samedi 25 avril 2020

Dieu souverain/Prière de repentance

Il s’arrête, et de l’œil il mesure la terre; Il regarde, et il fait trembler les nations; Les montagnes éternelles se brisent, les collines antiques s’abaissent; les sentiers d’autrefois s’ouvrent devant lui (Habacuc 3:6).

Dieu est souverain sur toute Sa création. Lui seul possède le pouvoir sur toutes choses. Nous ne sommes rien devant Lui, si petits, minimes grains de poussières perdus dans l'immensité de l'Univers. 

Sentinelle, que dis-tu de la nuit? Sentinelle, que dis-tu de la nuit? (Esaïe 21:11) La question vient deux fois, parce que Dieu veut réveiller ceux qui sont censés être des lumières dans ce monde ténébreux. Le peuple se cherche des sentinelles qui lui prophétiseront de belles choses, qui le rendront confortable en ce monde, mais Dieu se cherche des serviteurs fidèles qui ne vont pas travestir la vérité biblique en échange d'une approbation humaine. Nous ne devons jamais être confortable ici-bas, sachant que l'ennemi rôde comme un lion, cherchant une proie à dévorer (1 Pierre 5:8). Les sentinelles sont là pour sonner l'alarme spirituelle, intimant au peuple de Dieu d'abord, aux païens ensuite, que l'heure du repentir est arrivée. L'heure des réjouissances viendra, le jour où nous serons rappelés auprès de Dieu. Pour le moment, c'est le moment de combattre, car l'ennemi est tout autour de nous. 

Sentinelle, que dis-tu de la nuit? "Je dis qu'il est temps d'arrêter de dormir! Réveillez-vous de votre sommeil, repentez-vous, car le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit, au moment où tous sont endormis et se croient en sécurité! L'ennemi vient, et il est déjà là; prenez vos armes spirituelles, avant qu'il ne soit trop tard! Le matin vient, et la nuit aussi. Convertissez-vous, et revenez, peuple de Dieu" (Esaïe 21:12)! Oui, il y a de beaux jours ici-bas en la présence du Seigneur, mais soyons prêts, car la nuit vient après ces beaux jours. Il est de notre devoir de nous préparer pour le combat lors de ces journées où tout va pour le mieux, car une nuit sombre et froide viendra certainement, alors que l'ennemi tentera d'arracher ce qui a été semé. Combattons sans cesse en prière, c'est en Dieu seul que nous trouverons la force de résister au diable et à ses démons.    

Seigneur Dieu, nous venons à Toi, reconnaissants pour toutes Tes bénédictions, mais aussi avec une supplication aux lèvres. Sans Toi nous sommes perdus. Tu vois et Tu connais la mesure de toutes choses. Tu connais la somme des péchés de nos peuples, et la Terre crie vers Toi, car elle ploie sous le poids de nos péchés. Elle a toujours obéi à l'ordre que Tu lui as donné, contrairement aux humains. Elle tremble devant Ta face, et lorsque Tu exiges, elle se soumet. Les hommes sont tellement rebelles qu'ils se sont inventé une Mère nature, en mettant de côté le Créateur qui domine sur tout. Ils ne veulent pas d'un Père céleste en contrôle, avertissant Sa création d'un courroux justifié si elle ne se repend pas de ses péchés. 
Tu es Amour, Ô Dieu, mais cet amour ne couvre le péché que par le sang de notre Sauveur Jésus-Christ. Qui veut se repentir? Qui veut aller à la croix afin d'y partager l'opprobre qui a assassiné notre Sauveur? Seigneur Dieu, aie pitié de nous! Que Ta justice ne nous soit pas faite selon nos transgressions, sans quoi nous serions perdus! Prends pitié de nous, pauvres pécheurs que nous sommes! Ne nous abandonne pas à nous-mêmes; car la destruction et la désolation seront alors notre héritage. 
Le cœur de l'homme est tortueux par-dessus tout, mais Toi Seigneur Dieu, tu sondes chacun de nos cœurs, et Tu connais toutes choses. Tu vois les péchés cachés, rien ne t'est inconnu. Raison pour laquelle nous voyons ta colère prête à se déverser sur ce monde pervers et corrompu. Même ceux qui devraient porter Ton amour bien haut se sont laissé refroidir, trop occupés à rechercher le confort et la sécurité dans cette vie présente. Les pécheurs continuent de pécher, car il se trouve peu de sentinelles pour avertir le peuple de la destruction à venir. Les sentinelles sont endormies, ou trop occupées elles-mêmes par la recherche des biens et plaisirs du monde. 
Père Éternel, donne-nous s'il te plaît un cœur pur et droit, renouvelle en nous un esprit bien disposé! Ne nous rejette pas loin de Ta face, afin que nous ne perdions pas la marque de Ton salut; l'Esprit que tu veux répandre sur tous ceux qui se soumettent à toi avec joie, et qui gardent Ta parole en leur cœur, qui la méditent et la pratiquent jour et nuit. Donne-nous, Seigneur, le vouloir et le faire, afin que nous soyons zélés et remplis de Ta présence, prêts pour le combat spirituel qui nous attend; qui s'impose déjà à nous qui croyons, que nous le voulions ou non. Nous venons, nous revenons à Toi Seigneur Dieu tout-puissant! Dieu de notre salut, en Toi nous plaçons notre espérance, ouvre nos bouches et nos cœurs, afin que notre supplication devienne un chant de louange à Ta gloire. Ce qui t'es agréable, ô Dieu, c'est l'obéissance, et tu ne rejette jamais un cœur brisé et contrit; Tu ne refuses jamais de prendre dans Tes bras le fils prodigue qui revient à Toi avec une parole de repentance. Donne-nous, ou redonnes-nous s'il te plaît la joie de l'espérance de Ton salut, répands sur nous Ta grâce et tes bienfaits, afin que nous soyons des chrétiens solides dans le combat spirituel qui nous oppose aux forces du diable, témoignant à tous de Ton amour et de Ton pardon que Tu veux encore donner à tous ceux qui se reconnaissent comme des pécheurs et qui sont prêts à se repentir de tous leurs péchés. Tu aimes la justice et la droiture, et Tes paroles s'accomplissent avec fidélité. 

