samedi 15 avril 2017

Pourquoi certains prétendent-ils que la Pâque n'a plus de valeur?

Pourquoi certains prétendent-ils que la Pâque n'a plus aucune valeur de nos jours et que les chrétiens ne devraient pas célébrer cette fête?


Les gens qui affirment cela se basent probablement sur 1 Corinthiens 5:7, qui dit ceci : "Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé." 
La Pâque juive commémore (entre autre) le jour où l'Éternel Dieu passa par-dessus les maisons des enfants d'Israël, lorsqu’il frappa l'Égypte (Exode 12:13). Nous nous souvenons qu'à la vue du sang d'agneau placé sur les poteaux et sur le linteau de la porte de la maison des Israélites, l'Éternel les épargna de la plaie qui s'abattit sur l'Égypte. Et au verset 14, Il dira: "Vous conserverez le souvenir de ce jour, et vous le célébrerez par une fête en l’honneur de l'Éternel; vous le célébrerez comme une loi perpétuelle pour vos descendants."

Pour nous, chrétiens,  Jésus est l'agneau sacrifié qui nous délivre du juste châtiment. 1 Pierre 1:18-19 nous dit en effet: "sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache". Et encore, en Apocalypse, il est très souvent fait mention de Jésus en tant qu'agneau sacrifié ou immolé pour nos péchés. Après le sacrifice de Jésus, il n'est effectivement plus nécessaire de commémorer la Pâque à la manière des Israélites. En effet, le sang du Christ est d'une plus grande valeur que le sang d'un animal, aussi pur et parfait soit-il. Donc, comme l'apôtre Paul le dit en 1 Corinthiens 5:7, notre Pâque a eu lieu en Christ et par Christ, et, lorsque nous célébrons le nom de Jésus, en quelque sorte, c'est comme si nous célébrions la Pâque. 
Nous ne voulons pas louer Jésus et être reconnaissant pour ce qu'Il a fait pour nous seulement un jour par année, n'est-ce pas? 

C'est la raison pour laquelle la journée de la Pâque à moins d'importance pour nous chrétiens qu'elle pouvait en avoir pour les Israélites. Il n'est certainement pas mal pour un chrétien de célébrer la Pâque en souvenir du sacrifice du Christ. Toutefois, le véritable chrétien se souviens à chaque jour d'où il a été tiré, et il sait que sans Christ, il n'est rien et ne peut rien faire d'agréable à Dieu, car les œuvres seules ne sauvent pas. Le sang de Christ, versé pour la rémission de nos péchés; voilà ce qui efface l'ardoise et nous permet de repartir à neuf, transformé et régénéré par Sa résurrection. La miséricorde insondable de notre Père céleste fait en sorte que notre espérance n'est pas, et ne sera pas vaine, mais nous savons que nous serons comblés de ses bénédictions, pourvu que nous retenions ferme dans la foi en Jésus. 
Il doit y avoir une ferme résolution en nos cœurs de ne pas dénaturer les recommandations du Christ. Sa parole est pour notre bien; elle est la vérité et la vie. Lorsqu'il ordonna à ses disciples de préparer la Pâque, quelques heures avant Sa mort, il est dit que ces derniers "firent ce que Jésus leur avait ordonné" (Matthieu 26:19). Ensuite, le soir étant venu, Jésus se mit à table avec eux. Il y a un ordre à toutes choses. Celui qui garde Ses commandements est aimé de Dieu. À celui qui fait ce qui lui est ordonné est accordé de s’asseoir à la même table que le Maître, car il lui est agréable. N'est-il pas écrit en Apocalypse 3:20 : "Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi." 

Père Éternel, nous te louons et nous t'adorons. Tu es seul digne de recevoir les louanges de nos cœurs, car Tu es juste et vrai. Nous te remercions pour Ton amour si parfait qu'il a mené au sacrifice du Christ sur la croix. Son sang fût versé, non seulement pour la rémission de nos péchés, mais pour notre protection contre Ton juste châtiment, car nul homme n'est juste et bon, et aucune action que nous faisons peut t'être agréable si Christ n'est pas au-dessus de tout dans nos vies. Oh Jésus, Tu as tout donné pour nous, Tu nous as laissé Ta parole et Tes enseignements comme testament, et c'est là notre véritable trésor. Nous les gardons en nos cœurs et nous nous y attachons comme à la prunelle de nos yeux. Qu'ils sont doux les moments où nous nous approchons de Toi dans la prière et les remerciements! Nous sommes comme l'arbre planté près d'un courant d'eau, et c'est par Toi que nous avons la vie, et Tu la donnes en abondance à ceux qui demeurent fidèles, comme Tu es fidèle. Merci Jésus d'être à la fois le sacrificateur et le sacrifice; le gardien de nos âmes par excellence! Que valent nos faibles mots, alors que nous tentons d'exprimer notre reconnaissance en ce jour pour tout le bien que Tu nous as fait?! Mais veuilles s'il Te plaît, recueillir chacun d'eux, merci pour Ta grâce infinie qui purifie le pire des pécheurs! La Pâque de l'Éternel, nous la célébrerons tous les jours de notre vie, car Seigneur, pas un seul jour nous voulons nous éloigner de Ta présence; toujours nous dirons tes louanges en paroles et en action, car notre cœur déborde de reconnaissance pour toutes tes bénédictions. Merci Père Éternel, merci Jésus, merci précieux Saint-Esprit, Amen. Que toute la gloire revienne à Dieu seul, Amen.

vendredi 7 avril 2017

Le Titanic, par Jean-Paul Berney

Selon l'opinion des experts, aucun navire n'avait jamais offert autant de sécurité. C'était le meilleur du génie humain. Il était garanti contre tous les dangers de la navigation. Du moins on le croyait.

Pour le rendre insubmersible, on l'avait muni d'un double fond et de seize compartiments étanches. Même si quatre d'entre eux étaient inondés, le navire devait se maintenir à flot. Ce dispositif paraissait tellement sûr qu'on avait installé un nombre très insuffisant de chaloupes de sauvetage. De plus, le capitaine Edward Smith était un marin très expérimenté.

