dimanche 22 mars 2015

Car Christ est ma vie, par Charles H. Spurgeon



Car Christ est ma vie. Philippiens  1 verset 21.

Le croyant n’a pas toujours vécu en Christ. Il a commencé à faire ainsi quand Dieu, par le Saint-Esprit, l’a convaincu de péché, quand, par grâce, il a été amené à voir le Sauveur mourant, en propitiation pour sa culpabilité. Dès sa nouvelle naissance l’homme céleste commence à vivre en Christ. Jésus est pour les croyants une perle de grand prix, pour laquelle nous sommes disposés à renoncer à tout ce que nous avons. Il a tellement conquis totalement notre amour, qu’il se bat seul pour lui; nous devrions vivre à sa gloire, et nous devrions mourir pour la défense de son Évangile; il est le modèle de notre vie, et le modèle sur lequel nous devrions sculpter notre personnage. Les paroles de Paul ont plus de signification que ne le pensent la plupart des hommes; elles impliquent que le but et la fin de sa vie soient Christ; non pas, sa propre vie mais celle de  Jésus. Par ces paroles d’un "ancien", il nous montra comment il a mangé, bu, et dormi  vers la vie éternelle. Jésus était son souffle, l’âme de son âme, le cœur de son cœur, la vie de sa vie. 

Est-ce que vous pouvez dire, en tant que chrétien, que vous vivez avec cette idée? Pouvez-vous dire honnêtement : Vivre, c’est Christ? Nos affaires, sont-elles traitées pour Christ? Ne sont-elles pas surtout traitées pour notre propre croissance et pour les avantages de notre famille? Est-ce que vous vous demandez : "Est-ce une raison valable?" Pour le chrétien cela en est une. Il professe vivre pour Christ; comment peut-il vivre pour un autre but sans s’engager dans un adultère spirituel? Beaucoup appliquent ce principe dans une certaine mesure; mais qui ose dire qu’il a vécu pleinement pour Christ comme l’apôtre le faisait? Toutefois, ceci représente la vie d’un vrai chrétien: sa source, sa subsistance, sa façon de vivre, sa fin en toutes choses: tout est rassemblé en un mot: Christ-Jésus. 

Seigneur, accepte-moi; je me présente ici, moi-même, priant de vivre seulement en Toi et pour Toi. Laisse-moi devenir comme le bœuf qui se trouve entre la charrue et l’autel,  pour travailler ou être sacrifié; et permets que ma devise soit, "prêt pour l’un ou pour l’autre. "

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 15 mars 2015

Lorsque j'étais enfant... 2e Partie

1 Corinthiens 13 verset 11 : "Lorsque j‘étais enfant, je parlais comme un  enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j‘ai fait disparaître ce qui était de l’enfant." 1 Corinthiens 3 versets 1-2 : "Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels.


Ces quelques mots nous exhortent à grandir spirituellement. Délaissant ce qui fait obstacle à la foi, et nous attachant à Jésus seul, allons sans cesse de l'avant en ne nous attardant pas - ou si peu - aux choses qui n'ont pas d'importance dans le royaume de Dieu. Ce même apôtre Paul nous exhortera également à chercher l'immortalité, disant que ce corps mortel doit revêtir l’incorruptibilité. Pour ce faire; des étapes devront être franchies. Notre foi doit grandir en Christ et nous devons maintenir une relation privilégiée avec notre Père là-haut dans les cieux par la prière et l'obéissance à sa Parole.

Présentement nous ne connaissons qu'imparfaitement, justement parce que la chair est un obstacle aux choses de Dieu. C'est bien la raison pour laquelle nous devons délaisser les choses terrestres, qui, pour la plupart, font la guerre à l'âme, et nous attacher uniquement aux choses d'en haut. Si ce n'est pas le cas, nous demeurerons des enfants spirituellement, ayant une certaine connaissance de la doctrine de Christ, mais étant incapables de la mettre en pratique et de nous exhorter nous-mêmes à persévérer en ne faisant pas passer sa volonté avant la nôtre. Il est bon d'examiner notre conduite à la lumière de la Parole de Dieu. Nous pourrions constater à quel point nous accordons trop d'importance à certaines choses. Cela fait en sorte que nous manquons l'essentiel. Dieu est tout. Il possède tout. Il a tout créé, et par Lui toutes choses arrivent. Corporel, matériel, spirituel. Par exemple; nous avons déjà vu des gens s’enorgueillir du don de parler en d'autres langues, attachant énormément d'importance à cela. Mais par le fait même; ces gens-là enlevaient de l'importance et de la gloire à celui qui accorde ce don, à savoir Dieu part son Saint-Esprit!

Ne perdons pas de vue que nous ne sommes rien sans Jésus, mais qu'avec Lui nous ne pourrons rien faire non plus qui soit contraire à ce qu'Il attend de nous! Il a des projets de bonheur pour nous, et non de malheur. Mais pour entrer dans ce bonheur, nous devons être constamment dans sa présence, que ce soit par la prière ou par la lecture de sa Parole, ou encore en la méditant; ayons constamment en nous la pensée du Christ! C'est la seule manière de progresser dans la foi! Trop souvent nous avons tendance à croire que nous avons déjà atteint le but, après avoir accepté Christ. Mais nous devons marcher en conformité avec ce que nous prétendons, car le but n'est pas encore atteint; nous sommes sauvés en espérance seulement. Romains 8 verset 24 : "Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance: ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore?"