Père Éternel, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur, nous t'offrons la louange de nos lèvres, car Tu as mis en nous un cantique nouveau; le cantique des rachetés, de ceux qui se savent toujours pécheurs, mais de simples pécheurs pardonnés par Ta grâce infinie. Tu nous conduis sur le droit chemin, Tu nous as délivré des chaînes que nous avions placé sur nous-mêmes, à cause de notre révolte contre Toi, mais d'abord Tu nous as conduit à l'humilité, Tu nous as corrigé, et nous sommes redevenus petits à nos propres yeux. Dans notre détresse, nous avons crié à Toi, Seigneur Dieu, et Tu as rompu les liens de l'esclavage du péché qui nous retenaient captifs. À cause de Ton nom, Tu nous délivre des angoisses de nos cœurs, Tu arrêtes la tempête qui menaçait de nous détruire. Constamment, Tu nous redonne le courage et la force dont nous avons besoin, afin de persévérer, un jour à la fois, sur le chemin que Tu nous as préparé, et comme Tu ne prends pas plaisir à la perte du pécheur, Tu relèves le faible, le roseau courbé, et ceux dont le cœur est droit se réjouissent avec tous Tes anges de ce qu'un pécheur a de nouveau été pardonné. Que toute la gloire Te soit rendue, ô Dieu, dans le précieux nom de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Amen. 

samedi 18 avril 2020

Apportez des paroles!

"'Apportez avec vous des paroles, et revenez à l’Éternel. Dites-lui: pardonne toutes les iniquités, et reçois-nous favorablement! Nous t’offrirons, au lieu de taureaux, l’hommage de nos lèvres" (Osée 14:2).

C'est ici une exhortation à la repentance, comme on en trouve beaucoup dans la Bible. Israël, peuple de Dieu, qui avait vu Sa main à l'œuvre de manière tellement miraculeuse, s'était pourtant tourné vers la chair (donne-nous un roi comme les autres!) et idolâtrait les œuvres de ses mains, et ne souciait plus de ses péchés. Cette exhortation était probablement, pour plusieurs, l'exhortation de la dernière chance. En effet, nous ne connaissons pas le jour où notre dernier souffle nous sera redemandé, et nous devons considérer cet aujourd'hui dans lequel nous vivons comme étant peut-être le dernier. Sommes-nous prêts? Il est facile de répondre oui à cette question, comme il peut être possible et aisé de retourner dans le monde, avec la mentalité du monde, après avoir connu Dieu. 

En Osée 13:9, l'Éternel explique à Israël ce qui a causé sa ruine: "c'est que tu as été contre moi, contre celui qui pouvait te secourir". Mais comment cela peut-il se faire? Il est de ces choses qui nous semblent anodines et qui, pourtant, nous éloignent de Dieu. Un peu de désobéissance ici, un peu de volonté personnelle à la place de la volonté de Dieu, et un peu de négligence spirituelle là, et bientôt, le nommé chrétien devient un "chrétien" du monde. Vous regardez sa conduite hors de l'église et vous regardez celle du païen, et vous n'y voyez, malheureusement trop souvent, aucune différence. C'est ainsi que, sans même le vouloir, ils s'élèvent contre Dieu. À cause de leur orgueil, Ils ont fait taire leur conscience qui les accusait. Pire encore, ils en viennent à utiliser la parole de Dieu pour le faire. Ils se trouvent des versets qui parlent de liberté en Dieu, et, se croyant libres, ils sont pourtant esclaves de ce qui les perds. L'apôtre Pierre dira en effet que "chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui" (2 Pierre 2:19). Ces gens sont les plus difficiles à rejoindre pour un véritable chrétien, parce qu'ils n'ont aucune humilité. Ils se voient parfaits et sauvés tels qu'ils sont, car, disent-ils, Dieu m'aime comme je suis, et ils voient tout reproche de leur conduite comme un "jugement". Et ils ont raison en partie, parce qu'en réalité, c'est leur conscience qui les accuse une fois de plus, mais ils ne veulent pas l'entendre. C'est le malheureux état des "chrétiens" tièdes, qui seront "vomis de la bouche de Dieu" s'ils ne se repentant pas (Apocalypse 3:16).