Mais ce qui devait arriver arriva. Le majestueux paquebot a frappé un iceberg, une de ces gigantesques montagnes de glace qui flottent sur la mer, à la dérive depuis le Grand Nord. Il a coulé en moins de trois heures. Malgré tous les soins apportés à la construction de ce navire, dont ils étaient très fiers, les hommes se sont trompés. Les ingénieurs, les architectes, les techniciens, les ouvriers, les experts, le capitaine, les officiers de bord, les marins, les passagers, tous se sont trompés ou ont été trompés. Le Titanic n'était pas insubmersible; il a fait naufrage plus tôt et plus vite que personne ne l'aurait imaginé.

C'est humain de se tromper. Dieu seul ne se trompe jamais et ne trompe personne. Si les membres de l'équipage et les passagers avaient su ce qui devait arriver, aucun d'eux n'aurait voulu embarquer. Mais, l'avenir est à Dieu! L'homme ne connaît pas le futur, si ce n'est celui que Dieu veut bien lui révéler. Salomon, le roi le plus sage que la terre ait porté, a dit: "Ne te vante pas du lendemain, car tu ne sais pas ce qu'un jour peut enfanter"(Proverbes 27:1).

"Une belle journée demain"
La traversée commença comme un succès grandiose. Le départ eut lieu, en grande pompe, le 10 avril 1912, à Southampton (Angleterre) à destination de New York. Partout dans le monde, on ne parlait que du nouveau transatlantique, le majestueux Titanic. Aucun des passagers et des membres de l'équipage, ni personne d'autre, ne se doutait que le Titanic ne terminerait même pas sa première traversée. 

Quatre jours après avoir quitté l'Angleterre, le Titanic suivait la route ordinaire des navires, parcourue chaque année par plusieurs centaines, ou peut-être même des milliers de bateaux. La mer était calme et le ciel étoilé. Un des rescapés rapporte que le jour précédent la tragédie, le 14 avril, avait été une journée magnifique et ensoleillée. En début de soirée, deux hommes étaient sur le pont d'où ils observaient le coucher de soleil. L'un deux dit à son compagnon: "On aura une belle journée demain!"
Cet homme ignorait que moins de six heures plus tard, c'était un rendez-vous avec la mort pour 1635 des 2206 passagers du Titanic. 
Si c'était vous, lecteur, qui étiez appelé à quitter ce monde subitement pour comparaître devant Dieu, seriez-vous prêt?

"Un iceberg en avant"
Le 14 avril, la soirée du dimanche s'achève dans l'euphorie. Le Premier officier, en devoir ce soir-là, est à son poste. Il guette en avant du navire. Soudain, il aperçoit une montagne de glace. Le Titanic se dirige tout droit contre cette banquise. L'officier sonne immédiatement l'Alarme, mais c'est trop tard. Le navire heurte cet iceberg qui ouvre dans le flanc une immense déchirure. Voici quelques détails sur la catastrophe, communiqués par un survivant quelques mois seulement après le triste événement, et publiés en 1913 dans l'Almanach Évangélique: "Il était environ dix heures quarante-cinq quand la collision se produisit. Il faisait une nuit claire, mais le brouillard commençait à descendre. Il y avait eu concert et bal à bord et beaucoup de passagers étaient encore sur le pont et dans les salons. Soudain, il y eut un craquement dans tout le navire, mais pas de commotion immédiate. Les passagers furent plutôt intrigués, mais ils ne se rendirent pas compte au premier abord de l'étendue du désastre. Les officiers rassurèrent les passagers, car eux-mêmes, à ce moment-là, pensaient que rien de grave n'était arrivé. Ce ne fut qu'une bonne demi-heure plus tard que la pleine conscience de la gravité de la situation commença à être évidente aux officiers, comme aux passagers. Le paquebot commençait à se remplir d'eau et à s'enfoncer par l'avant."
Cinq des compartiments étanches ont vite été inondés. On ne pouvait plus rien faire. C'était trop tard. Le Titanic allait disparaître dans les eaux profondes de l'Océan Atlantique.
Pendant qu'on descendait les chaloupes, l'orchestre continuait à jouer des airs d'opéra et des mélodies populaires. Ce ne fut que quelques instants avant la disparition du paquebot que la scène changea de caractère. Les officiers, assemblés sur le pont, entourés de quelques passagers restants, chantèrent ces paroles bien connues dans les pays anglophones: "Nearer, My God, to Thee". Ce cantique se chante en français, sur la même mélodie qu'en anglais, avec ces paroles: 

1. "Mon Dieu, plus près de toi, Plus près de toi,  C'est le cri de ma foi, Plus près de toi. Dans le jour où l'épreuve déborde comme un fleuve, Garde-moi près de toi! Tout près de toi! 2. Plus près de toi, Seigneur, Plus près de toi, Tiens-moi dans ma douleur, Tout près de toi. Alors que la souffrance, fait son oeuvre en silence, Toujours plus près de toi, Seigneur, tiens-moi! 3. Plus près de toi, toujours, Plus près de toi, Donne-moi ton secours, Soutiens ma foi. Que satan se déchaîne, Ton amour me ramène, Toujours plus près de toi, Plus près de toi!"   

Des survivants rapportèrent l'affolement et les scènes terribles qui prirent place sur le navire lorsque les passagers, et les membres de l'équipage, furent conscients que le Titanic allait sombrer. Que s'est-il passé dans ces âmes pendant ces courts moments à la porte de l'au-delà? Dieu seul le sait. 
Et vous, lecteur, ne renvoyez pas à plus tard de vous mettre en règle avec Dieu. Du reste, vous ne savez pas si vous aurez le temps et la force de le faire plus tard, avant de passer dans l'éternité. Plus tard risque d'être trop tard.

