vendredi 24 février 2017

Travaillez à votre salut...

Philippiens 2:12-13 "Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent; car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir."

Que de discussions ont été faites sur ces deux versets! Et souvent aussi, ô comme elles ont été vaines! Car pourquoi devons-nous absolument faire une distinction entre le "travaillez à votre salut avec crainte et tremblement", et le "c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire"? Pourquoi ces deux phrases ne pourraient-elles pas être complémentaires? 

En Jean 6: 28, nous lisons que les Juifs demandèrent à Jésus : "Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu?" Et Jésus leur répondit: "L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé." C'est-à-dire croire en Jésus. Ça, c'est la première œuvre que Dieu attend de nous, mais c'est aussi et d'abord son œuvre première en nous. Nous avons donc la responsabilité de croire en Jésus par la foi, mais nous le pouvons seulement à cause de Dieu, qui nous en a d'abord donné la possibilité. 

Aussi, après avoir cru en Jésus, marchant avec lui par la foi, nous devons vivre comme il a vécu. 1 Jean 2 verset 6 nous dit que celui qui dit qu’il demeure en Jésus doit marcher aussi comme il a marché. Cela ne se fait pas sans effort et sacrifice. Nous lisons en Philippiens 2 : 3-8 comment Jésus a marché, et l'apôtre Paul nous y exhorte à agir de la même manière que Lui. Ce n'est donc pas surprenant que nous lisions au verset 12 du même chapitre de "travailler à notre salut avec crainte et tremblement". Nous devons posséder cette sainte crainte de déplaire à Dieu, ayant en nous la haine du mal. Nous comprenons que l'apôtre Paul, avec ces quelques mots,  nous indique que ce doit être là une préoccupation constante. C'est lui qui dira en Romains 8: 8 que ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. Nous devons donc vivre comme Jésus, en accomplissant la volonté de l'Esprit de Dieu. Mais il nous est impossible de vivre comme Jésus a vécu par nous-même, c'est au-delà de nos forces. C'est pourquoi Dieu, qui, par sa grâce, nous a littéralement donné la vie lorsque nous avons cru en Jésus, nous donnera également de pouvoir tout abandonner pour le suivre. En Marc 8: 34, nous lisons en effet : "Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive." Il est clair qu'il y aura des épreuves sur le chemin du chrétien, mais un serviteur est-il plus grand que son maître? C'est bien la raison pour laquelle il ne doit plus y avoir d'attaches terrestres liant l'enfant de Dieu à ce monde appelé à disparaître. Il lui sera ainsi beaucoup plus aisé d'entendre l'Esprit de Dieu lui dicter sa sainte volonté.  

Travailler à notre propre salut, c'est aussi travailler au salut des autres, c'est là le plan de salut de Dieu! Souvenons-nous du "renonce à toi-même" de Jésus. Nous avons donc le devoir de marcher avec Jésus, par la foi, et ce faisant, Il nous donnera de travailler avec Lui pour la gloire de Dieu. Veillons en cela avec une entière persévérance, priant les uns pour les autres, venant en aide à ceux qui sont dans le besoin, spirituellement et matériellement. Nos œuvres ne valent rien si elles ne dépendent pas entièrement de la grâce de Dieu; aussi, persévérons dans la volonté de Dieu en toutes choses. Soyons obéissants, et le travail qu'Il nous donnera d'accomplir sera récompensé au temps fixé, lorsque le Seigneur Jésus dira: viens, fidèle serviteur tu as été jusqu'à la mort, je te donnerai donc la couronne de vie.(Apocalypse 2:10)

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 19 février 2017

Je viens à ton secours, par Charles H. Spurgeon

Je viens à ton secours, dit l’Éternel. Esaïe 41:14 

Ce matin écoutons le Seigneur Jésus parler à chacun de nos cœurs. "Je viens à ton secours. Ce n’est que peu de chose pour moi, ton Dieu, de te secourir, toi. Considère ce que j’ai déjà fait. Quoi! Ne pas te secourir? Pourquoi, t’ai-je racheté par mon sang? Quoi! Ne pas te secourir? Je suis mort pour toi; et si j’ai fait le plus, ne ferai-je pas le moins? Te secourir toi! C’est la moindre chose que je ferai jamais pour toi; j’ai fait plus, et veux faire plus. Avant que le monde fut je t’avais choisi. J’ai fait alliance avec toi. Je me suis dépouillé de Ma gloire et je devins un homme pour toi; j’ai donné ma vie pour toi; et si j’ai fait tout ceci, je te secourrai sûrement maintenant. En t’aidant, je suis en train de te donner ce que j’ai déjà payé pour toi, si tu as besoin de mille fois plus, je te le donnerai; tout ce dont tu as besoin, ce n’est rien pour moi de te l’accorder. Te secourir toi? Ne crains pas! S’il y avait une fourmi à la porte de ton grenier demandant du secours, ce ne serait pas te ruiner que de lui accorder une pleine main de ton blé; et tu n’es rien qu’un mince insecte à la porte de ma toute puissance. Je viens à ton secours." 

Ô mon âme, n’est-ce pas assez? As-tu besoin de plus de force que le Tout Puissant de la Sainte Trinité? Veux-tu plus de sagesse qu’il en existe dans le Père, et plus d’amour qu’il n’en déploie en son Fils, et plus de puissance qu’il n’en manifeste par l’action de son Esprit? Apporte ici ta cruche vide! Sûrement ce puits la remplira. Dépêche-toi, fais connaître tes besoins, et apporte-les ici …  tes vides, tes malheurs, tes besoins. Toutes les rivières de Dieu sont pleines pour te pourvoir; que peux-tu désirer d’autre? Vas mon âme, en ceci est ta puissance. L’Éternel Dieu est ton secours! 

Ne crains pas, je suis avec toi, oh ne sois pas confondu! Moi, je suis ton Dieu, et je veux encore t’apporter du secours.

Par Charles H. Spurgeon

samedi 11 février 2017

Viens à mon secours, Seigneur!

Mon cœur est lourd. La souffrance a créée des ravages dans ma famille, et la terre n'est pour moi présentement qu'une vallée de larmes amères. Pourquoi? Pourquoi tant de questions, et si peu de réponses? Mais une chose est certaine; c'est que la souffrance doit finir quelque part. Je sais que nous ne sommes ici-bas que pour un peu de temps. Et parfois, je me demande: à quoi bon espérer en des jours meilleurs? Et il y a toujours les rayons du soleil levant qui viennent réchauffer mon cœur. Dans l'air tiède et calme, les oiseaux chantent. Ils chantent à la gloire de Dieu qui les a créés. J'aime à penser qu'ils chantent aussi pour tous ceux qui, comme moi, ont besoin de réconfort au moment de leur détresse. 
Une brise passe, et elle me rappelle que nous apparaissons tel un souffle ici-bas, et en un instant, nous disparaissons loin de la surface de ce globe. 
Les jours de pluie sont souvent maussades et tristes, et pourtant à travers cela, la vie s'épanouit. Le gazon devient plus vert, et les hommes et les bêtes y trouvent de quoi étancher leur soif. Est-il possible que de la tristesse puisse jaillir de la joie? Que de l'amertume puisse sortir la douceur? J'aime beaucoup ce verset biblique qui raconte que, lors de la sortie des Hébreux de l'Égypte qui les tenaient en esclavage, ils se trouvèrent un jour devant une étendue d'eau amère. Elle était tellement amère que personne ne pouvait la boire, et pourtant, le peuple était assoiffé. Moïse, qui guidait le peuple, cria à l'Éternel Dieu une prière, et Dieu lui répondit. Il lui indiqua de prendre tel bois, et de le jeter dans l'eau, et lorsque cela fut fait, l'eau devint douce, et chacun put en boire. Du milieu de mes moments difficiles, je reconnais pleinement qu'il m'est impossible de boire de cette eau amère par mes propres moyens. Mais qui a dit que je devais absolument la boire amère? Mon bois à moi, c'est le bois de la croix de Jésus-Christ! C'est Jésus qui a dit: "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos." Je me saisis donc de son sacrifice, non par ma bonté propre, mais à cause de Sa bonté et de Sa miséricorde, et j'ai confiance que, de mes eaux amères, il fera sortir de l'eau douce comme le miel. 

