dimanche 30 août 2020

Nous avons péché, pardonnes-nous Seigneur!

 Nous avons péché comme nos pères, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal. (Psaumes 106:6)


Ce monde est rempli de péchés. De plus en plus d'incroyants constatent que cela ne peut plus durer longtemps encore, sans pourtant savoir dans quel temps nous vivons, d'un point de vue spirituel. Dans la plupart des pays occidentaux, les gens devraient être reconnaissants pour l'abondance de possibilité qu'ils ont et pour la liberté que Dieu leur donne, mais ils ne sont jamais contents, jamais satisfaits. Ils trouvent toujours à se plaindre. Cet état d'esprit conduit inévitablement à des tempéraments amers et belliqueux. La vérité nous a été révélée en Christ, mais les hommes préfèrent chercher la justice et le bonheur ailleurs. Nous voyons ainsi apparaître des "guerriers de la justice sociale" qui prétendent être des enfants de lumière, mais qui n'ont rien en commun avec les enfants de Dieu, nés de nouveau. Ils répandent des mensonges pour faire tomber ceux qu'ils n'aiment pas. Avec les réseaux sociaux, c'est devenu encore plus facile pour les rebelles de détruire leur prochain sans impunité. Certains d'entre eux sont prêts à tuer ceux qui ne se soumettent pas à leur pseudo "justice". Et cela n'est pas surprenant, car la justice qui vient de l'homme et qui n'est pas ancrée en Dieu est une balance faussée et injuste; pécheresse.

Dans les pays jadis chrétiens, la lumière s'est éteinte tranquillement, l'amour qui devait diriger les actions de chacun s'est refroidit. Alors la haine et la violence sont presque devenus une normalité. Quelqu'un a déjà dit: "Une humanité sans divinité est destinée à la bestialité", et cela est vrai. Par lui-même, l'homme est incapable de faire le bien (Psaumes 14:3); où est l'espoir s'il rejette son Créateur? Une humanité qui refuse Christ, qui est donc sans Sauveur, n'est rien de plus qu'un groupe de mammifères (comme ils aiment à s'appeler eux-mêmes) soumis à une seule loi, connue sous le nom de "loi de la jungle", où l'homme considère ses semblables comme un concurrent, ou pire, comme un ennemi à éliminer. Ce n'est pas sans raison que les gens ont toujours été déçus lorsqu'ils ont placé leur espérance en un autre homme. Ils sont rares, ceux qui, en position d'autorité, ne font pas passer leur propre héritage devant le bien du peuple. 

Pendant ce temps, les vrais chrétiens sont persécutés parce qu'ils marchent dans la vérité en Jésus, et cette vérité ne plaît pas au plus grand nombre. Le péché est partout; tout est vanité! Rien ici-bas ne peut nous sauver du chaos indescriptible qui s'en vient sur la Terre. Nous savons par l'histoire de Sodome et Gomorrhe que Dieu peut préserver un peuple s'il se tient quelques justes au milieu d'eux (Genèse 18:23-33). Qui intercèdera pour les peuples? Qui se tient devant le trône de gloire, suppliant dans la prière le secours du Tout-Puissant? 

Prions pour nos nations.

Esaïe 59:9-16: "C’est pourquoi l’arrêt de délivrance est loin de nous, et le salut ne nous atteint pas; nous attendons la lumière, et voici les ténèbres, la clarté, et nous marchons dans l’obscurité. Nous tâtonnons comme des aveugles le long d’un mur, nous tâtonnons comme ceux qui n’ont point d’yeux; nous chancelons à midi comme de nuit, au milieu de l’abondance nous ressemblons à des morts. Nous grondons tous comme des ours, nous gémissons comme des colombes; nous attendons la délivrance, et elle n’est pas là, le salut, et il est loin de nous. Car nos transgressions sont nombreuses devant toi, et nos péchés témoignent contre nous; nos transgressions sont avec nous, et nous connaissons nos crimes. Nous avons été coupables et infidèles envers l’Éternel, nous avons abandonné notre Dieu; nous avons proféré la violence et la révolte, conçu et médité dans le cœur des paroles de mensonge; et la délivrance s’est retirée, et le salut se tient éloigné; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher. La vérité a disparu, et celui qui s’éloigne du mal est dépouillé". 

Père Éternel, Tu vois d’un regard indigné, qu’il n’y a plus de droiture sur la Terre, que tout est faux, et que nous nous complaisons dans le mensonge. Nous essayons de redresser l'injustice avec encore plus d'injustice; nous répondons au mal par le mal. Nous avons perdu de vue depuis longtemps le chemin de la paix, tellement nous nous sommes enfoncés dans la rébellion. Nos cœurs éloignés, séparés de Toi, ne connaissent plus la paix, car la joie de Ton salut n'habite pas en nous. Nous trouvons des excuses pour le mal que nous commettons, et les sentiers détournés que nous empruntons mènent à la ruine. 

