Jean 15: 12 "C'est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés."
Aujourd'hui, nous nous adressons à notre grand Dieu, notre puissant Dieu! Notre désir est de vivre dans la lumière et dans la vérité.
Dieu notre Père, Père du ciel et de la terre, Père de tous ceux qui ont accepté de se laisser sauver par notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, qui vit au règne des siècles et des siècles pour toujours, amen.
Jésus, nous implorons ta pitié; regarde notre supplication, protège les familles unies, que l'Amour que tu nous as apporté remplisse chacun de nos cœurs. Aide-nous Jésus, à nous aimer avec ardeur les uns les autres, et que nous soyons plein de pitié et de tendresse. Accorde-nous ta douceur! Que nos regards se croisent, que notre sourire soit facile, qu'il soit un signe véritable de l'amour et la patience que tu as pour chacun de nous.
Nous te supplions, Seigneur Jésus, d'avoir pitié de nous, accorde-nous ta joie, ta grâce et ta paix.
Seigneur Jésus-Christ, nous intercédons pour tous ceux qui ont perdu un être cher. Jésus, tu vois et entend leur douleur. Apporte la paix dans les cœurs de tous ceux qui sont victimes de la guerre. Toi seul sait combien côtoient le désespoir. Pourtant Jésus, tu es venu nous apporter la paix sur la terre, avec des lois et des préceptes, ce commandement : Tu ne tueras point. Ce commandement est rejeté ici-bas, car les hommes ont soif de dominer les uns sur les autres, oubliant qu'ils sont tous sous la domination de leur Créateur auquel ils devront rendre des compte un jour. Les hommes répandent le mal et la haine plutôt que de partager l'amour que Dieu a pour chaque être humain. Cela ne peut plus durer! Seigneur Jésus, nous te supplions de toucher les cœurs les plus endurcis. Manifeste ton autorité. sur chaque individu, établis ta justice, et règne sur nous en Roi et Maître. Tu es notre Roi, tu es le Seigneur de Gloire.
Merci Jésus, de toujours protéger ceux qui t'appartiennent. Rends-les capable de donner un exemple parfait, et que tous vivent comme tu as vécu.
Seigneur Jésus, tu as reçu tous les pouvoirs du Père de régner sur cette terre. Que ta volonté se fasse en nous, et ce sera la sérénité, la joie et la paix, alléluia, Amen!
samedi 4 février 2017
samedi 28 janvier 2017
Prière pour notre jeunesse
"Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit le Seigneur: je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cœur; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple" (Hébreux 8:10).
Dieu Tout-Puissant, cela est écrit dans Ta parole, et c'est la prière que nous t'adressons pour notre jeunesse. Tu les connais tous par leur nom, même ceux qui sont au plus mal et qui se sentent seul au monde. Jésus, Tu vois ces victimes innocentes. Ils sont nombreux dans cette jeunesse à être fatigués de porter un lourd fardeau. Accorde-leur du repos en ton Puissant Nom béni. Tu peux, Jésus, devenir leur Sauveur, afin qu'ils puissent ressentir la joie de Te connaître comme leur Seigneur et Sauveur personnel. Seigneur Jésus, Tu vis éternellement, et il n'y a que par Toi qu'ils puissent recevoir la vraie paix et l'amour que Tu es venu leur apporter.
Il est possible aujourd'hui de venir ou de revenir à Dieu. Ce Dieu de justice, d'amour, de pitié et de miséricorde vit depuis toujours et pour toujours. Sans Son amour, tout est perdu. Mais gloire à Dieu, par Jésus-Christ, tout est possible! Merci Jésus d'être vivant! Gloire à ton Saint nom, Jésus, car Ta bonté dure à toujours!
Vous tous jeunes hommes et jeunes femmes, venez au Seigneur Jésus-Christ, et vous ne serez pas déçus. La Bible le dit: Jésus peut guérir les corps malades, les cœurs désespérés, les handicapés et les prisonniers. Jésus est le sentier qui mène à la vie bienheureuse et éternelle. Dites-lui simplement: Jésus, je te demande pardon pour mes péchés; s'il te plaît, donne-moi Ta lumière, car sans elle je ne peux rien faire. Merci puissant Dieu, merci Jésus, Lumière du monde. Tu es puissant, plus puissant que les ténèbres qui m'enveloppent, merci, parce que Tu es le Rocher sur lequel je peux m'appuyer au temps de ma détresse. Merci Jésus, de Ta bonté, merci parce qu'en Toi je peux me confier en tout temps. Oui, je viens à Toi, et en Toi je place toute ma confiance; mon secours vient de Toi seul. Merci Dieu le Père, merci Dieu le Fils et merci Dieu le Saint-Esprit, Amen.
Seigneur, veuille bénir cette jeunesse, dans le précieux nom de Jésus, Amen.
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samedi 21 janvier 2017
Mais moi je recours à la prière, par Charles H. Spurgeon
Mais moi je recours à la prière. (Psaumes 109:4)
Des langues mensongères s’affairaient contre la réputation de David, mais il ne se défend pas lui-même; il remet son cas à la plus haute cour, et le plaide devant le grand Roi Lui-même. La prière est la méthode la plus sûre pour répliquer aux paroles de haine. Le Psalmiste a prié d’une façon qui était loin d’être celle d’un être au cœur froid. Il s’est donné à cette pratique; il a lancé son âme et tout son cœur dans cet effort, tendant chaque nerf et chaque muscle, de même que Jacob le fit lorsqu’il a lutté avec l’ange. C’est ainsi, et seulement ainsi, que n’importe lequel d’entre nous aura accès au trône de la Grâce. Comme une ombre qui n’a aucune puissance puisqu’il n’y a aucune substance en elle, il en est de même d’une supplication dans laquelle le Moi-propre d’un homme n’est pas parfaitement présent dans une faveur déchirante et dans un désir ardent. Cette prière demeurera tout à fait inefficace, car il y manque de ce qui lui donnerait de la force. Une prière fervente est comme un canon pointé sur les portes des cieux, elle peut les faire voler en éclats. Le défaut le plus fréquent pour la plupart d’entre nous est notre empressement à céder aux distractions. Nos pensées vagabondent, çà et là, et nous ne faisons que peu de progrès à l’égard du but souhaité. Semblable au mercure, notre esprit ne se fixe pas, mais il roule en liberté, hors du chemin, de-ci de-là. Combien ce mal est grand! Cela nous fait du tort, et ce qui est pire, c’est une insulte à notre Dieu. Que penserions-nous d’un pétitionnaire qui, pendant la durée de son audience avec un prince se mettrait à jouer avec une plume ou à attraper une mouche?
Des langues mensongères s’affairaient contre la réputation de David, mais il ne se défend pas lui-même; il remet son cas à la plus haute cour, et le plaide devant le grand Roi Lui-même. La prière est la méthode la plus sûre pour répliquer aux paroles de haine. Le Psalmiste a prié d’une façon qui était loin d’être celle d’un être au cœur froid. Il s’est donné à cette pratique; il a lancé son âme et tout son cœur dans cet effort, tendant chaque nerf et chaque muscle, de même que Jacob le fit lorsqu’il a lutté avec l’ange. C’est ainsi, et seulement ainsi, que n’importe lequel d’entre nous aura accès au trône de la Grâce. Comme une ombre qui n’a aucune puissance puisqu’il n’y a aucune substance en elle, il en est de même d’une supplication dans laquelle le Moi-propre d’un homme n’est pas parfaitement présent dans une faveur déchirante et dans un désir ardent. Cette prière demeurera tout à fait inefficace, car il y manque de ce qui lui donnerait de la force. Une prière fervente est comme un canon pointé sur les portes des cieux, elle peut les faire voler en éclats. Le défaut le plus fréquent pour la plupart d’entre nous est notre empressement à céder aux distractions. Nos pensées vagabondent, çà et là, et nous ne faisons que peu de progrès à l’égard du but souhaité. Semblable au mercure, notre esprit ne se fixe pas, mais il roule en liberté, hors du chemin, de-ci de-là. Combien ce mal est grand! Cela nous fait du tort, et ce qui est pire, c’est une insulte à notre Dieu. Que penserions-nous d’un pétitionnaire qui, pendant la durée de son audience avec un prince se mettrait à jouer avec une plume ou à attraper une mouche?
