu allais acquérir de grands biens". Où est-ce que le fondement biblique se trouve dans cette pseudo prophétie? Nulle part! Et comme cela n'arrive pas, ils se défendent en vous accusant "de manquer de foi", raison pour laquelle, selon eux, leur prophétie ne s'est pas réalisée. En réalité, leur prophétie n'en était pas une, et lorsque nous entendons de telles choses qui risquent de nous entraîner vers d'autres dieux, méfions-nous et attachons-nous d'autant plus à la saine doctrine de Christ, car il est facile de nous laisser tromper par de vaines paroles qui flattent notre nature humaine, mais qui ne nous exhortent en rien à persévérer dans l'obéissance à la volonté de Dieu. 

Ne recherchons pas ce qui est grand et élevé, restons petits à nos propres yeux, diminuons, afin que Christ puisse augmenter en nous.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 21 avril 2018

En bref: Double citoyenneté


Les chrétiens ont une double citoyenneté. Nous sommes citoyens de ce monde, quelle que soit la nation dans laquelle nous habitons, et en tant que disciples de Christ, nous sommes également citoyens des cieux (Phillipiens 3:20). Nous avons tous les droits et privilèges des enfants de Dieu. Il est non seulement notre Père céleste, mais aussi notre Roi, et notre loyauté doit d'abord être envers son royaume.

Parfois, notre double citoyenneté nous confronte à des choix importants. À quel drapeau nous identifierons-nous? Il ne devrait y avoir aucun doute. Nous ne devons plus vivre pour les "choses de la terre" (Philippiens 3:19), mais être fidèles à notre Père céleste. Le monde qui nous observe sait-il que nous marchons sous le drapeau du Roi des rois et du Seigneur des seigneurs?

samedi 14 avril 2018

L'ambassadeur

2 Corinthiens 5:20 : "Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ: Soyez réconciliés avec Dieu!"

Définition d'ambassadeur, selon le Larousse : "Représentant permanent d'un État auprès d'un État étranger(...)' et : Personne susceptible de représenter à l'étranger une certaine image de son pays ou qui est chargé d'une mission".

Ces définitions concordent parfaitement avec ce que la Bible nous enseigne, puisqu'il est également écrit en
1 Pierre 2:11 que nous sommes "comme étrangers et voyageurs sur la terre".

Il est pourtant de plus en plus enseigné aujourd'hui que nous sommes appelés à régner sur la terre, puisque nous sommes des fils et des filles de Dieu. Toutefois, nous venons de voir que la tâche d'un ambassadeur n'est pas de régner, mais de représenter, ce qui est totalement différent! Il est certain que le chrétien qui se fait enseigner à tous les dimanches qu'il est un roi, (presque un petit dieu!) ne recherchera certainement pas l'humilité avant toutes choses. Pourtant, la Bible nous enseigne clairement à vivre dans l'humilité, sans quoi nous ne serons jamais élevés là-haut dans la gloire de Dieu (1 Pierre 5:6; Jacques 4:10). Ce n'est pas sans raison que nous voyons de plus en plus difficilement de différence entre la vie que mènent les païens et plusieurs personnes dites "chrétiennes", qui ne représentent aucunement Christ, mais leur propre ventre. Où est l'humilité? La justice? Cela ne fait plus partie du vocabulaire de ces roitelets "chrétiens", qui ne pensent plus qu'à eux-mêmes. Ils ont un dieu à qui ils peuvent ordonner des choses afin qu'elles leurs arrivent, selon leur volonté. Quel orgueil! Plusieurs se sont cassés les dents à essayer de faire comprendre à ces gens qu'ils faisaient fausse route. En effet, le souverain, à qui doit-il rendre compte, sinon à lui-même? Il y aurait bien Dieu, mais ils s'en sont inventé un bien servile à qui ils ne rendent aucun compte de leur conduite. Ils ne rendent plus compte à personne, ni même à Dieu. Ils ne prient plus, n'adressent plus de supplication au Père céleste, mais ils déclarent leur volonté afin qu'elle arrive. Ils appuient bien sur le mot "déclarer". Certains vont jusqu'à ridiculiser la prière de certaines personnes en ce qu'ils les trouvent trop larmoyantes et suppliantes. "Approprie-toi plutôt la puissance de Dieu", disent-ils avec arrogance. Le Nouvel Âge avec sa notion de pensée positive et de visualisation par la pensée a fait son entrée dans les églises, et plusieurs sont trompés parce que c'est un évangile de facilité qui n'enseigne plus le renoncement à soi-même ni la soumission à Dieu, mais il enseigne plutôt un dieu qui renonce à sa volonté afin de se soumettre à celle de l'homme.  Ces gens oublient volontairement la manière dont Jésus lui-même a prié et vécu, dans une totale soumission à la volonté du Père (Hébreux 5:7; Jean 6:38). Le livre des Psaumes regorge de prière de supplications. Et comme si ce n'était pas suffisant pour nous convaincre, l'apôtre Paul nous exhorte en Éphésiens, en Philippiens et dans la première lettre à Timothée à nous adresser à Dieu par des prières et des supplications. Pourquoi cela? Parce que nous ne sommes pas ses égaux, contrairement à ce que nous aimons bien croire et nous faire enseigner. 