Quelle utilité aurait la foi si nous croyons avoir déjà atteint le but? Aucune. C'est la raison pour laquelle plusieurs abandonnent leur premier amour pour le Christ, car ils croient qu'après avoir accepté Jésus; ils peuvent faire tout ce qu'ils veulent; y compris parfois même retourner dans une vie mauvaise; Dieu ne peut pas le leur reprocher, ils ont accepté Christ!! Ils se trompent, ils sont tombés dans le piège de l'ennemi qui consiste à refermer la personne sur elle-même en ne regardant plus à Christ. Se justifiant elle-même, elle n'a plus besoin d'être justifiée par le sang de Jésus et elle ne cherche plus à être éclairée par le Saint-Esprit. Pourtant, Dieu par Jésus-Christ, nous a légué son Saint-Esprit afin qu'Il nous éclaire dans toute la vérité, afin que nous progressions sans cesse en Lui. Quel piège de l'ennemi que de croire que, peu importe ce que nous pouvons faire; nous serons sauvés de toute manière puisque nous avons accepté Christ! Beaucoup de chrétiens sont tombés dans ce piège. Ils ne ressentent plus le besoin de persévérer en Christ, dans l'attente de la délivrance de ce corps charnel. Ne tombons pas dans ce piège! Et si quelques-uns d'entre nous croient y être tombés, qu'ils demandent pardon au Seigneur Jésus avant qu'il ne soit trop tard! Souvenons-nous de ces paroles de Jésus en Matthieu 7 verset 21 : "Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux."

En Matthieu 18 verset 3, Jésus dira également : "Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux"? Et encore en Matthieu 19 verset 14 : "le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent".  S'il est un état "enfant" dans lequel nous devons demeurer, c'est bien celui de la dépendance à Dieu en toutes choses. Le petit enfant est dépendant de ses parents pour la nourriture et son entretien général, sinon il ne se développera pas comme il le devrait et ne deviendra pas un adulte mature et équilibré. Il en est de même pour le chrétien. Il sait que sans Jésus, il ne peut rien faire. Il aime lire la Parole de Dieu. Il s'en nourrit. Il prie pour que Dieu lui accorde l'aide nécessaire, par le Saint-Esprit, afin de mettre en pratique ce qu'il lit. Il veut progresser dans la foi, car il sait qu'il n'a pas fini de se développer spirituellement. Lorsqu'il sera prêt, Dieu le rappellera auprès de Lui. D'ici-là, il attend avec patience et espère dans la récompense future, et son plus ardent désir, c'est de faire la volonté de son Père céleste. Il amène toute pensée captive à l'obéissance à Christ. Voir 2 Corinthiens 10 verset 5. Ses pensées, ses désirs, ses rêves, tout est soumis à la volonté de Dieu. Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux, Père.

La pensée que nous sommes esclaves de Christ n'est plus très populaire de nos jours, mais pourtant cette notion est bien biblique et nous ne pourrons jamais progresser spirituellement tant que nous ne nous rendrons pas nous-mêmes esclaves de la volonté de Dieu. L'apôtre Pierre dira que chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. Le véritable chrétien préfère, et de loin, que ce soit Christ qui ait triomphé de Lui plutôt que la chair et le péché! Ne résistons pas à Dieu en ne lui soumettant pas tout, de notre propre gré. Il n'est pas un tyran, Il ne force personne. Son plus grand désir demeure que nous accédions à sa présence éternelle, là où Il nous fera connaître parfaitement toutes les choses qui nous semblent présentement comme seulement le reflet d'un miroir.

Grand Dieu tout puissant. Nous venons encore vers toi dans la prière, dans le précieux nom de Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur, espérant en ta pitié et ta miséricorde pour nous, pauvres humains. Jésus, tu as connu ce que c'était que d'être dans la faiblesse de la chair puisque tu es venu parmi nous dans un corps comme le nôtre, mais tu l'as vaincu. Tu ne t'es pas soumis aux pensées et désirs contraire à la volonté du Père mais en tout, tu gardais les yeux fixés sur Sa volonté. Tu nous as montré le chemin de l'obéissance et de la soumission en nous enseignant la vérité. Tu nous as tout légué afin que nous triomphions également du jugement de culpabilité qui repose sur chacun de nous. Mais Seigneur Jésus, nous avons besoin de ton aide afin que toute cette vérité ne nous soit pas inutile et ne nous condamne pas au dernier jour parce que lui ayant été rebelle. Nous avons besoin que tu crées en nous le vouloir et le faire afin que nous soyons zélés pour te servir et t'obéir. Brise-nous Seigneur! Brise ces vases imparfaits que nous sommes et recrées nous de manière à ce que tu puisses déverser ton amour et ta justice en nous, que nous puissions mener une vie te rendant la gloire qui te revient, ainsi qu'au Père et au Saint-Esprit. Oui, tout ce que nous sommes, nous te le laissons. Toutes pensées, tous désirs, nous ne gardons rien, nous ne voulons nous faire l'esclave de rien de ce qui est terrestre et charnel, mais de toi seul, sachant que tu fais toutes choses bonnes pour ceux qui t'aiment et te suivent. Jésus, nous nous abandonnons complètement à toi, nous t'offrons tout, notre cœur et notre âme, notre vie entière est à toi, prends-en le contrôle et conduis-nous dans toute ta vérité, car elle nous affranchit de tout péché. Que ton Saint Nom soit loué et adoré, car toi seul est digne de recevoir louange et gloire, d'éternité en éternité. Merci Seigneur, Amen!

samedi 7 mars 2015

Lorsque j'étais enfant...

1 Corinthiens 16 verset 11 :  "Lorsque j‘étais enfant, je parlais comme un  enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j‘ai fait disparaître ce qui était de l’enfant."