Ô Dieu! Veuille nous pardonner! Pose un regard sur l'état déplorable dans laquelle se trouve notre humanité! Nous avons rejeté Tes appels à la repentance, nous avons pensé être grands et forts sans Toi, mais nous étions écrasés et sans force. Puisque la vérité a été révélée par Ton Fils Jésus-Christ, nous n'avions aucune excuse pour faire le mal, mais nous nous sommes pardonnés nous-mêmes sans compter sur Ton pardon. Nous reconnaissons maintenant que la lumière se trouve en Toi seul; nous avons erré lorsque nous aurions dû marcher à Ta suite fidèlement. Nous avons été les artisans de notre propre malheur! Tu as été patient, mais nous avons pris Ta patience pour une approbation du mal que nous commettions! Alors que les nuages s'avancent, lourds et menaçant, et que la tempête de Ta juste colère s'avance droit sur l'humanité, nous ressentons notre douleur, le poids de nos transgressions, car elles sont nombreuses! Nos péchés sont constamment devant nous, ils nous assaillent et nous détruisent de l'intérieur, ils sont trop lourds à porter.

Ô Dieu! Père Saint! Vois nos cœurs brisés et contrits! Il est dit dans Ta parole que Tu ne dédaignes pas de tels cœurs! Tes jugements sont justes, et nous n'avons rien pour notre défense, sinon le sang de Jésus-Christ, que nous avons trop longtemps considéré comme sans valeur. C'est par ce sacrifice de notre Sauveur que nous intercédons en ce jour où nous nous repentons de nos péchés; lave-nous complètement, afin que nous soyons purs du sang de notre Seigneur Jésus, et que nous marchions dans toute Ta vérité. Accorde-nous Ta sagesse, afin que nous discernions le bien du mal; ne nous rejette pas! Donne gloire à Ton Nom, Seigneur, en nous délivrant de nous-mêmes et en nous donnant de marcher en conformité avec Ta parole. Dieu de notre salut, secoure-nous! Nous plaçons notre espérance en Toi seul. Remplis-nous de Ta paix et de Ton amour; donne-nous la joie de Ton salut. Nous savons que nous ne méritons rien, et que c'est simplement par Ta grâce que nous sommes sauvés. Donne-nous de marcher dans Ta justice, et nous te rendrons continuellement la gloire et l'honneur qui te reviennent, le cœur rempli d'un chant nouveau. Seigneur Dieu, nous chanterons Tes bontés sur tous les toits s'il le faut, puisque Tu exauces ceux qui s'appuient sur Toi pour être délivré et pardonné. Fortifie nos pas, affermis-nous sur le sentier de Ton salut, que Ta parole soit écrite en nos cœurs, et, tous joyeux de n'être plus sous le joug de nos péchés, nous marcherons dans Ta sainte volonté et Te louerons avec tous les saints, car Tu es bon et Ta miséricorde dure éternellement. Merci Seigneur, de cette espérance que Tu renouvelles en nous. Par Ta grâce, Père Éternel, nous ne retournerons plus en arrière et nous marcherons dans Ta voie jusqu'à la fin de nos jours; dans le nom précieux de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Amen.

samedi 22 août 2020

Vous devez le demander

 Jésus, prenant la parole, lui dit: Que veux-tu que je te fasse? (Marc 10:51)


Bartimée, le mendiant aveugle, était là. Quand Jésus le vit, il dit: "Que veux-tu que je te fasse?" Jésus connaissait le désir de l'homme, mais il voulait que celui-ci l'exprime.

Cette histoire toucha le cœur de Paul Wylie. Après ses études secondaires, il espérait se faire un nom en patinage artistique. Wylie fut profondément ému quand un pasteur parla de Jésus et du mendiant. Pour la première fois, Wylie vit à quel point il était important de mettre sa foi en Jésus, et pas seulement de connaître des choses sur Dieu. Il apprit que tout comme Bartimée devait demander d'être guéri, il devait confesser ses péchés et demander pardon à Dieu. 
Ayant maintenant remporté une médaille d'argent aux jeux Olympiques, Paul Wylie s'étonne encore du salut qu'il a obtenu quand il s'est rendu compte que c'était à lui que revenait la responsabilité de demander à Jésus de le sauver.

Jésus est mort pour chacun de nous et il connaît tous nos besoins spirituels. Cependant, tout comme il a guéri Bartimée sur sa demande, il donne le salut seulement à ceux qui viennent à lui et qui lui demande de les sauver de leurs péchés.

Avez-vous dit au Seigneur Jésus que vous voulez le pardon qu'il offre? Il n'attend que ça pour vous aider.

dimanche 16 août 2020

La joie dans la présence du Seigneur

Que le frère de condition humble se glorifie de son élévation. Que le riche, au contraire, se glorifie de son humiliation; car il passera comme la fleur de l'herbe (Jacques 1:9-10).


Nous trouvons d'abord ici un appel à l'humilité, et à nous réjouir dans le Seigneur en toutes circonstances. Le pauvre et le riche ont tous deux étés créés par Dieu; la condition de l'un et de l'autre n'est pas absolue, car tout peut changer rapidement sur Terre; nous n'avons qu'à nous rappeler l'exemple de Job! Il n'est rien ici-bas qui ne soit pas sous le contrôle de notre Seigneur Dieu tout-puissant, et peu importe la condition dans laquelle nous nous trouvons, il nous est demandé de nous réjouir dans le Seigneur (Philippiens 4:4). Et cette dernière exhortation nous est faite par un homme qui se trouvait dans les chaînes (Philippiens 1:7), à cause du beau nom de Jésus! 