"Attention danger!"
Avant la catastrophe, plusieurs navires qui naviguaient dans les parages ont averti le Titanic qu'il y avait des icebergs sur son passage. Parmi eux le S.S. Californian envoya trois messages. Le S.S. Baltic a aussi télégraphié une mise en garde. Le Titanic continua à la même vitesse de croisière, sans tenir compte des avertissements reçus. L'opérateur de T.S.F. remit un dernier message au capitaine Edward Smith pendant la soirée. Le capitaine donna le télégramme à Bruce Ismay, le directeur général de la compagnie White Star, propriétaire du Titanic, qui était à bord. Un survivant rapporte qu'après avoir mis le télégramme dans sa poche, M. Ismay dit à deux dames qui se promenaient avec lui sur le pont: "Il y a des icebergs tout autour de nous." Si ces messieurs avaient su ce qui allait arriver, pensez-vous qu'ils auraient écouté les avertissements qui leur avaient été communiqués? 
Et vous, lecteur, allez-vous prendre au sérieux les mises en garde des Saintes Écritures? La Bible nous avertit: "Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut"(2 Corinthiens 6:2). "Dieu parle... tantôt d'une manière, tantôt d'une autre, et l'on n'y prend point garde"(Job 33:14). Alors Dieu dit: "J'ai appelé, et vous n'avez pas répondu; j'ai parlé, et vous n'avez pas écouté"(Ésaïe 65:12).

"Ils dormaient"
Après que l'alarme générale fut donnée, l'opérateur radio du Titanic lança des signaux de détresse. Certains bateaux répondirent, mais ils étaient trop loin pour apporter du secours. Cependant, le S.S. Californian ne se trouvait qu'à environ seize kilomètres du Titanic. Il aurait très bien pu rejoindre à temps le navire en détresse et sauver tous les passagers. Mais c'était au milieu de la nuit, et l'opérateur du Californian avait mis de côté ses écouteurs et s'était retiré pour se coucher. Le Titanic envoya des fusées pour attirer l'attention. Elles ne firent que distraire les quelques marins du Californian qui n'étaient pas encore couchés, Lorsque le Titanic était en train de couler et que plus de 1500 personnes passaient dans l'éternité, la plupart des membres de l'équipage du Californian dormaient. N'y a-t-il pas une leçon pour nous croyants? Le chrétien peut-il dormir, insouciant pour les perdus? Alors que d'autres vont mourir, apportons-leur le salut: Avec Jésus-Christ comme Sauveur, dès lors plus besoin d'avoir peur.

"Es-tu sauvé?"
Alors que le Titanic allait disparaître dans l'eau glacée de l'océan, deux hommes flottaient, accrochés à des morceaux de bois, pas trop loin l'un de l'autre et espérant trouver une place sur une des embarcations de sauvetage. L'un deux, le pasteur John Harper, cria à l'autre: "Es-tu sauvé?" Le pauvre homme répondit: "Non!". Harper lui cria de toutes ses forces: "Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé." Le mouvement de l'eau les éloigna l'un de l'autre pour quelques instants, puis ils revinrent de nouveau assez près. Harper lui posa la même question et reçu la même réponse. Une seconde fois Harper cria à son compagnon d'infortune le seul remède venant de Dieu pour le pécheur perdu: "Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé"(Actes 16:31).

"Sauvé ou perdu?"
Lorsque le navire S.S. Carpathia arriva, de bonne heure le lendemain matin, pour secourir les rescapés qui étaient dans les chaloupes de sauvetage, il n'y avait que deux catégories parmi les passagers du Titanic: ceux qui étaient sauvés du naufrage et ceux qui avaient péri dans la mer. C'est la même chose aujourd'hui pour nos lecteurs. Il y a ceux qui sont sauvés et les autres qui sont perdus. Il n'existe pas d'entre deux. Vous êtes personnellement sauvé; ou vous êtes encore perdu... mais vous pouvez être sauvé.
La Bible est claire lorsqu'elle affirme cette distinction entre les sauvés et les perdus: "La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés elle est la puissance de Dieu" (1 Corinthiens 1:18). 

"De la place pour tout le monde"
Lorsqu'il fut certain que le Titanic allait couler, l'équipage fit embarquer autant de passagers que possible dans les chaloupes. La priorité fut donnée aux femmes et aux enfants de Première classe... car il n'y avait pas assez de place pour tout le monde. 
Mais, lorsque Dieu invite hommes, femmes et enfants au bonheur éternel, il ne fait pas de favoritisme. Il y a de la place pour tous. Dieu a pourvu un salut merveilleux pour tous ceux qui veulent recevoir le Sauveur aux conditions qu'Il a lui-même fixées dans sa Parole. La Bible ne dit pas que tout le monde sera sauvé, mais que tous peuvent être sauvés. "Le Seigneur ne veut pas qu'aucun périsse, mais que tous arrivent à la repentance"(2 Pierre 3:9). "Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité"(1 Timothée 2:4). Jésus lui-même a lancé une invitation qui tient toujours, lorsqu'il a dit: "Venez à moi, vous TOUS qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos"(Matthieu 11:28). 

"Comment faire pour être sauvé pour l'éternité?"
1. Reconnaissez humblement que le péché est grave aux yeux de Dieu et que vous êtes perdu sans Sauveur.
2. Tournez-vous par la foi vers Jésus-Christ en vous détournant du péché. Dites-lui, dans vos propres mots, que vous le recevez comme votre Sauveur personnel et le Seigneur de votre vie.
3. Remerciez Dieu pour le don de son Fils et communiquez avec des chrétiens fidèles qui sauront vous aider dans vos premiers pas de vie chrétienne.

Par Jean-Paul Berney

samedi 1 avril 2017

Il est parti pour Thessalonique

2 Timothée 4:10  "...car Démas m’a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique."

Ils sont nombreux ceux qui, par amour pour le siècle présent, abandonnent la vérité biblique pour s'attacher à des fables; à de pâles copies du véritable Évangile de Christ. En 2 Timothée 1:8, l'apôtre Paul exhortera Timothée à ne pas  avoir "honte du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier, mais souffre avec moi pour l’Évangile, par la puissance de Dieu." Démas, donc, abandonna Paul à son sort de prisonnier et s'en fût pour Thessalonique. Prit-il peur de subir le même sort que Paul, et devenir lui aussi prisonnier? Démas était-il ce qu'on pourrait appeler un "chrétien du dimanche"? Avait-il simplement trop d'intérêt pour les choses de ce monde, perdant ainsi peu à peu le zèle de l'Évangile, ce qui fit grandir en lui une indifférence pour les choses du Royaume de Dieu? Est-ce toutes ces réponses? Ce que nous devons retenir, c'est qu'il a abandonné Paul et Christ à cause de "son amour pour le siècle présent". Cela indique un manque d'amour pour autre chose, ou pour une autre personne. Ici, il s'agit de Jésus-Christ, de son peuple et des perdus. Jésus nous a déjà averti que nous ne pouvions pas servir deux maîtres à la fois (Matthieu 6:24). 
Démas se détacha peu à peu de Jésus, car son amour pour Sa parole s'était refroidit. Le Seigneur dira à l'église d'Éphèse: "Ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour."  

