vendredi 23 février 2018

Miel et piqûres

Philippiens 4:12 : "J'ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l'abondance et à être dans la disette".

Un jeune garçon jouait dans le jardin quand il remarqua une abeille sur une fleur de trèfle. Quand il essaya de l'attraper, l'abeille enfonça son dard dans sa petite main rondelette. Il courut vers sa mère en criant: "Je déteste les abeilles!"

Elle fit ce qu'elle pouvait pour soulager sa douleur, puis lui donna du pain et du miel. En mangeant, la mère lui dit: "Tu aimes vraiment ça, n'est-ce pas?" Il répliqua: "Oh oui, j'adore ça!" Elle lui expliqua alors que la même petite abeille qui pique parfois produit aussi le miel délicieux dont nous raffolons.

Aucun chrétien ne peut espérer moissonner le bien qui découle d'une vie dirigée par Dieu sans aussi ressentir les traits aiguisés qui font partie du plan bienveillant de Dieu pour nous discipliner. Avec les douceurs de la vie, nous devons aussi accueillir les douleurs. La clé consiste à faire appel à Dieu pour avoir la grâce d'être contents de ce qu'il permet dans notre vie, et pour réagir convenablement.
Paul a dit: "J'ai appris à être content dans l'état où je me trouve" et "Je puis tout par celui qui me fortifie" (Philippiens 4:11; 13)

Considérons nos attitudes. Sommes-nous grognons et murmurons-nous, ou sommes-nous contents et ressemblons-nous à Christ? Il s'agit d'une différence d'attitude, et non pas de circonstances.

Auteur inconnu

samedi 17 février 2018

Afin que l'Éternel sût s'ils obéiraient... 3e partie

Juges 3:1-6 : "(...)ces nations servirent à mettre Israël à l'épreuve, afin que l'Éternel sût s'ils obéiraient aux commandements qu'il avaient prescrits à leurs pères par Moïse(...)"


3 Jean 2 : "Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme. "

Ce verset est souvent cité comme étant la preuve que Dieu veut que nous vivions dans l’abondance, dans la richesse et dans la santé parfaite. Mais comment peut-on affirmer que Jean ne s’intéressait pas plutôt à ce que Gaïus prospère dans l’ensemble de sa vie chrétienne? Par ailleurs, qui souhaite à un frère dans la foi de vivre dans la misère et dans l’amertume? N’est-il pas normal de se souhaiter du bien les uns les autres? Sur quoi pouvons-nous nous baser pour considérer que ce souhait de l’apôtre Jean est une preuve irréfutable que Dieu veut que nous prospérions matériellement? Ne savons-nous pas que notre Maître Jésus n’avait pour partage que la souffrance et le rejet? Ésaïe 53 :3 nous le présente en ces termes: "Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas."
Est-ce que ces versets nous présentent un homme qui vit dans la richesse, dans l’abondance et dans la santé parfaite? Absolument pas! Pourtant, Jésus n’était-il pas rempli du Saint-Esprit? Les bénédictions de Dieu ne le couvraient-elles pas? Matthieu 17 :5 : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection." TOUTE l’affection du Père Céleste reposaient sur notre Sauveur Jésus-Christ! Que demander de plus?!
Nous prenons pour acquis que la Parole de Dieu est vraie et digne de confiance, donc, après la lecture de cette Parole, après avoir reconnu la façon dont Jésus lui-même a vécu, nous devons reconnaître qu’il est hors de tout doute possible que Dieu aime ses enfants sans pour autant que nous vivions dans une plénitude de biens matériels de toutes sortes, puisque notre Seigneur Jésus lui-même est passé par la privation et la souffrance.
Un serviteur peut-il être plus grand que son maître?? (Jean 15 :20)

Jean 10 :10 : "(...)moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance."

De quelle abondance parle-t-on ici? Sorti de son contexte, ce verset peut sembler insinuer que Dieu veut que nous vivions tous dans l’abondance, nous qui croyons en Lui. Pourtant, il n’est pas question du tout d’abondance matérielle, car l’ensemble de ce chapitre traite du bon berger, qui est Jésus, et des brebis qui le suivent. Dans ce verset, il est strictement question de la vie en Christ et de l’abondance de la grâce de Dieu. C’est Jésus lui-même qui a enseigné, dans Jean 4 :14, que si nous buvons de l’eau qu’il nous donne, nous n’aurons jamais soif, car l’eau qu’il nous donnera deviendra une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle! Exactement ce que veut dire Jean 10 :10 ! Jésus est le chemin, la vérité et la vie, et nous ne pouvons aller au Père que par Lui. La source d’eau qui jaillit en nous, c’est le Saint-Esprit et ses dons, que nous recevons au jour et à l’heure décidée par Dieu, à condition que nous ayons accepté et reçu Christ dans nos vies.

Proverbes 10 :22 : "C’est la bénédiction de l’Éternel qui enrichit, et il ne la fait suivre d’aucun chagrin "

Oui. Et Il fait aussi lever son soleil sur le méchant comme sur le bon. Et il fait pleuvoir sur l’injuste comme sur le juste. Combien d’incroyants sont riches, même, très riches? Tout comme le croyant, ce qu’ils ont, ils le reçoivent de la part de Dieu. Pas à cause de la bonté de l’homme, parce que un tel est plus méritant qu’un autre, mais à cause de la bonté de Dieu. Dieu s’est fait connaître par ses ouvrages, dans sa création, dans ses bénédictions. Nous devons lui rendre la grâce qui lui revient pour cela. Mais si nous attachons nos cœurs à Sa création, ou à des pièces de Sa création plutôt qu’au Créateur lui-même, que deviendrons-nous? Romains 1 :18-32 nous donne la réponse...
Tant qu’à citer les Proverbes, pourquoi ne pas lire aussi Proverbes 30 verset 8-9 ? "Éloigne de moi la fausseté et la parole mensongère, ne me donne ni pauvreté, ni richesse, accorde-moi le pain qui m’est nécessaire. De peur que, dans l’abondance, je ne te renie, et ne dise : Qui est l’Éternel? Ou que, dans la pauvreté, je ne dérobe, et ne m’attaque au nom de mon Dieu."
Pourquoi Proverbes 10 :22 ne ferait-il pas allusion à des richesses spirituelles, plutôt que matérielles? Quelles sont les seules richesses qui ne sont suivies d’aucun chagrin? Lorsque nous recevons la rédemption et la rémission de nos péchés, vivons-nous par la suite une vie remplie de tristesse et de chagrin? Ou ne sommes-nous pas plutôt dans la joie de savoir que nous avons été pardonné? De quelle façon pouvons-nous avoir part à l’héritage de Christ, si ce n’est en marchant selon la volonté du Père? L’héritage du Christ se manifeste-t-il dans l’acquisition de biens périssables, ou ne se manifeste-t-il pas plutôt dans le Saint-Esprit qui nous est laissé, comme un gage de notre salut? (Éphésiens 1 :13-14) Cette question nous ramène à l’affirmation de Jésus dans Matthieu 6 :21 : "Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur." Si, sur terre, nous préférons que l’héritage du Christ dans notre vie en soit un qui soit périssable, alors nous nous contentons de peu, de bien peu...

Tiré de "La prospérité du chrétien", publié le 25 juin 2011

dimanche 11 février 2018

Afin que l'Éternel sût s'ils obéiraient... 2e partie

Hébreux 13:17 : "Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence(...)"