La durée et la persévérance sont incluses dans l’expression du texte que nous méditons. David ne crie pas une fois pour ensuite retomber dans le silence; sa sainte clameur était continue, jusqu’à ce que la bénédiction soit venue. Une prière ne doit pas être une œuvre faite au hasard, mais notre affaire quotidienne, notre habitude, notre vocation. De même que les artistes se livrent totalement à leur ouvrage, s’abandonnent à leur art, que les poètes sont plongés dans leurs créations, nous devons nous immerger totalement dans la prière. Nous devons vivre dans cette prière comme dans notre élément, et ainsi prier sans cesse.
Seigneur enseigne-nous à prier ainsi, pour que nous puissions devenir de plus en plus efficaces dans nos supplications.
Par Charles H. Spurgeon
dimanche 15 janvier 2017
Vices cachés
Vous voulez acheter une maison. Vous la faite inspecter et tout semble beau. Selon l'inspecteur, vous n'avez aucun argument de négociation; cette maison vaut réellement le prix demandé, peut-être même plus. Vous l'achetez. Moins d'un an plus tard, vous ne vivez même plus dans cette maison parce qu'elle est remplie de moisissure et votre santé est menacée. De nouveau, vous faites inspecter la maison; verdict: il faut la démolir, et la reconstruire.
Avant de connaître Jésus, nous marchions dans l'insouciance, nous péchions sans remords et nous croyions pourtant que nous étions sans failles. C'est l'équivalent de la maison qui semble belle et sans défauts. Mais lorsque nous commençons à marcher avec Jésus, et que nous ouvrons la Bible; lorsque nous passons l'inspection divine, le verdict tombe: tu dois être démoli, et te laisser rebâtir par Christ. Tu ne peux pas continuer tel que tu es, car tu t'en vas à la ruine.
Peut-être direz-vous: comment cela se fait-il? Dieu aurait-Il commit une erreur en me créant tel que je suis? Non. Mais nous avons nous-mêmes corrompu ce que Dieu a créé. Ce que Dieu fait est parfait, mais pouvons-nous en dire autant de nous-mêmes? "Tous sont égarés, tous sont pervertis; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul (Psaumes 14:3). Jésus parlera justement de maisons dans Sa parabole en Matthieu 7. Si nous ne sommes pas bâtis sur le Roc, alors nous sommes semblables à la maison d'un insensé qui a bâti sa maison sur du sable. Cette maison saura-t-elle résister aux forts vents et aux inondations? Certainement pas, car elle n'a pas de solide fondation. Nos vies sont comme cette maison, si Christ n'est pas le fondement de notre existence. Où sont nos valeurs? Vers quoi, vers qui nos pensées se tournent-elles la plupart du temps? Étudions notre conduite, à la lumière de la parole de Dieu, et nous trouverons si nos belles paroles sont vraies, ou si elles ne valent pas plus qu'un tambour battant la mesure de façon désordonnée!
N'ayons pas l'orgueil de vouloir marcher avec Christ tout en continuant à tout gérer selon nos propres moyens. Ne nous contentons surtout pas d'apparences de piété, mais construisons sur le Roc solide, inébranlable qu'est Jésus. Soyons de l'argile malléable dans la main de Dieu. L'argile ne dira jamais au potier comment elle doit être façonnée, et dans quel but. L'oeuvre de Dieu est parfaite, mais le péché du premier homme fait en sorte que nous avons tous des vices cachés dans nos vies. Laissons Dieu nous les montrer, laissons-le nous corriger et faire disparaître du milieu de nous ce qui n'est pas de Son royaume céleste. Il nous donnera Lui-même la force de lui obéir et d'attendre patiemment dans les preuves qu'Il ait fini de nous façonner. Il ne peut rien faire pour ceux qui sont rebelles à ses appels. "Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend; car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment: c’est comme des fils que Dieu vous traite; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils" (Hébreux 12: 5-8).
Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous lisons ces versets, mais quoi; serions-nous plus grands que ceux qui nous ont précédés? Il est vrai que le christianisme moderne tend à rendre insipide le message biblique en ce qu'il n'enseigne plus toute la vérité, mais qu'une partie de la vérité que les gens veulent bien entendre. Mais nous savons pourtant que "si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre (Apocalypse 22:19), (Matthieu 5:19).
Nous ne sommes pas des petits dieux. Nous ne dominons pas sur un royaume quelconque. Nous devons accepter une fois pour toutes que, notre vie durant, Dieu aura à nous façonner afin de nous rendre semblable à Lui. La manière dont Il s'y prendra Lui importe seul. Comprenons que nous ne pouvons pas entrer dans Son royaume de gloire avec nos vices, aussi cachés soient-ils (Matthieu 22:11-14). Nous devons être complètement purifiés, sanctifiés par l'oeuvre de la croix, par le sang versé par amour pour nous. Qu'il nous suffise de nous rappeler que Jésus n'a pas été pourchassé et soumis à la mort. Il a lui-même soumis la mort, car le Père l'a ramené là-haut dans la gloire et l'a rétabli dans toute Sa splendeur. C'est bien la raison pour laquelle nous ne croyons pas en vain, et que nous n'espérons pas en vain. À chaque jour que Dieu nous prête la respiration, nous renouvelons cette prière, dans le précieux nom de Jésus: Père, prend la place qui te reviens en moi; fais de moi ce que Tu voudras, brise-moi, brise le vase imparfait que je suis, et rebâti-moi par ta gloire; pour ta gloire. Amen.
"Cette parole est certaine: si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui; si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui" (2 Timothée 2:11-12).
Que la gloire soit rendue à Dieu seul, Amen.
samedi 7 janvier 2017
Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi...
Matthieu 10 :37: "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi".
Luc 14:26 : "Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple."
Ce que Jésus dit ici a été interprété de toutes sortes de manières depuis des centaines d'années. Demandons au Saint-Esprit de venir nous éclairer, afin de bien comprendre ce que Jésus attend de nous, et surtout, de mettre en pratique ses exigences!
Tout d'abord, lorsque nous lisons Matthieu 10, nous constatons que ce chapitre traite entre autre de la mission des douze apôtres. Jésus se promenait de villes en villages et enseignait. Ses disciples le suivaient. Un jour, il les réunit tous et leur donna une mission: allez vers les brebis perdues d'Israël; enseignez-leur que le royaume des cieux est proche; guérissez les malades, chassez les démons! Il leur dira également de n'emporter ni or, ni argent, ni sac de voyage, bref, il veut qu'ils apprennent à placer leur confiance en Dieu seul, en ne s'appuyant pas sur ce qui est terrestre. Jésus leur enseignera à agir simplement: si vous êtes reçu quelque part, restez-y, mais si l'on ne vous reçoit pas, n'insistez pas et allez voir ailleurs. Il leur dira au verset 16: "je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes." Il leur enseigne que les hommes les rejetteront, ils seront livrés aux tribunaux, et au verset 21 il dira: "le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir." Il leur enseignera également que le serviteur n'est pas plus grand que le maître, et que, comme le maître a été rejeté et persécuté, les disciples le seront aussi. Il poursuivra en disant de ne pas craindre ceux qui peuvent tuer le corps, mais de craindre Dieu seul. Il donne encore une fois une indication claire de sa volonté: n'attachons pas trop d'importance aux choses d'ici-bas, voire même à notre propre corps, car tout cela est appelé à disparaître, mais ce qui doit être à la première place dans nos vies doit être Dieu. La suite logique est la suivante: "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi." Si Dieu est à la première place, il est normal que ce qui est terrestre soit derrière Lui. Mais attention! 1 Jean 2:9-11 nous dit: "Celui qui dit qu’il est dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui. Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux." Et encore, en 1 Timothée 5:8 : "Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle." Et en 1 Jean 4:20 : "Si quelqu’un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ?