Lorsqu'il est dit au frère de condition humble de "se glorifier", il ne lui est évidemment pas dit de s'enorgueillir, mais de trouver sa joie dans la présence du Seigneur. Nous sommes des enfants de Dieu, simples vases d'argiles régénérés par Sa grâce, pour Sa gloire. Que nul donc, ne s'élève lui-même, quoique possédant momentanément une situation élevée aux yeux des hommes, car tous sont égaux devant Dieu. L'apôtre Paul mettra cette vérité en image lorsqu'il se comparera, avec Apollos, à un quelqu'un ayant semé, Apollos ayant arrosé, mais comme Dieu seul fait croître, l'un et l'autre sont de simples serviteurs et recevront au temps convenable la récompense que Dieu leur réserve, à cause de leur obéissance (1 Corinthiens 3:6-8). 

L'employé et l'employeur sont serviteurs de Dieu, chacun à leur manière. Le pasteur ayant reçu la mission de guider le peuple de Dieu dans la saine doctrine de Christ n'est qu'un simple disciple, comme le sont les autres membres de l'église. Que tous se réjouissent, non pas de leur position sociale en ce monde, mais de ce que Dieu s'est laissé connaître à eux, afin qu'ils puissent marcher par la foi en Jésus. 

Ce qui est dit au riche dans notre verset initial nous rappelle de ne pas mettre notre confiance dans les choses appelées à disparaître. Nous devons constamment regarder à Dieu par la foi, comme des enfants dépendants de leurs parents. Nous avons l'exemple des Hébreux au désert, lorsque "le pain de l'Éternel" leur fut envoyée du ciel par l'Éternel Dieu. Il leur fut ordonné de n'amasser qu'une certaine quantité de ce "pain" pour chaque personne, pour une seule journée. Certains n'obéirent pas à cette ordonnance, et ce qu'ils avaient amassé en trop était infect le lendemain, de sorte qu'il leur fut impossible de le manger (Exode 16:15-21). Que cela nous serve de leçon! Ce que Dieu nous donne aujourd'hui est plus qu'assez! Ne laissons pas les soucis de cette vie présente nous empêcher de nous réjouir en Christ, en laissant le doute envahir nos pensées. Dieu est amour. Dieu est juste. Et notre foi n'est pas fondée sur les biens matériels ou sur l'accomplissement de nos désirs, mais sur Christ. 

Jésus a enseigné que celui qui veut sauver sa vie la perdra (Matthieu 16:25). C'est une perte de temps et d'énergie pour l'homme d'essayer de vivre sans la providence de Dieu. En sachant que Dieu s'est ainsi occupé de Son peuple au désert, nous reconnaissons qu'Il s'occupe de nous même lorsqu'il nous semble que nous marchons seuls. Dieu ne change pas, et ne changera jamais. Et c'est Toi que nous voulons, Père Éternel, car Ton plan de salut est parfait lorsque nous passons par la croix de Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur personnel. 

Nous sommes tous sous le règne d'un seul Dieu souverain, en qui nous pouvons avoir pleine confiance. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait; aujourd'hui, choisissons de vivre dans le contentement et la satisfaction, bénissant Dieu en toutes occasions. Ce qu'Il nous donne est plus que nécessaire pour cet aujourd'hui dans lequel nous vivons. Lorsque nous nous souvenons de la croix, et que nous saisissons l'ampleur de la souffrance que Jésus a subi lorsqu'il y porta les péchés du monde, cela est suffisant pour nous remplir de reconnaissance et de continuer, le cœur débordant de joie, notre marche ici-bas, jusqu'au jour où nous serons rappelés auprès du Père.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.   

dimanche 9 août 2020

Et il te mènera où tu ne voudras pas

En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas (Jean 21:18).


Il ne faut pas penser qu'en acceptant Christ, nous allons devenir célèbres et appréciés de tous. En parlant ainsi à Pierre, Jésus lui démontre exactement le contraire, à savoir qu'il allait être persécuté et qu'il allait souffrir, en accomplissant la tâche qu'Il venait juste de lui confier. En effet, au verset 17, Jésus dit à Pierre: "pais mes brebis". Ce ne sont pas tous ceux qui vivent selon la sainte doctrine de Christ qui mourront d'une mort violente, comme Pierre. Mais une chose demeure; c'est que ceux qui voudront vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés (2 Timothée 3:12). 

Trop souvent, nous entendons des prédications qui flattent la nature humaine de l'auditeur et ne le préparent pas du tout pour la suite de sa marche avec Dieu. Jésus n'a pas fait cela avec Pierre. Il lui a clairement expliqué les choses telles qu'elles étaient, sans crainte de heurter les sentiments de Pierre. 

Cette génération est toujours offensée. Ce monde se laisse guider par ses émotions. Mais les émotions, étant passagères, sont très mauvaises conseillères. Le croyant qui se laisse guider par ses émotions ou ses sentiments perdra toute notion de qui est Christ, et de ce qu'est Sa volonté. Nous ne pouvons pas constamment soumettre notre marche avec Christ à ce que le monde en pense; il est certain que nous n'aurons jamais l'approbation de ceux qui sont perdus lorsque nous sommes fidèles envers Dieu. L'apôtre Pierre a chèrement appris à ses dépends, lorsqu'il renia Jésus par crainte de ce que les autres diraient de lui, qu'un chrétien ne peut pas chercher à être approuvé par les hommes et demeurer en règle avec Dieu.   