Et maintenant que je suis devenu adulte, je dois résonner comme un adulte. Mais qu'est-ce qu'un adulte? C'est un être humain qui a acquis de l'expérience et des connaissances au fil des jours. Il doit être devenu raisonnable, responsable de lui-même. Il doit avoir divorcé du passé, marié le présent à l'avenir, même si l'avenir ne lui appartient pas et lui est inconnu. Il doit toujours être prêt à servir, capable de se comprendre; en pleine possession de lui-même, et être doté d'une faculté de patience et de compréhension envers les autres. Le don de soi au service de l'honneur afin de rendre gloire à Dieu seul par Jésus-Christ.

Lorsque j'étais jeune, ces choses-là étaient incomprises, mais maintenant c'est devenu une priorité de recouvrir ma conduite du manteau du Christ. La vie d'adulte, ça peut être sur une courte ou une longue durée. Cependant, nul n'en connaît la durée exacte, c'est pourquoi nous ne devons jamais oublier d'où nous venons. Comment avons-nous été formé? Par exemple; nous n'avions pas d'os lorsque nous avons été engendré. Comment ces os ont-ils été formés? Et comment se fait-il que notre squelette s'est développé au point où il en est présentement? D'où sont venus ces os, si ce n'est de Dieu, qui l'a voulu ainsi? Psaumes 139 verset 13 : "C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère." Que nous le voulions ou non, nous sommes sous l'autorité de Dieu, le Créateur de toutes choses. Qui sommes-nous pour nous objecter à son autorité en lui lançant des défis et des griefs de toutes sortes? Lorsque nous étions enfants, nous ne nous voyions pas auto-suffisants. Nous sommes devenus ainsi en vieillissant. Que s'est-il passé pour que nous nous insurgions ainsi contre celui qui nous a formé et pris soin de nous dès le sein maternel? Nous devenons irresponsables au lieu d'être responsable. Exactement comme au jardin d'Eden. Adam et Eve étaient comme des enfants, faisant confiance en Dieu pour tous leurs besoins. Mais le péché est entré dans le monde, ils ont succombé à la tentation de se prendre pour des dieux. C'était la fin de l'innocence, comme ça l'est lorsque nous quittons l'enfance pour l'âge adulte. Les hommes se prennent pour des petits dieux, croyant qu'ils ont suffisamment d'eux-même pour avancer sur le chemin de la vie. Ils ne s'arrêtent plus pour reconnaître qui les a façonné. Notre monde coure à sa perte parce que les hommes sont abandonnés à eux-mêmes. Les uns sont athées, et les autres sont religieux, mais Dieu n'est pas une religion. La véritable foi qui sauve n'existe presque plus, car ceux qui se prétendent religieux se contentent de leurs rites et coutumes et renient la foi véritable. Ils prient un dieu qui ne les entend pas.

En tout cela, nous voyons une humanité livrée à elle-même; la déchéance morale, la haine et la corruption fait rage. Ce n'est pas Dieu qui nous a laissés orphelin, car Il nous a légué ses biens : Jésus-Christ, son Saint-Esprit et son enseignement. C'est l'humanité qui s'est détourné de Lui afin de servir d'autres dieux.

Pour ceux qui le désirent réellement, et nous voulons être de ceux-là, Dieu est avec nous, et nous ne sommes jamais seuls! Nous voyons la bonté de Dieu et sa grande miséricorde. Il accorde beaucoup de temps aux hommes afin qu'ils se détournent de leur mauvaise conduite et qu'ils viennent vers Lui d'un cœur repentant, ceci car Il ne prend pas plaisir à la perte du pécheur, mais Il fait grâce aux humbles. Malheureusement; la multitude reçoit les bénédictions de Dieu sans reconnaître qu'elles viennent de Lui!

Grand Dieu; comme nous sommes infidèles! Mon Seigneur et mon Dieu, regarde cette lettre de supplication. Me laisses-tu la permission d'en appeler à ton Nom? Grand Dieu redoutable, comme tu es grand! Tout ce qui est visible et invisible est venu d'une seule parole et je crois que cela est vrai. Comment un cœur honnête ne rejetterait-il pas le mal? Comment ne serait-il pas torturé par ce fléau universel? La connaissance qui vient de Dieu a été répandue sur toute chair, et elle agit en ceux qui croient afin de lui rendre l'honneur, la louange et la gloire par Jésus-Christ notre Seigneur qui vit au règne des siècles et des siècles, Amen.

samedi 28 février 2015

Tout est assujetti à Jésus



Philippiens 3 verset 21 : "...par le pouvoir qu'il a de s'assujettir toutes choses." C'est par la foi qu'il nous est donné de saisir l'importance qu'à ce petit bout de phrase concernant Jésus. Lorsque nous parvenons à comprendre que le pouvoir sur toutes choses lui a été remis, nous cessons de nous inquiéter de tout et de rien et nous ne regardons qu'à Jésus. Lui-même dira un jour en Matthieu 6 verset 27 : "Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie?" Et encore en Matthieu 6 verset 34 : "Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine."

À chaque jour que Dieu nous donne le souffle de vie, allons de l'avant en toute confiance en Jésus-Christ notre Sauveur en restant solidement attachés à Lui. Par son pouvoir de se soumettre toutes choses, Il agira pour nous, pour la gloire de Dieu. Soyons fidèles et zélés pour le servir, et Il sera fidèle également. En son temps, Il fera toutes choses bonnes, et à travers elles s'accomplira la volonté de Dieu, préparée d'avance avant même que nous n'existions. Marchons dans la droiture, persévérons dans la vérité biblique et la victoire sera pour nous, car Christ a déjà tout vaincu et en lui, nous sommes plus que vainqueurs! Gloire à Dieu!