Plusieurs "pasteurs" et pseudo prophètes (la plupart, pour ne pas dire la totalité d'entre eux enseignent également, ce qui n'est pas un hasard, le faux évangile de prospérité) utilisent ce verset afin de soumettre les "brebis" à leur autorité, (et non à celle de Dieu). En utilisant ce verset hors de son contexte, ils enseignent que la "brebis" doit leur être soumise, et certains ont l'audace de dire qu'à cause de leur situation de conducteur, ils ont le droit à des privilèges matériels de toutes sortes, bien entendu aux frais de leurs brebis. À force d'entendre des enseignements de la sorte, ces "brebis" en viennent à ne plus croire en Jésus... mais en leur conducteur seulement! Leur argent durement gagné ne sert pas à aider les pauvres, comme la Bible le demande, (Galates 2:10, entre autre) mais à remplir les poches de leur "conducteur". Mais il y a pire: ils n'évoluent pas spirituellement; ils régressent, parce qu'ils ne sont pas nourris convenablement. Leur foi en Christ ne les rend pas plus forts, parce qu'en réalité, ils n'ont pas encore connu le vrai Christ; celui qui n'a pas cherché son propre intérêt et qui n'a pas cherché comme une proie à arracher à se faire l'égal de Dieu (le Père), mais qui s'est dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur (Philippiens 2:6-8).
Ceci amène une question: si le Christ, notre Maître à tous, a vécu de la sorte, comment se fait-il que ces "pasteurs" puissent tout de même oser s'élever de la sorte devant leurs semblables? Ils oublient volontairement de citer la partie précédente de Philippiens 2, où, au verset 3, il est dit: "Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes." Ce verset à lui-seul devrait suffire à les faire taire et à leur montrer à quel point ils sont dans l'erreur, mais ils ont tellement endurci leur cœur dans leur vaine poursuite des biens matériels ici-bas qu'ils se sont rendus eux-mêmes incapables de reconnaître la vérité qui devrait les affranchir. Ils sont esclaves de leurs passions, de leur corruption, et ils tombent sous le chapitre deux de la deuxième lettre de Pierre. Mais leur intelligence est tellement souillée et ils sont tellement enflés d'orgueil qu'ils ne sentent pas le reproche de Dieu à leur égard lorsqu'ils lisent - s'ils lisent leur Bible - cette partie de la deuxième lettre de Pierre.

Car, "obéissez à vos conducteurs" ne s'applique qu'aux conducteurs qui parlent de la part du Saint-Esprit. Cela revient à dire: "obéissez aux paroles du Saint-Esprit de Dieu qui sortent de la bouche de cet homme".
Mais attention! Ils sont légions, ceux qui prétendent parler de la part du Saint-Esprit et qui se sont lancés dans le pastorat simplement parce qu'ils voulaient en faire un métier, avec comme but ultime: arrêter de travailler. Dieu ne les a jamais appelés dans le pastorat, mais ils vivent selon les désirs de leur propre chair. Si nous sondons les Écritures, ce que nous devons tous faire (Actes 17:11), nous les reconnaîtrons aisément et serons en mesure de les éviter. Ils sont reconnaissables  à l'enseignement qu'ils distillent et à l'exemple qu'ils donnent, qui ne sont ni l'un ni l'autre conforme à la vie que Jésus lui-même à vécu et à ce que la Bible enseigne. La Bible ne nous ordonne pas d'obéir à de tels enseignants, encore moins à les suivre! Jésus, faisant référence à ceux de son temps qui se permettaient d'enseigner les autres alors qu'ils étaient eux-mêmes dans l'erreur spirituelle, les comparera à "des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse" (Matthieu 15:14).

Et le "ayez pour eux de la déférence" est en concordance avec le fait que nous devons nous honorer les uns les autres (1 Pierre 2:17). Nous ne devons pas placer sur un marchepied un homme plutôt qu'un autre. En effet, Christ est mort pour tous, et pour Dieu, il n'y a point acception de personne (Jacques 2:1; Romains 2:11). Nous ne devons pas avoir plus de déférence pour un pasteur qu'envers tout autre frère en Christ. Celui qui a de la déférence pour son pasteur mais qui n'en a pas pour son épouse n'est qu'un hypocrite, que Dieu ne reconnaît pas pour l'un des siens! 

 
Jérémie 29:11 : "Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance."

Des livres soi-disant chrétiens ont été écrits avec ce verset comme toile de fond. Ces livres sont censés nous enseigner à nous approprier le meilleur pour nous-mêmes ici-bas, en attendant de vivre dans l'au-delà avec le Seigneur, car, disent-ils, le Seigneur a des projets de bonheur pour nous, et il ne veut pas que nous soyons malheureux sur terre. Mais lorsque nous examinons sérieusement ce verset et son contexte, nous comprenons rapidement qu'il ne doit pas être employé à tort et à travers comme le font ces gens sans scrupules.

L'Éternel dit par la bouche de son prophète Jérémie: "Ne vous laissez pas tromper par vos prophètes qui sont au milieu de vous, et par vos devins, n’écoutez pas vos songeurs dont vous provoquez les songes! Car c’est le mensonge qu’ils vous prophétisent en mon nom. Je ne les ai point envoyés, dit l’Éternel." Ces faux prophètes disaient au peuple ce qu'il voulait entendre. Ils lui disaient des choses agréables... comme les faux prophètes de nos jours, qui ont tout en commun avec les devins et les diseurs de bonne aventure! 
À cette époque, beaucoup d'Israélites avaient été déportés et rendus captifs à Babylone, et Dieu ne les avait pas épargnés. 
Déjà, nous pouvons nous demander: Dieu n'est-il pas supposé avoir pour nous des projets de bonheur? Comment pouvait-il laisser son peuple vivre en captivité s'il n'avait pour lui que des projets de bonheur? Y aurait-il contradiction? Non! Mais cette question nous vient à l'esprit à cause de tous les enseignements qui ont été faits en sortant ce verset hors de son contexte. 

"Car je connais les projets que j'ai formés sur vous", dit l'Éternel. Dieu avait, Dieu a, et Dieu aura toujours un projet pour nous. Seulement, ce sont nos péchés qui nous séparent de Son projet, de Sa volonté, et qui mettent une barrière entre nous et Lui. Et ce sont ces péchés qui avaient conduits le peuple hors d'Israël. Mais Dieu, dans Son amour, voulait encore les pardonner. À travers ces choses, Il voulait les conduire à la repentance. Mais ils ne voulaient pas se repentir. Ils préféraient écouter les faux prophètes qui leurs racontaient des choses agréables. Ce faisant, ils passaient à côté de ce que Dieu leur offrait, savoir, une main tendue, afin de se réconcilier avec eux, malgré toutes leurs fautes. 

Dieu utilise souvent, pour ne pas dire tout le temps, les épreuves afin de nous rapprocher de Lui. Qu'est l'homme, pour lui imposer sa pensée et sa volonté? Est-ce à nous de décider ce qui est bon et mauvais pour nous-mêmes? Ici, nous avons un peuple, le peuple que Dieu s'était choisi, qui a été forcé à l'exil. Il n'y a rien de réjouissant en cela. Mais nous avons lu que Dieu connaît Ses pensées et Ses projets. Ils ne vont pas à l'opposé les unes des autres. L'apôtre Paul confirmera en Romains 8:28 : "Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu." Les choses, donc, qui peuvent nous sembler être des attaques de l'ennemi peuvent être permises par Dieu pour l'accomplissement d'un projet de loin supérieur à tout ce que nous aurions pu penser et imaginer, car elles nous amènent à délaisser le "moi" afin de nous abandonner totalement, dans une soumission totale à Dieu. C'est pour cela qu'Il dira: "afin de vous donner un avenir et de l'espérance". Car notre espérance ne reposera plus en nous, sur nos propres forces, sur ce que nous ferons et ne ferons pas, mais sur Dieu seul! Il dira donc par la bouche de son prophète, au verset 4-7 : "Bâtissez des maisons(...),plantez des jardins, et mangez-en les fruits. (..)donnez des maris à vos filles(...)Recherchez le bien de la ville où je vous ai menés en captivité, et priez l'Éternel en sa faveur, parce que votre bonheur dépend du sien". En d'autres mots: ne recherchez pas tant la délivrance de votre épreuve actuelle que de continuer ou de commencer à vous réjouir en l'Éternel à travers elle. Nous devons apprendre à glorifier Dieu dans la joie et dans l'affliction, lorsque nous possédons tout et lorsque nous n'avons rien. L'Éternel donne, l'Éternel reprend, que Son saint Nom soit béni. En tout cela, nous devons apprendre la patience d'attendre le secours de l'Éternel. C'est pourquoi Il leur dira, au verset 10: "Dès que soixante et dix ans seront écoulés pour Babylone, je me souviendrai de vous, et j'accomplirai à votre égard ma bonne parole, en vous ramenant dans ce lieu". Le peuple devait comprendre que tout secours allait venir de Dieu. La foi du peuple ne devait donc pas reposer sur ce que leurs yeux voyaient, et sur ce que leurs mains pouvaient toucher, mais en Dieu seul! Il est donc logiquement écrit aux versets 12-13: "Vous m'invoquerez, et vous partirez, vous me prierez, et je vous exaucerai. Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur." De tout votre cœur. Sans cœur partagé entre les choses d'ici-bas et Dieu. Tout le cœur vers Dieu. Celui qui invoque l'Éternel de tout son cœur en a fini avec l'estime de soi. Il a laissé de côté la vanité de la recherche de la satisfaction de tous ses plans personnels ici-bas, car tout cela est éphémère et ne dure qu'un temps, après quoi vient la mort. 

"Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance".  Ce sont véritablement là des paroles encourageantes, mais qui n'excluent en rien que le croyant devra fort probablement passer par des épreuves et des tribulations au cours de son pèlerinage terrestre. Seulement, il doit comprendre que Dieu a un plan de délivrance pour lui, et qu'il le mettra certainement à exécution, au moment fixé d'avance. D'ici-là, persévérons, et gardons nos yeux fixés sur Jésus seul. Lui-même a souffert la croix, mais Il a été déclaré vainqueur et règne maintenant à la droite du Père.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.  

samedi 3 février 2018

Afin que l'Éternel sût s'ils obéiraient... 1re partie

Juges 3:1-6 : "Voici les nations que l'Éternel laissa pour éprouver par elles Israël, tous ceux qui n'avaient pas connu toutes les guerres de Canaan. (...) Ces nations servirent à mettre Israël à l'épreuve, afin que l'Éternel sût s'ils obéiraient aux commandements qu'il avait prescrits à leurs pères par Moïse. (...) ils prirent leurs filles pour femmes, ils donnèrent à leurs fils leurs propres filles, et ils servirent leurs dieux."

Il en est de même aujourd'hui. Notre guerre, elle est spirituelle, et c'est celle de la foi pure que nous devons acquérir et conserver en Jésus-Christ seul. L'ennemi attaque de toutes les manières différentes; tantôt de front, en essayant de nous détruire de toutes les manières comme il l'a fait avec Job; tantôt en utilisant des pseudos serviteurs de Dieu pour séduire ceux qui devraient être sauvés et les entraîner loin de la vérité. Nous devons être solidement attachés à Jésus seul et ne pas nous laisser tromper facilement par les fables dites "spirituelles". Le Seigneur pourrait détruire les "ministères" de tous les faux qui sévissent présentement à travers le monde, mais Il laisse parmi nous les faux prophètes et faux enseignants de tous acabits (et nous savons qu'ils sont légions) car Il teste ainsi la foi de ceux qui se prétendent ses enfants. Prenons garde de demeurer dans la seule vérité biblique, celle enseignée et surtout, vécue par Jésus et les disciples après lui. Il est aisé pour ceux qui ne sont pas solidement attachés à Jésus de se détourner de la vérité biblique lorsqu'ils entendent des messages flatteurs, qui mettent l'emphase sur l'accomplissement de soi et sur la recherche des richesses en ce monde, car ces messages visent au cœur du problème perpétuel de l'homme: le moi avant toute chose et la recherche des plaisirs plus que Dieu. Le message de la Bible est ainsi dilué, perverti; des versets sont sortis hors de leurs contextes afin de leur donner un sens qui n'a... aucun sens selon Dieu. 

Voici quelques exemples courants de versets bibliques sortis hors de leur contexte afin de les faire approuver un message qui n'est pas de Dieu. N'oublions pas de demander la lumière au Saint-Esprit afin de comprendre la Parole, mais il est aussi important de lire tout le passage, afin de bien comprendre ce que Dieu veut nous enseigner. 

Genèse 1:28 : "Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre."

Pour les enseignants du "royaume maintenant", ce passage veut dire: "Dieu vous a donné autorité sur toutes choses ici-bas. Accaparez-vous de cette autorité et dominez sur vos situations; déclarez positivement les promesses de Dieu et régnez, car, comme nous vivons "le royaume maintenant", il n'est nul besoin d'attendre la gloire céleste, nous devons régner ici-bas si nous voulons régner avec Dieu." 

Nous comprenons pourtant que, comme Dieu avait fait l'homme à son image, Dieu, en tant que Créateur, régnait sur l'homme, et l'homme sur la bête. Chacun à son rang. Mais l'homme ne doit pas oublier d'où il vient. Il n'est le créateur de rien, il est donc toujours assujetti à plus grand que lui. S'étant rebellé contre son Créateur, il a été chassé du jardin d'Eden, de sorte qu'il ne règne plus sur quoi que ce soit, et pour cause; il est tout à fait incapable de résister à ses propres pulsions qui l'entraînent constamment à désobéir à Dieu. Les bêtes sont plus obéissantes à l'ordre des choses que leur Créateur leur a inculqué que les hommes! C'est un vain orgueil de vouloir s'élever comme ces gens-là le font, car l'homme n'est pas appelé à régner ici-bas, mais à simplement y être comme une lumière, afin que, par son obéissance à accomplir la volonté de Dieu, toute la gloire soit rendue à son Créateur. Notre royaume n'est pas de ce monde. Jésus dira en effet: "Mon royaume n'est pas de ce monde (Jean 18:36). Si le royaume de notre Maître et Seigneur n'est pas d'ici-bas, comment pourrait-il en être autrement pour nous? En réalité, nous ne sommes ici que des ambassadeurs de son royaume... céleste (Éphésiens 6:19-20)! C'est en vain que nous chercherons à nous élever ici-bas. Recherchons l'humilité, car l’orgueil d’un homme l’abaisse, mais celui qui est humble d’esprit obtient la gloire (Proverbes 29:23).

Matthieu 19:19 : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même".

Ce verset est souvent cité par les tenants de l'évangile "de l'estime de soi". Ils prétendent qu'ici, notre Seigneur Jésus a voulu enseigner à nous aimer nous-mêmes, car, selon eux, prendre d'abord soin de soi-même est primordial afin de pouvoir aimer les autres.

En réalité, Jésus parlait ici de l'amour qui se donne, de manière inconditionnelle, tout à fait comme lui-même nous a aimé malgré nos péchés. C'est ainsi que nous devons prendre soin les uns les autres, comme Christ nous l'a montré. Jésus n'insiste pas sur le "aime-toi toi-même". Lorsque nous prenons ce verset dans son contexte, nous comprenons aisément ce que Jésus voulait enseigner. Le jeune homme riche lui avait demandé, quelques instants plus tôt, ce qu'il devait faire de bon pour avoir la vie éternelle. Et Jésus de lui répondre: "Tu ne tueras point; tu ne commettras point d'adultère; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère; et, tu aimeras ton prochain comme toi-même (Matthieu 19:18-19)". Non satisfait de cela, il ajoutera au verset 21: "Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi." Il n'y a rien ici qui parle du soi; au contraire, dans tous les commandements qu'il a énuméré, Jésus expliquera au jeune riche de ne pas faire de tort à son prochain, comme il ne s'en ferait pas à lui-même. En cela il rejoint ce qu'il a enseigné en Matthieu 7:12, lorsqu'il a dit: "Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes". C'est donc comme s'il disait ici: Ô homme, tu as une telle facilité à t'aimer toi-même et à rechercher ce qu'il y a de mieux pour ta vie... C'est pourtant de cette manière que tu devrais d'abord vivre pour ton prochain. Il n'y a donc aucun rapprochement à faire entre l'estime de soi prêché par certain et ce verset de Matthieu 19:19.

Matthieu 7: 1 : "Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés."