Notre verset initial nous exhorte aussi en quelque sorte à ne pas nous confier dans la vigueur de la "jeunesse", car cette attitude entraîne le coeur dans l'orgueil. Cette vigueur nous vient de Dieu, nous devons le reconnaître, et elle ne devrait servir que pour Sa gloire. Ne l'utilisons pas pour courir vers le mal; nous ne savons jamais ce que le lendemain peut entraîner (Proverbes 27:1), et nous ne savons pas si nous aurons le temps de nous repentir avant que notre heure finale ne vienne comme un voleur. C'est pourquoi il nous faut fuir les passions de ce qui est terrestre, en laissant la première place à la foi et la justice de Dieu (2 Timothée 2:22). Si nous nous imposons une sévère discipline (1 Corinthiens 9:27) lors même que tout va bien, lorsque les temps difficiles viendront, il nous sera plus facile d'accepter que nous ne faisons pas toujours tout ce que nous voulons ici-bas, tel que l'a enseigné Jésus à Pierre. 

L'expression "prendre sa croix et suivre Jésus" (Matthieu 16:24) prend ici tout son sens. Pierre devait comprendre que le véritable disciple de Jésus, c'est celui qui marche sur le même chemin que Lui, jusqu'au bout. Il n'existe pas plusieurs manières de le faire; il faut renoncer à nos oeuvres mortes et à nous-mêmes en nous laissant guider par le Saint-Esprit. Se charger de sa croix, c'est accepter ce que Dieu permet sur notre route avec Lui, afin que notre foi grandisse en Lui. Il faut que ayons confiance en Dieu seul. Nous ne pourrions pas porter la croix d'un autre, c'est celle qui nous a été désignée que nous devons porter, afin que s'accomplisse ce que dit l'Écriture: "Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter (1 Corinthiens 10:13). 

Étroite est la porte, resserré est le chemin qui mènent à la vie (Matthieu 7:14), mais glorieux est le Dieu qui nous y conduit et qui rétribuent ceux qui Lui sont fidèles! Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 2 août 2020

Ne soyons pas des figurants!

Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même (Galates 6:3).

Il faut porter une attention particulière à notre propre conduite, à savoir si nous sommes agréables à Dieu. Nous ne devons pas être orgueilleux au point de n'être plus être capable de l'examiner à la lumière de Sa Parole. Nous en venons trop souvent à penser être "quelque chose", alors que ce qui a vraiment de la valeur en nous, c'est Jésus. Il importe donc, dans l'humilité, de toujours lui laisser la première place, sans quoi nous ressemblerions à la maison qui a été nettoyée, ornée, mais qui est restée vide, parce que Christ n'a jamais pu réellement prendre place en nous (Matthieu 12:44).

Les images d'une récente partie de baseball étaient frappantes: les estrades étaient vides, hormis des personnes en carton qui prenaient place sur les rangées de sièges les plus près du terrain. Pour faire semblant que les choses sont normales, en ces temps de pandémie. Des humains en carton? Vraiment? Ne valons-nous pas plus que cela, pour que nous soyons remplacés si facilement par des morceaux de carton? 

Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il se trompe lui-même. Lorsqu'une personne se contente d'apparence de la piété, mais qu'elle est vide de la présence de Christ, ne joue-t-elle pas le même rôle que le morceau de carton à la partie de baseball, mais cette fois, dans le royaume de Dieu? Elle est là, pour faire semblant, mais elle n'est en réalité d'aucune utilité, parce qu'elle ne peut pas être utilisée par Dieu. Elle se trompe elle-même en accordant de l'importance à ses œuvres, elle croit être forte, elle pense tout savoir, mais en réalité, Jésus lui dit: "Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies" (Apocalypse 3:17-18). 

Nous valons beaucoup aux yeux de Dieu (Jacques 4:5). Ne nous abaissons pas nous-mêmes à un rôle de "figurant spirituel" en étant de ceux qui s'élèvent eux-mêmes en glorifiant leurs propres œuvres; humilions-nous devant le Seigneur, (même si cela n'est pas populaire aujourd'hui, c'est l'attitude du repentis qui plait à Dieu), soyons Lui consacrés afin qu'Il puisse nous utiliser pour Sa gloire ici-bas, et qu'Il nous élève au temps convenable (1 Pierre 5:6). 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 26 juillet 2020

Que votre cœur ne se trouble point

Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi (Jean 14:1).

Quelqu'un a posé cette question: "Dans ce monde un peu fou, comment faire pour ramener la tranquillité d'esprit chez ceux qui sont troublés, sans qu'ils aient à prendre de médicaments contre l'anxiété, qui ont souvent des effets secondaires indésirables"?  

Alors en examinant la question, les gens ont proposé certaines solutions, comme: faire plus d'exercice, écouter de la musique en relaxant, participer à des activités que nous aimons, et ainsi de suite.

