vendredi 3 juin 2016

Contradiction… Vraiment? Proverbes 21:19 et 1 Corinthiens 7:10-11

Contradiction… Vraiment? Proverbes 21:19 et 1 Corinthiens 7:1-40?

Proverbes 21 :19 : «Mieux vaut habiter dans une terre déserte, Qu’avec une femme querelleuse et irritable.»

1 Corinthiens 7 :1-40 : « 

Cela peut sembler une contradiction, mais en fait; nous devons prendre Proverbes 21:19 comme un avertissement prémarital, tandis qu'en 1 Corinthiens 7, l'apôtre Paul met en garde les couples mariés contre toutes tentations du divorce. "Que personne ne sépare ce que Dieu a uni".
De plus en plus, en tout cas en Occident, les gens n'apprennent pas à se connaître avant de faire vie commune. La qualité la plus observée est la beauté du visage et du corps, mais il est rare que la beauté de l'âme soit considérée comme étant un critère essentiel. Et les humains étant ce qu'ils sont, ils cachent leurs côtés obscurs pendant un certain temps. Mais il est un proverbe qui dit: "Chassez le naturel, et il revient au galop." Et ce proverbe est vrai. La personne, homme ou femme, cache pendant un certain temps ses défauts, petits et gros, mais il vient un temps où sa réelle personnalité refait surface, au grand dam de son ou de sa partenaire. Combien de fois avons-nous entendu cette phrase: "Je ne le connaissais pas comme ça, tout semblait si beau..."
 
Justement, ce Proverbes 21 nous met en garde contre les apparences trompeuses. Au verset 8 il est dit: "Le coupable suit des voies détournées, mais l'innocent agit avec droiture". Les fameuses voies détournées... C'est de fuir la vérité. Ne pas dire la vérité. Ne pas vivre dans la vérité. Certaines personnes ont fait du mensonge un mode de vie; ils mentent à tous, tout le temps. Il en est de même dans leur vie de couple. Et dans leur vie spirituelle. Mais Dieu haït le mensonge, car Il est Juste et Vrai. Et le menteur ne saurait plaire à Dieu, ni aux hommes. Encore moins à son ou sa partenaire. Ces gens-là sont remplis d'un autre esprit que de celui que Dieu donne. Ils ne savent pas faire le bien; en toute circonstance; ils ne voient que le mal, car ils sont eux-mêmes au pouvoir du malin. Il n'y a que Dieu qui puisse les délivrer de cette terrible situation, mais encore faut-il qu'ils acceptent de se repentir et de donner leur vie à Jésus!

Il y a aussi l'aspect réaliste; il est vrai que ce n'est pas plaisant de vivre en compagnie d'une personne querelleuse. Encore moins si c'est une épouse ou un mari. Mais le Proverbe ne dit pas que celui qui est marié à la femme querelleuse doit divorcer. Il expose une dure réalité : il serait préférable de vivre dans une terre déserte que d'être avec une femme querelleuse. Mais qui vivrait dans une terre déserte, où il n'y a point d'eau ni de nourriture, ni genre humain? Existe-il un homme assez fou pour aller mourir seul au désert, juste dans le but de fuir sa femme, aussi querelleuse puisse-t-elle l'être? Comprenons que le Proverbes ne dit pas à l'homme marié à une femme querelleuse de s'en séparer, mais son malheur est exposé en étant comparé à une situation impossible, invivable. Et ça l'est! Combien de gens, hommes ou femmes, n'ont aucune maitrise de soi, ils ne contrôlent pas leurs pensées et désirs; ils sont remplis d'un zèle amer, comme il est écrit en Jacques 3:14. "Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité." Et encore au verset 16: "Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions." Il est difficile de vivre avec ces gens-là, et leur entourage souffre, parfois en silence, devant tant de méchanceté. La réalité est que les gens querelleurs ne sont pas des enfants de Dieu, même si parfois ils prétendent croire en Lui. Car Dieu ne nous donne pas un Esprit de dispute, mais un esprit paisible et humble. Le véritable chrétien ne se plait que dans la paix; il n'aime pas les disputes et le désordre.

Mais pourquoi tant de gens divorcent, et ce, même parmi les supposés chrétiens? La plupart du temps, ce n'est pas seulement pour cause d'infidélité, mais la raison principale évoquées est "différents irréconciliables". Pardon? Mais comment peut-il y avoir des différents irréconciliables entre humains alors que le fossé qui nous séparait de Dieu était encore plus grand, plus profond? Étais-ce totalement irréconciliable? Dieu a jugé que non, car Il a envoyé Jésus afin que nous soyons réconciliés avec Lui par la mort du Christ sur la croix! Comment nous, pauvres humains, pouvons-nous ensuite évoquer des "différents irréconciliables" pour séparer ce que Dieu a uni, alors que Dieu aurait pu évoquer lui-même cette raison contre nous afin de tous nous laisser périr dans nos péchés? Nous voyons ici cet orgueil humain se manifester dans toute sa laideur! Si Dieu nous a pardonné l'impardonnable; comment ne pourrions-nous pas pardonner à notre prochain? Et si Dieu a voulu à tout prix se réconcilier avec nous, pourquoi ne voudrions-nous pas nous réconcilier avec notre partenaire?
La solution pour celui ou celle qui est marié(e) à une telle personne n'est donc pas de s'en séparer, mais d'intercéder pour elle auprès du Père, par Jésus-Christ, seul intermédiaire entre le Père et les hommes.

En toutes ces choses, nous comprenons que Dieu veut notre bien: il nous est enseigné d'où viennent les esprits de dispute, et comment les vaincre: en allant à la croix du Christ, humble et repentants, et en lui donnant entièrement notre vie. Lui seul peut nous transformer de fond en comble afin que nous soyons propres à accomplir toutes sortes d’œuvres bonnes, dans le but d'édifier notre prochain et non pas de le détruire avec une langue remplie d'un poison amer. C'est un devoir pour tous; mariés ou non, que de tenir notre langue en bride afin que nous ne fassions de tort à personne.

En terminant, en Proverbes 22:11 nous lisons : "Celui qui aime la pureté du cœur, et qui a la grâce sur les lèvres, a le roi pour ami." Gloire à Dieu! Ce roi, c'est notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Persévérons en Lui, et c'est sa grâce que nous aurons, non pas seulement sur nos lèvres, mais solidement ancrés dans notre cœur et qui fera en sorte que nous pourrons vivre et marcher en conformité avec ce que Dieu attend de nous, ne professant pas seulement de la bouche, mais agissant de telle manière que tous devrons rendre gloire à Dieu pour Sa bonté, croyants comme incroyants.

Que la gloire revienne à Dieu seul, Amen.

samedi 28 mai 2016

Si quelqu'un a faim...

En 1 Corinthiens 11: 34; l'apôtre Paul dit: "Si quelqu'un a faim, qu'il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour attirer un jugement sur vous."

Il est parfois demandé: Est-ce à dire que nous ne devons pas prendre le repas du Seigneur?

Non! Mais cela n'a qu'une valeur bien symbolique. Que vaut un repas pris en mémoire de ce que le Seigneur Jésus a fait pour nous si dans les faits, nous ne le considérons même pas comme notre Seigneur et Sauveur et que nous ne marchons pas en Lui, avec Lui? Ne nous cachons pas qu'il est de plus en plus courant dans l'église moderne de faire de bien belles professions de foi tout en tolérant le péché en nous. Du moins, certains péchés que nous ne voulons pas voir comme tels, et pourtant, se faisant, nous annulons toute l'œuvre de rédemption de Christ en nous car nous savons qu'Il ne peut pas cohabiter avec le péché! Nous ne pouvons pas demeurer dans une telle situation, et le Seigneur nous reprend, nous corrige. Nous devons être prêt à accepter cette correction et à changer ce que nous pouvons changer; et prier le Seigneur Jésus de transformer en nous ce que Lui seul peut transformer.