Que cela nous serve de leçon; n'abandonnons pas l'amour premier! Ne laissons pas les choses de ce monde nous accaparer au point de nous détourner des choses du Royaume de Dieu. Ne laissons pas l'orgueil spirituel nous ronger de l'intérieur et refroidir le zèle que nous devons avoir comme des chaussures à nos pieds, afin que nous marchions sur les traces de Jésus sans broncher. Jésus ne nous exhortera-t-il pas à rechercher premièrement le Royaume de Dieu et Sa justice? Examinons notre conduite, et reconnaissons si quelqu'un ou quelque chose nous accapare au point de remplacer peu à peu les choses de Dieu qui devraient pourtant avoir la première place dans nos vies. Ne remettons pas à demain; peut-être sera-t-il trop tard? Souvenons-nous que Dieu nous appelle sans se lasser; Il espère toujours que nous venions, ou que nous revenions à Lui. Nous ne savons pas avec certitude ce qui est arrivé à Démas après qu'il eut quitté l'apôtre Paul; l'important est de ne pas suivre son chemin en demeurant dans un état rétrograde! 

Persévérons pour faire le bien et obéir à Dieu, car Il nous en donnera la force. Par Son Esprit, Il soutiendra nos pas et nous serons plus que vainqueurs en Jésus-Christ, Amen. 

samedi 25 mars 2017

Ô Dieu, merci pour Ta parole!

Esaïe 48 versets 17-18 : "Ainsi parle l’Éternel, ton rédempteur, le Saint d’Israël: Moi, l’Éternel, ton Dieu, je t’instruis pour ton bien, je te conduis dans la voie que tu dois suivre. Oh! si tu étais attentif à mes commandements! Ton bien-être serait comme un fleuve, et ton bonheur comme les flots de la mer."


Seigneur Dieu, je te remercie pour les balises que Tu places sur mon sentier, car Tu veux mon bien. Oui, c'est mon bonheur que Tu désires, et tes commandements sont là pour que je vive dans la joie. Je garde, et je garderai Ta parole, je la méditerai tous les jours de ma vie, car mon bien-être en dépend! Ce sont là tes propres paroles, et elles sont dignes de confiance. Merci Seigneur Dieu pour tes commandements qui sont justes et droits. Ils sont là pour le bien de l'humanité, et si tous les mettaient en pratique, il y aurait la paix sur la Terre. Donne-moi s'il te plait la force de leur obéir et de les mettre en pratique! Tu nous as tant aimés; c'est Toi Seigneur qui a tout fait afin qu'il y ait une réconciliation possible avec la race humaine. Même si nous sommes rebelles, et que Tu as tout pouvoir, Tu es lent à la colère et riche en miséricorde. Merci parce que c'est Toi qui me donne la paix et elle ne se trouve nulle part qu'en l'obéissance et en la soumission à Ta volonté. Comme Christ s'y est soumis volontairement, Père Éternel, je n'ai d'autre choix que de m'y soumettre également; fais de moi ce qu'il Te plaît. Renouvelle entièrement mon intelligence, ainsi que mes pensées et mes désirs, afin que ma vie Te soit comme une offrande d'une odeur agréable et que ma foi grandisse de jour en jour. Comme mon désir est grand en ce jour de Te servir et de Te glorifier en tout ce que je dis et en tout ce que je fais. Ô Dieu, s'il te plaît, instruit moi dans tes voies, augmente ma foi, afin que Ta lumière brille à travers moi et qu'en toute occasion, je sois ce simple petit doigt qui pointe vers Toi, vers le trône de gloire où Tu règnes au siècle des siècles. En Jésus mon Seigneur et Sauveur, j'ai placé toute mon espérance, et je sais que je ne serai pas déçu, car toute prière et supplication faite en son Nom est entendu du Père. Père Éternel, conduis-moi dans la voie que je dois suivre, afin que Ta volonté soit réellement faite ici-bas comme elle est faite dans les cieux, là où Ta gloire resplendit de tous ses feux. 

Merci mon Dieu, merci Jésus pour ce don de la vie éternelle, merci précieux Saint-Esprit, Amen. 

dimanche 19 mars 2017

Prière de remerciements

Ô Dieu, Père du ciel et de la Terre. Comment ne pas te remercier en ce jour pour tous tes bienfaits, pour toutes tes bénédictions spirituelles, corporelles et matérielles. Tu es digne de recevoir toute la louange et l'honneur qui revient à Toi seul, pour toutes tes merveilles. 
Père Créateur, Tes œuvres sont parfaites, et nul ne peut contester avec Toi. À partir d'une seule parole, la chose existe; une autre parole, et elle n'existe plus. Ta puissance est sans limite, et nul ne peut s'emparer de ton autorité. Merci parce que, malgré cette puissance, Tu ne t'en sers pas pour nous détruire et nous abaisser, mais pour nous relever. Par Ta grâce et Ta force, nous avons la capacité de relever la tête et de contempler Ta splendeur. Nous ne nous laissons pas vaincre par nos afflictions du moment présent, mais au contraire, nous te glorifions car, à travers elles, Tu nous démontres, Seigneur Dieu, la grandeur, la largeur et la profondeur de Ton amour manifesté pour nous en Jésus-Christ ressuscité. Merci mon Dieu, pour Ton amour parfait qui fait de nous des héritiers avec Christ malgré notre totale indignité, comme le fils prodigue qui a été revêtu d'habits propres après s'être vautré dans la boue du péché. 
Alors que nous nous nourrissons chaque jour de Ta parole, qui éclaire notre intelligence, et qui est une lumière sur notre sentier, Tu es fidèle en toutes tes œuvres,  et Tu rends à chacun selon son obéissance. Ta Parole est la vérité, et Tu nous conduits en elle; nous vivons par elle! Que serions-nous, et que deviendrions-nous Seigneur Dieu, si Tu nous abandonnais? Nous sommes tellement petits, perdus dans l'immensité de Ta création. Toi, Seigneur, Tu es juste d'éternité en éternité, et Ta justice triomphe sur l'ennemi de notre salut! Nous gardons, et nous garderons Ta parole jusqu'à la fin, et c'est à Toi que nous sommes attachés, car Tu nous as faits du bien, et Toi seul nous donne la paix et la joie, en toutes situations. Oui, tous les jours, nous te louons, et aujourd'hui plus que jamais, nous voulons te rendre toute la gloire, la louange et l'honneur qui te revient, dans le précieux nom de Jésus-Christ ressuscité, Amen.    