Ce verset est utilisé par les "chrétiens du dimanche" (il est effarant de constater à quel point beaucoup de "pasteurs" modernes sont aussi des "chrétiens du dimanche", accomplissant leur besogne non pas par appel de Dieu, mais parce que c'est littéralement leur gagne-pain) pour défendre leur mauvaise conduite lorsqu'un véritable enfant de Dieu leur fait remarquer certains aspects de leur vie qui sont totalement en opposition avec la Parole de Dieu. "Tu n'as pas le droit de me juger, seul Dieu est mon juge", disent-ils, offensés. Ils oublient volontairement ceci: leur conduite est déjà jugée par Dieu; le problème, c'est qu'ils ne veulent pas le reconnaître. Ils se voient parfaits, sans péchés, et lorsqu'ils ouvrent la Bible, c'est pour y chercher un ou des versets qui approuvent leur conduite. Cela fait en sorte qu'ils n'entendent et ne voient pas les reproches que Dieu leur fait à travers Sa propre parole
Alors, ils ont le choix: lorsque Dieu, dans son grand amour, leur envoie quelqu'un afin de les faire se détourner de leur mauvaise voie, s'en repentiront ils ou, dans leur orgueil, se rebelleront ils contre l'appel à la repentance de leur Créateur? N'oublions pas que celui qui n'est jamais corrigé par Dieu est un fils illégitime (Hébreux 12:4-14). Ézéchiel 3:20-21 : "Si un juste se détourne de sa justice et fait ce qui est mal, je mettrai un piège devant lui, et il mourra; parce que tu ne l’as pas averti, il mourra dans son péché, on ne parlera plus de la justice qu’il a pratiquée, et je te redemanderai son sang. Mais si tu avertis le juste de ne pas pécher, et qu’il ne pèche pas, il vivra, parce qu’il s’est laissé avertir, et toi, tu sauveras ton âme." 

Jésus ne voulait absolument pas dire ici que nous ne devons pas voir le mal, en nous ou dans les autres. Il ne voulait pas dire non plus de ne pas les avertir, car nous venons de voir que Dieu peut demander à une personne d'avertir même un "juste" qui est sur une mauvaise voie. 
En effet, nous devons examiner notre conduite, afin de sa voir si nous sommes dans la vraie foi (Sophonie 2:1-2; 2 Corinthiens 13:5). Celui qui n'examine plus sa conduite à la lumière de la Parole de Dieu est à risque de juger du bien et du mal par lui-même, et cela le conduira à sa perte. Car, "l’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne" (1 Corinthiens 2:15). L'homme spirituel versus l'homme charnel. Elle est là la différence. Nous ne devons jamais nous hâter de "prononcer" un jugement contre notre prochain selon notre propre échelle de valeur. Encore moins "avertir" un frère pour un péché quelconque alors que nous nous permettons nous-mêmes de cajoler certains péchés. Soyons seulement assurés que nous ne vivons pas selon la chair, mais selon l'Esprit (Galates 5:16-17). Comment le saurons-nous? En ce que nos actes ne serons plus motivés selon des motifs purement humains, mais qu'en tout temps, nous rendons toutes pensées captives à l'obéissance de Christ (2 Corinthiens 10:5).

Nous devons juger la conduite - et les enseignements - de chacun à la lumière de la parole de Dieu. C'est ainsi que nous ne nous laisserons pas tromper et entraîner dans la désobéissance! L'apôtre Paul nous enseigne en effet que ce ne sont pas ceux du dehors qui doivent être l'objet de notre "jugement", mais ceux qui se prétendent chrétiens. 1 Corinthiens 5:9-13 : "Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques, non pas d’une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres; autrement, il vous faudrait sortir du monde. Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous." Ôter le méchant du milieu de nous, c'est non seulement se repentir de nos propres péchés, mais c'est aussi, par amour pour son âme, de montrer à un frère qui a péché la manière dont il s'est éloigné de Dieu. Ce qu'il fera ensuite de notre avertissement ne nous concerne pas; prions seulement pour lui afin que le Saint-Esprit puisse le toucher dans son intelligence et qu'il se détourne de sa mauvaise conduite.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

À suivre...

samedi 27 janvier 2018

L'éternel sabbat, par Charles H. Spurgeon

Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. (Hébreux 4:9}

Combien différent sera l’état du croyant au ciel de ce qu’il est ici sur la terre. Ici il est né pour peiner et souffrir la lassitude, mais dans le pays de l’immortalité, la fatigue est inconnue. Anxieux de servir son Maître, il trouve que sa force est inadaptée â son zèle; son cri constant est: "aides-moi à te servir, Ô mon Dieu!" S’il est entièrement consacré à l’oeuvre, il aura beaucoup de travail; pas trop pour son vouloir, mais plus qu’assez pour sa force. Ainsi il s’écrie "je ne suis pas lassé du travail', mais je suis fatigué "dans le travail". 

Ah! chrétien, la chaleur du jour de la lassitude ne dure pas toujours; le soleil est près de l’horizon; il se lèvera à nouveau avec un jour plus éclatant que tu n’as jamais vu sur une terre où beaucoup servent Dieu jour et nuit, et pourtant ils se reposent de leurs œuvres. "Ici" le repos n’est que partiel, "Là" il est parfait. Ici le chrétien est toujours agité, troublé; il sent bien que le but n’est pas encore atteint. "Là", tous sont au repos; ils ont atteint le sommet de la montagne; ils sont montés jusqu’au sein de leur Dieu. Ils ne peuvent aller plus haut. 

Oh peux-tu le recevoir? C’est un repos éternel; un repos qui subsiste, qui demeure. Ici mes meilleures joies sont teintées du mortel sur leur front; mes plus belles fleurs se fanent; mes coupes des délices sont avalées jusqu’à la lie; mes plus doux oiseaux tombent devant les flèches de la mort; mes jours les plus agréables sont mêlés aux ombres dans les nuits; et les marées montantes de ma félicité tombent dans les courants descendants de la tristesse, de la douleur; mais "Là" toute chose est immortelle. La harpe demeure préservée de la rouille, la couronne ne flétrit pas, l’oeil ne s’obscurcit pas, la voix n’est pas hésitante, le cœur ne vacille pas, et l’être immortel est entièrement absorbé dans le délice infini. Heureux jours!
 
Heureux! Quand la mortalité sera engloutie par la vie, et que l’éternel sabbat commencera.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 20 janvier 2018

Contradiction... Vraiment? L'homme doit-il discerner le bien du mal?

Genèse 2:15-17 : "L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras."
Hébreux 5:13-14 : "Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal."

Certains mettent en opposition ces deux passages de la Bible. D'une part, nous avons l'Éternel qui dit à l'homme qu'il ne doit absolument pas manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, sous peine de mort. D'autre part, nous avons un apôtre du Seigneur qui nous enseigne que celui qui marche en Dieu, se nourrissant des enseignements du Christ et les mettant en pratique avec l'aide du Saint-Esprit, sait discerner le bien et le mal.

Ces versets sont-ils vraiment une contradiction? Bien sûr que non. 

Au jardin d'Eden, l'homme décide lui-même de manger de l'arbre défendu, c'est à dire qu'il prend sa destiné en ses propres mains, allant à l'encontre de la parole de Dieu en écoutant plutôt l'ennemi de nos âmes qui lui avait susurré à l'oreille l'éternelle question: "Dieu a-t-il réellement dit?" La même question qui pousse celui qui tente de trouver par tous les moyens des contradictions dans la parole de Dieu, cela afin de se donner le droit de le renier; "car si Dieu existait et qu'il était tel qu'il se décrit, il ne pourrait pas avoir fait écrire de telles contradictions". 

Nous savons que les hommes peuvent commettre des erreurs (de bonne foi ou non) dans leurs traductions de mot ou d'interprétation, mais ce que Dieu a dit demeure; demandons simplement au Saint-Esprit d'éclairer notre intelligence afin que nous puissions comprendre et mettre en pratique la Parole de Dieu. 