Seigneur Jésus, je viens devant toi pour t'adorer et te louer pour tous tes bienfaits. Merci Seigneur mon Dieu pour ta grâce, ton amour  et ta miséricorde pour moi, pauvre pécheur. Merci de ce pouvoir accordé à Jésus mon Sauveur. C'est un réconfort dans les temps difficiles, un refuge lors des épreuves. Oui Jésus, tu es mon refuge, c'est vers toi que je viens pour trouver le secours et la force nécessaire pour sortir indemne de chacune des embuches qui se dressent devant moi. C'est en ton nom que les forteresses sont abattues, rien ne peut résister à ta puissance! Merci pour ton autorité suprême, merci parce que tu sais mieux que moi-même ce qui est bon pour moi, et je crois que tu feras chaque chose en ton temps. Permets-moi seulement de te rester fidèle en toutes choses, et qu'en tout ce que je dirai et ferai, je te rendrai la gloire, la louange et l'honneur qui te revient. Que jamais je ne conserve une parcelle de cette gloire en ne te remettant pas tout entre tes mains, comme le Père t'a remis tout pouvoir. Seigneur Jésus, je t'aime et je t'adore, et je veux te servir tous les jours de ma vie, en étant comme un parfum d'une odeur agréable qui se répand autour de moi, car mon plus ardent désir, Jésus, c'est de pouvoir dire comme l'apôtre Paul; ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi! Comme tu contrôles le souffle de tout être humain, je te remets également le contrôle de mon présent et de mon futur, je te prie seulement d'augmenter ma foi, afin qu'elle ne défaille point lors des jours mauvais à venir. Augmente mon amour pour mon prochain, accorde-moi le discernement de ta volonté et que ta sagesse repose sur moi en tout temps. Jésus, ne me donne ni pauvreté ni richesse matérielle, mais je te prie de toujours demeurer en moi, que je puisse aussi être un avec toi comme tu étais un avec le Père. C'est ton héritage que je désire, et c'est sur toi que je fixe mes regards. Oh permet que je te sois fidèle comme tu as été fidèle. Ne regardant pas en arrière mais courant résolument vers le but, mon espérance est en toi seul, car je sais et je crois que le salut se trouve en toi seul, Jésus. Tes paroles sont vérités et vie, dignes de confiance.

Que la gloire soit rendue au Père, au Fils et au Saint-Esprit, dans le précieux nom de Jésus-Christ. Amen.

jeudi 19 février 2015

La main de l'Éternel avait été sur moi, par Charles H. Spurgeon

Ézéchiel 33 verset 22 : La main de l'Éternel avait été sur moi le soir.

Dans la voie du jugement cela peut-être le cas, et s’il en est ainsi, c’est à moi de considérer la raison de cette visite d’inspection, et de supporter la verge et ce qu’Il a convenu. Je ne suis pas le seul qui soit châtié au moment où la nuit vient; je dois me soumettre à l’affliction avec la paix dans le cœur et m’efforcer d’une façon prudente d’en tirer profit. Mais la main du Seigneur peut être aussi ressentie d’une autre manière, fortifiant l’âme et soulevant l’esprit vers les choses éternelles. Oh! Que ce soit dans ce sens que je puisse ressentir le Seigneur agissant en moi!

Lorsque nous avons conscience de la présence divine qui demeure en nous, notre âme est portée au ciel comme sur les ailes d’un aigle. À de tels moments nous sommes remplis à ras bord de joie spirituelle, et nous oublions les soucis et les chagrins de la terre. L’invisible est proche, et le visible perd son pouvoir sur nous; le corps-serviteur attend au pied de la colline, et le maître-esprit adore sur le sommet dans la présence du Seigneur.

Oh! Que ce moment sanctifié de communion divine puisse m’être accordé ce soir! Le Seigneur sait que j’en ai un très grand besoin.

Mes grâces languissent, ma corruption fait rage, ma foi est faible, ma piété est froide. Toutes ces raisons sont suffisantes pour que sa main guérissante puisse se poser sur moi. Sa main peut rafraîchir la fièvre de mon front brûlant, et arrêter le tumulte de mon cœur palpitant. Cette glorieuse main droite qui a modelé l’univers, peut recréer mon esprit, cette main infatigable qui porte les énormes colonnes de la terre peut soutenir mon esprit; la main aimante qui protège tous les Saints, peut me bercer et la main puissante qui a mis en pièces l’ennemi peut dompter mes péchés.

Pourquoi ne ressentirais-je pas cette main m’effleurer ce soir? Viens mon âme, adresse-toi à ton Dieu en reconnaissant que les mains de Jésus ont été percées pour ta rédemption, et tu ressentiras sûrement sur toi cette même main qui a touché Daniel, et l’a fait mettre à genoux afin qu’il puisse avoir des visions de Dieu.

Par Charles H. Spurgeon

dimanche 15 février 2015

Descendre en Égypte

Esaïe 31 : 1 "Malheur à ceux qui descendent en Égypte pour avoir du secours, qui s’appuient sur des chevaux, et se fient à la multitude des chars et à la force des cavaliers, mais qui ne regardent pas vers le Saint d’Israël, et ne recherchent pas l’Éternel!"

L'homme étant ce qu'il est, il est porté à chercher secours vers ce que ses yeux voient et ce que ses mains peuvent toucher afin d'obtenir du secours, lorsque des obstacles se dressent sur sa route. Et ce, même lorsqu'il se dit chrétien. En quoi peut-on faire confiance aux choses de ce monde, elles qui sont appelées à disparaître? Et qu'est l'homme, pour en faire son appui? En Jérémie 17 : 5 il nous dit : "Ainsi parle l’Éternel: Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel!"

