samedi 9 décembre 2017

Jean-Baptiste douta-t-il?

Matthieu 11:2-3 : "Jean, ayant entendu parler dans sa prison des œuvres du Christ, lui fit dire par ses disciples: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre?"

Quelqu'un a posé la question suivante: La question de Jean-Baptiste sur Jésus peut-elle être interprétée comme étant un doute?

Nous ne savons pas exactement les motivations de Jean Baptiste. Mais il faut comprendre la situation: Jean était en prison à cause de sa fidélité envers Dieu. Il n'avait pas retenue captive la vérité qui devait être annoncée, et cela lui coûta sa liberté, et ultimement, sa vie.
Dans sa situation difficile, Jean fût certainement tenté par l'ennemi et dût être assailli par les mêmes questions que nous aujourd'hui lorsque le malheur nous accable: pourquoi Dieu laisse-t-il arriver cette épreuve dans ma vie? Et il est probable qu'il se soit posé ce genre de question: "Ce Jésus que j'ai annoncé, le Messie qui devait venir et rétablir toutes choses selon Dieu, pourquoi n'a-t-il pas encore établi Sa justice sur terre? Si c'est Lui qui devait venir, comment ce fait-il que je souffre injustement dans ma prison? Comment cette situation peut-elle servir le royaume de Dieu?  

Jean Baptiste était un homme comme nous. Nous savons que lorsque nous cessons de regarder à Dieu et que nous fixons nos regards sur notre situation, nous ouvrons la porte à l'ennemi. Les tentations peuvent survenir à n'importe quel moment, mais dans une telle situation, nous risquons de commencer à méditer les pensées que l'ennemi nous donne. Et cela est très dangereux. Spirituellement, car cela conduit au doute, et le doute exclu la foi. Mais la personne qui perd la foi devient déprimée, car elle n'a plus d'appui solide sur lequel s'appuyer. Les gens du dehors aiment ridiculiser les chrétiens en disant que "Jésus est une béquille pour les pauvres d'esprits". En réalité, ils croient nous ridiculiser, mais, ils ont parfaitement raison et ils évangélisent lorsqu'ils disent une telle chose! (Matthieu 5:3) 
Jésus est certainement notre sainte béquille, et le psalmiste le nomme à plusieurs reprises "le rocher". Il est notre rocher, notre appui, notre refuge, notre espérance. Mais comme nous ne le voyons pas, cela est possible par la foi seulement. Et lorsque, dans une erreur de parcours, nous donnons à l'ennemi la chance de nous torturer en acceptant et en méditant ses pensées, en nous éloignant de la foi en Christ, il n'y a qu'une seule chose à faire: venir, ou revenir à Jésus.

Et c'est ce que fit Jean-Baptiste. Il ne pouvait pas aller à Lui personnellement, puisqu'il était en prison, mais il envoya ses disciples. Il avait besoin de rassurer sa foi. Et Jésus le rassura. Il guérit les malades; délivra des gens de leurs esprits mauvais; rendit la vue à des aveugles. Ensuite, il dit aux envoyés de Jean de lui rapporter ce qu'ils avaient vu et entendu, ajoutant: "la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres" (Matthieu 11:5). La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ (Romains 10:17). 

Plus encore que toutes les guérisons, ces mots durent rassurer la foi de Jean au plus haut point. La bonne nouvelle était annoncée aux pauvres. Dans l'Ancien Testament, la parole de Dieu était surtout adressée aux haut placés, et c'étaient ensuite eux qui dirigeaient le peuple. C'est ainsi que nous voyons que souvent, lorsqu'un roi suivait l'Éternel, le peuple le suivait également, et lorsque le roi se détournait des voies de Dieu, le peuple se détournait aussi. 
Mais les choses changèrent avec Jésus. La bonne nouvelle était annoncée aux pauvres. Nous savons qu'il ne s'agit pas ici de la seule pauvreté matérielle; seuls ceux qui se sont dépouillés d'eux-mêmes peuvent venir à Christ, après être passés par la repentance qu'avait prêché Jean-Baptiste!

Quel encouragement pour Jean au fond de sa prison d'entendre le rapport de ses disciples! Il savait maintenant que sa foi ne serait pas vaine; qu'il n'attendait pas le secours sans qu'il ne vienne. Oh certains diront que le secours n'est jamais venu, car Jean est mort décapité. Nous leur répondrons ceci: "(...)C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie. S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité. (Hébreux 11:13-16). 

Et c'est de cette cité dont nous sommes les ambassadeurs. Nous ne sommes pas d'ici bas. Si vous êtes présentement dans la même situation que Jean Baptiste; venez, venez à Jésus! Posez-lui toutes vos questions; il ne vous rejettera pas! Au contraire, voyez-le agir, regardez ses bénédictions, regardez les vies qu'il transforme encore aujourd'hui. En toutes circonstances, gardez vos yeux fixés sur lui, votre foi sera constamment renouvelée et tous vos doutes se dissiperont

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 2 décembre 2017

En bref: La reconnaissance

Psaumes 28:4-5 : "Rends-leur selon leurs œuvres et selon la malice de leurs actions, rends-leur selon l’ouvrage de leurs mains; donne-leur le salaire qu’ils méritent. Car ils ne sont pas attentifs aux œuvres de l’Éternel, à l’ouvrage de ses mains. Qu’il les renverse et ne les relève point!"