Pour bien comprendre et saisir la leçon de ce passage biblique de 1 Corinthiens 11: 34, nous devons lire à partir du verset 17. En ce temps-là, les gens se réunissaient pour prendre des repas, probablement en même temps que la communion, qui consistait à prendre le pain et le jus de raisin en mémoire du sacrifice de Jésus ainsi que par reconnaissance pour toutes ses bénédictions, mais un désordre s'y était peu à peu installé. La Bible nous met en garde contre le fait de nous dénigrer les uns ou les autres. Il est probable que les plus démunis étaient laissés de côté lors de ces repas, les plus aisés financièrement se repaissant et laissant des miettes aux plus pauvres. Est-ce là la pensée du Seigneur? Tous ne sont-ils pas égaux? Ce repas fraternel, qui devait commémorer le repas du Christ avec ses disciples, là où le Seigneur Jésus avait pris le pain et dit: "Mangez, ceci est mon corps." et la coupe, disant: "Buvez-en tous, ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.", ce repas, donc, était devenu une place où certains étalaient l'importance qu'ils pensaient avoir aux yeux de tous.
Ce n'est pourtant pas dans cet état d'esprit que devait être pris ce repas, mais plutôt avec humilité, comme Jésus l'avait enseigné à ses disciples. Mais où est l'humilité lorsque des divisions sont présentes entre les frères? Cela est en réalité un signe d'orgueil, un signe que les gens n'ont pas été régénérés dans une vie nouvelle par le sang de Jésus. Que servait il donc à ces gens de se réunir, soi-disant pour prendre le repas du Seigneur? Ils ne vivaient même pas en conformité de cœur et d'esprit avec l'enseignement de Jésus! En réalité, ils se présentaient à ces réunions avec l'idée de manger et de boire et de se glorifier eux-mêmes! C'est pourquoi Paul dira en 1 Corinthiens 11: 27:  "celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur." Cet enseignement avait deux volets; celui de la bonne conduite à avoir lors du repas, mais aussi une leçon spirituelle qui persiste jusqu'à nos jours; ne faisons jamais avec négligence l’œuvre de l'Éternel et ne gardons pas pour nous ne serait-ce qu'une petite partie de la gloire qui doit revenir à Dieu seul. C'est ce même Paul qui dira en effet aux Philippiens: "Rendez ma joie parfaite, ayant un même sentiment, un même amour, une même âme, une même pensée. Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes." (Philippiens 2: 2)

Donc, lorsqu'il dira au verset 34 de 1 Corinthiens 11 : "Si quelqu'un a faim, qu'il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour attirer un jugement sur vous", il nous enseigne à bien nous conduire, dans et hors de l'Église. Vivons en tout temps avec des pensées humbles, ne nous voyant pas supérieurs à personne. Jésus n'a lui-même pas cherché comme une proie à dévorer d'être l'égal de Dieu le Père, mais il s'est dépouillé de sa nature divine afin de revêtir un corps de serviteur comme le nôtre. Il s'est humilié, il ses soumis à la volonté du Père jusqu'à la croix. (Philippiens 2: 6-9) Vivons de la même manière, et prenons garde à ce que rien dans notre conduite ne nous condamne ou soit un objet de dispute entre frère. Plutôt, souvenons-nous par quel chemin est passé notre Seigneur Jésus-Christ, de quelle manière il a vécu et quel exemple il nous a laissé et, avec son aide, notre vie entière sera consacrée à rendre la gloire qui revient à Dieu seul; et ce, jusque dans les moindres aspects de nos vies. Restons sous la grâce de Dieu, et nous ne ferons pas profession de servir Dieu tout en tolérant du péché en nous!

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

samedi 21 mai 2016

Je me couches et je m'endors en paix...

Psaumes 4: 9 : "Je me couche et je m’endors en paix, car toi seul, ô Éternel! tu me donnes la sécurité dans ma demeure."

Ils sont nombreux en ce monde à avoir tellement de soucis à cause de cette vie présente qu'ils doivent prendre des médicaments afin de réussir à dormir. Malheureusement, ils ne connaissent pas encore la paix que Dieu donne, ils n'ont pas appris à marcher au travers des épreuves avec la joie que nous donne le Saint-Esprit. Même en tant que chrétiens, les épreuves surviennent et peuvent frapper à tout moment, et dans notre faiblesse, nous avons besoin d'un appui, et nous ne voulons pas nous appuyer sur ce monde et sur ce qui est dans le monde, car nous serons extrêmement déçus! Mais nous pouvons continuer d'avancer avec Christ, sachant que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. (Romains 8:28) Nous persévérons, nous nous accrochons à Jésus, car nous savons que les promesses de Dieu sont pour ceux qui demeurent dans l'obéissance à Sa parole, et nous y trouvons un grand réconfort. Mais que de problème lorsque nous nous appuyons sur plein d'autres choses que sur Dieu! C'est dans la prière que nous sommes rafraîchis; Dieu renouvelle sa grâce en nous, et cela nous suffit. De savoir que Dieu nous aime; qu'Il est un Père pour nous; quel bonheur; quelle satisfaction! Il n'est nul besoin de chercher ici et là pour trouver du réconfort lorsque nous pouvons à tout moment nous réfugier dans les bras d'amour de notre Père céleste! Mais combien le nombre est grand de gens qui ne se saisissent pas de cette grâce; par ignorance ou parce qu'ils ont été écœuré par la religion des hommes, et, ne sachant pas que Jésus en lui-même n'est pas une religion, ils ne tentent même pas d'aller à lui, se privant ainsi d'un grand secours. Prions pour ces gens, ne soyons pas indifférent à leur situation; laissons monter une prière de supplication vers notre Père céleste, dans le précieux nom de Jésus.

Seigneur Dieu tout-puissant; nous te remercions tout d'abord de la possibilité que nous avons, par Jésus notre Seigneur et Sauveur, de nous approcher de Toi dans la prière, en tout lieu et en tout temps. Le voile qui nous séparait de ta sainte présence a été déchiré lors de la mort du Christ sur la croix, et nous avons maintenant un accès privilégié au Maître suprême, Créateur de toutes choses. De ton trône déborde ton amour et ta grâce, et Tu fais déverser avec abondance tes bénédictions sur ceux qui t'appartiennent. Nous te louons, nous t'adorons; ô Dieu, pour toutes tes merveilles! Qu'est l'homme, pour que Tu prennes garde à lui? Pourtant; Jésus a dit: pas un seul cheveu ne tombe de notre tête sans que Tu ne le sache. Quelle promesse d'engagement envers nous! Nous ne remercions pour ta Parole, pour tes promesses, elles sont dignes de confiance. Tu as, au travers des siècles, prouvé à maintes reprises à quel point Tu aimes tes enfants, et nous te remercions pour l'ensemble de tes œuvres. Mais nous avons des frères et des sœurs, Seigneur, qui ne te connaissent pas encore. Vois la détresse de ces gens. Impuissants devant les situations de leur vie, ils n'ont plus d'espoir. Ils ne voient plus la lumière. Ils n'ont aucune indication; aucune boussole. Ils sont perdus; désespérés. Que faire? Où aller? Vers qui, vers quoi se tourner? C'est le cœur lourd qu'ils s'en vont se coucher, et c'est avec un cœur encore plus troublé qu'ils voient apparaître les premières lueurs de l'aube d'une nouvelle journée. Sans espérance, les heures sont interminables. Il leur semble qu'ils ont tout essayé et qu'ils ont cherché partout; mais leur situation ne s'améliore pas, et parfois même, elle empire. S'ils savaient; s'ils te connaissaient! Donne-nous l'occasion de leur témoigner ton amour; ouvre leur intelligence afin que tu puisses leur faire voir, par ton Esprit, tout l'amour que Tu as pour eux. Quel réconfort ce serait pour eux, dans leurs heures les plus sombres, de pouvoir enfin compter sur quelqu'un qui ne les laissera pas tomber: le grand Dieu Créateur; Jésus, l'ami fidèle; présent dans les bons et les mauvais jours. Père Éternel, entend ces faibles supplications lancées vers toi; et prend pitié; par ta puissance libératrice; brise tous liens qui empêchent les yeux de voir, les oreilles d'entendre et les intelligences, de comprendre l'immensité de tes compassions pour la race humaine. L'ennemi a jeté un voile d'obscurité sur ce monde afin qu'il ne voie pas; mais Jésus, Tu es la lumière du monde! Ta lumière est si éclatante qu'elle ne peut être cachée plus longtemps! Ton amour se manifeste au milieu des pires situations; les prisonniers aiment leurs geôliers et prient pour eux afin qu'ils ne soient pas condamnés éternellement; les enfants prient pour leur parents; ils leur font du bien malgré le traitement qui leur a été infligé étant plus jeunes; les malades sur leur lit de mort qui encouragent leur voisin de chambre en priant avec eux afin qu'ils reçoivent ton salut. Le temps nous manquerait et nous ne pouvons pas énumérer toutes tes manifestations d'amour à travers les tiens, mais comme nous te sommes reconnaissant, ô Dieu, et c'est débordants de joie que nous te remercions d'avance pour tout ce que Tu vas faire pour nos frères et sœurs. Nous croyons que Tu vas leur redonner espoir et courage; Tu vas relever leur tête afin qu'ils puissent chanter ta gloire avec tous les tiens, car Tu es bon, ô Éternel, et nul n'est comparable à Toi. Heureux ceux qui te craignent, ô Dieu, et qui trouvent leur joie en Toi, car ils ne chancellent pas, et même au travers des épreuves, leur cœur est ferme, confiant en Toi, parce que Tu es juste et bon. Nul n'est semblable à Toi.