En Genèse 2, nous avons l'image d'un Dieu qui a autorité sur l'homme. Il le commande: tu feras ceci, et tu ne feras pas cela. Le Créateur y a encore autorité sur l'ensemble de Sa création. Dieu commande, et la création obéit. Du moins, jusque là. Et ici il donne un ordre à l'homme par rapport à cet arbre défendu aux versets 16-17. Car si l'homme obéit à son Créateur, il n'a pas besoin de chercher à connaître par lui-même ce qui est bien et mal, puisqu'il demeure en présence de Dieu. Il est en Dieu, et Dieu est en lui. Il marche dans une obéissance désintéressée, et tout ce qui se trouve dans le jardin lui est suffisant. Il a plus qu'il ne lui faut pour survivre et être bien portant. Mais à partir du moment où l'homme, par orgueil, est séduit à l'idée d'être son propre dieu et de décider par lui-même ce qui est bien ou mal, il est condamné à périr spirituellement car il rompt de lien de dépendance totale qui l'unit à son Créateur. 

Le fœtus, tant qu'il est dans le ventre de sa mère, ne respire pas par lui-même et il est totalement dépendant du lien qui l'unit à elle. Une fois hors du ventre de sa mère, et le lien l'unissant à elle étant coupé; le nourrisson respire seul, mais il est tout de même totalement dépendant de ses parents. Hors, deux choix se présentent alors à ses parents; soit ils prennent soin du petit, soit ils l'abandonnent à lui-même. La majorité des parents ne se pose pas la question et va naturellement prendre soin du petit, à cause de l'amour qu'ils ont pour leur progéniture. 

Par sa désobéissance, Adam avait beau avoir rompu le lien de totale dépendance qui le liait à son Créateur, si Dieu l'avait laissé à lui-même, il serait non seulement mort de corps, mais aussi mort dans ses péchés. De même, si Dieu ne nous avait pas tant aimé et qu'un sauveur ne nous avait pas été donné en la personne de Jésus-Christ, nous serions aussi morts dans nos péchés sans le moindre espoir de rédemption. 
Et c'est ici que ça devient intéressant. 
Parce que les versets en Hébreux 5:13-14 cité par ceux qui tentent de discréditer la Parole de Dieu viennent compléter de façon admirable la leçon que nous tirons de Genèse 2:15-17, savoir que l'homme seul ne peut pas juger du bien et du mal (nous voyons, avec la déchéance de l'humanité, où cela nous mène lorsqu'il le fait), mais celui-là seul qui obéit à la Parole de Dieu et qui marche avec Lui. Que Dieu soit bénit! Comment aurions-nous pu imaginer qu'Il puisse se servir ainsi de ceux qui se font ses ennemis pour en faire des évangélistes de la vérité?!

Hébreux 5:13-14 nous enseigne que, comme il y a un commencement à toutes choses,  il y a aussi un commencement dans notre marche avec Dieu. Mais tout ne doit pas rester à l'état de commencement. Comme le bébé qui a été élevé et nourri par ses parents grandi et prend en maturité, celui qui a été nourri de lait spirituel doit un jour être en mesure de manger du solide. Ceci est bien entendu une image de ce que doit être notre relation avec Dieu. Nous devons évoluer en maturité spirituelle et le Saint-Esprit donné par Dieu doit être libre de nous guider lui-même dans toute la vérité, pourvu que nous tenions ferme dans l'obéissance et la soumission à Sa parole, étant totalement dépouillés d'orgueil et entièrement dépendants de Lui.

Jésus nous dit d'ailleurs en Jean 16:13 : "Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir". C'est la raison pour laquelle les croyants ne doivent et ne devraient pas être dépendant de leur pasteur, mais de Dieu seul! Chrétiens! Fuyez, fuyez les églises où le pasteur essai de faire de vous ses "choses", ses esclaves spirituels en quelque sorte, comme s'il était votre seul dispensateur de la vérité. Prenons garde de ne pas prendre pour guide des aveugles; attachons-nous à la lecture de la Bible et, en prière, demandons l'aide de Dieu afin que, par Son Esprit, Il puisse nous faire comprendre Son message. N'oublions pas; Il ne se contredit jamais! Il ne nous fera donc jamais comprendre un passage de façon à ce que, le comprenant ainsi, nous soyons en complète contradiction avec un seul autre enseignement biblique! 

Aussi, nous ne devrions jamais, en tant que chrétiens, considérer notre christianisme comme une course spirituelle entre frères où l'un est au-dessus de l'autre, mais qui peut être rejoint et même dépassé dans la foi. Ce comportement est absurde car nous ne trouvons cela nulle part dans la Bible. Oui, il y aura toujours des bébés dans la foi, ainsi que des pères spirituels pour certains. Mais ce qu'il est important de garder en tête, c'est que nous sommes tous serviteurs d'un seul et même Christ! Nous sommes tous dépendants de Lui; tous soumis à l'autorité d'un seul et même Créateur. Ne marchons pas, et ne marchons plus selon les raisonnements purement humains; il n'y a que dans la Parole de Dieu, et par son Esprit qui nous conduira dans toute la vérité, que nous distinguerons ce qui est bon pour notre âme, et ce qui lui est et sera fatal.

2 Corinthiens 5:9-10 : "C’est pour cela aussi que nous nous efforçons de lui être agréables, soit que nous demeurions dans ce corps, soit que nous le quittions. Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps."


Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 14 janvier 2018

Devons nous craindre la bataille de l'Harmaguédon?

Apocalypse 16:14-16 : "Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant. Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu’il ne marche pas nu et qu’on ne voie pas sa honte! Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon."

Quelqu'un a donc demandé: "devons-nous avoir peur de ce jour où les rois de toute la terre se rassembleront en Harmaguédon?"

En réalité, en tant que chrétiens, nous ne devons pas craindre ces choses-là. Jésus nous dit en Marc 13: 7 : "Quand vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, ne soyez pas troublés, car il faut que ces choses arrivent". Non pas qu'elles sont voulues de Dieu, mais nous ne devons pas nous surprendre que de telles choses arrives lorsque nous voyons l'humanité dans laquelle nous vivons. Une humanité sans Dieu, ou, pour certains religieux, qui essaient d'atteindre Dieu par des œuvres, alors que seule l'oeuvre de la croix peut les conduire au Père et les rendre acceptables à ses yeux. 

Il est la plupart du temps mentionné que "la bataille de l'Harmaguédon" sera la toute dernière bataille de l'humanité contre son Créateur; l'antéchrist s'opposant ainsi à l'avènement de Jésus-Christ et à son règne des mille ans. Cette théorie tient la route que pour ceux qui comprennent ce passage selon la théorie pré-millénariste

Nous savons toutefois que, pour Dieu, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour (2 Pierre 3:8). Jésus est venu parmi nous; il a finalement été crucifié sur la croix du calvaire. La prophétie dans la Genèse a ainsi été accomplie. Par l'oeuvre de Christ à la croix, le serpent a été écrasé, lié, anéanti, et il n'a plus aucun pouvoir sur les enfants de Dieu nés de nouveau en Christ. La joie et la paix des chrétiens ne dépendent plus de leurs circonstances, mais de la présence ou non de Jésus en eux. "C’est donc avec assurance que nous pouvons dire: Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien; que peut me faire un homme? (Hébreux 13:6). Les chrétiens sont présentement sous le règne de Christ, même si le monde, lui, demeure sous le règne de l'apostasie la plus totale. Jésus priera pour les siens, disant: "Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient en eux ma joie parfaite.(...) Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde" (Jean 17:13-16)

Quoi qu'il en soit, la question ici n'est pas d'opposer différentes théories, car personne ne peut savoir exactement ce qui se produira dans les temps de la fin. Dieu seul connaît l'avenir; nous, nous vivons au moment présent. Nous vivons dans cet aujourd'hui qui est le jour du salut (Hébreux 3:13-15). Nous savons toutefois par les écrits des prophètes Daniel et Ézéchiel (en plus de ceux de l'Apocalypse) que quelque chose de terrible se prépare; le jour de la colère de Dieu. L'homme a fait mourir le seul et unique Dieu et s'en est inventé d'autres à son goût. Nous assistons à une rébellion sans précédent contre l'autorité de Jésus. Le monde, athée ou religieux, dans sa supposée sagesse, s'est inventé de nouveaux commandements et de nouveaux évangiles afin de remplacer ceux de la Bible, trop vieux et trop difficiles pour lui (2 Timothée 3:1-9; 2 Timothée 4:3-4). 