Descendre en Égypte pour avoir du secours, c'est de placer sa foi en tout sauf en Dieu. Mais tout secours qui ne vient pas de Dieu peut-être détruit, anéanti en un clin d’œil. Les Égyptiens multipliaient les chars de guerre, et nous nous souvenons qu'au temps de Moïse, ils se sont retrouvés au fond de la mer Rouge lorsque celle-ci s'est refermée sur eux! Souvenons-nous également de ces pauvres gens de Pompéi qui, en l'an 79 après Jésus-Christ, ont été surpris par l'éruption du Vésuve, un volcan qui engloutit toute la ville sous ses cendres. Ont été retrouvés sous les cendres les restes de nombreuses personnes serrant encore dans leurs mains leur magot ou une quelconque statuette, comme si cela pouvait les sauver de la catastrophe! Et encore, un jour à Babylone, un jeune roi faisait la fête. Il y avait de la nourriture en abondance, des prostitué(e)s pour qui en voulait, et le vin coulait à flots. Il se servit même des vases d'or et d'argent que son père avait fait enlever du temple de Jérusalem afin que tous s'en servissent pour boire! Tout en s’enivrant et en se livrant à la débauche, ils louaient les faux dieux d’or, d’argent, d’airain, de fer, de bois et de pierre qu'ils avaient fabriqué. Mais soudain tous eurent une vision claire des doigts d'une main qui écrivait sur le mur du palais.  Alors, il est dit en Daniel 5 vs 6 que le roi changea de couleur, ses pensées se troublèrent. Il eut tellement peur que ses genoux se heurtaient l'un contre l'autre.

En un clin d’œil, les statues des faux dieux du roi ne comptaient plus dans son esprit. Ne venait pourtant-il pas de les louer pour la beuverie à laquelle il se livrait? Comprenons que nous n'avons pas à nous livrer à une telle débauche et à nous prosterner devant de faux dieux pour insulter l'Esprit de Dieu. Le simple fait de laisser de la place au doute dans notre esprit s'avère déjà une insulte à la toute puissance de notre Père créateur. Le doute étant l'ennemi de la foi, le diable tente par tous les moyens de nous entrainer sous son joug en nous faisant tourner vers toutes sortes de choses ou de personnes afin d'obtenir des réponses à nos questions, ou pour être secourus lorsque nous sommes désespérés. Tout sauf Dieu, Jésus-Christ et le Saint-Esprit. Voyons les gens d'aujourd'hui qui se font un point d'honneur de rejeter la Bible, mais qui, publiquement, se demandent comment sauver les mariages, ou comment empêcher les jeunes de se suicider, ou encore comment endiguer la chute de la moralité de nos sociétés corrompues!

Nous avons là l'image d'une humanité qui a rejeté son Créateur et qui pense trouver secours dans son humanisme! Pensez-donc! Nous avons trouvé plus grand que Dieu, nous nous avons, nous! Cela est suffisant! Trouvons les réponses en nous, concentrons-nous sur le nous. Nous obtenons le résultat voulu par le diable dès le commencement : cette humanité croit posséder la connaissance du bien et du mal, mais par sa nature pécheresse elle n'est capable que de faire le mal et elle est plus égoïste que jamais, commettant les pires abominations sans le moindre scrupule. Métaphoriquement, il y a longtemps que l'humanité est descendue en Égypte pour y obtenir le secours, mais elle n'a rien trouvé encore, sinon le résultat et les conséquences de son abandon du seul Dieu véritable qui pouvait la sauver. Ce qui est de chair et de sang ne peut être comparé à Dieu et est voué à la mort. Et ce qui est fait de bois, de pierre ou de fer ne durera qu'un certain temps, après quoi cela tombera en ruine.

Ne plaçons pas notre confiance en ces choses puisque nous attirerons sur nous la ruine qui leur est vouée! Mais Dieu demeure éternellement et sa sagesse est infinie. En Lui, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur personnel, nous trouvons le secours et la force nécessaire pour gagner chacune des batailles spirituelles que nous avons à combattre. 

Que le Seigneur Jésus nous vienne en aide et fortifie notre foi, Amen.

samedi 7 février 2015

Saül et la magicienne

En 1 Samuel 28 versets 7-25, nous lisons l'histoire de Saül allant voir une femme évoquant les morts.


Certains se demandent à cet effet : Pourquoi donc Dieu, qui est contre les magiciens, les nécromanciens et les astrologues, accepta-t-il de faire remonter Samuel d'entre les morts afin qu'il puisse répondre aux interrogations de Saül? Et ce Samuel "ressuscité" pouvait-il être le vrai prophète Samuel?

Tout d'abord, soyons certains d'une chose : Dieu n'est pas en accord avec les nécromanciens et leurs semblables. La preuve : à chaque fois que les rois ou quelques gens d'importance avaient un songe dont ils ne comprenaient pas le sens, ils faisaient venir leurs devins, leurs astrologues et autres charlatans afin de s'en faire expliquer le sens, mais jamais ceux-ci n'étaient capables d'expliquer le songe. Ceux qui parvenaient à expliquer les songes et les visions étaient remplis de l'esprit de Dieu. Pensons par exemple à Joseph et au prophète Daniel. Ils étaient instruits dans leur intelligence des choses inexplicables et difficiles à comprendre. Les autres étaient réduits à néant devant la sagesse divine! En Daniel 2 : 10-11, nous voyons que certains d'entre eux, après avoir été incapable d'expliquer le songe du roi, lui dirent : "Il n’est personne sur la terre qui puisse dire ce que demande le roi; aussi jamais roi, quelque grand et puissant qu’il ait été, n’a exigé une pareille chose d’aucun magicien, astrologue ou Chaldéen. Ce que le roi demande est difficile; il n’y a personne qui puisse le dire au roi, excepté les dieux, dont la demeure n’est pas parmi les hommes."