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, dans le précieux nom de Jésus, Amen.

dimanche 15 mai 2016

Ses navires se brisèrent, par Charles H. Spurgeon

1 Roi 22:48 : "Josaphat construisit des navires de Tarsis pour aller à Ophir chercher de l’or; mais il n’y alla point, parce que les navires se brisèrent à Etsjon-Guéber."

Les bateaux de Salomon étaient revenus en sécurité, mais les vaisseaux de Josaphat n’ont jamais atteint le pays de l’or. La providence fait prospérer les uns, et frustre les désirs des autres, pour une même affaire ou une même tache, cependant le Grand Souverain est là, bon et sage, pour les bons et les mauvais jours. Puissions-nous avoir la grâce, de par ce texte, de bénir le Seigneur pour les bateaux détruits à Etsjon-Guéber, ainsi que pour ceux qu’il a affrétés avec des bénédictions temporelles; n’envions pas celui qui prospère, ne murmurons pas à propos de nos pertes comme si nous étions singulièrement et spécialement éprouvés. Comme Josaphat, nous pouvons être précieux à la vue du Seigneur, bien que nos buts ne correspondent pour Lui qu’à des déceptions.

La cause du secret de la perte de Josaphat est bien digne de remarque, car il est la source de beaucoup de souffrance des personnes dans le Seigneur; il était allié avec une famille coupable, camarade avec des pécheurs. Dans 2 Chroniques 20:37, nous voyons que le Seigneur a envoyé un prophète pour déclarer, "Parce que tu t’es associé avec Achazia, l’Éternel détruit ton œuvre." C’était un châtiment paternel, qui semble être une bénédiction; car dans le verset qui accompagne notre texte de ce matin nous voyons le Seigneur refuser la permission à ses serviteurs de naviguer dans les mêmes vaisseaux que ceux du "mauvais roi". Plaise à Dieu que l’expérience de Josaphat puisse être un avertissement au peuple du Seigneur, afin de lui éviter d’être placé au même rang que les incrédules! Une vie misérable est généralement le lot de ceux qui sont unis dans le mariage, ou sont dans tout autre chemin de leur propre choix, avec les hommes du monde.

Ô pour le merveilleux amour de Jésus, puissions-nous, comme lui, être saints, pacifiques, purs, et séparés des pécheurs; car s’il n’est pas ainsi, nous pouvons nous attendre à ce qu’on nous dise; "le Seigneur a détruit tes œuvres".

Par Charles H. Spurgeon

samedi 7 mai 2016

Souvenez-vous des prisonniers...

Hébreux 13: 3 : "Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans un corps."

Ne soyons pas indifférents au sort de nos frères et sœurs en Christ qui subissent le martyr présentement, mais souffrons avec ceux qui sont emprisonnés injustement dans les geôles communistes et avec ceux qui vivent sous le règne de terreur des islamistes. Ces chrétiens-là, s'ils ne sont pas membres en règles de grosses églises officielles, n'en sont pas moins membres d'une Église qui leur est totalement supérieure, appelée "Église clandestine". Ils se cachent, au risque de leur vie, ou de leur liberté, dans les champs, dans les bois, dans les sous-sols, ceci afin de se réunir pour un temps de partage spirituel. Ils ne sont pas tièdes comme nous en rencontrons trop souvent en Occident. Ils ne s'inventent pas un autre Esprit, ou un autre Jésus qui approuvera tous leurs pensées et désirs charnels. Ils n'ont pas l'esprit obscurci par la théologie selon les hommes, mais ils possèdent la vérité qui affranchit les plus captifs et ils livrent un dur combat spirituel contre les forces du mal en continuant à aimer ceux qui se font leurs ennemis. Dénués de tout; mais possédant la plus grande richesse qui soit; Jésus vivant en eux, ils persévèrent dans la véritable foi, sachant que rien n'est gagné ici-bas et que nous sommes sauvés en espérance seulement. Cette espérance, ils l'ont placé en Dieu, par Christ ressuscité, et nous prions notre Seigneur de leur donner la force et le courage de persévérer encore, un jour, une heure à la fois, jusqu'au jour bienheureux où il les ramènera auprès de Lui pour l'éternité.


Richard Wurmbrand, un pasteur juif chrétien, qui a fait quatorze ans de torture dans les prisons communistes roumaines, dira un jour: "Je souffre à l'Ouest plus que je n'ai souffert dans les pays communistes. (...)Dans le camp communiste, le Fils de l'Homme et les siens ne trouvent nulle part de quoi reposer leur tête. Là-bas les chrétiens ne peuvent se bâtir de maisons. À quoi bon? On les leur confisquerait dès leur première arrestation. La seule possession d'une maison neuve fournirait contre eux un grave chef d'accusation, car les communistes voudraient se l'approprier. Là-bas vous ne prenez pas le temps d'ensevelir notre père ou de dire adieu aux vôtres avant de suivre le Christ. Qui est votre père, votre frère, votre sœur? Vous êtes, à cet égard, semblables à Jésus. Votre mère et votre frère sont ceux qui font la volonté de Dieu. Quant aux liens naturels, peuvent-ils encore compter lorsqu'il arrive si souvent que la fiancée dénonce son futur, les enfants leurs parents, les épouses leurs maris? De plus en plus seule subsiste la fidélité spirituelle. L'Église clandestine est pauvre et souffrante, mais elle ne compte pas de tièdes.(...) Professent-ils leur foi en un Père? Leur profession de foi est pleine de sens, parce qu'elle cache un drame. Chaque jour, en prison, ils ont demandé du pain au Père tout-puissant, et ils ont reçu du chou farci d'immondices: ils croient pourtant que Dieu est un Père tout-puissant. En cela, ils sont pareils à Job qui a dit: "Je croirais en Dieu même si Dieu me menaçait de mort." Ils sont pareils à Jésus qui appelait "mon Père" ce Dieu qui paraissait l'abandonner sur la Croix. Celui qui a connu la splendeur spirituelle de l'Église clandestine ne peut plus se contenter du vide de certaines Églises de l'Occident. Je souffre à l'Ouest plus que je n'ai souffert dans les geôles communistes, parce que je vois maintenant de mes yeux agoniser la civilisation occidentale"


Ne soyons pas de ceux qui agonisent spirituellement! L'apôtre Paul dira en Éphésiens 5:14 :"C’est pour cela qu’il est dit: Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera." Prions pour nous-mêmes, persévérons dans l'amour de Christ afin de ne pas sombrer dans l'indifférence, et prions pour nos frères et sœurs sans nous lasser, comme si nous étions nous-mêmes dans les chaînes et la souffrance.