Devons-nous craindre la bataille de l'Harmaguédon? Certainement pas, pas plus que je ne craindrai les rois et les sages de la terre qui s'avancent un peu plus chaque jour dans leur combat contre Dieu et Sa volonté. Mon souci est plutôt de n'être pas trouvé prêt lorsque le souffle de vie que j'ai en moi me sera repris. L'apôtre Paul dira en effet en 1 Corinthiens 9:27 : "Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres." Je ne veux donc pas être trouvé nu (Apocalypse 3:17-18) et sans huile pour ma lampe (Matthieu 25:1-13). Je ne veux pas que l'avènement de Christ - ou que le jour de mon dernier souffle - soit pour moi comme un voleur dans la nuit. Ce n'est pas inutilement que, juste avant la mention du rassemblement des troupes dirigés par les esprits de démons en Harmaguédon, nous lisons en Apocalypse 16:15 : "Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu'il ne marche pas nu et qu'on ne voie pas sa honte!" 

Non, Seigneur! Je ne veux pas être pris nu, mais lorsque tu prendras mon dernier souffle, je veux être revêtu de tes habits blancs, de tes habits de noce, afin d'avoir part au repas des noces de l'Agneau, dans ton bonheur éternel, Amen.

samedi 6 janvier 2018

En bref: Job et le tentateur

"Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l’Éternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux." Job 1:6

Quelqu'un a demandé: Est-ce à dire que Satan s'est avancé dans le ciel afin d'accuser Job?  

Non. Depuis qu'il y a été exclu, nous n'avons aucune indication que l'ennemi de nos âmes ait pu retourner dans la présence de Dieu. Mais ce passage de Job nous aide à comprendre le sens des écrits de l'apôtre Paul en Éphésiens 6:12 lorsqu'il dit que "nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes." Le combat de Job est l'exacte réplique de celui qui attend tout chrétien né de nouveau. L'ennemi arrive avec tout son arsenal de plaies et de tentations contre nous, ceci afin de briser notre confiance en Dieu et de détourner notre foi de Christ. C'est ainsi que plusieurs chrétiens authentiques ont dit: "j'ai été tourmenté par la souffrance et les épreuves comme je ne l'avais jamais été avant de venir à Christ". 
L'ennemi laisse souvent tranquille ceux qui lui appartiennent. Ne les envions pas, car malheureusement, cela risque d'être leur seul joie pour toute l'éternité. Psaumes 37 :7-9 nous dit en effet: "Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui; ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies, contre l’homme qui vient à bout de ses mauvais desseins. Laisse la colère, abandonne la fureur; ne t’irrite pas, ce serait mal faire. Car les méchants seront retranchés, Et ceux qui espèrent en l’Éternel posséderont le pays." Nous savons par Jésus que c'est du cœur de l'homme que vient le mal (Mathieu 15:19), et il est justement question au Psaumes 37 de ceux qui vivent selon leurs voies, en n'amenant pas toutes pensées captives à l'obéissance de Christ. Ils réussissent leur vie ici-bas, mais ils seront retranchés au jour du jugement.

C'est pourquoi les enseignants de l'évangile de prospérité sont dans l'erreur lorsqu'ils enseignent que "les croyants doivent s'approprier et déclarer positivement les "promesses de vie" de Dieu qui se trouvent dans la Bible afin de vivre une vie glorieuse et prospère à tout point de vue" ici bas. Ce faisant, ils excluent toute soumission à Dieu en enseignant un nouveau dieu qui se soumet au cœur de l'homme et à ses désirs. 
Selon nos standards modernes, l'apôtre Paul ne menait pas une vie prospère et remplie de succès de toutes sortes; il savait vivre dans les périodes d’abondance comme dans la disette (Philippiens 4:12); il était souvent en prison (Actes 20:23); il avait des problèmes de santé (Galates 4:15; 2 Corinthiens 12:7). En 2 Corinthiens 11:23-28, il fera l'énumération de quelques une de ses nombreuses épreuves : "(...)souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Eglises." Sa vie ne peut pas être citée en exemple par les prédicateurs de la prospérité et les tenants du "royaume maintenant", car elle est en totale contradiction avec leurs enseignements. 

Constatons que l'apôtre Paul fût attaqué par l'ennemi après sa conversion, comme l'ont été et le sont encore de nombreux chrétiens authentiques. L'ennemi peut changer de méthodes, il peut utiliser la force ou les paroles doucereuses, flatteuses et mensongères, mais son but ultime demeure le même depuis l'époque où le livre de Job fût écrit: nous faire renier Jésus. En réalité, Dieu permet ces attaques de l'ennemi car elles mettent notre foi à l'épreuve. L'apôtre Pierre dira d'ailleurs que notre foi est "plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu" (1 Pierre 1:7). Notons que ceux qui sont attachés aux choses de la terre ne résisteront pas à l'épreuve. C'est pourquoi les enseignements sur la prospérité et de l'accomplissement personnel des "chrétiens" sont si dangereux; ils font des "chrétiens" superficiels, dont la foi repose sur ce que leurs yeux voient et sur ce que leurs mains peuvent toucher. Ils vivent le "royaume maintenant", comme ils se plaisent à dire, en oubliant qu'en tant que disciples de Christ, notre royaume n'est pas de ce monde, selon Jésus (Jean 17:16).  

Nous voyons plus loin dans son livre que Job sût résister aux assauts de l'ennemi et ne se détourna point de Dieu. Mais sa femme, qui vivait avant son temps selon le principe du "royaume maintenant", ne pût résister aux assauts de l'ennemi. Oh, tant que son mari était riche et bien portant, elle prétendait, tout comme lui, servir Dieu. Mais lorsque l'épreuve frappa sa famille, elle maudit Dieu et abandonna son mari souffrant et pauvre. 

Satan n'a pas de pouvoir. Il ne peut que tenter et persécuter ceux qui appartiennent à Dieu. L'ennemi qui s’avance dans l’assemblé des croyants; nous le vivons encore aujourd’hui. Les croyants sont tentés de toutes sortes de façon dans le monde dans lequel nous vivons. Satan l’accusateur est là, à chaque jour, chaque minute, et il est prêt à sauter sur toute occasion pour nous entraîner à pécher devant notre Créateur, à qui nous devrons rendre des comptes au jour du jugement. Il connaît la gravité du péché, c’est pourquoi il s’avance même dans l’assemblée des croyants, comme un loup dans la bergerie, afin, s'il était possible, de détourner de la vérité ceux qui auraient dû être sauvés. 
C'est la raison pour laquelle l'apôtre Pierre nous exhorte en 1 Pierre 5:8 à rester sobre et éveillés, car "le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera". Attachons nous donc à la saine doctrine de Christ et ne nous laissons pas berner par les discours mensongers qui sont légion de nos jours. L'ennemi de nos âmes rôde encore aujourd'hui, non pas dans le ciel, mais parmi nous, avec ses esprits méchants. Et il n'y a qu'une seule manière de leur résister; par une vraie foi, qui ne repose non pas sur ce que nos yeux voient, mais sur Jésus-Christ. Une foi ferme en Jésus, voilà la clé pour nous approprier la victoire qui nous a déjà été acquise par Jésus-Christ pour nous, sur la croix du calvaire.