Jésus parlait énormément en parabole, et, si nous n'avons pas l'intelligence de comprendre ses enseignements, nous tordrons le sens de ses paroles. Lorsqu'en Matthieu 18:8, il dit de couper notre main ou notre pied s'ils sont pour nous une occasion de chute, nous comprenons aisément qu'il ne voulait pas dire de prendre une scie et de nous couper un membre. Pourtant, de nombreux ignorants ne comprenant pas le sens de cette parabole l'ont appliqué littéralement et ont ainsi fait souffrir beaucoup de gens, un père coupant ainsi la main de son propre fils. Celui qui veut demeurer ignorant, car trop orgueilleux pour demander la sagesse à Dieu, ne pourra jamais comprendre le sens des Écritures. Prions avec humilité, n'hésitons jamais à demander au Seigneur la sagesse de comprendre Sa parole, et remercions le afin qu'Il nous corrige, qu'Il nous émonde et que nous portions du fruits (Jean 15:2).
En Luc 14:26, lorsqu'il est écrit que si quelqu'un va à Jésus sans haïr sa parenté; il ne peut pas être son disciple, Jésus ne dit pas d'haïr les personnes de nos propres famille, même si certains d'entre eux nous détestent. Lui-même nous exhortera au cours de son fameux sermon sur la montagne à ne pas haïr ceux qui se font nos ennemis, mais à prier pour eux et à leur faire du bien (Matthieu 5:44). Donc, même si les membres de notre famille nous rejettent, cela ne nous donne pas le droit de les haïr pour autant! Jésus veut simplement dire ici: haïssez leurs péchés, car leurs péchés ne sont pas compatibles avec votre marche avec Dieu. Psaumes 97:10 nous dit d'ailleurs à ce sujet: "Vous qui aimez l’Éternel, haïssez le mal!" Nous lisons également en 1 Jean 2:15-16: " N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde." Jude 1:21-23 nous dit également: "maintenez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. Reprenez les uns, ceux qui contestent; sauvez-en d'autres en les arrachant du feu; et pour d'autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu'à la tunique souillée par la chair." En aucun moment, il n'est dit ici d'haïr ces gens, mais de nous maintenir dans l'amour de Dieu! Le fait de nous maintenir dans cet amour nous remplira de pitié pour les perdus. Nous haïrons l'oeuvre de l'ennemi dans leur vie, nous haïrons la laideur du péché qui détruit au lieu de bâtir, qui abaisse plutôt que de relever, mais en aucun temps Dieu nous demande d'haïr et de renier notre prochain, à moins que ces derniers n'ait péché contre le Saint-Esprit, péché pour lequel il n'existe aucun pardon. L'Éternel exigera ainsi au prophète Samuel de cesser de pleurer sur le roi Saül, car il avait franchi une ligne que Dieu seul connaît, et pour lui, il n'existait plus de route de retour (1 Samuel 16:1).
S'il doit y avoir des frictions, et il y en aura certainement, car les pécheurs n'aiment pas la compagnie des enfants de Dieu, elles se feront naturellement. L'enfant de Dieu ne doit pas forcer ces choses-là. À partir du moment où les gens autour de nous ne veulent pas accepter Christ, ils nous renieront eux-mêmes. Lorsqu'ils verront que nous ne nous vautrons plus dans la boue du péché, comme nous le faisions avant de connaître la vérité en Christ, certains diront du mal de nous. Ils nous souhaiterons la prison, voire même la mort. Dans certains pays sous l'emprise de l'islam, il est inconcevable qu'un membre de la famille devienne chrétien. Il est automatiquement traité comme un paria, et il risque la mort. Pourtant, si vous parlez à ces chrétiens, ils n'ont pas une once de haine envers leur famille, qui pourtant les maltraitent et souvent, les cherchent pour les faire mourir. Comprenons ceci: il est totalement impossible pour un véritable enfant de Dieu de détester son prochain, car l'amour de Dieu qui est en lui le lui interdit. L'amour de Dieu et la haine sont comme le feu et l'eau, le froid et le chaud. C'est un ou l'autre, il ne peut y avoir de place pour les deux en nous. C'est la raison pour laquelle, du milieu de toute la haine dont les hommes sont capables, des chrétiens authentiques posent des gestes d'amour envers ceux qui se font leurs ennemis. Ils répondent à la haine par l'amour, ils intercèdent auprès de Dieu pour le salut de ces âmes qui sont aussi précieuses à leurs yeux que la leur.
Pourtant, nous avons vu plusieurs chrétiens, ou disons-le, supposés chrétiens, renier des membres de leur propre famille simplement parce que ces derniers vont à une autre église que la leur! Que pouvons-nous dire à ce sujet, sinon que ce ne sont pas encore de véritables enfants de Dieu? Ils ne connaissent pas Son amour; ils sont remplis d'un vain orgueil! Pour eux, la bannière au-dessus de la porte de leur église importe plus que la bannière de Christ. Ils se font un dieu de leur pasteur, qui est humain, et Dieu n'aime pas que nous placions notre confiance en les hommes, quels qu'ils soient (Jérémie 17:5) et/ou de leur propre ventre, et ils n'ont aucun intérêt à mettre en pratique la parole de Dieu, s'ils la lisent. Le slogan de l'église catholique est: "Hors de l'Église catholique, point de salut". Ce slogan est désormais répandu parmi de nombreuses personnes, de quelque allégeance qu'ils soient. "Hors de mon église, point de salut". Dieu lui-même ne peut pas mettre un frein à l'orgueil de ces pauvres gens, parce qu'ils ne lui demandent pas d'intervenir. Ils se voient parfaits, au-dessus de tout, de tout le monde. Ils se donnent le droit de juger l'un et l'autre, mais ils jugent leur prochain avec leur nature pécheresse. Ils ne peuvent pas juger selon l'Esprit de Dieu, parce qu'il n'habite pas en eux. Ils tiennent rancune pendant des années pour des choses totalement inoffensives, ne se conformant pas à la Bible qui nous enseigne pourtant de pardonner. Ce sont souvent ceux-là qui se vantent que Dieu leur parle à toute heure du jour ou de la nuit. Pourtant, Il n'a même pas de place où habiter en eux tellement ils sont déjà remplis et satisfaits d'eux-mêmes! Comment pourrait-Il leur parler? Ne commencerait-Il pas par les reprendre et les ramener sur le droit chemin? Mais ils n'ont que faire de la justice de Dieu, et ils oublient que Jésus seul est au-dessus de tout. Par leurs agissements, ils se placent toujours au-devant de Jésus. Dans leur vie, leur témoignage ne transpire que l'orgueil qui les dévore. Le moi, moi, moi est omniprésent. Ils se citent eux-mêmes comme étant un exemple quasi parfait, mais les fruits qu'ils portent prouvent qu'ils ne sont pas de Dieu. Ces gens-là tordent le sens des Écritures afin de les adapter à leur vie hypocrite. Ils sont des ambassadeurs pour leur propre cause, pour leur propre royaume. Pourtant, en tant que chrétiens, ne devons-nous pas être des ambassadeurs de Christ? Notre prière ne doit-elle pas être que nous soyons, en tout lieu et en tout temps, qu'un simple doigt qui pointe vers Jésus? (1 Corinthiens 10:31) Le moi doit s'effacer, et Christ doit prendre place. Le vieil homme et ses agissements doivent disparaître, et un tout nouvel homme doit prendre place (Matthieu 9:16; Éphésiens 4:22-24).