Ce n'est pas sans raison qu'il est écrit en Ecclésiaste 10:1 que "les mouches mortes infectent et font fermenter l'huile du parfumeur (...)". Les mouches représentent évidemment le péché; péché qui fait perdre l'onction de l'Esprit, qui sera remplacé par ces chrétiens par une fausse onction qui les fera faire ou dire n'importe quoi, souvent sous couvert de "prophétie". Ces gens qui se sont éloignés de Dieu tout en continuant de se prétendre chrétiens veulent recevoir beaucoup de paroles agréables (2 Timothée 4:3); ils font de la recherche de la réussite et du succès terrestre un objectif prioritaire, car, disent-ils, "Dieu veut notre bien". Notre Créateur grand et redoutable, devient en cela leur simple valet de chambre, au service de leur volonté et de tous leurs caprices du moment. Ils lui ordonnent cette volonté; ils la "déclarent" fortement. Plus ils gesticulent, plus ils pensent avoir la foi, et il est prévu que Dieu se soumettra à leur volonté plus tôt que tard. Ils sont en réalité mondains, comme des païens, et ils s'attachent volontiers à ce que leurs yeux voient et à ce que leurs mains peuvent tenir. L'idole principale dans leur vie est leur propre volonté. L'Esprit de Dieu s'est retiré d'eux, et ils ne le savent pas. C'est la raison pour laquelle ils cherchent tant à combler ce gouffre dans leur cœur avec ce que le monde offre, malgré ce que la Bible a à dire à ce sujet (1 Jean 2:15-17). Ils veulent le "royaume maintenant", comme il se plaisent à dire, alors que nous savons pertinemment que nous ne sommes ici que des ambassadeurs de Christ (2 Corinthiens 5:20), et que notre patrie n'est pas ici-bas (Hébreux 11:14-15), puisque tout ce que nous voyons est appelé à être détruit. Ils connaissent Dieu, mais ils ne s'y soumettent pas. Alors ils acceptent les imitations de l'ennemi, qui s'est infiltré dans beaucoup de milieux chrétiens, afin de détourner de la vérité ceux qui sont faibles dans la foi (2 Corinthiens 11:13-15; Philippiens 3:2-3; 1 Timothée 4:1-2; 2 Timothée 3:1-9; ; 2 Pierre 2). Le diable est un imitateur de notre Sauveur, mais ses œuvres sont une piètre imitation, et qu'elles ne tromperont point Dieu au jour du jugement, et elles ne devraient pas tromper non plus les chrétiens authentiques, qui demeurent dans la vérité biblique.   

Il est donc primordial, lorsque nous lisons cette exhortation venant de l'Éternel lui-même, d'y porter une attention particulière et d'examiner notre conduite, à savoir si elle est aussi pure que nous le prétendons. Le chrétien est particulièrement appelé à mener une vie juste et sainte, afin que ceux qui nous persécutent et qui se moquent de Dieu et de Ses enfants n'aient aucune bonne raison valable de le faire (1 Pierre 2:12-16). Il est de notre devoir de nous souvenir que nous n'appartenons pas à ce monde, mais que nous y sommes que de passage, car nous avons en vue la patrie céleste. Par la grâce de Dieu, nous devons résister au mal, et ne pas tomber sous la tentation. Dans notre passage initial, nous avons vu le peuple de Dieu se détourner de Lui afin de considérer comme dieux l'ouvrage de ses mains. 
Il est facile encore aujourd'hui de considérer ce que nous faisons comme ayant une grande importance, et oublier ainsi que toute la gloire doit être rendue à Dieu seul. Ne perdons jamais de vue que nous ne sommes que de simples serviteurs d'un grand Dieu. Il nous faut demeurer constamment petits à nos propres yeux, recherchant en cela l'humilité qu'il convient à tout serviteur. Il n'est pas de pire serviteur que celui qui est rebelle à la voix de son maître. Les chrétiens doivent constamment être à l'écoute de Dieu, qui nous instruit et surtout, nous corrige à travers Sa parole. 

Si nous constatons que, d'une manière ou d'une autre, nous avons chuté, désobéi, ou que nous nous somme rebellés à l'appel du Roi, il est de la plus haute importance que, tant que cet aujourd'hui existe, nous nous repentions et revenions vers Dieu, qui veut nous pardonner. Nous lisons en effet en Osée 14:4 : "Je réparerai leur infidélité, j'aurai pour eux un amour sincère, car ma colère s'est détournée d'eux". La repentance n'est peut-être pas un thème agréable dans un monde où les gens refusent de se reconnaître pécheurs, mais elle est le premier chemin du retour vers Dieu. 

Jésus a enseigné la repentance durant tout son ministère. Lorsque nous lisons la parabole du fils prodigue, nous voyons le jeune homme "rentrer en lui-même", avant de retourner vers son père. Il a examiné sa conduite, et il a reconnu qu'elle n'était pas droite devant Dieu. C'était les premiers pas vers sa repentance. Alors, il fit exactement ce qu'il est écrit en Osée 14:2; il a "apporté des paroles" en revenant ver son père. Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes mercenaires (Luc 15:18-19). Le fils rebelle n'a pas apporté un sacrifice, ni une bonne œuvre pour revenir dans les bonnes grâces de son père. Il n'a pas gesticulé en "déclarant" des promesses de Dieu pour sa vie. Non, mais il s'est agenouillé devant Dieu, reconnaissant ses fautes et transgressions, et il Lui a apporté une prière de repentance, se reconnaissant tel qu'il était, tel que Dieu le voyait; un pécheur ayant besoin de pardon. La douleur de son cœur, Dieu l'a vu, et les paroles qui exprimaient la douleur de son cœur repentant, Il les a reçues favorablement. 

Cette repentance apporte un changement de conduite, dans une transformation complète de nos pensées et actions. Par la grâce de Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur personnel, nous avons la possibilité de marcher en nouveauté de vie, après avoir reçu le pardon de nos péchés, et de Lui apporter l'hommage de nos lèvres", non seulement en parole, mais en marchant comme Christ a marché (1 Jean 2:6). En Hébreux 13:12-16, l'auteur explique que, comme Jésus, qui a souffert pour nous sanctifier, nous devons aussi porter Son opprobre en sortant des sentiers du monde, "car nous n'avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir". 