Sauf que, par les Écritures, nous savons que la demeure de Dieu ( et non pas des dieux) est effectivement parmi les hommes, car Il habite en ceux qui croient, et il place en eux son intelligence et sa sagesse. Le roi, furieux de l'échec des ses "savants", ordonna de faire périr tous les sages de Babylone, dont faisaient partie le prophète Daniel et ses compagnons. Lorsque Daniel eut vent de cette affaire, il pria l'Éternel avec ses compagnons afin que lui soit donné l'explication du songe, et le Seigneur lui révéla le secret du songe du roi dans une vision pendant la nuit. Après avoir glorifié Dieu de la sagesse qu'Il accorde à ceux qui la lui demandent, il se rendit auprès du roi afin de lui donner l'explication du songe. Nous voyons par ce seul exemple que ce qui vient de Dieu ne peut pas être expliqué avec la "sagesse" des sages de ce monde, mais par son Esprit seulement!

Lorsque nous lisons en 1 Samuel 28 versets 7-25 que Saül en était réduit à faire appel à une femme évoquant les morts afin de consulter l'Éternel, nous savons qu'il était descendu bien bas. Mais pourquoi en était-il là? Parce qu'il avait désobéi à l'Éternel. Tout simplement. En 1 Samuel 15 : 22-23, du temps de son vivant, nous entendons Samuel reprocher ceci à Saül : "L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers. Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l’est pas moins que l’idolâtrie et les théraphim. Puisque tu as rejeté la parole de l’Éternel, il te rejette aussi comme roi."

Nous voyons ici que Dieu, en lui adressant ces reproches de la bouche de Samuel, accuse également la divination et tout ce qui s'y rapproche, vers lesquels Saül se tournera plus tard. Nous avons encore là une preuve que Dieu n'est pas en accord avec toutes ces sorcelleries!

Puisque Dieu n'est pas en accord avec la sorcellerie, il n'aurait donc pas pu permettre à Saül de discuter avec Samuel. Il s'agissait bel et bien d'un faux Samuel, produit de l'imagination de Saül qui, aux paroles de la magicienne qui disait voir un dieu, un vieillard montant de la terre enveloppé d'un manteau, s'imagina Samuel, qu'il connut bien de son vivant, et se rappela soudainement les reproches que le prophète, de son vivant, lui adressa à cause de ses désobéissances. Si nous remarquons bien, il n'est rien qui ne soit reproché à Saül par ce soi-disant Samuel "remonté d'entre les morts" qui ne lui aient été reprochés de son vivant. Il aurait mieux valu pour lui qu'il réfléchisse à tout cela du vivant de Samuel, car peut-être lui aurait-il été possible de se repentir de ses désobéissances?!

En Deutéronome 18 versets 9-14, nous voyons qu'il fût recommandé aux Israélites, une fois entré dans le pays de l'Éternel, de ne pas importer ces abominations dans le pays d'Israël. Ces recommandations sont encore en vigueur aujourd'hui. Qu'il nous suffise de penser qu'entrer dans le pays de l'Éternel signifie pour nous accepter Christ dans notre cœur. Nous entrons en Lui, et Lui, en nous. Nous ne pouvons pas faire comme Saül et consulter ces charlatans par la suite, car leur sagesse diabolique est tout le contraire de l'Esprit de Dieu.

Ne traitons pas avec tous ces diseurs de bonne aventure, ne nous intéressons même pas à ce qu'ils ont à dire! Pour notre présent et notre futur, rien de mieux que de placer notre foi en Dieu! Il est seul Créateur de toutes choses, et en Lui se trouvent les réponses à toutes nos questions. Ouvrons notre Bible, surtout le Nouveau Testament; elle nous parle aujourd'hui même! Elle ne sera jamais démodée, et Dieu nous parle souvent à travers elle! Plongeons nos regards dans cet océan de sagesse et prions sans cesse dans une totale obéissance à Dieu, qui nous a aimé le premier. Aimons-le en retour en lui offrant le contrôle de notre vie entière.

Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.

dimanche 1 février 2015

Le sommeil

Actes 20 versets 7-12 "Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain. Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu’à minuit. Il y avait beaucoup de lampes dans la chambre haute où nous étions assemblés. Or, un jeune homme nommé Eutychus, qui était assis sur la fenêtre, s’endormit profondément pendant le long discours de Paul; entraîné par le sommeil, il tomba du troisième étage en bas, et il fut relevé mort. Mais Paul, étant descendu, se pencha sur lui et le prit dans ses bras, en disant: Ne vous troublez pas, car son âme est en lui. Quand il fut remonté, il rompit le pain et mangea, et il parla longtemps encore jusqu’au jour. Après quoi il partit. Le jeune homme fut ramené vivant, et ce fut le sujet d’une grande consolation."