samedi 11 mars 2017

Ô Dieu, mon Dieu par Martin Luther

Nous savons comment Martin Luther a, de son temps, résisté aux attaques de l'Église de Rome et est demeuré ferme dans la vérité biblique, au risque de perdre sa vie. Prenons exemple sur sa hardiesse; l'ennemi de nos âmes n'a pas changé d'un iota. Il est tout aussi rusé, et il ne manque pas de méthode pour essayer de nous faire revenir en arrière et rejeter le salut, par crainte de ce que les hommes peuvent penser de nous. Jésus l'a dit de son temps; ils seront nombreux ceux qui vont arpenter le chemin large et facile. Mais ce chemin conduit à l'enfer éternel! Résistons avec une foi ferme et gardons les yeux fixés sur Jésus-Christ, restons sur le chemin étroit, où notre nature humaine n'est pas dorlotée et où nous devons sans cesse courber le dos, nous humiliant devant Dieu et devant les hommes. Nous sommes petits, mais le Dieu que nous servons est grand et majestueux. Amen!

Lorsque l'empereur Charles convoqua Martin Luther à la diète de Worms, où il pût y plaider sa cause, il écrivit à Spalatin: "Vous désirez savoir ce que, sans préjudice de l'Évangile et du bien public, je compte faire si l'empereur Charles me cite devant lui, puisque vous voyez que mes ennemis poussent cette affaire. Je réponds que si l'on me cite, je me ferai traîner malade à Worms, si je ne puis m'y rendre bien portant. Car il est certain que ce sera Dieu qui m'appelle, si l’empereur m'ordonne de comparaître. Que si l'on veut user de violence envers moi (ce à quoi je m'Attends, car je présume que ce n'est pas pour me convaincre par des preuves qu'on exige ma comparution), c'Est à Dieu qu'il faudra que je me recommande. Celui qui a préservé les trois jeunes Hébreux dans la fournaise ardente, vit et règne encore aujourd'hui. S'Il ne lui plaît pas de conserver mes jours, qui suis-je pour me plaindre, alors que Christ est mort chargé d'ignominie, en scandale à tous, et à la ruine de plusieurs? Attendez tout de moi, mais non pas que je fuie, ni que je me rétracte. Je ne veux point fuir, rétracter moins encore, j'en prends à témoin mon Sauveur, sur le secours puissant duquel je compte. Car je ne pourrais faire ni l'un ni l'autre, sans mettre en danger mon âme et le salut de beaucoup de mes frères".

En chemin vers la diète, il prêcha dans quelques villes, sans s'inquiéter des menaces pour sa vie. En effet, plusieurs craignaient que des cardinaux et des évêques, qui se trouvaient en grand nombre à la diète de Worms, ne lui fissent subir le même sort qu'à Jean Huss: le feu du bûcher. Mais Luther répondit à ces craintes: "Quand ils allumeraient un feu, dont les flammes s'élevassent au ciel, depuis Worms jusqu'à Wittemberg, néanmoins je ne reculerai pas, mais j'entrerai hardiment dans la gueule et entre les grandes dents du redoutable Béhémoth, confessant Christ et mettant en Lui toute ma confiance". Il tomba même tellement malade que l'on craignit pour ses jours. Mais Christ est vivant, et Il le délivra de toutes les menaces. Alors qu'enfin arrivé à Worms, on lui demanda de rétracter ses écrits; il répondit en toute humilité: "Pour ce qui est de savoir si je maintiens tout ce que j'ai dit, ou si je le rétracte: c'est là une question qui concerne la foi et le salut de l'âme, et il serait d'autant plus téméraire d'y répondre inconsidérément, qu'il s'agit ici de la Parole de Dieu, objet digne de notre plus profonde vénération, et le plus grand trésor qu'il y ait au ciel et sur la terre. Car je pourrais, en m'avançant légèrement, rester en deçà des bornes de la vérité, ou en dépasser les limites, et encourir ainsi le jugement que Jésus-Christ a prononcé, disant: Que celui qui le reniera devant les hommes, il le reniera aussi devant son Père céleste. En conséquence, je supplie humblement votre Majesté impériale, de m'accorde quelque délai, afin que je puisse répondre, en sûreté de conscience et à la gloire de la Parole de Dieu, aux questions qui m'ont été proposées."