Seigneur Dieu tout-puissant, c'est avec un cœur contrit que je viens à Toi. Vois ma détresse, et entends ma supplication! Le malheur m'a encore atteint, et je suis accablé par les soucis et le chagrin. Jésus, lorsque Tu étais ici-bas, Tu ne restais pas insensible aux appels des malheureux et des indigents, et je sais que Tu n'as pas changé. Nous sommes comme l’herbe qui sèche, et la fleur qui tombe; mais Ta parole, ô Dieu, subsiste éternellement! C'est donc avec espérance que je m'approche de Toi afin d'obtenir le secours dont j'ai tant besoin. Éclaire mon intelligence, afin que je voie ta volonté à travers mes épreuves. Accorde-moi ta joie et ta paix, car je suis fatigué(e) de vivre dans la tourmente. Ô Dieu, s'il te plaît, recueille-moi dans le creux de Tes mains, car je veux me blottir en ta présence, comme le petit poussin sous les ailes de sa mère. Je t'en prie, fais-moi du bien, afin que je vive et que j'observe Ta parole. Ouvre mes yeux, afin que je contemple tes merveilles et que je reconnaisse la profondeur de Ton amour pour moi et mes proches. Tu nous as comblés de tes bénédictions, tu nous as unis, et je t'en remercie. C'est Toi qui donne la vie, et c'est encore Toi qui la reprends. Donne-moi de me soumettre à Ta volonté et d'accepter ce que, par mes propres moyens, je ne puis comprendre. Je te remercie, Jésus, parce que Tu es mon secours. Tu es mon confident, mon ami fidèle. En Toi je place mon espérance, et je sais que je ne serai pas déçu. Oui Tu es vivant, Tu es au-dessus de tout, et Tu as autorité sur toutes choses. Tu fais chaque chose bonne en Ton temps, et je crois aujourd'hui plus que jamais que la coupe d'eau amère qui était à mes lèvres devient une eau douce, car Tu as dit: "Ne crains rien, car je suis avec toi; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante". Et encore: "Si tu traverses les eaux, je serai avec toi; et les fleuves, ils ne te submergeront point; si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, et la flamme ne t’embrasera pas, car je suis l'Éternel ton Dieu". Quelles belles promesses auxquelles je m'accroche, merci, parce que Tu me fais du bien! Tu as soulagé mon âme affligée, tu m'as redonné le courage et la force de continuer d'avancer, un jour à la fois. À travers la nué, je contemple la gloire de mon Dieu, qui fait pleuvoir sur moi une pluie de bénédiction. Oui, Tu me fais reposer dans des prés verdoyants, et même si j'ai à traverser la vallée de l'ombre de la mort, je ne craindrai rien, parce que Tu es avec moi. Merci mon Dieu, merci Jésus, parce que Tu m'as accordé la paix que j'ai tant cherché. Toujours Tu me portes, jamais Tu ne dors, oui Seigneur, mon secours est en Toi! Merci mon Dieu, merci Jésus, Amen!

samedi 4 février 2017

Seigneur, règne sur nous!

Jean 15: 12 "C'est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés."

Aujourd'hui, nous nous adressons à notre grand Dieu, notre puissant Dieu! Notre désir est de vivre dans la lumière et dans la vérité.
Dieu notre Père, Père du ciel et de la terre, Père de tous ceux qui ont accepté de se laisser sauver par notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, qui vit au règne des siècles et des siècles pour toujours, amen.

Jésus, nous implorons ta pitié; regarde notre supplication, protège les familles unies, que l'Amour que tu nous as apporté remplisse chacun de nos cœurs. Aide-nous Jésus, à nous aimer avec ardeur les uns les autres, et que nous soyons plein de pitié et de tendresse. Accorde-nous ta douceur! Que nos regards se croisent, que notre sourire soit facile, qu'il soit un signe véritable de l'amour et la patience que tu as pour chacun de nous.
Nous te supplions, Seigneur Jésus, d'avoir pitié de nous, accorde-nous ta joie, ta grâce et ta paix.    

Seigneur Jésus-Christ, nous intercédons pour tous ceux qui ont perdu un être cher. Jésus, tu vois et entend leur douleur. Apporte la paix dans les cœurs de tous ceux qui sont victimes de la guerre. Toi seul sait combien côtoient le désespoir. Pourtant Jésus, tu es venu nous apporter la paix sur la terre, avec des lois et des préceptes, ce commandement : Tu ne tueras point. Ce commandement est rejeté ici-bas, car les hommes ont soif de dominer les uns sur les autres, oubliant qu'ils sont tous sous la domination de leur Créateur auquel ils devront rendre des compte un jour. Les hommes répandent le mal et la haine plutôt que de partager l'amour que Dieu a pour chaque être humain. Cela ne peut plus durer! Seigneur Jésus, nous te supplions de toucher les cœurs les plus endurcis. Manifeste ton autorité. sur chaque individu, établis ta justice, et règne sur nous en Roi et Maître. Tu es notre Roi, tu es le Seigneur de Gloire.
Merci Jésus, de toujours protéger ceux qui t'appartiennent. Rends-les capable de donner un exemple parfait, et que tous vivent comme tu as vécu.  

Seigneur Jésus, tu as reçu tous les pouvoirs du Père de régner sur cette terre. Que ta volonté se fasse en nous, et ce sera la sérénité, la joie et la paix, alléluia, Amen!

samedi 28 janvier 2017

Prière pour notre jeunesse

"Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur: je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cœur; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple" (Hébreux 8:10).

Dieu Tout-Puissant, cela est écrit dans Ta parole, et c'est la prière que nous t'adressons pour notre jeunesse. Tu les connais tous par leur nom, même ceux qui sont au plus mal et qui se sentent seul au monde. Jésus, Tu vois ces victimes innocentes. Ils sont nombreux dans cette jeunesse à être fatigués de porter un lourd fardeau. Accorde-leur du repos en ton Puissant Nom béni. Tu peux, Jésus, devenir leur Sauveur, afin qu'ils puissent ressentir la joie de Te connaître comme leur Seigneur et Sauveur personnel. Seigneur Jésus, Tu vis éternellement, et il n'y a que par Toi qu'ils puissent recevoir la vraie paix et l'amour que Tu es venu leur apporter.  