Non, Jésus ne nous demandera jamais d'haïr et de renier notre prochain. À cause d'une mauvaise compréhension des enseignements de Jésus, ce verset a été trop souvent utilisé pour démolir les uns et les autres. Le diable s'est servi de ces versets pour diviser, afin de mieux régner! Pendant ce temps, l'amour de Dieu ne peut pas habiter dans les hommes, trop occupés qu'ils sont à poursuivre leurs propres intérêts. N'oublions pas que Jésus n'ira jamais contre Sa propre parole! Haïssons les péchés, mais prions pour les pécheurs. N'en sommes-nous pas un nous-mêmes? Ne laissons pas la haine et la division régner parmi nous, car le chrétien doit au contraire s'efforcer d'être en paix avec tout le monde, dans la mesure du possible (Romains 12:18). Nous sommes supposés être des lumières dans un monde de ténèbres; prenons donc garde que cette lumière ne soit ténèbres (Luc 11:35). Comprenons simplement que rien au monde, même pas le supposé amour d'un parent ou d'un ami, ne doit nous mener à agir contre la volonté de Dieu. Si l'amour, ou supposé amour de nos proches nous met dans une position où nous serions forcés de choisir entre ce qu'ils demandent de faire et ce que Christ attend de nous; entre le monde et le royaume de Dieu, nous ne devrons pas hésiter; ce devra être Christ. Car l'amour véritable qui doit unir une famille attirera les membres de cette famille à Dieu, (et ne les en éloignera certainement pas!) et la seule bannière qui sera importante pour eux sera celle de Christ. Peu importe la distance, les succès et les échecs, ou même la bannière au-dessus de la porte de leur église respective, une seule chose unira ces gens; l'amour et la passion pour le royaume de Dieu, ainsi que le pardon reçu de Dieu par le précieux sang de Jésus. Ne laissons pas de religion s'implanter en nous. Nous n'y trouverons qu'amères déceptions. L'apôtre Paul parlera en 2 Timothée 3 de ces gens qui auront une apparence de piété, et en quelque sorte, ils se feront une religion de conserver cette apparence intacte, mais au fond d'eux-mêmes, ces gens-là renient Christ en ce qu'ils ne lui laissent aucune souveraineté sur leur vie. L'apôtre Jacques nous explique en Jacques 4 que les querelles et les divisions qui surviennent parmi les chrétiens viennent du fait qu'ils vivent encore selon la chair, et en conséquence, ils ont des désirs qui ne sont pas ceux de Dieu. Vivons-donc une relation vivante avec Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur. Laissons-le nous transformer totalement dans l'intelligence; n'ayons pas l'orgueil de ne même plus demander à Dieu de nous montrer nos manquements, afin que nous les corrigions, et de nous laisser corriger par Lui. Jésus l'a dit; Il est le cep, et le Père est le vigneron. Nous ne sommes que les sarments. Il a bien dit lui-même, en Jean 15: 2, que "tout sarment qui est en moi, qui ne porte pas de fruit; il le retranche". Prenons garde de n'être pas des sarments sur le cep, prétendant croire en Jésus, mais nous contentant de porter un autre fruit, de brûler d'un autre feu, d'offrir un autre sacrifice qui ne plaît pas à Dieu. Avec humilité, restons aux pieds de Jésus. Que nous ayons un an, dix ans ou quarante ans de vie chrétienne, nous ne serons toujours que de simples ambassadeurs du royaume de Dieu, et nous ne sommes supérieurs à personne. La récompense est la même pour tout le monde, selon la mesure de sa foi, et ceux qui se croiront les premiers ici-bas risquent bien d'être les derniers devant la face du Seigneur, car leur orgueil ne leur sera d'aucun secours (Matthieu 20:1-16).
Prions.
Seigneur Dieu, nous voulons d'abord te remercier pour Ta parole, pour cet océan de connaissance dans lequel nous pouvons plonger nos regards, la Bible. Mais s'il te plaît, par ton Esprit, accorde-nous la sagesse de comprendre ce que nous lisons, afin que jamais nous ne tordions le sens de Tes paroles, et que nous ne soyons pas un objet de scandale pour quiconque. Au contraire, nous voulons être comme un sacrifice d'agréable odeur, comme un aimant qui attire les perdus et désespérés à Toi. Mais Tu vois nos faiblesses. Elles sont grandes, et si elles ne sont pas mises en bride, elles ne cessent de nous éloigner de Toi. L'orgueil de nous prendre pour des petits dieux combat fortement en nous, et nous peinons à comprendre à quel point nous avons besoin de Toi. Nous sommes portés à nous satisfaire de nous-mêmes, croyant comme au jardin d'Éden que la connaissance du bien et du mal fait de nous des êtres supérieurs. Mais il y là un paradoxe; c'est que cela nous condamne davantage, car nous n'aurons aucun prétexte, aucune excuse devant Toi, Seigneur, au jour du jugement. Nous savons la vérité, nous avons connu le sacrifice de Jésus, nous avons cru que cela était bon. Aide-nous, s'il te plaît, à ne jamais prendre à la légère le sacrifice de la croix et à ne jamais prendre pour acquis le salut que Tu nous offres. À chaque jour suffit sa peine, et chaque nouveau jour est un nouveau défi, rempli d'une part de Tes bénédictions totalement imméritées, et d'autre part de tentations et d'embûches que l'ennemi place sur notre chemin. Lorsque nous croyons être debout, aide-nous à prendre garde de ne pas tomber plus bas encore que nous étions lorsque Tu nous as tiré de la boue du péché. Il est bien dit dans Ta parole que Tu enseignes aux humbles tes voies, et c'est à cause de Toi, à cause de Ton saint Nom que Tu pardonnes nos nombreuses iniquités. Nous n'avons rien fait pour mériter ce pardon gratuit, mais c'est seulement à cause du sang de Jésus et rien d'autre que ta grâce nous sauve. Apprends-nous à rester petits à nos propres yeux, comme il convient pour des chrétiens, et qu'aucune espèce d'orgueil ne nous fasse nous élever au-dessus des autres. Toi seul, Ô mon Dieu, est élevés, ton Nom seul sera loué par notre bouche, et avec ton aide, nous serons et demeurerons qu'un simple petit doigt qui pointe vers le trône de gloire, là où Tu règnes éternellement. Oui nous te prions, Jésus, que Ton amour coule en nous comme un fleuve d'eau vive, car là où Ton amour subsiste, rien de ce qui est de l'ennemi ne peut prendre place. Par Ton amour pour le royaume de Dieu, Tu as chassé les pécheurs du Temple de Jérusalem. À cause de cet amour, les puissances des ténèbres ne peuvent subsister en nous, elles ne peuvent plus nous tenir dans le péché. Tu as dit, Jésus: aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Cela nous est impossible si Ton amour ne demeure pas en nous, car Tu as tant aimé que Tu as donné Ta vie pour nous. Mais c'est avec ton aide seulement que nous comprendrons que notre vie terrestre n'a aucune valeur si nous ne la vivons pas pour te rendre la gloire, la louange et l'honneur, sans rien garder pour nous. Tu es le premier et le dernier, ce qui signifie que lorsque Tu demeures en nous, nous sommes cachés au milieu de toi, et rien de notre petite personne ne transparaît, et c'est à cette humilité que nous aspirons aujourd'hui plus que jamais, en ces jours qui sont les derniers. Nous savons que seuls les humbles seront épargnés de la colère à venir, et nous te prions non seulement pour nous, mais pour tous les chrétiens, et ceux qui sont prétendent l'être, mais qui demeurent encore dans la chair. Que la paix puisse régner parmi nous, et que nous soyons tous réunis pour le combat spirituel sous la seule bannière de Christ. L'ennemi détruit la base en divisant les familles, mais Toi, grand Dieu, Tu les réunis à cause de Ton amour. Tu rebâtis, tu redresses ceux qui étaient courbés, car Tu es lent à la colère, et riche en bonté. Merci pour Ton amour, pour Ton pardon, merci pour Ta grâce infinie. Pour toujours nous voulons louer Ton saint Nom, car Toi seul en est digne. Amen.
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samedi 31 décembre 2016
Prenez courage! par Martin Luther
Nous aimerions que tout marche toujours pour le mieux dans notre vie. À la limite, nous voudrions prendre la place de Dieu et dominer les choses afin qu'elles se placent selon notre volonté. Qu'il n'en soit pas ainsi! Martin Luther nous explique ici, dans des extraits de lettres échangés avec ses collaborateur Philippe Melanchton et Georg Spalatin, de ne pas mépriser les promesses de Dieu et de nous attendre exclusivement à Lui, avec une foi ferme.