Dans l'Ancien Testament, entre autre lorsque les Israélites étaient au désert, nous voyons à quel point la reconnaissance était importante aux yeux de Dieu. Le peuple devait offrir des sacrifices de reconnaissance et d'action de grâce. 
Mais de nos jours, la reconnaissance est-elle moins importante parce que nous n'offrons plus de sacrifice?

Réfléchissons sur nous-mêmes, à savoir si nous avons suffisamment de reconnaissance envers Dieu pour tout ce qu'Il a fait pour nous. D'abord, le salut nous est offert gratuitement. Est-ce par notre bonté? Certainement pas, mais à cause de la bonté de Dieu! Ensuite, nous avons connu la vérité, la vérité divine qui nous sanctifie et nous garde dans la foi en Christ (Jean 17:17). Et il y a toutes les bénédictions que nous prenons pour acquises tant qu'elles ne nous sont pas enlevées; la famille; la santé, la capacité de travailler; la nourriture et les vêtements; un logement où habiter; avoir de quoi vivre et aider les plus pauvres que nous, et quoi encore! 

C'est un mal devant Dieu que des croyants lui manquent de reconnaissance. Soyons attentifs à Ses œuvres dans nos vies et dans celles de notre prochain, et remercions-le constamment pour l'ensemble de Ses bénédictions! Nous ne parlons pas ici de seulement réciter un bénédicité avant le repas comme certains le font hypocritement. Ils récitent ces mots qu'ils ont appris par cœur, ils se donnent ainsi bonne conscience en les prononçant, mais ils n'ont aucune réelle reconnaissance envers Dieu et leur cœur n'est pas droit devant Lui. Prenons-garde à cela, car l'hypocrisie est péché devant Dieu.  

Un jour au restaurant, quatre chrétiens y étaient attablés. Après avoir reçu leur repas, l'un d'eux prononça le bénédicité, paroles supposées être empreintes de reconnaissance envers Dieu, mais immédiatement après, tous les gens près de sa table pouvaient entendre ce qu'il racontait à l'égard d'un frère de son église. Peut-être que ce qu'il disait était la pure vérité, mais comment un chrétien peut-il être, pour ainsi dire, "joyeux" de la chute d'un frère au point de parler publiquement de ses mauvaises actions en se moquant de lui? La réaction d'un véritable chrétien ne serait-elle pas plutôt d'aller dans sa chambre et de se prosterner devant le Seigneur afin d'intercéder pour ce frère qui a péché? 

Cela nous amène quelques questions: quel culte un tel homme rend-il réellement au Seigneur? Les paroles d'action de grâce qu'il a prononcé avant de manger avaient-elles de la valeur devant Dieu? En sachant que Christ ne brisera point le roseau cassé, et qu'il n'éteindra point la mèche qui brûle encore (Esaïe 42:3), quel témoignage de sa (supposée) foi a t'il rendu publiquement ce jour-là aux gens du dehors qui l'écoutaient? Un tel homme a t'il été "fidèle dans les moindres choses"? Il prétendra que oui, en ce qu'il a fait la prière d'action de grâce, mais les fruits qu'il a porté à ce moment-là n'étaient certainement pas ceux de l'Esprit de Dieu! Jésus lui-même dira en Matthieu 12:34 que "c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle".    

Que cela nous enseigne à prendre garde à nous-mêmes! "Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie" (Proverbes 4:23). Une personne qui vit avec une réelle reconnaissance envers Dieu pour toutes ses bénédictions garde ses yeux fixés sur Lui plutôt que sur ce qui est de ce monde, car avec la reconnaissance, vient la dépendance. C'est un péché de détourner nos regards de Dieu après avoir appris à marcher avec Lui. En Hébreux 12:28, nous sommes exhortés à démontrer "notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant". 

Tout nous a été acquis à cause de la grâce de Dieu; bien plus, il nous est donné d'avoir part à son héritage par cette même grâce. Demeurons-donc sous sa protection, car sans elle, nous serons dans l'incapacité de rendre à Dieu un culte qui lui soit agréable! 

Psaumes 50:23 : "Celui qui offre pour sacrifice des actions de grâces me glorifie". 
Colossiens 2:7 : "(...)et abondez en actions de grâces".
Conclusion; vivre la reconnaissance glorifie Dieu! Ayons toujours en nous ce sentiment que nous Lui sommes redevables. Ne vivons pas comme si Dieu nous devait tout ce que nous souhaitons, au contraire; soyons satisfaits de ce qu'Il a préparé pour nous. Ne soyons pas de ceux qui le glorifient seulement par des chants; glorifions-le en paroles et en actions, tous les jours qu'Il nous prêtera la vie!  

Que toute la gloire soit rendue à Dieu, Amen.

dimanche 26 novembre 2017

Périra-t-il par la loi ou par la foi?

Romains 2:12 : "Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi."

Quelqu'un a donc demandé: "Est-ce par la loi ou par la foi que celui qui aura ainsi péché périra?"