Il est possible aujourd'hui de venir ou de revenir à Dieu. Ce Dieu de justice, d'amour, de pitié et de miséricorde vit depuis toujours et pour toujours. Sans Son amour, tout est perdu. Mais gloire à Dieu, par Jésus-Christ, tout est possible! Merci Jésus d'être vivant! Gloire à ton Saint nom, Jésus, car Ta bonté dure à toujours! 

Vous tous jeunes hommes et jeunes femmes, venez au Seigneur Jésus-Christ, et vous ne serez pas déçus. La Bible le dit: Jésus peut guérir les corps malades, les cœurs désespérés, les handicapés et les prisonniers. Jésus est le sentier qui mène à la vie bienheureuse et éternelle. Dites-lui simplement: Jésus, je te demande pardon pour mes péchés; s'il te plaît, donne-moi Ta lumière, car sans elle je ne peux rien faire. Merci puissant Dieu, merci Jésus, Lumière du monde. Tu es puissant, plus puissant que les ténèbres qui m'enveloppent, merci, parce que Tu es le Rocher sur lequel je peux m'appuyer au temps de ma détresse. Merci Jésus, de Ta bonté, merci parce qu'en Toi je peux me confier en tout temps. Oui, je viens à Toi, et en Toi je place toute ma confiance; mon secours vient de Toi seul. Merci Dieu le Père, merci Dieu le Fils et merci Dieu le Saint-Esprit, Amen.

Seigneur, veuille bénir cette jeunesse, dans le précieux nom de Jésus, Amen. 

samedi 21 janvier 2017

Mais moi je recours à la prière, par Charles H. Spurgeon

Mais moi je recours à la prière. (Psaumes 109:4)

Des langues mensongères s’affairaient contre la réputation de David, mais il ne se défend pas lui-même; il remet son cas à la plus haute cour, et le plaide devant le grand Roi Lui-même. La prière est la méthode la plus sûre pour répliquer aux paroles de haine. Le Psalmiste a prié d’une façon qui était loin d’être celle d’un être au cœur froid. Il s’est donné à cette pratique; il a lancé son âme et tout son cœur dans cet effort, tendant chaque nerf et chaque muscle, de même que Jacob le fit lorsqu’il a lutté avec l’ange. C’est ainsi, et seulement ainsi, que n’importe lequel d’entre nous aura accès au trône de la Grâce. Comme une ombre qui n’a aucune puissance puisqu’il n’y a aucune substance en elle, il en est de même d’une supplication dans laquelle le Moi-propre d’un homme n’est pas parfaitement présent dans une faveur déchirante et dans un désir ardent. Cette prière demeurera tout à fait inefficace, car il y manque de ce qui lui donnerait de la force. Une prière fervente est comme un canon pointé sur les portes des cieux, elle peut les faire voler en éclats. Le défaut le plus fréquent pour la plupart d’entre nous est notre empressement à céder aux distractions. Nos pensées vagabondent, çà et là, et nous ne faisons que peu de progrès à l’égard du but souhaité. Semblable au mercure, notre esprit ne se fixe pas, mais il roule en liberté, hors du chemin, de-ci de-là. Combien ce mal est grand! Cela nous fait du tort, et ce qui est pire, c’est une insulte à notre Dieu. Que penserions-nous d’un pétitionnaire qui, pendant la durée de son audience avec un prince se mettrait à jouer avec une plume ou à attraper une mouche? 

La durée et la persévérance sont incluses dans l’expression du texte que nous méditons. David ne crie pas une fois pour ensuite retomber dans le silence; sa sainte clameur était continue, jusqu’à ce que la bénédiction soit venue. Une prière ne doit pas être une œuvre faite au hasard, mais notre affaire quotidienne, notre habitude, notre vocation. De même que les artistes se livrent totalement à leur ouvrage, s’abandonnent à leur art, que les poètes sont plongés dans leurs créations, nous devons nous immerger totalement dans la prière. Nous devons vivre dans cette prière comme dans notre élément, et ainsi prier sans cesse. 

Seigneur enseigne-nous à prier ainsi, pour que nous puissions devenir de plus en plus efficaces dans nos supplications. 

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 15 janvier 2017

Vices cachés

Vous voulez acheter une maison. Vous la faite inspecter et tout semble beau. Selon l'inspecteur, vous n'avez aucun argument de négociation; cette maison vaut réellement le prix demandé, peut-être même plus. Vous l'achetez. Moins d'un an plus tard, vous ne vivez  même plus dans cette maison parce qu'elle est remplie de moisissure et votre santé est menacée. De nouveau, vous faites inspecter la maison; verdict: il faut la démolir, et la reconstruire. 

Avant de connaître Jésus, nous marchions dans l'insouciance, nous péchions sans remords et nous croyions pourtant que nous étions sans failles. C'est l'équivalent de la maison qui semble belle et sans défauts. Mais lorsque nous commençons à marcher avec Jésus, et que nous ouvrons la Bible; lorsque nous passons l'inspection divine, le verdict tombe: tu dois être démoli, et te laisser rebâtir par Christ. Tu ne peux pas continuer tel que tu es, car tu t'en vas à la ruine. 

Peut-être direz-vous: comment cela se fait-il? Dieu aurait-Il commit une erreur en me créant tel que je suis? Non. Mais nous avons nous-mêmes corrompu ce que Dieu a créé. Ce que Dieu fait est parfait, mais pouvons-nous en dire autant de nous-mêmes? "Tous sont égarés, tous sont pervertis; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul (Psaumes 14:3). Jésus parlera justement de maisons dans Sa parabole en Matthieu 7. Si nous ne sommes pas bâtis sur le Roc, alors nous sommes semblables à la maison d'un insensé qui a bâti sa maison sur du sable. Cette maison saura-t-elle résister aux forts vents et aux inondations? Certainement pas, car elle n'a pas de solide fondation. Nos vies sont comme cette maison, si Christ n'est pas le fondement de notre existence. Où sont nos valeurs? Vers quoi, vers qui nos pensées se tournent-elles la plupart du temps? Étudions notre conduite, à la lumière de la parole de Dieu, et nous trouverons si nos belles paroles sont vraies, ou si elles ne valent pas plus qu'un tambour battant la mesure de façon désordonnée!  

N'ayons pas l'orgueil de vouloir marcher avec Christ tout en continuant à tout gérer selon nos propres moyens. Ne nous contentons surtout pas d'apparences de piété, mais construisons sur le Roc solide, inébranlable qu'est Jésus. Soyons de l'argile malléable dans la main de Dieu. L'argile ne dira jamais au potier comment elle doit être façonnée, et dans quel but. L'oeuvre de Dieu est parfaite, mais le péché du premier homme fait en sorte que nous avons tous des vices cachés dans nos vies. Laissons Dieu nous les montrer, laissons-le nous corriger et faire disparaître du milieu de nous ce qui n'est pas de Son royaume céleste. Il nous donnera Lui-même la force de lui obéir et d'attendre patiemment dans les preuves qu'Il ait fini de nous façonner. Il ne peut rien faire pour ceux qui sont rebelles à ses appels. "Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend; car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment: c’est comme des fils que Dieu vous traite; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils" (Hébreux 12: 5-8).

Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous lisons ces versets, mais quoi; serions-nous plus grands que ceux qui nous ont précédés? Il est vrai que le christianisme moderne tend à rendre insipide le message biblique en ce qu'il n'enseigne plus toute la vérité, mais qu'une partie de la vérité que les gens veulent bien entendre. Mais nous savons pourtant que "si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre (Apocalypse 22:19), (Matthieu 5:19).

Nous ne sommes pas des petits dieux. Nous ne dominons pas sur un royaume quelconque. Nous devons accepter une fois pour toutes que, notre vie durant, Dieu aura à nous façonner afin de nous rendre semblable à Lui. La manière dont Il s'y prendra Lui importe seul. Comprenons que nous ne pouvons pas entrer dans Son royaume de gloire avec nos vices, aussi cachés soient-ils (Matthieu 22:11-14). Nous devons être complètement purifiés, sanctifiés par l'oeuvre de la croix, par le sang versé par amour pour nous. Qu'il nous suffise de nous rappeler que Jésus n'a pas été pourchassé et soumis à la mort. Il a lui-même soumis la mort, car le Père l'a ramené là-haut dans la gloire et l'a rétabli dans toute Sa splendeur. C'est bien la raison pour laquelle nous ne croyons pas en vain, et que nous n'espérons pas en vain. À chaque jour que Dieu nous prête la respiration, nous renouvelons cette prière, dans le précieux nom de Jésus: Père, prend la place qui te reviens en moi; fais de moi ce que Tu voudras, brise-moi, brise le vase imparfait que je suis, et rebâti-moi par ta gloire; pour ta gloire. Amen. 

"Cette parole est certaine: si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui" (2 Timothée 2:11-12). 

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 7 janvier 2017

Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi...

Matthieu 10 :37: "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi".

Luc 14:26 : "Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple."

Ce que Jésus dit ici a été interprété de toutes sortes de manières depuis des centaines d'années. Demandons au Saint-Esprit de venir nous éclairer, afin de bien comprendre ce que Jésus attend de nous, et surtout, de mettre en pratique ses exigences!

Tout d'abord, lorsque nous lisons Matthieu 10, nous constatons que ce chapitre traite entre autre de la mission des douze apôtres. Jésus se promenait de villes en villages et enseignait. Ses disciples le suivaient. Un jour, il les réunit tous et leur donna une mission: allez vers les brebis perdues d'Israël; enseignez-leur que le royaume des cieux est proche; guérissez les malades, chassez les démons! Il leur dira également de n'emporter ni or, ni argent, ni sac de voyage, bref, il veut qu'ils apprennent à placer leur confiance en Dieu seul, en ne s'appuyant pas sur ce qui est terrestre. Jésus leur enseignera à agir simplement: si vous êtes reçu quelque part, restez-y, mais si l'on ne vous reçoit pas, n'insistez pas et allez voir ailleurs. Il leur dira au verset 16: "je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes." Il leur enseigne que les hommes les rejetteront, ils seront livrés aux tribunaux, et au verset 21 il dira: "le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir." Il leur enseignera également que le serviteur n'est pas plus grand que le maître, et que, comme le maître a été rejeté et persécuté, les disciples le seront aussi. Il poursuivra en disant de ne pas craindre ceux qui peuvent tuer le corps, mais de craindre Dieu seul. Il donne encore une fois une indication claire de sa volonté: n'attachons pas trop d'importance aux choses d'ici-bas, voire même à notre propre corps, car tout cela est appelé à disparaître, mais ce qui doit être à la première place dans nos vies doit être Dieu. La suite logique est la suivante: "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi." Si Dieu est à la première place, il est normal que ce qui est terrestre soit derrière Lui. Mais attention! 1 Jean 2:9-11 nous dit: "Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui. Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux." Et encore, en 1 Timothée 5:8 : "Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle." Et en 1 Jean 4:20 : "Si quelqu’un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ?

 Y aurait-il donc contradiction biblique? Non!



Jésus parlait énormément en parabole, et, si nous n'avons pas l'intelligence de comprendre ses enseignements, nous tordrons le sens de ses paroles. Lorsqu'en Matthieu 18:8, il dit de couper notre main ou notre pied s'ils sont pour nous une occasion de chute, nous comprenons aisément qu'il ne voulait pas dire de prendre une scie et de nous couper un membre. Pourtant, de nombreux ignorants ne comprenant pas le sens de cette parabole l'ont appliqué littéralement et ont ainsi fait souffrir beaucoup de gens, un père coupant ainsi la main de son propre fils. Celui qui veut demeurer ignorant, car trop orgueilleux pour demander la sagesse à Dieu, ne pourra jamais comprendre le sens des Écritures. Prions avec humilité, n'hésitons jamais à demander au Seigneur la sagesse de comprendre Sa parole, et remercions le afin qu'Il nous corrige, qu'Il nous émonde et que nous portions du fruits (Jean 15:2).  

En Luc 14:26, lorsqu'il est écrit que si quelqu'un va à Jésus sans haïr sa parenté; il ne peut pas être son disciple, Jésus ne dit pas d'haïr les personnes de nos propres famille, même si certains d'entre eux nous détestent. Lui-même nous exhortera au cours de son fameux sermon sur la montagne à ne pas haïr ceux qui se font nos ennemis, mais à prier pour eux et à leur faire du bien (Matthieu 5:44). Donc, même si les membres de notre famille nous rejettent, cela ne nous donne pas le droit de les haïr pour autant! Jésus veut simplement dire ici: haïssez leurs péchés, car leurs péchés ne sont pas compatibles avec votre marche avec Dieu. Psaumes 97:10 nous dit d'ailleurs à ce sujet: "Vous qui aimez l’Éternel, haïssez le mal!" Nous lisons également en 1 Jean 2:15-16: " N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde." Jude 1:21-23 nous dit également: "maintenez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. Reprenez les uns, ceux qui contestent; sauvez-en d'autres en les arrachant du feu; et pour d'autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu'à la tunique souillée par la chair." En aucun moment, il n'est dit ici d'haïr ces gens, mais de nous maintenir dans l'amour de Dieu! Le fait de nous maintenir dans cet amour nous remplira de pitié pour les perdus. Nous haïrons l'oeuvre de l'ennemi dans leur vie, nous haïrons la laideur du péché qui détruit au lieu de bâtir, qui abaisse plutôt que de relever, mais en aucun temps Dieu nous demande d'haïr et de renier notre prochain, à moins que ces derniers n'ait péché contre le Saint-Esprit, péché pour lequel il n'existe aucun pardon. L'Éternel exigera ainsi au prophète Samuel de cesser de pleurer sur le roi Saül, car il avait franchi une ligne que Dieu seul connaît, et pour lui, il n'existait plus de route de retour (1 Samuel 16:1). 