Père éternel, nous te remercions pour ton grand amour, pour ta fidélité. Nous te remercions pour le Christ qui a accompli à la perfection ton plan de salut pour la race humaine. Mais vois comme nous sommes mauvais! Incapables de faire le bien; soit nous te refusons, soit nous chancelons car la chair et ses désirs sont trop forts en nous! Nous sommes semblables à la feuille arrachée de l'arbre un jour de grand vent. Elle est d'un vert éclatant, mais combien de temps cela durera-t-il, puisqu'elle n'est plus attachée à l'arbre? Poussée au gré du vent, elle arrêtera sa course à un endroit où elle sèchera et où personne ne se souciera d'elle. Nous désirons plus que tout demeurer attachés à l'arbre de la Vie qu'est Jésus, notre Seigneur et Sauveur personnel. Nous ne voulons pas de la théologie et des rites sans valeur, mais nous voulons une relation personnelle avec toi, car sans toi, Jésus, nous ne pouvons rien faire de bien, et nous sombrons dans la tiédeur spirituelle, qui est le pire état où un chrétien peut se trouver. Nous ne voulons pas de cette indifférence, mais nous voulons combattre spirituellement afin de demeurer unis à Toi comme Tu es un avec le Père. Aide-nous à persévérer dans la foi et la prière, à garder notre espérance vivante en Toi. Nous te prions également pour tous les chrétiens emprisonnés et torturés à cause de leur foi en Toi. Ils ne te renient pas, ils n'ont pas honte de Toi, et c'est au prix de leur vie ou de leur liberté et de leur santé qu'ils proclament ton amour pour les hommes. Comment l'amour peut-il être rejeté et maltraité à ce point? Nous voyons les œuvres de l'ennemi, et elles sont manifestes en ce qu'elles combattent à tout prix ton amour, ta justice, ta paix et ta joie que Tu donnes à ceux qui croient en Toi. Merci Seigneur Jésus d'être leur rocher ferme et inébranlable, de toujours renouveler leur courage et leur force afin qu'ils résistent aux attaques de l'ennemi. Merci de les remplir encore et encore de ton amour afin qu'ils continuent de mettre en pratique ce que Tu nous as ordonnés, à savoir d'aimer ceux qui se font nos ennemis et de bénir ceux qui nous maudissent, de faire du bien à ceux qui nous haïssent, et de prier pour ceux qui nous maltraitent et nous persécutent. C'est ainsi qu'ils vivent, dénués de tout, mais possédant la plus grande richesse qu'un homme puisse espérer; Tu vis en eux, et ils vivent en Toi. Merci de faire resplendir Ta magnificence au milieu d'eux. Que la gloire te soit rendue, Père éternel, dans le précieux nom de Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur, Amen.

samedi 30 avril 2016

Prière d'un ivrogne

Seigneur Jésus. Je ne te connais pas encore. J'ai bien entendu parler de toi, mais je ne te connais pas personnellement. J'ai entendu ce que tu peux faire pour les autres mais en réalité je ne crois pas vraiment que tu peux faire quelque chose pour moi. Je préfère me confier en ce que mes yeux voient plutôt que de venir à toi sincèrement. Et ce que mes yeux voient, ce sont des bouteilles de boissons! Je préfère ingurgiter ces produits plutôt que de croire en toi, Jésus. C'est la triste réalité. Et Jésus, je suis forcée de reconnaître que ma situation est pire présentement qu'elle ne l'a jamais été. Je m'enfonce de plus en plus dans ce problème car je ne veux pas croire en toi. Je sais que celui qui ne s'attend à rien de toi ne peux certainement pas recevoir quoi que ce soit, j''ai donc besoin de délivrance, mais elle ne m'atteint pas. Même si je veux faire le bien, je suis seulement capable de faire le mal. Seulement, le mal que je fais, toi tu sais que c'est mal, mais moi Jésus, je ne le crois même pas! Je suis incapable de reconnaître que c'est péché de m’enivrer comme je le fais. Je m'abaisse en bas du règne animal en buvant comme je le fais, car même les animaux obéissent à ta Parole, Seigneur. Ils s'occupent de leurs petits, ils les aiment, ils en prennent soin. Mais moi? Que fais-je? Je m'enivre! Je ne m'occupe pas de mes enfants, de ma famille, de mon prochain, parce que la réalité, la triste réalité, c'est que je ne les aime pas. Je suis un égoïste, et je me plais à me trouver des excuses pour retomber dans cette maudite boisson, parce que j'aime ça. Seigneur Jésus, je suis forcé de reconnaître une chose: j'aime faire le mal. J'aime à te désobéir, parce que j'aime la boisson plus que toi. Parce que si je t'aimerais, j'irais à toi dans la prière pour obtenir le secours dont j'ai tant besoin. Je plongerais mes regards dans ta Parole, je prierais et je méditerais des versets de ta Parole. Mais je ne fais rien de cela, parce que ton amour n'est pas en moi. Le seul amour qui est en moi est un amour faux: l'amour de la boisson. Malheureux que je suis! Qui me délivrera de cette situation sinon toi seul? Mais le pire, c'est que je ne veux même pas reconnaître que je suis mauvaise à ce point. Je n'arrête pas de me chercher des excuses et de bonnes raisons de continuer à vivre comme je le fais. Encore en ce moment, je suis presque à me dire: ce n'est pas vrai ce que je suis en train de te dire. Je ne suis pas si pire que ça. Je n'aime pas la bouteille à ce point-là. Ça ne peut pas être vrai.

Jésus, je préfère rejeter tout en bloc plutôt que de me repentir de mes péchés et de ma mauvaise conduite. Comment donc pourras-tu m'aider? Il est dit en Psaumes 51: 17 que "les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé: O Dieu! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit." Tu réponds à ceux qui se présentent à toi l'esprit brisé et le cœur contrit. Je reconnais que le cœur contrit, c'est le cœur de celui qui reconnait ses égarements et qui en est extrêmement peiné. Et même si présentement cela m'est difficile de le faire, je suis forcé de reconnaître que je me suis égaré loin de ta volonté. Ta volonté, c'est que je m'occupe de ma famille; que je donne un bon exemple à mes enfants et à mon prochain en général. Et présentement, je ne fais rien de tout ça par ma faute, et par ma faute seule. Ce n'est pas à cause de mon passé, de mon présent ni de mon futur. C'est la faute à la méchanceté de mon cœur. Il est dit en ta parole que tous ont péché et que pas un seul ne fasse le bien. Je sais que je ne fais pas le bien que Tu voudrais que je fasse, ô mon Dieu. Et je te demande pardon aujourd'hui pour tous mes égarements. Je te demande pardon pour mes péchés. Pardon pour mes désobéissances. Pardon pour mon amour de la boisson. Pardon parce que j'ai trop longtemps pris cette boisson pour une solution, alors que c'est un grave problème et un péché devant Toi. Pardon parce que je n'aime pas ma famille. Je n'aime pas mon prochain comme Tu m'as aimé.