L'Assyrien ne nous sauvera pas, nous ne monterons pas sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l'ouvrage de nos mains: notre dieu! Car c'est auprès de toi que l'orphelin trouve compassion" (Osée 14:3). 

Ceci est l'attitude du repentit. Quelqu'un a déjà dit que "c'est la gloire de Dieu que d'être le Père de ceux qui se reconnaissent orphelins", et cela est vrai. Une fois passé par la repentance et pardonné pour ses égarements, revenu sur le chemin droit, le chrétien ne se confiera plus en ses œuvres, et détournera son regard du monde, car la grâce de Dieu lui suffit. L'ouvrage de nos mains, les bonnes œuvres que nous faisons ne viennent pas de nous, mais de Dieu. À Lui seul soit la gloire! Il nous faut constamment demeurer dans cette attitude de la brebis dépendante de son Berger toute notre vie (Jean 10:11). Nous sommes orphelins sans Dieu; sans Lui, nous ne pouvons rien faire, et avec Lui, nous ne pouvons rien faire non plus par nous-mêmes, car nous devons pouvoir dire avec l'apôtre Paul: "J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi (Galates 2:20). 

À Dieu seul soit la gloire, par Jésus-Christ notre Sauveur. 

samedi 11 avril 2020

C'est là ce qui fait votre joie

C'est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves (1 Pierre 1:6)

L'apôtre Pierre encourage ici les chrétiens affligés à demeurer dans la joie du Seigneur, sachant qu'ils possèdent le salut éternel en Jésus-Christ. C'est en effet une grande consolation de savoir que les souffrances que nous pouvons supporter ici-bas ne sont rien comparé à l'éternel bonheur en présence de notre Seigneur bien-aimé. Notre joie ici-bas repose dans notre relation avec Dieu, et notre espérance du salut en Jésus-Christ. Les afflictions dont l'apôtre Pierre fait mention peuvent être corporelle ou matérielles, mais elles peuvent aussi être un fardeau que tout chrétien doit porter pour les perdus et pour ceux qui souffrent (Romains 12:15). Cette tristesse peut, et doit être dans la vie du chrétien; elle contribue à l'approcher constamment de Dieu dans l'humilité, la prière et les supplications, mais chacune de ces afflictions ne sont que pour un peu de temps. 

En lisant ce chapitre, nous constatons que Pierre encourage les chrétiens de son temps, malgré les terribles persécutions dont ils étaient victimes, à ne pas perdre, non seulement leur joie, mais aussi la patience de supporter toutes choses pour le nom de Jésus (Jacques 1:3). À travers ces persécutions et autres afflictions qui perdurent jusqu'à aujourd'hui, se trouvent également les diverses tentations que l'ennemi produit afin de nous faire retourner dans une vie de péchés. C'est la raison pour laquelle l'apôtre nous exhortera aux versets 14 et 15 à être comme des "enfants obéissants", ne nous conformant pas aux convoitises de ce monde, mais à marcher dans la sainteté à laquelle nous sommes appelés, si du moins, nous avons été régénérés par la résurrection de Christ d'entre les morts (1 Pierre 1:3). Ce changement de vie, par la grande miséricorde de Dieu, est un grand sujet de joie, qui ne peut se comparer aux joies superficielles de ce monde. 

Les "diverses épreuves" (1 Pierre 1:6) qui affligent le croyant ne sauront le vaincre, car s'il persévère en Christ, les "diverses grâces de Dieu"(1 Pierre 4:10) sauront l'en préserver. En effet, si les afflictions sont nombreuses et diversifiées, Dieu ne sera jamais à court de grâce pour bénir et préserver Ses enfants (1 Corinthiens 10:13). Il est donc important de savoir que Dieu, qui est en contrôle de toutes choses, voit et sonde les cœurs de Ses enfants; à travers nos tristesses et nos afflictions, Il teste et purifie notre foi, non pas parce que Lui-même ne nous connaît pas, mais afin que nous puissions justement acquérir une connaissance de qui Dieu est réellement et de ce qu'Il représente dans nos vies. Parfois, certaines afflictions peuvent nous paraitre injustifiées, mais Dieu sait ce qu'Il fait. N'oublions pas que, "ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec joie" (Psaumes 126:5). Lorsque nous sortirons vainqueur de toutes ces choses par Jésus, nous connaîtrons alors la même joie que celle de Pierre et les apôtres en Actes 5:41. Ils étaient joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus. Ayant subi avec succès le test divin de leur foi, ils étaient certainement joyeux aussi de ne pas avoir cru en vain, et, étant ainsi renouvelés dans leur espérance, ils persévérèrent dans l'enseignement de la bonne nouvelle de Jésus-Christ. 

Quel est donc ce lien entre leur joie et la bonne nouvelle de Jésus dans laquelle ils ont persévéré jusque dans la mort de leur corps? L'apôtre Pierre répond en partie à cette question en 1 Pierre 1:8-9 : "lui que vous aimez sans l'avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d'une joie ineffable et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi". Au prix de la foi véritable de tout croyant résultera une joie glorieuse et éternelle. Sachant que Christ est venu pour le salut de tous, les apôtres persévérèrent dans l'enseignement de Sa bonne nouvelle, au prix de leur propre vie. Cette bonne nouvelle, reçue et obéie, par nous encore aujourd'hui qui croyons, n'inclue pas seulement une foi vierge et stérile, mais nous conduit à pratiquer les bonnes œuvres que Dieu a préparé d'avance, afin que nous les pratiquions (Éphésiens 2:10). Jésus dira également en Jean 6:27: "Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l'homme vous donnera (...)".