Ces réponses n'ont rien de mal en soi. Elles peuvent aider, pour un temps, la personne anxieuse ou troublée intérieurement à retrouver une certaine tranquillité d'esprit. Mais comme toutes les choses de ce monde sont appelées à disparaître, elles ne durent qu'un temps, et après quoi elles perdent de leur efficacité. Notre passage ici-bas n'est pas éternel. La mort elle-même est une source d'anxiété pour plusieurs personnes, surtout ceux qui ne connaissent pas Christ, mais les événements de cette vie nous causent aussi bien des tourments. Rare sont ceux qui réussissent à traverser le cours de la vie sans embûches, et sans expérimenter de vents contraires. 

Jésus, en Jean 14, nous propose donc une autre solution: "Croyez en Dieu, et croyez en moi". Jésus était sur le point d'être arrêté et livré aux Romains. Tous les Juifs de l'époque connaissaient les méthodes utilisées par les Romains pour détruire leurs opposants. 
Les temps difficiles étaient devant eux. Les disciples allaient perdre leur Maître. Jésus leur avait déjà enseigné qu'ils allaient être persécutés (Matthieu 5:11-12), ou même tués à cause de Lui.

Il leur enseigne dans notre verset initial à ne pas être troublés par ce qu'ils voient et entendent. 
 
Ceux qui ne vivent pas dans un monde utopique voient bien l'état actuel de notre monde, et combien il est impossible à Dieu de le tolérer plus longtemps sans être un Dieu injuste, Lui qui détruisit le monde au temps de Noé et qui détruisit Sodome et Gomorrhe en un instant, à cause de la somme de leurs péchés. Ces gens-là étaient en quelque sorte plus ignorants des choses célestes que nous le sommes aujourd'hui puisque Jésus n'était pas encore venu. Ils sont un exemple terrestre de la colère divine qui s'abat sur ceux qui persévèrent dans le mal devant la face de Dieu. Le mal est aujourd'hui appelé "bien" par la majorité, et ils appellent le bien "mal". Il faut que les croyants voient le mal tel qu'il est et s'en éloignent, mais il faut également qu'ils aient un fardeau de prière pour leur famille et les chrétiens, ainsi que pour tous les perdus, croyant que Dieu est toujours aux commandes, même si en apparence cela semble être le contraire. Oui, le monde est au pouvoir du mauvais pour un temps, mais ultimement, Dieu a et aura toujours le dernier mot. 

La vie chrétienne ne se passe pas dans un monde de licorne et d'oursons en peluche. C'est un combat spirituel contre un ennemi invisible; le diable et tous ses démons. Et il est déchaîné. Il sait qu'il ne lui reste que peu de temps (Apocalypse 12:12), aussi attaque-t-il de toutes ses forces l'humanité, de différentes manières, afin d'en amener le plus grand nombre avec lui dans les tourments éternels qui lui sont destinés. Si l'état actuel des choses ici-bas semble désespérément sans espoir, c'est que le monde préfère marcher sans Dieu. Alors Dieu, qui nous laisse libres, laisse les hommes à eux-mêmes. Et le résultat n'est pas satisfaisant, c'est le moins que l'on puisse dire! 

Mais réjouissons-nous, nous qui croyons! Car à travers ces ténèbres luit une lumière qui ne perdra jamais de son éclat, et c'est Jésus, le Fils de Dieu! Croire seulement est déjà une consolation au milieu de l'adversité, quel bonheur ce sera alors d'être dans la demeure préparée là-haut dans la gloire pour ceux qui auront persévéré jusqu'à la fin (Jean 14:2-3)! Dieu est en contrôle, croyons-le! Nous ne comprenons pas toujours pourquoi Il permet certaines choses, mais Jésus nous demande dans notre verset initial de croire. Cela implique de marcher par la foi, et non par la vue. Nul ne peut croire en Dieu s'il ne croit pas aussi en Jésus. Nul ne peut donc recevoir le réconfort que Dieu a en réserve pour Ses enfants s'ils ne croient pas en Jésus, le seul médiateur entre le Père et les hommes. 

Le juste vivra par la foi (Romains 1:17; Hébreux 10:38). À cause de ce que nous lisons en Jean 14:3, nous comprenons que croire en Dieu et en Jésus n'est pas simplement pour soulager notre anxiété du moment présent, mais parce que nous avons en vue la patrie céleste, là où Jésus est à nous préparer une place. Si nous cherchions le réconfort seulement pour ici-bas, nous serions les plus malheureux des hommes. Mais nous avons l'assurance que les promesses de Dieu s'accomplissent, et s'accompliront par Jésus; le chemin, la vérité, et la vie (Jean 14:6). À cette pensée nos cœurs sont remplis de joie, l'anxiété disparaît lorsque nous louons et donnons gloire à Dieu pour ce qu'Il est à faire en ce moment-même pour tous Ses enfants.  

Je suis dans la joie quand on me dit: Allons à la maison de l’Éternel (Psaumes 122:1). Nous ne vivons plus dans la crainte, mais sous la grâce de Dieu, et cela nous suffit! Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie, chantons-nous avec le psalmiste. Pratiquons le bien, recherchons la justice de Dieu. Soyons zélés pour porter notre croix, suivant Jésus, mourant avec Lui afin d'obtenir cette demeure éternelle dans la Jérusalem céleste promise par Jésus! Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. 

"Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble point et ne s'alarme point" (Jean 14:27). Cette paix est directement liée à notre justification devant le Père, par Jésus, notre Seigneur et Sauveur bien-aimé. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 19 juillet 2020

Connaître ne suffit pas 2e partie

Un jour, un homme attendant à l'extérieur de l'église demanda à quelqu'un qui en sortait: "Le sermon est-il terminé?" "Non", fut la réponse, "Il a été prêché, mais il doit encore être accompli".

Cette anecdote souligne un point essentiel dans la vie des chrétiens: les connaissances bibliques ne suffisent pas. Elles ne sont pas complètes tant qu'elles ne sont pas appliquées dans la vie de tous les jours. L'apôtre Jacques se souciait des croyants qui entendaient la Parole, mais qui ne la laissaient pas changer leur vie. Celui qui lit et qui étudie la Parole doit la mettre en pratique. Autrement, il est comme un homme qui se prépare pour une importante réunion, se regarde dans le miroir, voit un défaut dans son veston ou sa cravate, mais oublie l'aussitôt et se rend ainsi à sa réunion. 

Comment pouvons-nous appliquer ce que nous apprenons à notre vie? Comment pouvons-nous nous assurer que nous mettons en pratique la Parole? 
Quelqu'un suggéra un jour trois réponses: 
La confession. Reconnaissons notre péché et confessons-le à Dieu.
La foi. Croyons la vérité biblique.
L'obéissance. Faisons ce qui est bien même quand nous ne comprenons pas les voies de Dieu, ce qu'Il attend de nous, ou pourquoi nous passons par telle ou telle épreuve. 

Aucun sermon ou aucune étude biblique n'est terminé tant que nous n'avons rien fait avec. Alors, la Parole prend vie en nous et non seulement nous bénit et nous transforme, mais en bénit d'autres à travers nous.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.  

samedi 11 juillet 2020

Connaître ne suffit pas

Si quelqu'un croit savoir quelque chose, il n'a pas encore connu comme il faut connaître (1 Corinthien 8:2).

Nous pouvons posséder toutes les connaissances possibles en ce monde, mais si nous n'aimons pas Dieu, nous demeurons inconnus de Lui et n'avons pas accès à l'héritage céleste promis à ceux qui croient. La véritable connaissance, c'est de connaître Dieu comme Il s'est révélé à nous par Jésus-Christ. Ce passage nous rappelle également l'importance de l'humilité dans la vie du croyant. L'apôtre Paul dira au verset précédent que "la connaissance enfle, mais la charité édifie". Il est donc important de ne pas accorder trop d'importance sur ce que nous croyons connaître, car la connaissance humaine est imparfaite en tous points (1 Corinthiens 13:9; 1 Corinthiens 1:18-21). 
En ce qui concerne la connaissance spirituelle, des milliers de supposés chrétiens de tous âges en sont venu à croire à certains moments de leur vie qu'il ne leur était plus nécessaire de lire la Bible car ils savaient suffisamment de choses sur le salut. Ceci est un fléau dans l'église chrétienne moderne, et l'humanisme colporté par les impies est un terreau fertile pour l'orgueil lorsque les supposés chrétiens adhèrent à cette pensée du monde. Ces gens se forgent leurs propres vérités à partir de leurs "connaissances", et très rapidement vous les voyez retourner dans une vie mauvaise, marchant dans des péchés qu'ils ne commettaient même pas avant d'avoir connu Christ! Pourtant, ils continuent de se prétendre "chrétiens". Ils salissent et diffament ainsi le beau nom de Jésus devant les incroyants. Non seulement s'éloignent-ils irrémédiablement de Dieu, mais par leur conduite ils empêchent ceux qui les côtoient de connaître vraiment le Seigneur comme il devrait leur être prêché, que ce soit en parole ou en action. Pour recevoir l'approbation des hommes, ils prétendent être des "chrétiens progressistes", mais ils oublient que, malheureusement, leur "progrès" qui n'est pas approuvé par la Bible les conduit tout droit vers l'étang de feu et de soufre (Matthieu 7:23; Apocalypse 21:8). 

Ce passage nous rappelle donc une vérité essentielle: nous pouvons connaître la vérité de Dieu, mais la connaître seulement ne suffit pas, il nous faut obéir et mettre en pratique Sa parole (Jacques 1:22). N'idolâtrons pas nos "connaissances" spirituelles. Tant que nous serons dans ce corps de chair, nous ne connaîtrons toujours qu'imparfaitement tout ce qui concerne les choses du royaume de Dieu. C'est, en réalité, ce que tout croyant comprend à mesure qu'il approfondit sa relation avec Dieu. Plus il connaît, plus il sait à quel point il ne connaît rien! Et plus il sait qu'il ne connaît rien, plus il comprend son ardent besoin de Dieu (Psaumes 42:1). 
Notons ici que cette règle est toujours la même: ceux qui prétendent tout connaître sur Dieu, au point où ils n'acceptent plus de reproche sur leur conduite mauvaise sont ceux qui n'utiliseront pas cette connaissance qu'ils prétendent avoir pour vivre d'une manière sainte et agréable à Dieu. C'est exactement ce comportement que l'apôtre Paul nous avertissait d'éviter. Lorsque nous l'avons connu et accepté, Jésus nous a certes donné la liberté, mais l'apôtre dira en Galates 5:13: "Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair (...)".