Tout d'abord ces quelques versets peuvent sembler ne raconter que l'histoire d'un miracle, la résurrection de Eutychus. Outre certaines autres leçons que nous pourrions prendre dans ce court texte, nous retiendrons ceci : Eutychus s'était endormi. Et il tomba de la fenêtre, trois étages plus bas. Que peut-il arriver de bien pour une personne qui ne peut même pas maitriser le sommeil lors de la prédication? Cela ne démontre-t-il pas un manque total d'intérêt pour les choses de Christ et du royaume de Dieu?
Il y a donc le sommeil corporel, mais il y en a un autre aussi sournois, et c'est le sommeil spirituel. Ce sommeil-là conduit toujours à la mort, si la personne ne se repend pas de son indifférence.

Le processus du sommeil spirituel s'effectue de la même manière que le sommeil corporel.
Nous disons d'une personne qui s'endort que son cerveau ralentit, qu'elle se calme, et qu'elle tombe ensuite dans la somnolence et l'assoupissement. Un peu plus tard elle s'endormira profondément.
Examinons maintenant une personne qui s'endort spirituellement : son cerveau ralentit. À quoi pourrions-nous comparer cela? Si cette personne a marché un tant soit peu avec l'Esprit de Dieu, nous pourrions dire à ce moment là qu'elle cesse peu à peu de se laisser diriger par l'Esprit de Dieu et qu'elle retourne vers le monde. L'apôtre Paul dira en effet aux Galates : "Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair?" L'Écriture nous demande d'avoir toujours en nous la pensée du Christ, comme cela doit être pour tout enfant de Dieu. Mais là il y a un détournement de la pensée qui se fait. La personne, peu à peu, ne cherche plus en premier la volonté de Dieu. Elle ne se pose plus cette question : "Si Jésus était là, que ferait-il?" Normalement avec l'aide de l'Esprit de Dieu nous n'avons même pas à nous poser cette question, car il nous laissera savoir à l'avance ce que nous devons dire, ou ce que nous devons faire. Mais chez cette personne c'est différent; il y a un désintéressement pour les choses de Dieu. Très subtil au début, personne ne s'en rendrait compte. Souvent la personne elle-même ne s'en rend pas compte. Cette personne ne brûle plus pour servir Dieu. Le zèle qui l'animait jadis est semblable à un feu qu'on laisse mourir par lui-même. À ce point, cet état pourrait être comparé à la personne qui se calme, avant de tomber dans la somnolence et l'assoupissement.

La somnolence et l'assoupissement spirituel, c'est l'indifférence qui prend place. La question du diable à l'homme - en Genèse 3 verset 1 - revient, encore et toujours : Dieu a-t-il réellement dit? La méthode change, les personnes changent, mais la question demeure la même depuis le début des temps. Il est normal pour le païen de se poser cette question, et parfois même elle le conduira à Christ! Mais le chrétien qui ne cesse de douter de Dieu et de remettre en question les vérités bibliques n'est pas digne de porter le nom de Christ sur sa vie! Crois, crois seulement, et tu verras la gloire de Dieu! (Jean 11:40) Le meilleur exemple d'indifférence, c'est Judas Iscariot. Il marchait avec Jésus, il assistait à toutes ses réunions, il n'est pas dit qu'il en eut manqué une seule! Il mangeait avec Jésus et les autres disciples, il a été envoyé avec les onze parmi le peuple afin de leur enseigner que le royaume de Dieu était arrivé. Ses yeux ont vu, ses oreilles ont entendu les miracles, les signes et les merveilles que Christ accomplissait au nom du Père, pour la gloire seule de Dieu! Plaçons ce Judas Iscariot dans nos églises modernes, et tout le monde le voit comme un véritable enfant de Dieu, rempli de l'Esprit Saint! Mais au-dedans de lui, cet homme-là était totalement indifférent aux choses de Dieu. Il restait à proximité de Jésus parce qu'il espérait que ça pourrait lui rapporter de l'argent et des biens. De nos jours, de nombreux pseudos chrétiens se font ses descendants en agissant de la même manière que lui, marchandant avec Dieu leur présence à l'église, payant leur dîme et faisant des dons pour les pauvres, tout cela dans le but d'être remboursé au centuples par notre Seigneur! Ils n'ont pas compris, dans leur indifférence et leur cupidité, que la plupart du temps, ce remboursement au centuple s'effectue là-haut dans la gloire du Père! Cette situation illustre bien l'état des choses: ces personnes se sont détournées des choses de Dieu pour fixer leurs regards sur ce qui est terrestre et périssable, oubliant du coup que ce qui est de chair et de sang ne peut pas hériter le royaume de Dieu, car ce qui est corruptible doit revêtir l'incorruptibilité. Ce processus débute sur la terre lorsque, par la grâce de Dieu, nous nous dépouillons des œuvres des ténèbres et que nous commençons à vivre comme Christ a vécu. Le problème, c'est que ces gens ne veulent plus marcher comme Christ. Ils n'ont plus d'intérêt pour cela. Ils ne s'intéressent qu'à ce que leurs yeux voient et qu'à ce que leurs mains peuvent toucher. La foi a disparu, la part d'amour du Christ en eux; ils l'ont laissée se refroidir. Ils n'ont même plus d'intérêt pour leur propre salut, ils sont loin de se soucier du salut des âmes perdues! Oh, ils gardent les apparences de la piété, ils s'attachent à certaines coutumes et à des rites quelconques, espérant en cela plaire à Dieu et aux hommes. Mais ils ne peuvent pas fuir la réalité; ils se sont endormis spirituellement, et sont sur le point de mourir.