Retiré chez lui, il s'adressa à Dieu en ces termes, que nous devrions tous reprendre dans notre combat spirituel aujourd'hui: "Dieu tout-puissant et éternel, quelle chose étrange que le monde! Comme ils ouvrent la bouche aux gens! Qu'il u a peu de confiance en Dieu dans l'âme de l'homme! Combien la chair est frêle et délicate; combien le diable est actif et puissant dans ses émissaires et dans les sages selon le siècle Quel pauvre appui que le monde; qu'il est prompt à retirer sa main pour poursuivre sa route, la route large, le chemin battu, qui conduit aux enfers, demeure des impies; n'estimant que ce qui est brillant à l’œil et magnifique, grand et puissant d'apparence extérieure! Ah, si c'est là que je dois tourner mes regards, alors c'en est fait de moi, la cloche de mes funérailles est fondue, l'arrêt est prononcé! Ah Dieu! mon Dieu, mon Dieu! Assiste-moi en dépit de toute sagesse humaine, assiste-moi, Tu le peux, Toi seul Seigneur. C'est Ta cause, ce n'est pas la mienne. Pour moi, qu'aurais-je à faire ici, et qu'ais-je à démêler avec les grands de la terre? Et moi aussi, j'aimerais à voir des jours heureux, à mener une vie paisible et tranquille. Mais c'est Ta cause Seigneur, Ta cause juste et éternelle: assiste-moi, Dieu fidèle, qui est d'éternité en éternité; car je ne compte pas sur les hommes. Je le ferais en vain, car tout ce qui est chair est vanité!
Ô Dieu, mon Dieu! Ne m'entends-tu pas, ô mon Dieu? Sommeilles-tu? Non, Tu ne sommeilles pas, seulement Tu me caches Ta face. M'as-tu choisi pour cette oeuvre (je sais que Tu m'as choisi), alors fais-moi sentir Ta force, et aide-moi de Ta lumière, car jamais je n'avais songé à résister à de si grands seigneurs, jamais je n'en avais conçu le dessein. Ô Dieu, assiste-moi donc au nom de Ton cher Fils Jésus-Christ, lequel doit être ma retraite, mon refuge, ma forteresse assurée, par la vertu et l'efficace du Saint-Esprit. Seigneur, pourquoi tardes-tu?! Ô mon Dieu, où es-Tu? Viens, viens, je suis prêt à donner même ma vie, docile comme un agneau. Car ma cause est juste et la Tienne, et je ne veux pas me séparer de Toi éternellement. Telle est ma ferme résolution; qu'elle soit scellée en Ton nom! Le monde ne peut forcer ma conscience, fût-il autant de diables. Quant à mon corps, qui cependant est Ton ouvrage et l'oeuvre de Tes mains, qu'il périsse s'il le faut, et qu'il soit réduit en poussière, pourvu que Ta parole et Ton Esprit me soient propices. Aussi ne s'agit-il que du corps, l'âme est à Toi, elle t'appartient, et elle demeurera avec Toi. Amen. Que Dieu me soit en aide! Amen."

Que le Seigneur nous vienne en aide et nous donne la force de continuer de marcher fidèlement en Christ dans ce monde qui agit comme si Dieu n'existait pas, Amen.

samedi 4 mars 2017

Il n'y a pas de plus grand amour...

Jean 15: 13 : "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis."

Ici, nous glorifions tous Dieu de ce qu'Il nous a tant aimés qu'Il a envoyé son Fils Jésus mourir sur la croix à notre place. Il nous a tant aimés qu'Il a donné Sa vie pour nous. C'est tellement beau! C'est aussi tellement bien pour nous. Mais nous oublions trop souvent la suite de ce passage biblique, qui émet une condition à cette amitié, au verset 14, où il est dit: "Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande." 

Si je suis l'ami de Jésus, et qu'Il a donné Sa vie pour moi et mon prochain, alors la vérité est que je dois aussi donner ma vie pour Lui, et pour mon prochain. Pour beaucoup, ce constat est déjà moins plaisant. "Si vous faites ce que je vous commande." Nous voulons Jésus pour ami. Nous voulons la vie éternelle. Nous voulons son héritage. Mais faire ce tout ce qu'Il nous commande? Difficile. Notre génération en est une de la loi du moindre effort. Mais en réalité, cela n'a rien de nouveau. Le jeune homme riche à qui Jésus ordonna : "...vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi" (Matthieu 19:21-22), s'en alla tout triste, car il avait grand biens, et il ne pouvait pas se résoudre à s'en départir. Comprenons que nous ne sommes pas obligés de posséder beaucoup de choses pour agir de la même manière que ce jeune riche. Une chose, une pensée, un désir, ou encore un rêve non soumis à la volonté de Dieu suffisent pour, peu à peu, nous faire banaliser ce grand privilège qui nous est fait d'être l'ami et cohéritier du Fils de Dieu!

Le plus beau en tout cela, c'est que Jésus ne nous ordonne pas seulement de faire ce qu'Il nous commande sans nous en donner la capacité. Par nous-mêmes nous n'en avons pas la force, ni la volonté. Mais dans Sa résurrection nous tirons la force de marcher comme Il a marché. Il place aussi en nous le vouloir et le faire. En demeurant attachés à Lui. En luttant, en persévérant contre l'ennemi qui, inévitablement, veut nous ramener sur le chemin de la désobéissance. "Mais résistez-lui avec une foi ferme", dira l'apôtre Pierre, et  "le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables." 

Prions.

Seigneur, nous te remercions, nous te louons pour le grand amour que Tu as eu, et que Tu as pour nous. Puisque Tu t'es fait ami avec nous; Tu as donné Ta vie pour nous. Nous comprenons que, la moindre des choses est que nous devons aussi Te donner la nôtre. Prends le contrôle, sois notre gouvernail, et dirige-nous par Ton Esprit afin que Ta volonté règne en nous, comme elle règne au ciel. Jésus, Tu aurais pu chercher un raccourci, Tu aurais même eu la puissance d'en créer un, mais Tu es venu dans un but précis, et Tu t'es totalement soumis à la volonté du Père. De la même manière, nous comprenons qu'il n'existe aucun raccourci pour accéder au Père, et il n'y a qu'en Toi, Jésus, que nous sommes régénérés dans nos manières de penser et de vivre, afin que nous puissions plaire au Père. Autrefois, nous étions perdus, et les ténèbres nous enveloppaient, mais Seigneur, Tu es notre Lumière, et avec Ton aide, nous marcherons comme des enfants de Lumière, n’accomplissant plus les œuvres de la chair, mais accomplissant les œuvres que Tu as préparés d'avance, afin que nous les fassions, confirmant ainsi la foi que nous avons placé en Toi lorsque nous avons cru. Alors que nos offenses criaient contre Toi, ô Dieu, Tu t'es approché de nous, et Tu nous as réconciliés avec Toi par la mort et la résurrection du Christ. Il n'y a pas de plus grand amour que celui-là, et nous te prions aujourd'hui plus que jamais de déverser cet amour en nous. Cet amour pur, véritable, qui résiste à l'épreuve du monde et qui garde en nous une conscience pure et sans tache, car nous rappelant constamment que le sacrifice de la croix est totalement immérité, et nous n'aurons pas l'orgueil de nous l'approprier sans te donner entièrement nos vies, sans compromis. Oui, une page blanche est devant Toi, Seigneur Dieu tout-puissant, et nous te supplions d'y écrire ta volonté; ce que Tu veux et ne veux pas, et nous nous soumettrons à Toi, car nous savons qu'à cause de Ton amour, ultimement c'est notre bien que Tu veux et même si parfois nous ne comprenons pas ce que Tu fais, et où Tu veux en venir, nous faisons le choix de ne placer notre confiance en aucun autre que Toi, car nous savons que l'oeuvre que Tu as commencé en nous, Tu vas la terminer, à cause de Ton nom. Pour et par Ta gloire, nous vivrons, nous proclamerons tes merveilles sur toute la surface de la Terre. Notre trésor est là-haut dans la gloire, et notre espérance est vivante, car lorsque nous étions impies et sans force, Jésus, Tu es mort pour nous afin de nous donner la vie, et que nous n'espérions pas en vain. Tu es le Roc inébranlable, et notre salut est en Toi. Toute la gloire te revient, Tu es le Dieu de toutes les merveilles. Nous te rendons toute la gloire, la louange et l'honneur qui te revient, ô Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur, Amen. 