En réalité, cette question n'en est pas une, simplement parce que ce texte biblique n'a pas été bien compris. 
La question est directement liée au fait que cette personne s'imagine que l'apôtre Paul sous-entend ici que "ceux qui ont péché sans la loi" avaient la foi. Or, l'apôtre Paul ne dit rien de semblable! Il dira d'ailleurs au verset 13: "Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés". Et qui sont ceux qui la mettent en pratique, sinon ceux qui ont la foi? Quelqu'un peut-il prendre au sérieux les saintes Écritures et les mettre en pratique sans avoir la foi en Celui qui les a inspirés? Certainement pas! En Romains 5:1 et en Galates 2:16, il dira également que nous sommes "justifiés par la foi". Nous comprenons aisément que nous ne pouvons pas périr par la foi! 

La loi à elle seule ne sert à rien; le même apôtre dira que "la lettre tue, mais l'esprit vivifie" (2 Corinthiens 3:6). De la même manière, l'Évangile seul ne sert à rien; de nombreuses personnes la liront comme on lit un roman et elle n'aura aucun effet sur leur vie. Il faut l'oeuvre du Saint-Esprit, dans une dépendance entière en Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. En Galates 3:22, l'apôtre Paul dira que "l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient".

Moïse enseignait aux Juifs la venue d'un Sauveur, le Messie. Et la loi qui lui avait été donnée ne pouvait pas sauver. Elle enseignait les hommes sur leur condition de pécheur et sur le pardon ou la colère de Dieu, selon leur obéissance ou leur désobéissance. Mais même au temps de cette loi; les hommes demeuraient esclaves du péché; ils devaient sans cesse offrir des sacrifices d'animaux afin d'être pardonnés et de pouvoir revenir sous la grâce de Dieu. Mais Jésus est venu au temps fixé par le Père, et Il a accompli une fois pour toute le seul sacrifice qui pouvait être d'une agréable odeur à Dieu; celui de l'obéissance jusqu'à la mort de l'Agneau sans défaut, sans tache. Nous pouvons lire les Écritures au complet à toutes les années; il n'y aura pourtant que par la foi que nous pourrons saisir l'étendue de l'amour de Dieu pour nous qui se trouve dans ce seul sacrifice du Christ. En Lui, nous ne sommes plus soumis à la loi du péché; plus, nous ne sommes plus soumis à la loi elle-même, mais à celui-là seul qui est venu l'accomplir; savoir Jésus-Christ. En lui se trouve la plénitude de la grâce de Dieu. Comment est-il possible qu'une personne, née de nouveau, puisse rejeter ce sacrifice et cet amour en retournant volontairement vivre sous la loi du péché, en désobéissant sciemment à Dieu? Cela est incompréhensible, mais ces gens-là suivent les traces de Démas, qui a abandonné Paul "par amour le siècle présent". Si une telle personne ne se repent pas immédiatement de ses péchés, Jésus nous dit ceci : "Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge; la parole que j’ai annoncée, c’est elle qui le jugera au dernier jour" (Jean 12:47-48).

Cette situation est terrible! La loi de l'amour, qui devait sauver, servira plutôt de témoignage contre ceux qui l'auront rejeté! Nous savons que la parole de Dieu ne retournera pas à Lui sans effet, sans avoir exécuté Sa volonté et accompli Ses desseins (Esaïe 55:11). Son dessein est clairement de sauver le monde. La question est là, lancinante: demeurerons nous volontairement sous la loi du péché, ou irons nous nous réfugier sous la grâce insondable de Dieu, sans retourner en arrière? 

En résumé, ce n'est pas la loi, (encore moins la foi!) qui condamnera au dernier jour, mais ce sont nos désobéissances et les péchés auxquels nous nous serons attachés sans vouloir nous en repentir qui achèveront de recréer le gouffre qui nous séparait de Dieu, gouffre qui avait été comblé par la mort et la résurrection de Jésus-Christ (Esaïe 59:2). 

Que la loi d'amour soit inscrite à tout jamais en nos cœurs, dans le nom de Jésus, Amen.

dimanche 19 novembre 2017

En bref: Il n'y aura point d'indigent...

Deutéronome 15: 4-5: "Toutefois, il n'y aura point d'indigent chez toi, car l'Éternel te bénira dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te fera posséder en héritage, pourvu seulement que tu obéisses à la voix de l’Éternel, ton Dieu, en mettant soigneusement en pratique tous ces commandements que je te prescris aujourd’hui. "

Ces versets ont souvent été utilisés pour prêcher que les enfants de Dieu ne seront jamais dans la pauvreté, pourvu qu'ils mettent en pratique la parole de Dieu.

Il est inutile de nous attarder à de telles déclarations (nous l'avons déjà fait à quelques reprises dans le passé), nous regarderons brièvement un aspect peu étudié de ces versets; l'aspect spirituel.

Personne ne périra spirituellement s'il met sa confiance en Jésus seul. Au contraire, il aura tellement reçu de Dieu qu'il donnera aux autres qui ne le connaissent pas encore. Personne, s'il demeure sous la grâce de Dieu, ne manquera l'héritage promis aux justes. Et comme l'Éternel avait promis un pays en héritage à son peuple, nous avons aussi une promesse en Jésus-Christ d'un héritage céleste, pourvu que nous retenions fermement dans la foi jusqu'au bout (Hébreux 10:23).