Mais si quelqu'un aime Dieu, celui-là est connu de Lui (1 Corinthiens 8:3). Celui qui aime Dieu est connu de Lui, c'est à dire qu'il est Son enfant, et nul enfant légitime n'est épargné de la correction et des reproches. C'est pour son bien qu'il est repris, afin qu'à travers cela il devienne saint, comme le Père est saint. L'auteur de la lettre aux Hébreux dira à ce sujet que "le Seigneur châtie celui qu'il aime (Hébreux 12:6), et que ceux qui sont exempts du châtiment son des enfants illégitimes, et non des fils (Hébreux 12:8). Ce châtiment peut prendre plusieurs formes, et très souvent c'est d'une manière douce que le Seigneur nous reprend: à travers la lecture de Sa parole. Ne faisons pas la sourde oreille à ses réprimandes, c'est ainsi qu'Il nous enseigne Ses voies, afin que nous ne péchions point; que nous soyons purs comme il est pur et approuvés par Lui, non seulement ici-bas, mais au jour de la rétribution. 

Ô combien cela vaut mieux pour nous, croyants, d'être approuvés par Dieu plutôt que par nous-mêmes ou par les hommes de ce monde! Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, c'est celui que le Seigneur recommande (2 Corinthiens 10:18).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 4 juillet 2020

Père céleste, par Charles H. Spurgeon

Et votre Père céleste les nourrit (Matthieu 6:26).

Ceux qui composent le peuple de Dieu sont doublement ses enfants, ils sont ses rejetons par la création, et ils sont ses fils par adoption en Christ. C’est pourquoi ils ont le privilège de l’appeler "Notre Père qui est aux Cieux". 

"Père"! Oh quel mot précieux nous avons là. Voici l’autorité. "Si je suis un Père, où est mon honneur?" Si vous êtes fils, où est votre obéissance? Voici l’affection mêlée à l’autorité; une autorité qui ne provoque pas la rébellion; une obéissance demandée et attendue qui est acceptée et rendue de bon cœur, qui ne devrait pas être retenue même si elle semblait avoir de fortes raisons de l’être. L’obéissance que les enfants de Dieu lui offrent doit être une obéissance d’amour. 

N’allez pas servir Dieu comme les esclaves sous les ordres d’un chef de corvée veillant sur des forçats, mais courez dans la voie de Ses commandements parce que c’est la voie de votre Père. Offrez vos corps comme des instruments de justice, parce que la justice est la volonté de votre Père, et Sa volonté devrait être la volonté de son enfant. 

"Père"! Voici un attribut Royal si tendrement voilé dans l’amour, que la couronne royale est oubliée, invisible à cause de la face du Roi, et son sceptre devient, non une verge de fer, mais un sceptre d’argent, de grâce. Le sceptre bien sûr semble être oublié dans la main tendue de celui qui le manie. Père voici l’honneur et l’amour.
 
Quel grand amour que l’amour du Père pour ses enfants! Ce que l’amitié ne peut produire, et qu’une simple bienveillance n’essaiera d’atteindre, ce qu’un cœur de Père et une main doit faire pour ses fils. Ils sont ses rejetons, Il doit les bénir; ils sont ses enfants, il doit se montrer lui-même puissant dans leur défense. Si un père terrestre veille sur ses enfants avec un incessant amour et beaucoup de soins, combien plus notre Père Céleste?  

Abba Père! Celui qui peut dire ceci, a surpassé ce que la musique des chérubins ou des séraphins peut atteindre. Il y a le ciel contenu dans ce mot: Père! Il y a tout ce que je peux demander; pour toutes mes nécessités; tout ce que mes souhaits peuvent désirer. J’ai tout en toute chose pour toute l’éternité quand je dis "Père". Amen!

Par Charles H. Spurgeon

samedi 27 juin 2020

Justifiés par la foi

Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi: Ne dis pas en ton cœur: qui montera au ciel? C'est en faire descendre Christ; ou: qui descendra dans l'abîme? C'est faire remonter Christ d'entre les morts (Romains 10:6-7).

Nous savons déjà que pour bien comprendre un verset biblique, nous devons lire le passage entier. Cela nous aidera à mieux comprendre le contexte, sans déformer le message. La Bible s'explique aussi par elle-même. Souvent, d'autres passages nous aideront à comprendre et mettre en pratique un verset donné. Les versets cités plus haut en sont un bon exemple. 

Pourquoi quelqu'un dirait-il en son cœur: qui montera au ciel? Ou, qui descendra dans l'abîme? 
Les Juifs à l'époque de Jésus s'étaient heurtés à Lui, la "pierre d'achoppement" placée en Sion, objet de scandale pour eux (Romains 9:33), parce qu'ils étaient zélés pour chercher Dieu, mais ils n'avaient aucune foi en Lui; ils avaient foi en leurs œuvres seulement (Romains 9:32). Ils tiraient cette habitude de l'application littérale de la loi de Moïse. Tuer un animal ne pouvait pas racheter éternellement les péchés. Ils voulaient être justifiés, mais à leur manière. Ils n'avaient pas compris que la loi de Moïse était temporaire; que le Messie qu'il annonçait allait venir l'accomplir dans son propre corps. Jésus, Dieu fait homme, était donc un scandale pour eux, et ils ne crurent point en Lui. Cette conduite est celle des gens qui ne se soumettent pas à la justice de Dieu (Romains 10:3). Il est à noter que cette pensée est la même aujourd'hui chez les païens. Déjà qu'il est inacceptable pour la plupart d'accepter le fait qu'ils soient de simples pécheurs, cela leur est encore plus insupportable de croire que le sang de Jésus versé pour eux et toute la race humaine ait une valeur quelconque (1 Corinthiens 1:18).  