vendredi 24 février 2017

Travaillez à votre salut...

Philippiens 2:12-13 "Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir."

Que de discussions ont été faites sur ces deux versets! Et souvent aussi, ô comme elles ont été vaines! Car pourquoi devons-nous absolument faire une distinction entre le "travaillez à votre salut avec crainte et tremblement", et le "c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire"? Pourquoi ces deux phrases ne pourraient-elles pas être complémentaires? 

En Jean 6: 28, nous lisons que les Juifs demandèrent à Jésus : "Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu?" Et Jésus leur répondit: "L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé." C'est-à-dire croire en Jésus. Ça, c'est la première œuvre que Dieu attend de nous, mais c'est aussi et d'abord son œuvre première en nous. Nous avons donc la responsabilité de croire en Jésus par la foi, mais nous le pouvons seulement à cause de Dieu, qui nous en a d'abord donné la possibilité. 

Aussi, après avoir cru en Jésus, marchant avec lui par la foi, nous devons vivre comme il a vécu. 1 Jean 2 verset 6 nous dit que celui qui dit qu’il demeure en Jésus doit marcher aussi comme il a marché. Cela ne se fait pas sans effort et sacrifice. Nous lisons en Philippiens 2 : 3-8 comment Jésus a marché, et l'apôtre Paul nous y exhorte à agir de la même manière que Lui. Ce n'est donc pas surprenant que nous lisions au verset 12 du même chapitre de "travailler à notre salut avec crainte et tremblement". Nous devons posséder cette sainte crainte de déplaire à Dieu, ayant en nous la haine du mal. Nous comprenons que l'apôtre Paul, avec ces quelques mots,  nous indique que ce doit être là une préoccupation constante. C'est lui qui dira en Romains 8: 8 que ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. Nous devons donc vivre comme Jésus, en accomplissant la volonté de l'Esprit de Dieu. Mais il nous est impossible de vivre comme Jésus a vécu par nous-même, c'est au-delà de nos forces. C'est pourquoi Dieu, qui, par sa grâce, nous a littéralement donné la vie lorsque nous avons cru en Jésus, nous donnera également de pouvoir tout abandonner pour le suivre. En Marc 8: 34, nous lisons en effet : "Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive." Il est clair qu'il y aura des épreuves sur le chemin du chrétien, mais un serviteur est-il plus grand que son maître? C'est bien la raison pour laquelle il ne doit plus y avoir d'attaches terrestres liant l'enfant de Dieu à ce monde appelé à disparaître. Il lui sera ainsi beaucoup plus aisé d'entendre l'Esprit de Dieu lui dicter sa sainte volonté.  

Travailler à notre propre salut, c'est aussi travailler au salut des autres, c'est là le plan de salut de Dieu! Souvenons-nous du "renonce à toi-même" de Jésus. Nous avons donc le devoir de marcher avec Jésus, par la foi, et ce faisant, Il nous donnera de travailler avec Lui pour la gloire de Dieu. Veillons en cela avec une entière persévérance, priant les uns pour les autres, venant en aide à ceux qui sont dans le besoin, spirituellement et matériellement. Nos œuvres ne valent rien si elles ne dépendent pas entièrement de la grâce de Dieu; aussi, persévérons dans la volonté de Dieu en toutes choses. Soyons obéissants, et le travail qu'Il nous donnera d'accomplir sera récompensé au temps fixé, lorsque le Seigneur Jésus dira: viens, fidèle serviteur tu as été jusqu'à la mort, je te donnerai donc la couronne de vie.(Apocalypse 2:10)

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 19 février 2017

Je viens à ton secours, par Charles H. Spurgeon

Je viens à ton secours, dit l’Éternel. Esaïe 41:14 

Ce matin écoutons le Seigneur Jésus parler à chacun de nos cœurs. "Je viens à ton secours. Ce n’est que peu de chose pour moi, ton Dieu, de te secourir, toi. Considère ce que j’ai déjà fait. Quoi! Ne pas te secourir? Pourquoi, t’ai-je racheté par mon sang? Quoi! Ne pas te secourir? Je suis mort pour toi; et si j’ai fait le plus, ne ferai-je pas le moins? Te secourir toi! C’est la moindre chose que je ferai jamais pour toi; j’ai fait plus, et veux faire plus. Avant que le monde fut je t’avais choisi. J’ai fait alliance avec toi. Je me suis dépouillé de Ma gloire et je devins un homme pour toi; j’ai donné ma vie pour toi; et si j’ai fait tout ceci, je te secourrai sûrement maintenant. En t’aidant, je suis en train de te donner ce que j’ai déjà payé pour toi, si tu as besoin de mille fois plus, je te le donnerai; tout ce dont tu as besoin, ce n’est rien pour moi de te l’accorder. Te secourir toi? Ne crains pas! S’il y avait une fourmi à la porte de ton grenier demandant du secours, ce ne serait pas te ruiner que de lui accorder une pleine main de ton blé; et tu n’es rien qu’un mince insecte à la porte de ma toute puissance. Je viens à ton secours." 