Nous savons que personne ne vient à Dieu s'Il ne lui en a pas d'abord donné l'opportunité. De même que nous avons reçu gratuitement et en abondance (Matthieu 10:8), nous travaillerons non seulement à notre salut, mais aussi à celui des autres, parce que ce que nous avons reçu ne nous appartient pas. C'est un dépôt; une connaissance, une assurance par la foi en Jésus qui doit être partagée d'une manière ou d'une autre, par amour pour notre prochain. Comme Christ nous a aimé le premier, si nous marchons en Lui, nous serons remplis de son amour et nous accomplirons les œuvres qu'Il nous a donné de faire, afin que toute la gloire lui revienne. 

Prenons garde à ne pas être nous-mêmes indigents, en ne gardant pas sobrement ce dépôt de la foi (1 Timothée 6:20) que nous avons reçu. Que notre appui soit en Dieu seul, et nous y trouverons suffisamment de grâce pour donner la gloire à Dieu, en parole et en actions. N'oublions pas que, parfois, nous n'aurons même pas à ouvrir la bouche; notre exemple étant suffisant pour en amener à la connaissance de Christ; ou du moins, que tous soient forcés de reconnaître Son oeuvre en nous. Si nous avons reçu la vérité et que nous lui avons obéi et mise en pratique, le Saint-Esprit sera à l'oeuvre en nous, et il nous utilisera comme bon lui semblera, sans qu'aucun frein ne lui soit imposé; dans nos vies, mais également au bénéfice de ceux à qui nous somme appelés rendre témoignage.  

Que le nom de Dieu soit béni, et que toute la gloire Lui soit rendue, Amen.

dimanche 12 novembre 2017

Elie et Jean-Baptiste

Malachie 4:5 : "Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable".
Matthieu 11:14 : "et, si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Elie qui devait venir".

Quelqu'un a demandé: Devons-nous comprendre que Jean-Baptiste était la réincarnation du prophète Elie?

Luc 1:15-17 nous parle de Jean-Baptiste en ces termes: "Car il sera grand devant le Seigneur. il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l’Esprit-Saint dès le sein de sa mère; il ramènera plusieurs des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu; il marchera devant Dieu avec l’esprit et la puissance d’Elie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé". 
Et qu'est-il dit de cet Elie en Malachie 4:5-6 ? "Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, et le cœur des enfants à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit".

Elie n'avait pas besoin de revenir physiquement dans le corps de Jean-Baptiste pour que s'accomplisse la promesse biblique. Et Jésus n'a pas dit: "Jean-Baptiste est Elie réincarné", mais il a dit: "c'est lui qui est l'Elie qui devrait venir", faisant allusion à la prophétie de l'Ancien Testament. 

Le livre de Malachie est le dernier livre des prophètes de l'Ancien Testament. Après cela s'est comme installé un lourd silence où plus personne ne semblait prophétiser au nom de l'Éternel Dieu. La Bible nous rapporte dans le Nouveau Testament que le premier à reprendre le combat des anciens prophètes est justement Jean-Baptiste. Avec lui, la repentance était de nouveau prêchée. L'espoir renaissait. Non, Jean-Baptiste n'était pas Elie en chair et en os; lui-même nia cela lorsque la question lui fut posée en Jean 1:21, mais il est venu avec le même esprit que celui d'Elie, c'est à dire qu'il menait le même combat afin que le peuple vienne, ou revienne à Dieu en reconnaissant ses transgressions.

Il faut comprendre la mentalité des Juifs de l'époque. Lorsque Malachie prophétisa qu'Elie allait leur être envoyé, ils espéraient en un Elie en chair et en os. Au moment de la venue au monde de Jean-Baptiste, et de Jésus ensuite, ils vivaient sous domination romaine; ils espéraient l'aide divine d'abord et avant tout pour être débarrassé de ce joug qui s’appesantissait sur eux. Ce n'est pas inutilement que Jésus dira en Matthieu 11:15 : "Que celui qui a des oreilles pour entendre entende". Il venait de dire aux Juifs que Jean-Baptiste était l'Elie qui devait leur être envoyé.  Mais ce que Jean-Baptiste avait eut à leur dire n'était pas tout à fait ce qu'ils voulaient entendre... 

Jésus dira aux disciples, parlant justement de Jean-Baptiste: "Mais je vous dis qu’Elie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part (Matthieu 17:12). Et il est dit au verset 13: "Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean-Baptiste".

Cela ne nous rappelle-t-il pas quelqu'un? N'avons-nous pas tous, à un moment ou à un autre, essayé de nous accaparer d'une ou de plusieurs promesses de Dieu en voulant les appliquer à notre manière dans certains aspects de nos vies? Il y a ce grave danger de passer à côté des promesses de Dieu alors même qu'elles s'accomplissent sous nos yeux; seulement, elles ne s'accomplissent pas de la manière que nous n'aurions pensé ou espéré. Cela fait en sorte que nous sommes souvent déçus et nous prétendons alors que "Dieu n'accomplit pas ses promesses". En réalité, Il les accomplit parfaitement; sommes-nous seulement disposés à les voir et à les laisser s'accomplir dans nos vie, comme Il le désire?

Prions.