Jésus enseignait que l'on reconnaît l'arbre à ses fruits (Matthieu 7:16). Nous en voyons trop, de ces "chrétiens" qui ne représentent que leur égoïsme démesuré. Vous les écoutez parler et ils n'ont aucun autre intérêt que leur "moi". L'ambassadeur doit être reconnu en ce qu'il ne représente pas ses propres intérêts, mais ceux de son pays. En effet, que dirait, et surtout, que ferait le pays dont l'ambassadeur serait pris en train de négocier avec un pays hôte sans en référer à l'autorité supérieure de son propre pays? Il serait relevé de ses fonctions et, selon la gravité de ses gestes, il pourrait même être condamné pour trahison. 

Souvenons-nous donc que si nous prétendons être des enfants de Dieu, notre royaume n'est pas d'ici-bas, mais d'en haut. Quel est l'intérêt de Dieu, si ce n'est que tous soient sauvés par Jésus-Christ? Ne nous plaçons pas en position d'être accusé et condamné de trahison par notre Créateur. En Philippiens 3:18-20, l'apôtre Paul nous avertit en ces termes: "Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ". Si notre cité est dans les cieux, attachons-nous donc aux choses du royaume de Dieu! Ce qu'Il désire par-dessus tout, c'est de nous remplir à ras bord de Ses bénédictions spirituelles, afin que, remplis du Saint-Esprit, nous puissions témoigner à nos frères et sœurs, en parole et en actions. Recherchons sans cesse la cité céleste à laquelle nous sommes appelés, à l'exemple de nos pères dans la foi. Hébreux 11: 13-16 : "C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie. S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité".

Clairement, notre cité n'est pas ici-bas, et les véritables enfants de Dieu ne sont que des ambassadeurs, des serviteurs de Christ. Dans ces jours qui sont les derniers, n'oublions pas l'exhortation du prophète Sophonie : "Cherchez l’Éternel, vous tous, humbles du pays, qui pratiquez ses ordonnances! Recherchez la justice, recherchez l’humilité! Peut-être serez-vous épargnés au jour de la colère de l’Éternel (Sophonie 2:3). 

samedi 7 avril 2018

Nos lendemains

"Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus" (Luc 12:22).

Même si on ne veut pas discuter avec Jésus, parfois on se demande peut-être s'il est réaliste. Après tout, ne devrions-nous pas nous soucier du lendemain? Et si nous étions licenciés? Si nous étions malades? La peur de ne pas avoir de quoi manger, de quoi se vêtir ou se loger n'est-elle pas l'une de nos plus grandes peurs?

Il n'y a pas d'autres mots, quelle que soit la langue, qui produisent plus d'anxiété que ceux-ci: Et si...?
En la murmurant, on commence à s'imaginer d'abord une mauvaise possibilité, puis une autre, puis les deux mauvaises possibilités ensembles.  On ne pense pas au fait que nos besoins ont toujours été comblés dans le passé et qu'on a tout ce qu'il faut pour aujourd'hui. Il y a toujours cet affreux malaise à l'effet que demain notre puits peut se tarir.

Bien qu'il soit incontestablement sage de planifier pour l'avenir, la soif dont on s'imagine qu'on souffrira demain, même si notre puits est plein aujourd'hui, est une soif insatiable. Jésus a enseigné que le fait de s'inquiéter pour l'avenir est futile. On ne devrait pas s'en faire pour ce qui pourrait arriver ou pour ce qu'on pourrait exiger de nous. Le besoin qu'on suppose pour demain est un besoin que Dieu ne peut combler.

Si Dieu nous a donné assez à manger et à boire pour aujourd'hui, pourquoi ne pas le laisser se soucier de nos lendemains?

samedi 31 mars 2018

Perdre Christ, par Charles H. Spurgeon

"Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé..." Cantiques des Cantiques 3:1.


Dis moi où tu as perdu la compagnie de Christ, et je te dirai le plus vraisemblablement où le retrouver. As-tu perdu Christ dans ta vie secrète en négligeant la prière? Alors c’est là que tu dois le chercher et le retrouver. As-tu perdu Christ par le péché? Tu ne trouveras Christ par aucun autre moyen qu’en livrant le péché, et en cherchant par le Saint-Esprit à mortifier le membre dans lequel la convoitise réside. As-tu perdu Christ en négligeant les Écritures? Tu dois retrouver Christ dans les Écritures. Il est un proverbe vrai: Cherche une chose où tu l’as laissée tomber, elle est là. Ainsi cherche Christ où tu l’as perdu,  car il n’est pas parti. Mais c’est une tâche difficile de retourner à Christ. Bunyan nous dit: "Le pèlerin a trouvé la pièce sur le chemin d’un retour au berceau de la tranquillité, où il a perdu son rouleau, le plus difficile voyage qu’il n’ait jamais réalisé". Vingt kilomètres en avant sont plus facile â faire qu’un seul en arrière, vers l’évidence perdue. Prenez soin alors, quand vous aurez trouvé votre Maître, de le servir de près. 