À Philippe: "Je vous conjure donc de ne point mépriser les promesses et les consolations de Dieu, quand Il nous dit: Décharge-toi de ton fardeau sur l'Éternel (Psaumes 55:23). Attends-toi à l'Éternel, et demeure ferme (Psaumes 27:14). Prenez courage, j'ai vaincu le monde (Jean 16:33). Nous ne doutons pas que Christ n'ait triomphé du monde. Pourquoi donc craignons-nous le monde vaincu, comme s'il était vainqueur? "Prenez courage, j'ai vaincu le monde." Quelle précieuse parole! On irait la chercher à genoux jusqu'à Rome, jusqu'à Jérusalem. Et parce que Dieu nous a multiplié ses promesses, en sorte qu'elles nous sont devenues familières, nous ne les estimons pas! Certes ceci n'est pas bien. Finalement, je prie pour vous, j'ai prié et je prierai. Aussi ne douté-je point d'être exaucé; car je sens l'amen dans mon cœur. Ce que nous désirons arrivera; sinon, nous aurons mieux encore. Car nous attendons un royaume à venir, qui nous dédommagera de toutes les misères de ce monde."
Et il écrira à Spalatin: "Tout ce qu'il nous faut, c'est la foi, pour que la cause de la foi soit soutenue par la foi. C'est le Seigneur qui a commencé cette oeuvre sans nous demander notre avis, et il l'a protégée jusqu'à ce jour sans recourir à nos conseils. Il peut aussi, pourvu que nous croyions, faire infiniment plus que tout ce que nous demandons et que nous pensons. Mais Philippe voudrait que Dieu se réglât sur ses propres voies, afin de pouvoir s'écrier ensuite: Le voilà; c'est ainsi que les choses devaient marcher; je n'aurais pas fait mieux! Non, dis-je, pas de MOI Philippe! Le MOI qui gouverne les événements, s'appelle: Je serai celui qui je serai. Voilà son nom: Celui qui je serai. On ne voit pas qui il est; mais ce sera Lui, c'est là ce que nous verrons. Soyez forts dans le Seigneur, et exhortez en mon nom Philippe, qu'il ne se fasse pas Dieu, mais qu'il combatte le désir d'être Dieu, qui nous est inné, et qui nous a été implanté par le diable dans le paradis. Car ce désir ne nous porte pas bonheur. C'est lui qui a exilé nos premiers parents du jardin d'Éden. C'est lui qui nous en bannit à notre tour, et qui nous ôte la paix. Pour le dire en un mot, nous sommes faits pour être hommes et non point Dieu. Tous nos efforts n'y changeront rien, et ne nous voudront qu'amertume et tourments."
À Philippe: "Est-il faux que Dieu ait donné son Fils pour nous? Alors que satan, ou quelqu'un de ses créatures, se fasse homme à ma place! Mais si c'est la vérité, que signifient nos craintes, nos alarmes, nos peines, nos afflictions, comme si le Dieu qui nous a donné son Fils n'avait point la volonté de nous assister en de si petites choses, ou comme si le diable était plus fort que Lui?"
Par Martin Luther
dimanche 25 décembre 2016
Pas de place pour Lui
Luc 2:6-7 : "Pendant qu’ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie."
Il n'y avait pas de place pour le Roi des rois, pour le Seigneur des seigneurs. La venue du Messie avait été prophétisée des milliers d'années à l'avance, mais lorsqu'Il est venu, les gens étaient tous trop occupés pour le reconnaître. Il n'y avait pas de place pour Lui. Pourtant, ce soir-là, il est probable que dans les synagogues du pays, beaucoup d'Israélites, à qui la promesse avait été faite, étaient réunis. Peut-être aussi que le passage des Écritures qui était lu ce soir-là à la synagogue de Bethléhem était celui-ci: "Et toi, Bethléhem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël, et dont l’origine remonte aux temps anciens, aux jours de l’éternité." (Michée 5:2)
La situation de l'époque était difficile en Israël. Les armées romaines dominaient sur la Judée, et un lourd impôt était exigé aux Juifs. Depuis des générations, depuis la sortie d'Égypte, le peuple Juif espérait la venue du Messie. Moïse avait d'ailleurs prophétisé de la part de Dieu: "Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai (Deutéronome 18:18-19). Il était coutume de dire que ce Messie ferait son apparition d'une manière triomphale, un Dieu venant directement des cieux pour sauver son peuple du courroux Romain. Mais après des années et des années d'attente, cette espérance venait à laisser place à une certaine indifférence. À l'évidence, il semblait que le Messie ne viendrait pas au cours de cette génération-ci non plus. Les gens assistaient donc aux réunions à la synagogue, plus par tradition que par une foi vivante en un Dieu en plein contrôle de toutes choses. La noirceur spirituelle régnait à cette époque, et les maîtres de la loi ne comprenaient à peu près pas les Écritures. (Luc 10:25) Comment pouvaient-ils inculquer une quelconque connaissance spirituelle à ceux qui les écoutaient? Aussi ce soir-là, les gens écoutèrent-ils d'une oreille distraite les tentatives d'explication du docteur de la loi, qui essaya d'expliquer ce passage de Michée 5:2 au mieux de ses capacités, mais lorsque la réunion fût terminée, on ne pouvait pas dire que les gens qui y étaient réunis comprenaient beaucoup mieux ce passage que quelques heures auparavant.
L'un venait de s'acheter cinq paires de bœufs, et devait les essayer. Un autre venait de se marier. Un autre encore venait d'acheter un champ, et il avait très hâte d'aller le voir. Tous avaient fort à faire, et peu prenaient du temps pour leur vie spirituelle. Aussi, lorsque la rumeur se répandit dans la région que des voyageurs étrangers appelés "mages" cherchaient de lieu en lieu le "roi des Juifs" afin de l'adorer, à peu près personne ne s'émeut à ce propos. Ce ne fut probablement qu'un léger sujet de discussion, les gens se demandant qui étaient ces voyageurs et d'où ils venaient. En ce qui concernait le "roi des Juifs" nouveau-né, cela devait venir de leur lubie d'étudier les étoiles, car ne prétendaient-ils pas "avoir vu son étoile en Orient"? Les seuls dans tout le pays qui s'émurent à propos de Jésus furent le roi païens Hérode et ses proches collaborateurs, car s'il s'avérait exact que ce nouveau-né était destiné à être roi, son règne pouvait être menacé. Du moins le croyait-il!
Ici, n'est-il pas intéressant de constater que celui qui crut le plus à la prophétie de Michée fût un païen? Hérode, ayant été joué par les mages qui ne retournèrent pas lui dirent où ils avaient trouvé le Messie, fit périr tous les garçons âgés de deux ans et au-dessous de Bethléhem et dans tout son territoire, tellement il avait peur pour son règne! Mais où étaient les sacrificateurs, les scribes, les docteurs de la loi? Ils avaient les rouleaux des Écritures devant eux tous les jours. Ils citèrent eux-mêmes le passage du livre du prophète Michée au roi Hérode. Mais aucun d'entre eux n'eut à cœur de trouver Jésus. Trois étrangers venus d'Orient, et un roi païen cherchèrent Jésus, le Christ. (Il y a bien eu aussi quelques bergers, divinement avertis en vision de la naissance de Jésus, Luc 2:8-18) Les uns pour l'adorer, l'autre pour l'éliminer. Mais personne en Israël, à qui la promesse d'un sauveur avait été faite, ne crût à la prophétie de Michée. La vie continuait, alors que le sort de l'humanité était en train de s'écrire. Il n'y avait pas de temps ni de place pour Christ. "Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas" (Esaïe 53:2-3).
Nous imaginons aisément Marie et Joseph allant d'hôtel en hôtel, et, désespérés, sortant de la ville et peut-être même frappèrent-ils par hasard à la porte de l'homme cité plus haut qui venait de s'acheter cinq paires de bœufs, espérant trouver un abri et un peu de chaleur pour l'enfant à naître. Mais tout le monde leur répondait, non sans un peu de gêne: "Désolé, nous n'avons pas de place pour vous, allez voir ailleurs". Alors que les douleurs de l'enfantement étaient à leur paroxysme, n'ayant plus d'espoir de trouver un abri parmi les hommes, ils virent soudain une modeste étable, ouverte aux quatre vents. Lorsqu'ils y entrèrent, les animaux qui essayaient d'y trouver un peu de chaleur firent respectueusement de la place pour les nouveaux venus, et c'est ainsi que le Christ naquit à Bethléhem. Non pas dans une demeure royale, comme il l'eut mérité, Lui, Dieu-homme, car les hommes ne voulaient pas de Lui; mais parmi les bêtes. Les premiers pleurs de Jésus, les larmes de Marie, l'anxiété de Joseph. Personne n'en fût témoin; sinon quelques animaux chétifs qui, entendant l'appel du Berger, se rapprochèrent plus près du nouveau-né et de sa famille, comme pour partager un peu de chaleur et de compassion. Le Messie était né, dans la plus complète indifférence.