J'ai mal agi, j'ai péché devant toi et devant les hommes. Pardonne-moi Seigneur! Pardonne-moi! Place ton amour en moi afin que je puisse aimer ma famille; car ils sont ma richesse, ils sont ma vie. Seigneur; le coupable, c'est moi, et moi seul. Je te supplie, par ton Esprit, de me rendre capable de voir l'étendue de tout le mal que j'ai fait afin que mon cœur soit réellement contrit et repentant, dans l'humilité, afin que Tu prennes garde à mes faibles paroles. C'est ce que tu veux, Jésus, parce qu'à partir de là tu peux nous aider. Tu veux nous aider, nous les humains, mais c'est nous qui ne voulons pas de toi. Ce sont nos péchés et nos désobéissances qui mettent un gouffre entre nous et Dieu. Et toi seul Jésus peut combler ce gouffre présent en mon cœur. Trop longtemps j'ai essayé de le combler ce vide au dedans de moi par toutes sortes de manières, dont cette maudite boisson, mais à partir de ce jour, je ne veux plus de cela, c'est toi que je veux! Donne-moi la force de croire que tu es la seule solution à tous mes problèmes. Donne-moi la force de maitriser mes pensées et désirs mauvais, afin que je sorte victorieux de toutes les tentations que l'ennemi envoie contre moi afin de me détruire et de détruire ma famille. Il prend sa force dans la division alors que toi Jésus, tu es fort lorsque les gens sont unis d'un même cœur et étant animés d'un même esprit; celui de te servir avec joie, car toi seul donne la paix du cœur que nous recherchons tous. Jésus; pardonne moi, renouvelle mes pensées et mon intelligence toute entière. O Dieu! aie pitié de moi dans ta bonté; selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions; lave-moi complètement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre toi, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, en sorte que tu seras juste dans ta sentence, sans reproche dans ton jugement. Mais tu veux que la vérité soit en moi: fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi! Purifie-moi, lave-moi, je te supplie, détourne ton regard de mes péchés, efface toutes mes iniquités. O Dieu! crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé! Accorde-moi le don de la foi, et donne-moi de marcher dans ta droiture et ta justice.


Je veux te louer, Jésus pour tous tes bienfaits. Plutôt que de m'attarder sur mes malheurs, je veux désormais m'attarder sur tes bénédictions. Je les comptes, et elles sont en grand nombres. Mais qui suis-je, pour que tu prennes soin de moi malgré ma méchanceté? Pendant tout ce temps qu'à duré mon égarement; tu étais là, tout près de moi, et tu espérais encore que je me repente et que je me tourne vers toi car tu ne prends pas plaisir à la perte des pécheurs. Tu ne veux pas qu'aucun ne se perde. Béni sois-tu Jésus pour tant d'amour, tant de bonté. Merci pour ta grâce parfaite, merci pour ton sang versé à la croix. Tu t'es sacrifié et tu as payé le prix pour nous, malgré que tu n'as jamais péché, tu as porté le poids de nos fautes sur cette croix, et c'est par ton sang que nous sommes purifiés, et de l'eau qui coula de ton côté nous sommes baptisés. Nul rite n’égale ton sacrifice parfait. Rien ne peut y être ajouté, rien ne peut lui être enlevé. Crois seulement, et tu verras la gloire de Dieu as-tu dit un jour à la sœur d'un mort. Et ce mort est sorti de son tombeau! Gloire à Dieu! Et en ce jour, c'est moi qui suis pour ainsi dire comme mort. Mes œuvres sont néant, j'ai tout fait en vain. Mais je crois, et je veux croire plus que jamais en toi, Jésus, car je veux voir la gloire de Dieu agir en moi. Je veux être totalement transformé, délivré de tout ce qui ne vient pas de toi. Et je crois que tu vas m'aider, parce qu'à partir de ce jour, plutôt que de me confier dans la bouteille, je me confierai en toi. La boisson a été une malédiction sur ma vie, mais toi tu es rempli de bénédictions. La boisson attire le malheur et les tourments, mais toi Jésus, ton bonheur, tu ne le fais suivre d'aucun chagrin. (Proverbes 10:22) Merci mon Dieu, merci Jésus, car je serai par ta grâce dans l’allégresse et dans la joie; car tu vois ma misère, tu sais les angoisses de mon âme, et tu ne me livreras pas aux mains de l’ennemi, mais tu affermiras mes pas afin que je demeure ferme dans la droiture; ta droiture, et ferme dans la justice; ta justice. Merci Jésus de ce que tu fais grâce aux pécheurs qui se reconnaissent comme ils sont, sans faux fuyants. C'est à eux que tu pardonnes leurs offenses, et tu les rends purs comme tu es pur. Merci mon Dieu, merci Jésus, merci de ta force et de ton courage que tu me donnes en ce jour, merci parce que tu me rendras capable de résister au mal, afin qu'il fuie loin de moi! Merci aussi de me donner la force de fuir le mal en me réfugiant sous tes ailes, comme le poussin est en sécurité sous les ailes de la mère poule. Tu es ma force, mon rocher, mon appui, Jésus. Tu es inébranlable, et tu ne rejette pas ceux qui font appel à toi dans la prière et les supplications. Merci Jésus, merci mon Dieu, merci précieux Saint-Esprit, Amen.

dimanche 24 avril 2016

Le pardon de nos péchés passés, présents et futurs? Dernière partie

Dans l'Ancien Testament, en Exode 30:18-21, nous lisons ceci: "Tu feras une cuve d’airain, avec sa base d’airain, pour les ablutions; tu la placeras entre la tente d’assignation et l’autel, et tu y mettras de l’eau, avec laquelle Aaron et ses fils se laveront les mains et les pieds. Lorsqu’ils entreront dans la tente d’assignation, ils se laveront avec cette eau, afin qu’ils ne meurent point; et aussi lorsqu’ils s’approcheront de l’autel, pour faire le service et pour offrir des sacrifices à l’Éternel. Ils se laveront les mains et les pieds, afin qu’ils ne meurent point. Ce sera une loi perpétuelle pour Aaron, pour ses fils et pour leurs descendants." Certains prétendent que nous voyons ici les prémices du baptême d'eau. Pourtant ces versets nous enseignent une réalité beaucoup plus essentielle: ne faisons pas profession de servir Dieu tout en le faisant avec négligence, en brûlant d'un autre feu que celui de Son Esprit. Ne prenons pas l'obéissance à Dieu à la légère en la faisant passer au second rang derrière notre propre volonté; de ce que nous voulons et ne voulons pas. Jérémie 48:10 nous dit à ce sujet : "Maudit soit celui qui fait avec négligence l’œuvre de l’Éternel, maudit soit celui qui éloigne son épée du carnage!" Il n'est pas question ici des païens, car ils n'ont pas la prétention de faire l’œuvre de l'Éternel. Il est clairement question de ceux qui font une bien belle profession de foi, mais ils ne sont même pas capables de résister aux convoitises du péché dans leur propre chair, avec la puissance que Jésus leur donne, car ils n'en voient tout simplement pas l'intérêt. "Maudit soit celui qui fait avec négligence l’œuvre de l’Éternel." Que cela nous serve d'avertissement sur l'importance que Dieu accorde à la pureté du cœur de ceux qui s'approchent de Lui en prétendant le servir! N'oublions jamais ceci: Dieu connaît notre cœur présomptueux et nos vains discours, mais Il n'attache aucun intérêt à cela. Au contraire, tout ce qui n'est pas humilité est contraire à Dieu et ne saurait se soumettre à Sa volonté.


Il nous est beaucoup enseigné dans la Bible sur l'obligation de persévérer en Christ afin de ne pas retomber dans une vie mauvaise. L'apôtre Paul dira également en 1 Corinthiens 9:27 qu'il traitait durement son corps et le tenait assujetti, de peur d’être lui-même rejeté, après avoir prêché aux autres. Si l'apôtre Paul, fidèle devant Dieu, devait à ce point se méfier de ses propres pensées et de ce que son corps désirait, à quel point devons-nous agir de la même manière? Comme lui, il nous faudra renoncer à ce qui nous entraîne dans le péché, à savoir nos pensées et désirs, parfois, aussi légitimes puissent-ils nous sembler être, et tout soumettre à la volonté de Dieu.



N'oublions pas qu'un seul péché est suffisant pour nous séparer de Dieu à tout jamais. La gravité du péché est extrême après que nous ayons connu la vérité et que nous ayons marché un certain temps avec Jésus. Hébreux 10:26-29 nous dit ceci: "Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles. Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins; de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?" Et encore en 2 Pierre 2:20-22: "En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier."