S'il doit y avoir des frictions, et il y en aura certainement, car les pécheurs n'aiment pas la compagnie des enfants de Dieu, elles se feront naturellement. L'enfant de Dieu ne doit pas forcer ces choses-là. À partir du moment où les gens autour de nous ne veulent pas accepter Christ, ils nous renieront eux-mêmes. Lorsqu'ils verront que nous ne nous vautrons plus dans la boue du péché, comme nous le faisions avant de connaître la vérité en Christ, certains diront du mal de nous. Ils nous souhaiterons la prison, voire même la mort. Dans certains pays sous l'emprise de l'islam, il est inconcevable qu'un membre de la famille devienne chrétien. Il est automatiquement traité comme un paria, et il risque la mort. Pourtant, si vous parlez à ces chrétiens, ils n'ont pas une once de haine envers leur famille, qui pourtant les maltraitent et souvent, les cherchent pour les faire mourir. Comprenons ceci: il est totalement impossible pour un véritable enfant de Dieu de détester son prochain, car l'amour de Dieu qui est en lui le lui interdit. L'amour de Dieu et la haine sont comme le feu et l'eau, le froid et le chaud. C'est un ou l'autre, il ne peut y avoir de place pour les deux en nous. C'est la raison pour laquelle, du milieu de toute la haine dont les hommes sont capables, des chrétiens authentiques posent des gestes d'amour envers ceux qui se font leurs ennemis. Ils répondent à la haine par l'amour, ils intercèdent auprès de Dieu pour le salut de ces âmes qui sont aussi précieuses à leurs yeux que la leur. 

Pourtant, nous avons vu plusieurs chrétiens, ou disons-le, supposés chrétiens, renier des membres de leur propre famille simplement parce que ces derniers vont à une autre église que la leur! Que pouvons-nous dire à ce sujet, sinon que ce ne sont pas encore de véritables enfants de Dieu? Ils ne connaissent pas Son amour; ils sont remplis d'un vain orgueil! Pour eux, la bannière au-dessus de la porte de leur église importe plus que la bannière de Christ. Ils se font un dieu de leur pasteur, qui est humain, et Dieu n'aime pas que nous placions notre confiance en les hommes, quels qu'ils soient (Jérémie 17:5) et/ou de leur propre ventre, et ils n'ont aucun intérêt à mettre en pratique la parole de Dieu, s'ils la lisent. Le slogan de l'église catholique est: "Hors de l'Église catholique, point de salut". Ce slogan est désormais répandu parmi de nombreuses personnes, de quelque allégeance qu'ils soient. "Hors de mon église, point de salut". Dieu lui-même ne peut pas mettre un frein à l'orgueil de ces pauvres gens, parce qu'ils ne lui demandent pas d'intervenir. Ils se voient parfaits, au-dessus de tout, de tout le monde. Ils se donnent le droit de juger l'un et l'autre, mais ils jugent leur prochain avec leur nature pécheresse. Ils ne peuvent pas juger selon l'Esprit de Dieu, parce qu'il n'habite pas en eux. Ils tiennent rancune pendant des années pour des choses totalement inoffensives, ne se conformant pas à la Bible qui nous enseigne pourtant de pardonner. Ce sont souvent ceux-là qui se vantent que Dieu leur parle à toute heure du jour ou de la nuit. Pourtant, Il n'a même pas de place où habiter en eux tellement ils sont déjà remplis et satisfaits d'eux-mêmes! Comment pourrait-Il leur parler? Ne commencerait-Il pas par les reprendre et les ramener sur le droit chemin? Mais ils n'ont que faire de la justice de Dieu, et ils oublient que Jésus seul est au-dessus de tout. Par leurs agissements, ils se placent toujours au-devant de Jésus. Dans leur vie, leur témoignage ne transpire que l'orgueil qui les dévore. Le moi, moi, moi est omniprésent. Ils se citent eux-mêmes comme étant un exemple quasi parfait, mais les fruits qu'ils portent prouvent qu'ils ne sont pas de Dieu. Ces gens-là tordent le sens des Écritures afin de les adapter à leur vie hypocrite. Ils sont des ambassadeurs pour leur propre cause, pour leur propre royaume. Pourtant, en tant que chrétiens, ne devons-nous pas être des ambassadeurs de Christ? Notre prière ne doit-elle pas être que nous soyons, en tout lieu et en tout temps, qu'un simple doigt qui pointe vers Jésus? (1 Corinthiens 10:31) Le moi doit s'effacer, et Christ doit prendre place. Le vieil homme et ses agissements doivent disparaître, et un tout nouvel homme doit prendre place (Matthieu 9:16; Éphésiens 4:22-24).

Non, Jésus ne nous demandera jamais d'haïr et de renier notre prochain. À cause d'une mauvaise compréhension des enseignements de Jésus, ce verset a été trop souvent utilisé pour démolir les uns et les autres. Le diable s'est servi de ces versets pour diviser, afin de mieux régner! Pendant ce temps, l'amour de Dieu ne peut pas habiter dans les hommes, trop occupés qu'ils sont à poursuivre leurs propres intérêts. N'oublions pas que Jésus n'ira jamais contre Sa propre parole! Haïssons les péchés, mais prions pour les pécheurs. N'en sommes-nous pas un nous-mêmes? Ne laissons pas la haine et la division régner parmi nous, car le chrétien doit au contraire s'efforcer d'être en paix avec tout le monde, dans la mesure du possible (Romains 12:18). Nous sommes supposés être des lumières dans un monde de ténèbres; prenons donc garde que cette lumière ne soit ténèbres (Luc 11:35). Comprenons simplement que rien au monde, même pas le supposé amour d'un parent ou d'un ami, ne doit nous mener à agir contre la volonté de Dieu. Si l'amour, ou supposé amour de nos proches nous met dans une position où nous serions forcés de choisir entre ce qu'ils demandent de faire et ce que Christ attend de nous; entre le monde et le royaume de Dieu, nous ne devrons pas hésiter; ce  devra être Christ. Car l'amour véritable qui doit unir une famille attirera les membres de cette famille à Dieu, (et ne les en éloignera certainement pas!) et la seule bannière qui sera importante pour eux sera celle de Christ. Peu importe la distance, les succès et les échecs, ou même la bannière au-dessus de la porte de leur église respective, une seule chose unira ces gens; l'amour et la passion pour le royaume de Dieu, ainsi que le pardon reçu de Dieu par le précieux sang de Jésus. Ne laissons pas de religion s'implanter en nous. Nous n'y trouverons qu'amères déceptions. L'apôtre Paul parlera en 2 Timothée 3 de ces gens qui auront une apparence de piété, et en quelque sorte, ils se feront une religion de conserver cette apparence intacte, mais au fond d'eux-mêmes, ces gens-là renient Christ en ce qu'ils ne lui laissent aucune souveraineté sur leur vie. L'apôtre Jacques nous explique en Jacques 4 que les querelles et les divisions qui surviennent parmi les chrétiens viennent du fait qu'ils vivent encore selon la chair, et en conséquence, ils ont des désirs qui ne sont pas ceux de Dieu. Vivons-donc une relation vivante avec Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Laissons-le nous transformer totalement dans l'intelligence; n'ayons pas l'orgueil de ne même plus demander à Dieu de nous montrer nos manquements, afin que nous les corrigions, et de nous laisser corriger par Lui. Jésus l'a dit; Il est le cep, et le Père est le vigneron. Nous ne sommes que les sarments. Il a bien dit lui-même, en Jean 15: 2, que "tout sarment qui est en moi, qui ne porte pas de fruit; il le retranche". Prenons garde de n'être pas des sarments sur le cep, prétendant croire en Jésus, mais nous contentant de porter un autre fruit, de brûler d'un autre feu, d'offrir un autre sacrifice qui ne plaît pas à Dieu. Avec humilité, restons aux pieds de Jésus. Que nous ayons un an, dix ans ou quarante ans de vie chrétienne, nous ne serons toujours que de simples ambassadeurs du royaume de Dieu, et nous ne sommes supérieurs à personne. La récompense est la même pour tout le monde, selon la mesure de sa foi, et ceux qui se croiront les premiers ici-bas risquent bien d'être les derniers devant la face du Seigneur, car leur orgueil ne leur sera d'aucun secours (Matthieu 20:1-16). 