Aujourd'hui, c'est aussi dans l'indifférence la plus complète que les hommes vivent la vie qui leur est prêtée. Il n'y a pas vraiment de place pour Christ. Même parmi les chrétiens, une demi-journée par semaine consacrée aux choses du Royaume de Dieu suffit trop souvent à leurs yeux. Nous voulons bien le salut qu'Il a à nous offrir, mais... La génération dans laquelle nous vivons ne jure que par le confort et la recherche de la satisfaction de notre bien-être par-dessus toutes choses. Ce cancer ronge la vie spirituelle des chrétiens comme il empêche bon nombres de païens de venir au salut, privilégiant ainsi les plaisirs pendant soixante, soixante-dix ans, ou peut-être quatre-vingt ans, à l'éternité. Mais que sont ces plaisirs passagers, ici-bas, qui sont souvent suivis d'amères conséquences et qui ne remplissent pas le vide de nos cœurs? Jamais rien ni personne ne pourra prendre la place que Dieu seul devrait avoir en nous. Nous le savons bien, mais puisque la marche avec Jésus implique de nous soumettre à la volonté de Dieu... Cette génération ne veut plus se soumettre à rien. Chacun veut vivre selon ses propres désirs, à sa manière propre, sans se soucier des autres ni de ce que Dieu en pense. Bien ou mal? Peu leur importe, car ils aiment à croire que cela est personnel. Ce que toi tu appelles mal, disent-ils, moi j'appelle cela bien, et je fais ce que je veux, et personne n'a rien à dire. Dans leur orgueil, aussi insignifiants soient-ils, ils lancent contre Dieu leurs petits poings et croient ainsi, avec leur rébellion, avoir le dernier mot. Peut-être seront-ils libres sur Terre, car Dieu n'est pas un tyran pour forcer qui que ce soit à le suivre, mais les règles sont les mêmes pour tout le monde; et les règles d'entrées dans la présence de Dieu pour l'éternité ont été fixées par Dieu Lui-même, en Jésus-Christ, et rien ni personne ne pourra y changer quoi que ce soit. Soit que nous marchions comme Jésus a marché, soit que nous continuions à marcher comme le monde. Il n'y a pas de zone grise, pas d'entre-deux.
Et la fête de Noël n'y échappe pas. Elle ne représente plus pour les uns qu'une fête commerciale où les gens s'endettent pour s'offrir des cadeaux qu'ils ne peuvent même pas se payer. Pour d'autres, cette fête représente une occasion parmi d'autres de se saouler et/ou de tromper leur épouse ou leur mari. Pour d'autres encore, elle est synonyme de tristesse, de séparation, de division ou d'abandon. En un peu plus de 2000 ans, rien n'a changé. Qui prend le temps pour Jésus? L'un vient de s'acheter le jeu vidéo dernière génération, et il doit l'essayer. Un autre vient de se trouver une nouvelle concubine, et il doit l'essayer également. Un autre encore vient de s'acheter le terrain de ses rêves sur lequel il construira - en s'endettant lourdement - un palace dans lequel il s'ennuiera une fois installé. Jésus? Parlez-leur de Jésus. Parfois gêné, parfois non, ils vous répondront: "Désolé, nous n'avons pas de temps pour cela, allez voir ailleurs".
"Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple?" (Esaïe 53:4-8)
Prions.
Seigneur, nous sommes devant Toi en ce jour où nous nous souvenons de Ton sacrifice ultime. Tu n'as pas voulu qu'Abraham sacrifie son fils Isaac, car cela n'aurait servi à rien, mais c'était une ombre des choses à venir où Ta Parole sortirait de Toi et viendrait jusqu'à nous, prendrait un corps de chair, comme nous, et souffrirait, comme nous, et cette Parole est appelée ton Fils, Jésus, le Christ. Oui, cette parole a été faite chair, elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et en elle, en Toi Jésus, nous contemplons la gloire de notre Père céleste. Humblement Tu es venu, humblement Tu as vécu, Tu as offert toi-même de quitter temporairement la gloire du Père lorsque Tu as dit: "je publierai ton nom parmi mes frères, je te célébrerai au milieu de l’assemblée." Aide-nous s'il te plaît à marcher humblement, comme Tu as marché, à aimer comme Tu nous as aimés, sans compromis. Tu es venus dans l'indifférence la plus totale; personne ne se souciait de Ta venue; ils ne pouvaient pas savoir que tes petites mains et tes petits pieds seraient plus tard percées par les clous rageurs, ni que ta douce peau serait arrachée par le fouet romain, ou que tes petits cheveux seraient maculés de ton propre sang à cause de la couronne d'épine qui a été posée sur ta tête. Ton amour était si grand; toute ta vie Tu n'as fait que le bien. Pourtant déjà lorsque Tu étais à Jérusalem, tu te demandais si tu trouverais la foi sur la Terre, lors de Ton retour.
L'indifférence spirituelle est aujourd'hui partout; c'est pourquoi nous te supplions de renouveler en nous ce vif désir de vivre pour Toi, car c'est la moindre des choses que nous puissions faire après tout ce que Tu as fait pour nous. Apprends-nous à nous oublier pour notre prochain. Tu as porté nos péchés, Tu as intercédé pour les coupables, dont nous sommes tous et tu t'es chargé du juste châtiment qui nous était réservé. S'il te plaît, augmente notre foi et notre connaissance de Ta parole, afin que nous ne vivions pas en vain. Accorde-nous Ta joie et Ta paix du cœur, afin qu'en toutes situations, nous persévérions sur le sentier du salut. Prends en nous la place qui te revient; la première place. Nul n'est comme Toi, et nous te sommes infiniment reconnaissants pour le pardon de nos péchés et pour le salut que Tu nous accordes. Ta grâce est infinie, et à cause d'elle, Tu aimes et Tu désires délivrer et pardonner le pire des pécheurs. Touches les intelligences les plus endurcies, transforme les cœurs de pierre en cœur de chair. Oui, que Ton Esprit vienne faire son oeuvre transformatrice parmi les hommes de cette génération perdue, et délivre-nous de l'indifférence. Nous ne voulons pas être cette génération qui, comme Bethléhem il y a un peu plus de 2000 ans, était endormie et indifférente lors de la venue de son Sauveur. Ta venue est proche, elle est certaine comme celle de l'aurore; aides-nous à demeurer éveillés et vigilants, car nous savons que l'ennemi veut nous faire périr comme il a cherché à Te faire périr lors de Ta naissance. Mais Père Éternel, soit que nous vivions, soit que nous mourrions, nous savons que rien ne nous séparera jamais de Ton amour manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur et Sauveur personnel, pourvu que nous tenions ferme dans l'obéissance à Ta parole et à Ta sainte volonté. Avec ton aide, nous te louerons, nous t'adorerons tous les jours de notre vie. À Dieu soit la gloire, pour aujourd'hui et pour toujours, Amen.
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samedi 17 décembre 2016
Agis selon ta parole, par Charles H. Spurgeon
(...)Agis selon ta Parole. 2 Samuel 7:25
Les promesses de Dieu n'ont jamais été prévues pour être mises de côté comme du vulgaire papier d’emballage usagé; Dieu a eu l’intention de les réaliser. L’or de Dieu n’est pas l’argent d’un avare, mais il est utilisé à ses fins. Rien ne plaît davantage à notre Seigneur que de voir ses promesses mises en application; il aime voir ses enfants les lui rappeler, et dire, "Seigneur, agis selon ta Parole."