Il n'est pas mentionné ici combien de fois ces gens sont retournés dans les souillures du monde, car un seul péché est suffisant pour outrager l'Esprit de la grâce. Il nous est dit dans le dictionnaire qu'un outrage est une offense extrêmement grave, constituant une atteinte à l'honneur ou à la dignité de quelqu'un. Pouvons-nous porter atteinte à l'honneur de Dieu sans recevoir un juste châtiment? Il est vrai que Christ est venu verser son sang pour le rachat de nos péchés, mais il est clair en lisant Hébreux 10:26-29 qu'il est question des péchés que nous avons commis avant que nous arrivions à la connaissance de Jésus, donc avant que nous lui ayons supposément donné notre vie. Pour les péchés que nous pouvons faire après être venu à la connaissance de Jésus, il ne nous appartient pas de nous condamner nous-mêmes, mais nous ne devons qu'espérer en la pitié et la miséricorde de Dieu, s'Il veut bien nous pardonner. Ce n'est certainement pas avec cette attitude orgueilleuse qui prétend que tout est déjà pardonné qu'Il nous pardonnera! Au contraire, il est écrit que l'orgueil déplaît à Dieu et que les orgueilleux seront abaissés, humiliés. Il leur résiste, mais Il fait grâce aux humbles.

Romains 12: 9 : "Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien."

1 Jean 3:4-10 : "Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en lui de péché. Quiconque demeure en lui ne pèche point; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu. Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste. Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu. C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère."

Il est clair ici que nous ne devons en aucun cas tolérer le péché en nous. Jésus n'est-il pas venu détruire le péché? Si nous prétendons avoir l'Esprit de Dieu, alors nous serons guidés par Lui, et Dieu ne tente personne de faire le mal! Au contraire, Il place en ses enfants légitimes un véritable dédain pour les choses mauvaises et tout ce qui n'est pas conforme à Sa volonté, parce que la semence de Dieu est une semence de vie éternelle. Le péché, c'est la mort, et Jésus est venu détruire la mort, et nous accorder la vie.

2 Pierre 3:14 : "C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irrépréhensibles dans la paix."
Attachons-nous donc à Jésus, rejetons en arrière tout ce qui fait la guerre à l'âme, ayons toujours en nous la pensée du Christ, qui a été, qui est et qui sera éternellement pur. Faisons tout pour la gloire de Dieu, rejetons les pensées hypocrites et orgueilleuses, et revêtons-nous du manteau de l'humilité afin d'être couverts par sa grâce en nous souvenant qu'Il résiste aux orgueilleux, mais qu'Il fait grâce aux humbles. Prions que le Saint-Esprit nous éclaire et nous dirige, qu'Il nous montre toujours la gravité du péché avant que nous ne le commettions, car nous ne voulons pas être de ceux qui retournent en arrière après avoir appris à connaître la vérité, mais nous voulons persévérer en Christ, purifiés, régénérés, sanctifiés par son sacrifice vivant.



Prions.


Seigneur Jésus, nous te prions de placer en nous ce sentiment d'urgence que nous devons nous attacher à toi avec une foi ferme, car rien n'est acquis tant que nous sommes dans ce corps de chair. Que cette chair et ses désirs malsains périssent afin que tu puisses vivre en nous et placer enfin en nous la marque de Dieu sur ceux qui lui appartiennent, savoir son Saint-Esprit, qui doit nous diriger dans toutes la vérité. Éloigne de nous l'indifférence, l'orgueil et le mensonge, car en demeurant sous leur joug nous demeurons encore dans le péché, et Jésus, tu es venu expressément pour détruire le péché et ses œuvres. Nous ne voulons pas croire en vain, nous ne voulons pas nous contenter d'une apparence de piété tout en reniant ce qui en fait la force. Non! Nous voulons vivre pieusement en Jésus-Christ en sachant très bien que la persécution de la chair sera inévitable. Mais justement, nous croyons que c'est lorsque la chair est faible et qu'elle ne nous domine plus que toi, Jésus, tu peux être fort en nous et prendre toute la place qui te revient de droit. Nous ne voulons pas non plus sombrer dans cette hypocrisie qui est de se contenter d'une apparence d'humilité en nous faisant violence nous-mêmes, mais nous voulons que ce soit toi, Seigneur Dieu, qui prenne le vase imparfait que nous sommes et que Tu le brises afin que Tu nous moules à Ta façon et que tu nous revête de cette nouvelle nature qui veut et peut se soumettre à Ta volonté, avec une entière obéissance et soumission. Nous connaissons d'où nous venons, et nous n'avons rien à nous glorifier, car sans Toi, Jésus, nous ne pouvons rien faire. Mais il existe aussi cette règle qu'avec Toi, nous ne pouvons rien faire non plus, car nous ne nous appartenons plus. Place en nous cette âme de serviteur et d'esclave de la justice de Dieu. L'apôtre Pierre a dit que chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui, et c'est Toi, Seigneur Jésus, qui a triomphé de nous. Tu es notre Roi, notre bon Berger et nous désirons être des brebis fidèles. Entendant le son de ta voix, et nous souvenant toujours de ton précieux sang qui a coulé sur la croix du calvaire, nous ne voulons pas peiner l'Esprit de la grâce en ne nous soumettant pas à Dieu, mais nous te prions; augmente notre foi! Car c'est dans la foi seule que nous pourrons grandir en Toi, dans la persévérance en ce qui t'es bon et agréable. Ce qui est bon, en premier lieu, c'est l'obéissance à Ta parole, et avec Ton aide, nous serons plus que vainqueur sur tout ce qui fait la guerre à l'âme. "Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie." Nous sommes plus que vainqueur en Christ, et comme c'est un encouragement de plonger nos regards dans Ta parole qui nous corrige, qui nous reprends, mais qui aussi nous édifie et nous encourage. Heureux celui qui est corrigé par Dieu, car c'est un signe qu'il n'est pas un enfant illégitime. Nous ne voulons pas nous contenter d'être des lecteurs ou auditeurs oublieux, mais à partir de ce jour, avec ton aide Seigneur, nous nous tiendrons ferme dans Ta vérité et Ta justice, en persévérant dans Ta voie. Prenant plaisir dans Ton enseignement, et avec l'aide de ton Esprit qui agira en transformant notre intelligence, nous considèrerons toutes choses mauvaises avec dédain et nous nous attacherons à la vérité qui nous purifie, qui nous sanctifie et nous justifie. Merci mon Dieu, merci Jésus, merci précieux Saint-Esprit, Amen.




Colossiens 1:19-23 : "Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui; il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche, si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul, j’ai été fait ministre."

Que toute gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 17 avril 2016

Le pardon de nos péchés passés, présents et futurs? 2e partie

Romains 8:24 : "Car c'est en espérance que nous sommes sauvés."


Cette petite phrase est oubliée ou laissée de côté parce que ne prêchant pas le salut pour toujours, encore moins par les œuvres, mais par la foi. Car si nous ne sommes sauvés qu'en espérance, alors, nous devrons persévérer en Christ - car il n'existe pas d'autres chemins - afin de ne pas perdre cette promesse du salut qui nous a été offerte en Lui seul. C'est exactement ce que l'apôtre Paul dira au verset 25: "Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance." Nous espérons recevoir quelque chose que nous ne possédons pas déjà. Mais si nous l'avons déjà en notre possession, espérerons-nous encore? Certainement pas! Donc ceux qui prétendent déjà posséder leur salut en étant pardonnés à tout jamais de tous les péchés qu'ils pourront faire dans leur vie n'ont pas de foi. C'est malheureux, mais c'est la réalité. Car la foi est une assurance des choses qu'on espère, et non pas que nous possédons déjà! D'où le questionnement de Jésus: "quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?" Si plus personne n'espère, c'est qu'ils ont déjà trouvé leur salut sur terre. S'ils ont déjà leur salut ici-bas, ils ont donc déjà reçu leur récompense. Pourquoi en attendraient-ils une autre de la part de Dieu? Attention donc, à ce que notre assurance ne soit pas basée sur certains rites religieux - y compris le baptême d'eau - ou sur des paroles prononcées ou sur des prières que nous aurions faites. Ne revenons pas à cet obscurantisme malsain qui prêchait le salut par les œuvres. Car la foi ne nous fait pas nous vanter de posséder un salut qui est en réalité entre les mains de Dieu. La foi nous donne d'aimer tellement ce Dieu qui nous offre le salut que nous nous soumettrons à Lui, que nous porterons notre croix en renonçant à nous-mêmes, - puisque c'est ce que ça implique - et que nous suivrons Christ avec humilité et obéissance.