Seigneur Dieu, je te remercie pour l'accomplissement de tes promesses. Tu es parfait en toutes tes œuvres,; qui oserait contester avec Toi? Je te demande pardon, Seigneur, pour les fois où j'ai douté de Toi, à cause de mon incrédulité. J'ai voulu diriger Ta pensée et Tes actions; et je me suis refroidi, parce que je pensais que Tu m'avais abandonné, en ce que Tu n'accomplissais pas ma volonté. En réalité, Tu étais à l'oeuvre plus que jamais, mais je suis passé à côté de ce que Tu faisais, parce que cela ne me plaisait pas. S'il te plaît; guérit moi de ma folie; délivre moi de moi-même et de ma nature humaine; donne-moi d'accepter Ta volonté comme étant aussi la mienne. Tes plans, tes décrets valent mieux que les miens, je le sais bien, et tout ce que Tu fais, Tu l'as préparé d'avance avant même que je n'existe. Rien ne te surprend, rien n'est trop petit ou trop grand pour Toi. Tout est en place afin que les hommes apprennent à Te connaître comme Tu es; le grand Dieu Sauveur; Rédempteur; Celui qui guérit et qui relève ceux qui sont courbés sous le poids de leurs péchés. Merci de Ta grande bonté et de Ta miséricorde, ô Dieu, merci pour Ta fidélité dans l'accomplissement de Tes promesses; merci, parce que ce que Tu dis, Tu le fais, afin que toute la gloire, l'honneur et la louange Te soit rendus, pour aujourd'hui et pour l'éternité, Amen.

vendredi 3 novembre 2017

Jésus leur expliqua, par Charles H. Spurgeon

Il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait. Luc 24:27.

Les deux disciples sur la route d’Emmaüs ont fait un voyage des plus profitables. Leur compagnon et enseignant était "le meilleur des tuteurs"; l’interprète que l’on rencontre une fois sur mille, en qui sont cachés tout les trésors de la sagesse et de la connaissance. Le Seigneur Jésus s’est abaissé pour prêcher la Bonne Nouvelle et n’avait point honte d’exercer ce pour quoi il avait été appelé, devant un public composé de deux personnes; tout comme Il ne refusera certainement pas de devenir l’enseignant d’un seul aujourd’hui. Côtoyons donc cet excellent instructeur car "jusqu’à ce qu’Il ne soit fait sagesse en nous, nous ne serons jamais rendus sages à salut".

Le Tuteur sans rival a utilisé comme livre de classe le "meilleur des livres". Alors qu’Il était capable de révéler des vérités nouvelles, Il a préféré expliquer les anciennes. Il savait dans son omniscience qu’elle était la manière la plus instructive d’enseigner, et en commençant par Moïse, puis les prophètes, Il nous a montré que la route la plus certaine vers la sagesse ne réside pas dans les spéculations, les raisonnements où la lecture des livres humains, mais dans la méditation de la Parole de Dieu. Le moyen le plus sûr de devenir spirituellement riche en connaissance céleste est de creuser dans la mine de diamants, de rassembler les perles provenant de cette mer céleste. Quand Jésus Lui-même cherchait à enrichir les autres, Il est allé tailler dans la carrière des Écritures Saintes.

Les deux favorisés furent amenés à considérer le "meilleur des sujets", car Jésus parlait de Jésus et leur expliquait des choses Le concernant. Ici le diamant coupe le diamant, quoi de plus admirable? Le Maître de la maison a ouvert Ses propres portes, a conduit les invités à Sa table et a servi les meilleurs plats. Celui qui a caché le trésor dans le champ a Lui-même guidé les chercheurs à sa cachette. 

Notre Seigneur avait l’habitude de discourir sur les plus beaux sujets de manière naturelle, et Il ne pourrait pas en trouver de plus beau que Lui-même et son oeuvre. Puissions-nous avoir la grâce d’étudier la Bible avec Jésus comme professeur et sa vie comme leçon.

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 29 octobre 2017

L'interdiction de Jésus

Matthieu 9:30 : "Et leurs yeux s’ouvrirent. Jésus leur fit cette recommandation sévère: Prenez garde que personne ne le sache".

Jésus prononça cette phrase après avoir rendu la vue à deux aveugles. 
Une personne a posé la question suivante: pourquoi Jésus interdit il à ces personnes de parler de la guérison qu'Il venait de faire en eux?

L'humilité. 

Jésus nous enseignait l'humilité. Il dira en Matthieu 10:8 :  "Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement". Nous devons être humbles, mais aussi, nous ne devons pas chercher à faire du commerce avec la parole de Dieu. Jésus n'a jamais rien fait par intérêt personnel. Il plaçait toujours le bien de son prochain en premier. L'exemple est frappant lorsque nous lisons l'histoire des deux aveugles en Matthieu 9:27-31. Après la résurrection de la fille de Jaïrus, où se trouvait une "foule bruyante", et le bruit de cette résurrection s'étant répandu dans toute la contrée, Jésus partit de là pour se retirer à l'écart. Il avait fort probablement besoin d'être seul avec le Père, dans la prière, car il avait l'habitude de se retirer pour prier tranquille. Mais voilà, deux aveugles le suivirent en criant: Aie pitié de nous, Fils de David! Jésus aurait pu guérir ces personnes devant tout le monde. La publicité qu'Il en aurait reçu aurait été inespérée! Mais Jésus ne recherchait pas la publicité pour lui-même. Tout ce qu'il faisait était pour que la gloire soit rendue à Dieu seul. C'est pourquoi, étant arrivé à la maison, lorsqu'Il vit s'approcher les deux aveugles, Il ne les repoussa point, mais Il les guérit. 