Nous rendons gloire à Dieu lorsque nous lui rappelons ses promesses. Pensez-vous que Dieu soit des plus pauvres pour vous donner les richesses qu’il a promises? Imaginez-vous qu’il soit le moins bien placé pour vous donner la sainteté? Vous figurez-vous qu’il soit le moins pur pour vous laver de vos péchés?
"Viens maintenant, et raisonnons ensemble", dit le Seigneur: Bien que vos péchés soient écarlates, ils seront aussi blancs que neige; s’ils sont rouges comme le cramoisi, ils seront rendus comme la laine.
La foi souligne la promesse du pardon, et cette promesse ne tarde pas, comme le montre cette parole: "C’est une promesse précieuse, je me demande si elle est réelle?" Mais elle va droit vers le trône, et la foi implore; "Seigneur, voici la promesse, agis selon ta Parole ." Notre Seigneur répond, "Qu’il te soit fait selon ta volonté."
Quand un chrétien empoigne une promesse, s’il ne la présente pas à Dieu, il le déshonore; mais quand il est devant le trône de la grâce, et qu’il s’écrie, "Seigneur, je n’ai rien de recommandable à te présenter, mais agis selon ta Parole", son désir sera alors exaucé. Notre Banquier céleste prend plaisir à payer de ses propres billets. Ne laissez jamais la promesse rouiller. Tirez la promesse hors de son fourreau, et utilisez-la avec une sainte violence. Songez que Dieu ne sera pas importuné lorsque vous lui rappelez ses promesses. Il aime entendre les cris perçants de l’âme dans le besoin. Il prend plaisir à donner sa faveur. Il est plus enclin à entendre que vous ne l’êtes à demander. Le soleil n’est pas las de luire, ni la fontaine fatiguée de couler. Il est dans la nature de Dieu de respecter ses promesses; rends-toi donc de suite vers le trône avec cette assurance: "Agis selon ta Parole".
Par Charles H. Spurgeon
Les promesses de Dieu n'ont jamais été prévues pour être mises de côté comme du vulgaire papier d’emballage usagé; Dieu a eu l’intention de les réaliser. L’or de Dieu n’est pas l’argent d’un avare, mais il est utilisé à ses fins. Rien ne plaît davantage à notre Seigneur que de voir ses promesses mises en application; il aime voir ses enfants les lui rappeler, et dire, "Seigneur, agis selon ta Parole."
Nous rendons gloire à Dieu lorsque nous lui rappelons ses promesses. Pensez-vous que Dieu soit des plus pauvres pour vous donner les richesses qu’il a promises? Imaginez-vous qu’il soit le moins bien placé pour vous donner la sainteté? Vous figurez-vous qu’il soit le moins pur pour vous laver de vos péchés?
"Viens maintenant, et raisonnons ensemble", dit le Seigneur: Bien que vos péchés soient écarlates, ils seront aussi blancs que neige; s’ils sont rouges comme le cramoisi, ils seront rendus comme la laine.
La foi souligne la promesse du pardon, et cette promesse ne tarde pas, comme le montre cette parole: "C’est une promesse précieuse, je me demande si elle est réelle?" Mais elle va droit vers le trône, et la foi implore; "Seigneur, voici la promesse, agis selon ta Parole ." Notre Seigneur répond, "Qu’il te soit fait selon ta volonté."
Quand un chrétien empoigne une promesse, s’il ne la présente pas à Dieu, il le déshonore; mais quand il est devant le trône de la grâce, et qu’il s’écrie, "Seigneur, je n’ai rien de recommandable à te présenter, mais agis selon ta Parole", son désir sera alors exaucé. Notre Banquier céleste prend plaisir à payer de ses propres billets. Ne laissez jamais la promesse rouiller. Tirez la promesse hors de son fourreau, et utilisez-la avec une sainte violence. Songez que Dieu ne sera pas importuné lorsque vous lui rappelez ses promesses. Il aime entendre les cris perçants de l’âme dans le besoin. Il prend plaisir à donner sa faveur. Il est plus enclin à entendre que vous ne l’êtes à demander. Le soleil n’est pas las de luire, ni la fontaine fatiguée de couler. Il est dans la nature de Dieu de respecter ses promesses; rends-toi donc de suite vers le trône avec cette assurance: "Agis selon ta Parole".
Par Charles H. Spurgeon
samedi 10 décembre 2016
La patience d'attendre...
Nous
vivons dans un monde où presque tout est instantané. En peu de temps, nous
recevons ce que nous désirons. Cela est très pratique, et qui s'en
plaindra?
Qui peut
croire que cette habitude de presque tout recevoir
instantanément peut nous être nuisible? C'est pourtant le cas dans notre
relation avec Dieu. Notre intelligence est tellement imprégnée de ce mode
de pensée que nous voulons un Dieu qui est à notre service vingt-quatre
heures sur vingt-quatre. Et lorsque nous prions, nous voulons qu'Il nous
réponde immédiatement. Favorablement, bien entendu. Donc, si Sa réponse à notre
prière est non, nous ne l'entendrons pas puisqu'elle ne va pas dans la
direction souhaitée. Nous aimons à avoir le contrôle sur tout. Depuis
le début des temps, l'homme a de la difficulté à placer sa confiance en un Dieu
qu'il ne voit pas et qu'il ne touche pas. C'est ancré en nous. Nous sommes
portés à la rébellion plutôt qu'à l'obéissance. Les incroyants verbalisent
cette situation en disant: pourquoi croirais-je en un Dieu que personne n'a
jamais vu? Pourquoi obéirais-je à ses lois, à ses préceptes?
Il
arrive que des croyants expérimentent aussi ces doutes, surtout
lorsque tout va soudainement mal dans leur vie. Il faut dire que, pour
attirer les gens dans les églises, et les y garder, il est courant de
n'y enseigner qu'une partie de la vérité biblique. Dieu est amour, paix,
joie. Jésus a dit de lui laisser tous nos fardeaux et qu'en échange, Il nous
en laisserait un qui soit facile à porter. Et tout cela est vrai. Mais
le message de la Bible est aussi: "celui qui voudra vivre pieusement sera
persécuté" (2 Timothée 3:12). Le malheur atteint souvent le juste,
mais l'Éternel l'en délivre toujours (Psaumes 34:19). Les enseignements
flatteurs ne servent finalement qu'à faire fuir les gens loin de Christ, parce
que le jour où le malheur s'abat sur eux, ils ne comprennent pas ce qui leur
arrive. Ils essaient de prier pendant un certain temps, et comme il ne leur
semble pas recevoir de réponse, ils se détournent du seul Dieu qui aurait
pu les délivrer. C'est là le comportement typique de l'homme qui vit encore
selon la chair. Il ne veut pas attendre avec patience la délivrance que
Dieu a pour lui.
Nous
savons que rien n'est écrit dans la Bible au hasard. Il y a les héros de la
foi, et il y a aussi ceux qui ont chuté. Tous sont des exemples à suivre ou
à ne pas suivre, selon leurs actions. Souvenons-nous de Saül. Ce
jeune roi qui se tenait aux pieds du prophète Samuel. II avait tout appris de
lui. Il reconnaissait que le prophète était un véritable serviteur de
Dieu, et qu'il lui devait obéissance. Saül croyait aussi en Dieu. Du moins, en
apparence. Mais un jour, sa prétendue foi a été rudement mise à
l'épreuve lorsque les Philistins sont venus camper contre lui, et il est
dit qu'ils étaient nombreux "comme le sable qui est sur le bord de la
mer" (1 Samuel 13:5). Les Hébreux tremblaient de peur; ils se cachaient
partout où ils le pouvaient; certains fuirent en traversant le Jourdain, mais
Saül attendait, car le prophète Samuel lui avait ordonné d'attendre son retour.
Au bout de sept jours, le prophète allait revenir vers Saül et il allait offrir
l'holocauste à l'Éternel; mais voilà qu'il n'arrivait pas. Le prophète avait du
retard et le peuple s’enfuyait de toute part et Saül était à risque de se
retrouver seul contre cette armée si nombreuse. Sa patience était à bout. Alors
il dit à ses collaborateurs: "Amenez-moi l’holocauste et les sacrifices
d’actions de grâces. Et il offrit l’holocauste, en lieu et place du prophète
Samuel (1 Samuel 13:9). Cela était une désobéissance non seulement envers le
prophète, mais envers l'ordre de l'Éternel lui-même.