Prions.

Seigneur Dieu, nous voulons d'abord te remercier pour Ta parole, pour cet océan de connaissance dans lequel nous pouvons plonger nos regards, la Bible. Mais s'il te plaît, par ton Esprit, accorde-nous la sagesse de comprendre ce que nous lisons, afin que jamais nous ne tordions le sens de Tes paroles, et que nous ne soyons pas un objet de scandale pour quiconque. Au contraire, nous voulons être comme un sacrifice d'agréable odeur, comme un aimant qui attire les perdus et désespérés à Toi. Mais Tu vois nos faiblesses. Elles sont grandes, et si elles ne sont pas mises en bride, elles ne cessent de nous éloigner de Toi. L'orgueil de nous prendre pour des petits dieux combat fortement en nous, et nous peinons à comprendre à quel point nous avons besoin de Toi. Nous sommes portés à nous satisfaire de nous-mêmes, croyant comme au jardin d'Éden que la connaissance du bien et du mal fait de nous des êtres supérieurs. Mais il y là un paradoxe; c'est que cela nous condamne davantage, car nous n'aurons aucun prétexte, aucune excuse devant Toi, Seigneur, au jour du jugement. Nous savons la vérité, nous avons connu le sacrifice de Jésus, nous avons cru que cela était bon. Aide-nous, s'il te plaît, à ne jamais prendre à la légère le sacrifice de la croix et à ne jamais prendre pour acquis le salut que Tu nous offres. À chaque jour suffit sa peine, et chaque nouveau jour est un nouveau défi, rempli d'une part de Tes bénédictions totalement imméritées, et d'autre part de tentations et d'embûches que l'ennemi place sur notre chemin. Lorsque nous croyons être debout, aide-nous à prendre garde de ne pas tomber plus bas encore que nous étions lorsque Tu nous as tiré de la boue du péché. Il est bien dit dans Ta parole que Tu enseignes aux humbles tes voies, et c'est à cause de Toi, à cause de Ton saint Nom que Tu pardonnes nos nombreuses iniquités. Nous n'avons rien fait pour mériter ce pardon gratuit, mais c'est seulement à cause du sang de Jésus et rien d'autre que ta grâce nous sauve. Apprends-nous à rester petits à nos propres yeux, comme il convient pour des chrétiens, et qu'aucune espèce d'orgueil ne nous fasse nous élever au-dessus des autres. Toi seul, Ô mon Dieu, est élevés, ton Nom seul sera loué par notre bouche, et avec ton aide, nous serons et demeurerons qu'un simple petit doigt qui pointe vers le trône de gloire, là où Tu règnes éternellement. Oui nous te prions, Jésus, que Ton amour coule en nous comme un fleuve d'eau vive, car là où Ton amour subsiste, rien de ce qui est de l'ennemi ne peut prendre place. Par Ton amour pour le royaume de Dieu, Tu as chassé les pécheurs du Temple de Jérusalem. À cause de cet amour, les puissances des ténèbres ne peuvent subsister en nous, elles ne peuvent plus nous tenir dans le péché. Tu as dit, Jésus: aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Cela nous est impossible si Ton amour ne demeure pas en nous, car Tu as tant aimé que Tu as donné Ta vie pour nous. Mais c'est avec ton aide seulement que nous comprendrons que notre vie terrestre n'a aucune valeur si nous ne la vivons pas pour te rendre la gloire, la louange et l'honneur, sans rien garder pour nous. Tu es le premier et le dernier, ce qui signifie que lorsque Tu demeures en nous, nous sommes cachés au milieu de toi, et rien de notre petite personne ne transparaît, et c'est à cette humilité que nous aspirons aujourd'hui plus que jamais, en ces jours qui sont les derniers. Nous savons que seuls les humbles seront épargnés de la colère à venir, et nous te prions non seulement pour nous, mais pour tous les chrétiens, et ceux qui sont prétendent l'être, mais qui demeurent encore dans la chair. Que la paix puisse régner parmi nous, et que nous soyons tous réunis pour le combat spirituel sous la seule bannière de Christ. L'ennemi détruit la base en divisant les familles, mais Toi, grand Dieu, Tu les réunis à cause de Ton amour. Tu rebâtis, tu redresses ceux qui étaient courbés, car Tu es lent à la colère, et riche en bonté. Merci pour Ton amour, pour Ton pardon, merci pour Ta grâce infinie. Pour toujours nous voulons louer Ton saint Nom, car Toi seul en est digne. Amen.  

samedi 31 décembre 2016

Prenez courage! par Martin Luther

Nous aimerions que tout marche toujours pour le mieux dans notre vie. À la limite, nous voudrions prendre la place de Dieu et dominer les choses afin qu'elles se placent selon notre volonté. Qu'il n'en soit pas ainsi! Martin Luther nous explique ici, dans des extraits de lettres échangés avec ses collaborateur Philippe Melanchton et Georg Spalatin, de ne pas mépriser les promesses de Dieu et de nous attendre exclusivement à Lui, avec une foi ferme. 

À Philippe: "Je vous conjure donc de ne point mépriser les promesses et les consolations de Dieu, quand Il nous dit: Décharge-toi de ton fardeau sur l'Éternel (Psaumes 55:23). Attends-toi à l'Éternel, et demeure ferme (Psaumes 27:14). Prenez courage, j'ai vaincu le monde (Jean 16:33). Nous ne doutons pas que Christ n'ait triomphé du monde. Pourquoi donc craignons-nous le monde vaincu, comme s'il était vainqueur? "Prenez courage, j'ai vaincu le monde." Quelle précieuse parole! On irait la chercher à genoux jusqu'à Rome, jusqu'à Jérusalem. Et parce que Dieu nous a multiplié ses promesses, en sorte qu'elles nous sont devenues familières, nous ne les estimons pas! Certes ceci n'est pas bien. Finalement, je prie pour vous, j'ai prié et je prierai. Aussi ne douté-je point d'être exaucé; car je sens l'amen dans mon cœur. Ce que nous désirons arrivera; sinon, nous aurons mieux encore. Car nous attendons un royaume à venir, qui nous dédommagera de toutes les misères de ce monde." 