Des foules nombreuses se rassemblaient autour de Lui. Mais nous lisons en Luc 5:16 que Jésus "se retirait dans les déserts, et priait". Il était Lui-même revêtu de divinité, mais dans un corps comme le nôtre, connaissant les mêmes faiblesses et tentations que nous; Il ressentait plus que tout le besoin d'être rempli de la présence du Père(comme nous devrions tous l'être (Sophonie 3:12)) afin d'être prêt pour ce qui devait arriver. N'est-il pas aussi écrit en Proverbes 15:33 que "la crainte de l'Éternel enseigne la sagesse, et l'humilité précède la gloire"?

L'heure n'était pas encore venue pour Lui de se faire connaître par toutes les tribus d'Israël comme étant Celui qui apportait aux Juifs le Royaume de Dieu. Et lorsque le temps fût venu, Il envoya les douze "vers les brebis perdues de la maison d'Israël" afin de leur annoncer que "le royaume des cieux s'était approché d'eux" (Matthieu 10:6-7). Chaque chose devait être faite au temps marqué; Jésus étant le lien entre l'ancienne et la nouvelle alliance de Dieu avec les hommes. Ce n'est pas inutilement qu'à quelques reprises, Jésus dira également aux personnes qu'Il venait de guérir d'aller se montrer aux sacrificateurs. Nous lisons cela entre autre en Matthieu 8:4 : "Puis Jésus lui dit: Garde toi d’en parler à personne; mais va te montrer au sacrificateur, et présente l’offrande que Moïse a prescrite, afin que cela leur serve de témoignage". Par quelle puissance ce lépreux avait-il été guéri? Par la loi de Moïse? Non! Mais par la puissance de Jésus, de qui  l'Éternel Dieu, par la bouche de Moïse, avait rendu témoignage, disant: "Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai" (Deutéronome 18:18). Et au verset 19: "Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles qu'il dira en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte". 

Plus tard, Josué, comme un symbole de ce qui arriverait au temps de Jésus, demandera à douze hommes de traverser le Jourdain devant l'arche de l'Éternel, chacun avec une pierre sur son épaule, "afin que cela soit un signe au milieu de vous" (Josué 4:4-7).
De la même manière, les douze disciples ont été envoyés parmi les Juifs d'abord, et vers les nations païennes ensuite, porteurs de la nouvelle alliance de Dieu avec les hommes, par Jésus et en Jésus. 

Si ces gens avaient été enflés d'orgueil, leur témoignage aurait été vain. Ils ont réellement suivi Jésus, qui a montré le chemin de l'humilité. Il vivait ce qu'il enseignait. N'avait-il pas prêché lors de son fameux sermon sur la montagne, en Matthieu 6:1 : "Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour être vus; autrement vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux". Et encore, aux versets 3 et 4 du même chapitre: "Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite, afin que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra".

Comme Christ, revêtons-nous d'humilité; vivons de manière à ce qu'en toute situation, la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le nom de Jésus, Amen.

samedi 21 octobre 2017

Celui qui prend l'épée... L'épreuve de la foi

Matthieu 26:52  : "Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée".

Une personne a posé une question par rapport à cette affirmation de Jésus: Pouvons-nous alors affirmer que certains des disciples de Jésus ont déjà tué, étant donné que plusieurs sont morts martyrs? Si non, pourquoi ont-ils péris ainsi?

Évidemment, la réponse est non; les disciples n'ont jamais tué personne.
Celui qui est destiné à mourir dans les tribulations, quelles qu'elles soient, mourra certainement de cette manière. Il est d'ailleurs écrit à ce sujet en Apocalypse 6:9 : "(...)je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils avaient rendu".
Les chrétiens non persécutés seraient-ils plus justes que tous les chrétiens persécutés à travers le monde et qui meurent martyrs à cause de leur foi en Christ? Certainement pas! Il n'existe pas de classe à part, où nous trouvons de bons chrétiens qui feront tout ce qui leur plaît toute leur vie sans épreuve aucune. Nous devons nous attendre aux tribulations. L'apôtre Paul écrira en 2 Timothée 3:12 : "Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés". Cette persécution peut être la maladie, ou les épreuves de toutes sortes, mais elle peut venir aussi de la part des serviteurs de satan qui combattent les enfants de Dieu, de toutes les manières possibles et imaginables. Cela est incompréhensible et inacceptable pour notre chair, mais notre foi a autant besoin d'être mise à l'épreuve pour progresser que la plupart des plantes ont besoin de soleil et d'eau pour s'épanouir. Nous ne connaissons pas l'avenir. Nous ne savons pas de quelle manière notre foi sera mise à l'épreuve, mais nous savons que cela viendra. Aucun serviteur n'est plus grand que son maître (Matthieu 10:24-25). Jésus a été rejeté, battu, crucifié comme seuls les malfaiteurs l'étaient. De sa vie, il n'avait pourtant fait que le bien. Nous pouvons nous attendre qu'en tant que ses disciples, nous ne serons pas épargnés non plus.