Romains 8:8-9 : "Or, ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'Esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas." Si quelqu'un fait profession de foi, mais ne se soumet pas à Christ, il ne lui appartient pas. Il n'est qu'un hypocrite. En Apocalypse 3, le Seigneur reproche son hypocrisie à l'Église de Sardes en ces termes: "Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort." En réalité, Il lui dit ici: tu gardes les formes extérieures de la foi, mais tu renies ce qui en fait la force. (2 Timothée 3:1-9)


Mais il est également une terrible menace qui plane sur les hypocrites de l'église de Sardes, et sur tous les hypocrites modernes. Nous lisons en effet au verset 5 que "celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie." Si donc un nom peut être effacé du livre de la vie, c'est qu'une personne y a déjà vu son nom inscrit, mais qu'elle n'a pas persévéré en Christ, donc elle n'a pas vaincu le péché, c'est à dire, la mort. Cela sera une chose terrible pour ces gens de se présenter devant le trône de gloire, confiant dans leur salut, et de se voir répondre: "Dehors, race de vipères! Je ne vous connais pas, votre nom n'est pas inscrit dans le livre de la vie" Nous l'avons déjà vu dans la première partie, mais c'est ce que Jésus dit en Matthieu 7:21-23: "Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.




L'apôtre Paul nous dit en 2 Timothée 4:3-4 : "Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables." De plus en plus d'églises soit disant chrétiennes usent des techniques de marketing qui mettent l'accent sur les plaisirs afin d'attirer les foules, car c'est ce que la nature humaine recherche par-dessus tout. Comme si le chrétien allait pouvoir, toute sa vie, ne faire que ce qui lui plaît et en même temps que cela plaise à Dieu! Il n'est pas surprenant que beaucoup de pseudo chrétiens s'enfoncent de plus en plus dans l'impiété, et que Jésus se demandera lui-même en Luc 18:8 : "quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?"

Certaines vérités bibliques sont enseignées, mais d'autres sont volontairement laissées de côté parce que n'étant pas compatibles au marketing qui utilise le plaisir comme thème principal pour séduire les gens. Oh tous ces gens-là ont l'apparence de la piété, ils ont certaines connaissances de la Bible, mais ils ne mettent pas en pratique l'enseignement qu'ils y trouvent. Ils prétendent avoir la foi, mais en réalité ils se vantent d'une foi qu'ils ne possèdent pas, parce que celui ou celle qui a véritablement la foi en Christ ne se vantera pas de celle-ci, mais, avec humilité, il reconnaîtra plutôt à quel point sa foi est petite et qu'elle doit encore grandir en Christ.

La recherche de l'accomplissement de tous les plaisirs de leurs sens a obscurci leur intelligence, de sorte qu'ils ne luttent plus contre rien et ne s'imposent presque aucune limite. À leurs yeux, plus rien n'est péché tant qu'ils continuent de prétendre être enfant du Christ. Toutefois, ils ont depuis longtemps déjà échangé la justice de Dieu pour leur propre justice. La pensée du Christ n'est pas dominante en eux, et ils courent à leur perte. Ce n'est pas mal de vouloir améliorer notre situation corporelle ou matérielle, mais jamais cela ne doit être fait au détriment de notre vie spirituelle.

Jérémie 12:5 nous avertit en ces mots: "Si tu cours avec des piétons et qu’ils te fatiguent, comment pourras-tu lutter avec des chevaux? Et si tu ne te crois en sûreté que dans une contrée paisible, que feras-tu sur les rives orgueilleuses du Jourdain?" Le parallèle avec ce que l'apôtre Paul dit en 2 Timothée 4:3-4 est très intéressant. La saine doctrine de Christ est délaissée au profit de fables doucereuses, plaisantes à l'oreille de la nature humaine. Mais toutes ces choses ne préparent pas le chrétien au combat contre les forces du malin.

L'explication de Jérémie 12:5 est fort simple: les piétons et la contré paisible représentent la facilité et la recherche des plaisirs de ce monde. Nous ne gardons pas les yeux fixés sur Jésus, et nous nous fatiguons à rechercher l'accomplissement de tous nos plaisirs; nous ne nous soucions plus de ce qui est péché ou non devant Dieu, oubliant volontairement que toute désobéissance est un péché et que toute action qui ne rend pas gloire à Dieu n'est qu'orgueil et qu'un péché non dénoncé et pardonné conduit à un autre péché, plus grave encore. Tout va bien; le Seigneur Dieu nous a prêté la santé, mais nous nous en servons pour nous satisfaire plutôt que pour plaire à Dieu, qui possède toutes choses. En menant une telle vie, comment pourrons-nous lutter contre les chevaux ou contre les rives orgueilleuses du Jourdain? C'est à dire; comment résisterons-nous à satan si nous n'avons pas été sérieux dans notre vie spirituelle en n'ayant pas profité du temps de douceur qui nous était imparti pour nous saisir de toutes les armes du chrétien? Comment résisterons-nous lorsque les épreuves et tribulations viendront tester si notre foi repose bien en Christ et non pas sur des rites religieux que nous avons pu accomplir? Si Dieu voit que nous nous essoufflons, que nous peinons à marcher avec Lui alors même que tout va bien dans notre vie, comment résisterons-nous lorsque l'épreuve surviendra? Car nous le savons; notre foi, qui est plus précieuse que l'or, sera éprouvée par le feu de certaines épreuves, tant que nous serons sur cette terre. (1 Pierre 1:6-7) Cette réalité n'est peut-être pas plaisante à entendre, mais elle est biblique.

samedi 9 avril 2016

Le pardon de nos péchés passés, présents et futurs? 1re partie


Quelqu’un a dit un jour que "ceux qui ont leur âmes à cœur doivent combattre durement contre les convoitises de la chair, car le corps ne doit pas être autorisé à gouverner le chrétien." Nous ne pouvons et devons pas être les serviteurs de deux maîtres à la fois. Jésus nous l'a clairement enseigné en Matthieu 6:24.

Il y a pourtant un enseignement qui est de plus en plus populaire dans l'église moderne, et il dit que si tu as été baptisé d'eau et que si tu fais profession de croire en Jésus, tu es donc pour toujours pardonné de tes péchés passés, présents et futurs. De là à dire que si tu as accomplis certains rites et prononcés quelques bonnes paroles; tu es définitivement sauvé et pardonné à tout jamais, il n'y a qu'un pas que certains franchissent allègrement!

Nous voici donc revenus au temps obscurs où l'Église catholique romaine régnait en roi et maître, et où il était enseigné que le salut se gagnait par les œuvres et par l'accomplissement de certains rites religieux! Il est vrai que le sacrifice de Jésus nous pardonne pour nos péchés passés, du temps de notre ignorance, mais comment pouvons-nous prétendre à l'avance - à la place de Dieu - que le baptême d'eau et que le sang de Jésus - versé une seule fois pour toute, rappelons-le - nous pardonnent pour tous nos péchés futurs, quels qu'ils soient? Cette idée est certes très plaisante pour la nature pécheresse, car elle efface totalement la nécessité de maitriser nos pensées et désirs et l'obligation de les rendre captifs à l'obéissance à la volonté de Dieu, mais elle est en totale contradiction avec l'enseignement de la Bible. Ne savons-nous pas que ce que Dieu désire, c'est notre sanctification? Se trouverait-elle dans le fait que nous accomplissons certains rites religieux? Certainement pas! La sanctification se trouve en Christ seul, ainsi, personne ne pourra se glorifier de quoi que ce soit! Elle se trouve dans le sang de Jésus, dans la grâce du Père, mais aussi dans l'obéissance à Sa parole. Il désire que nous nous repentions et que nous menions une vie pure et sainte. Ne nous trompons pas nous-mêmes; si nous faisons profession de servir Dieu, nous ne devons pas tolérer le péché en nous.