Plusieurs demandent encore aujourd'hui un "miracle" pour croire. C'est l'attitude d'incrédulité qui demande en quelque sorte: allez-donc me chercher le Christ, et je croirai. Prouve-moi que Jésus est revenu d'entre les morts, et je croirai en Lui. Prouve-moi ceci, ou cela, et je croirai. Mais même si Jésus était sur Terre aujourd'hui, ils ne croiraient pas en Lui, ils n'accepteraient pas de se faire dire qu'ils doivent se repentir et changer de vie. Ils ne seraient différents en rien des Juifs du temps de Jésus. Ces gens se justifient eux-mêmes dans leur égarement. Tant qu'ils sont dans cette attitude de cœur, Dieu ne peut rien faire pour eux, car Il ne force personne à croire en Lui. Il a seulement placé la voie du bien, et la voie du mal devant nous, en nous exhortant de choisir la voie du bien (Deutéronome 30:15-20). Cette voie est la sienne, celle qu'Il nous a laissé dans Sa parole. Mais la notion même de bien et de mal est rejetée aujourd'hui, parce qu'il est dit que ce qui est bien pour les uns ne l'est pas forcément pour les autres. Comme Dieu a été évacué de la plupart des sphères de nos vies, nous ne savons même plus quel est Son commandement principal qu'Il nous a laissé par Jésus, et qui est le plus bafoué tous les jours par ceux-là même qui prétendent se battre pour une supposée "justice sociale" et qui aiment seulement ceux qui pensent comme eux: "aimez-vous les uns les autres" (Jean 15:12). Quelqu'un qui aime Dieu et Sa parole et qui la médite tous les jours, qui marche avec Lui de tous son cœur sera en mesure d'aimer son prochain de la même manière. Et cela inclut ceux qui se dont ses ennemis. C'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut (Romains 10:10).  

La réponse de l'apôtre Paul se base sur Deutéronome 30:14, est donc: arrêtez de chercher le Sauveur, au ciel ou au séjour des morts. Arrêtez de vouloir voir ou toucher à tout prix. Il ne faut pas chercher à concilier les choses du monde avec les choses de Dieu, sans quoi nous deviendrions spirituellement tièdes, comme du sel qui a perdu sa saveur, doutant de toutes les promesses qu'Il nous a faites dans Sa parole. 
Des "sages selon le monde" font présentement des débats sur la couleur de la peau de Jésus. Ce sont des incroyants, même s'ils se disent croyants, parce qu'ils regardent à Jésus comme s'Il était en chair et en os. Le diable sait comment tromper les gens. Ceux qu'il ne peut pas amener à renier Jésus directement, il les conduit à renier la piété et le message du Christ, en les faisant s'attacher à des discours sans importance; leur orgueil les perd car ils ne refusent de marcher dans l'humilité. 

Personne ne sera en mesure par ses œuvres de plaire à Dieu, c'est impossible. Le commandement prescrit par Dieu n'est pas au-dessus de nos forces, pour que nous soyons incapables de Lui obéir. Dieu a dit au peuple d'Israël, par la bouche de Moïse, et l'a redit par l'apôtre Paul, de cesser une fois pour toutes de regarder aux choses visibles, et d'accepter, dans la soumission à Dieu, par la foi, le Messie promis dans la première alliance. Cette loi n'avait aucune valeur si Jésus ne venait pas l'accomplir dans Sa chair. Cette loi, en Christ, c'est celle de l'amour. Jésus dira en Jean 15:13 qu'il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Lorsqu'Il eut accompli le plus grand des sacrifices, n'a-t-il pas dit, du haut de la croix, que tout était accompli (Jean 19:30)? Il faut croire. Il faut croire que tout est accompli par Jésus. Quiconque croit en Lui ne sera point confus (Romains 10:11). Nous sommes justifiés par la foi seulement, mais la foi vient de ce que l'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Dieu (Romains 10:17). Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi (Galates 2:16). Cette doctrine est très simple et indiscutable! Nous sommes justifiés et sauvés par Jésus, qui nous donne d'aimer comme Il nous a aimés, même ceux qui se font nos ennemis. C'est la vie du véritable enfant de Dieu, selon qu'il est écrit: l'homme qui mettra ces choses en pratique vivra par elles (Romains 10:5). 

Nous n'avons donc pas besoin de "voir" Christ dans le ciel pour avoir la capacité de croire. Nous n'avons pas besoin non plus de chercher Christ dans la tombe, puisqu'Il est ressuscité, et c'est en Christ ressuscité que réside toute la puissance et la gloire de Dieu.

Sa parole est écrite en nos cœurs; c'est par elle que nous avons "la foi qui sauve". Jésus a tout est accompli. Notre tâche consiste maintenant à Le laisser nous transformer par Lui dans Son amour. Lisons la parole, et méditons-la, afin que notre foi soit ancrée en Lui seul, et que Sa lumière puisse briller à travers nous dans ce monde de ténèbres.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.