Comment ne pas être joyeux, alors que nous savons que, de manière totalement imméritée, et par la grâce de Dieu seule, le résultat final sera la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra? L'apôtre Paul, du milieu de ses souffrances et privations, dira: "portant la parole de vie, et je pourrai me glorifier, au jour de Christ, de n'avoir pas couru en vain ni travaillé en vain. Et même si je sers de libation pour le sacrifice et pour le service de votre foi, je m'en réjouis, et je me réjouis avec vous tous" (Philippiens 2:16-17).

Persévérons, réjouissons-nous, car même si nous ne connaissons pas l'heure que notre dernier souffle nous sera redemandé, nous savons qu'en Jésus notre espérance n'est pas vaine, et nous avons l'assurance que, dans la vallée verdoyante ou dans le feu de l'épreuve, Il nous y accompagne et sera avec nous jusqu'à la fin. 

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 4 avril 2020

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?

Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Romains 8:31.

Cette promesse est d'abord spirituelle. Dieu regarde prioritairement à l'Esprit qu'Il a placé en nous (Jacques 4:5), c'est la raison pour laquelle Il ne nous accorde pas toujours tout ce que nous demandons, car certaines de ces choses de seraient d'aucune utilité pour notre vie spirituelle, ainsi que pour celle de nos proches ou de ceux qui nous entourent. 

Lorsque nous sommes en Dieu et qu'Il est en nous par son Esprit, le péché n'a plus de pouvoir sur nous, car nous en avons été séparés par Jésus. Les tentations et les épreuves viendront, mais elles ne pourront pas nous séparer de Dieu si nous leur résistons avec une foi ferme. Il est à noter qu'en leur résistant, nous serons ainsi plus près de Dieu. Nous savons que c'est en Lui que se trouve notre salut; Il est notre ancre, notre seule lumière dans les ténèbres qui nous entourent. En s'accrochant à Dieu au jour de la tentation ou de la détresse, le chrétien, non seulement se sépare un peu plus du monde, mais se dépouille d'une partie de lui-même, cette nature pécheresse qui fait la guerre à sa vie spirituelle. C'est un combat de toute une vie. Et ce combat ne se gagne qu'avec les armes spirituelles que Dieu nous a données. 

Dieu connaît nos faiblesses. Il sait à quel point la nature humaine peut être une nuisance à notre vie spirituelle. C'est la raison pour laquelle Il a voulu nous donner la possibilité de nous en délester en la clouant avec Christ sur la croix (Romains 8:13, Colossiens 3:5) Il nous a créés afin que nous soyons à son image, selon Sa ressemblance (Genèse 1:26), nous destinant ainsi à vivre en Sa présence éternellement; non pas parce que nous le méritons, mais parce qu'Il est bon. Par Sa grâce, Il a levé la condamnation qui pesait sur nous à cause de nos péchés. Mais l'appel de Son amour demeure toujours. Qui l'entendra? 

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? C'est aussi un rappel de la justification par Sa grâce. Les justifiés se réjouissent en l'Éternel, peu importe leurs circonstances (Psaumes 32), car Dieu est le sujet de leur joie et de leur reconnaissance. Ceux qu'Il a justifiés, Il les a aussi destinés à la gloire éternelle, brisant en eux le pouvoir du péché et de la mort.

Que cela nous soit un sujet d'encouragement! Notre espérance ne repose pas sur ce que nos yeux voient et sur ce que nos mains peuvent toucher. Notre espérance se trouve en un Dieu immuable, tout-puissant et Éternel. Ses voies sont parfaites; rien ne le surprend et nul ne peut contester avec Lui. C'est l'apôtre Paul, lui-même prisonnier pour Christ, qui exhortera ses contemporains en disant: "Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu" (Romains 8:28). 

Ayant cette assurance, espérant contre toute attente, nous pouvons affronter les forces des ténèbres avec confiance, car si nous demeurons dans l'amour de Dieu, nous avons la victoire sur tout esprit mauvais et sur tout ce que l'ennemi enverra contre nous afin de nous faire perdre notre foi et notre espérance en Jésus (1 Jean 4:4). Ne nous laissons pas dépouiller de notre joie et de notre paix. Ne craignons rien, demeurons dans la présence apaisante de Dieu, soyons toujours petits à nos propres yeux, Lui reconnaissant la puissance de Se soumettre toutes choses. 

Jésus, notre forteresse, Nom au-dessus de tout autre nom, puissant en toutes Tes œuvres; nous élevons Ton nom au jour de la détresse, et nous te louons plus que jamais, Toi qui es fidèle et juste. Lumière pour les nations, Tu éclaires notre chemin alors que nous marchons dans la vallée de l'ombre de la mort; nous levons les yeux vers Toi avec reconnaissance et soumission; oui Tu es un grand Dieu, et en Toi nous plaçons notre espérance, et si notre courage semble parfois nous manquer, Tu nous relèves, car Ta droite soutient ceux qui t'appartiennes. Soit béni et soit glorifié, Seigneur, car Tu es bon!

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 28 mars 2020

Un cri dans la nuit

Au milieu de la nuit, on cria: Voici l'époux, allez à sa rencontre! (Matthieu 25:6).