Le problème avec cet enseignement, comme dit précédemment, c'est que certains se sentent non pas encouragés à résister au mal et à fuir toute forme d'iniquité, mais plutôt à ne pas se soucier de vivre une vie pure et sainte en Christ. Eh quoi?! disent-ils, - non, ils ne le disent pas mais ils le vivent - mon salut n'est-il pas assuré? Si mes péchés sont pardonnés à tout jamais, à quoi bon me saisir des armes du chrétien (en Éphésiens 6:10-18)? Alors, péchons, péchons encore, demandons pardon à Dieu, péchons encore, et ainsi de suite. Ne résistons pas à satan, de toute façon, nous avons l'assurance que tous nos péchés sont déjà pardonnés! Quelle erreur! Jésus ne dira-t-il pas en Matthieu 7:21-23: "Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom? Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité."

Comprenons les dérives où peuvent mener un tel enseignement. La repentance, le Larousse dit que c'est un "regret douloureux de nos péchés". Mais il y a plus. La repentance, c'est un don de l'Esprit de Dieu qui parle à nos cœurs et qui nous montre à quel point, à cause de nos péchés, nous sommes éloignés de notre Créateur. Elle nous fait pleurer sur notre misérable condition, et lorsque nous allons à Dieu avec un cœur contrit et un esprit brisé, Il accepte volontiers de nous couvrir de Sa grâce. Mais pourquoi sommes-nous allé à Dieu? Pourquoi sommes-nous allé nous réfugier au pied de la croix ensanglantée de Christ? N'est-ce pas parce que nous aspirions à quelque chose de mieux que ce que nous vivions déjà? Comment donc, après avoir reçu le pardon de ses péchés, le chrétien pourrait-il se réserver le droit de retourner dans le bourbier duquel il a été tiré, comme si rien ne lui était interdit? Tout m'est permis, dira l'apôtre Paul en 1 Corinthiens 10:23, mais tout ne m'est pas utile et tout n'édifie pas. Le chrétien n'est-il pas appelé à rendre gloire à Dieu en tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait, et à ne plus pécher et à aspirer à la perfection du Père? Il peut arriver que, sans le vouloir, nous manquions d'obéissance à Dieu sur un certain aspect de notre vie, et nous croyons et savons que dans sa miséricorde, Dieu ne s'empresse pas de nous condamner et, à cause de son amour pour le Fils, Il prend pitié de nous et Il pardonne cet égarement.

Mais lorsque nous marchons avec Jésus, et que nous avons réellement reçu le Saint-Esprit, ce dernier ne nous laissera pas pécher en désobéissant volontairement à Dieu. Il nous avertira, que ce soit par notre conscience ou en lisant Sa parole, car Il ne veut justement pas nous voir retourner dans le bourbier du péché duquel nous avons été tirés par la grâce de Dieu! Souvenons-nous de l'exemple de l’ânesse de Balaam, dans Nombres 22! À l'inverse, Il nous montrera également le chemin que nous devons suivre pour Lui obéir. Voir la vision de Pierre en Actes 11. Il n'en tient qu'à nous d'être à son écoute, prêt à obéir en tout lieu, en tout temps!

Une désobéissance absolument volontaire à un enseignement de Jésus, ce sont des mauvaises pensées qui sont cajolées, et cela conduit à tomber dans le péché, de façon répétée. La personne ne veut pas reconnaître son égarement, elle ne veut pas se soumettre à Dieu et condamner devant Lui les mauvais penchants de son cœur. C'est cela, un péché volontaire. Par exemple, Jésus dira en Matthieu 5: 28 : "Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur." Cette phrase nous montre à quel point nous devons aborder avec précaution les désirs de nos cœurs et nous méfier de nos pensées, car, nous l'avons déjà vu, la plus petite pensée mauvaise, ou non conforme à la volonté de Dieu, peut mener à un grave péché si nous ne la rejetons pas des que l'ennemi l'infiltre dans notre intelligence. Et ce petit enseignement de Jésus à lui seul est bafoué par nombre de pseudo-chrétiens de nos jours, pasteurs/enseignants compris. Ils désirent une ou des femmes - parfois même des hommes! - autres que la leur et ils finissent par commettre l'adultère et officialiser un divorce qui n'aurait jamais eu lieu s'ils avaient maitrisé leurs pensées et été obéissants à la volonté de Dieu, dès le premier jour où cette petite pensée a été semée dans leur intelligence. Et pour cacher leur péché, certains d'entre eux ont même écrits un ou des livres pour déculpabiliser le péché de l'adultère et du divorce, comme si leurs paroles - pécheresses et mensongères - allaient avoir un poids quelconque dans la balance lorsque, devant le trône de Dieu, ils devront rendre compte de leur obéissance - ou non - à l'enseignement du Christ! À les écouter, les faibles dans la foi ou les nouveaux croyants pourraient croire que ce que nous lisons en Hébreux 13:4 n'est plus d'actualité de nos jours puisqu'il ordonne que "le mariage soit honoré de tous, et que le lit conjugal soit exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères." À les entendre, nous pourrions croire que, de nos jours, Dieu n'est plus qu'amour, compassion et pardon et qu'Il apprécie que ses commandements soient rejetés et que le sang de Jésus soit bafoué par le genre humain!

Ceci n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. L'ennemi connaît chacun de nous. Il sait où il doit frapper pour nous faire tomber. Mais si nous nous croyons déjà pardonnés, peu importe les péchés que nous ferons, à quoi bon résister à certains péchés, et à quoi bon en fuir d'autres? Nous constatons ceci: plus les temps avancent vers la fin, plus les hommes ne veulent plus entendre parler de péché et de l'enfer. "Dites-nous seulement des choses agréables." Mais celui qui prétend appartenir à Dieu doit vivre comme Christ a vécu. (1 Jean 2:6) Et 1 Pierre 4:1 nous dit encore: "Ainsi donc, Christ ayant souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée. Car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché, afin de vivre, non plus selon les convoitises des hommes, mais selon la volonté de Dieu, pendant le temps qui lui reste à vivre dans la chair." Il n'est pas question ici que la souffrance purifie par elle-même, mais elle aide l'homme à se maitriser et à s'imposer une sévère discipline spirituelle. L'apôtre Paul dira qu'il lui avait été mis une écharde dans la chair afin de l'empêcher de s’enorgueillir!

Jésus dira à la femme pécheresse en Jean 8:11 : "va, et ne pèche plus." Aspirer à la perfection de Dieu est un ordre du Seigneur Jésus que nous lisons en Matthieu 5:48. "Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait." Il n'en tient qu'à nous d'aspirer à cette perfection, à la rechercher par-dessus tout, ceci en restant attachés à Jésus.

De plus, nos corps ne doivent-ils pas être des temples du Saint-Esprit? (1 Corinthiens 6:19). Et au verset 20: "Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu." S'ils appartiennent à Dieu, nous ne pouvons en faire ce que nous voulons. Nous ne pouvons pas être aux commandes. Et si nous sommes appelés à être le temple de Dieu, de son Saint-Esprit, comment le péché pourrait-il être toléré en nous? Dieu se plairait-il dans le péché? Certainement pas! Car ses yeux sont trop purs pour voir le mal. (Habakuk 1:13)