Et il écrira à Spalatin: "Tout ce qu'il nous faut, c'est la foi, pour que la cause de la foi soit soutenue par la foi. C'est le Seigneur qui a commencé cette oeuvre sans nous demander notre avis, et il l'a protégée jusqu'à ce jour sans recourir à nos conseils. Il peut aussi, pourvu que nous croyions, faire infiniment plus que tout ce que nous demandons et que nous pensons. Mais Philippe voudrait que Dieu se réglât sur ses propres voies, afin de pouvoir s'écrier ensuite: Le voilà; c'est ainsi que les choses devaient marcher; je n'aurais pas fait mieux! Non, dis-je, pas de MOI Philippe! Le MOI qui gouverne les événements, s'appelle: Je serai celui qui je serai. Voilà son nom: Celui qui je serai. On ne voit pas qui il est; mais ce sera Lui, c'est là ce que nous verrons. Soyez forts dans le Seigneur, et exhortez en mon nom Philippe, qu'il ne se fasse pas Dieu, mais qu'il combatte le désir d'être Dieu, qui nous est inné, et qui nous a été implanté par le diable dans le paradis. Car ce désir ne nous porte pas bonheur. C'est lui qui a exilé nos premiers parents du jardin d'Éden. C'est lui qui nous en bannit à notre tour, et qui nous ôte la paix. Pour le dire en un mot, nous sommes faits pour être hommes et non point Dieu. Tous nos efforts n'y changeront rien, et ne nous voudront qu'amertume et tourments."

À Philippe: "Est-il faux que Dieu ait donné son Fils pour nous? Alors que satan, ou quelqu'un de ses créatures, se fasse homme à ma place! Mais si c'est la vérité, que signifient nos craintes, nos alarmes, nos peines, nos afflictions, comme si le Dieu qui nous a donné son Fils n'avait point la volonté de nous assister en de si petites choses, ou comme si le diable était plus fort que Lui?" 

Par Martin Luther

dimanche 25 décembre 2016

Pas de place pour Lui

Luc 2:6-7 : "Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie."

Il n'y avait pas de place pour le Roi des rois, pour le Seigneur des seigneurs. La venue du Messie avait été prophétisée des milliers d'années à l'avance, mais lorsqu'Il est venu, les gens étaient tous trop occupés pour le reconnaître. Il n'y avait pas de place pour Lui. Pourtant, ce soir-là, il est probable que dans les synagogues du pays, beaucoup d'Israélites, à qui la promesse avait été faite, étaient réunis. Peut-être aussi que le passage des Écritures qui était lu ce soir-là à la synagogue de Bethléhem était celui-ci: "Et toi, Bethléhem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël, et dont l’origine remonte aux temps anciens, aux jours de l’éternité." (Michée 5:2) 

La situation de l'époque était difficile en Israël. Les armées romaines dominaient sur la Judée, et un lourd impôt était exigé aux Juifs. Depuis des générations, depuis la sortie d'Égypte, le peuple Juif espérait la venue du Messie. Moïse avait d'ailleurs prophétisé de la part de Dieu: "Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai (Deutéronome 18:18-19). Il était coutume de dire que ce Messie ferait son apparition d'une manière triomphale, un Dieu venant directement des cieux pour sauver son peuple du courroux Romain. Mais après des années et des années d'attente, cette espérance venait à laisser place à une certaine indifférence. À l'évidence, il semblait que le Messie ne viendrait pas au cours de cette génération-ci non plus. Les gens assistaient donc aux réunions à la synagogue, plus par tradition que par une foi vivante en un Dieu en plein contrôle de toutes choses. La noirceur spirituelle régnait à cette époque, et les maîtres de la loi ne comprenaient à peu près pas les Écritures. (Luc 10:25) Comment pouvaient-ils inculquer une quelconque connaissance spirituelle à ceux qui les écoutaient? Aussi ce soir-là, les gens écoutèrent-ils d'une oreille distraite les tentatives d'explication du docteur de la loi, qui essaya d'expliquer ce passage de Michée 5:2 au mieux de ses capacités, mais lorsque la réunion fût terminée, on ne pouvait pas dire que les gens qui y étaient réunis comprenaient beaucoup mieux ce passage que quelques heures auparavant.

L'un venait de s'acheter cinq paires de bœufs, et devait les essayer. Un autre venait de se marier. Un autre encore venait d'acheter un champ, et il avait très hâte d'aller le voir. Tous avaient fort à faire, et peu prenaient du temps pour leur vie spirituelle. Aussi, lorsque la rumeur se répandit dans la région que des voyageurs étrangers appelés "mages" cherchaient de lieu en lieu le "roi des Juifs" afin de l'adorer, à peu près personne ne s'émeut à ce propos. Ce ne fut probablement qu'un léger sujet de discussion, les gens se demandant qui étaient ces voyageurs et d'où ils venaient. En ce qui concernait le "roi des Juifs" nouveau-né, cela devait venir de leur lubie d'étudier les étoiles, car ne prétendaient-ils pas "avoir vu son étoile en Orient"? Les seuls dans tout le pays qui s'émurent à propos de Jésus furent le roi païens Hérode et ses proches collaborateurs, car s'il s'avérait exact que ce nouveau-né était destiné à être roi, son règne pouvait être menacé. Du moins le croyait-il! 

Ici, n'est-il pas intéressant de constater que celui qui crut le plus à la prophétie de Michée fût un païen? Hérode, ayant été joué par les mages qui ne retournèrent pas lui dirent où ils avaient trouvé le Messie, fit périr tous les garçons âgés de deux ans et au-dessous de Bethléhem et dans tout son territoire, tellement il avait peur pour son règne! Mais où étaient les sacrificateurs, les scribes, les docteurs de la loi? Ils avaient les rouleaux des Écritures devant eux tous les jours. Ils citèrent eux-mêmes le passage du livre du prophète Michée au roi Hérode. Mais aucun d'entre eux n'eut à cœur de trouver Jésus. Trois étrangers venus d'Orient, et un roi païen cherchèrent Jésus, le Christ. (Il y a bien eu aussi quelques bergers, divinement avertis en vision de la naissance de Jésus, Luc 2:8-18) Les uns pour l'adorer, l'autre pour l'éliminer. Mais personne en Israël, à qui la promesse d'un sauveur avait été faite, ne crût à la prophétie de Michée. La vie continuait, alors que le sort de l'humanité était en train de s'écrire. Il n'y avait pas de temps ni de place pour Christ. "Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas" (Esaïe 53:2-3). 

Nous imaginons aisément Marie et Joseph allant d'hôtel en hôtel, et, désespérés, sortant de la ville et peut-être même frappèrent-ils par hasard à la porte de l'homme cité plus haut qui venait de s'acheter cinq paires de bœufs, espérant trouver un abri et un peu de chaleur pour l'enfant à naître. Mais tout le monde leur répondait, non sans un peu de gêne: "Désolé, nous n'avons pas de place pour vous, allez voir ailleurs". Alors que les douleurs de l'enfantement étaient à leur paroxysme, n'ayant plus d'espoir de trouver un abri parmi les hommes, ils virent soudain une modeste étable, ouverte aux quatre vents. Lorsqu'ils y entrèrent, les animaux qui essayaient d'y trouver un peu de chaleur firent respectueusement de la place pour les nouveaux venus, et c'est ainsi que le Christ naquit à Bethléhem. Non pas dans une demeure royale, comme il l'eut mérité, Lui, Dieu-homme, car les hommes ne voulaient pas de Lui; mais parmi les bêtes. Les premiers pleurs de Jésus, les larmes de Marie, l'anxiété de Joseph. Personne n'en fût témoin; sinon quelques animaux chétifs qui, entendant l'appel du Berger, se rapprochèrent plus près du nouveau-né et de sa famille, comme pour partager un peu de chaleur et de compassion. Le Messie était né, dans la plus complète indifférence. 