Nous voyons ce jeune homme, Eutychus, écoutant l'apôtre Paul d'une oreille, et de l'autre écoutant les ragots que se disaient les passants trois étages plus bas, dans la rue. Au fur et à mesure que les heures passaient, les passants se faisaient de plus en plus rare, étant tous entrés chez eux pour dormir. Et nous voyons notre Eutychus s'assoupissant également. On ne peut pas marcher un peu avec les hommes, et un peu avec Christ. L'amitié pour le monde est inimitée contre Dieu. (Jacques 4:4) Alors que les passants s'en allaient dormir, car il se faisait tard, Eutychus, manquant d'intérêt pour ce que l'apôtre Paul avait à dire, s'endormit également. Le monde tel que nous le connaissons n'en a plus pour longtemps. Et alors que les hommes s'en vont mangeant, buvant, festoyant et dormant, qu'en est-il de moi? Qu'en est-il de toi? D'un côté tu as le monde, et de l'autre ce que la Parole de Dieu a à te dire. Tu sais que le monde s'en va directement à sa perte; ce n'est qu'une question de temps. Courras-tu avec lui vers le jugement ou te placeras-tu sous la protection du sang de Jésus? Ce n'est pas une question de pasteur ou d'orateur. L'apôtre Paul avait un ministère puissant, il était un orateur hors pair, rempli de l'Esprit de Dieu. Et pourtant Eutychus s'est endormi. Et d'un sommeil si profond qu'il bascula du mauvais côté de la fenêtre. Dans notre relation avec Dieu, il peut arriver que nous soyons comme Eutychus, sur le rebord de la fenêtre, entre le monde et Christ. Ne nous leurrons pas. Si nous sommes dans une telle situation, ce n'est qu'une question de temps avant que nous basculions du côté où nous avons le plus d'intérêt. Nous ne pouvons pas rester entre deux voies toute notre vie. Il y a la voie du bien, et la voie du mal. Faisons le bon choix! Après qu'il eut basculé de la fenêtre, Eutychus fut retrouvé mort, trois étages plus bas. Mais Dieu n'avait pas dit son dernier mot! Paul le prit dans ses bras et dit : ne vous troublez pas, car son âme est en lui. Ne vous troublez pas, il vit!
Dieu laissait encore une chance à Eutychus. Nous devinons qu'après cet épisode, il dut marcher fidèlement avec Christ tous les jours de sa vie.
En Éphésiens 5: 14 nous lisons : "Réveille-toi, toi qui dors, relèves-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera." Il est communément accepté que ce verset parle de gens non convertis. Je ne veux pas rejeter cette explication, mais je crois qu'il s'adresse d'abord aux rétrogrades, aux chrétiens de noms qui ne marchent pas avec Christ. Souvenons-nous que l'apôtre Paul s'adresse ici aux chrétiens de l'église d'Éphèse. C'est l'église en Apocalypse dont il nous est justement dit qu'elle avait abandonné son premier amour. Il lui est alors recommandé : "Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes." Repens-toi, sinon j'ôterai ton chandelier. Change de vie, sinon tu n'auras plus de lumière, je te laisserai sombrer dans l'obscurité, et, dans une séparation définitive d'avec Dieu, tu perdras ta récompense éternelle.

Alors aujourd'hui, même si tu t'es refroidi, même si tu t'es endormi, même si tu es presque mort spirituellement, comme Eutychus, tu peux encore espérer retrouver la vie! Porte tes regards vers la croix, retourne à Christ, il est le seul qui guérit et qui pardonne! Avant qu'il ne t'enlève définitivement sa lumière et ne te laisse plonger dans les ténèbres les plus profonds, repends-toi vite, pleure sur ta condition de pécheur et reviens à Jésus. Souvenons-nous du premier commandement : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. La sincérité de notre repentir sera prouvée lorsque notre intérêt premier se portera vers les choses du royaume de Dieu, accompagné par le zèle qui nous animait aux premiers jours de notre marche avec Christ. C’est avec une joie renouvelée que nous nous approcherons de notre Père céleste, dans l’étude de sa Parole et la prière, par Jésus-Christ notre bien-aimé Sauveur et Rédempteur.


Seigneur Jésus, je viens à toi tel que je suis. Comme Eutychus, je me suis endormi au lieu de veiller et de prier, dans ces temps difficiles où la foi d'un grand nombre est mise à l'épreuve à tous les jours. Trop longtemps Jésus, j'ai cloché des deux côtés, sachant que tu es le chemin, la vérité et la vie, mais ne voulant pas faire périr ma chair avec ses désirs qui font la guerre à mon âme. Grand Dieu tout puissant, j'ose espérer en ta pitié et ta miséricorde, car tu es un Dieu qui pardonne et qui ne prend pas plaisir à la perte du pécheur. Je reconnais mes fautes, mes désobéissances, je n'ai pas été ce que je prétendais être. Seigneur Jésus, je ne veux plus faire semblant, mais je veux réellement vivre pour toi. Je désire une réelle relation avec toi. Oui j'ose encore espérer que tu puisses me pardonner, que tu puisses en quelque sorte me ramener de la mort à la vie. Je veux vivre dans ta lumière. Cette lumière, c'est ton Esprit, et j'ai tant besoin de ce Saint-Esprit afin que je puisse être totalement transformé dans mes pensées et dans mon intelligence. Jésus, je te prie, accorde-moi le don de la foi, afin que je vive! Sanctifie-moi et purifie-moi. Par ton Esprit, rends-moi semblable à toi! Marchant sur le chemin resserré, je ne veux plus retourner en arrière, mais me portant résolument vers ton royaume éternel, avec ton aide, je sais que je pourrai persévérer jusqu'à la fin, veillant et priant comme une sentinelle à ton service dans ce monde de ténèbres.
Merci mon Dieu d'être un Dieu d'amour, de miséricorde et de pardon. Que la gloire te soit rendue aujourd'hui et pour toujours, amen.