Cela ne
ressemble-t-il pas à ce que nous sommes portés à faire lorsque la réponse à nos
prières se fait attendre? Du milieu de nos épreuves et tribulations, il
nous semble que nous sommes seuls contre l'armée des ténèbres qui s'abat sur
nous. Il est alors facile à ce moment-là d'oublier les promesses de Dieu; qu'Il
ne nous délaissera pas et qu'Il sera notre secours lorsque nous traversons la
vallée de Baca. Mais n'est-il pas écrit que ceux qui traversent cette vallée et
qui placent leur appui en l'Éternel transforment ce lieu aride en un lieu plein
de sources et que leur force augmente pendant la marche (Psaumes 84:6-8)?
La Bible est remplie de ces merveilleuses promesses auxquelles nous pouvons
nous attacher, mais elles sont faites par un Dieu que nous ne voyons pas.
Et cela est difficile pour la nature humaine. Notre relation
avec Lui ne peut subsister que par une foi vivante en Jésus-Christ. Chassons
les pensées de doutes loin de nous, persévérons dans la carrière qui nous est
ouverte, "ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la
foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix,
méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de
Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une
telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point,
l’âme découragée (Hébreux 12:2-3).
Il ne
restait à Saül que quelques heures à attendre le retour du prophète, mais
il ne sut pas se contenir une heure de plus. Il s'est perdu faute de
patience, et son trône n'a pas subsisté de génération en génération
à cause de sa désobéissance. Ne perdons pas notre récompense, faute de
patience.
Surtout,
éloignons-nous de cette pensée que nous devons tout recevoir
dans l'immédiat, car pour le Seigneur, un jour est comme mille ans, et
mille ans sont comme un jour (2 Pierre:3-8). Il ne tarde pas dans
l'accomplissement de sa/ses promesses, mais Il fait chaque choses bonne en son
temps. L'apôtre Jacques nous dit que l'épreuve de notre foi produit la patience
(Jacques 1:3), et nous savons que la patience est un fruit de l'Esprit. Il
ajoutera également au verset 4: "il faut que la patience accomplisse
parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir
en rien." L'apôtre Paul nous exhortera à ne pas nous conformer au siècle
présent, mais à être "transformés dans le renouvellement de notre
intelligence" (Romains 12:2), mais cela ne se fait pas si facilement. Nous
devons prendre une décision, avec une foi ferme et ne pas revenir en arrière.
Ce renouvellement de l'intelligence ne s'effectue pas si nous prenons
constamment les devants et ne laissons aucune place à Dieu. C'est par la prière
que ce renouvellement s'effectue, lorsque nous recherchons la face de Dieu à
tout moment du jour ou de la nuit, dans les bonnes et les mauvaises
circonstances. Que nous le voulions ou non, ce combat s'effectue en grande
partie à genoux. Certaines femmes ont vues leurs maris venir à Christ après des
années de prières assidues. D'autres ont vues leurs enfants venir, ou revenir à
Dieu après de nombreuses larmes versées dans la prière et les supplications. Il
nous faut persévérer et prendre pour modèles ces hommes et ces femmes de
foi qui ont vécu parmi nous. Jacques 5:10-11 nous dira à cet effet:
"Prenez, mes frères, pour modèles de souffrance et de patience les
prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voici, nous disons bienheureux
ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de
Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est
plein de miséricorde et de compassion."
Ayons
confiance. Dieu fera chaque chose bonne, en son temps. Il fait tellement
bien les choses que c'est Lui-même qui nous donne la patience d'attendre la
réalisation de ses promesses. Mais attention! N'avons-nous pas tous, un jour ou
l'autre, prié Dieu, disant: "que ta volonté soit faite"? Soyons certains
d'une chose: si c'est réellement là la volonté de
notre cœur, Il nous prendra au mot et, dans les épreuves et
tribulations, nous serons appelés à nous séparer de ce qui nous est le plus
cher sur terre. Il n'est pas question ici de se séparer de sa femme et de ses
enfants, mais nous savons que tout ce qui prend la place de Dieu en nous doit
s'effacer, et se retrouver en arrière-plan, ou disparaître
totalement. Cela ne s'effectue pas sans douleur. Jésus ne nous l'avait pas
caché; ce chemin est étroit, rébarbatif pour la nature profonde de l'homme, et
peu s'y engagent sans compromis. Il y aura des questionnements, des
doutes, des gémissements, mais finalement, la foi épurée donnera naissance à
une espérance constamment renouvelée à la source même du trône de la
gloire de Dieu. Son Saint-Esprit sera réellement notre Consolateur promit par
Jésus en Jean 14:16. Le malheur et le découragement ne pourront plus nous tenir
en esclavage, car la liberté, cette joie spirituelle et cette paix de
l'âme que Dieu nous donne sont bien au-dessus de toutes les considérations
terrestres.
Prions.
Seigneur,
Père du ciel et de la terre, Tu nous as donné la vie, au moment où Tu l'as
choisi. Tu nous as placés où nous sommes présentement dans un but bien précis,
et avec ton aide, nous marcherons dans Ta volonté, nous te servirons tous les
jours de notre vie. Nous te remercions de Ta présence au milieu de nos doutes
et de nos tribulations, oui, Ta présence est palpable, réelle, et lorsque
nous regardons le vol de l'aigle, la course du guépard et simplement, la
naissance du nouveau-né, nous voyons l'œuvre magnifique de tes mains. À partir
d'une seule parole, Tu as créé; Tu dis, et la chose existe, tu dis encore, et
elle n'est plus. Mais une chose subsiste à toujours, Seigneur Dieu, et c'est
l'esprit que Tu as placé en nous, et cet esprit, il est écrit que Tu le chéris
avec jalousie. Dans ce même passage il nous est fait mention de la
persévérance d'Abraham, qui obtint l'effet de Ta promesse. Merci Seigneur Dieu
tout-puissant de nous donner, par Jésus-Christ, la patience d'attendre
l'accomplissement de Tes promesses en persévérant également dans l'obéissance
et la mise en pratique de Ta parole. Merci mon Dieu, parce que notre relation
avec Toi ne consiste pas en un rite religieux transmit de père en fils, non,
nous te suivons de plein gré, car ta grâce nous as délivrés de la
mort et nous t'en serons éternellement reconnaissants. Lorsque nous pensons au
Christ, marchant vers le lieu de la crucifixion, portant nos opprobres, nous
voyons la grandeur de Ton amour et de Ta bonté envers nous, et alors, nous
reconnaissons que Ta grâce nous suffit, et avec le psalmiste, nous nous
écrierons: "Que tes demeures sont aimables, Éternel des armées! Mon
âme soupire et languit après les parvis de l’Éternel, mon cœur et ma chair
poussent des cris vers le Dieu vivant. Le passereau même trouve une
maison, et l’hirondelle un nid où elle dépose ses petits … Tes autels,
Éternel des armées! Mon roi et mon Dieu! Heureux ceux qui habitent ta
maison! Ils peuvent te célébrer encore. Heureux ceux qui placent en toi
leur appui! Ils trouvent dans leur cœur des chemins tout
tracés. Lorsqu’ils traversent la vallée de Baca, ils la transforment en un
lieu plein de sources, et la pluie la couvre aussi de bénédictions. Leur
force augmente pendant la marche, et ils se présentent devant Dieu à Sion.
Éternel, Dieu des armées, écoute ma prière! Prête l’oreille, Dieu de
Jacob! Toi qui es notre bouclier, vois, ô Dieu! Et regarde la face de ton
oint! Mieux vaut un jour dans tes parvis que mille ailleurs; je préfère me
tenir sur le seuil de la maison de mon Dieu, plutôt que d’habiter sous les
tentes de la méchanceté. Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier,
l’Éternel donne la grâce et la gloire, Il ne refuse aucun bien à ceux qui marchent
dans l’intégrité. Éternel des armées! Heureux l’homme qui se confie en toi!
(Psaumes 84)
À Dieu
seul soit la gloire, Amen.
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