Ô mon âme, n’est-ce pas assez? As-tu besoin de plus de force que le Tout Puissant de la Sainte Trinité? Veux-tu plus de sagesse qu’il en existe dans le Père, et plus d’amour qu’il n’en déploie en son Fils, et plus de puissance qu’il n’en manifeste par l’action de son Esprit? Apporte ici ta cruche vide! Sûrement ce puits la remplira. Dépêche-toi, fais connaître tes besoins, et apporte-les ici …  tes vides, tes malheurs, tes besoins. Toutes les rivières de Dieu sont pleines pour te pourvoir; que peux-tu désirer d’autre? Vas mon âme, en ceci est ta puissance. L’Éternel Dieu est ton secours! 

Ne crains pas, je suis avec toi, oh ne sois pas confondu! Moi, je suis ton Dieu, et je veux encore t’apporter du secours.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 11 février 2017

Viens à mon secours, Seigneur!

Mon cœur est lourd. La souffrance a créée des ravages dans ma famille, et la terre n'est pour moi présentement qu'une vallée de larmes amères. Pourquoi? Pourquoi tant de questions, et si peu de réponses? Mais une chose est certaine; c'est que la souffrance doit finir quelque part. Je sais que nous ne sommes ici-bas que pour un peu de temps. Et parfois, je me demande: à quoi bon espérer en des jours meilleurs? Et il y a toujours les rayons du soleil levant qui viennent réchauffer mon cœur. Dans l'air tiède et calme, les oiseaux chantent. Ils chantent à la gloire de Dieu qui les a créés. J'aime à penser qu'ils chantent aussi pour tous ceux qui, comme moi, ont besoin de réconfort au moment de leur détresse. 
Une brise passe, et elle me rappelle que nous apparaissons tel un souffle ici-bas, et en un instant, nous disparaissons loin de la surface de ce globe. 
Les jours de pluie sont souvent maussades et tristes, et pourtant à travers cela, la vie s'épanouit. Le gazon devient plus vert, et les hommes et les bêtes y trouvent de quoi étancher leur soif. Est-il possible que de la tristesse puisse jaillir de la joie? Que de l'amertume puisse sortir la douceur? J'aime beaucoup ce verset biblique qui raconte que, lors de la sortie des Hébreux de l'Égypte qui les tenaient en esclavage, ils se trouvèrent un jour devant une étendue d'eau amère. Elle était tellement amère que personne ne pouvait la boire, et pourtant, le peuple était assoiffé. Moïse, qui guidait le peuple, cria à l'Éternel Dieu une prière, et Dieu lui répondit. Il lui indiqua de prendre tel bois, et de le jeter dans l'eau, et lorsque cela fut fait, l'eau devint douce, et chacun put en boire. Du milieu de mes moments difficiles, je reconnais pleinement qu'il m'est impossible de boire de cette eau amère par mes propres moyens. Mais qui a dit que je devais absolument la boire amère? Mon bois à moi, c'est le bois de la croix de Jésus-Christ! C'est Jésus qui a dit: "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos." Je me saisis donc de son sacrifice, non par ma bonté propre, mais à cause de Sa bonté et de Sa miséricorde, et j'ai confiance que, de mes eaux amères, il fera sortir de l'eau douce comme le miel. 

Seigneur Dieu tout-puissant, c'est avec un cœur contrit que je viens à Toi. Vois ma détresse, et entends ma supplication! Le malheur m'a encore atteint, et je suis accablé par les soucis et le chagrin. Jésus, lorsque Tu étais ici-bas, Tu ne restais pas insensible aux appels des malheureux et des indigents, et je sais que Tu n'as pas changé. Nous sommes comme l’herbe qui sèche, et la fleur qui tombe; mais Ta parole, ô Dieu, subsiste éternellement! C'est donc avec espérance que je m'approche de Toi afin d'obtenir le secours dont j'ai tant besoin. Éclaire mon intelligence, afin que je voie ta volonté à travers mes épreuves. Accorde-moi ta joie et ta paix, car je suis fatigué(e) de vivre dans la tourmente. Ô Dieu, s'il te plaît, recueille-moi dans le creux de Tes mains, car je veux me blottir en ta présence, comme le petit poussin sous les ailes de sa mère. Je t'en prie, fais-moi du bien, afin que je vive et que j'observe Ta parole. Ouvre mes yeux, afin que je contemple tes merveilles et que je reconnaisse la profondeur de Ton amour pour moi et mes proches. Tu nous as comblés de tes bénédictions, tu nous as unis, et je t'en remercie. C'est Toi qui donne la vie, et c'est encore Toi qui la reprends. Donne-moi de me soumettre à Ta volonté et d'accepter ce que, par mes propres moyens, je ne puis comprendre. Je te remercie, Jésus, parce que Tu es mon secours. Tu es mon confident, mon ami fidèle. En Toi je place mon espérance, et je sais que je ne serai pas déçu. Oui Tu es vivant, Tu es au-dessus de tout, et Tu as autorité sur toutes choses. Tu fais chaque chose bonne en Ton temps, et je crois aujourd'hui plus que jamais que la coupe d'eau amère qui était à mes lèvres devient une eau douce, car Tu as dit: "Ne crains rien, car je suis avec toi; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante". Et encore: "Si tu traverses les eaux, je serai avec toi; et les fleuves, ils ne te submergeront point; si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, et la flamme ne t’embrasera pas, car je suis l'Éternel ton Dieu". Quelles belles promesses auxquelles je m'accroche, merci, parce que Tu me fais du bien! Tu as soulagé mon âme affligée, tu m'as redonné le courage et la force de continuer d'avancer, un jour à la fois. À travers la nué, je contemple la gloire de mon Dieu, qui fait pleuvoir sur moi une pluie de bénédiction. Oui, Tu me fais reposer dans des prés verdoyants, et même si j'ai à traverser la vallée de l'ombre de la mort, je ne craindrai rien, parce que Tu es avec moi. Merci mon Dieu, merci Jésus, parce que Tu m'as accordé la paix que j'ai tant cherché. Toujours Tu me portes, jamais Tu ne dors, oui Seigneur, mon secours est en Toi! Merci mon Dieu, merci Jésus, Amen!