Aujourd'hui, c'est aussi dans l'indifférence la plus complète que les hommes vivent la vie qui leur est prêtée. Il n'y a pas vraiment de place pour Christ. Même parmi les chrétiens, une demi-journée par semaine consacrée aux choses du Royaume de Dieu suffit trop souvent à leurs yeux. Nous voulons bien le salut qu'Il a à nous offrir, mais... La génération dans laquelle nous vivons ne jure que par le confort et la recherche de la satisfaction de notre bien-être par-dessus toutes choses. Ce cancer ronge la vie spirituelle des chrétiens comme il empêche bon nombres de païens de venir au salut, privilégiant ainsi les plaisirs pendant soixante, soixante-dix ans, ou peut-être quatre-vingt ans, à l'éternité. Mais que sont ces plaisirs passagers, ici-bas, qui sont souvent suivis d'amères conséquences et qui ne remplissent pas le vide de nos cœurs? Jamais rien ni personne ne pourra prendre la place que Dieu seul devrait avoir en nous. Nous le savons bien, mais puisque la marche avec Jésus implique de nous soumettre à la volonté de Dieu... Cette génération ne veut plus se soumettre à rien. Chacun veut vivre selon ses propres désirs, à sa manière propre, sans se soucier des autres ni de ce que Dieu en pense. Bien ou mal? Peu leur importe, car ils aiment à croire que cela est personnel. Ce que toi tu appelles mal, disent-ils, moi j'appelle cela bien, et je fais ce que je veux, et personne n'a rien à dire. Dans leur orgueil, aussi insignifiants soient-ils, ils lancent contre Dieu leurs petits poings et croient ainsi, avec leur rébellion, avoir le dernier mot. Peut-être seront-ils libres sur Terre, car Dieu n'est pas un tyran pour forcer qui que ce soit à le suivre, mais les règles sont les mêmes pour tout le monde; et les règles d'entrées dans la présence de Dieu pour l'éternité ont été fixées par Dieu Lui-même, en Jésus-Christ, et rien ni personne ne pourra y changer quoi que ce soit. Soit que nous marchions comme Jésus a marché, soit que nous continuions à marcher comme le monde. Il n'y a pas de zone grise, pas d'entre-deux. 

Et la fête de Noël n'y échappe pas. Elle ne représente plus pour les uns qu'une fête commerciale où les gens s'endettent pour s'offrir des cadeaux qu'ils ne peuvent même pas se payer. Pour d'autres, cette fête représente une occasion parmi d'autres de se saouler et/ou de tromper leur épouse ou leur mari. Pour d'autres encore, elle est synonyme de tristesse, de séparation, de division ou d'abandon. En un peu plus de 2000 ans, rien n'a changé. Qui prend le temps pour Jésus? L'un vient de s'acheter le jeu vidéo dernière génération, et il doit l'essayer. Un autre vient de se trouver une nouvelle concubine, et il doit l'essayer également. Un autre encore vient de s'acheter le terrain de ses rêves sur lequel il construira - en s'endettant lourdement - un palace dans lequel il s'ennuiera une fois installé. Jésus? Parlez-leur de Jésus. Parfois gêné, parfois non, ils vous répondront: "Désolé, nous n'avons pas de temps pour cela, allez voir ailleurs". 

"Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple?" (Esaïe 53:4-8)

Prions.

Seigneur, nous sommes devant Toi en ce jour où nous nous souvenons de Ton sacrifice ultime. Tu n'as pas voulu qu'Abraham sacrifie son fils Isaac, car cela n'aurait servi à rien, mais c'était une ombre des choses à venir où Ta Parole sortirait de Toi et viendrait jusqu'à nous, prendrait un corps de chair, comme nous, et souffrirait, comme nous, et cette Parole est appelée ton Fils, Jésus, le Christ. Oui, cette parole a été faite chair, elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et en elle, en Toi Jésus, nous contemplons la gloire de notre Père céleste. Humblement Tu es venu, humblement Tu as vécu, Tu as offert toi-même de quitter temporairement la gloire du Père lorsque Tu as dit: "je publierai ton nom parmi mes frères, je te célébrerai au milieu de l’assemblée." Aide-nous s'il te plaît à marcher humblement, comme Tu as marché, à aimer comme Tu nous as aimés, sans compromis. Tu es venus dans l'indifférence la plus totale; personne ne se souciait de Ta venue; ils ne pouvaient pas savoir que tes petites mains et tes petits pieds seraient plus tard percées par les clous rageurs, ni que ta douce peau serait arrachée par le fouet romain, ou que tes petits cheveux seraient maculés de ton propre sang à cause de la couronne d'épine qui a été posée sur ta tête. Ton amour était si grand; toute ta vie Tu n'as fait que le bien. Pourtant déjà lorsque Tu étais à Jérusalem, tu te demandais si tu trouverais la foi sur la Terre, lors de Ton retour. 
L'indifférence spirituelle est aujourd'hui partout; c'est pourquoi nous te supplions de renouveler en nous ce vif désir de vivre pour Toi, car c'est la moindre des choses que nous puissions faire après tout ce que Tu as fait pour nous. Apprends-nous à nous oublier pour notre prochain. Tu as porté nos péchés, Tu as intercédé pour les coupables, dont nous sommes tous et tu t'es chargé du juste châtiment qui nous était réservé. S'il te plaît, augmente notre foi et notre connaissance de Ta parole, afin que nous ne vivions pas en vain. Accorde-nous Ta joie et Ta paix du cœur, afin qu'en toutes situations, nous persévérions sur le sentier du salut. Prends en nous la place qui te revient; la première place. Nul n'est comme Toi, et nous te sommes infiniment reconnaissants pour le pardon de nos péchés et pour le salut que Tu nous accordes. Ta grâce est infinie, et à cause d'elle, Tu aimes et Tu désires délivrer et pardonner le pire des pécheurs. Touches les intelligences les plus endurcies, transforme les cœurs de pierre en cœur de chair. Oui, que Ton Esprit vienne faire son oeuvre transformatrice parmi les hommes de cette génération perdue, et délivre-nous de l'indifférence. Nous ne voulons pas être cette génération qui, comme Bethléhem il y a un peu plus de 2000 ans, était endormie et indifférente lors de la venue de son Sauveur. Ta venue est proche, elle est certaine comme celle de l'aurore; aides-nous à demeurer éveillés et vigilants, car nous savons que l'ennemi veut nous faire périr comme il a cherché à Te faire périr lors de Ta naissance. Mais Père Éternel, soit que nous vivions, soit que nous mourrions, nous savons que rien ne nous séparera jamais de Ton amour manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur personnel, pourvu que nous tenions ferme dans l'obéissance à Ta parole et à Ta sainte volonté. Avec ton aide, nous te louerons, nous t'adorerons tous les jours de notre vie. À Dieu soit la gloire, pour aujourd'hui et pour toujours, Amen.