L'ennemi sait que nous sommes faible par nature, il a déjà réussi à faire trébucher l’homme au jardin d’Éden. Il s’essaie donc encore. Il s’essayera jusqu’à ce que Dieu nous ait rappelé auprès de Lui. 1 Jean 2 verset 1 : "Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste." Alors, nous avons peut-être un accusateur et un tourmenteur qui se tient contre nous, mais nous avons plus fort encore en la personne de Jésus-Christ, qui s’est offert lui-même comme victime pour nos péchés, afin de contrer les attaques de satan. À cause de la force qui se trouve dans le sang du Christ, nous pouvons affirmer avec certitude que le tentateur n’a aucun pouvoir sur nous, si, et seulement si, nous restons solidement attaché à Jésus.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 31 décembre 2017

Prière de supplication

Seigneur Jésus, tu connais mon cœur. Toujours prompt à se détourner de toi, à la moindre occasion. Je t’en demande pardon, mais je te remercie également de le ramener toujours vers toi. Tu connais tout, tu vois tout. Je n’ai rien à me plaindre, mes greniers sont pleins, je ne manque de rien. Mais en fait, Jésus, j’ai à me plaindre de tout! Car je manque de tout! Je manque désespérément de toi, de ta présence, de ta guidance. J’ai tellement besoin de toi, mon âme soupire après toi. Tout est embrouillé, je n’y vois rien! Que dois-je faire? Où dois-je aller? Quelle décision prendre? Toi seul le sais! C’est bien pourquoi je suis encore agenouillé devant toi, ce soir, à te supplier de bien vouloir m’aider, de me diriger sur ton chemin, celui-là seul que je dois suivre. Éclaire mes pas, ô précieux Saint-Esprit! Éclaire mon intelligence, afin que je ne dise que ce que je dois dire, que je ne fasse que ce que je ne dois faire, et que jamais, je ne contredise ta volonté, en quoi que ce soit. Ce serait bien là ma perte! C’est Ta volonté que je veux vivre, Seigneur, et non la mienne! Je sais qu’il m’en coûtera quelque chose, mais qu’importe, comme un esclave fidèle, je veux te suivre jusqu’au bout, car je désire plus que tout que les fruits que je porte ici sur cette terre soient ceux de l’Esprit, et non ceux de l’adversaire, car sinon, au jour du jugement, je ne pourrai entrer dans ta présence, dans la gloire éternelle. Mais pour cela, je ne dois jamais me détourner de toi, jamais! Je sais que si je reste près de toi, tu resteras fidèle à ta parole, et que tu ne m’abandonneras pas non plus. Même si parfois, je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, et que tout me semble noir et sans issue, je sais que tu es là, et que, tendrement, tu me tiens la main, afin que je ne m’effraie pas devant tous les impossibles qui se dressent devant moi. Je te remercie, Jésus, de ton grand amour et de la miséricorde que tu as eu envers moi, le pire des pécheurs. C’est bien pourquoi je suis encore ici, à chercher ta présence, avec l’espérance que tu puisses prendre la peine d’entendre mes supplications. 

Éclaire-nous, Jésus! Nous avons désespérément besoin de toi! Ce qui nous intéresse, c’est de t’obéir toi, et toi seul! Nous te supplions, ôte du milieu de nous ce qui est sale et tâché, lave nos vêtements pécheurs afin qu’ils deviennent blanc comme la neige! C’est vers toi que nous allons, Jésus, car rien ni personne ne peut nous diriger comme tu peux le faire, et surtout pas notre nature pécheresse, qui est si encline à nous faire chercher, encore et toujours, que la facilité. Nous avons trop vécu pour nous mêmes, c’est le chemin le plus facile, mais c’est aussi celui qui mène à la perdition éternelle. Non, Jésus! Nous ne voulons plus de ce maudit égoïsme qui ronge les cœurs et les intelligences et qui détourne les hommes de toi. Nous te supplions, place plutôt cet amour en nous, cet amour qui est tien, cet amour qui t’as fait te sacrifier sur la croix du Calvaire pour les pécheurs que nous sommes, afin que nous puissions nous aussi nous sacrifier, sacrifier nos rêves, sacrifier même nos vies pour le bien-être des autres. Apprends-nous à reconnaître la profondeur de Ton amour, qu’il puisse enfin habiter dans nos cœurs et qu’il transforme totalement nos vies. 

Jésus, nous te prions pour les gens autour de nous qui ne te connaissent pas encore, ou qui veulent en connaître davantage sur Toi; Toi seul peut changer totalement leur intelligence par Ton Esprit afin que la semence de Ta parole puisse porter du fruit en eux.   

Si nous devons faire quoi que ce soit pour les aider, nous sommes prêts à t’obéir, Jésus. Nous reconnaissons bien notre indignité et notre petitesse, car qui sommes nous, pour que tu nous utilises pour l'avancement de ton royaume? Nous ne sommes rien, que vanité, mais toi, tu es celui qui peut tout, car tu es notre force, tu es tout en nous. Oh, Jésus, comme nous désirons que ta sagesse coule à travers nous, guide nous, enseigne-nous. Ces gens sont là, nous les plaçons devant toi; ils t’appartiennent, même s'ils ne le savent pas encore. Glorifie-toi en eux, et que ton nom soit béni et sanctifié dans leur vie.

Nous te remercions qu’avec ton aide, nous suivrons toujours ton conseil afin de ne jamais nous placer devant Toi, mais de rester là où nous devons demeurer; à la seconde place, avec Toi devant. Seigneur Dieu, nous te prions avec la confiance que tu agiras pour le mieux, car nous savons que tu ne laisses pas sans réponse ceux qui font appel à Toi par le précieux nom de Jésus-Christ ressuscité, lui qui règne là-haut dans la gloire, aujourd’hui et pour toujours, Amen.


samedi 23 décembre 2017

Pas de place pour lui, par Richard Andrzejewski

Deux voyageurs, arrivent sur les hauteurs de la Judée, dans la ville de Bethléem. Ils viennent de Nazareth. C'est dire qu'ils ont parcouru près de cent kilomètres, ce qui représente trois à quatre journées de marches. Les derniers rayons du soleil illuminent la belle ville de David, assise comme une reine sur les sommets d'une colline. Un édit impérial ayant prescrit un recensement général de la population; chacun doit se faire inscrire à la cité où sa famille est originaire. C'est ce qui explique la présence de Marie et de Joseph à Bethléem, avec une foule d'autres Juifs qui, comme eux, cherchent un abri pour la nuit. Évidemment, les maisons regorgent de monde, ainsi que l’hôtellerie, et il n'y a plus de place. Alors on se hâte de trouver un abri, ne fut-ce qu'un abri de berger, dans les environs immédiats. Et c'est là que naîtra celui que l'ange avait annoncé à sa mère comme le Saint, le Fils de Dieu, le Sauveur de tout un peuple. 

Ce fait, le plus important de l'histoire, l'Évangile le raconte en deux mots sublimes de simplicité, comme s'il s'agissait du dernier des Bethléemites. Or, pendant qu'ils étaient là, le temps où elle devait enfanter se trouva révolu. Elle mit au monde son fils premier-né, l'enveloppa de lange, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux à l'hôtellerie. Cette dernière phrase est sans doute la note la plus triste de tout ce passage; "parce qu'il n'y avait pas de place pour eux à l'hôtellerie". Il est évident que l'hôtelier était loin de supposer qu'il venait de refuser l'asile au Messie de son peuple, au Roi des rois. A ses yeux, c'était des gens comme les autres. Les premiers arrivés avaient été les premiers servis. En effet, tout cela présente l'aspect d'un incident tout à fait ordinaire, tout à fait banal. Mais ce qui est plus grave, c'est le fait que cet incident se reproduisit et se reproduit encore, et cette fois, en toute connaissance de cause. Car, cette hôtellerie de Bethléem est devenu le symbole de chaque cœur humain qui a jamais battu depuis cette nuit-là. Le cœur de l'homme abrite toutes sortes d'invités, qui s'y trouvent bien. Tellement bien, qu'ils se trouvent tout disposés à devenir des locataires permanents. Toutes les chambres sont occupées. Et lorsque frappe à la porte le seul qui pourrait enrichir vraiment l’hôtelier, il a la folie de dire qu'il n'y a plus de place. Alors au lieu de lui ouvrir la porte de sa maison, il l'envoie à l'étable. 

On peut dire que c'est là l'histoire tragique de Jésus de Nazareth, qui est allé et qui va encore de cœur en cœur, pour essayer de trouver une place. Nous ne voulons pas ici verser dans le sentimentalisme. Nous n'essayons que de présenter la vérité dans toute sa pitié en dénonçant la folie et l'égarement de l'homme qui s'attache au superflu et qui dédaigne l'essentiel. La prophétie d'Esaïe avait déjà annoncé ces hommes qui le méprisent, qui l'abandonnent, qui font de Lui un habitué à la souffrance. Car, on détourne de Lui le visage, car on le dédaigne, car on ne fait de Lui aucun cas. De même dans son évangile, l'apôtre Jean déclare que Jésus est venu comme la lumière du monde, mais le monde ne l'a point connu. Elle est venue chez les siens mais les siens ne l'ont point reçu. 