Mais comment se fait-il que vous l’ayez perdu? Qui aurait pensé que vous vous seriez éloigné d’un tel précieux ami, dont la compagnie vous est si chère? Comment se fait-il que vous n’ayez veillé à lui à chaque instant par crainte de le perdre de vue? Pourtant, puisque vous l’avez laissé partir, quelque grâce que vous soyez en train de le chercher, même si vous gémissez comme endeuillé, "Ô que je sache où je pourrai le retrouver!" Continuez à le chercher, car il est dangereux d’être sans le Seigneur. Sans Christ vous êtes comme une brebis sans son berger; comme un arbre sans eau à ses racines; comme une feuille desséchée par la tempête qui n’est plus reliée à l’arbre de vie. De tout ton cœur cherche-le, et il se laissera trouver par toi; seulement, donne-toi entièrement à l’investigation, et, véritablement, tu le découvriras encore pour ta joie et ton allégresse.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 24 mars 2018

Accablé par les épreuves

Tu es accablé de tourments et il te semble qu'à tout moment tu seras emporté par ce qui te semble être comme une avalanche d'adversité. Ce qui vient contre toi est d'une brutalité inouïe, et seul, tu n'as pas la force de résister contre la détresse qui t'envahi. Où que tu regardes, tu ne vois que tristesse et désolation; nul secours n'est en vue. La nuit, le jour, les larmes ont inondé ton visage au point où la source en est comme tarie. À quoi bon résister? Il te serait si facile de te laisser entraîner au gré du vent de la tempête qui fait rage... Mais tu penses à tes proches, à ton ou tes enfant(s), et tu veux encore résister. Mais où trouver la force, puisqu'il te semble que tu n'en as plus? Alors que tu marches dans la vallée de l'ombre de la mort, et que tu ne sais plus vers quoi et vers qui te tourner, Jésus est encore et toujours là. Esaïe 9:1 nous le présente comme "une lumière qui resplendit dans les ténèbres". Il renouvelle notre espérance, non seulement pour ici-bas, mais aussi en ce qui a trait à la gloire de la présence de Dieu dans son royaume céleste. 

John Bunyan, prédicateur de l'Évangile dans les années 1600 en Angleterre, fût jeté en prison à cause de sa foi, et c'est là qu'il écrivit la plupart de ses ouvrages, y compris le fameux "Voyage du Pèlerin". Il décrit dans ce livre, sous la forme allégorique d'un rêve, le chemin parsemé d'embûches d'un pèlerin nommé Chrétien jusqu'à la majestueuse cité céleste. Alors qu'il parcourait lui aussi la vallée de l'ombre de la mort, le pèlerin y affronta bien des tourments et, lorsque le soleil se leva enfin, il constata alors l'étendue de la délivrance dont Dieu l'avait comblé, car à travers ses épreuves, il n'était pas seul, Dieu était avec lui. Il s'écria alors: "Que de surprenantes merveilles ta sagesse infinie a fait voir à mes yeux! Mon Dieu, que ne puis-je en tous lieux célébrer hautement tes bontés sans pareilles! Mon âme était environnée de pièges et d'écueils, de ténèbres, d'horreurs, de la mort et de ses frayeurs; mais ta puissante main, Seigneur, l'a délivrée. À travers d'affreux précipices, malgré mes ennemis, l'enfer et ses suppôts, Tu m'as conduit vers ton repos, et tu veux me combler d'immortelles délices. C'est là que remplit d'allégresse, sauvé par ton secours, comblé de tes bienfaits, je veux célébrer à jamais de tes faits glorieux la profonde sagesse. "  

Seigneur Dieu tout-puissant, nous nous présentons devant toi par la prière pour tous ces gens accablés par les épreuves. Leur détresse est grande, et nous croyons que leur secours est en toi seul. Nous te remercions pour l'ensemble de tes œuvres et pour ton plan de salut merveilleux, et nous te prions, Père Éternel de les délivrer de leur situation difficile. Accordes-leur ta paix et ton repos, afin qu'ils puissent témoigner de toutes les bénédictions dont tu les as comblés. Oui tu as dit, Jésus: "venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos", et nous croyons que Ta parole est vraie. Tu donnes la force et le courage à ceux qui n'en ont plus; tu donnes le repos de l'âme au milieu des pires afflictions. Merci ô Dieu, de tes promesses, merci parce qu'un jour Tu as dit par la bouche de ton prophète Esaïe: "Ne crains rien, car je suis avec toi; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante". Merci de la délivrance présente et à venir que Tu as en réserve pour ceux qui font appel à Ton nom. Cette délivrance n'est peut-être pas toujours celle que nous attendons, mais nous savons que Tu fais toutes choses bonnes pour ceux qui t'aiment, car Toi aussi, tu les aimes et ils sont comme la prunelle de Tes yeux. Merci parce que Tu fais toutes choses pour et par Ta gloire, et ce que nous te demandons, nous le demandons afin que Tu sois élevé, ô Dieu, dans le précieux nom de Jésus-Christ, notre Sauveur et Seigneur personnel, Amen.