L'apôtre Pierre dira en 1 Pierre 1:6-7 : "C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra". 
Comprenons que marcher avec Christ, c'est certes marcher sur le chemin de la vie, mais ce chemin est resserré et difficile (Matthieu 7:13-14). 
Matthieu 16:24  : "Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive".
L'athlète qui vise une médaille d'or doit s'entraîner et faire des sacrifices. De même, le soldat engagé sous les drapeaux ne peux accomplir tous ce qui lui plaît, sous peine de se mettre en danger et de risquer la vie de ses compagnons. Il en est ainsi pour la vie chrétienne. La vie chrétienne est une guerre de tous les instants contre les forces des ténèbres (Éphésiens 6:12-13). Cette bataille ne se combat pas avec les armes du monde, mais avec la foi et les armes de Christ. Nous sommes engagés sous les drapeaux du Christ; ne soyons donc pas surpris de ne pas toujours accomplir tous nos désirs et surtout, attendons-nous à être attaqué par l'ennemi! 

Dieu permet également les épreuves en ce qu'elles nous rapprochent de Lui, dans la prière et les supplications. Nous reconnaissons beaucoup mieux notre ardent besoin de Lui quand ça va mal que lorsque tout va comme nous le désirons. Dans nos épreuves, nous sommes examinés; approuvés ou réprouvés. L'apôtre Jacques dit au chapitre 1:2-3 :"Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience". 
Et en Hébreux 12, tout juste après le chapitre consacré à la foi, Jésus nous y est décrit comme ayant "souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée". Et au verset 5, nous sommes exhortés ainsi: "Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend". Et encore, au verset 11: "Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice".
Sachons bien que celui qui permet l'épreuve a aussi le moyen de nous en délivrer. Nous ne savons pas toujours pourquoi, ni comment, mais nous savons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. 

Que sont nos épreuves comparées à celles du Christ, ou à celles d'autres personnes autour de nous? Ne nous attendrissons pas trop sur nous-mêmes; au contraire, les épreuves que nous subissons doivent démontrer la grandeur de l'amour de Dieu pour nous, en nous, la toute-puissance avec laquelle Il régit toutes choses ici-bas afin que toutes choses Lui retournent là-haut, Lui rendant toute la gloire, l'honneur et la louange qui Lui reviennent, Amen.   

 David, au milieu d'une grande épreuve, où le peuple qui était avec lui menaçait de le lapider, reprit courage en s'appuyant sur l'Éternel (1 Samuel 30:6). Comme lui, appuyons-nous sur Dieu, et nous ne serons jamais déçus. Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 15 octobre 2017

Suis-je prêt à me soumettre à Dieu?

Proverbes 14:12 : "Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort".
Psaumes 94:11 : "L’Éternel connaît les pensées de l’homme, Il sait qu’elles sont vaines".



Jean 15: 26: "Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi". Et au verset 27: "et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement".

Parce que vous avez été avec moi dès le commencement. J'ai accepté Jésus à l'âge de 10, 20, 40 ou 50 ans, peu importe, mais ais-je été réellement avec Lui depuis le moment où je l'ai accepté? C'est-à-dire; ais-je mis en application, non pas en parole seulement, mais en action, par la foi, ce que Dieu voulait me voir vivre, selon l'enseignement de Jésus? Ais-je été zélé pour obéir à Sa volonté? 
Hébreux 3:7-8: "C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit: aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, le jour de la tentation dans le désert". Dieu nous parle; Il l'a fait à travers la bouche de Jésus et de ses serviteurs de tous les temps. Nous connaissons que Dieu a parlé à nos contemporains en ce que leur enseignement est conforme à la Bible et ne repose pas sur un babillage vide et inutile, versé sur le siècle présent plutôt que sur les choses du Royaume de Dieu. La question est: sommes-nous prêts à l'écouter? Et à qui rendons-nous témoignage, dans nos paroles et actions?

L'homme fait de nombreux projets, mais au final, c'est Dieu qui a le dernier mot. Nous savons qu'il est facile de nous tromper nous-mêmes, surtout lorsque nous ne sommes pas prêts à tout laisser sous Son contrôle en disant comme Jésus: "non pas ma volonté, mais la tienne". 
Mais prenons l'exemple de l'apôtre Paul. Il a, à de nombreuses reprises, fait le projet d'aller à Rome. Il ne voulait pas y aller afin d'y prendre des vacances, mais pour annoncer l'Évangile de Christ. Pourtant, à chaque fois, il y a été empêché (Romains 1:13). 
Il avait une pensée de partir pour Rome. Comme Dieu lui avait déjà montré qu'il irait y rendre témoignage (Actes 23:11), il lui aurait été facile de prétendre que c'était aussi Dieu qui lui donnait la pensée à ce moment précis et qu'il devait immédiatement tout mettre en oeuvre afin d'y aller. Mais il était libre et obéissant; Dieu pouvait faire de lui ce qu'il voulait. "Oui, Paul, tu iras un jour témoigner de moi à Rome, mais pas aujourd'hui". Il était malléable comme l'argile dans les mains du potier. 