Ce cri est pour ceux qui se sont préparés en continue et qui n'ont pas été négligents dans les affaires du royaume de Dieu. Ils se sont préoccupé en premier lieu de travailler à leur salut avec crainte et tremblement (Philippiens 2:12), dans l'humilité et avec une sainte obéissance aux commandements de Dieu. Ils ne se sont pas contentés de prétendre avoir la foi tout en menant une vie frivole, selon la pensée du monde; "tu n'as qu'une vie à vivre, vie la pleinement". Au contraire, sachant qu'ils n'ont qu'une vie à vivre, ils ont compris qu'ils n'avaient pas de temps à perdre. Chaque seconde qui passe nous rapproche de la mort de ce corps et de la rencontre avec Dieu. 
Il est essentiel de ne pas perdre de vue que l'immortalité n'est pas ici bas, dans ce corps de chair, mais en esprit, dans un corps d'une toute autre nature. La mort peut se saisir du croyant comme de l'impie, mais elle n'a aucun pouvoir sur lui (1 Corinthiens 15:55) puisque, précisément, il a fait mourir son "moi" sur la croix avec Christ, laissant toute la place à l'Esprit de Dieu pour le guider et le transformer dans l'intelligence. 

Accepter Christ n'est pas une fin en soi, mais le commencement de toutes choses. C'est là que le combat commence, car l'ennemi n'accepte pas de perdre ceux qu'il croyait être à lui. Il n'y aura pas de place dans le royaume des Cieux pour les lâches, pour ceux qui n'auront pas voulu livrer la bataille spirituelle pour leur propre salut et pour celui des autres. Malheureusement, la facilité de cette vie présente a participé, pour beaucoup, à leur insouciance et à leur indifférence spirituelle. 

Alors, au milieu de la nuit, on cria: Voici l'époux, allez à sa rencontre! 

Pour nous présentement, lorsque nous lisons ce verset, c'est le cri de l'éveil. Chrétiens! Réveillons-nous! Il n'est pas trop tard pour nous repentir et vraiment vivre par la foi, dans l'obéissance et avec humilité, selon qu'il est écrit: "Cherchez l’Éternel, vous tous, humbles du pays, qui pratiquez ses ordonnances! Recherchez la justice, recherchez l’humilité! Peut-être serez-vous épargnés au jour de la colère de l’Éternel (Sophonie 2:3). Lorsque notre Papa céleste regarde notre conduite, peut-Il être se reconnaître en nous, qui se prétendons ses enfants? 

David, parlant au jeune Salomon, lui dit: "Connais le Dieu de ton père, et sers-le d’un cœur dévoué et d’une âme bien disposée, car l’Éternel sonde tous les cœurs et pénètre tous les desseins et toutes les pensées (...) (1 Chroniques 28:9). Faisons nôtre cette exhortation de David! Sachant que rien n'est caché pour Dieu, rejetons tout vernis religieux derrière lequel il est si facile de cacher une conduite indigne de Dieu. En Jésus-Christ, Dieu n'a pas d'abord voulu juger le monde, mais le sauver! Vivons chaque jour comme s'il était notre dernier. Entendons ce cri d'éveil qui retentit dans la nuit; ressentons ce besoin urgent de nous rapprocher de Dieu et de vivre pour Sa gloire en toutes choses. Chaque jour qui nous est prêté peut être le dernier ici-bas, mais le premier d'un temps qui n'aura jamais de fin: l'éternité. Assurons-nous d'entrer dans l'éternité en présence de Dieu en nous y préparant ici bas. 
Abandonnons en arrière tout ce qui nuit à notre vie spirituelle, et avançons résolument dans la voie que Jésus nous a tracé. 

"Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire (Colossiens 3:2-4).

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 21 mars 2020

Quand les fondements sont renversés...

Les enseignements sur la prospérité et l'estime de soi sont malheureusement trop répandu dans diverses églises modernes. Ce sont peut-être des enseignements populaire lorsque tout va bien, mais quand les fondements sont ébranlés, que reste-t-il? Psaumes 11:3 pose d'ailleurs cette même question: Quand les fondements sont renversés, le juste, que ferait-il? Jésus dira lors de son fameux sermon sur la montagne que l'insensé bâtit sa maison sur du sable, mais que l'homme prudent la bâtit sur le roc (Matthieu 7:24-27). Les enseignements qui plaisent à la chair ne participent pas à faire grandir la foi du croyant. Mais Dieu connaît les siens en ce qu'ils entendent Sa voix, et ils le suivent, dans les bons et les mauvais moments. Ce sont aussi ceux qui cherchent refuge en Jésus, le Roc inébranlable, en tout lieu et en tout temps. 

Bien sûr, il y a les incroyants qui défient les lois et Dieu lui-même en vivant selon la règle du "mangeons et buvons, car demain nous mourrons peut-être". Ils sont insouciants, rebelles à leurs parents et à toute autorité; ils se considèrent en quelque sorte comme des dieux. Mais ce sont des païens, il n'y a rien de surprenant de les voir agir de cette façon! Un tel comportement est totalement indigne du chrétien, ou du moins, de celui qui se prétend enfant de Dieu. Il y a un temps pour toutes choses ici-bas, et vient un temps où chacun doit apprendre où est sa place en Dieu. Nous ne sommes ni devant, ni au dessus, ni même à côté de Lui; nous sommes derrières Lui, à le suivre, comme un bon et fidèle serviteur. Une étude de notre propre comportement s'impose donc, à la lumière de la parole de Dieu. Alors qu'une grande partie de l'humanité est déstabilisé, voire désorganisée par un microscopique virus, et que les habitudes de vie de tous et chacun sont plus ou moins bousculées, la question qui se pose est: sur quoi avons-nous bâtit notre maison? Celui qui se croyait presque comme un petit dieu en retire-t-il un quelconque bénéfice, alors que tout ce en quoi il avait placé sa confiance s'est effondré? Alors que les fondements sont renversés, le juste, que fera-t-il? 