Depuis que le monde est monde, il n'y a jamais eu en lui la moindre place pour son Créateur, du moins, parmi les créatures intelligentes qui l'habitent. Telle est la lamentable vérité. Dieu est exclu du monde. Il est, en quelque sorte, comme un exilé. Les hommes l'ont d'abord exclu de ce qu'ils considèrent comme leur nourriture intellectuelle. Ils sont devenus des conquérants et des maîtres en ce monde. Ou du moins, ils veulent s'en donner l'impression. Ils veulent tout gouverner selon leurs propres lois, selon leur raisonnement et leur intelligence. Mais parlez leur de Dieu et de Ses lois, de la mort et du jugement, et ils vous répondent avec une ironie et un mépris très poli: "nous vous entendrons là-dessus une autre fois". Mais le jugement de Dieu est déjà prononcé contre cette attitude insensée qui a détrônée Dieu et intronisée la science de l'homme. L'apôtre Paul, l'un des plus grand esprit de son temps, a écrit: le langage de la croix est une folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est une puissance de Dieu, car il est écrit: "Je détruirai, la sagesse des sages, et j'anéantirai l'intelligence des intelligents". Où est-il, le sage? Où est-il, l'homme cultivé? Où est-il, le raisonneur d'ici bas? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde? Chers amis, ce sont là des paroles graves, et saisissantes. Elles établissent une distinction entre les hommes par rapport à leur attitude à l'égard du Christ. Loin de mépriser le savoir, loin de condamner la poursuite du savoir, l'apôtre Paul dénonce plutôt l'égarement de ceux qui, par leur intelligence et leur science, se sont cru le droit de faire abstraction de Dieu. Selon les mots du psalmiste: "ils finiront par tomber dans la fosse qu'ils ont creusé". L'apôtre Paul dira, avec la flamme qui le caractérise, lorsqu'il aborde cette question : "Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous". N'est-ce pas en pensant à cette intoxication intellectuelle que Jésus nous recommande de redevenir comme des petits enfants, pour avoir part au Royaume? 

Dieu est aussi exclu de ce que l'homme considère comme "ses besoins spirituels". La suffisance intellectuelle de l'homme a envahi et empoisonné jusqu'à son esprit, car là non plus, il n'y a plus de place pour Dieu. En réalité, on n'a plus besoin de Lui. On s'en sert comme un pilote se sert de son parachute; uniquement en cas d'urgence. Lorsque dans Sa parole, Dieu leur parle de péché, ils se demandent honnêtement et avec une certaine pointe de vexation, de quels péchés ils sont coupables. Car en réalité, ils ne se sentent coupables de rien. Ils ne se rendent pas compte que le Seigneur leur a remis une dette énorme, et ils se comportent comme si c'était Lui qui leur devait quelque chose. En l’occurrence: bénédictions, et salut. Les mots "pardon"; "rançon"; "grâce" et "réconciliation" ne font plus partie de leur vocabulaire spirituel. Ils n'ont plus de sens. Cependant, on Lui construit des cathédrales et des temples imposants. C'est là une expression de la piété des hommes, nous dit-on. "Voici la maison que nous t'avons construite, oh Jésus de Nazareth, Seigneur de gloire". Et si le cœur écoutait à ce moment-là, il entendrait la réponse du Seigneur: "Où dites-vous que je dois demeurer? Ne savez-vous pas que le Seigneur du ciel et de la terre n'habite point dans des temples faits de mains d'hommes? Ce que je veux, c'est ton cœur qui me demeure obstinément fermé". C'est ainsi que nous pouvons constater que Dieu est parfois exclu de la vie religieuse même. C'est la vie froide et vide des chrétiens du dimanche, pour qui la religion ne consiste qu'en rites et en cérémonies. 

Mais il y a plus grave encore. Lorsque les fondements mêmes de cette religion constituent une alliance contre-nature entre les traditions et les doctrines d'une part, et la parole de Dieu d'autre part. Le Christ a condamné cette anomalie de la manière la plus sévère. En outre, l'apôtre Jean n'a t-il pas écrit en toute clarté: "Celui qui va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n'a point Dieu" Celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils". Et où se trouve cette doctrine du Christ, sinon dans la Bible qu'on appelle à juste raison, les Écritures Saintes? 

Enfin, il faut le dire, Dieu est exclu de notre vie quotidienne. L'homme moderne est un homme pressé. Sa vie est déjà remplie d'une foule de préoccupation qui gravitent autour de sa propre personne. Il est souvent encombré par des inquiétudes. Il y a aussi ses moments et ses projets de joie qui occupent beaucoup de temps, beaucoup de place. Et le Seigneur est là, qui voudrait lui donner quelque chose, mais il a déjà les mains pleines. Lorsqu'il frappe à sa porte: "Excusez-moi, je n'ai pas le temps, il n'y a pas de place". Ou alors, la place est si petite, (car il faut bien donner l'impression qu'on est tant soit peu croyant) la place est si petite, qu'elle ressemble à un réduit. Le plus souvent, on dit: "Allez donc voir ailleurs". Mais dans tout cela, il est une chose qu'il ne faut jamais oublier: "Écoutez, voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix, et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui, avec moi". 

Ainsi, voilà l'image humiliée, aimante, suppliante de notre Seigneur devant la porte de notre cœur, qui mendie notre hospitalité. Et il trouve porte close. Alors il frappe. Il s'annonce souvent par de nombreuses bénédictions; celles aussi banales que la santé et le toit; le pain quotidien. Elles cessent cependant d'être banales lorsqu'elles viennent à manquer. C'est pourquoi sa manière de frapper à la porte est parfois un avertissement. Une épreuve. L'un des personnages de Michel de Saint-Pierre, le marquis de Maubrun, homme pétrit d'orgueil, vient de perdre un de ses fils préféré. Il a failli en perdre un autre dans un accident stupide. Et l'auteur fait dire au père ainsi ébranlé: "Dieu m'a frappé fort". Il avait entendu et compris l'avertissement de Dieu. D'aucun diront peut-être: Pourquoi l'Esprit de Dieu n'entre-il pas où il veut? N'est-il pas assez fort pour forcer tout barrage, pour réduire toute volonté, pour aplanir tout obstacle s'opposant à sa volonté? Oui, bien sûr. Mais dans ce cas, il serait l'indésirable; l'indésiré; le tyran qui impose sa loi. C'est pourquoi il préfère rester là jusqu'à ce que j'ouvre. Il préfère frapper jusqu'à ce que je l'entende. Il préfère me parler jusqu'à ce que je réponde et que je l'invite librement, affectueusement. 

Avant de présenter au public son célèbre tableau représentant le Christ frappant à une lourde porte, le peintre William Hunt le montra à son plus cher ami. Ce dernier examina d'un œil critique, et visiblement admiratif, tous les détails de l'oeuvre; la masse imposante et rébarbative de la porte; le tendre lière qui envahissait l'entrée... Soudain, il s'exclama: "Hunt, vous avez fait une erreur. Ici". "Laquelle", demanda l'artiste. "Vous avez peint cette porte sans poignée". "Ce n'est pas une erreur", dit gravement le peintre. "Cette porte là n'a pas de poignée à l'extérieur. Elle se trouve en dedans". 

L'âme qui enfin lui ouvre la porte, c'est celle qui est prête à suivre sa loi jusqu'au bout. Toute sa loi. Avec ses exigences parfois sévères. C'est celle qui aime la vérité et qui dit comme (le prophète) Samuel: "Parle, Seigneur, ton serviteur écoute". Alors le Seigneur trouve le seul temple dans lequel il se complaise. Une hôtellerie où il fait bon demeurer. N'a t'il pas dit lui-même avec une infinie tendresse: "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, nous viendrons à Lui, et nous ferons notre demeure chez lui".  

Par Richard Andrzejewski