Comme l'apôtre Paul, suis-je libre de toute contrainte que pourrait m'opposer ma nature humaine dans ma marche spirituelle? Suis-je entièrement soumis et à l'écoute de la volonté de Dieu? Est-ce que je passe du temps dans la prière et la lecture de la Bible chaque jour? Si la réponse à ces questions est non, alors il me sera difficile de prétendre que je suis à l'écoute de Dieu. Soyons logiques; si nous voulons que Dieu nous enseigne ses voies, qu'Il nous conseille et réponde à nos interrogations, nous devons nous adresser d'abord à Lui dans la prière et les supplications. Mais surtout, nous devons être prêts et disposés à suivre ses conseils, même s'ils ne vont pas dans la direction que nous aurions désirés.   

Psaumes 25:4-5 : "Éternel! fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers. Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi; car tu es le Dieu de mon salut, Tu es toujours mon espérance".

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 8 octobre 2017

Prière pour le nouveau-né (2)

Mon petit ange,

Aujourd'hui, tu es arrivé auprès de nous, en ce monde si désespérément en manque de Dieu. Il t'as donné la vie, et déjà, nos cœurs sont remplis de joie lorsque nos yeux se posent sur toi. Ton innocence, ta pureté et ta fragilité n'ont d'égal que la présence de Dieu en Toi, dans le souffle de vie qu'Il t'a prêté. 

Ô Dieu, nous te remercions en ce jour de cette grande bénédiction dont Tu nous as comblé. C'est comme si ce petit ange dont Tu nous a fait l'honneur d'être les parents était directement descendu d'en Ta présence pour nous accorder une part de ce que Tu es. N'as-tu pas dit, ô Dieu, par la bouche de Jésus, que chacun devait devenir semblable à ce petit? Rien d'impur ne l'a encore souillé, et il est le plus parfait représentant de Ton royaume. Ses mains n'ont pas accompli de mauvaises œuvres; ses pieds ne se sont jamais hâtés de courir vers le mal; son intelligence n'a pas fomenté de plans rebelles contre Toi; S'il te plaît, apprends-nous Seigneur Jésus à devenir comme ce petit, afin que Ton Esprit puisse couler librement en nous et que nous soyons un exemple parfait; en paroles et en actions. Père Saint; nous réclamons aussi Ta protection sur ce petit tous les jours de sa vie. Accordes-lui le don de Ta parole; garde le au creux de tes mains, afin qu'il soit un fier porte-étendard de Ta justice et de Ta droiture. Cet enfant n'est pas le notre; il est à Toi, et nous Te prions qu'il te soit consacré tous les jours de sa vie. Merci de l'avoir protégé de tout mal et de tout danger, merci de l'avoir préservé jusqu'à ce jour et ce, depuis le ventre de sa mère. Merci de n'avoir pas permis que l'ennemi vienne empêcher ce petit d'illuminer ce monde par Ta présence en lui. 

Seigneur, nous te remettons ce petit; il est sous Ta puissante main protectrice, et pour rien au monde nous ne voudrions qu'il soit ailleurs! Car lorsque Tu es avec une personne, qui peut venir contre elle? Seront-ce les forces de ce monde, ou celles des ténèbres? Certainement pas, car Tu es, ô Dieu Celui qui prête et qui reprend; Toi seul es digne de recevoir toute louange pour l'ensemble des merveilles que Tu as faites. Seigneur Jésus, s'il te plaît, garde ses pas tous les jours de sa vie sur le sentier que Tu as balisé d'avance afin qu'il te suive. Garde son cœur plus que tout; que Ta parole et Ta sagesse repose en Lui et qu'il en fasse ses délices! Accordes-lui Ta joie, Ta paix, et surtout, Ton amour. Qu'il en soit rempli à ras bord, rendant ainsi témoignage de qui Tu es et que tous Te rendent gloire pour tous tes bienfaits. Merci Père Éternel, de Ta présence qui resplendit en Lui comme le soleil à son zénith. 

Merci de cet honneur que Tu nous as fait d'être ses parents. Malgré toute notre indignité, accordes-nous Ta sagesse et Ta compréhension; guides-nous, afin que nous soyons aussi ses guides terrestres. Merci pour Ton plan de salut parfait; merci pour tes fleuves d'eau vive qui coulent de ton trône de gloire, auxquels nous pouvons nous abreuver afin d'être constamment renouvelés par Ta présence dans notre être entier. Merci Seigneur Jésus, pour cette grande bénédictions que la famille; merci de ce que l'ennemi tremble devant l'unité d'une famille qui demeure ancrée solidement en Toi, car il ne peut rien contre ceux qui Te sont attachés. Ensemble, nous irons, par Ta grâce, de gloire en gloire en Ta présence, et notre plus ardent désir, Seigneur, est que nous puissions te servir avec une joie et une persévérance constamment renouvelés, étant des témoins fidèles de Ta pitié et de Ta miséricorde pour nous, pauvres pécheurs. Merci Grand Dieu de toute majesté, merci de Ta volonté qui s'accompli en ce jour. Oui, que toute la gloire, l'honneur et la louange te reviennent, pour aujourd'hui et pour toujours, dans le précieux nom de notre Sauveur Jésus, Amen.