Dieu s'attend à voir Ses enfants, ceux qui ont vraiment placé en Lui toute leur confiance, résister à l'ennemi avec toutes les armes qu'Il leur a donné, par son Saint-Esprit. La tentation de l'incrédulité était, et est grande, mais il est temps que les chrétiens se réveillent de leur sommeil spirituel, causé par une vie trop facile, trop douillette. Nous nous sommes plût dans cette vie facile, et nous avons trop souvent oubliés nos frères et sœurs persécutés à cause du saint nom de Jésus. Nous avons trop souvent oublié aussi ceux qui sont perdus, ne connaissant pas Christ comme leur Sauveur et Seigneur. Tous les malades, les vieillards abandonnés; les enfants maltraités, les avons-nous porté  comme un fardeau dans nos prières? 

Alors que tout semble aller pour le mieux, apparaît un virus qui frappe les gens de tous âges, de toutes races, de toutes nationalités. Il frappe les petits dieux, aussi, ceux qui ne sont pas faits de bois ou de fer, mais de chair. Il rappelle à chacun que nous ne sommes pas en santé parce que nous sommes bons, ou parce que nous déclarons ceci ou cela sur nos vies, mais parce que Dieu est bon, tout simplement. 
Il nous rappelle qu'être reconnaissants pour toutes les bontés de Dieu envers nous n'est pas une option; qu'elle fait partie de l'ADN du chrétien. Il nous rappelle que nus nous sommes venus en ce monde, et que nous n'en rapporterons rien lorsque nous mourrons. À quoi bon perdre notre temps dans la poursuite des choses éphémères? 
Il nous rappelle que nous n'avons pas à chercher partout pour trouver Dieu. Il est là, parmi nous, Sa parole est dans nos foyers, car "au commencement était la Parole, elle était avec Dieu, car elle était Dieu"; la Bible.
Il rappelle que l'homme est semblable à un souffle et que ses jours sont comme l'ombre qui passe (Psaumes 144:4). Il nous rappelle donc que la vie tient à peu de choses, mais en même, temps, si elle est entre les mains de notre grand Dieu, nous n'avons rien à craindre, car nous sommes gagnant de la vie éternelle s'Il nous rappelle à Lui. Et si notre pèlerinage terrestre doit se poursuivre, il se poursuivra certainement, par la grâce de Dieu, et nous vivrons pour Sa gloire!

Nous vivons une époque où tous les fondements de la société sont ébranlés, voire détruits. La famille, la foi, la moralité, qui sont les bases d'une société solide, sont anéantis. Il faut donc s'attendre à ce que l'humanité connaisse d'autres crises encore, jusqu'au retour de Jésus. Chrétiens! Ce n'est que le début des douleurs de l'enfantement! La crise mondiale actuelle n'est rien à comparé à ce qui s'en vient. 1 Thessaloniciens 5:3 nous dit: "Quand les hommes diront: Paix et sûreté! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l'enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n'échapperont point". L'ennemi de notre salut met ses pions en place sur ce gigantesque échiquier qu'est notre planète Terre, et Dieu fait le tri parmi ceux qui se proclament siens. Sa balance est en place; ne soyons pas trouvés trop légers en étant des chrétiens frivoles et insouciants. Accrochons-nous à la saine doctrine de Christ, il est notre seul refuge aux jours de la détresse. 

Dieu recommande présentement aux chrétiens d'examiner leur conduite en profondeur. Prenons des moments seul à seuls avec Dieu. Revenons à la source, plongeons nos racines dans la Parole, méditons-la, mettons-la en pratique avec l'aide de l'Esprit. Soyons reconnaissants pour cette parole, car elle est notre plus grande richesse. 

En tout cela, le juste, que fait-il? Il demeure solidement ancré en Jésus. Il place sa confiance en Dieu seul. Dieu met notre foi à l'épreuve de bien des manières, tout en ne s'imposant pas. Il veut notre bien, et nous le croyons, Sa puissance se manifeste tous les jours en nous et autour de nous, de différentes façons. Notre foi n'est pas liée à nos émotions, que Dieu nous en préserve! Elle repose en Dieu seul, et, comme il est écrit: "La foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ" (Romains 10:17). Lorsque nous entendons la voix de Dieu en lisant Sa parole, notre foi est vivifiée, et en ces temps où l'amour du plus grand nombre se refroidit (Matthieu 24:12), nous avons besoin plus que jamais d'être à l'Écoute de Dieu et d'entendre Sa parole, afin qu'Il nous guide jusqu'à Sa présence éternelle.

Que toute la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.  

samedi 14 mars 2020

N'ayez pas peur!

Rassurez-vous, c'est moi, n'ayez pas peur! (Marc 6:50)

Alors que des milliers de nos concitoyens à travers le monde se réfugient présentement dans l'accumulation de certains biens matériels pour faire face à la pandémie, nous, les chrétiens, devons demeurer calmes, sachant que Dieu ne nous abandonnera pas, quelques soient les circonstances qui nous entourent. Ne soyons pas surpris des vents contraires que nous expérimentons au cours de notre vie, cela est tout à fait normal et même, bénéfique pour notre foi, car c'est à travers cela qu'elle peut grandir. Une foi qui n'est jamais mise à l'épreuve est une foi chétive, une foi qui n'est pas épurée de tout ce matérialisme et cet humanisme qui nuit à son épanouissement.

Les chrétiens seront de plus en plus soumis à de terribles pressions, que ce soit à travers les ennemis de Dieu, la maladie, la peste ou autres fléaux. Ne nous laissons pas entraîner par le monde et ses peurs, car nous avons un Dieu qui nous dit : n'ayez pas peur! 

Cette phrase, Jésus l'a dit aux disciples alors qu'ils ramaient avec difficulté, "car le vent leur était contraire". Au cours de la traversée, les disciples se sont conditionnés à la peur. Les vents sur ce lac peuvent être parfois terribles, et nous pouvons aisément les imaginer ramer avec peine au milieu de violentes vagues qui menaçaient de les faire chavirer à tout moment. Au milieu de tout cela, ils voient apparaître le Sauveur, et au lieu de s'en réjouir, ils ont plus peur encore. Pourquoi? Parce qu'ils regardaient à la situation plutôt qu'à Dieu. Ils n'avaient pas encore reçu le Saint-Esprit, et leur exemple a été mis par écrit afin que nous puissions en tirer une leçon. Selon la peur de chacun, il est à se demander si certains disciples n'était pas prêts à sauter dans les flots tumultueux, qui les auraient aussitôt engloutis, plutôt que d'avoir à affronter Jésus, qu'ils avaient pris pour un fantôme. 

Ceux qui, au milieu des vents contraires, regardent seulement à la situation plutôt qu'à Dieu, ont le même réflexe d'angoisse disproportionné. Ils se réfugient dans ce qui, trop souvent, cause leur perte. Certains dans le sexe débridé, d'autres dans le jeu, ou dans l'alcool et les drogues; d'autres sont insouciants à propos de tout et font de la poursuite effrénée du "bon temps" leur priorité; d'autres amassent des biens qu'ils ne peuvent pourtant pas emporter dans la mort, mais le fait de s'accrocher à un bien matériel les rassure pour un peu de temps. En cela nous avons l'exemple de certaines personnes de Pompéi qui ont été retrouvées enterrés sous des mètres de cendre volcanique, serrant encore entre leurs phalanges quelques pièces d'or ou d'argent.  

À travers tout cela, nous entendons la voix de Jésus, lorsque nous plongeons nos regards dans Sa parole, et elle nous dit: N'ayez pas peur! Car au milieu de la tempête, même si les disciples ne le voyaient pas, Jésus faisait route avec eux, à quelques distances de leur barque. Il ne nous abandonne pas. Il ne nous abandonnera pas, quelques soient nos circonstances présentes ou futures. Il est une chose que nous devons faire, en tout lieu et en tout temps; c'est de prier.  "S’il nous survient quelque calamité, l’épée, le jugement, la peste ou la famine, nous nous présenterons devant cette maison et devant toi, car ton nom est dans cette maison, nous crierons à toi du sein de notre détresse, et tu exauceras et tu sauveras (2 Chroniques 20:9)! Esaïe 8:12-13 nous dit également: "N’appelez pas conjuration tout ce que ce peuple appelle conjuration; ne craignez pas ce qu’il craint, et ne soyez pas effrayés. C’est l’Éternel des armées que vous devez sanctifier, c’est lui que vous devez craindre et redouter".

Persévérons dans la foi, venons, et revenons nous agenouiller devant l'Éternel Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. 

Regarde, et vois, Seigneur Dieu. Tu connais nos difficultés, Tu vois la détresse de nos cœurs alors que nous nous éloignons de toi, parfois même sans le vouloir. Mais les tentations et les épreuves de cette vie nous font courber le dos et menacent de nous détourner de Toi; nous ne voulons pas croire les pensées de l'ennemi, car Tu ne nous abandonneras pas, si nous demeurons fidèles. Tu n'as jamais abandonné les tiens! Nous te prions non seulement pour nous-mêmes, mais pour tous ceux qui ne te connaissent pas encore, afin qu'ils puissent expérimenter la paix que Toi seul peux leur donner. Tu es notre refuge, notre bouclier en temps de paix ou en temps de guerre, et alors que l'ennemi nous assaille de toutes parts afin de nous faire détourner de la foi qui sauve, nous voulons plus que jamais te donner la louange, l'honneur et la gloire qui te revient, ô Dieu, car la paix et la joie que Tu nous donnes ne dépend pas de nos circonstances, mais de Ta grâce infinie. Oui, Ta grâce seule nous suffit, et nous nous remettons ainsi que nos proches et tous les Tiens entre Tes mains puissantes. Que Ton saint nom soit béni! C'est à Toi que nous sommes attachés, Ta parole est notre richesse, par elle toutes choses existent, pour que toute la gloire Te soit rendue, car Tu en es digne! Nous te louons, Seigneur Jésus, nous t'adorons, et nous affirmons à la face de l'ennemi qu'à cause de Toi, de Ta présence en nous, nous élèverons nos mains vers les cieux pour élever vers Toi nos chants de louanges, et ce, malgré tout ce qu'il enverra contre nous! Merci Ô Roi de gloire pour Ton Saint-Esprit, précieux soutien et fidèle consolateur du peuple sanctifié, lavé de Ses péchés dans le sang de l'Agneau versé au Calvaire. Nous te rendons, Seigneur Dieu; gloire, louange et honneur pour aujourd'hui, et pour l'éternité, Amen.